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jeudi 8 août 2019

Municipales: l'agitation de Schiappa bloque les candidatures de femmes

Bilan de la sous-ministre des genres : LREM n'a "pas assez des candidatures de femmes"

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes d'abord et les hommes ensuite en est à renouveler son appel aux femmes à rejoindre les listes de la majorité...
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Même sur le modèle de Claire O'Petit,
LREM n'arrive pas à recruter...
"On est en vraie difficulté à La République en marche, je l'avoue, parce qu'on n'a pas les candidatures nécessaires," déplore Marlène Schiappa, confessant son échec au micro du "8h30 politique", mercredi 7 août. 

Dans une tribune du début juillet,la secrétaire d'Etat tout terrain médiatique avait pourtant appelé les femmes à s'engager pour les municipales de 2020, un appel qui n'a pas eu "assez" d'écho, explique la tweeteuse compulsive, qui a de surcroît micro ouvert permanente dans tous les organes de presse peu regardants. "La femme la plus difficile à investir, c'est la femme qui n'a pas candidaté. Nous n'avons pas assez de candidatures de femmes pour les municipales", s'alarme-t-elle, sans toutefois se remettre en cause.

Les femmes peinent-elles à s'identifier à la commère du gouvernement?

"On n'a que 16% des maires en France qui sont des femmes [Et elles ne sont pas à LREM, mouvement qui ne réussit donc pas à se constituer une assise territoriale]. C'est un chiffre qui est ridiculement bas", s'irrite Marlène Schiappa. "On a une Assemblée nationale maintenant qui est quasiment paritaire, parce que le président de la République a voulu investir 50% de femmes sur des circonscriptions gagnables, il y a maintenant quelques années, pour les élections législatives. Il serait temps qu'on ait aussi des maires qui soient des femmes", s'impatiente-t-elle.
Mais Schiappa fait de la gonflette, sans que les 'fact-checkers" ne sourcillent. Le Figaro met d'ailleurs en question l'impartialité de ses confrères fact-checkeurs, supposés passer au crible les déclarations des acteurs politiques.   En l'occurrence, si Schiappa avait la volonté de dire un peu la vérité aux Français, elle prendrait les chiffres de l'Observatoire des inégalités pour qui l’Assemblée nationale élue le 18 juin 2017 comprend 38,7 % de femmes, soit une forte hausse par rapport à 2012 où ce taux était de 26,9 %, mais un mensonge qui en dit long sur les difficultés du parti présidentiel à séduire au-delà de la macronie et de ses twittos qui font pleuvoir leurs commentaires partiaux sur les réseaux sociaux. Les Aurore Bergé et autres Olivia Grégoire en gros sabots ne sont plus crédibles depuis longtemps auprès des Français, pas même les Françaises. Quant à Sibeth Ndiaye, sa dégaine, ses approximations et son langage, ils exercent un pouvoir d'attraction proche de la répulsion auprès des impétrantes potentielles qui se respectent. 
A ce rythme de progression au Palais Bourbon,
la parité serait atteinte lors des prochaines législatives, ce qui reste peu probable tant l’élection de 2017 aura été exceptionnelle et saignante la mise en oeuvre du programme du candidat Macron qui soulève l'animosité des retraités, des exploitants agricoles ou des Gilets jaunes, en passant par le milieu hospitalier. Depuis le passage en force de Macron qui a imposé sa réforme   qu'à coups d'ordonnances, l'Assemblée nationale n'est plus qu'une chambre d'enregistrement des décisions du souverain républicain : pas de quoi susciter des vocations dans une situation d'article 49.3 permanent : autant s'occuper des enfants !.Au niveau sensible des communes, sur lesquelles Macron se décharge pour tenter de rétablir un semblant d'équilibre budgétaire, sans consentir équitablement aux transferts nécessaires des dotations de compensation, les candidates ne sont pas, davantage que leurs homologues masculins, les billes que Macron veut en faire dans les collectivités territoriales. 
Corinne Vignon, députée LREM de la 3e circonscription de Haute-Garonne, maire de Flourens.
Comme Corinne Vignon,
elles sont toutes déjà députées LREM...
Dans la tribune, Marlène Schiappa avait également annoncé un dispositif de mentorat qui sera mis en place à la rentrée pour les candidates kamikazes. "C'est un programme qui s'appelle 'Toutes politiques', qui permettra de soutenir les femmes face aux questions parfois spécifiques qu'elles peuvent avoir", explique la secrétaire d'Etat au micro de franceinfo. Mais Schiappa échoue à convaincre : si les députées n'ont aucune marge de manoeuvre, LREM laisserait-elle la bride sur le cou de ses élues communales, quand, dès le départ, le parti du président entend les conditionner, les formater ?  "Quand on est une femme politique, on est critiquée sur des aspects de notre vie, personnelle, physique, familiale, etc. Les hommes politiques n'ont pas à faire face à ce type de critiques, polémique la sous-ministre fielleuse à l'égalité (?) des genres, donc je crois que ça nécessite un accompagnement particulier en effet", se justifie la commère du gouvernement.

Maire, un mandat "extrêmement difficile"

Alors que Castaner à fait un petit détour depuis Nîmes où il se trouvait, mais que Macron n'a pas jugé bon de faire un saut de 42 kms, depuis Bormes-les-Mimosas, Var, Marlène Schiappa n'a pas manqué de rendre hommage - par un tweet de ses conseillers - au maire de Signes, Var, renversé et tué dans l'exercice de ses fonctions par une camionnette dont les occupants avaient tenté de se débarrasser de gravats sur sa commune. Le mandat de maire est "extrêmement difficile et on doit davantage le soutenir" [une fois mort ?] s'est soudain rappelée l'ex-conseillère municipale socialiste, indiquant au passage que le ministre chargé des Collectivités territoriales [et du "Grand" débat national, une référence], Sébastien Lecornu, le recruteur de Benalla, prépare pour la rentrée un projet de loi "qui permette de mieux sécuriser les parcours des élus et des maires".
Très fine psychologue, le sergent recruteur Schiappa apporte une dernière touche au tableau. Outre qu'ils paient parfois de leur vie le service à leurs concitoyens, elle ajoute en effet - par compassion (on en met jamais assez) - que  "leur responsabilité parfois même pénale est engagée et vous avez assez peu de rémunération, de reconnaissance et de moyens, il faut bien le dire", a-t-elle insisté...

Le robot Marlène enclenche sur la "régularité glaçante" des féminicides

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité des femmes contre les hommes déplore que le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou leur ex-conjoint [ou leur compagnon ou amant, français, bi-national ou en situation irrégulière, on ne le saura jamais] soit d'une "régularité glaçante" quelle que soit la volonté politique des gouvernements successifs". Schiappa arrose ses prédécesseurs, un autre moyen dissuasif de recruter des femmes pour les futures mairies macroniennes !  
Elle fantasme toutefois que son Grenelle contre les violences faites aux femmes, organisé à la rentrée, permettra d'améliorer la situation. On sait pourtant déjà ce qu'en attend l'ex-procureur Luc Frémiot, expert en la matière, depuis plus de deux ans (lien PaSiDupes : Marlène Schiappa est "complètement à côté de la question"). "Toutes les associations qui n'ont pas encore été identifiées et qui n'ont pas été sollicitées peuvent bien évidemment concourir, participer et venir", dit-elle, essentiellement pour faire son auto-promotion..
Lors du Grenelle, "on va regarder la différence entre l'impulsion politique qui est donnée par le gouvernement et la réalité de ce qui se produit sur le terrain pour mettre chacun face à ses responsabilités", menace Marlène Schiappa. 
Elle risque de prendre encore une claque : une violence insupportable!

mardi 9 janvier 2018

PS : le bras gauche de Hollande veut reprendre le manche de son pédalo

Stéphane Le Foll candidat à la tête du PS

L
'ex-intermittent du ministère de l'Agriculture en jachère ne redoute de rien 

Quand ce bâtisseur retrousse les manches
Le député et ancien ministre hollandien Stéphane Le Foll annonce sa candidature au poste de premier secrétaire du Parti socialiste, un parti "exsangue" qu'il entend "faire évoluer", mardi dans un entretien au quotidien Le Maine Libre. L'ambition de "faire évoluer" un tas de ruines reflète-t-elle des dispositions adaptées à la situation de catastrophe naturelle ? 

"J'ai donc décidé de relever le défi, déclare le grand nicodème, ou plutôt les défis qui sont face à nous, en présentant un projet devant les militants" lors du congrès du PS en avril, déclare M. Le Foll, 57 ans.

Les socialistes reprennent les mêmes pour recommencer

Résultat de recherche d'images pour "le foll vallaud belkacem"Le Foll établit un rapport entre sa candidature et le récent renoncement de Najat Vallaud-Belkacem à la candidature.
"Najat Vallaud-Belkacem a pris sa décision que je respecte. Nous avons servi ensemble dans les mêmes gouvernements et je salue son engagement, car nous aurons besoin d'elle", explique l'ancien ministre de François Hollande.

Stéphane Le Foll se sent l'étoffe d'un grand marabout: "les défis sont nombreux: le PS fait face à une double défaite, présidentielle et législatives. Il est exsangue, inaudible aux oreilles des Français".

Le féticheur de la Sarthe commence par jeter un sort au président Macron. "La présidentialisation des institutions actuelles sous Emmanuel Macron met à mal les partis dits 'traditionnels'. Il faut donc être capable de faire évoluer le Parti socialiste et de l'adapter à ce nouveau contexte".

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S. Le Foll se revendique "dans l'opposition" au chef de l'Etat, bien qu'on présente parfois cet envoûteur comme "macron-compatible". "J'ai voté contre le budget qui est favorable aux plus riches et injuste pour les classes moyennes et populaires. Je considère par exemple que les choix fiscaux décidés par Emmanuel Macron sur l'ISF et sur la fiscalité du capital vont continuer à creuser des inégalités patrimoniales".

Mais bien fol est qui s'y fie
Les candidats à la succession de l'ex-premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis ont jusqu'au 27 janvier pour se faire connaître, l'élection étant prévue le 29 mars, et le Congrès les 7 et 8 avril.
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Avant l'homme de paille de Hollande, seul s'est déclaré le député du Val-de-Marne Luc Carvounas, un soutien de Benoît Hamon pendant la campagne présidentielle et un ex-fidèle de Manuel Valls aujourd'hui apparenté au parti du président...

vendredi 27 octobre 2017

Présidence du PS : Bernard Cazeneuve ne fera pas don de sa petite personne

Le Parti socialiste cherche rebâtisseur désespérément

Il "n'est pas question une minute" qu'il prenne la tête du Parti socialiste

Bernard Cazeneuve l'a affirmé jeudi 26 octobre dans la soirée.
L'ancien premier ministre de Hollande a profité d'une séance de dédicaces organisée à Paris d'un livre pour dire ses intentions à propos du prochain congrès du PS qui se tiendra l'année prochaine. 
"Il n'en est pas question une minute. Je pense qu'il faut qu'il y ait une nouvelle génération", a-t-il lâché au Figaro.
"Comme je suis encore libre de déterminer par moi-même ce que je souhaite, je veux profiter de cette occasion pour vous dire dans quel état d'esprit je suis", a ajouté le fidèle de son destructeur. 
Le petit homme est tellement modeste qu'il s'est déclaré "agacé" par tant de "spéculations", alors que, ces derniers jours, certains désespérés faisaient circuler le nom de Cazeneuve pour prendre la tête du parti, indique Le Figaro, quotidien du centre. L'ancien ministre de l'Intérieur leur apparaissait, après Stéphane Le Foll, comme l'homme de paille idéal du président Hollande, s'il lui prenait l'envie de tenter un retour. Mais, si la rondeur de Hollande ne fait plus illusion, Cazeneuve reconnaît qu'il n'a pas la stature. 

L'ancien intermittent à l'Agriculture s'y verrait bien

"J'estime que le rôle de quelqu'un qui a été pendant cinq ans ministre, confronté à bien des épreuves, ce n'est pas de dire tous les jours qu'il est indispensable, c'est d'aider de nouvelles pousses à émerger", a recadré l'ancien premier flic de France. 
"Je n'ai pas de goût pour la polémique, je n'ai pas de goût pour le conflit politique, je ne sais pas diriger un appareil politique. (...) Je ne pense pas être bon dans la direction d'un parti politique. Ce n'est pas ce que j'ai appris à faire. Je n'ai pas le talent que d'autres pourraient avoir dans cette mission. Il faut faire dans la vie ce qu'on sait faire", reconnaît-il. Modestement.
Et d'adresser un message clair à tous ceux qui le voyaient déjà la tête du PS : "Je serai bien sûr fidèle à ma famille politique; je suis disponible, mais je n'exercerai aucun leadership. Tous ceux qui spéculent sur ce sujet se trompent", a-t-il insisté. 

Alors qu'il avait misé sur Bernard Cazeneuve [1m64], François Hollande se rabattra-t-il sur son ancien porte-parole Stéphane Le Foll ? 
Résultat de recherche d'images pour "stephane le foll et bernard-cazeneuve/"L'ex-ministre de l'Agriculture semble, quant à lui, décidé à briguer la présidence du parti : à 57 ans, dont cinq au gouvernement, il ne s'est pas usé et se prend pour une "jeune pousse"...  
"Je suis assez grand. [1m89] Je vous dis que je suis maintenant suffisamment libre pour, non seulement penser ce que je pense et faire ce que j'ai à faire", a-t-il déclaré sur LCP, cité par Le Figaro. 
"Je suis candidat à faire en sorte que le Parti socialiste se redresse", a affirmé Stéphane Le Foll à la presse.

vendredi 15 septembre 2017

J0-2024 : Macron instrumentalise ses aînés, Hollande et Sarkozy

Macron piège Hollande et Sarkozy en les conviant à célébrer les J0-2024 en France

Le récupérateur Emmanuel Macron a tenté de s'accaparer le mérite de cette attribution 

Sarkozy, Hollande, Macron... Trois présidents sur le podium des J.O.
Trois présidents pour un podium
Alors que l’obtention par Paris des Jeux Olympiques de 2024 était acquise, suite au retrait de ses concurrents à la candidature et à un marché conclu avec Los Angeles qui préférait les JO d'été en 2028, le président s'est donné de l'importance en réunissant à l’Elysée ses prédécesseurs, François Hollande et Nicolas Sarkozy, au milieu de 400 invités des mondes sportif et politique.  
Ce succès officialisé mercredi à Lima, lors d'une 'double attribution' pour les deux prochaines éditions des Jeux d'été, c'est la consécration logique d'une action volontariste sur plusieurs quinquennat : "c’est une histoire de cordée à travers le temps", a raconté le président de la République dans la salle d’honneur de l’Elysée. 
feu d'artifice du 14 juillet 2017 à la tour Eiffel à ParisLe 14 juillet 2017, un feu d’artifice avait été tiré depuis les Bassins du Trocadéro, en face de la tour Eiffel. Un spectacle pyrotechnique grandiose dont le thème portait déjà sur la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2024. 
La Mairie de Paris tenait les JO-2024 pour un fait acquis : un spectacle pyrotechnique construit autour des grandes valeurs que Paris défend pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024. À travers 
une douzaine de fresques, la dame de fer nous a ainsi permis de découvrir sa ville et partager les valeurs de la France, de Paris et de l’Olympisme !
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Dans un discours très consensuel, le nouveau président - qui ne craint pas de jouer, ci-contre, au paraplégique - a ainsi salué "l’esprit d’unité" qui a prévalu ces dernières années "alors que beaucoup doutaient, étaient sceptiques" face aux chances de la capitale française. "C’est une histoire de passion et d’engagement", a-t-il ajouté, en rendant hommage aux rôles joués par les présidents Hollande, "le premier" à "porter cette ambition", et par Sarkozy, qui “a aidé à convaincre" le Comité international olympique (CIO). 
Il s’agissait pour Hollande de sa première visite à l’Elysée depuis son départ en mai. 

Macron a aussi salué le rôle de premier plan joué par la présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, par la maire de Paris, Anne Hidalgo, et leurs prédécesseurs. 
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Macron a reconnu avoir tiré les marrons du feu : "Je n’ai fait que pousser dans l’en-but un ballon qui y était déjà", a-t-il souligné en souriant. 
Ces jeux ont même "réussi à réconcilier Paris et Marseille", alors que la répartition des sites va "mobiliser tout le pays," a en outre relevé Macron, alors que les représentants des collectivités territoriales ne sont pas équitablement placés dans la lumière. 

Il a enfin salué "la place déterminante occupée par les sportifs". 
Ils "ont apporté leur expérience et leur crédibilité", citant en particulier Tony Estanguet, co-président du comité de candidature.  

Mais Macron n'a pas hésité de qualifier les sceptiques de "grincheux".
"Vous avez réussi à faire taire les grincheux, ceux qui disaient que c’était trop cher (…) Il y aura encore des grincheux", a-t-il polémiqué. 
D’ici à 2024, Macron aura quitté l'Elysée, mais il s'est aventuré à affirmer que "l’Etat tiendra l’ensemble de ses engagements" tout en étant "vigilant" sur "la maîtrise parfaite des budgets, des délais et de l’organisation". 
"Il reste énormément de travail", a-t-il estimé, alors que, grâce aux efforts de ses prédécesseurs, la plupart des infrastructures sont d'ores et déjà en état d'accueillir les Jeux. 

Au-delà, "nous devons réussir l’héritage de ces Jeux, qu’ils laissent leur trace dans les territoires, les esprits et la société", a-t-il encore souhaité, bien que nombre de sites olympiques soient déjà disponibles aux athlètes.


Macron appelle les "fainéants" à ses côtés

Les anneaux olympiques ont été dévoilés sur la place du Trocadéro
et sous la pluie

De nombreux sportifs présents étaient engagés dans cette préparation depuis plusieurs olympiades, avant le président. 
Parmi les 400 invités, figuraient des médaillés des JO et Paralympiques comme le judoka Teddy Riner, "ému et fier", l’ex-athlète Marie-José Perec ou l’ancien nageur Alain Bernard. "C’est une fierté de pouvoir faire parler de la France par le sport", a déclaré ce dernier. 
La nouvelle ministre des Sports, Laura Flessel, a pour sa part espéré que les autorités vont faire en sorte que ces JO "soient une chance pour tous les Français." 

Cette journée de célébration - en attendant les médailles-  s’est achevée avec un grand concert gratuit ouvert à tous, sur le parvis de l’Hôtel de Ville, avec de nombreux artistes dont Florent Pagny, Kids United, Christophe Willem ou Amir. Cherchez les chanteuses...

Logo de "fainéants" ?
Résultat de recherche d'images pour "Macron et les faineants"Imaginé par l'agence Dragon Rouge et dévoilé sur les murs de l'Arc de Triomphe mardi 7 février, le logo de Paris ressemble étrangement à celui d'une agence londonienne de consulting.

Ce logo de la candidature de Paris pour les JO de 2024 - un savant mélange de la Tour Eiffel et du nombre 24 (en référence aux JO de 2024 et au centenaire des derniers Jeux organisés dans la capitale) réalisé par l'agence Dragon Rouge. - est-il trop réussi pour être dû à un Français ? Il lui est reproché d'être un quasi-copié-collé depuis qu'un internaute a posté sur son compte Twitter un message dénonçant une troublante ressemblance entre les deux symboles. Celui  de Dragon Rouge, choisi par la ville de Paris, rappelle en effet le 4 Global, une agence de consulting dédiée notamment à des ...événements sportifs.


"Quand je vois le logo effectivement je me dis hum hum hum c'est vraiment très très proche... Vous n'avez même pas besoin de me le notifier pour le coup. Mais je vous assure qu'il n'y a eu aucun partenariat, aucun rapprochement avec 4 Global, aucune volonté de notre part de les copier et de se rapprocher de ce logo-là. C'est aussi simple que ça", a assuré Kheireddine Sidhoum, directeur de la ...création du groupe.

Un sens achevé de la mise en scène

Les acteurs de cette victoire n'ont pu décliner l'invitation du nouveau président. Le chef de l’Etat s'est en effet construit une stature sur les quinquennats précédents, recevant, vendredi 15 septembre, ses ex-homologues à l’Elysée après l’obtention par Paris des Jeux olympiques de 2024.
En chute libre dans les sondages, Macron a fait venir des faire-valoir, Nicolas Sarkozy et François Hollande, à l’Elysée, le 15 septembre.  

Un président biface

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Une semaine auparavant, depuis Athènes, le nouveau président avait défendu son train de réformes en fustigeant l’inaction des "fainéants" et des "cyniques" qui l’avaient précédé au cours des quinze dernières années, ciblant ainsi ses deux prédécesseurs, sans les nommer. 

Vendredi, sur le perron du palais, Macron s’est bien gardé de critiquer ses ex-homologues. Pas de piques contre François Hollande et Nicolas Sarkozy (avec qui il a dîné avec son épouse Brigitte Macron, à l’Elysée, le 5 juillet), mais des sourires, des tapes dans le dos et des félicitations.  Sous les caméras.
Comme si les ringards, selon le trentenaire, approuvaient sa politique. 

Au final de cette opération de com', le président Macron est au coeur d'une nouvelle polémique, du fait des proches d'Anne Hidalgo, maire PS de Paris.

mercredi 10 mai 2017

Assemblée: Macron ne veut voir qu'une seule tête

La République En Marche! ne veut pas élever de frondeurs en son sein

Le mouvement En Marche! qui mute en parti politique, La République En Marche, met le cap sur les législatives de juin prochain. 

Emmanuel Macron s'est enflammé à la fin de son meeting samedi à Paris.
La révolution menée par Anormal 1er sera-t-elle libérale et totalitaire?
Le vent en poupe depuis l'effet tectonique des plaques politiques de sa candidature, le mouvement d'Emmanuel Macron craint les écueils et il rappelle les conditions strictes pour être investi comme candidat. Mais il les relâche déjà quelque peu. De la gauche à la droite du paysage politique, tout le monde est le bienvenu dans le mouvement En Marche! pour participer aux élections législatives. Le mouvement ne possède encore aucune assise territoriale et c'est pourquoi le MoDem de Bayrou jouit de faveurs sans égales.

Les conditions d'investiture devaient été drastiques et égalitaires

Mais Bayrou a aussitôt bénéficié d'un régime spécial qui ouvre la porte à toutes les exceptions, toutes les combinaisons du passé. Prenez Manuel Valls, son rival, qui débranche le PS et le déclare mort en rendant hommage à Jaurès, avant de s'auto-investir candidat REM et de choisir lui-même sa circonscription, dans le dos du président de la commission d'investiture d'En Marche!. Mais ses méthodes du forcing et du fait accompli devant lequel il croyait placer les instances du PS font un flop et Jean-Paul Delevoye a "déféré" l'ancien premier ministre devant la commission d'investiture, pour "analyse" du cas. Si son dossier était resté bloqué au bas de la pile ce mercredi, il devrait toutefois resurgir demain au sommet... Rabattre le caquet du Catalan, mais ne pas l'humilier: Macron est en déficit de talents !

Macron renonce à chasser des têtes nouvelles
En peine de découverte de talents nouveaux, Jean-Paul Delevoye va chasser sur les terres de l'opposition de droite, résigné à recycler des bonnes volontés, écartant toutefois la possibilité de double étiquette avec un autre parti politique pour les candidats investis par le mouvement aux élections législatives. 
Valls n'a ni rendu sa carte du PS , ni adressé de CV à Delevoye. "Notre position n'a pas varié : si vous souhaitez soutenir le projet présidentiel, vous vous inscrivez au mouvement En Marche!, sur le site En Marche!, vous allez à la préfecture sous l'étiquette En Marche!", a martelé le grand maître des investitures. 

Si En Marche! permet la double appartenance politique à ses adhérents et militants, il est impérativement demandé aux futurs députés qui voudront gouverner avec Emmanuel Macron de se rallier à son panache mauve. 
Concrètement, chaque postulant à la députation sélectionné par En Marche! parmi des milliers d'impétrants décidés à prendre le train en marche dans le sillage de Valls, rallie de la 25e heure, devra se rendre en préfecture entre le 15 et le 19 mai et effectuer une déclaration de rattachement au parti, qui devrait prendre le nom de "La République en marche" quand il sera constitué à partir de ces élections. 

Si le rattachement administratif est incontournable, pour le reste, "il ne sera pas fait de contrôle policier sur la double appartenance", tempère un conseiller d'Emmanuel Macron. Rien n'empêche donc les élus Pacsés de conserver leur carte d'adhérent au PS ou à LR, par exemple. Des candidats à voile et à vapeur, du jamais vu...

Les "frondeurs" indésirables

Mais
la porte d'En Marche! n'est pas grande ouverte à tout le monde. Sur BFMTV-RMC (comme par hasard), le petit maire de Forcalquier (quelque part dans les Basses Alpes ou Alpes de Haute Provence) Christophe Castaner, porte-parole d'Emmanuel Macron durant sa campagne, a ainsi affirmé vouloir éviter la présence de tout frondeur dans la future majorité présidentielle qu'il appelle de ses vœux. "Une des choses dont on a souffert dans le mandat [de Hollande et Valls ou Cazeneuve] qui vient de se terminer", c'est que "ce n'est pas sa ligne qui a été validée et très vite les frondeurs ont empêché le président de la République" de gouverner, a-t-il accusé, comme si chacun n'avait pas gardé le souvenir d'un président sans expérience, ni ossature, un "bras cassés" qualifié de 'Flanby'. 

Et, pour ne voir qu'une seule tête, celle de d'Anormal 1er, Christophe Castaner précise que Macron est prêt à creuser plus large et profond le fossé : "Ce que nous souhaitons, c'est ne pas avoir nos propres frondeurs", mais "avoir des femmes et des hommes qui s'engagent sur les grands projets, les engagements pris par Emmanuel Macron devant les Français." 

Cette soumission corps et âme des candidats, ajoutée à la volonté du futur président de gouverner par ordonnance, puisque Valls s'est carbonisé en recourant quatre fois à l'article 49.3 en deux projets, permet de voir se profiler un régime autoritaire. Si les électeurs n'y prennent pas garde et renvoient à l'Assemblée une majorité de députés sans expérience, ni envergure, lui accordant un blanc-seing, le président Macron aurai les coudées franches : avec le retour du balancier, le fléau va s'abattre sur les Français.

Avis de non-reconnaissance des dettes de Macron au PS

Tandis qu'En marche! se tourne vers la droite de gouvernement, le Parti socialiste s'orientera clairement à gauche, au-delà de ses limites actuelles, jusqu'à 'La France insoumise', d'autant plus résolument que Montebourg céderait au grand brame de Mélenchon. Le PS écartelé entre un Benoît Hamon qui se verrait bien dans l'opposition à une éventuelle majorité présidentielle et un Stéphane Le Foll, qui appelle à travailler avec Emmanuel Macron, est arrivé au démembrement. 

Quoi qu'il en soit, comme l'a déclaré le candidat Macron le 5 mai dernier, un candidat se présentant sous les couleurs du PS trouverait systématiquement un adversaire d'En Marche! en face de lui. Ainsi Valls a-t-il déjà une rivale "En marche!" sur son chemin et que Delevoye va devoir re-orienter. 

De quoi déboussoler encore un peu les socialistes tentés de ménager la chèvre et le chou en tentant de se rapprocher d'En Marche! tout en gardant un pied au PS. 
La gauche avance à marche forcée, mais à vue.

Mélenchon assume la rupture avec ses alliés communistes

"La France insoumise" annonce qu'il n'y aura pas d'accord avec le PCF aux législatives

Le mouvement "La France insoumise" renvoie sur le PCF la responsabilité de cet échec

Le numéro un du PCF "Pierre Laurent a décidé de rompre les discussions", accuse  Bompard, qui en "prend acte" et le "déplore". Se disant "excédé par des combinaisons sans principe" proposées par les communistes, "tous nos candidats porteront 'L'avenir en commun', programme de "La France Insoumise", a indiqué mardi Manuel Bompard, directeur des campagnes du mouvement de Jean-Luc Mélenchon, en invitant les 7 millions d'électeurs qui l'ont soutenu à l'élection présidentielle à reproduire aux élections législatives de juin leur "vote pour une majorité nouvelle à l'Assemblée nationale".

Un peu plus tôt, alors qu'une entente paraissait déjà compromise, le secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent avait renouvelé avec "un peu de colère" son appel à un accord avec La France insoumise (LFI), prévenant qu'il ne restait que "quelques heures" pour une telle entente. 

Des négociations de marchands de tapis

L'Avenir incertain
La manne financière que constituent des sièges parlementaires et, mieux, un groupe parlementaire, a rendu âpres les discussions pour le  bout de lard. Parmi les raisons du blocage, un sénateur anonyme de Paris avait en effet évoqué des discussions "très étriquées", ne concernant que des "retraits réciproques de candidatures portant sur moins de 15 circonscriptions pour chaque formation sur les 577" existantes.
"Tour à tour, la direction du PCF a rejeté tout accord national, puis a demandé 50% des circonscriptions (ainsi que le renouvellement de ses députés sortants), puis un échange de 20 circonscriptions, puis de 13, puis a rompu." 

"Dans le même temps, elle [la direction du PCF ] a conclu des accords départementaux avec le PS et EELV comme dans la Somme et le Jura", accuse Manuel Bompard, au nom du totalitaire Mélenchon qui veut "faire naître une nouvelle majorité". 

Mélenchon veut le beurre et l'argent du beurre

Depuis son score inespéré de 19% des votes exprimés au premier tour de la présidentielle, alors que Macron a atteint le  sommet de la pyramide du Louvre, la candidat de l'extrême gauche de gouvernement est sur un petit nuage, oubliant qu'il a une dette envers le PCF.  Dès dimanche soir, Jean-Luc Mélenchon avait lancé un appel aux électeurs de La France insoumise à se "fédérer" pour les législatives afin de s'opposer à Emmanuel Macron, "nouveau monarque présidentiel".

Son directeur des campagnes estime ne pas pouvoir faire plus pour le PCF
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Il vante "la grande diversité" des candidats LFI déjà investis (17 issus du PCF, 6 d'EELV notamment), synonyme d'un "large rassemblement".

Il se justifie aussi en précisant qu'il n'y a pas non plus eu d'accord avec Europe Ecologie-Les Verts malgré un appel au rassemblement des écologistes. 

Entre les communistes et l'équipe Mélenchon, les discussions sur un éventuel accord pour les législatives coincent sur plusieurs points depuis leur reprise après le premier tour de la présidentielle, où le candidat LFI, soutenu par le PCF, est arrivé quatrième avec 19,58% des voix.

La question de l'utilisation de l'image de Jean-Luc Mélenchon par le PCF a aussi envenimé les relations, avec début mai des menaces de "poursuites judiciaires" émanant de la France insoumise. "Dans les circonscriptions où Jean-Luc Mélenchon ne souhaite pas l'utilisation de son image, nous respecterons ce droit", a assuré P. Laurent mardi.

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Faute d'accord national, le numéro un du PCF a confirmé que les communistes mèneront la campagne "avec la main tendue" : localement, ils feront des "offres" individuelles à leurs partenaires. Cette campagne des communistes sera lancée jeudi lors d'un meeting au gymnase Japy dans le XIe arrondissement de Paris.
Quant à Mélenchon, il semble plus motivé par son aventure personnelle à Marseille, où il devrait annoncer sa candidature, que par le 4e tour social et Anormal 1er lui en sait gré.