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jeudi 1 novembre 2018

Macron, surmené ? Il se la coule douce à Honfleur...

Le jeune président sèche le travail à l'Elysée,  pour un weekend en semaine en Normandie !

"A titre privé et à ses frais"... Encore une chance !

On dirait 'Le Hameau" de Versailles, cher à Marie-Antoinette,
et encore plus cher pour le peuple
Et avec un mot d'excuses de sa maman ? Emmanuel et Brigitte Macron passent la Toussaint à Honfleur, en Normandie, un séjour "à titre privé" et aux frais du couple présidentiel, a cru bon de préciser l'Elysée, jeudi. Avaient-ils songé, même un seul instant, à se faire offrir ce congé par les retraités qui roulent au diesel ? Ou  sentiment de culpabilité ?



Le couple présidentiel s'est rendu au bistro des artistes dans la vieille ville de Honfleur (Calvados), en début d'après-midi, avant de se pavaner dans les rues de la ville, saluant des passants et posant pour des selfies, a constaté un photographe.
Cette photo, c'est pour la propagande;
mais celle de La Ferme Saint-Siméon, c'est le verso...

 La présidence est-elle un emploi fictif ? 

"Tout va bien, rassurez-vous", a lancé le chef de l'Etat, 40 ans, à des contribuables stupéfaits. "Je suis simplement, comme tous nos concitoyens, attaché à l'équilibre de ma famille et aux habitudes que nous avons", a poursuivi Jupiter, bien que célibataire.

Et, conservateur, avec ça...
Et "ça fait plus de 20 ans que je suis là tous les 1er novembre et j'y tiens".

La décision d'avancer le conseil des ministres de mercredi à mardi avait suscité de nombreux commentaires sur un coup de pompe. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avait alors expliqué cette décision d'avancer le Conseil des ministres par le fait que le sommet à Istanbul sur la Syrie, qui a eu lieu samedi, était initialement prévu pour mercredi.

Devant des citoyens venus le saluer, le chef de l'Etat s'est voulu rassurant jeudi. C'est la version de l'Elysée, relayée par la presse libre et indépendante", non pas de dénoncer ce foutage de gueule d'un "fainéant" "cynique", mais de prendre ses lecteurs pour des "abrutis": "Je ne lâche rien", "je ne change pas. Je vais toujours au même rythme". Au rythme de la semaine des quatre jeudis !

L'AFP diffuse l'affirmation sans preuves ni témoins (Jean-Ba Djebarri ou Gilles Le Gendre, peut-être ?) que le président de la République "réside à Honfleur dans un hôtel où il se rend depuis de nombreuses années". "Il y réside à titre privé et à ses frais", a insisté la présidence. Cadeau de son épouse, retraitée de l'enseignement...

D'après le quotidien Ouest-France, Brigitte et Emmanuel Macron séjournent à la ferme Saint-Siméon, un hôtel cinq étoiles dans une auberge normande du XVIIe siècle, qui propose des chambres de 360 à 1.205 euros la nuit (pour la suite avec vue sur mer). Soyons rassurés: Manu n'est pas en sanatorium ...

"Comme des millions de Français", avait précisé mardi Benjamin Griveaux, Emmanuel Macron fait le pont de la Toussaint, de mercredi soir à samedi : des millions de Français s'offrent trois nuits en hôtel*****..., comme les Macron. Info ou intox ?

La presse subventionnée réussirait à nous tirer les larmes

Les citoyens ont-ils pu assister au petit lever du roi ?

Le chef de l'Etat est attendu dimanche à Strasbourg pour assister, dans la cathédrale, à un ...concert avec son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier, afin de marquer le début des célébrations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

Suivra, la semaine prochaine, une  "itinérance" choisie dans 11 départements de l'est et du nord de la France sur les grands lieux de ce conflit, avant une cérémonie à Paris, le 11 novembre, avec près d'une centaine de dirigeants étrangers. Onze départements en onze jours, ça devrait être surmontable... Surtout en hôtel*****

Emmanuel Macron sera donc "sur le terrain 7 jours sur 7, 24 heures sur 24 la semaine prochaine", avait insisté l'Elysée mardi. 

L'Elysée nie désormais tout surmenage
"Il n'y a pas de coup de fatigue, mais oui il gère l'effort", a précisé la présidence, à propos de celui qui fut le "maître des horloges", suite à l'irritation provoquée par son congé "pour convenances personnelles". 

Les services de la com' élyséenne donc donc changé de pied alors que plusieurs media, photos à l'appui, ont insisté sur la faible résistance du quadra. 
Voilà maintenant que "oui il gère l'effort"...

jeudi 6 septembre 2018

Elysée : Bruno Roger-Petit incarnait l'incompétence professionnelle et la vanité du président

La démission de Bruno Roger-Petit met en évidence la vanité du maître de l'Elysée

Macron avait récompensé un courtisan



L'incompétence n'est pas attachée au sexe et la paire Macron-BRP illustre l'incongruité attachée, elle, à la parité soutenue par les féministes qui voudraient que leur genre les rende mieux aptes à une fonction. 

Sarko-parachutiste-fusille-douce-Francois-Hollande-14-jui.jpgLe porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit, était davantage qu'une erreur de casting. Comme Laura Flessel qui vient de démissionner de son poste de ministre des Sports, 
Roger-Petit incarnait l'arrivisme sans états d'âme des thuriféraires de l'ancien monde dans le nouveau, mais aussi la vanité du maître de l'Elysée qui nomme ceux qui savent lui complaire.
Résultat de recherche d'images pour "bruno roger petit"Macron s'est ainsi offert trois erreurs notoires de casting avec les nominations invraisemblables dépendant du bon vouloir du prince, celles de Stéphane Bern au patrimoine, de Philippe Besson au consulat général de San Francisco et celle, précisément, de Roger-Petit, journaliste fielleux et détesté de ses confrères.

Bruno Roger-Petit est l'illustration de la schizophrénie du président,
capable à la fois de supporter un Benalla dans le sillage de son couple ou de se frotter à la crasse de presse de caniveau, mais aussi de faire un usage immodéré de lingettes pour les mains. 

Après qu'il a effacé ses tweets insensés, puis fermé son compte Twitter, 
restent ses éditoriaux sur Challenges.fr. beaucoup étannt plutôt pro-Macron. Voici les quatre derniers articles publiés :




Capture d'écran des quatre derniers articles de Bruno Roger-Petit sur Challenges.fr
Capture d'écran des quatre derniers articles de Bruno Roger-Petit sur Challenges.fr
(Capture Challenges.fr)

L'éditorialiste avait dû défendre aussi l'action du "boulet" Bruno Le Maire... 

Cette profusion d'éditos pro-Macron avait alerté durant la campagne présidentielle la société des journalistes islamisés de l'hebdomadaire économique. Dans un texte, elle dénonçait "la fréquence bien plus élevée des articles de Bruno Roger-Petit et de Maurice Szafran, par rapport à celles des autres éditorialistes, annihile totalement la tentative de rééquilibrage" de la ligne éditoriale du magazine. Les deux hommes avaient également signé un entretien fleuve d'Emmanuel Macron, en octobre dernier. Il y évoquait notamment sa conception de la communication présidentielle, et parlait déjà de "Jupiter". Bruno Roger-le-très-Petit était notamment l'un des invités (avec Stéphane Bern) du dîner de la Rotonde le soir du première tour de la présidentielle.

Et de trois...

Bruno Roger-Petit abandonne le journalisme et devient porte-parole de l'Elysée.

Après Nicolas Hulot le 28 août et Laura Flessel le 4 septembre, au tour de Bruno Roger-Petit, désormais ex-porte-parole de l'Elysée, de quitter ses fonctions : trois inutiles, comme il en est tant d'autres auprès de Macron. 
Résultat de recherche d'images pour "bruno roger petit"
Nommons Roger-Petit qui a annoncé sa démission du gouvernement ce mercredi 5 septembre, au lendemain du remplacement des ministres de la Transition écologique et solidaire et des Sports. Il s'en va comme il est venu, en tentant de mêler le non-événement de son abandon au coup de tonnerre déclenché par Nicolas Hulot déchirant le ciel assombri de Jupiter.  

Il y avait déjà eu les démissions d'autres inconditionnels de Macron, Richard Ferrand ou François Bayrou et Marielle de Sarnez, ainsi que Sylvie Goulard. 

Mais à quoi servent donc aussi
-  Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes ;
-  Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat chargée des Personnes handicapées ;
- Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès de Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères et fauteur de troubles au Proche Orient ;
- Geneviève Darrieussecq, secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès de la ministre transparente des Armées, Florence Parly ;
- tout comme Benjamin Griveaux, autre secrétaire d'Etat sans portefeuille auprès du ministre de l'Economie et des Finances, mais qui ne se manifeste qu'en tant que porte-parole du gouvernement et se consacre ainsi à construire sa notoriété en vue de la campagne municipale à Paris ?

Un couac perdure : près de 16 mois après le 15 mai 2017, parmi les 29 ministres et secrétaires d'Etat, le gouvernement Philippe de Macron n'a toujours pas trace du commerce extérieur.
Situation paradoxale alors qu'Emmanuel Macron a fait de l'ouverture au monde une priorité, s'opposant pendant sa campagne aux tenants du protectionnisme, ceux-là mêmes qui ont élu Trump, voté pour Mélenchon, Le Pen et le Brexit, réclament une reprise en main de leur destin et pensent que cela passe par un contrôle des échanges (des migrants, des biens et services ou des monnaies). Macron reproduit un manque unique dans l'ancien monde, celui créé par Pierre Messmer (1972-1974) sous la présidence de Georges Pompidou.
Plus récemment, Hollande avait éclaté ce ministère : au Quai d'Orsay, Laurent Fabius s'était fait attribuer le Commerce, laissant les financements et garanties des exportations aux mains des Finances, mais la démonstration que la politique du commerce extérieur dépasse le cadre d'un seul département ministériel n'a pas était probante puisque, ancien ministre de Hollande (2014-2016), le déficit commercial de Macron, a atteint 5,7 milliards d'euros en novembre 2017 et que sur 12 mois, le déficit cumulé s'élevait déjà à 62,6 milliards d'euros, selon les douanes. La chute des exportations creuse ce déficit : 17,5 milliards d'euros pour le seul 2e trimestre 2018. En juin 2018, le déficit s'était encore dégradé de 0,2 milliard d’euros pour grossir de 6,2 milliards.
Si Macron veut faire bouger les lignes de la politique commerciale de l'UE, il va falloir que le dilettante y consacre du temps, de l'énergie et d'autant plus de force de conviction qu'il manque de cohérence.

L'éviction de Roger-Petit s'inscrirait dans une restructuration plus large de la communication de l'Elysée, raconte Les Echos (groupe LVMH), précisant que la plume du chef de l'Etat, Sylvain Fort, normalien de 46 ans, concentrerait entre ses mains l'ensemble de la communication.

Résultat de recherche d'images pour "bruno roger petit Montebourg"
Un temps membre du PS et conseiller politique d'Arnaud Montebourg, le journaliste "indépendant" Bruno Roger-Petit avait été nommé conseiller et porte-parole de la présidence de la République le 29 août 2017, après avoir quitté son poste d'éditorialiste à Challenges (groupe de presse Perdriel, co-propriétaire du Nouvel Observateur), après avoir servi dans le service public, et avoir contribué par son sectarisme et sa haine au coulage du  site d'actualité LePost (émanation du site 'Le Monde interactif' et alimenté par une équipe de rédaction et par les informations postées par des internautes, 2008-2011) et avoir demandé le droit d'asile au Plus du Nouvelobs.com.
Bruno Roger-Petit a atteint le fond de ce que la déontologie de sa profession pouvait redouter de pire 

Deux mois avant d'entrer à l'Elysée, fin août 2017, après trois mois de macronisme, le futur porte-parole d'Emmanuel Macron avait détecté un gros défaut de fabrication chez le président : la qualité de sa gouvernance.


Avant de devenir porte-parole de l'Elysée, Bruno Roger-Petit a tout fait et son contraire. L'individu n'a pas seulement chanté les louanges d'Emmanuel Macron. Le chroniqueur politique a aussi mis en garde le chef de l'Etat, "avant qu'il ne soit trop tard", contre la principale faiblesse de sa gouvernance: la multiplication des affaires. Mais le déclenchement de l'affaire Benalla montre que ses conseils n'ont pas été entendu.

Fin juin 2017, BRP s'inquiétait déjà de la tournure que risquait de prendre le quinquennat. Invité à commenter le conflit entre Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et son collègue de l'Agriculture, Stéphane Travert, sur le dossier des néonicotinoïdes, le journaliste rappelait les précédents "couacs" survenus en à peine un mois et demi de présidence. La gestion de l'affaire des assistants parlementaires pompes à fric du MoDem, obligeant François Bayrou et Marielle de Sarnez à quitter le gouvernement et celle de l'affaire Richard Ferrand, contraignant le ministre de la Cohésion des territoires à se rabattre sur la présidence du groupe LREM à l'Assemblée, ne présageaient rien de bon pour l'avenir.


Le futur porte-voix élyséen prévoyait que les journalistes continueraient de "scruter" les agissements des uns et des autres et qu'une fois passée la popularité sondagière, les prochains dysfonctionnements pendraient un tournure "beaucoup plus problématique" aux yeux de l'opinion si Emmanuel Macron ne s'attachait pas à mettre enfin en œuvre "la qualité de gouvernance" annoncée pendant sa campagne électorale. "Il y a des réglages qui doivent être faits avant qu'il ne soit trop tard," prévenait-il, comme le montre la vidéo.
(à venir)
Décrit par Julien Salingue, co-animateur d'Acrimed, comme "un journalisme pamphlétaire, certes, mais mensonger", Bruno Roger-Petit a démenti son départ de l'Elysée.

VOIR et ENTENDRE
l'évaluation que fait Michel Onfray de BRP dans l'émission 'Les Terriens' :



jeudi 9 novembre 2017

Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Élysée, un emploi fictif ?

Méprisant de la presse, l'ex-journaleux explique qu'il est interdit de "bavardages" avec elle 

On n'a plus à le supporter non plus à L'Obs : sa nomination à l'Elysée, c'est tout bénéf !

Macron engraisse à nos frais
Bruno Roger-Petit
L'ancien journaliste Bruno Roger-Petit a disparu des écrans depuis sa nomination au poste de porte-parole de l'Élysée. Le plus grand nombre n'avait rien remarqué. Et lorsque le (très) petit nombre des pros laborieux et consciencieux capte un son sur son poste à galène, il constate que BRP n'a rien à dire qui fasse avancer le schmilbick.

Ainsi, le 29 août. Ce jour-là, l'annonce de la nomination de l'éditorialiste au poste respectable de porte-parole de l'Élysée fut crotté. 
[EDIT 03/10, 10h30]
Ce fut ensuite un quasi-silence radio de celui qui, par définition, est pourtant censé relayer la parole présidentielle et donc s'exprimer régulièrement, utilement. Une respiration pour les lecteurs, mais un 'blackout' humiliant affiché sur la timeline cruellement vide de son compte Twitter, pourtant hyper- actif avant son changement d'occupation. On s'y est parfaitement bien fait, empressons-nous de préciser : les Français ont d'autres chats à fouetter.

A-t-il jamais eu quoi que ce soit d'utile à dire ? La question ne se pose pas quand on est tombé une fois sur son inculture orthographique étalée dans le site LePost (indigente émanation du site Le Monde interactif, destinée aux jeunes qui l'ont fui, humiliés par son niveau), son fiel déversé dans le HuffingtonPost et sa nauséabonde flatulence sur le site web de Challenges (groupe L'Obs), et quand on s'étonna que Macron n'avait pas mieux à s'offrir, on espéra en être débarrassé. Emmanuel Macron avait affirmé sa méfiance de la presse, maquillée en souhait d'une "parole présidentielle rare" élargie au refus d'une "présidence bavarde" à tous les échelons du dispositif gouvernemental, y compris celui du porte-parole de la présidence: seule serait valide la parole de Jupiter.

Dans Le Monde du jeudi 9 novembre 2017, patatras, on retomba sur sa prose alambiquée, se traînant pesamment de "on" en "on", caractéristique "littéraire" de Bruno Roger-Petit. Une journée plombée.

La danseuse du président explique que sa communication est "aussi cadenassée que celle des autres" [pas plus ?!]

Le mot d’ordre, depuis six mois, c’est 'pas de bavardages'. Et cela vaut même pour le porte-parole. Une sage précaution, mais pourquoi exiger du contribuable meurtri de lui verser un salaire ?

L'ancien éditorialiste est bon à rien, pas même à livrer les pizzas  la moindre esquisse d'un petit aperçu des coulisses du pouvoir. Le président-souverain s'oppose catégoriquement à ces pratiques, vieilles de seulement quelques mois, et il recadre même vertement ses troupes en conseil des ministres lorsque certains s'épanchent trop dans la presse. Le ridicule du séminaire de 'team building' l'a "tuer" !
Cet oukase imposé à un collaborateur pourtant censé diffuser la "pensée complexe" du souverain aux décrypteurs de la presse politique, peut contribuer  au contrôle des "off" et gaffes olympiennes révélatrices de la personne profonde du président. 

BRP est-il un parvenu payé à ne rien faire ? 
Puisque Macron en est à exiger des économies et que Pruneau Rpger-Petit est une branche morte de 55 ans, une coupe budgétaire s'impose.
Personne n'y verra rien!

mardi 29 août 2017

Le journaliste Bruno Roger-Petit à l'Elysée, pour preuve de l'indépendance et de la liberté de la presse

Le renouvellement de la vie publique selon Macron, ce n'est encore pas pour demain

Macron le fait sortir de son néant absolu, mais le maintien dans son sectarisme assumé
10 choses à savoir sur Bruno Roger-Petit, le polémiste qui rejoint l'Elysée
BRP, polémiste limité, voire casquette sur les oreilles
Emmanuel Macron a déclenché aussitôt une vague de critiques sur les liens entre media et monde politique en encombrant son dispositif de communication du journaliste Bruno Roger-Petit, nommé mardi porte-parole de l'Elysée. Ainsi Jupiter ne fait-il encore preuve ni de psychologie, ni de connaissance des hommes en s'adjoignant ce pédoncule étriqué :  en effet, l'insignifiance du personnage ne rehaussera pas le prestige présidentiel. Il ne fera que tirer Macron vers le bas des sondages.

Déjà, à 54 ans, Bruno Roger-Petit ne rafraîchit pas l'entourage du locataire de l'Elysée. Il a tout fait à la télévision, sans jamais émerger de la petite lucarne, d'abord sous la houlette de feu le journaliste socialiste  Georges Fillioud qui sera secrétaire d'État auprès des premiers ministres Mauroy et Fabius de Mitterrand, chargé des techniques de la communication, son militantisme lui tenant lieu de compétence et notamment sur le service public, depuis l'après de Gaulle toujours marqué à gauche. Entré à Antenne 2 en 1988, sous Mitterrand, Bruno Roger-Petit sera fait grand reporter au service politique intérieure jusqu'à 1994, puis présentateur des journaux de Télématin de William Leymergie puis du Journal de la nuit (1994-1998).
Sa rédaction lui opposant sa ligne éditoriale, il piqua une crise en direct, de dépit, et jeta ses fiches par-terre : le terroriste déséquilibré fut licencié. Il alla se faire voir sur France 5 au côté de Jean-Luc Delarue.
Il se fit ré-intégrer sur France 2 en octobre 2005, quand Raffarin entra à Matignon, et resta fonctionnaire jusqu'en mai 2006.

On le voit ensuite sur D8 et i-télé, tant que ces chaînes furent aux mains du groupe Canal+, créé par un proche de Mitterrand dont il a été l'exécuteur testamentaire, le propriétaire des taxis G7, puis son chef de cabinet, André Rousselet. En juillet 1984, le gouvernement nomme André Rousselet président d'Havas, poste qu'il occupe jusqu'en 1986. Difficile pour Macron et Bruno Roger-Petit de contester qu'ils sont dans la continuité socialiste.

Nous passons sous silence, comme insignifiante, sa traversée du désert de 1998 à 2008 sur les chaînes de radio, BFM et France Inter, ou sans la presse écrite (2003-2006) comme rédacteur en chef du magazine gratuit Sport, le temps de ses trois premiers numéros : l'écriture n'est pas le moindre de ses points faibles...

Indésirable dans nombre de salles de rédaction,

Bruno Roger-Petit s'essaya à l'internet. 
A partir de 2008, Bruno Roger-Petit contribua au site Le Post.fr qu'il quitta en mai 2011 (avant qu'il ne sombre définitivement  en janvier 2012) pour participer au Plus du Nouvelobs.com propriété à 66% des actionnaires du Groupe Le MondePierre BergéXavier Niel et Matthieu Pigasse, et à 34% du Groupe Perdriel, et dont le rédacteur en chef est Matthieu Aron, ex-journaliste sur les diverses chaînes mutualisées de Radio France - jusqu'en janvier 2015. Il contribua alors au site Challenges.fr. du même propriétaire de presse et fabricant de sanibroyeurs. 

Dès janvier 2012, Le Post s'arrêta et la page d'accueil du site redirigea vers Le Huffington Post, copie française du site américain d'actualité créé en France par Anne Sinclair, épouse du socialiste Dominique Strauss-Kahn dont elle a divorcé. Bruno Roger-Petit fut alors vendu avec les photo-copieuses : les chroniqueurs invités du site se sont vus remerciés fin décembre 2011 par Le Monde interactif, lequel avait signé un partenariat avec Le Huffington Post, actuellement renommé HuffPost.

Des pérégrinations qui ne sont pas celles d'un perdreau de l'année et dont la nomination à l'Elysée surprend légitimement : Macron a commis une nouvelle bourde.

BRP "aura pour mission de relayer la parole publique de l'Elysée" 

Pour ce faire, il aura tous les moyens à sa disposition, "notamment le compte Twitter de la Présidence", a indiqué l'Elysée dans un communiqué. De beaux jours en perspective : certes, outre une pensée confuse et un parti-pris qui relaie Laurent Neumann loin derrièreBRP n'a aucun style, mais son problème de maîtrise du flot de ses platitudes et de références mal maîtrisées, en phrases interminables chargées de tournures ampoulées, sera confronté à la difficulté, surhumaine chez lui, de la synthèse. Mais, faisons lui confiance, en 140 signes, il est capable de plusieurs fautes d'orthographe par ligne... 

Alors qu'Emmanuel Macron et Edouard Philippe ont insisté récemment sur la nécessité d'une meilleure "pédagogie" sur les grands chantiers du quinquennat, Pruneau Roger-Petit va plomber le dispositif de communication de l'Elysée, qui depuis le 14 mai a été placé sous la houlette de Sibeth Ndiaye, une gaffeuse vulgaire qui confirma le décès de Simone Veil en ces termes : "Oui, la meuf est dead"... Jusqu'à présent, c'est Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui avait assuré la plupart des interventions. Se décrivant comme un "besogneux", Castaner apparaissait dépassé. Il le sera désormais doublement.

Les visages de la presse militante
Le poste de porte-parole du président avait jusqu'ici été tenu uniquement par David Martinon, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, de mai 2007 à mars 2008. "Bravo pour cette belle mission. Je vous souhaite le meilleur [mot-à-mot de l'anglais 'all the best'...]. Passionnant et amusant. Vous verrez", a tweeté D. Martinon.

Plusieurs autres présidents avaient déjà choisi des journalistes parmi leurs conseillers en communication, comme François Hollande qui avait embauché Claude Sérillon en 2012, ou Nicolas Sarkozy qui s'était adjoint les services de Catherine Pégard en 2007. 

Et Emmanuel Macron avait lui durant sa campagne recruté la journaliste Laurence Haïm comme porte-parole. 

Pruneau Roger-Petit avait déjà pris parti pour Macron à plusieurs reprises. 
Le macronolâtre a affiché son soutien pendant la campagne présidentielle de 2017,  singulièrement sur BFMTV, et a figuré parmi les invités d'Emmanuel Macron à la soirée de La Rotonde où le candidat et ses proches avaient fêté sa victoire au premier tour, le 23 avril. Au mois de mars, il avait aussi publié un livre au vitriol contre François Fillon intitulé "Le pire d'entre nous". 

En mars, lSociété des journalistes avait protesté contre la proximité de l'éditorialiste avec le leader d'En Marche ! durant la campagne présidentielle. 

La (SDJ) de l'hebdomadaire Challenges dénonça  "la fréquence bien plus élevée" des publications "pro-Macron/défavorables à ses adversaires" sur son site internet qui "annihile totalement la tentative de rééquilibrage".

Mardi matin, le journaliste a décidé de ne pas assumer son passé: le pleutre a effacé toute trace compromettante de son compte Twitter, effaçant tout l'historique de ses commentaires sectaires sur le réseau social. BRP a tenu à faire disparaître les attaques au vitriol contre la droite, en particulier celles ciblant l'actuel ministre de l'Economie, Bruno Le Maire...

Un exemple pitoyable du journalisme partisan.
Dès mardi sur les réseaux sociaux, ce recrutement - par défaut - n'a pas manqué d'alimenter les accusations de confusion des genres entre mondes politique et médiatique.

Les navettes entre les deux sphères ont accéléré ces dernières semaines, à l'instar de la nomination de l'ancien directeur de la rédaction d'Europe 1 Nicolas Escoulan au cabinet de Benjamin Griveaux, sous-fifre au ministère de l'Economie et des Finances.

En sens inverse, l'arrivée comme chroniqueurs dans des télés et radios de plusieurs anciens responsables politiques (Jean-Pierre Raffarin, Henri Guaino, Aurélie Filippetti, Julien Dray, Raquel Garrido...).
"Quand les politiques chroniquent et les chroniqueurs deviennent politiques, le nouveau monde devient d'abord celui de la confusion", a réagi sur Twitter le patron des députés socialistes Olivier Faure.
En 2015, dans une émission d'Europe 1, Roger-Petit estimait sur la foi de ses "27 ans de journalisme politique" que "beaucoup de journalistes politiques ont comme vocation de rentrer comme conseiller du prince", lançait  le moraliste aigri, fustigeant à la volée.

"Vous faites un déplacement comme journaliste politique et vous avez toujours le confrère qui va dire au politique : 'y a qu'à, faut qu'on, vous devriez". (...) Est-ce que ça me gêne ? Non", avait ajouté l'ancien de l'Obs, épinglant "la pseudo-objectivité" de certains de ses confrères.

Le tout-Macron ne manquera pas de nous saouler.

La diète médiatique de Macron est donc achevée. Voici que s'ouvre l'ère de l'abondance avec des plats servis et resservis froids et chauds par Castaner et Roger-Petit, sur toutes les chaînes de radio et de télé, à toute heure de l'info en continue, en doublons et en télescopages: des embrouilles à n'en plus finir, jusqu'à la nausée des Français. Ruth Elkrief et Laurent Neumann ne sont plus seuls sur le marché...
Et voilà que le président annonce des entretiens (radiophoniques) au rythme de deux par mois. Le temps du trou normand ?
Une orgie de pédagogie ou plutôt de propagande...