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jeudi 4 juin 2020

Second tour des municipales: les oppositions en confiance, En Marche en carafe

Le parti du président ne s'enracine pas: sera-t-il rejeté? 

Une seconde vague de "dégagisme" se forme, comme pour la présidentielle 2017

LREM, plus que jamais hors-sol
Les Français refusent d'installer des arrogants dans leur paysage quotidien.
Le bon sens populaire et la logique des élections locales reprennent leurs droits au moment du second tour des municipales, le 28 juin, avec des sortants de droite comme de gauche solidement implantés et des macroniens qui ne prennent pas racine.

La droite sur son terrain

Les Républicains ont retrouvé la confiance des électeurs et ont engrangé les succès dès le premier tour dans les villes de plus de 9.000 habitants: la prime aux sortants est arrivée à temps, récompensant le travail effectif. "Au vu des résultats de 2014, ce sont eux qui avaient le plus à perdre et ce sont ceux qui s'en sortent le mieux", reconnaît Jean-Daniel Lévy, directeur Politique/Opinion de Harris Interactive. La dynamique en faveur des sortants a joué à fond et pourrait s'amplifier au second tour. 
Plusieurs grandes villes se singularisent, telles Strasbourg, Bordeaux, Clermont-Ferrand, où les candidats de La République en Marche sont venu pondre dans le nid des juppéistes de LR, ce qui permet à LREM de faire illusion. 
A Paris, Rachida Dati (LR, 22,7%), arrivée deuxième derrière Anne Hidalgo (PS, 29,3%), est confiante, puisque l'électorat LREM d'Agnès Buzyn pourrait bien se détourner de l'ancienne ministre de la Santé et que  l'ancienne garde des Sceaux a ramené la maire du 5e arrondissement au bercail LR, sans compter les abstentionnistes du 15 mars pour renforcer la dynamique de la droite.

Les macroniens refoulés

Dans la majorité, les projecteurs seront braqués sur Le Havre, où le LREM Edouard Philippe pourrait profiter des désaccords entre les écologistes et le candidat communiste Jean-Paul Lecoq (deuxième avec 35,8%). Maire sortant en 2017, le premier ministre était largement en tête à l'issue du premier tour (43,6%) et la presse, comme les entreprises de sondages, travaillent pour lui.

Un succès du premier ministre (un juppéiste), qui a dirigé la ville de 2010 à 2017, serait une satisfaction pour les macroniens à la peine dans une campagne des municipales qui marqueront la débandade du parti présidentiel. "Il y a une logique de scrutin intermédiaire où généralement le parti au pouvoir est lourdement handicapé lorsque l'exécutif est impopulaire", raconte Jérôme Sainte-Marie, de l'institut PollingVox. 
Les candidats LREM se dispersent au gré des alliances et les macroniens sont prêts à compter leurs morts au front de ces municipales qui ont pu évaluer l'impopularité profonde du président arrogant mais incapable de tenir une ligne politique, entrave principale à leur  s'implantation dans les territoires.

La gauche tient bon

Inaudible au niveau national, la gauche se bunkerise dans ses fiefs. 
"Il n'y a pas beaucoup de villes où le maire socialiste sortant est en vrai danger. Le PS a des chances sérieuses de faire mieux qu'en 2014 où ils avaient perdu beaucoup de villes", selon Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop: difficile d'en perdre plus... 
A Dijon, Clermont-Ferrand, Nantes, Rennes ou même Lille, les socialistes abordent le second tour en confiance. Et conserver Paris, où Anne Hidalgo a renforcé sa position en faisant finalement des concessions aux écologistes, serait pour le PS un sujet de satisfaction. 

Confiance également au Parti communiste, qui estime pouvoir garder l'essentiel de ses 61 villes de plus de 10.000 habitants.

Les prétentions des écologistes d'EELV en progrès au premier tour ont en revanche créé des tensions lors des discussions d'entre deux tours et le rassemblement PS/écolos a échoué à Lille ou au Havre. "Ils ont fait des scores élevés dans des villes où ils étaient très peu implantés, comme Lille, Marseille, Strasbourg", et sont en situation de confirmer leurs bons résultats dans un scrutin où les thèmes écologiques parlent aux électeurs, selon Jean-Daniel Lévy.

Le RN mise sur Perpignan

Le Rassemblement national l'a emporté dès le 15 mars dans la plupart des dix villes qu'il détenait. La cerise sur le gâteau serait son score à Perpignan (120.000 habitants), où son candidat Louis Aliot, sorti en tête avec 35,6% des voix, sera confronté à une sorte de front du refus autour du maire LR sortant Jean-Marc Pujol (18,5%). 
Ailleurs, le RN est fortement handicapé dans un scrutin où dans nombre de communes l'offre se limite à des listes d'intérêt local.

Trois semaines pour convaincre

Pour tous, l'enjeu est désormais de mobiliser les abstentionnistes du premier tour (55,3%). Mais les sondeurs restent prudents. "Si le déconfinement continue à bien se passer, si les Français mettent à distance la question du Covid-19 et si on retrouve des thématiques de campagne, peut-être que la participation sera plus forte qu'au premier tour", avance Frédéric Dabi, qui distingue "les ferments d'un rebond" dans les récentes enquêtes.

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mardi 17 mars 2020

Contamination des municipales: Macron se rend à la raison et reporte le second tour

A quoi la décision hasardeuse de Macron du maintien du premier tour a-t-elle mené ?

Macron a annoncé lundi le report sous la menace du coronavirus

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Les candidats du premier tour seront-ils encore vivants pour le second ? 
Prévu dimanche, le second tour des élections municipales ne pourra avoir lieu. L'exécutif envisage de l'organiser à nouveau, au plus tard le 21 juin, une mesure vivement réclamée par la classe politique.
"Le Premier ministre" Edouard Philippe "en a informé aujourd'hui même les chefs de parti représentés au Parlement. Cette décision a fait l'objet d'un accueil unanime", a affirmé le chef de l'Etat dans son intervention télévisée annonçant le confinement des Français, c'est-à-dire l'interdiction d'aller travailler et l'obligation de ne pas sortir de son domicile pendant les quinze jours à venir.

Le report ne concerne toutefois que 5.000 des 35.000 communes de France puisque les élections qui ont été conclues à l'issue du premier tour dimanche dernier "sont acquises", a certifié le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner.
"Nul ne comprendrait en effet que les résultats réguliers d'élections organisées conformément aux lois de la République (...) soient remis en cause", a-t-il commenté.
Pour le second tour, nécessaire dans 5.000 communes, le gouvernement travaille sur "un projet de loi" qui reporte ce scrutin à une date ultérieure, au plus tard au mois de juin."

Le texte prévoit de commander un rapport "dans un délai de six semaines au plus" au fameux "conseil scientifique", créé sur mesure et dans la précipitation, mais dont la composition reste une énigme, pour la gestion de la crise sanitaire du coronavirus, afin de statuer sur la possibilité d'organiser les élections "au plan sanitaire". 
Ce document, qui sera donc remis en mai au plus tard, serait ensuite présenté "à l'ensemble des forces politiques", a ajouté C. Castaner, dit le "kéké de Marseille", et "c'est avec elles que nous prendrons la décision précise (...) du choix de la date qui est possible d'ici à la fin du mois de juin".

Sur TF1, le patron des sénateurs
LR, Bruno Retailleau, a demandé à Philippe de réunir lundi les chefs de parti pour une décision "collectivement" d'un report du second tour. 
Yannick Jadot, le chef de file d'Europe Ecologie-Les Verts, a, lui, réclamé un report du second tour dès que possible.

Edouard Philippe a annoncé dimanche la réunion "à nouveau en début de semaine" des experts scientifiques et "les représentants des forces politiques" afin de prendre une décision sur le second tour des municipales, menacé par la crise du coronavirus.
Si le premier tour "s'est parfaitement déroulé (...) le taux d'abstention élevé que nous enregistrons témoigne cependant de l'inquiétude grandissante de nos concitoyens face à l'épidémie qui nous frappe", a ajouté le Premier ministre, alors que certains responsables politiques appellent à un report du second tour.

L'Edouard Philippe a débattu de ce report dans l'après-midi en recevant les chefs de partis, leur proposant notamment la date du 21 juin. Or, Jean-Luc Melenchon assure que LFI n'a pas été consultée. Lien PaSiDupes

Mercredi, un Conseil des ministres devrait annuler la convocation du second tour dans les délais actuels et présenter un projet de loi, notamment pour prolonger les mandats des maires où le premier tour n'est pas conclusif et régler des problèmes liés aux comptes de campagne, selon un compte-rendu obtenu de sources parlementaires.

Interrogé sur France 2 dimanche soir sur le report du second tour des élections municipales, le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, a évoqué l'hypothèse d'un report : "S'il y a une détérioration de la situation sanitaire, ça doit l'emporter sur toutes les autres considérations."

La plupart des personnalités politiques demandent l'annulation du second tour. C'est le cas de
François Ruffin qui appelle à un report. "Avec une abstention record, avec une campagne impossible… le maintenir serait mauvais pour la santé des citoyens, mais aussi pour celle de la démocratie", a publié le député. L'absentéisme a en effet atteint près de 55% (54.5%) d'abstention au 1er tour en France ...

Le report a été largement approuvé lundi.
"Côté Républicains nous avons accepté" cette proposition qui "nous semble équilibrée", a affirmé sur BFMTV le patron des députés LR Damien Abad.

"C'est ce que nous avions plaidé, cela concilie santé publique et démocratie", a affirmé le secrétaire national d'EELV Julien Bayou en soulignant que "cela n'aurait pas eu de sens de dire, avec tous ces électeurs qui se sont déplacés, 'En fait c'était pour rire' ".

"La situation sanitaire de notre pays doit guider l'ensemble de nos décisions", a insisté lundi matin le patron du PS Olivier Faure, selon qui organiser le second tour dans ces conditions "apparaîtrait lunaire".

De nombreux candidats ont interrompu leur campagne lundi
Agnès Buzyn (LREM) et Cédric Villani (ex-LREM) à Paris, Jacques Kossowski (LR) à Courbevoie et Damien Meslot (LR) à Belfort, François Rebsamen (PS) à Dijon...
"Le second tour n'aura manifestement pas lieu compte tenu de l'aggravation prévisible de l'épidémie" a affirmé dimanche soir la présidente du RN Marine Le Pen, qui a décidé de se confiner "par précaution" chez elle lundi, donnant l'exemple.

Macron tergiversait encore jeudi dernier sur le report du premier tour du scrutin. Mais l'opposition, de gauche comme de droite, était immédiatement montée au créneau.

Martine Aubry et Anne Hidalgo (PS) avaient fait savoir leur totale opposition.

"Si c'était le cas, c'est un coup d'Etat, s'était ainsi indigné le président des Républicains Christian Jacob, tandis que le numéro deux du RN Jordan Bardella dénonçait un "amateurisme (...) extrêmement inquiétant pour la suite". 

Samedi soir, la situation était devenue intenable
: dans la foulée de nouvelles données statistiques et des mesures de confinement nécessaires annoncées par Édouard Philippe, des élus de tous bords ont réclamé un report des élections.

Dimanche, l'abstention a atteint un record (56%). Le bilan de l'épidémie est passé à 120 morts et 5.400 cas. Christian Jacob est testé positif au coronavirus. Le ton alors a définitivement basculé dans la classe politique.

dimanche 1 mars 2020

Municipales à Paris : Dati repasse en tête devant Hidalgo

Dati en tête devant Hidalgo dans "un" sondage, titre Le Figaro: "devant Hidalgo et Buzyn", selon Ouest France"

Avec 25% en partant de 14%, la candidate LR arrive en tête des intentions de vote au premier tour des municipales à Paris.

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Avec 25%, l'ancienne garde des Sceaux est suivie de la maire sortante PS Anne Hidalgo (24%) et de l'ex-ministre LREM de la Santé Agnès Buzyn (20%), démissionnaire en marche du gouvernement, malgré l'épidémie de coronavirus, selon un sondage Ifop-Fiducial paru dimanche.

Dans cette étude pour Le Journal du dimanche et Sud Radio, le candidat EELV David Belliard est crédité de 11%, le marcheur dissident Cédric Villani de 8% et l'insoumise Danielle Simonnet de 5%.

Alors que la majorité a fini largement en tête aux européennes et lors de la présidentielle, Paris pourrait bien leur échapper. La faute au conflit qui oppose Cédric Villani et Benjamin Griveaux. Rachida Dati pourrait, elle aussi, en profiter.

Lors du précédent sondage Ifop-Fiducial pour le JDD et Sud Radio paru le 23 février, Anne Hidalgo arrivait en tête avec 24% suivie de Rachida Dati (22%) et d'Agnès Buzyn (19%). David Belliard était à 12%, Cédric Villani à 9% et Danielle Simonnet à 6%.

Dans la dernière enquête, 73% des sondés disent être sûrs de leur choix contre seulement 68% dans la précédente.

Pour le second tour, dans l'hypothèse d'une quadrangulaire, une liste d'union entre Anne Hidalgo et l'écologiste David Belliard arriverait en tête avec 37% des suffrages, devant la liste Dati (32%), la liste Buzyn (22%) et la liste Villani (9%).
En cas de triangulaire, la liste Hidalgo-Belliard accentuerait son avance avec 39% des suffrages devant la liste Dati (33%), tandis qu'une liste d'union Buzyn-Villani recueillerait (28%).

Les Juppéistes avec LREM peuvent confisquer la victoire a Dati.
Ce sondage IFOP-Fiducial ne doit pas démobiliser: Le Figaro ne doit pas y parvenir en cassant la dynamique LR. 
La holding Fiducial appartient à Christian Latouche. En avril 2008, il fait rachète Lyon Capitale et il fait ensuite l'acquisition de Lyon TV en 2010, devenu Lyon Capitale TV. Ses tentatives de rachat de l'Expansion et de la Tribune en 2011 se heurtent au refus des journalistes des deux établissements: il est classé très à droite...

dimanche 18 juin 2017

Législatives 2017: tous ces socialistes qui risquent de mordre la poussière

Les discriminations de Macron et les trahisons des législatives 2017 augurent mal du renouvellement des moeurs politiques 

Ces socialistes qui ont bénéficié de la protection d'En Marche!

Marisol Touraine et Stéphane Le Foll notamment n'avaient pas d'adversaire macroniste en face d'eux, mais ils ne sont pas pour autant assurés de retrouver leur siège.
 
Marisol Touraine, 58 ans, a déjà été trois fois députée et dispute le siège de la 3ème circonscription d'Indre-et-Loire à la candidate UDI Sophie Auconie. Soutenue par Jean-Louis Borloo, cette quinquagénaire, conseillère municipale de Tours depuis 2008, est députée européenne de la circonscription Massif central-Centre de 2009 à 2014. 

Stéphane Le Foll, 57 ans, ex-ministre agressif de l'Agriculture qui a laissé les exploitants agricoles patauger dans leurs problèmes de trésorerie sans trouver les moyens de leur sortir la tête de l'eau, dans la 4ème circonscription de la Sarthe où il affronte un candidat Les Républicains, Emmanuel Franco. Sans opposant du mouvement du président jupitérien, il a une avance de plus de 8 points et peut espérer l'emporter. 

François Pupponi, à Sarcelles, dans la 8ème circonscription du Val d'Oise, a les faveurs de Macron, bien qu'il brigue un troisième mandat. En marche ! l'avait annoncé candidat du mouvement présidentiel aux élections législatives de 2017, mais l'intéressé avait démenti avoir sollicité son investiture, ne revendiquant que celle du PS. Il a ainsi joué gagnant sur les deux tableaux...

George Pau Langevin, dans la 15ème circonscription de Paris ont reçu, eux aussi, un traitement de faveur et ont des chances de survivre. Cette socialiste soumise à l'impôt sur la fortune (ISF), fut l'une des porte-parole de Vincent Peillon à la primaire de 2017 et pétitionnaire en faveur de la reconnaissance unilatérale de l’État de Palestine. Cette ex-ministre de l'Outre-mer affronte un candidat de la France insoumise: c'est l'un des matchs PS-FI.
 
Pour la plupart des autres candidats PS, les résultats finaux s'annoncent comme des sanctions du quinquennat. 

Ailleurs, certains élus socialistes ont été discriminés, se voyant opposer un adversaire labellisé LREM. 
Ainsi, le duel qu'a livré Najat Vallaud-Belkacem, la trouble ex-ministre de l'Education nationale, à Villeurbanne, face à Bruno Bonnell, le candidat d'En Marche!, exemple de chef d'entreprise qui convient à Macron. Les "macroniens" n'ont pas fait de quartier à l'arrogante sectaire qui soutient Benoît Hamon (par radicalité et pour conserver le soutien socialiste à son mari qui s'est fait parachuter depuis l'Elysée sur les Landes, dans la tranquille circonscription du défunt Henri Emmanuelli), bien qu'elle fut par le passé à la fois proche de Ségolène Royal et protégée du maire socialiste modéré de Lyon, Gérard Collomb, aujourd'hui nommé ministre branlant de l'Intérieur par Macron. Le 11 juin, dans la 6ème circonscription du Rhône, cette alibi de la diversité est arrivée loin derrière son rival start-upper de 58 ans. 

Ailleurs, les victimes du ministre de Hollande risquent d'être nombreuses. 
Qu'il aient été loyaux ou frondeurs, même traitement, même grande lessive. 

L'ex-garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas, dans la 1ère circonscription du Finistère, 
Patrick Bloche dans la 7ème criconscription à Paris, 
Valérie Fourneyron, en Seine-Maritime, 
le frondeur Christian Paul dans la deuxième circonscription de la Nièvre: 
tous ont abordé ce second tour avec très peu d'espoir d'inverser les scores du premier tour. 

La palme de la trahison revient à Delphine Batho, qui, dans la 2ème circonscription des Deux-Sèvres, dispute un match très serré face à Christine Heintz, candidate LREM. L'ex-ministre a été poignardée dans le dos par Ségolène Royal, dont elle fut très proche: l'ex-ministre de l'Environnement a claironné son vote pour Heintz au premier tour ! 

Revue de détail des circonscriptions où un candidat socialiste est présent au second tour 

Tous les candidats socialistes arrivés en tête au premier tour en métropole 

Ille-et-Vilaine 3e circonscription François André PS 46,78%, Melina Parmentier LR 15,13% 
Indre-et-Loire 3e circonscription Marisol Touraine PS 28,54%, Sophie Auconie UDI 20,02% 
Mayenne 1re circonscription Guillaume Garot PS 30,99%, Béatrice Mottier LREM 26,54% 

Meurthe-et-Moselle 5e circonscription Dominique Potier PS 28,56%, Marion Buchet LREM 27,04% 

Orne 1re circonscription Joaquim Pueyo PS 30,31%, Christophe Roimier DVD 20,97% 
Seine-Maritime 5e circonscription Christophe Bouillon PS 41,86%, Jean Delalandre LR 21,12% 

Vosges 4e circonscription Christian Franqueville PS 18,50%, Jean-Jacques Gaultier LR 22,09% 

Paris 15e circonscription George Pau Langevin PS 24,13%, Mehdi Kemoune FI 18,66% 
Val d'Oise 8e circonscription François Pupponi PS 38,37%, Samy Debah Divers 13,94% 

Tous les candidats socialistes en ballottage défavorable au second tour en métropole 
Aisne 3e circonscription Paul-Henry Hansen-Catta FN 25, 51%, Jean-Louis Bricout PS 23,76% 
Ardèche 1re circonscription André Dupont MoDem 23,62%, Hervé Saulignac PS 19,05% 
Ardèche 2e circonscription Laurette Gouyet-Pommaret LREM 25,96%, Olivier Dussopt PS 23,54% 

Aude 3e circonscription Mireille Robert LREM 29,20%, André Viola PS 19,36% Calvados 2e circonscription Eric Halphen LREM 34,31%, Laurence Dumont PS 20,37% 
Charente 3e circonscription Madeleine Ngombet Bitoo LREM 28,54%, Jérôme Lambert PS 21,21% 
Cher 3e circonscription Loic Kervran LREM 32,76%, Yann Galut PS 19,41%

Corrèze 1re circonscription Christophe Jerretie LREM 32,51%, Bernard Combes PS 17,92%
 
Côtes-d'Armor 1re circonscription Bruno Joncour MoDem 41,20%, Michel Lesage PS 13,82% 
Côtes-d'Armor 4e circonscription Yannick Kerlogot LREM 34,50%, Annie Le Houérou PS 18,12% 

Dordogne 3e circonscription Jean Pierre Cubertafon MoDem 30,49%, Colette Langlade PS 22,93% 

Doubs 1re circonscription Fannette Charvier LREM 29,87%, Barbara Romagnan PS 16,04% 

Finistère 1re circonscription Annaïg Le Meur LREM 38,21%, Jean-Jacques Urvoas PS 19,77% 
Finistère 3e circonscription Didier Le Gac LREM 44,01%, Jean-Luc Bleunven PS 15,20% 
Finistère 8e circonscription Erwan Balanant MoDem 33,42%, Michaël Quernez PS 18,20%
 
Haute-Garonne 8e circonscription Michel Montsarrat LREM 33,40%, Joël Aviragnet PS 17,78%
 
Gers 1re circonscription Jean-René Cazeneuve LREM 32,99%; Francis Dupouey PS 16,98% 
Gers 2e circonscription Christophe Soccio LREM 24,36%, Gisèle Biemouret PS 17,94% 

Gironde 4e circonscription Aziz Skalli Bouaziza LREM 31,59%, Alain David PS 16,31% 
Gironde 5e circonscription Benoit Simian LREM 33,41%, Pascale Got PS 18,56% 
Gironde 6e circonscription Eric Poulliat LREM 44,13%, Marie Recalde PS 14,06% 
Gironde 7e circonscription Bérangère Couillard LREM 39,01%, Bernard Garrigou PS 15,08% 
Gironde 9e circonscription Sophie Mette MoDem 31,21%, Gilles Savary PS 17,38% 

Indre-et-Loire 1re circonscription Philippe Chalumeau LREM 36,29%, Jean-Patrick Gille PS 15,14% 
Isère 4e circonscription Fabrice Hugelé LREM 33,33%, Marie-Noëlle Battistel PS 19,32% 

Landes 1re circonscription Geneviève Darrieussecq MoDem 43,34%, Renaud Lagrave PS 13,46% 
Landes 3e circonscription Jean Pierre Louis Steiner LREM 34,15%, Boris Vallaud PS 25,33% 

Loire 1re circonscription Magalie Viallon LREM 34,81%, Régis Juanico PS 19,25% 

Loire-Atlantique 5e circonscription Sarah El Hairy MoDem 41,35%, Michel Menard PS 13,95% 

Lot 2e circonscription Huguette Tiegna LREM 35,42%, Vincent Labarthe PS 19,09% 

Meurthe-et-Moselle 1re circonscription Carole Grandjean LREM 34,50%, Chaynesse Khirouni PS 14,48% 

Nièvre 2e circonscription Patrice Perrot LREM 33,81%, Christian Paul PS 18,29% 

Puy-de-Dôme 2e circonscription Mohand Hamoumou LREM 29,87%, Christine Pires Beaune PS 27,27% 

Pyrénées-Atlantiques 2e circonscription Jean-Paul Mattei MoDem 41,64%, Nathalie Chabanne PS 14,43% 
Pyrénées-Atlantiques 3e circonscription Michel Bernos LREM 29,79%, David Habib PS 25,42% 
Pyrénées-Atlantiques 5e circonscription Florence Lasserre-David MoDem 37,11%, Colette Capdevielle PS 13,24% 

Bas-Rhin 1re circonscription Thierry Michels LREM 35,31%, Eric Elkouby PS 13,90% 
Bas-Rhin 2e circonscription Sylvain Waserman MoDem 35,06%, Philippe Bies PS 12,79% 

Rhône 6e circonscription Bruno Bonnell LREM 36,69%, Najat Vallaud Belkacem PS 16,54% 

Saône-et-Loire 4e circonscription Catherine Gabrelle LREM 24,14%, Cécile Untermaier PS 18,14% 

Sarthe 2e circonscription Aurélie Perot LREM 25,81%, Marietta Karamanli PS 25,81% 

Paris 5e circonscription Benjamin Griveaux LREM 43,63%, Seybah Dagoma PS 12,47% 
Paris 7e circonscription Pacôme Rupin LREM 42,98%, Patrick Bloche PS 15,97% 
Paris 18e circonscription Pierre-Yves Bournazel LR 31,76%, Myriam El Khomri PS 20,23% 

Seine-Maritime 1re circonscription Damien Adam LREM 34,64%, Valérie Fourneyron PS 17,22% 

Seine-et-Marne 11e circonscription Amandine Rubinelli LREM 30,39%, Olivier Faure PS 27,37% 

Deux-Sèvres 2e circonscription Christine Heintz LREM 31,60%, Delphine Batho PS 29,79% 

Tarn-et-Garonne 1re circonscription Pierre Mardegan LREM 29,10%, Valérie Rabault PS 18,75% 

Vendée 5e circonscription Pierre Henriet LREM 32,12%, Hugues FOURAGE PS 19,63% 

Val d'Oise 5e circonscription Fiona Lazaar LREM 29,95%, Philippe Doucet PS 16,95%
Val-de-Marne 9e circonscription Gaelle Marseau LREM 29,25%, Luc Carvounas PS 20,54% 

Manuel Valls, l'ancien véhément premier ministre, est incertain, dans l'Essonne, malgré la protection de son ancien ministre de l'Economie : Macron ne lui a opposé aucun candidat... 

dimanche 7 mai 2017

Le futur président sera-t-il mal élu et contestable ?

L'abstention et le vote blanc affaibliront le président

Conséquence du "ni-ni" de Mélenchon comme du favoritisme pro-Macron de la presse de l'Etat-PS, 

le taux de participation du second tour dira beaucoup de la légitimité du nouveau président de la République. les votes exprimés devraient toucher le fond lors du second tour, tandis que le vote blanc pourrait exploser. Ce sera le troisième résultat le plus scruté dimanche soir.Il viendra aussi confirmer la chimère d'un front républicain poreux face à l’extrême droite. 

Selon les dernières enquêtes d’opinion, l’abstention pourrait passer la barre des 25 %, contre 22,23 % le 23 avril. 
Si ce chiffre se confirme, la participation serait plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier, pour la première fois depuis 1969, plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier.

Les coups bas des institutionnels et les mensonges de la presse et des sondages ont dégoûté l'électorat

En 2002, avait bondi de plus de 8 points, après le choc du 21 avril et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, avec le concours de Christiane Taubira, future ministre de Hollande honnie de la population, le taux de participation . Pour faire barrage à l’extrême droite et offrir 82 % à Jacques Chirac, les réfractaires aux urnes avaient retrouvé l’adresse de leur bureau de vote entre les deux tours: de 28,4 % le 21 avril, l’abstention était tombée à 20,29 % en deux semaines.

La campagne sans foi ni loi de 2016-2017 a écoeuré l'électeur
Les apprentis-sorciers de l'Etat-PS craignent désormais d'en avoir trop fait pour laminer la rivale de Hollande-bis. Marine Le Pen pourrait en effet profiter de cette forte abstention annoncée pour accrocher la barre des 50 % et faire de ce record historique de suffrages un tremplin pour faire carton plein de députés aux élections législatives.

Pour tenir loin des urnes les deux-tours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, d'un tiers de ceux de François Fillon, ou bien la masse des abstentionnistes déjà déterminés, la candidate, qui a puisé ses forces électorales dans l'extrême gauche, peut compter sur l'effet boomerang du bilan socialiste de Hollande, ainsi que des bassesses de la presse gouvernementale et des entreprises commerciales de sondages, au premier rang desquelles se situent France Télevisions comme Radio France, dans le secteur public, et BFMTV, dans le prive.

Dégoûtés du vote Macron pour longtemps, l'abstention et le vote blanc font craindre à Emmanuel Hollande, le candidat de l'Elysée, une majorite présidentielle introuvable aux législatives de juin, une cohabitation, voire une France ingouvernable.

L'extrême-gauche "insoumise" promet un redoutable quatrième tour social au banquier Macron

Le candidat de "La France insoumise" (et du PCF) a affirmé  qu’ "aucune voix ne doit aller au Front national", mais Mélenchon n'appelle pas pour autant à voter pour Macron, conseiller, puis ministre de Hollande, auteur de la loi Travail imposée par la force. L'hostilité de la gauche radicale, des partisans socialistes de Hamon aux militants trotskistes d'Arthaud et  Poutou, entrave la marche de Macron, sinon vers l'Elysée, vers les réformes promises. 

Jusqu’au bout, Mélenchon a refusé d'appeler à utiliser le "bulletin de vote Macron" pour "faire barrage à l’extrême droite". Pour lui, le risque est équivalent.
Parmi les 20% d'électeurs de Mélenchon,, les chiffres de l’abstention ou du vote blanc ont grimpé (de 30 % au lendemain du premier tour à près de 40 % à la veille du second, selon l’Ifop. A noter que Benoît Hamon y a été salarié...).

A cette baisse annoncée de la participation, il faudra sûrement ajouter l’explosion des votes blancs 

Ils pourraient atteindre 3 millions de bulletins, selon les études (en 2002, il y avait eu 1,8 million de blancs et nuls au second tour). 
Pour mémoire, s’ils sont décomptés dans la participation - et désormais comptabilisés séparément des bulletins nuls -, ils n’ont pas d’impact sur le résultat final, puisque celui-ci est un pourcentage des suffrages exprimés. 

La barre des 50 % pourrait être abaissée, en  millions de voix… 
"Mais attention, ces militants de l’abstention ou du vote blanc ne sont pas les plus nombreux, assure Céline Braconnier, politologue et directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Eux vont dans les manifestations, on les entend dans les media, mais ceux qui s’abstiennent le plus et le plus souvent sont des personnes plus fragiles, empêtrées dans les problèmes économiques. On ne les entend pas."

Selon Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier, cette "abstention sociologique", traditionnelle, serait en revanche défavorable à Le Pen car elle concernerait en premier lieu des départements populaires (comme les Alpes Maritimes, selon Elabe et le fallacieux Niçois Bernard Sananès, sur BFMTV !) où le Front national est fort. C’est dans ces zones que la participation a été la plus faible au premier tour. 

Jean-Yves Dormagen pointe par ailleurs "une abstention plus politique", liée aux malveillances politico-médiatiques de ce scrutin et donc plus favorable à la candidate FN agressée par l'Etat-PS, dont les électeurs pourraient la venger.

"Paradoxalement, l’abstention pourrait prendre plus d’ampleur dans des milieux privilégiés, étudiants, qui sont traditionnellement très pratiquants les jours de vote, affirme sans nuances Céline Braconnier, et qui ne veulent pas légitimer un vote Macron", héritier de Hollande. Or, si -contrairement aux plus politisés (et radicaux), les plus tièdes de ces électeurs se déplaçaient, ils voteraient plutôt Macron, sans volonté de faire barrage à Le Pen. 

"En revanche, ajoute la chercheuse, dans les quartiers populaires des grandes métropoles, impactés par l’immigration et où les taux d’abstention battent des records, les retours de terrain que nous avons depuis plusieurs jours font état d’une volonté d’aller voter" pour s’opposer à l’extrême droite. Macron aurait une dette envers les quartiers, singulièrement la communauté musulmane, depuis que les islamistes de l'UOIF ont appelé à voter pour le protégé de Hollande.

Macron n’a pas fait grand-chose pour empêcher une forte abstention.

Il a refusé tout amendement de son projet présidentiel, notamment sur la future loi travail. Lors du virulent débat de mercredi, la prestation de Marine Le Pen face à la condescendance du banquier Macron, aura donc pu convaincre la gauche sceptique tentée par le "ni-ni" de voter ce dimanche pour l'alternance ?
Comme Bayrou, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ministre absente de son ministère de l'Education depuis plusieurs mois, soutien de Hamon, ralliée à Macron pour sauver sa candidature à Lyon (comme celle de son mari dans la circonscription des Landes  d'Emmanuelli !) a estimé mercredi, dans Libération, que "ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN." 

Et d’affirmer, comme l’économiste Thomas Piketty, ex-compagnon frappeur d'Aurélie Filippetti et soutien de Hamon, lui aussi, que plus la victoire de Macron sera large, moins celui-ci pourra prétendre en être le propriétaire exclusif. 
Une petite victoire étriquée serait sa force ! Pareil pour sa rivale ?

mercredi 3 mai 2017

65% de l'électorat de la France insoumise rejettent le vote Macron et optent pour l’abstention ou le vote blanc

Les partisans de Mélenchon optent pour l’abstention ou le vote blanc

Seuls 34,83% des militants de "La France insoumise" se sont prononcés pour un vote Emmanuel Macron 

La France insoumise est fermement déterminée à ne pas voter Emmanuel Macron. 
Parmi ceux qui ont participé à la consultation de l'entre-deux-tours lancée par Jean-Luc Mélenchon en vue du second tour de l'élection présidentielle, seuls 34,83% des 243.128 militants se sont prononcés en faveur d'un vote pour le candidat En Marche! dimanche. 
La consultation a rassemblé plus de la moitié des 430.000 inscrits de lafranceinsoumise.fr. 

Les plus de 65% restant se partagent entre le vote blanc ou nul (36,12%) et l'abstention (29,05%)

Jean-Luc Mélenchon a refusé de faire passer une consigne de vote lui-même. 
"Je ne suis pas un gourou, je ne suis pas un guide", a-t-il expliqué vendredi, tout en se prononçant fermement contre le Front national et Marine Le Pen. 

"Soyez une personne libre."
Ni Macron ni Le Pen. "Il ne s’agissait pas de déterminer une consigne de vote mais d’organiser la prise de parole des insoumis.es au sujet de leurs choix de second tour", rappelle encore la plateforme militante. 
Pendant que Marine Le Pen drague ouvertement les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, comme ceux de la droite républicaine, pour tenter de faire mentir les sondages défavorables, le vote FN est écarté au nom de "l’attachement profond de la France insoumise aux principes d’égalité, de liberté et de fraternité".


Résultat de la consultation de la  : 36,12% pour un vote blanc/nul ; 34,83% pour un vote Macron ; 29,05% pour l'abstention.

Drapeau tricolore d'un genre très spécial pour ces patriotes



Mélenchon sur la même ligne que Marine Le Pen contre Macron

Via une vidéo postée sur son compte Twitter, vendredi,
Marine Le Pen a appelé vendredi les électeurs de La France insoumise à mettre "les querelles et les divergences de côté" et à "faire barrage à Emmanuel Macron" au second tour de la présidentielle.