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vendredi 27 septembre 2013

Pierre Bergé (PS) pour la suppression de "toutes les fêtes chrétiennes"

Au profit de fêtes ...musulmanes ! 

Le milliardaire socialiste Pierre Bergé a plaidé jeudi pour la "suppression de toutes les fêtes chrétiennes" 
au nom de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Des propos qui font écho aux récentes déclarations d'un membre de l'observatoire de la laïcité et de Jacques Attali qui souhaitent les remettre en cause. Un nouveau débat  se dessine à la veille des municipales. 

Pour Bergé, faut-il rétablir les Bacchanales ?

L'homme d'affaires a estimé que la France vit "sous le régime de la séparation des églises et de l'État. Nous ne sommes pas que des catholiques ou protestants chrétiens en France, a-t-il argumenté jeudi, au micro de RTL. 
Il y a une majorité, selon lui, une grande partie de musulmans. Il y a beaucoup d'autres religions. Pourquoi en effet ne pas en tenir compte ? Je préférerais qu'on soit laïcs jusqu'au bout et qu'à l'exception de Noël, qui est devenu une fête chrétienne et qui était une fête païenne, on supprime toutes les autres. L'Assomption, la Pentecôte, Pâques." 

L'argent confère plus de la visibilité que de lisibilité
"Ce sont des fêtes commerciales, mais elles restent chrétiennes", a-t-il argumenté. Bergé pensait-il à l'Ascension et à la Pentecôte ou se livre-t-il à tous les amalgames malveillants ?

Il n'est pas élu, mais il enjoint la France à avoir du "courage" et d'aller "jusqu'au bout".
"Les religions existent, les églises existent. Je trouve normal qu'elles existent, ainsi que les mosquées [sauf les synagogues?], a-t-il continué, mais c'est incroyable que l'on soit dans ce régime où il y a des fêtes tous les 15 jours et que ce soit des fêtes chrétiennes." Il a connu le temps récent des grèves tous les mois sans en être chiffonné !  

Et de conclure, "moi, ma proposition, c'est plus de fêtes chrétiennes, plus de fêtes religieuses du tout".
Et au calendrier révolutionnaire ?

S'il était né le 14 novembre 1793, il serait de brumaire et tirait son nom "des brumes basses d'octobre à novembre".


Les exemples de fiel sont légion dans les tweets de Bergé




Une provocation qui n'a pas manqué de faire réagir sur Twitter 

L'impudent n'est pas socialiste pour rien:


Des attaques concertées


"On doit remplacer deux fêtes chrétiennes par Yom Kippour et l’Aïd." 
Ces propos radicaux tenus dans un entretien avec Challenges (groupe Le Nouvel Observateur et sanisettes de Claude Perdriel, élevé par une juive proche de sa famille) ce ...vendredi sont ceux de l'anthropologue Dounia Bouzar (pour Dominique Amina: Dounia est un condensé de ses origines marocaines, algériennes, italiennes et corses), nommée dimanche dernier par Jean-Marc Ayrault à l'Observatoire de la laïcité, créé en 2007 et dont le premier président est Jean-Louis Bianco (PS), depuis février 2013. 
Elle a siégé au Conseil français du culte musulman de 2003 à 2005, mais démissionna, accusant le Conseil de ne pas assez agir sur les questions de fond. Bien qu’élevée dans un milieu intellectuel non religieux, elle s'est convertie à l’islam à l’âge de 27 ans, alors qu'elle travaillait comme éducatrice au sein de la Protection judiciaire de la jeunesse. Elle a publié sir l'islam des banlieues et sur les Français de confession musulmane.
Dans un entretien à Challenges cette semaine, elle s'est dite favorable à la suppression de deux jours fériés chrétiens pour être remplacés par l'Aïd et Kippour.

Atalli, à gauche, face à Mitterrand,
les Segollande en arrière plan
En février dernier, Jacques Attali avait lui aussi plaidé pour des mesures du même ordre : "Il convient […] d’enlever de notre société laïque les derniers restes de ses désignations d’origine religieuse. Par exemple, les jours fériés ne devraient être que laïcs, tels le 1er janvier, le 1er Mai, le 14 juillet et le 11 novembre. Les autres, dont les noms conservent encore une connotation religieuse (la Toussaint, Noel, Pâques, l’Ascension, la Pentecôte, l’Assomption) devraient se voir attribuer des noms laïcs ("fête des enfants" pour Noel et "fête de la liberté" pour Pâques) ou être considérés comme des fêtes religieuses, que les citoyens pourraient choisir comme jours fériés, parmi d’autres jours fériés pour d’autres fêtes religieuses (Kippour, l’Aïd, l’anniversaire du Dalai Lama). "Il parlait alors d'une "mesure de salut public". 


"Vous me direz, si une bombe explose sur les Champs à cause de #laManifPourTous c'est pas moi qui vais pleurer", écrivit le vieillard indigne.

L
e 16 décembre 2012 au sujet de la gestation pour autrui (GPA), l'ancien compagnon d'Yves Saint-Laurent avait déclenché une première controverse en marge d'une manifestation favorable au mariage homo. Dans un entretien accordé au Figaro.fr, Pierre Bergé avait en effet déclaré : "Louer son ventre pour faire un bébé ou louer ses bras, quelle différence ? C'est faire un distingo qui est choquant".

Un tweet du Bergé galeux, suite à la publication par Le Monde d'un manifeste de la Manif pour Tous:

Et pour info




jeudi 12 janvier 2012

Eva Joly a une très vague notion de la laïcité en France

La candidate Joly sélectionne les religions

La candidate franco-norvégienne fait de la surenchère religieuse

Quelle mouche verte a encore piqué la septuagénaire ?
Eva Joly s'est mise dans l'idée d'instaurer un nouveau jour férié pour les juifs et les musulmans. Mais la candidate altermondialiste à la présidentielle, sème le trouble jusque dans son propre parti, sur fond de sondages en berne pour l'ancienne juge d'instruction.

Gro Eva Joly tente de se justifier
L'ex-magistrate s'appuie sur une "jurisprudence" de 2003. Elle se réfère en effet au rapport de la commission Stasi sur la laïcité proposant de faire de l'Aïd el Kébir, fête musulmane, et du Kippour, fête juive, des jours fériés dans les écoles et un jour au choix des salariés de ces confessions dans les entreprises.
En Norvège, les musulmans sont moins de 2%.

Bernard Stasi
était fils d'immigré et français à l'âge de dix-huit ans, suite à une démarche personnelle volontaire, mais s'aliéna nombre d'élus de tous bords en adoptant des positions non-conformistes sur la crise kanake qui éclata en novembre 1984 et perdit même son siège de député en pleine région viticole en 1993, suite à sa position vis-à-vis de la Loi Évin concernant les publicités pour l'alcool.
Avant de décéder en 2011, il occupa enfin le mandat de Médiateur de la République (1998-2004), au titre duquel il préside la commission Stasi chargée de ce rapport sur la laïcité en France.

Mais que signifie son soudain engouement pour les religions
?

La proposition Joly vise, selon elle, à mettre ces religions à égalité avec le christianisme.
Mais son intention inavouée consiste en fait à saper l'influence des chrétiens qui disposent de plusieurs jours fériés dans le calendrier. "L'égalité et la laïcité auront avancé dans notre pays", a-t-elle estimé lors d'un meeting à Paris mercredi soir.


De vives réactions venues de toutes parts

Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se refuse à soutenir ce nouveau délire

La candidate improvise et décide en solitaire, sans concertation aucune
, mais EELV tente de sauver la face. Ce groupement est une pétaudière et personne ne s'étonne que les Verts puissent donc assurer après coup que la candidate est libre de faire des propositions personnelles. D'ailleurs, son programme ne fait nullement allusion à sa lubie du jour.
La franco-norvégienne vient d'un pays où l'Eglise luthérienne est religion d'Etat !
Joly sème la "sissanie" dans les rangs écologistes
D'autres responsables ont clairement fait part de leurs réserves, directement bien que sous couvert d'anonymat... "C'est un peu brouillon, c'est le charme des écologistes", a ironisé l'un d'entre eux.

Pascal Durand
, porte-parole d'EELV en pleine "confussion", a précisé aux journalistes qu'à "titre personnel", il n'approuvait pas l'idée du nouveau jour férié, ajoutant que le parti restait neutre. "La candidate a toute légitimité à proposer des éléments destinés à nourrir sa campagne", a-t-il dit. Que de "charme" en effet !

Droite et gauche stigmatisent cet égarement


Le ministre UMP de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, s'est dit en désaccord avec cette idée expliquant à la norvégienne a priori que
la France a des racines chrétiennes.
"La tolérance dans ce pays ne se construit pas sur la négation de ce qu'est notre histoire. On a une histoire qui est une histoire chrétienne, qui aboutit à un certain nombre de jours fériés dans notre calendrier", a-t-il dit sur RMC et BFM TV. "Ça n'empêche pas d'avoir le plus grand respect pour toutes les religions."

Pour le PS, Michel Sapin, chargé du projet du candidat socialiste François Hollande, rejette l'idée au nom du principe de laïcité. "Il faudrait qu'Eva Joly s'en souvienne", a-t-il dit sur I-télé.

En somme, Sapin n'est pas loin de partager l'avis de F. Fillon qui observait qu'elle n' pas " une culture très ancienne des traditions françaises, des valeurs françaises, de l'histoire française. "


Et les boudhistes, alors ?

Pas assez de jours fériés pour toutes les religions
La France est depuis 1905 sous le régime de la séparation de l'Etat et des religions avec la règle stipulant que "la République ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte", mais plusieurs dates du calendrier chrétien sont des jours fériés.

L'ex-juge d'instruction multiplie les déclarations controversées

Depuis l'été dernier, elle additionne les couacs

N'a-t-elle pas proposé la suppression du défilé militaire du 14 juillet.

Plus récemment, l'allumeuse n'a-t-elle pas également lancé un appel au centriste François Bayrou et aux candidats de gauche pour un accord de désistement ?
Un autre écologiste voit dans son délire le moyen de remplir un objectif du programme du parti : "Avec les bouddhistes, on arrivera aux 32 heures (de travail hebdomadaire)", une des propositions écologistes.

Eva Joly doit présenter jeudi en Normandie ses propositions économiques puis l'ensemble de son programme le 11 février à Roubaix, dans le Nord.

La bi-nationale est un boulet

Alors que les sondages la situent autour de 3%, cette déclaration d'Eva Joly embarrasse d'autant plus ses partisans qu'elle a été prononcée à quelques heures d'un comité "stratégique" de relance de sa campagne sur les thèmes écologistes "plus lisibles".

Si tous les magistrats sont de cette eau-là !

lundi 26 septembre 2011

Des enseignants du privé se laisseront-ils pousser à la grève du 27 septembre ?

Les profs du privé préparent-ils l'allumette qui mettra le feu à leurs contrats d'association avec l'État ?

Seront-ils à ce point inconscients?

Les cinq fédérations syndicales des établissements privés sous contrat appellent à rejoindre l’appel à la grève lancé par les syndicats du public
pour demain mardi. Dans le privé, les déficits publics, dans le contexte actuel de crise, conduisent aussi à des suppressions d’emplois .

Enseignants français du privé et public, tous des Espagnols ?
Mardi dernier, des enseignants ont déserté les écoles madrilènes pour une journée de grève contre les coupes budgétaires dans le secteur de l'éducation: ils sont au bord du goufre, mais n'ont trouvé que ce moyen pour s'y précipiter plus vite.

Mais croyez-vous que les enseignants français peuvent se montrer plus intelligents ?
Main dans la main, une fois n’est pas coutume ! Bien que leur statut "sous contrat" avec l'Etat oit soumis aux aléas des élections générales et présidentielles, les syndicats de l’enseignement privé appellent à la grève le 27 septembre, aux côtés du public. La Fep-CFDT, le Snec-CFTC, le Spelc, le SNPEFP-CGT et le Synep-CFE-CGC réclameront "zéro retrait d’emploi pour la rentrée 2012", comme les autres.

Oublieux de leurs différends idéologiques

Selon une estimation syndicale, “depuis 2008, plus de 5.000 emplois ont été retirés dans l’enseignement privé associé à l’Etat par la mise en oeuvre de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), alors que les prévisions d’effectifs sont fortement à la hausse”. Et “1.350 suppressions d’emplois sont à nouveau envisagées” en 2012.

Comptent-ils sur un retour de la gauche pour avoir droit à des créations de postes, le maintien de leurs horaires et la sauvegarde de leurs salaires ?
C'est leur pari sur l'avenir !

Visent-ils la suppression de leurs contrats par la gauche ?

Le ressenti de la situation dans le privé n’est pas plus positif que dans le public.
La campagne de dénigrement de la gauche aura-t-elle donc fini par produire les mêmes effets ? Reste à voir si les enseignants du privé sont aussi influençables et si cet appel aura parmi eux un écho favorable: qui sait ? Les syndicats d' "intello" du privé sont peut-être des kamikazes !...

Les enseignants du privé ignorent-ils tout des luttes de leurs prédécesseurs ?
Sans remonter à la séparation de l'Eglise et de l'Etat...

- la loi Debré (31 décembre 1959), qui porte le nom de Michel Debré, Premier ministre et ministre de l'Éducation nationale, instaura un système de contrats entre l'État et les écoles privées qui le souhaitent. Dès lors, l'État peut accorder son aide, avec la contre-partie que les programmes soient les mêmes que dans l'enseignement public (le catéchisme devenant une option). L'inspection devenait obligatoire et les enfants ne partageant pas la même religion que l'établissement ne pouvaient être refusés. Les enseignants sont rémunérés par l'État selon les mêmes grilles indiciaires. En revanche, leurs retraites dépendent du régime général et de caisses de retraites complémentaires...

- Alain Savary, ministre de l'Éducation (1981-1984), remit en question la possibilité de l'enseignement privé secondaire par le gouvernement socialiste de François Mitterrand. Des manifestations des écoles privées entraînèrent la chute du gouvernement Mauroy, prédécesseur de la Ch'tite Brochen-Aubry à la mairie de Lille, et le projet fut retiré.

Il appartient aux enseignants - en connaissance de cause - de décider - en leur âme et conscience - de l'opportunité de pactiser avec ceux qui veulent leur disparition.

lundi 4 avril 2011

Convention UMP sur la laïcité: ses 26 propositions

Le débat dont la pratique de la laïcité attend beaucoup

Le parti de Jean-François Copé tient mardi 5 avril une convention sur un sujet qui a provoqué des mois de réflexion dont la gauche a fait une polémique.

L'UMP dévoile mardi des propositions pour concilier la pratique de l'islam avec les principes de laïcité tout en repoussant toute volonté politicienne de stigmatisation de l'islam.
Au nombre de 26, dont certaines peuvent être mises en œuvre dès cette année, les propositions sont autant de réponses "à des problèmes qui, pour beaucoup d'entre eux dans leur ampleur, sont nouveaux", a déclaré Jean-François Copé, secrétaire général du parti présidentiel.

Elles visent notamment à faire respecter la neutralité des services publics vis-à-vis des religions,
à faciliter la construction de lieux de culte, en autorisant notamment des garanties publiques pour leur financement,
ou encore à imposer l'apprentissage de la laïcité à l'école.

Les absents au débat

Les religieux craignent pour leurs acquis respectifs
Ces propositions seront développées lors d'une convention organisée mardi après-midi en l'absence des dirigeants du culte musulman, qui ont dit ne pas accepter que l'on mette en doute, avec ce débat, l'"adhésion pleine et entière aux valeurs de la République" de leur communauté.

A l'exception de Gilles Bernheim, le grand rabbin de France, qui a l'intention de plaider pour l'inutilité d'un tel débat "dans cette période pré-électorale" - c'est-à-dire tous les ans ! - aucun responsable des grandes religions ne sera présent.
Le Premier ministre François Fillon et l'une de ses proches, la ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale, Roselyne Bachelot, ne participeront pas non plus à une manifestation qu'une partie de la majorité peine à affronter.

Vers un "code de la laïcité"

Le secrétaire général de l'UMP a jugé nécessaires des clarifications sur des pratiques qui remettent "parfois" en cause les valeurs essentielles de la République, comme l'égalité hommes-femmes, et qui, si elles perduraient, "fragiliseront la construction d'un islam de France." Pour fixer le cadre du problème, l'UMP propose l'adoption d'une résolution parlementaire "réaffirmant l'attachement de la représentation nationale aux principes républicains, tout particulièrement la laïcité et la liberté de conscience". Jean-François Copé s'est dit prêt à déposer un tel texte à l'Assemblée nationale "avant l'été", en mai ou juin.

L'UMP souhaite parallèlement élaborer un recueil "exhaustif" des textes (lois, règlements et circulaires) et jurisprudence relatifs au principe de laïcité en prélude à la rédaction d'un véritable "code de la laïcité et de la liberté religieuse". S'agissant des autres propositions, certaines pourront être en oeuvre avant 2012 et d'autres sont appelées à s'inscrire dans un projet présidentiel, a souligné Jean-François Copé. Sur la laïcité, l'UMP réaffirme l'obligation de neutralité des agents des services publics et souhaite qu'elle soit étendue à leurs "collaborateurs occasionnels" ou au personnel des structures privées des secteur social, médico-social ou de la petite enfance chargées d'une mission de service public.

=> Il s'agirait dans le premier cas de donner aux mères accompagnatrices de sorties scolaires à choisir entre le voile et cette activité bénévole et facultative, au motif qu'elles coopèrent avec un service public: un projet envisagé par le ministère de l'Education.
=> Le second fait référence à l'affaire de la crèche Babyloup, où une employée de confession musulmane refusait d'ôter son voile durant ses heures de travail. L'UMP préconise aussi la voie législative pour faire respecter la laïcité dans les hôpitaux et éviter qu'un médecin soit récusé pour des motifs religieux, lorsqu'un musulman refuse par exemple que son épouse soit examinée par un homme.
=> La loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat interdit le financement public de la construction des lieux de culte et elle ne serait pas remise en cause. Mais l'UMP propose un texte autorisant les baux emphytéotiques avec option d'achat dans des contrats passés avec les collectivités locales ou encore des garanties de celles-ci sur les financements contractés par des associations.
Elle appelle enfin à une "clarification" des règles applicables aux manifestations et cérémonies religieuses "hors des lieux de culte", en clair les prières dans la rue.

Attendu à la convention de mardi avec 13 autres membres du gouvernement, le ministre de l'Intérieur Claude Guéant devrait dévoiler certaines dispositions sur le sujet "dans les jours qui viennent".

mardi 4 janvier 2011

Kabyles de France en colère

Une situation complexe digne d'intérêt

Il est 'politiquement correct' de chanter les louanges de la loi du 9 décembre 1905 sur la séparation des églises et de l'Etat.
Fondatrice de la laïcité française, cette loi est l'objet d'un consensus que sa genèse et les premiers temps de son application, extrêmement conflictuels, ne laissaient pas présager. En 2005, elle restait un "pilier du temple" pour le président Jacques Chirac et constituait aux yeux de son Premier ministre, Dominique de Villepin, "l'un des piliers de notre pacte républicain". Grands laïcs ou francs maçons célèbres, le secrétaire national du Parti socialiste à la laïcité, Jean Glavany, saluait alors "une des grandes lois républicaines", qui définit " le vivre-ensemble dans le respect des différences ". André Rossinot, président du Parti radical 'valoisien' vantait " une loi de liberté, garantissant la liberté de conscience et de culte ", et rappellait que c'est le parti radical de l'époque qui s'était battu pour cette loi. Jean-Michel Baylet (Parti radical de gauche), se félicitait que, grâce à ce texte, " la France vive désormais avec ses églises dans un climat de tolérance ". Pour Patrice Cohen-Seat (PCF), la loi de 1905 " fonde l'égalité des citoyens ".

Mais, cent ans après sa promulgation, les défis posés par l'islam créent aujourd'hui des points de divergence qui exigent le "toilettage" de cette loi séculaire.

Ainsi
les Kabyles de France font-ils entendre leur différence

VOIR et ENTENDRE l'intervention d'Arezki Bakir, un ancien responsable de la communication du Mouvement pour l’autonomie de la Kabylie (MAK, dont il dénonce les liens entretenus avec des organisations ...armées corses), aux Assises sur l'islamisation à Paris, le 18 décembre 2010:







Qui sont les Kabyles de France ?

Kabyles ou Arabes ?
Le peuple berbère, du Nil au Maroc, est un peuple dont l'une des composantes sont des Kabyles, lesquels sont Algériens de l'Est d'Alger, particulièrement pour ce qui concerne l'Histoire de France et les conflits indépendantistes.

La présence berbère des tribus kabyles est antérieure à l'invasion arabe
Deuxième groupe berbérophone par le nombre (après les Chleuhs du Maroc) et le premier en Algérie, les Kabyles sont très attachés à leur identité berbère et revendiquent la reconnaissance du pluralisme linguistique.
Au plan religieux, ils sont restés attachés a une religiosité populaire avec des figures locales comme les saints et les marabouts et considèrent la culture laïque comme importée d'outre-Méditerranée par l'école républicaine française. On assiste aujourd'hui à un regain de religiosité, terreau éventuel pour l'islam dans la jeunesse.

Lors du mouvement anti-colonial, les Kabyles ont contribué à l'indépendance de l'Algérie.
Pendant les troubles, la Kabylie, alors wilaya III, cœur de la résistance, fut avec la région des Aurès, le lieu de maquis actifs et d'une implication de sa population. Le FLN y a recruté plusieurs de ses chefs historiques, parmi lesquels Krim Belkacem ou Hocine Aït Ahmed, réfractaires à la pacification.
Depuis l'indépendance, hostiles au pouvoir jugé dictatorial, les Kabyles ont constitué les premières vagues d'émigration algérienne vers la France.


Kabyles, et pourtant Français, et musulmans ?
La classe politique et la société civile entretiennent des amalgames à l'égard des Kabyles. Le plus souvent qualifiés d’Arabes, ils sont délibérément assimilés à la communauté religieuse des "Musulmans de France" pour faire simple, alors que le communautarisme est fustigé et le recensement des populations issues de l’immigration rendu d'autant plus difficile.

Or, la plupart des citoyens français Kabyles refusent fermement d’être identifiés à une confession et confondus avec les "Musulmans de France". Pourtant, des immigrés tels que Zinedine Zidane sont présentés comme des Musulmans ou des Arabes, alors qu'ils sont d’origine kabyle.

De plus les pratiques religieuses des Kabyles (musulmane, chrétienne ou autres) relevent de la sphère privée et n’ont jamais créé de conflit religieux dans la société française sur un siècle d'immigration concernant environ 2 millions de personnes.

C’est non pas par leur religion mais par leur culture d’origine que les Kabyles souhaitent être socialement identifiés. Très attachés à leur culture, ils y trouvent la source principale d'un équilibre identitaire structurant entre leurs origines et leur appartenance à la société française. Ainsi, se sont-ils préservés de la tentation des identifications radicales et des fondamentalismes qui font des victimes chez les enfants identitairement acculturés et en situation de vulnérabilité.
Mais les Kabyles se disent marginalisés par la politique française qui entretient, selon eux, le déni de l’existence de cette entité distincte en les mêlant à l'ensemble de la diversité musulmane.

La discrimination qu'ils ressentent est double
Ce ressentiment trouve ses origines d'une part en tant que population migrante ou issue de l’immigration et, d’autre part, en tant que Kabyles dans cet ensemble. Leurs problèmes spécifiques sont d'autant moins pris en compte qu'ils sont généralement considérés comme facilement "intégrables". Ils revendiquent donc l’aide publique à l’enseignement de leur langue et de leur culture d’origine et la création des espaces sociaux ou culturels spécifiques dont ils sont privés parce qu'ils sont comptés au nombre des autres membres de la diversité. Fiers de leur différence et de tous temps en rivalité, les Kabyles et les Arabes se comparent et s'opposent. Que la langue arabe soit exclusivement proposée aux enfants kabyles dans les établissements scolaires publics est source d'amertume et vécu comme un déni identitaire des Kabyles. Pareillement, sur les cinq radios destinées aux populations issues de l’immigration nord-africaine, il n'en existe aucune qui soit kabyle, bien que, parmi les cinq, certaines sont devenues de puissants relais du fondamentalisme religieux.

Les Kabyles de France reprochent aux hommes politiques français de gauche comme de droite, de ne pas exprimer leur soutien aux mouvements de la société civile algérienne qui luttent pour une société laïque et démocratique. Les relations diplomatiques entre la France et le régime algérien ont pour conséquence l'éxil de milliers de jeunes migrants Kabyles qui se trouvent dramatiquement écartelés entre deux cultures.Les Kabyles de France rendent responsables les pouvoirs politiques de la situation conflictuelle actuelle et de la menace sur les fondements et les valeurs de la République, de part et d'autre de la Méditerranée, au profit de l’islam radical.

La loi sur la laïcité peut-elle écarter le danger du conflit historique arabo-kabyle ? Peut-elle enrayer la progression des thèses extrémistes qui fructifient sur l'exaspération des populations migrantes par les extrémismes divers ?

mardi 31 août 2010

Rom: Mgr Vingt-Trois se défend d'opposer l'illégalité au gouvernement

Les évêques refusent de se faire instrumentaliser
Président de la Conférence des évêques de France, le cardinal André Vingt-Trois s'est défendu de vouloir organiser un "match politique" avec le gouvernement à propos du sort réservé aux Rom en situation irrégulière en France.
A l'issue de son entretien le mardi 31 août 2010 avec le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux,
le cardinal de Paris a assuré vouloir trouver des solutions justes pour les Roms menacés d'expulsion.

Réunion de l'Eglise et de l'Etat: des catholiques contre le gouvernement

L'opposition fait de la récupération

A l'unisson avec une certaine opposition laïque, des représentants de l'Eglise catholique française ont exprimé leur désaccord avec les renvois groupés des clandestins roumains dans leur pays d'origine cet été.
L'intoxication politicienne de la gauche fournit aux opposants UMP au gouvernement une occasion de marquer sa différence.

S'inspiré de la Bible,
le pape Benoît XVI y a évoqué la situation des Rom catholiques

Le 22 août, il a rappelé en français la nécessité de "savoir accueillir les légitimes diversités humaines". Le pape est en effet tout à fait dans son rôle de charité chrétienne et de Père de tous les Chrétiens, Rom ou Français. En revanche, il ne prend pas parti sur la situation des Roumains clandestins au regard de la loi française et de la réglementation européenne.

Repentance: Mgr Vingt-Trois s'en tient à la Bible

"Nos interventions ne se situent pas dans le champ politique", a déclaré André Vingt-Trois à la presse à sa sortie du ministère de l'Intérieur.
"Nous n'avons pas l'intention d'attaquer la politique du gouvernement, ni le président de la République, ni son ministre de l'Intérieur, ni aucun autre ministre d'ailleurs", a assuré l'archevêque de Paris.
"Ce n'est pas sur ce terrain-là que nous nous plaçons".

Mgr Vingt-Trois invite les laïcs à ne pas instrumentaliser le message de l'Eglise

Le prélat a dit vouloir veiller "à ce que la préoccupation première de nos paroles et l'écho qui leur est donné ne soit pas d'organiser un match politique mais vraiment de contribuer autant que nous pouvons à faciliter des solutions justes pour les personnes qui sont concernées".

Voeu pieu
Il n'est pas de pire sourd que l'opposition qui ne veut pas entendre.

lundi 15 septembre 2008

Laïcité archaïque : Juju Dray critique le "discours intégriste" de Benoît XVI

Désirdavenir Royal, aux abonnés absents…
Au PS, on peut être quinqua et rétrograde : la relève est assurée !
Julien Dray
, né en 1955 à Oran, ex- « conseiller chargé de la coordination des porte-parole » au sein de l'équipe de Sa Cynique Majesté Royal (qui a le courage de ses opinions dans le silence...), lors de la campagne présidentielle de 2007, le toujours porte-parole du Parti socialiste a affirmé ce lundi que Benoît XVI avait tenu à Lourdes "un discours intégriste". Dans la foulée, il a accusé Nicolas Sarkozy de n'avoir "pas assez marqué la distance nécessaire entre l'exercice religieux et l'espace public" lors de la visite du pape.

Laïcité fermée et trotskisme éternel
Cet ex-trotskiste ouvert (il a mal tourné récemment, en …1981 !) a développé un raisonnement marqué par la tolérance au XIXe siècle. Les églises, toutes autant qu’elles sont, "ont admis avec difficulté de ne plus exercer un rôle politique, et donc à chaque étape elles essaient de voir si elles ne peuvent pas à nouveau influencer de manière directe ou indirecte la vie politique et retrouver le pouvoir qui était le leur auparavant", a expliqué Julien Dray sur France-Inter.
"Il y a eu une première phase où on nous a dit ‘c'est un pape sympathique, ouvert sur la société’, et puis il y a eu une autre phase, à Lourdes, avec un discours intégriste qui ferme toutes les évolutions qui sont en cours dans l'église", a-t-il lancé, dans un esprit d’ouverture.
Le député de l'Essonne a prononcé son homélie laïque
"Il faut marquer une certaine distance quand on est un responsable politique de premier plan", a-t-il pontifié, condamnant l'attitude du chef de l'Etat. Ce socialiste a fait l’apologie du dogme laïc qu’il entend imposer à l’ensemble des Français : "Le président de la République, lors de cette visite, n'a pas assez marqué la distance nécessaire entre l'exercice religieux et l'espace public".
Le professeur-chercheur (mais quel poste occupe-t-il donc ?) a ajouté, dans la syntaxe SMS du 9.3 : "Ça fait plus partie du calcul politique qu'autre chose" a en effet commenté Dray, qui a manifestement plus d’aptitudes en arithmétique politicienne qu’en langue française: un professeur sans élèves qui ne s'en plaignent pas. A l’issue d’une intense réflexion, le chercheur en question a trouvé l’argument passe-partout et éculé, selon lequel Nicolas Sarkozy aurait voulu "effacer l'effet RSA" (on l'attendait, celle-là!) en montrant qu'il était "attaché aux traditions chrétiennes". Quant aux tabous socialistes...
Du haut de sa chaire, en l’église de la Rue de Solférino, le père Dray a averti ses fidèles qu'ils encourent la géhenne socialiste: "La République et la laïcité sont protectrices de la liberté de culte mais dès qu'il y a transgression avec la tentation d'émettre des préceptes dans la vie publique alors il y a danger". D’ailleurs, au magazine Marianne, on a grand peur…

La peur du concept de laïcité positive mobilise le PS
Stéphane Le Foll
(encore un titulaire de DEA, comme Bruno Julliard ou Juju Dray, et comme tout le monde, donc), bras droit de François Hollande, croit qu’avec le concept de laïcité positive, Nicolas Sarkozy "entend peser dans le débat public pour un retour de la religion" et "remet en cause un des fondements de la République".
"Il y a de la part du président de la République un manquement à ce qu'est sa fonction. Il doit être au contraire le garant de ce que sont les fondements de la République",
a considéré le député européen PS, en jugeant "dangereux" les propos du Chef de l'Etat.

Laïcité : ‘fondement’ ou appendice de la république?

Proclamation de la République :
Proclamation de la République 21 septembre 1792, avant la Terreur (juin 1793 et thermidor an II (juillet 1794))

Séparation de l’Eglise et de l’Etat : loi de 1905