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lundi 23 mai 2016

Fraude au RSA: le Haut-Rhin récupère l'argent indûment versé

852.000 euros restitués en cinq mois suite à un contrôle des comptes en banque de bénéficiaires du RSA de Strasbourg

C'est ce que l'AFP appelle pudiquement une "économie" !

Plusieurs centaines de milliers d'euros de prestation sociale soustraits au conseil départemental - qui attribuent diverses prestations au titre de l'aide sociale, que ce soit aux personnes âgées, aux personnes handicapées, à l'enfance et aux familles ou encore à l'insertion - et versés par la CAF et la MSA (Mutualité sociale agricole) par le département du Haut-Rhin depuis le début de l’année, grâce aux contrôles des bénéficiaires du RSA en Alsace, a indiqué Eric Straumann, le président (LR) du Conseil départemental, depuis 2015. Une énorme somme ponctionnée sur les contribuables solidaires et qui n'est pas reversée aux plus défavorisés. 

L’abus de confiance à la solidarité sociale est révélé France Inter, selon laquelle il a été demandé à des bénéficiaires du RSA alsaciens de fournir leurs relevés de compte bancaires. 

"On ne peut pas verser de l’argent public sans faire un minimum de contrôle, alors même que cet argent public est de plus en plus rare", fait valoir Eric Straumann, un ancien directeur d'agence bancaire , puis professeur agrégé d'économie et de gestion, titulaire d'une maîtrise en droit des affaires et d'un DESS en administration des collectivités locales. Un profil que les autres assemblées territoriales devraient rechercher plus systématiquement...
Le quinquagénaire explique aux gestionnaires qui font peu cas des deniers publics: "Ce n’est pas le fait de savoir qu’un bénéficiaire va utiliser son RSA pour aller au restaurant qui nous dérange. Les dépenses ne nous intéressent pas. Les recettes, oui. Nous vérifions que les bénéficiaires du RSA n’ont pas de revenus par ailleurs."

10 % des bénéficiaires sont des fraudeurs, selon l’élu LR

Le président explique que, dans son département du Haut-Rhin, les contrôles portent sur les bénéficiaires du revenu de solidarité active (RSA) de plus de trois ans. Soit 400 personnes depuis le début de l’année et la moitié des bénéficiaires.

"Sur ces 400, une quarantaine environ ont montré des revenus supplémentaires (des revenus de capitaux, de l’étranger…). C’est quand même 10 % d’entre eux." Et les fraudeurs devront donc rembourser les sommes perçues abusivement.

Aucune pénalité n'est-elle associée au trop-perçu ...sur l'honneur ?
En Saône-et-Loire le Conseil départemental lutte aussi contre la fraude au RSA et renforce également les contrôles, mais des amendes administratives ont été mises en place, ce qui permet au département de récupérer de la trésorerie.

Comment lutter contre la fraude au RSA ?

Chaque mois, une commission de lutte contre les fraudes se réunit à la CAF (Caisse d'allocations familiales) pour examiner les dossiers suspects.
Il s’agit le plus souvent de dissimulations des ressources ou de dissimulations de vie maritale. L’échange d’information entre divers organismes (Pôle emploi, URSSAF, caisses d’allocations familiales, d'assurance maladie et de retraite, MSA…) permet de débusquer les fraudeurs.

"Pour qu'il y ait fraude, il faut qu’il y ait une intentionnalité", précise Alexandre Saby, agent comptable de la CAF. "Par exemple, quelqu’un qui omet de déclarer une information, c’est différent s’il l’omet pendant un mois ou pendant plus de six mois."

Une cellule de contrôle a été mise en place et des amendes administratives ont été créées. 
En Saône-et-Loire et sur quatre mois, 118 dossiers ont été examinés à la demande de son nouveau président André Accary (UMP-LR) qui a succédé à Rémi Chaintron (PS) en avril 2015 et 60 amendes prononcées, ce qui a permis au département de récupérer plus de 35.000 euros. Il y a eu 47 courriers d'avertissement et 2 dépôts de plainte. A noter aussi que 7 dossiers ont été jugés non frauduleux et que 6 sont en sursis.

mercredi 6 avril 2016

Thomas Thévenoud, taxeur socialiste, mais père mauvais payeur

Le député PS a (aussi) oublié de payer la cantine de ses enfants...

Les parents du Ve de Paris paient pour ses enfants depuis 5 ans

Contraint à la démission après la révélation de sa fraude fiscale pathologique, le député PS n'a toujours pas dominé sa "phobie administrative"Le Canard enchaîné révèle ce mercredi que ce député exemplaire et bon père de famille ne paie pas la facture de la cantine de ses enfants depuis 5 ans. choisi par Hollande pour être secrétaire d'Etat chargé du Commerce extérieur. 

Grivèlerie: 1.048,82 euros que la mairie n'osait pas réclamer
C'est le montant cumulé des factures de cantine impayées par Thomas Thévenoud. Selon le Canard enchaîné, qui s'est procuré un document de la trésorerie des établissements publics de la ville où sont scolarisés les enfants Thévenoud, le député de Saône-et-Loire n'aurait pas réglé ses factures de cantines depuis ...2011. 

A noter que, bien que
député de Saône-et-Loire, il a son domicile à Paris où ses enfants sont scolarisés. Florence Berhout, la maire LR du Ve arrondissement, celui de Jean Tibéri, au Quartier latin, a fait preuve d'une patience que lui envieraient les maires PS Frédérique Calandra (XXe), François Dagnaud (XIXe) ou François Vauglin (XIe), s'il s'agissait d'un(e) élu(e) d'opposition...

Contacté par le journal satirique, Thomas Thévenoud reconnaît volontiers cette dette. Il y a 15 jours, il affirmait pourtant à L'Express être à jour de toutes ses factures: "J'ouvre toutes mes enveloppes, chaque jour. Je suis mensualisé, je déclare et je paie en temps et en heure."

Une phobie récidivante non référencée

La révélation de ce nouvel abus de notoriété du député PS, qualifié d'"oubli" de paiement, pourrait être un argument de vente: il a publié la semaine dernière chez Grasset 'Une phobie française', récit de la chute libre de l'éphémère secrétaire d'Etat au Commerce extérieur qui, 9 jours après sa nomination, à l'automne 2014, avait été contraint de démissionner du gouvernement pour des oublis et des irrégularités dans le paiement de ses impôts.  

Pour sa défense, ce grand malade avait alors plaidé la "phobie administrative". Gageons que ce profiteur de la République n'oubliera pas d'aller réclamer ses droits d'auteur à son éditeur.

En attendant, il est grand temps d'alerter une assistance sociale pour maltraitance à enfants par personne ayant autorité ! En effet, la progéniture de ce "sans dents" est-elle correctement alimentée ou souffre-t-elle de malnutrition ? 

mardi 2 juin 2015

Poursuivi par le fisc, l'ex-sous-ministre Thévenoud balance

Thévenoud à Libé: "Je refuse qu'on se rachète une morale sur mon dos"

Le député PS de Saône-et-Loire veut tenter d'expliquer comment il compte se défendre
contre l’administration fiscale 

Bercy a décidé de porter plainte pour fraude contre lui
.
Incarnation de l'indécence socialiste
Chassé de son poste de secrétaire d’Etat au Commerce extérieur après neuf petits jours au gouvernement en septembre, le député de Saône-et-Loire a fini par régulariser sa situation fiscale sous la pression et a repris son Scrabble à l’Assemblée, sans J. Guedj qui a perdu la président du Conseil général de l'Essonne et se retrouve sans siège au Palais Bourbon. 
L’affaire Thévenoud semblait se tasser, mais, lundi, l’administration fiscale, la Commission des infractions fiscales (CIV, intervient dans le domaine de la lutte contre la fraude fiscale) a décidé de porter plainte pour fraude contre lui. 
Une procédure "normale" prise par une autorité "indépendante", se défendent en bloc Elysée, Matignon et ministère des Finances. Suspectant une "orchestration politique", Thomas Thévenoud sort d’un silence de huit mois pour expliquer comment il compte se défendre. Depuis la révélation de la fraude fiscale de Jérôme Cahuzac, ex-ministre du Budget, les affaires de cynisme s'accumulent et salissent le quinquennat de Hollande, sans compter l'affaire Agnès Saal. 

Vous dénoncez un acharnement là où le gouvernement parle de procédure de droit commun. Qui dit vrai ?

Il a joué; il a perdu
J’ai payé tout ce que je devais, je paie à tous les sens du terme. Et je paie encore tous les jours. [Il était temps: on pensait même qu'il aurait fini, sans aménagement...] Mais je refuse de payer pour tous les autres. [Qu'il commence par payer pour son propre foyer fiscal !] Derrière moi, on cache tout le reste. [Des noms, M. l'accusateur public!] Derrière mon nom, on cache toutes leurs turpitudes. [Thévenoud voudrait en mouiller et entraîner tout le monde dans sa disgrâce] Et je refuse [de quel droit est-il en position de refuser?] qu’on se rachète une morale à bon compte sur mon dos… [le fraudeur fiscal donne des leçons de morale...]

Vous parlez d’un "deux poids, deux mesures"…


Les exilés fiscaux ne font l’objet d’aucune poursuite pénale [sans doute parce qu'ils ne sont pas représentants du peuple], ils paient les indemnités qu’ils doivent à Bercy et c’est tout [faut-il poursuivre aussi les exilés fiscaux qui font amende honorable?]. On régularise des comptes cachés sans avoir recours à la justice [parce qu'ils se repentent: est-ce la cas de Thévenoud ?], alors que dans mon cas on poursuit quelqu’un dont on connaît la situation de A à Z. Tout ça est disproportionné, surtout quand on voit les sommes en jeu.

Vous savez bien que ce n’est pas le montant de vos impayés qui est au cœur de la polémique mais votre comportement en tant qu’élu…

Bien sûr, le sujet c’est qu’il faut que nous, politiques, soyons exemplaires et que je ne l’ai pas été [l'incident est donc clos]. Mais quand j’en ai pris conscience [il était secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur! Qu'est-ce qu'on apprend à l'IEP de... Lyon?] j’ai corrigé mes fautes [sans les révélations de Mediapart ?], alors que beaucoup ne le font jamais [l'individu est malsain]. Est-ce qu’un parlementaire a droit à une seconde chance? [comme les contribuables "normaux"; pour ceux placés sous protection juridique (tutelle ou curatelle), c'est autre chose...] 

Quand avez-vous été mis au courant de la plainte de la Commission des infractions fiscales ?

Ce matin. Je suis allé chercher une lettre avec accusé de réception à La Poste, et dix minutes plus tard, c’était dans la presse. De deux choses l’une, ou c’est une violation du secret de l’instruction et mon avocat fera ce qu’il faut, ou c’est une orchestration politique. Depuis septembre, il n’y a pas un seul fait nouveau. Ou plutôt si, le seul fait nouveau, c’est que j’ai corrigé mes fautes et régularisé ma situation.

L'impudent élu PS est inconscient de sa pathologie, notamment paranoïaque et doit se soumettre à des examens psychiatriques...

 

dimanche 12 avril 2015

DIM licencie après les départementales

Dim pourrait supprimer 400 emplois en France

Le propriétaire de la célèbre marque de collants s'apprête à licencier en France

Le groupe textile américain HanesBrands (HBI), propriétaire des marques Dim, Playtex et Wonderbra, "envisage de supprimer 400 emplois dans toutes ses implantations en France dont 160 au minimum à Autun (Saône-et-Loire) où Dim emploie actuellement 1010 personnes", selon Le Parisien. 

"Les 400 suppressions d'emplois devraient être officialisées dans les prochains jours": les suppressions d'emplois envisagées seraient "d'abord des départs volontaires ou des départs en préretraite, dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui reste à définir".

A Autun, où a été fondé DIM en 1956, "les suppressions d'emplois ne concerneraient ni la fabrication des collants et des bas, ni le C3D, qui assure la logistique pour l'Europe. En revanche, les 160 suppressions de postes frapperaient tous les autres corps de métier", précise le journal.

Il y a seulement un an, en septembre 2014, le fonds d'investissement américain Sun Capital Partners avait vendu le groupe de sous-vêtements DBApparel qui compte les marques Dim, Playtex, Wonderbra et Chesterfield, au groupe de textile américain HanesBrands (HBI) pour 400 millions d'euros.
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Arnaud Montebourg, le ministre du redressement productif, éclata de rire à une question sur les sous-vêtements français Eminence lors d'un face à face avec les lecteurs du Parisien. 

DIM a changé quatre fois de propriétaire en quatre ans

Au cours des quinze dernières années, trois usines ont fermé. 
En 2002, à Ruitz (Pas-de-Calais) et à Bourbon-Lancy (Saône-et-Loire, département de Montebourg) et, en 2006, à Château-Chinon (Nièvre, département de feu F. Mitterrand) avecà chaque fois, des suppressions d'emplois. Ironie du sort, les salariés frappés par les fermetures de Bourbon-Lancy et de Château-Chinon avaient été mutés à Autun. 
C'est aussi ce qui avait été proposé aux salariés de l'usine du Creusot (Saône-et-Loire), fermée au milieu des années 1980... 

Pendant les licenciements, Montebourg jouit d'une année sabbatique (ou deux)


Les publicitaires de DIM avaient pourtant mis le paquet...



 

vendredi 27 mars 2015

Elections: les départements PS qui sont sûrs de perdre leur tête

14 des 30 présidents qui vont tomber de leur siège dimanche

Mur des cons de Hollande ou mur des fusillés de Valls ? 

Pourtant s
ouvent installés, ces élus départementaux sont menacés par la grande marée de dimanche. Ces présidents seront-ils encore à la tête des nouveaux conseils départementaux en avril? Rien n'est moins sûr. Qui sont-ils, ceux qui peuvent déjà faire leurs cartons? Sur la liste figurent déjà les socialistes Yves Daudigny (Aisne), Jean-Louis Destans (Eure) ou Alain Cottalorda (Isère).

1. Gérard Bonnet, PS (Corrèze)

Conseiller général de Corrèze depuis onze ans, l’ancien maire de Brandonet de 70 ans ne pensait plus connaître de revers électoraux. C’était sans compter la volonté des électeurs de transformer le scrutin en sanction de la politique du chef de l’Etat, jusqu’à son fief symbolique de Corrèze. Le président du Conseil général, en poste depuis 2012, est en ballotage défavorable dans son canton de l’Yssandonnais face à un binôme UDI-UMP. Le département, passé à gauche en 2004, pourrait revenir dans le giron de la droite dimanche prochain.

2. Rémi Chaintron, PS (Saône-et-Loire)

Cet ancien collaborateur d’Arnaud Montebourg de 42 ans est largement distancé par le binôme UMP dans son propre canton de Louhans. Sans aucune réserve de voix, son maintient au sein du Conseil général paraît compromis. En 2012, il a pris la succession de son mentor à la tête du département. Si il assure encore y croire, la droite pourrait reprendre ce département égaré à gauche depuis 2004.

3. Georges Labazée, PS (Pyrénées atlantiques)

Le sénateur risque de passer un dimanche compliqué. A 71 ans, il risque non seulement d’être bouté hors de son canton où il est en ballotage défavorable, mais également d’assister à la reprise en main du département par son opposant Jean-Jacques Lasserre (MoDem). L’ancien député lui avait arraché la majorité en 2011.

4. Hermeline Malherbe-Laurent, PS (Pyrénées orientales)

Toute fraîche sénatrice, elle pensait surfer sur son succès de l’an passé aux sénatoriales, à 45 ans. Le scénario que sa gestion a écrit depuis 2010 est tout autre. Si le département résiste mieux à la vague bleue que prévu, ses électeurs risquent de ne pas renouveler son mandat de conseillère générale qu’elle occupe depuis 2008. En ballotage face à un binôme FN, elle dispose d’une faible réserve de voix et pourrait laisser sa place à deux conseillers du parti de Marine Le Pen.

5. Jean-Pierre Saulnier, PS (Cher)

Devancé  par un binôme UDI-UMP dans son canton de Bourges 3, le président du Conseil général de 69 ans paraît en mauvaise posture pour l’emporter. L’ancien adjoint au maire de Bourges a d’ores et déjà fait une croix sur la répétition du succès de 2011, où la gauche avait conquis 22 sièges sur 35. Cette année, la droite arrive en tête dans 11 cantons sur 19, après trois années d'Etat-PS.

6. Rachel Mazuir, PS (Ain)

Président du Conseil général depuis 2008, le sénateur est arrivé troisième dans son canton de Ceyzériat. Avec seulement 25,39% des suffrages et peu de voix en réserve, le sectaire de 75 ans a pourtant refusé de se désister au profit de la droite pour contrer le FN arrivé en deuxième position.


7. Jean Denat, PS (Gard)

A 60 ans, le président du Conseil général est une des victimes  de la politique de Valls qui est venu le soutenir, car c'est un 'pote'. Il est en effet en difficulté dans son canton de Vauvert où il est pourtant élu depuis 1998. Engagé dans un duel avec le Front national, il est arrivé au premier tour avec plus de 11 points de retard. Le binôme Front de gauche n'est pas très motivé pour lui verser sa réserve de voix.

8. Yves Rome, PS (Oise)

Conseiller général depuis 1988, président depuis 2004, c’est une page qui vase se tourner pour Yves Rome. L’ancien maire de Bailleul-sur-Thérain est arrivé en troisième position dans son canton de Mouy, loin derrière le binôme de l’Union de la droite et surtout de celui du Front national. Si le sénateur peut compter sur un report de voix de deux binômes divers gauche, ces réserves risquent d’être insuffisantes pour couper la route au parti de Marine Le Pen arrivé en tête. Malgré ce constat, l’élu a refusé de se désister au profit de la droite.

9. Christophe Perny, PS (Jura)

Président du Conseil général depuis quatre ans, ce  frondeur pourrait payer le prix de son  opposition à la fusion des régions et quitter le département par la petite porte. Il est en ballotage défavorable face à un binôme UMP, en tête de près de 15 points dimanche dernier. Pour ce qui est de la majorité départementale, la gauche en a déjà fait le deuil. Tout juste espère-t-elle conserver 8 sièges sur les 34 que compte le territoire.

10. Frédéric Thomas, PS (Indre et Loire)

Le président de ce département conquis en 2008 n'a pas su fédérer. Il s'est mis en danger jusque dans son canton de Tours 1 où il est élu depuis 2004, mais la politique de Valls et Hollande ne l'a pas servi. Son binôme est engagé dans un duel difficile avec un duo d’Union de la droite, dont l’issue est incertaine. Le Premier ministre Valls a fait une tentative de sauvetage jeudi 26, à Tours, où Marisol Touraine l'escortait, pour son malheur: si elle a présidé le département (2011-2012), elle est aussi une ministre contestée de la Santé de Valls en proie à des accès de colère vitupérante et de crises de tremblements irrépressibles...

11. Yves Ackermann, PS (Territoire de Belfort)

Au pays de Chevènement et du Lion de Bartholdi, le président du Conseil général est également en difficulté. Arrivé 1,40 points derrière un binôme UDI, l’ancien sénateur de 65 va devoir faire face à une triangulaire difficile dont le FN est partie prenante. La politique de Hollande et le désintérêt de Valls pour cette terre chevènementiste pourraient faire basculer le territoire de Belfort. La droite est en position favorable pour l’emporter dans cinq des neuf cantons que compte le département.

12. Didier Manier, PS (Nord)

Bien qu’arrivé en tête à l’issu du premier tour, le président du Conseil général de 53 ans est talonné par le binôme d’Union de la droite. Avec sa faible réserve de voix, le canton de Villeneuve-d’Ascq où il est élu depuis 1998 pourrait lui échapper. Ancré à gauche depuis dix-sept ans, son département est déjà sûr de basculer à droite. Arrivé à la présidence en septembre 2014, à la faveur du départ de Patrick Kanner nommé ministre de plein exercice, mais transparent, du gouvernement Valls (Ville, Jeunesse et Sports: qui le sait ?), il aura fait un petit tour avant de s'en aller.

13. Michel Dagbert, PS (Pas-de-Calais)

Il est arrivé quasiment ex-æquo avec le binôme Front national (42,57% contre 42,50%) dans son fief de Noeux-les-Mines. Sans aucune réserve de voix, le président du Conseil général de 53 ans devrait, impuissant, voir -de ses yeux bleu marine- le canton lui tomber des mains, comme sa majorité départementale, et  le parti de Marine Le Pen le ramasser, suite à la multitude d'affaires judiciaires qui plombent le PS depuis de longues années. Le FN est arrivé en tête au premier tour dans 22 des 39 cantons que compte le territoire.

14. Christian Namy, UDI (Meuse)

C'est comme si il était socialiste: il est arrivé à près de 400 voix derrière le binôme divers droite de son vice-président de département, Serge Nahant. Il est également en danger dans son propre canton de Dieue-sur-Meuse. Le sénateur de 76 ans dit pouvoir compter sur une réserve de voix pour arracher un nouveau mandat, dans son canton qu’à la tête du département qu’il dirige depuis 2004.


lundi 23 mars 2015

Départementales 2015 : les derniers résultats par département et projections sur le second tour

Valls a desservi la gauche en mettant sa personne et sa politique en avant

22 des 43 millions d'électeurs appelés aux urnes dimanche 22 mars ont voté 
pour désigner les nouveaux conseillers départementaux, lors du premier tour des élections départementales, autrefois nommées "élections cantonales". Alors que l'on craignait une abstention record pour ce scrutin inédit, la participation est finalement plus forte qu'attendue puisqu'elle est estimée à un peu plus de 50%, en hausse par rapport à 2011. Il y aura 314 triangulaires et une quadrangulaire au deuxième tour, en dépit du système des binômes.

La droite repasse en tête. 
L'UMP-UDI-Modem sort vainqueur de ce premier tour, devant le Front National et le Parti socialiste en 3e.

Le score parti par parti. Selon le ministère de l'Intérieur, l'UMP et l'UDI rassemblés obtiennent donc 27,5% des voix devant le FN à 25% et le PS à 21,4%. Les divers droite seraient à 6,7%, le Front de gauche obtiendrait 6% des voix, les divers gauche 6,7%, et les écologistes -aussi vertueux que totalitaires- Europe Ecologie-Les Verts plafonneraient à 2% des voix.

Les candidats élus. Selon le ministère de l'Intérieur peu avant 22h, ont déjà été élus au premier tour 220 candidats de droite (soit 85 binômes), 56 de gauche et 8 FN.
Les personnalités réélues dès le premier tour. Plusieurs personnalités politiques de premier plan ont été élues dès le premier tour. C'est le cas de Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche (PRG) et patron de presse régionale, qui a annoncé sa réélection, de justesse avec 50,72% des voix, dans le Tarn-et-Garonne, qu'il préside depuis 1985, mais dont il a perdu le siège de sénateur en septembre 2014. Le président UMP sortant du Conseil général des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti,  est, quant à lui, réélu dès le premier tour dans son canton de Tourrette-Levens. Patrick Devedjian, le président sortant UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine, a lui aussi annoncé sa réélection dans son canton d'Antony.

Résultats dans les départements clés 

Aisne : le FN a confessé son espoir de l'emporter. Aux mains du PS depuis 1998, le département est à la portée du Front national, qui sera présent dans tous les cantons encore à attribuer, dimanche prochain. L'un des 21 cantons en jeu, Vic-sur-Aisne, a même été emporté dès le premier tour par un binôme du FN. Souvent arrivé en tête, le parti frontiste recueille 38,7% des voix dans le département, la gauche 31% et la droite près de 30%. Parmi les cinq députés, le départements compte René Dosière (PS) et Xavier Bertrand (UMP) et deux des trois sénateurs sont UMP.

Allier : la gauche y croit. Dans ce département, l'un des deux derniers bastions communistes avec le Val-de-Marne, la majorité départementale résiste à la vague bleue et le second tour promet des duels serrés entre la gauche et la droite dans de nombreux cantons. "L'élection va se jouer sur un deuxième tour où nous avons toutes nos chances. Rien n'est perdu", veut croire le président sortant du conseil général, Jean-Paul Dufrègne.

Bouches-du-Rhône : le FN arrive en tête. La forte poussée du parti frontiste s'explique largement par le recul de l'ancien homme fort du PS local, le sulfureux Jean-Noël Guérini (en photo), dont l'horizon s'est singulièrement assombri avec une accumulation d'affaires judiciaires et après l'élimination de plusieurs candidats de sa majorité dès le premier tour. Le FN est en tête du département avec 33,5% des suffrages et n'est absent que dans un seul des 29 cantons au second tour.
A suivre, le canton de Martigues où se jouera un duel entre les deux fronts:  les frontistes du FN  (34,44 %, en forte poussée à Port-de-Bouc, 32,28% ) et le Parti communiste (43,05 %) du Front de gauche,  arrivé en tête, dominateur mais en perte de confiance.

Corrèze : la gauche et la droite sont au coude-à-coude dans le fief de François Hollande. La gauche devra s'unir si elle veut avoir une chance de l'emporter au second tour dimanche 29 mars. L'opposition de droite obtient, en effet, déjà quatre cantons, dont deux qu'elle arrache à la gauche. Le Front national est en retrait et ne sera pas présent au second tour.

Essonne : le bastion socialiste -fief de Manuel Valls, premier ministre de Hollande- menacé par la droite. Le département de la grande couronne parisienne pourrait être gagné par la droite, après avoir déjà connu une hécatombe aux municipales. La gauche avait alors perdu les villes de Viry-Châtillon, les Ulis ou encore Palaiseau. Le scrutin s'annonce serré entre la gauche, en place depuis 1998, et la droite, tandis que le Front national entend jouer les trouble-fête au second tour. On comprend ainsi que Valls réclame un "front républicain" à grands cris. 

Finistère : la droite progresse, mais rien n'est joué. Dans ce bastion totalement socialiste des députés Jean-Jacques Urvoas et Marilyse Lebranchu, membre du gouvernement, l'UMP-UDI progresse au premier tour, avec 33% des suffrages, ainsi que le Front national, qui recueille 15% des voix. Mais les socialistes pourraient bénéficier des reports de voix pour se maintenir.

Gard : le FN est premier. Le parti de Marine Le Pen est qualifié pour le second tour dans 22 des 23 cantons d'un département que le PS estime pouvoir sauver, malgré ses divisions. La droite, qui avait réalisé l'union entre l'UMP et l'UDI partout, a réalisé un score (22,2%) en deçà de ses espoirs, mais espère aussi parvenir à faire la différence au second tour, en participant à neuf duels et quatre triangulaires.

Gironde : la gauche sauvée? La gauche est en passe de préserver ce département, aux mains d'Alain Rousset, Michèle Delaunay et Gilles Savary (PS) et agité par le caractériel Noël Mamère (EELV). Le PS compte sur un "front républicain" et une dizaine de triangulaires là où se maintient le FN, qui a fait une poussée notable, et du report de voix d'une gauche partie souvent divisée. L'union de la droite, partie en rangs serrés (UMP-UDI-MoDem-CPNT), ne dispose que d'un très faible réservoir de voix dans un département où le maire de Bordeaux, Alain Juppé, prône le soutien au PS.

Haute-Garonne : le PS devrait maintenir une hégémonie vieille de 70 ans avec pour unique allié le Parti radical de gauche, totalisant 32,8% des suffrages exprimés. Mais l'inconnue reste de la proportion d'électeurs du Front National (22,32%) qui préférera l'Union de la droite et des divers droite (26,93%) à la gauche au gouvernement.

Haute-Vienne : la gauche en position de force. Le Parti socialiste restait dimanche soir la force politique dominante, avec 25,54% des suffrages à l'issue du premier tour, devant un Front national qui frise les 20% mais semble devoir être battu partout au second tour.

Ille-et-Vilaine : la gauche est en tête dans la plupart des cantons. Malgré un binôme de droite élu au premier tour, celui d'Isabelle Le Calennec, porte-parole de l'UMP, la gauche est confiante pour dimanche en Ille-et-Vilaine, tenant la corde de nombreux ballotages, face à une droite qui pourrait avoir du mal à combler son retard.

Isère : Vallini regrette déjà son entrée au gouvernement. Le département présidé jusqu'en 2014 par ce nouveau secrétaire d'Etat à la... Réforme territoriale tant controversée, devrait basculer à droite au vu des résultats du premier tour, marqué par une forte poussée du Front national. "Le département va basculer, oui", a affirmé l'actuel président du Conseil général, le socialiste Alain Cottalorda. Lui-même a été éliminé dès le premier tour dans son canton de Bourgoin-Jallieu et le maire EELV de Grenoble crispe la population. Le secrétaire d'Etat de Valls est lui-même en ballottage favorable dans son canton de Tullins, avec 40,87% des suffrages (19,53% des inscrits), où il affrontera les FN Bruno Desies et Jacqueline François (FN) qui, avec 24,65% des suffrages (11,78% des inscrits), ne semblent pas redoutables sans un apport d'électeurs déçus par le binôme unisexe Hollande-Valls.

Loire-Atlantique : suspense total dans le département de Jean-Marc Ayrault. Arrivé en deuxième position, avec 21,48% des voix, derrière l'union de la droite (33,09%), le Parti socialiste, isolé au premier tour, devra dépasser ses divergences profondes avec Europe Ecologie-Les Verts, notamment sur le dossier du transfert de l'aéroport de Nantes vers Notre-Dame-des-Landes, pour conserver le département.

Meurthe-et-Moselle : la gauche est en grand péril. Le PS a subi dimanche 22 mars 2015 une déroute au 1er tour des départementales en Lorraine, mais affiche l'espoir de conserver cet unique bastion lorrain, étant parvenue à se maintenir dans 21 cantons sur 23 au premier tourmalgré la forte percée du Front national. La droite UMP/UDI devrait conserver les 3 autres départements lorrains. 

Nord : la fin du règne socialiste et de l'insupportable Aubry. C'est sans doute le plus grand choc de ce premier tour : le PS va perdre ce bastion qu'il détenait depuis 1998. Les candidats socialistes ont été éliminés dans 27 cantons sur les 41 que compte ce département, le plus peuplé de France. La droite unie UMP-UDI se qualifie pour le second tour dans 28 cantons contre 37 pour le FN, mais se retrouve en position de force, en raison du report probable des voix de gauche à son profit.

Oise : le FN gagne le 1er tour... A l'échelle départementale, le parti de Marine Le Pen a viré en tête, avec 35,11% des suffrages devant la droite unie, qui frôle les 30% et l'union de la gauche, qui n'obtient que près de 20%, mais totalise 31% avec les DVG. Le pari de Marine Le Pen devrait néanmoins être battu presque partout au second tour par la droite avec le concours attendu des voix de gauche.

Pas-de-Calais : des duels PS-FN à prévoir. Le Parti de la rose résiste malgré une succession d'affaires d'élus en délicatesse avec la Justice et se qualifie dans 22 cantons sur les 33 pour lesquels un résultat définitif est publié. Ses candidats affronteront au second tour de nombreux binômes FN: le parti de Marine Le Pen réalise un quasi sans faute en se qualifiant dans 32 cantons.

Pyrénées-Atlantiques : la gauche pourrait n'avoir fait qu'un passage furtif dans les Pyrénées-Atlantiques où la droite se tient en embuscade et où François Bayrou doit la ville de Pau au soutien de la droite (notamment Alain Juppé) l'an dernier. L'opposition à Hollande et Valls apparaît en bonne posture de reconquête à l'issue du premier tour.

Pyrénées-Orientales : le FN a fait un carton. Avec 31% des suffrages, le FN s'est imposé comme le premier parti dans ce département, l'un des plus pauvres de France, où il fait vaciller une place forte de la gauche. Le parti de Marine Le Pen reste présent dans 16 des 17 cantons. Il peut disputer sept triangulaires et neuf duels, cinq contre la droite, quatre contre la gauche.

Saône-et-Loire : bascule possible en faveur de la droite. Dans ce département qui fut dirigé par l'ancien ministre Arnaud Montebourg, le chef de file de la droite, Alain Accary, a enregistré "de très bons scores" dimanche. La droite est seule à se maintenir au second tour dans sept des 29 cantons. Huit triangulaires, dans lesquelles s'opposeront des binômes de gauche, de droite et du FN, sont prévues dimanche.

Seine-Saint-Denis : duel droite-gauche serré. Dans ce bastion historique de la gauche depuis sa création en 1968 et pré carré du président socialiste de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, gauche et droite sont à égalité. Le PS, qui présentait des listes communes avec les écologistes dans la quasi totalité du département, est arrivé en tête dans moins de 50% des cantons (10 sur 21), le PC, qui avait ses propres listes, dans 3. Mais les électeurs de ce département choyé par le PS et couverts d'aides sociales et allocations diverses se sont massivement abstenus de voter ce dimanche: plus de 70% d’abstention, un record en France. Pourquoi voter quand les aides sociales pleuvent en dormant ?

Tarn-et-Garonne : ça sera serré. Le FN arrive en pole position dans un département ancré depuis longtemps à gauche. Le second tour n'est pas pour autant gagné pour le parti frontiste qui devra faire face à des triangulaires compliquées.  

Val-de-Marne : l'espoir du PCF. Les communistes espéraient dimanche soir conserver ce département, l'un de leurs deux derniers fiefs avec l'Allier. "Aucun candidat de gauche n'a été éliminé lorsqu'il était sortant", s'est réjoui Christian Favier, président PCF sortant du Conseil général, appelant "au rassemblement de tous" face à la droite. "Je n'ai aucun doute sur notre capacité à se rassembler pour conserver le département", a-t-il affirmé, non sans arrogance.

Var : le FN a-t-il fait carton plein ? En remportant le canton de Fréjus - une ville qu'il avait déjà gagnée aux municipales et aux sénatoriales - et en se qualifiant pour le second tour dans les 22 autres cantons du département, le FN a réussi son pari. Dans 20 des 22 cantons restants au second tour, le parti de Marine Le Pen trouvera face à lui des candidats UMP/UDI, des candidats de gauche ne se maintenant que dans deux cantons.

Vaucluse : le FN peut l'emporter au second tour. Le parti frontiste peut ambitionner de remporter la majorité des sièges dans le Vaucluse (où il devrait s'allier à la Ligue du sud au second tour). Joris Hebrard a d'ores et déjà remporté le canton du Pontet (58,2%) dès le premier tour. A suivre, Carpentras.

Manuel Valls croit toujours donner confiance

Manuel Valls s'est exprimé, peu après l'annonce des premiers résultats. "J'ai voulu mobiliser les électeurs pour leur donner confiance [...] L'extrême droite n'est pas la première formation politique de France. Je m'en félicite, car je m'y suis personnellement engagé. [...] Le total de voix de la gauche atteint celui de la droite [...] Je veux appeler à la mobilisation et au rassemblement. La gauche doit se rassembler. [...] J'appelle tous les républicains à faire barrage à l'extrême droite au second tour.

Ainsi, en choisissant l'extrême gauche contre l'extrême droite, 
le Premier ministre s'oppose frontalement à 5 millions d'électeurs français qu'il stigmatise et fracture le pays.