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lundi 30 mars 2020

Municipales: Macron ne décide plus de rien, suggère Bayrou

"Macron voulait reporter le scrutin," assure le maire de Pau

Qui décide à l'Elysée ? Les oppositions ?

Le passage à l'heure d'été serait donc fatal au "maître des horloges" : alors que le 1er tour s'est tenu malgré l'épidémie de coronavirus et que la décision du président est lourde de conséquences en vies humaines, le maire de Pau assure que le "chef de guerre" s'est laissé dicter sa conduite par l'opposition, en dépit des mesures de confinement décrétées par le premier ministre. 

Deux semaines après les municipales qui ont contribué à la propagation du virus, le maintien du premier tour des élections municipales malgré l’épidémie de coronavirus continue de susciter l'indignation, puisque que nombre d’assesseurs ont été testés positifs au Covid-19 et que plusieurs responsables politiques dénoncent un scandale.

Bayrou a mis le temps, mais il a mûri la contre-offensive

Résultat de recherche d'images pour "girouettes artisanales ...
Dans Le Figaro de ce lundi 30 mars, le président du MoDem François Bayrou tente de maquiller les faits. Le mis en examen continue de sévir, malgré des faits de "complicité de détournement de fonds publics" dans l’affaire des assistants parlementaires européens du parti centriste. Il ne craint pas d'affirmer que l’option du report avait non seulement sa préférence, mais aussi celle d’Emmanuel Macron. Que ne l'a-t-il clamé plus tôt, et surtout avant la prise de décision de Macron qui a envoyé des Français au casse-pipe

Le Monsieur Propre jauni se donne le beau rôle. 
"Dès lors qu’on devait fermer les écoles, puis les bars et les restaurants, il était évident pour moi que la conclusion logique et immédiate ne pouvait être que le report des élections.
"C’était précisément l’avis du président de la République”, assure celui qui sonde les reins et les coeurs

Amazon.fr - Gueules cassées - Delaporte, Sophie, Audoin-Rouzeau ...
Macron a eu ceux que
le LBD 40 de Castaner a manqués
Et l'aigri qui a foiré tout ce qu'il a tenté de pointer les pressions exercées sur l’exécutif: “les oppositions ont poussé de hauts cris en criant [ce ministre de l'Education souille l'image de l'agrégation de lettres] au déni de démocratie. Le consensus nécessaire est devenu impossible et la décision n’a pas été prise”. Le chef de guerre n'en impose plus qu'à ses godillots de l'Assemblée. 

Sans consensus politique sur le sujet, tout utilisateur de l'article 49;3 et des ordonnances qu'il soit, Jupiter ne pouvait obtenir l’union nationale qu’il appelait de ses voeux, alors que celle-ci s'est depuis concentrée sur le Covid-19. 

Le matin même, "devant les responsables politiques du pays”, Macron n'avait pas envisagé le maintien, explique Larcher, du fait, précise-t-il que "le stade 3 n’est alors pas d’actualité".  

Le tordu-de-Pau ne rappelle pas que, le même soir, l'exécutif avait viré casaque et que le maintien devenait incohérent:  “Samedi soir, la situation change: intervention du premier ministre, confirmation du stade 3 avec ses restrictions”. 

dimanche 23 avril 2017

Les sondages ont déjà installé Macron à l'Elysée

Macron battrait largement Le Pen au second tour: les électeurs doivent-ils se rendre aux urnes ?

Plus de surenchère sur une première femme présidente, le 7 mai...





Les féministes peuvent rester à la cuisine : Emmanuel Macron (g) battrait largement Marine Le Pen (d) au second tour de l'élection présidentielle, selon deux sondages réalisés à vif, dimanche soir après l'annonce des résultats du 1er tour. C'est l'élément de langage diffusé aux organes de presse par l'AFP, en faveur de l'héritier de Hollande. 

Selon Ipsos Sopra Steria, le candidat d'En Marche! recueillerait 62% des voix contre 38% à celle du Front national. Pour Harris Interactive (M6), l'écart serait plus important, avec 64% des voix pour Emmanuel Macron et 36% pour Marine Le Pen.

Selon Ipsos, 85% des personnes interrogées se disent sûres de leur choix. Près d'un électeur sur deux de François Fillon au 1er tour (48%), 62% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 79% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur Emmanuel Macron au second, contre respectivement 33%, 9% et 4% en faveur de Marine Le Pen, selon cette enquête Ipsos (France Télévisions/Radio France/LCP/Public Sénat/France24/Le Point et Le Monde).
Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Pour Harris Interactive, 47% des électeurs de François Fillon du 1er tour, 52% de ceux de Jean-Luc Mélenchon et 76% de ceux de Benoît Hamon se reporteraient sur le candidat d'En Marche, contre respectivement 23%, 12% et 3% pour Marine Le Pen.
Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les deux candidats se sont qualifiés dimanche pour le second tour avec, selon les estimations des instituts de sondage, 23% à 24% des voix pour Emmanuel Macron et 21,6% à 23% pour Marine Le Pen.

Les entreprises de sondages se plaignaient de n'avoir qu'une heure pour mener leur estimation, 

entre les premières fermetures de bureaux de vote à 19h00 et les JT de 20h.
(Photo FRED DOUCHET)
Enquête Ipsos réalisée en ligne le 23 avril après 20h15 auprès de 2.024 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 1.379 certaines de voter au second tour, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,6 à 2,2 points.

Enquête Harris Interactive réalisée en ligne le 23 avril entre 20h05 et 20h30 auprès de 2.684 personnes inscrites sur les listes électorales, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur 0,6 à 2,1 points.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.

Premier tour de la présidentielle : Macron et Le Pen, qualifiés pour le second tour

Situation incertaine pour la troisième place

Le candidat d’En marche ! obtiendrait 23,7 % des voix et celle du Front national 21,7 %

A 20h30, le candidat de la droite et du centre, comme celui de 'La France insoumise' (PCF et Parti de gauche) seraient à égalité à 19,5 % des voix, selon cette même estimation Ipsos-Sopra Steria pour Le Monde
Par ailleurs, la participation au premier tour est estimée à 77,3 %, en baisse par rapport à 2012.

A 20h12
,
nouvelle estimation des résultats 

Selon Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, couplage révélateur du journal Le Monde avec les chaînes d'Etat, les premières estimations sont les suivantes :
Emmanuel Macron : 23,9 %
Marine Le Pen : 21,7 %
François Fillon : 20,0 %
Jean-Luc Mélenchon : 19,2 %
Benoît Hamon : 6,3 %
Nicolas Dupont-Aignan : 4,8 %
Jean Lassalle : 1,2 %
Philippe Poutou : 1,1 %
François Asselineau : 0,9 %
Nathalie Arthaud : 0,7 %
Jacques Cheminade : 0,2 %

Démoralisé, Mélenchon ne donne pas de consigne de vote pour le second tour, disant n’avoir reçu "aucun mandat pour s’exprimer" à la place de ses électeurs.

Au second tour, Emmanuel Macron l'emporterait avec 62 % des voix

Selon une enquête Ipsos-Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, portant sur 2.024 personnes (dont 1 379 certaines d'aller voter) interrogées dimanche soir, Emmanuel Macron l'emporterait largement face à Marine Le Pen au second tour. 

Présidentielle: participation stable à midi, en métropole; en baisse, dans l'Outre-mer

28,54% de participation à midi: stable par rapport à 2012

Le taux de participation atteignait 28,54% dimanche à midi en métropole, pour le premier tour de l'élection présidentielle


Quasiment stable par rapport au premier tour de 2012 (28,29%), commente le ministère de l'Intérieur. Le taux de participation final avait été de 79,48% au premier tour de 2012. Les Français de métropole ont jusqu'à 19h00, soit une heure de plus qu'en 2012 quand les votes étaient clos à 18h00 dans de nombreuses communes, une grande partie de l'outremer ayant déjà voté samedi. 
Les plus de 66.000 bureaux de vote de France métropolitaine sont ouverts depuis 8h00. Dans certaines grandes villes de métropole, les bureaux resteront ouverts jusqu’à 20 heures.

Dans la capitale, la hausse de la participation était sensible à la mi-journée, avec 24,24% de votants contre 21,69% à la même heure il y a cinq ans. 

Parmi les départements les plus citoyens, figurent 
le Gers (38,46%, -1 par rapport à 2012), 
la Corrèze (38,11%, +4), ancien fief du président sortant François Hollande, 
le Cantal (36,34%, -2,5), 
le Puy-de-Dôme (35,91%, +8) 
et la Saône-et-Loire (35,72%, +3) de Montebourg, partisan de Hamon. 

A l'inverse, les départements où le taux de participation était en retrait à 12h00 sont 
le Val-d'Oise (20,65%, en hausse néanmoins d'un point en cinq ans), 
le Val-de-Marne (21,21%, =), 
le Pas-de-Calais (23,35%, -2), où se présente Marine Le Pen (FN),
le Vaucluse (23,47%, -12) 
et la Seine-Saint-Denis et les Hauts-de-Seine (23,93% tous les deux). 

Participation en baisse dans l’Outre-mer

La préfecture de Martinique a annoncé que le taux de participation dans l’île était de 34,82 % à 17 heures, samedi contre 36,5 % à la même heure en 2012. 

En Guyane, le taux de participation était de 37,31 % à 17 heures, contre 45,73 % à la même heure en 2012, a annoncé le préfet. 

17 heures en Guadeloupe, 34,17 % des électeurs s’étaient déplacés; en 2012, ils étaient 41,98 % à la même heure, a annoncé la préfecture sur Facebook.

Par ailleurs, aucun résultat (partiel ou définitif), hormis ceux concernant l’abstention, ne pourra être communiqué avant la fermeture du dernier bureau de vote, à 20 heures.

vendredi 27 mars 2015

Départementales: agacé par ses revers du 1er tour, Valls (PS) mord les mollets de Sarkozy (UMP)

Pour le premier ministre, l'UMP est la principale menace sur le PS

Manuel Valls accuse Nicolas Sarkozy de "courir après le Front national"
Avril 2012: Hollande drague l'électorat frontiste
Mars 2015: Valls jette sur lui l'anathème du PS
Valls avait visiblement délaissé sa charge de premier ministre pour tenir son avant-dernier meeting de campagne pour les départementales à Tours, jeudi soir. La bave aux babines, Valls s'est transformé de Dr Jekyll en Mr Hyde. Venu soutenir une gauche en mauvaise posture dans l'Indre-et-Loire, dont la présidente était son actuelle ministre de la Santé, MST (la très décriée Marisol Touraine), Valls a asséné ses principaux coups sur le président de l'UMP. Le hargneux petit catalan a considéré qu'au "ni-ni" électoral (consigne de vote ni PS ni FN quand l'UMP n'est pas au second tour) -auquel s'est d'ailleurs rallié le centriste Jean-Christophe Lagarde (UDI) à Marseille - s'ajouterait un projet politique de "moins-moins". 
VOIR et ENTENDRE le président de l'UMP recommander le vote blanc à ses militants et sympathisants, laissant ainsi à chacun la liberté de son choix: 


Valls poursuit dans la caricature avec ce qu'il appelle le "moins-moins" qui serait "moins de services publics, moins de solidarité" ou encore "moins de moyens pour les collectivités territoriales". Or, le moins de cantons, c'est une "avancée" de la gauche. Suite au redécoupage des circonscriptions défini en mai 2013 et assorti des décrets d'application de 2014 le nombre des cantons est tombé de 4.035 à 2.054, mais les élus "conseillers départementaux" seront plus nombreux, du fait de la constitution de binômes indissociables : 4.108 au lieu de 4.035, pour plus de dépenses publiques.
VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des collectivités exprimée par le député Bernard Perrut face à la baisse des dotations territoriales, et la réponse controversée du ministre Eckert:

L'État socialiste veut réaliser au moins 10 milliards d'euros d'économies sur le secteur de la santé.
Il va donc tôt ou tard s'attaquer aux petits hôpitaux qui représentent près de la moitié des dépenses de santé. Mais quiconque a gardé en mémoire les manifestations de médecins et infirmiers soutenues par la gauche contre la réforme de la santé menée par le président Sarkozy, trouve que Valls ne manque ni d'arrogance, ni d'aplomb.

VOIR et ENTENDRE l'inquiétude des régions qui voient se fermer les blocs ET les hôpitaux de proximité: 

 
.
Le Premier ministre s'en est pris à distance à l'ancien président de la République, mettant en veilleuse ses vociférations contre le FN, mais accusant le président du principal parti d'opposition de contribuer à des "polémiques nauséabondes" sur les menus de substitutions dans les cantines. "Quand on prétend 'attaquer le Front national, brutalement, frontalement' " (c'est Valls-le-colérique qui le dit!), comme l'a dit Nicolas Sarkozy, "on ne le fait pas que dans les mots ou dans les discours. On le fait aussi dans les urnes, avec une position claire !" a estimé le Premier ministre, évoquant la recommandation officielle  du "ni-ni" UMP qui ne convient pas aux candidats PS en perdition.
"Non, on n'attaque pas le Front national quand on reprend des polémiques nauséabondes sur l'identité ou sur la laïcité. On ne l'attaque pas: on montre qu'on est plus faible et qu'il est plus fort !" a lancé un Valls à nouveau postillonnant lors de ce meeting socialiste dans la mairie de Tours.

Valls ne défend même plus sa politique; il fait la leçon à ses adversaires

Le socialiste a défendu le communautarisme contre la laïcité
"J'entendais encore récemment le président de l'UMP (...) dire à un de nos compatriotes musulmans que s'ils voulaient que leurs enfants puissent manger conformément à leur foi [le halal n'est pourtant pas un article de foi...], ils n'avaient qu'à aller dans des écoles privées. Pour ne pas avoir - je cite encore - des 'tables de petits musulmans dans les écoles.' On exclut, on encourage le repli communautaire que l'on prétend combattre", a interprété Valls.
VOIR et ENTENDRE Sarkozy exprimer sa pensée véritable, sans filtre rose déformant:


"Ce n'est pas cela M. Sarkozy la République, ce n'est pas cela la laïcité et l'égalité ! Ça, ça s'appelle courir derrière le Front National !" a-t-il lancé, devant quelques centaines de personnes, dont sa ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Le Premier ministre s'en est pris à une droite "qui n'apporte aucune solution", selon lui, et qui serait prête, toujours d'après lui, "à tous les bricolages sur les valeurs pour revenir au pouvoir". 

Bête noire des amis des totalitaires communistes, le FN serait "un danger  (plus) mortel"

Manuel Valls s'est également attaqué au  FN, qui a atteint un nouveau sommet au-delà des 25% au premier tour. Le FN est "un danger mortel pour la France", a-t-il averti, mais avant tout pour le PS arrivé en 3e position, totalisant 21,85%, mais avec ses alliés (modérés, PRG, et aussi extrémistes, UG: écologistes EELV, 2%, et communistes, 6%)... "On  ne fera pas avancer le pays en renversant la table, en jetant à l'eau tous nos principes républicains", a-t-il hystérisé en dénonçant le programme du FN (sortie de l'euro, restrictions sur l'IVG,...)

Alors que l'Indre-et-Loire risque de basculer à droite dimanche, dans un scrutin qui s'annonce très serré, Manuel Valls a eu le sentiment que la gauche a "résisté" au premier tour et que sa mobilisation a eu des effets... "Oui, le vote Front national s'installe, s'implante, se banalise (...) Mais nous avons montré qu'en mobilisant les Français (...) en sonnant l'alerte, nous pouvions commencer à inverser le cours des choses", a-t-il estimé. Rendez-vous dimanche soir !

Dans le département d'élection de MST (Touraine), la droite est arrivée en tête dans 16 des 19 cantons mais le PS, sortant, n'a pas abandonné tout espoir. Le second tour s'annonce particulièrement serré dans plusieurs cantons (Amboise, Bléré, Montlouis-sur-Loire ou Tours 1 et 2).
"Il nous faut nous mobiliser pour faire mentir les pessimistes et les résignés. Ici rien n'est joué", a prophétisé Marisol Touraine dans la grande salle des fêtes de la mairie de Tours, municipalité perdue en mars 2014 par le PS.

Manuel Valls a vanté une gauche qui a "le souci des gens, une certaine idée de la solidarité, de la proximité". C'est pourquoi le PS seul a fait environ 14% contre 28,75% UMP-UDI-UD ... Valls aux abois a prévenu qu'il ne lâchera pas Matignon et a renouvelé son appel à l'unité de la gauche, alors que l'exécutif cherche à élargir la base de sa majorité et envisage un remaniement en ce sens.

Vendredi, Manuel Valls est attendu de pied ferme au meeting de Vauvert dans le Gard où il achève quatre semaines de campagne et où le FN a dépassé les 35% au 1er tour.

lundi 23 mars 2015

Départementales: la politique de Valls sanctionnée; l'UMP reprend la tête, devant le FN

La politique et les vociférations de Valls divisent et  coulent la gauche, comme le pays 

La droite domine, le FN s’enracine, le PS trébuche: la droite est sortie largement en tête du premier tour des départementales

Le FN, à plus de 25%, s'est non seulement affirmé comme la deuxième force politique du pays, mais il est qualifié dans plus d'un canton sur deux.
Dans 43 départements (sur 98 où avait lieu le scrutin), le FN arrive en tête. Outre ses bastions du Sud-Est ou du Nord/Nord-Est, il termine premier jusque dans les Côtes d'Armor (19%). Surtout, après 8 élus dès le premier tour, il sera présent au second dans près de 1.100 cantons sur environ 1.900 encore à pourvoir.

Le FN en tête dans les Bouches-du-Rhône. L'ancien homme fort du PS local, Jean-Noël Guérini, recule devant la forte poussée du Front National du fait des casseroles judiciaires qu'il traîne depuis des années avec la complicité d'une justice indulgente du même coup sanctionnée par les électeurs:  plusieurs candidats de sa majorité ont été éliminés dès le premier tour. De ce fait, le FN est en tête du département avec 33,5% des suffrages et n'est absent que dans un seul des 29 cantons au second tour.

La gauche a en revanche souffert de la politique de Valls, contestée au sein du PS qui est sur le point de perdre une trentaine de Conseils généraux dimanche prochain, soit autour de 50% puisqu'il en détenait 61.
A un peu plus de 21%, le résultat du PS est certes largement au-dessus de son score catastrophique (14%) des Européennes de 2014, selon une totalisation partielle du ministère de l'Intérieur, mais son arrogance avec le Front de gauche et les écologistes risque de priver la gauche d'un grand nombre de présidences départementales, alors que celle-ci détenait 61 départements.
Le Nord, forteresse socialiste perdue. 
Symbole du revers national, le Nord, qui compte le plus grand nombre de cantons et qui est un bastion de la gauche, est d'ores et déjà perdu. Pour le PS de Martine Aubry et des affaires de corruption, le premier tour annonce une débâcle dimanche, à deux ans de l'élection présidentielle de 2017. Ne garder qu'une vingtaine de départements correspondrait au scénario du pire redouté par l'exécutif, alors que Valls s'est démultiplié, venant vociférer jusqu'à Lille (Carvin, le 18 mars).
En Corrèze, l'atmospère est tendue
La Corrèze pourrait revenir à droite

Si Tulle est gavée de crédits déversés depuis Paris et repue de textos, appels et visites, le chef de l'Etat -parachuté dans le Limousin en 1981- n'a pu que constater la progression de la droite dans son fief électoral menacé de bascule. Avec 49,85% des suffrages, le maire de Tulle, protégé de Hollande, rate son élection au premier tour. Et en Corrèze, malgré une participation en hausse à 63,12%, la soirée est encore plus morose pour le PS. La droite, elle, a déjà gagné 4 cantons. Le socialiste Gérard Bonnet, président sortant du Conseil général, est contraint à un second tour.

L'Essonne de Valls vacille. Le département de la grande couronne parisienne pourrait basculer à droite, après avoir déjà connu une hécatombe aux municipales. La gauche avait alors perdu les villes de Viry-Châtillon, les Ulis ou encore Palaiseau. Le scrutin s'annonce serré entre la gauche, en place depuis 1998, et la droite menée par G. Tron, tandis que le Front national entend jouer les trouble-fête au second tour.

"Les conditions d'un basculement massif en faveur de la droite et du centre sont réunies"
L'ancien président Nicolas Sarkozy s'en est félicité et renouvelle la consigne du "ni-ni" de l'UMP pour le deuxième tour, à savoir ni FN, ni PS dans les cantons où la droite est éliminée.
Après les municipales de 2014, le premier parti d'opposition remporte un nouveau succès pour le premier rendez-vous électoral de N. Sarkozy depuis son accession à la présidence de l'UMP.

La gauche sera d'ores et déjà éliminée de 500 cantons au second tour

L'institut Opinionway a publié des projections fondées sur 71 départements "probablement à droite", 19 "probablement à gauche" - soit une perte des 2/3 et 3 "sans majorité" (Pas-de-Calais, Vaucluse, Seine-Maritime), à l'issue du second tour dimanche prochain.
Jean-Marie Le Guen, un proche du premier ministre, diffuse les éléments de langage de Matignon pour qui la politique gouvernementale de Valls ne serait pas responsable de l'échec du pouvoir aux départementales, le quatrième. "Une centaine que nous aurions pu remporter, en raison de la division de la gauche", a raconté le secrétaire d'Etat. Mais la division est la conséquence des choix politiques de Valls, mais aussi de son arrogance avec ses alliés et ses tonitruants anathèmes sur tous ses opposants.

Selon les estimations de l'"institut" Ipsos, les listes investies par l'UMP ont obtenu 32,5%. Les listes ayant le soutien du PS emporteraient elles 24%. Le Front de gauche est crédité de 6,5% des suffrages, tandis qu'EELV émarge à seulement 1,9%.
L'ensemble de la gauche, qui pointait à 34% au soir des Européennes, a plutôt mieux résisté qu'annoncé: les sondeurs avaient amplifié la menace FN (crédité de 30%) et dramatisé une déroute dans le sillage des municipales et des européennes de 2014, tandis qu'à l'instigation de Matignon, ils ont marginalisé la droite républicaine. Au final, la stratégie des manipulateurs de l'opinion a donc créé l'effet escompté: minimiser la poussée du FN et la gamelle de la gauche. A ceci près que l'opposition de droite a sereinement capitalisé sur les promesses non tenues et les outrances des uns et des autres. 

Un maquillage des résultats par "blocs"

Cette intox technique permet de gonfler un score cumulé de 36,2% pour la gauche -escamotant les querelles des frondeurs, les portes claquées par les radicaux Verts ou les attaques du Front de gauche - contre 36,5% pour le bloc de droite, selon une présentation fallacieuse du ministère à la faveur de la nuitvers 02h00. Car ce coude-à-coude apparent est en réalité purement théorique et ne devrait pas empêcher un revers électoral, en raison des divisions, selon les politologues.

Ainsi, quatre fois plus de candidats de droite étaient élus dès le soir du premier tour. 220 candidats de droite (soit 110 binômes) avaient par exemple déjà été élus au premier tour, 56 de gauche, 8 FN et 6 divers.

La presse de lundi évoque une "fessée monumentale" du PS et ne peut nier une "vague bleue" (UMP-UDI) plutôt que "bleu Marine (FN) qui a déferlé sur le premier tour.

La campagne du second tour

Débat sur le 'ni-ni' à droite 
Le score du Front national (25,35%, selon les derniers décomptes du ministère vers 02h00), nettement inférieur aux 30% gonflés par plusieurs entreprises commerciales de sondages, peut être exploité comme un encouragement par Manuel Valls. Mais, en arrivant au 3e rang, le Premier ministre qui s'était promis de l'abattre à coups de  matraque, a échoué à maintenir le parti de Marine Le Pen derrière le PS. "Quand on mobilise les Français, ça marche", s'est félicité cet adepte de la méthode Coué qui n'est pas à une contre-vérité près.
Le directeur du département opinion chez Harris Interactive  n'est pas de reste dans la manipulation. "Objectivement, chacun peut vraiment se réjouir." Et Jean-Daniel Lévy de citer le PS "parce que notamment le surplus de mobilisation leur a permis de passer la barre des 20%" ! 

M. Le Pen avait des raisons d'afficher sa satisfaction, saluant "l'exploit" de dépasser le score des européennes (24,86%), qui l'autorisait à se poser en "premier parti de France". Or, le parti frontiste gagne près de 10 points par rapport aux cantonales de 2011.

Tous les responsables de la gauche aux abois ont appelé à faire barrage à l'extrême droite
Le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, exige  "la réciproque" à droite.
Mais, arrivée en tête,  l'UMP reste fidèle à sa politique du "ni-ni", tandis qu'au centre, Jean-Christophe Lagarde, président de son principal allié, l'UDI, et Marielle de Sarnez (MoDem, combien de divisions?) ont appelé à "faire barrage à l'extrême droite" avec un "bulletin républicain". Alain Juppé (UMP) avait jugé un peu plus tôt que "la seule force d'alternance" était l'alliance de la droite et du centre.Le nouveau maire de Pau (Modem) a lui aussi invoqué les "valeurs" pour justifier son opposition au "ni-ni". C'est ainsi que le tandem François Bayrou - Alain Juppé a permis que la gauche conserve tout le Sud-Ouest...
Pour sa part, le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a reconnu un "risque d'un basculement massif des départements", qui "annonce une large victoire de la droite et de l'extrême droite". 

Relativisant le  score pitoyable de son parti, Emmanuelle Cosse, la patronne d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a reproché au gouvernement et au PS d'être "responsables de la désunion autour d'eux".

Parmi les personnalités politiques candidates, le radical de gauche Jean-Michel Baylet a été réélu dès le premier tour dans le Tarn-et-Garonne, tout comme le socialiste Henri Emmanuelli dans les Landes, Patrick Devedjian (UMP, Hauts-de-Seine) ou Eric Ciotti, le président UMP sortant du Conseil général des Alpes-Maritimes.
Le ministre des Sports Patrick Kanner (Nord), les secrétaires d'Etat socialistes André Vallini (Isère) et Ségolène Neuville (Pyrénées-Orientales) sont en revanche en ballottage.

La participation des électeurs, qui avoisine les 49%, est nettement supérieure aux Européennes de mai 2014 (57,5%) et des cantonales de 2011 (55,7%).

lundi 24 mars 2014

Municipales: les socialistes tentent d'escamoter le vote sanction de la politique du gouvernement

Les socialistes hégémoniques appellent à un front républicain face aux triangulaires 

Le Parti socialiste appelle à faire barrage au Front national  

Au lendemain de leur cuisant revers dimanche au premier tour des municipales, les arrogants dirigeants humiliés tentent de faire oublier le vote sanction de la politique du gouvernement, car c'est au travers de triangulaires avec le parti d'extrême-droite que le PS pourrait sauver un certain nombre de villes. 

La demande est osée et l'exercice malaisé après des années de mensonges et d'insultes adressées à la droite et de stigmatisation du Front national, objet de la haine assumée de Harlem Désir et de ses semblables. 
D'un côté, lors d'une conférence de presse au siège du parti, le patron coopté du PS a déclaré lundi qu'il faut "tout faire pour empêcher que le FN ne prenne des villes".
Mais de l'autre, le Premier secrétaire du Parti socialiste s'en est aussi pris dimanche aux dirigeants de l'UMP qui, selon lui, "n'ont pas été capables de tirer les leçons de leur défaite" aux élections présidentielle et législatives de 2012. 

Sur qui compte-il pour dresser son "front républicain" ? Le pseudo-républicain sembla donner l'exemple en annonçant le désistement de la liste socialiste dans deux villes où le FN est arrivé en tête : Saint-Gilles et Tarascon. L'opinion ne pouvait qu'être impressionnée par tant de détermination vertueuse. 


Gaffe ou tromperie grossière ?

Le coup passa si près du PS que la tête de Harlem Désir en fut chavirée dès le 1er tour.
 
A Tarascon, la liste PS est de toute façon disqualifiée... Il s'agit d'un "appel à voter pour faire battre le Front national", a peu après corrigé l'entourage de l'incapable. 
En revanche, le premier secrétaire n'a pas évoqué le cas de Béziers où Robert Menard, soutenu par le FN, est largement en tête. Il est aussi resté vague sur Perpignan, où l'UMP réclame le désistement du PS pour éviter la victoire du frontiste Louis Aliot. "La décision sera prise dans la journée" pour Perpignan, a précisé Christophe Borgel, le monsieur élections du PS. Sont étudiés aussi Béziers et Fréjus. 

Un bureau national (exécutif) du parti était prévu à 16h00
"Le PS est dans une posture morale classique. Il joue le front républicain. C'est pour sauver la face. Mais concrètement, dans plein de villes, le poids du FN va l'aider à préserver ses intérêts électoraux", a résumé le professeur de sciences politiques Rémi Lefebvre, spécialiste du PS, proche de l'aile gauche du parti. 

Depuis dimanche, les arrogants socialistes ont officiellement repris un travail de "large rassemblement" des listes de gauche avec Europe Ecologie-les Verts et le Parti communiste, là où chacun était parti de manière dispersée au premier tour. "C'est la condition de la mobilisation dimanche prochain, c'est la condition de la victoire", a estimé Désir. 

Mais les candidats PS cherchent à sauver leur peau à la faveur de triangulaires dans plusieurs municipalités: le PS pourrait ainsi conserver Strasbourg, Metz, Besançon, Rouen, sauf si les quatre listes se maintiennent. Avignon est prenable. Le FN est aussi arbitre à Reims

Le nombre et la liste des listes d'union et des triangulaires ne seront connus que mardi soir après 18h00, date-limite prévue pour le dépôt des candidatures au 2e tour. 

Suffit-il de diaboliser les électeurs du FN ? 

Sonnés, les socialistes était réfugiés lundi dans le déni de la sanction
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a confirmé qu'il ne faut pas s'attendre à un "changement" de politique du gouvernement, qui doit "tenir le cap" malgré les mauvais résultats. 

Le chef de file des députés PS n'a pas fait dans la dentelle. Bruno Le Roux a en effet promis "des larmes" aux habitants des municipalités qui seront dirigées par le FN après les municipales.
"Un peu partout en France, la jeunesse nous a manqué; les couches populaires se sont détournées ; les classes moyennes nous ont évités ; les banlieues et les campagnes se sont terrées. Il faut savoir entendre les silences", a commenté sur son blog Claude Bartolone, président morose de l'Assemblée rose, en remettant à l'après deuxième tour les "enseignements" à tirer du scrutin. 

Député de la gauche du PS, Christian Paul,a jugé que "le barrage face au FN est nécessaire mais pas suffisant. On ne peut pas s'en contenter. Il faut montrer que le message politique très fort a été entendu".  
"Il faudrait déjà montrer à ceux qui ont voulu nous donner une claque qu'on l'a bien reçue et ne pas se contenter des appels à faire barrage au FN et à la mobilisation pour le second tour", a estimé un député anonyme, pilier de la majorité. A ses yeux, les résultats du premier tour nécessitent de réfléchir rapidement à "quelques ajustements de notre politique vers les couches modestes et populaires", les entrepreneurs étant laissés sur le bas-côté, avant de s'attaquer à "la question des équipes" après le second tour. 

Plusieurs petites follettes socialistes des media, comme le député Yann Galutont aussi tenté de mobiliser sur le thème: "la sanction" de la majorité, c'était au premier tour, maintenant "votez pour un maire" au deuxième.
Le député socialiste de Saône-et-Loire, Thomas Thévenoud, devra retrousser les manches et lâcher ses parties de scrabble sur sa tablette pendant les séances de l'Assemblée.Un deuxième joueur compulsif, Jérôme Guedj, député PS de l'Essonne, ayalollah du PS et proche de Marie-Noëlle Lienemann, est tout aussi bien capable de monter au front sur le projet de réforme des retraites et la ...pénibilité du travail.

Municipales 2014: Ayrault ne reconnaît pas la défaite et stigmatise les Français du FN

Un vote sanction contre  la majorité présidentielle totalitaire 

D'une voix blanche, Ayrault pointe une large partie des Français


La majorité présidentielle a payé cash
ses insultes


Ayrault dénonce la forte poussée du Front national

"Là où le Front national est en situation de l'emporter au second tour, l'ensemble des forces démocratiques et républicaines ont la responsabilité de créer les conditions pour l'empêcher", a déclaré le premier ministre en direct sur l'antenne de France 2, dimanche 23 décembre, après l'annonce des résultats du premier tour des élections municipales.
Les ministres qui insultent sont-ils des démocrates et des républicains?
La majorité présidentielle de Hollande agonit d'insultes ses adversaires (lien) M. Sapin, B. Le Roux, C. Duflot ont un vocabulaire respectueux de leurs adversaires... "Abruti, crétin, vermine..." et "pervers", "dealer", "voyou" sont le lot des contradicteurs et opposants au PS. Ces insultes passeraient-elles si elles étaient appliquées à une communauté de la diversité ? Les électeurs leur ont dit "halte"!  

Des ministres contestés au premier tour 


Les éléphants chancèlent

L'amère Aubry recule à Lille, Collomb est en ballottage à Lyon et le candidat écologiste devance le PS à Grenoble.

Les ministres sont à la peine
Seize ministres sont présents sur les listes de élections municipales. Deux d'entre eux figurent même en tête de liste: la ministre déléguée aux Personnes handicapées, Marie-Arlette Carlotti, et son collègue des Transports Frédéric Cuvillier.

Donné largement vainqueur par Le Point,
le ministre délégué aux
transports et à la mer perd 22 points à Boulogne-sur-Mer. Frédéric Cuvillier est mis en ballotage, ne rassemblant que 49,82 % des voix dans la ville où il a été maire jusqu'en 2012. En 2008, le socialiste avait été largement réélu au premier tour aux dernières élections municipales avec 71,61 %, un différentiel significatif de la chute du PS dans le pays.

MA Carlotti, la sous-ministre aux Personnes handicapées et à la lutte contre l'exclusion, qui mène la liste PS dans un secteur-clé de Marseille (Bouches-du-Rhône), a failli se faire exclure dès le premier tour, avec seulement 25,30% des voix, très loin derrière le candidat de droite Bruno Gilles (UMP-UDI), qui récolte 41,50% des voix. Patrick Mennucci, candidat du gouvernement à la mairie et donné gagnant sur l'excellent Jean-Claude Gaudin, arrive en 3e position derrière le candidat FN.

Le sous-ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, qui siège sur la liste du maire sortant de Laval, Jean-Christophe Boyer, est en ballottage défavorable.

Triangulaire dangereuse pour Filippetti à Metz
La ministre de la Culture figure en deuxième place sur la liste du maire Dominique Gros, ne remporte que 35,7% des voix, devant l'UMP 34,2 et le FN 21,3 %. Ce sera donc une triangulaire de tous les dangers pour le PS au second tour.

A Rouen (Seine-Maritime), la ministre des Sports, Valérie Fourneyronest en deuxième position sur la liste socialiste dans la ville qu'elle a dirigée de 2008 à 2012. Son successeur, le maire sortant Yvon Robert, n'obtient pourtant que 30% des voix

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, se retrouve en ballotage avec 47,1% au premier tour, dans la petite commune de Valentigney (Doubs), où il figure en numéro trois  La liste Divers droite est à 43,11%.

A Bordeaux, fin de parcours pour Michèle Delaunay la sous-ministre chargée des Personnes âgées et de l'Autonomie. Deuxième sur la liste PS de Vincent Feltesse, la tombeuse d'Alain Juppé aux législatives de 2007 s'est vue largement surpassée par le maire sortant, réélu haut la main dès le premier tour avec 60% des voix.

Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, est pris au piège d'une triangulaire au Mans. 

A Trappes (Yvelines), la liste PS où figure le sous-ministre à l'Economie sociale et solidaire, Benoît Hamon, a obtenu 47,4%.

Succès pour les listes de Michel Sapin et de Laurent Fabius
A Argenton-sur-Creuse (Indre), où le ministre du Travail, Michel Sapin est troisième sur la liste PS, c'est une franche victoire des socialistes, malgré le chômage et grâce aux aides et subventions. 
Son collègue Laurent Fabius n'a pas non plus de souci à se faire : à Grand-Quevilly (Seine-Maritime), la liste de gauche sur laquelle figure le ministre des Affaires étrangères en onzième position l'emporte très largement, dès le premier tour, avec 75 % des suffrages exprimés.

A Evry (Essonne), le ministre de l'Intérieur Manuel Valls, candidat sur la liste PS, en troisième position, est en ballotage avec son successeur, et devra se soumettre à un second tour. Un camouflet quand on songe qu'il n'obtient plus que 47,86% des suffrages, alors qu' en 2008 il avait été réélu maire d'Évry avec 70,28 % des voix,

Toujours dans l'Essonne, à Palaiseau, où un proche de F. Hollande, le ministre de la Ville François Lamy, est candidat, l'UMP arrive en tête au premier tour (43,7%) et affrontera le PS (38,6%) dimanche prochain.

Victorin Lurel, ministre des Outre-mer, est éliminé, puisque la liste du maire sortant de Vieux-Habitants, Georges Clairy (PS), sur laquelle il figurait en 29e et dernière position a été battue dimanche.