POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est présidentielle2017. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est présidentielle2017. Afficher tous les articles

dimanche 7 mai 2017

Le futur président sera-t-il mal élu et contestable ?

L'abstention et le vote blanc affaibliront le président

Conséquence du "ni-ni" de Mélenchon comme du favoritisme pro-Macron de la presse de l'Etat-PS, 

le taux de participation du second tour dira beaucoup de la légitimité du nouveau président de la République. les votes exprimés devraient toucher le fond lors du second tour, tandis que le vote blanc pourrait exploser. Ce sera le troisième résultat le plus scruté dimanche soir.Il viendra aussi confirmer la chimère d'un front républicain poreux face à l’extrême droite. 

Selon les dernières enquêtes d’opinion, l’abstention pourrait passer la barre des 25 %, contre 22,23 % le 23 avril. 
Si ce chiffre se confirme, la participation serait plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier, pour la première fois depuis 1969, plus faible au second tour d’une présidentielle qu’au premier.

Les coups bas des institutionnels et les mensonges de la presse et des sondages ont dégoûté l'électorat

En 2002, avait bondi de plus de 8 points, après le choc du 21 avril et la qualification de Jean-Marie Le Pen au second tour, avec le concours de Christiane Taubira, future ministre de Hollande honnie de la population, le taux de participation . Pour faire barrage à l’extrême droite et offrir 82 % à Jacques Chirac, les réfractaires aux urnes avaient retrouvé l’adresse de leur bureau de vote entre les deux tours: de 28,4 % le 21 avril, l’abstention était tombée à 20,29 % en deux semaines.

La campagne sans foi ni loi de 2016-2017 a écoeuré l'électeur
Les apprentis-sorciers de l'Etat-PS craignent désormais d'en avoir trop fait pour laminer la rivale de Hollande-bis. Marine Le Pen pourrait en effet profiter de cette forte abstention annoncée pour accrocher la barre des 50 % et faire de ce record historique de suffrages un tremplin pour faire carton plein de députés aux élections législatives.

Pour tenir loin des urnes les deux-tours des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, d'un tiers de ceux de François Fillon, ou bien la masse des abstentionnistes déjà déterminés, la candidate, qui a puisé ses forces électorales dans l'extrême gauche, peut compter sur l'effet boomerang du bilan socialiste de Hollande, ainsi que des bassesses de la presse gouvernementale et des entreprises commerciales de sondages, au premier rang desquelles se situent France Télevisions comme Radio France, dans le secteur public, et BFMTV, dans le prive.

Dégoûtés du vote Macron pour longtemps, l'abstention et le vote blanc font craindre à Emmanuel Hollande, le candidat de l'Elysée, une majorite présidentielle introuvable aux législatives de juin, une cohabitation, voire une France ingouvernable.

L'extrême-gauche "insoumise" promet un redoutable quatrième tour social au banquier Macron

Le candidat de "La France insoumise" (et du PCF) a affirmé  qu’ "aucune voix ne doit aller au Front national", mais Mélenchon n'appelle pas pour autant à voter pour Macron, conseiller, puis ministre de Hollande, auteur de la loi Travail imposée par la force. L'hostilité de la gauche radicale, des partisans socialistes de Hamon aux militants trotskistes d'Arthaud et  Poutou, entrave la marche de Macron, sinon vers l'Elysée, vers les réformes promises. 

Jusqu’au bout, Mélenchon a refusé d'appeler à utiliser le "bulletin de vote Macron" pour "faire barrage à l’extrême droite". Pour lui, le risque est équivalent.
Parmi les 20% d'électeurs de Mélenchon,, les chiffres de l’abstention ou du vote blanc ont grimpé (de 30 % au lendemain du premier tour à près de 40 % à la veille du second, selon l’Ifop. A noter que Benoît Hamon y a été salarié...).

A cette baisse annoncée de la participation, il faudra sûrement ajouter l’explosion des votes blancs 

Ils pourraient atteindre 3 millions de bulletins, selon les études (en 2002, il y avait eu 1,8 million de blancs et nuls au second tour). 
Pour mémoire, s’ils sont décomptés dans la participation - et désormais comptabilisés séparément des bulletins nuls -, ils n’ont pas d’impact sur le résultat final, puisque celui-ci est un pourcentage des suffrages exprimés. 

La barre des 50 % pourrait être abaissée, en  millions de voix… 
"Mais attention, ces militants de l’abstention ou du vote blanc ne sont pas les plus nombreux, assure Céline Braconnier, politologue et directrice de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye. Eux vont dans les manifestations, on les entend dans les media, mais ceux qui s’abstiennent le plus et le plus souvent sont des personnes plus fragiles, empêtrées dans les problèmes économiques. On ne les entend pas."

Selon Jean-Yves Dormagen, professeur de sciences politiques à l’université de Montpellier, cette "abstention sociologique", traditionnelle, serait en revanche défavorable à Le Pen car elle concernerait en premier lieu des départements populaires (comme les Alpes Maritimes, selon Elabe et le fallacieux Niçois Bernard Sananès, sur BFMTV !) où le Front national est fort. C’est dans ces zones que la participation a été la plus faible au premier tour. 

Jean-Yves Dormagen pointe par ailleurs "une abstention plus politique", liée aux malveillances politico-médiatiques de ce scrutin et donc plus favorable à la candidate FN agressée par l'Etat-PS, dont les électeurs pourraient la venger.

"Paradoxalement, l’abstention pourrait prendre plus d’ampleur dans des milieux privilégiés, étudiants, qui sont traditionnellement très pratiquants les jours de vote, affirme sans nuances Céline Braconnier, et qui ne veulent pas légitimer un vote Macron", héritier de Hollande. Or, si -contrairement aux plus politisés (et radicaux), les plus tièdes de ces électeurs se déplaçaient, ils voteraient plutôt Macron, sans volonté de faire barrage à Le Pen. 

"En revanche, ajoute la chercheuse, dans les quartiers populaires des grandes métropoles, impactés par l’immigration et où les taux d’abstention battent des records, les retours de terrain que nous avons depuis plusieurs jours font état d’une volonté d’aller voter" pour s’opposer à l’extrême droite. Macron aurait une dette envers les quartiers, singulièrement la communauté musulmane, depuis que les islamistes de l'UOIF ont appelé à voter pour le protégé de Hollande.

Macron n’a pas fait grand-chose pour empêcher une forte abstention.

Il a refusé tout amendement de son projet présidentiel, notamment sur la future loi travail. Lors du virulent débat de mercredi, la prestation de Marine Le Pen face à la condescendance du banquier Macron, aura donc pu convaincre la gauche sceptique tentée par le "ni-ni" de voter ce dimanche pour l'alternance ?
Comme Bayrou, la ministre de l’Education, Najat Vallaud-Belkacem, ministre absente de son ministère de l'Education depuis plusieurs mois, soutien de Hamon, ralliée à Macron pour sauver sa candidature à Lyon (comme celle de son mari dans la circonscription des Landes  d'Emmanuelli !) a estimé mercredi, dans Libération, que "ne pas voter contre le FN avec les meilleures intentions du monde, ça reste ne pas voter contre le FN." 

Et d’affirmer, comme l’économiste Thomas Piketty, ex-compagnon frappeur d'Aurélie Filippetti et soutien de Hamon, lui aussi, que plus la victoire de Macron sera large, moins celui-ci pourra prétendre en être le propriétaire exclusif. 
Une petite victoire étriquée serait sa force ! Pareil pour sa rivale ?

mardi 23 août 2016

Duflot déclare sa volonté d'être candidate à la présidentielle... et aux législatives 2017

Combien de ses ex-ministres en travers du chemin de Hollande, président sortant ?

Elle s'est cherché des parrainages

En ne se présentant pas, Nicolas Hulot a laissé la voie libre à l'ancienne ministre du Logement.
L'hypothèse d'une candidature de Nicolas Hulot à la présidentielle de 2017 suscitait plus d'enthousiasme que celle de Cécile Duflot, écologiste rouge et répressive. Le renoncement de son collègue modéré d'EELV a créé un appel d'air et, bien que détestée dans et hors de son milieu, elle  est pourtant entrée dans la course. "Il n'y a aucune urgence" à se décider maintenant", assurait-il fin juin au micro de RTL.

A 11 mois de l'élection, alors qu'elle n'atteignait pas 3% des intentions de vote, l'ancienne ministre du Logement, a lancé le lundi 27 juin un site internet pour obtenir soutien financier et parrainages à sa candidature écologiste.  Le site internet portait sa signature et apparaissait d'entrée de jeu comme son jouet, d'autant qu'elle s'était auto-désignée responsable éditoriale. "Je souhaite que l'écologie soit majoritaire. Moi je vais lancer un site internet parce que je veux que ces idées et ce projet soient représentés. Tout le monde se positionne sur des questions personnelles, moi je veux faire campagne pour l'écologie. Je serai peut-être candidate ou peut-être pas, mais je veux faire campagne pour l'écologie parce que ces valeurs-là ces idées-là on doit les défendre aujourd'hui," avait-elle expliqué au micro de France Inter.

"Vous êtes pour l'écologie ? Alors dites-le," exhortait l'ancienne ministre de Jean-Marc Ayrault, désormais farouche opposante à Manuel Valls, qui veut créer une "dynamique collective". Sans se dévoiler, elle lança un appel à des chèques en blanc.  "Dans notre système électoral, la participation à la présidentielle est conditionnée par l'obtention de 500 parrainages d'élu-e-s. En pratique, les maires sont les plus nombreux.Si vous en connaissez un ou une qui pourraient parrainer une candidature écologiste, indiquez-le nous !" lançait-elle. "On verra s'il y a des centaines, des milliers, des centaines de milliers de gens qui ont envie que l'écologie soit présente dans le débat de l'année qui vient" avait-elle fait valoir sur France Inter. 

Cécile Duflot peut-elle se pousser et nuire à Hollande ? Une hypothèse seulement valable en cas d'absence de Nicolas Hulot, derrière lequel elle annoncé qu'elle se rangerait. Selon une motion votée fin 2015, les élus locaux écologistes devront s'engager à parrainer le ou la candidate qui sera désigné(e) par le parti pour l'élection présidentielle, afin de réduire les difficultés liées à la quête des 500 parrainages.

L'écologie, vecteur de ses ambitions personnelles

Avec son compagnon, Xavier Cantat,
frère de Bertrand Cantat
Désormais officiellement candidate à la candidature à la présidentielle depuis le 20 août, Cécile Duflot est prête à faire le don de sa plantureuse personne, avec cette particularité que,
par conviction pour ses chances de réussite, elle est également candidate aux législatives. Ce dimanche, elle rappelait vouloir également concourir pour... les législatives ! Un acte de candidature déjà posé en février et auquel elle ne renonce pas malgré ses ambitions élyséennes. Elle veut inverser le calendrier électoral avec des législatives précédant la présidentielle.  C'est dire que sa participation à la primaire est un test grandeur nature de sa capacité de nuisance.  Une double candidature qui s'inscrit dans sa volonté de transfert du pouvoir réel de la présidence de la République au Parlement. En d'autres termes, le transfert du chaos d'EELV à l'Etat: la VIe République ! 
Outre "le retour au calendrier électoral dans lequel les législatives précèdent la présidentielle", un septennat "non renouvelable".

Les difficultés chroniques du parti écologiste à percer, élection après élection, l'ont convaincue que 
Les camarades MG. Buffet (communiste),
M. Aubry (frondeuse socialiste) et
 Cécile Duflot 
(écologiste radicale)
le système électoral de la Ve République ne laisse que peu de chances aux partis sans impact sur l'électorat. C'est pourquoi, les groupes politiques subalternes décrètent que  "la Ve République est épuisée" et que "le présidentialisme est en train de tuer la démocratie". 
Cécile Duflot veut passer à la... "démocratie augmentée". En clair, l'ancienne patronne d'EELV milite pour "l’instauration d’une proportionnelle qui permette de dégager une majorité (ce que le système majoritaire ne parvient déjà que trop bien à faire, pour le bien de la stabilité politique du pays) et de construire une coalition de projets". 
Cécile Duflot et Eva Joly,
la tendresse
Or, la construction de coalitions de gouvernement  soulève souvent  de gros problèmes et rend le pays ingouvernable: il  suffit d'avoir une culture historique et politique qui remontant seulement aux années 50 et au désordre institutionnel. 
Elle veut également "une constituante pour l’Europe". C'est ainsi qu'elle justifie sa candidature.

Il y aurait nécessité de lier ces deux élections, selon l'ancienne ministre du Logement. "Si c’est dans la présidentielle que se cristallise la politique, c’est au Parlement que doit s’exercer le pouvoir." Dans le courrier adressé aux adhérents d'EELV le 20 août et dans lequel elle officialise sa candidature, Cécile Duflot développe :
Le "parlementarisme" n'est pas une innovation: les Français en ont fait les frais. Mais Duflot maintient que cette question du rôle du parlement est centrale. Et, une fois encore nous ne devons pas oublier que l’élection présidentielle et les élections législatives qui suivront participent d’une même séquence politique. Ma candidature s’inscrit aussi dans cette logique : créer des passerelles entre les deux campagnes pour s’inscrire avec force dans le cycle qui s’annonce. La présidentielle ne doit pas aspirer toutes les énergies du mouvement au détriment des régions et des élections législatives.
Évoquant dans le JDD un "quinquennat raté pour l'écologie", Cécile Duflot ne veut pas "céder au renoncement" qu'elle dit avoir "vu de l'intérieur", dans une référence à peine voilée au départ d'Emmanuelle Cosse pour le gouvernement et aux nombreuses autres défections au sein d'Europe Écologie-Les Verts. 

Duflot évoque un "chemin" à prendre, "pas à pas." "Il faudra un jour un parlement écologiste, un président de la République écologiste", maintient la députée de Paris. Autrement dit un régime écologiste totalitaire. Dans un parti passé maître dans l'art de saborder ses têtes d'affiche, la voie de l'écologie ne sera pas un long fleuve tranquille.