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vendredi 2 mars 2018

Tupperware ferme sa boîte française définitivement

Tupperware, une boîte de plus qui ferme en France 

Ses 
235 salariés de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire) sont sans travail 

Les deux dernières machines qui produisaient encore dans l'unique usine Tupperware arrêtées définitivement mercredi matin à l'aube, quarante-cinq ans après son implantation, comme annoncé par le fabriquant américain de boîtes alimentaires en plastique en octobre dernier A l'issue d'une grève de deux semaines en janvier, un accord avait été conclu avec le groupe américain sur les conditions de licenciement des salariés du site, en activité depuis 1973. 

Pour Antonio Constantino, délégué du syndicat CGT, majoritaire dans l'entreprise, "la majorité des salariés sont satisfaits de l'accord, notamment du montant des primes supra-légales de licenciement et du plan de formation, qui est très bien fait". Les salariés licenciés après plus de 30 ans de travail dans l'entreprise devraient recevoir des primes supra-légales allant de 24 à 36 mois de salaire, plafonnées à 100.000 euros. 

La direction générale de Tupperware a justifié sa décision de fermeture totale de l'usine par "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité et à un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". 


"Un choix stratégique opportuniste (de la direction de Tupperware) à partir des ordonnances Macron"

C'est ainsi  que  l'élu socialiste au Conseil régional et ancien député Jean-Patrick Gille explique la décision de fermeture de l'usine. "Tupperware a quatre usines en Europe: Portugal, Grèce, Belgique et France. On ne ferme que la française... On nous dit qu'on coûte trop cher !", avait dénoncé Antonio Constantino, le 19 octobre, encore sous le choc de l'annonce de la fermeture du site et de la délocalisation de la production française dans les autres usines européennes. 

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Avec ses quatre sites de fabrication en Europe, la surcapacité de production en 2017 est de 35% (en Europe) et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-elle expliqué. "Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours. Aujourd'hui, il y en a 8 et elles ne tournent pas à plein régime", a encore fait valoir la direction de Tupperware.
La fabrication est délocalisée au Portugal et en Grèce, où les coûts de main d'oeuvre sont moindres.

Joué-lès-Tours, deuxième commune du département et pourtant  sinistrée 

Cette cessation d'activité de Tupperware à Joué-lès-Tours intervient alors que cette commune de l'agglomération de Tours a déjà vécu la suppression par Michelin de 742 postes dans le cadre d'un plan social de 2013.  En fermant son usine française, Tupperware va supprimer 235 emplois. Avec le renoncement de principe d'avoir un "état-stratège", il n'y a rien d’étonnant à ce que la France devienne un "désert industriel" et connaisse une situation de "chômage pour tous" au lieu du "plein-emploi".

Mais il y a plus, car Joué-lès-Tours n'est pas une commune réputée sans histoires.
Épilogue judiciaire pour les « mariages chinois ».
Cette commune fait partie de l'agglomération de Tours dont le maire de juin 1995 à avril 2014, fut le socialiste Jean Germain, notamment connu pour sa citation en 2011, dans l' "affaire des mariages chinois", où quatre autres personnes furent mises en examen,   notamment pour escroquerie et détournement de fonds de la mairie, dont une ancienne maîtresse, Lise Han, condamnée à 12 mois ferme. Pendant trois ans, la ville avait organisé pour de jeunes couples chinois des mariages "romantiques" en Touraine, sous des caméras de télés nationales qui faisaient ainsi de la publicité pour la ville. Mais, en 2011, la presse s'est fait l'écho de pratiques jugées illégales autour de ces unions chinoises.

Le 20 décembre 2014, vers 14h00, à l'approche des fêtes de Noël,
 
"un homme" armé d'un couteau - une arme répandue dans une certaine catégorie de la population - a blessé plusieurs policiers du commissariat et a dû être abattu abattu.
Le petit ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait commenté avec une "grande" sobriété : " C'est un acte de grande violence", après avoir salué "la grande maîtrise, la grande compétence et le grand sang-froid des policiers" qui se sont retrouvés "en situation de se défendre".
De l'auteur des faits,  on sait qu'il habitait Joué-lès-Tours, où il était connu pour des actes de délinquance. Il faut toutefois compléter les informations retenues par la presse: l'agresseur des quatre policiers est un jeune musulman d'origine burundaise au commissariat de Joué-lès-Tours. Certains tiennent à préciser que le jeune Africain, un adulte de 20 ans né en 1994, du nom de Bertrand "Bilal" Nzohabonayo, est français, pour ne pas dire 'franco-burundais'. Son frère cadet,  Brice, également tenu sous surveillance par la police burundaise, sera arrêté à Bujumbura.



D'après les premiers témoignages des policiers, l'homme aurait crié "Allahu Akbar" ("Allah est plus grand") au moment de l'agression. 
Selon l'AFP en fin d'après-midi, une enquête devait néanmoins être ouverte aux chefs de tentative d'assassinat et d'association de malfaiteurs, en lien avec une entreprise terroriste, version qui reste à confirmer par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Une "source proche du dossier" affirma que "l'enquête s'oriente vers un attentat contre les forces de l'ordre motivé par l'islamisme radical". Elle ressemble précisément "au mode d'action préconisé par le groupe Etat islamique".  Le Figaro affirma un peu moins de quatre heures après les faits, que l'individu «était un islamiste» connu des renseignements. A Joué-lès-Tours, la France faisait donc face à sa première attaque terroriste liée à Daech.

Le 19 février dernier, les policiers ont interpellé un homme de 28 ans à son domicile de Joué-lès-Tours (Indre-et-Loire). Lors de la perquisition, ils ont découvert 3 kg de résine de cannabis et quelques centaines de grammes d’herbe. Et, dans la voiture que l'individu partage avec son amie, la police a trouvé un pistolet automatique de marque Browning, calibre 6,35. L’homme, qui est bien connu des services de police et de la justice, a déjà été condamné à maintes reprises pour violences sous la menace d’une arme, dégradations, conduite sans permis, trafic de stupéfiants et violences sur concubine.

14.504 crimes et délits ont été recensés pour l'année 2014 à Joué-lès-Tours et ses environs. En 2016, la délinquance a nettement augmenté dans l'agglo tourangelle : forte hausse des cambriolages, ainsi que des agressions sexuelles. 

mardi 7 avril 2015

Un sénateur socialiste a mis fin à ses jours avant de comparaître devant le tribunal

La mort guettait l'ex-maire PS de Tours? Poursuivi en justice dans l'affaire des "faux mariage chinois"

Jean Germain a été retrouvé sans vie près de son domicile
L'ex-élu socialiste avait disparu en laissant deux lettres d'adieu, l'une dans sa voiture, l'autre à son domicile. Le sénateur PS devait comparaître comme accusé ce matin au procès des "mariages chinois" qui s'ouvrait ce matin. Le procès a été immédiatement suspendu.

Dans la lettre, lue par son avocat, Jean Germain, avait écrit notamment: "Je sais le mal que je vais faire, la peine que je vais diffuser à ceux qui m'aiment, mais on ne peut laisser la chasse systématique aux politiques se dérouler normalement, quotidiennement".
Il fut directeur de cabinet d’André Laignel qui, à propos de l'inconstitutionnalité des nationalisations du président Mitterrand, assura en octobre 1981 que le raisonnement du député Jean Foyer, ancien garde des Sceaux, avait basculé du juridique au politique, commentant ainsi: "De ce fait, il a juridiquement tort, car il est politiquement minoritaire"... 
Inspecteur général de l'Éducation nationale (IGEN) jusqu'en 2010, Germain était délégué national du PS auprès de François Hollande, chargé de l'Éducation et des Universités et proche d'André Laignel qui nia son homosexualité à une époque où elle n'était pas un titre de gloire.

Ex-maître de conférences en droit public, ce juriste de 67 ans devait comparaître pour "complicité de prise illégale d'intérêts et détournement de fonds publics", dans le cadre de l'organisation de simulacres de mariages pour touristes chinois que le maire de Tours célébrait ceint de son écharpe tricolore entre 2007 et 2011.

Terre radicale, l'Indre-et-Loire, département qu'a présidé la ministre Marisol Touraine et dont Jean Germain était sénateur, a basculé à droite aux dernières départementales, obtenant 52,59 % (UDI-UMP) contre 26,43 % au binôme du Parti Socialiste.

lundi 30 mars 2015

Valls et son gouvernement, tous déjugés: peuvent-ils se maintenir contre le peuple ?

Aucun ministre survivant au "crash" des départementales

François Hollande, président de la République: chassé de Corrèze;

Manuel Valls, premier ministre, chassé de l'Essonne;



Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, chassé de Seine-Maritime;

Ségolène Royal, ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, virée des Deux-Sèvres où elle a été parachutée:

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche: Lyon-ville n'était pas appelé à voter... Mais le Rhône est gagné par la droite;

Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la Justice: la Guyane n'était pas appelée à voter... 

Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, majorité sortante UMP reconduite dans l'Indre;

Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense (mais plutôt de la guerre), chassé du Morbihan passé à l'Union de la droite;

Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes, chassée d'Indre-et-Loire;

François Rebsamen, ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chassé de Côte-d'Or;

Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, chassé de la Manche;

Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt, porte-parole du Gouvernement, sur le départ de la Sarthe;

Emmanuel Macron, ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique: n'a aucun ancrage municipale ni départemental, n'a jamais sollicité de légitimité populaire...

Sylvia Pinel, ministère du Logement, de l'Égalité des territoires et de la Ruralité,  sur le départ de Tarn-et-Garonne;

Marylise Lebranchu, ministère de la Décentralisation et de la Fonction publique, admise à faire valoir ses droits à le retraite hors du Finistère;

Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, n'a aucun ancrage municipale ou départemental: sans aucune légitimité populaire...

George Pau-Langevin, ministre des Outre-mer, en attente des Régionales de décembre: elle est conseillère régionale d'Île-de-France.

Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports, viré de la forteresse PS du Nord, dont il était le président (2011-2014).

Le bilan des Départementales est sans appel.
Le gouvernement a été massivement désavoué; 
il ne peut s'incruster.


vendredi 27 mars 2015

Départementales: agacé par ses revers du 1er tour, Valls (PS) mord les mollets de Sarkozy (UMP)

Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS

Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste
Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir. La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde. Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidente était son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote ni PS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins". 
VOIR et ENTENDRE le président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants, laissant ainsi à chacun la liberté de son choix: 


Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des collectivités exprimée par le député Bernard Perrut face à la baisse des dotations territoriales, et la réponse controversée du ministre Eckert:

L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité: 

 
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Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle  du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.

Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires

Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRE Sarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:


"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir". 

Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger  (plus) mortel"

Manuel Valls s'est également attaqué au  FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On  ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)

Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !

Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.

Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité". C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.

Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.

Elections: les départements PS qui sont sûrs de perdre leur tête

14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche

Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ? 

Pourtant s
ouvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).

1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)

Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.

2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)

Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourg de 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.

3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)

Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.

4. Hermeline Malherbe-Laurent, PS (Pyrénées orientales)

Toute fraîche sénatrice, elle pensait surfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.

5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)

Devancé  par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.

6. Rachel Mazuir, PS (Ain)

Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droite pour contrer le FN arrivé en deuxième position.


7. Jean Denat, PS (Gard)

A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes  de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard. Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.

8. Yves Rome, PS (Oise)

Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy, loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Pen arrivé en tête. Malgré ce constat, l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.

9. Christophe Perny, PS (Jura)

Président du Conseil général depuis quatre ans, ce  frondeur pourrait payer le prix de son  opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.

10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)

Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...

11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)

Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.

12. Didier Manier, PS (Nord)

Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans, son département est déjà sûr de basculer à droite. Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.

13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)

Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant, voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et  le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.

14. Christian Namy, UDI (Meuse)

C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.


mercredi 25 mars 2015

Départementales: le crash de l'A320 ne suffit pas à perturber la campagne de Valls

Valls donne la priorité à la campagne sur la tragédie des Alpes-de-Haute-Provence

Le premier ministre n'a fait que reporter son déplacement prévu à Fresnes dans le Val-de-Marne ce mardi en fin d'après-midi. 
     Dès le 23 mars 2015 à
Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis): "Nous appelons à faire barrage partout au Front national", a déclaré  le Premier ministre, venu faire campagne au quartier du Pavé Neuf à Noisy-le-Grand, en compagnie de l'ex-président PS du CG de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone
Valls se rendra mercredi en Val-de-Marne, avant d'aller faire campagne, jeudi, à Tours et vendredi à Vauvert, Gard.

Selon les éléments de langage, Valls aurait bouleversé son agenda !
"L'heure est (…) à la solidarité," a clamé Manuel Valls ce mercredi après-midi à l'Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, à la suite du  crash de l'A320 Barcelone-Düsseldorf de la compagnie Germanwings dans les Alpes-de-Haute-Provence.
En raison de ce drame, le premier ministre a été "contraint de bouleverser" son programme, a-t-il fait dire devant micros et caméras qui ont répondu à la convocation de Matignon, mais pas un seul organe de presse n'a jugé ce bouleversement dérisoire au regard du drame qui a fait 147 morts. 

Valls ne se rendra pas sur les lieux de la catastrophe
Alors que Hollande, président des chrysanthèmes, Merkel et Rajoy sont à Seyne-les-Alpes (Alpes-de-Haute-Provence), au risque d'entraver les efforts des secouristes et d'encombrer les autorités locales, Valls n'a consenti qu'à retarder son déplacement de campagne dans le département du Val-de-Marne du mardi au mercredi pour soutenir le président communiste du Conseil général sortant, Christian Favier, menacé d'éjection de son fauteuil. 
Le Val-de-Marne fait partie de ces départements où l'appel au rassemblement pourrait fonctionner. "J'appelle à voter sans ambiguïté ni exception pour le candidat de gauche le mieux placé", avait indiqué Favier à l'issue du premier tour. Mais c'était avant...

En revanche,
le premier ministre en exercice était lundi à Noisy-le-Sec
Il y a retrouvé le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone.
La Seine-Saint-Denis fait en effet partie de ces départements que la gauche veut conserver à tout prix. Or, Noisy-le-Sec a été perdue par le PS en 2010, au profit du centre et la gauche a senti le souffle du boulet... Sur place, Valls a participé à une réunion avec les acteurs locaux à la Maison pour tous du Jardin des Sources, à 17h30, puis, à 17h50, à une déambulation dans le quartier du pavé neuf.
L'entourage du premier ministre n'exclut pas que Valls se rende également dans son fief de l'Essonne, en région parisienne, d'ici la fin de la semaine.

La détresse des autres n'a en effet que peu d'impact sur cet arriviste qui n'a de compassion que pour ceux qui servent ses intérêts. Or, les victimes sont allemandes et espagnoles. En France, elles ne sont pas  des électeurs... 

Le premier ministre met ses fonctions entre parenthèses pour maintenir la république des copains et des coquins
En Val-de-Marne, Valls soutiendra
plutôt L. Carvounas (PS)  que Ch. Favier (PCF) 

A la vérité, Valls va en effet soutenir son camarade Luc Carvounas. Comme il le fera à Vauvert (Gard), le chef du gouvernement socialiste fait campagne en faveur de son réseau d'élus locaux. Carvounas avait démissionné de son poste de conseiller général pour devenir maire d'Alfortville, puis sénateur du Val-de-Marne. C'est dire que les départementales le motivent. 
Or, Carvounas est un proche de Manuel Valls: il fut son directeur de campagne en 2011 dans le cadre des primaires du Parti socialiste pour la désignation du candidat de ce dernier à l’élection présidentielle de 2012: Valls avait fait 5,63 %... Secrétaire national aux relations extérieures en mai 2014 avec la désignation de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire du Parti socialiste, Carvounas y relaie la ligne du nouveau Premier ministre Manuel Valls.

Sans délai, lundi après-midi,
le patron du PS 94 a annoncé l’union de toute la gauche pour le second tour. A ce stade, les autres déplacements du premier ministre dans le cadre de la campagne de l'entre-deux tours ne sont pas totalement déstabilisés. Lundi, le Gard, la Charente et les Pyrénées-Orientales avaient été choisis tant par Matignon que par le PS. "Mais, ce qui était vrai hier, ne l'est plus aujourd'hui", confie, souriant, un proche du premier ministre.

Valls devait se rendre dans deux départements où la gauche juge une victoire possible. Manuel Valls hésitait entre les Pyrénées-Orientales et la Charente (pour Michel Boutant, PS) entre mercredi et jeudi. Or, le meeting des Pyrénées-Orientales n'est plus assuré de la présence de Valls. Car, avec le souci de se faire mousser, seul est maintenu le "grand meeting départemental", près d'Angoulême (salle des fêtes de Gond-Pontouvre), en Charente - "incertaine mais gagnable," selon un proche. 
Manuel Valls ne pourra éviter de se rendre à Tours jeudi soir, puisque c'est à la demande de la ministre de la Santé, Marisol Touraine, élue de l'Indre-et-Loire, qui a besoin d'aide, mais pourrait trouver des médecins en colère sur son chemin. 
A ce stade, le Gard est toujours programmé vendredi, en dépit des événements de la tragédie aérienne des Alpes-de-Haute-Provence.