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mardi 6 août 2013

Mariage lesbien: deux grands-mères célèbres se marient

Huit petits-enfants publient le mariage de leurs grands-mères 

"Claude et Françoise" à Paris, dans les carnets du journal Le Monde
 

L'union civile a été célébrée en présence de la ministre socialiste George (sans "s") Pau-Langevin et du sénateur PS Jean-Pierre Michel.

La première, née en 1948 à Pointe-à-Pitre, Guadeloupe, dans une famille d'instituteurs, est une ancienne boursière qui devint avocate dans le cabinet d'un indépendantiste antillais, Me Marcel Manville. 
En 1989, Louis Le Pensec, alors ministre PS des DOM-TOM, fait appel aux services de l'ex-présidente du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples, de 1984 à 1987). "J'ai eu mon premier salaire à 40 ans!" dit-elle, sourire aux lèvres. 
24 ans plus tard, elle est l'une des huit millionnaires (patrimoine: 1.195.225 €) du gouvernement Ayrault

Appelée par Bébert Delanoë à la mairie de Paris, elle est conseillère municipale nantie du très populaire 20e arrondissement de Paris où la couleur de peau fait le moine. Elle fut à l’origine du changement de nom de la rue Richepanse (général qui contribua à rétablir l’esclavage en Guadeloupe en 1802, sur l'ordre de Bonaparte) en rue du Chevalier-de-Saint-George, dans le 1er arrondissement de Paris (du nom d'un métis guadeloupéen, violoniste, chef d'orchestre, épéiste et célèbre compositeur, de la seconde moitié du xviiie siècle). 

A 64 ans, Hollande a fait cette députée millionnaire de Paris ministre déléguée auprès du ministre de l'...Éducation nationale, chargée de la ...Réussite éducative

Et l'autre est l'un de ces juges que l'on dit "rouges" et (ancien) membre du Syndicat de la magistrature (SM), qui vient de se faire à nouveau décrypter dans l'affaire du "mur des cons:" cet ancien juge -aussi neutre qu'indépendant- soutint alors le Syndicat national de la magistrature, estimant que les "personnalités raillées n'ont que ce qu'elles méritent."

Ancien député de la Haute-Saône (1981), il est sénateur depuis 2004. Il s'est  encore distingué, notamment comme rapporteur du projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et se déclara favorable à la gestation pour autrui (GPA) pour les couples hétérosexuels et homosexuels, alors que le gouvernement se défend d'oeuvrer pour parvenir à ses fins.

Avec Patrick Bloche, député-maire PS du 11e arrondissement de Paris, Jean-Pierre Michel est le père du Pacte civil de solidarité (PACS), adopté le 13 octobre 1999 en faveur de couples du même sexe.


Les deux femmes en question sont des femmes "normales"



L'une est Françoise Gaspard (1945), ancienne maire PS de Dreux (1977-1983), sociologue féministe et fervente militante contre les discriminations envers les femmes, notamment homosexuelles: elle est l'une des premières et des rares femmes politiques françaises à faire profession de son homosexualité. Pour elle, "outre les disparités dans l'univers politique et celui du travail, la mixité réside aussi tout bêtement dans l'installation de toilettes pour femmes en ville".
Janvier 1978 à L'Expansion: 
au premier rang Anne Sinclair (1ère en bas à gauche), 
Claude Servan-Schreiber (2ème rang, centre, cheveux frisés), 
puis Benoîte Groult, à sa gauche, membre du jury Femina
L'autre est Claude Servan-Schreiber, ex-épouse de Jean-Louis, grand patron de presse et frère de Jean-J
D'un premier mariage avec le journaliste, Mme Servan-Schreiber, née Sadoc (Claude, Andrée) a quatre enfants : Pascaline, Florence, Éric et Camille, et huit petits-enfants. pour 43 ans d'activités professionnelles et associatives,cette journaliste de 55 ans avait été élevée en 2001 au grade de chevalier de la Légion d'honneur par le Premier ministre socialiste, Lionel Jospin.

Les deux femmes étaient pacsées depuis 2000

Bruno Julliard (ci-contre à gauche), adjoint PS au maire de Paris, chargé de la Culture et porte-parole d'Anne Hidalgo, candidate socialiste à sa succession, qui a célébré leur mariageaffirma en juillet 2005 avoir rendu sa carte du Parti socialiste. 
Ancien président de l'Union nationale des étudiants de France (2005-2007) pendant la mobilisation étudiante et lycéenne contre le contrat première embauche (CPE), il a reconnu dans le Figaro du 7 mars 2006 être allé prendre les ordres du Premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, et du député des Landes, Henri Emmanuelli.
La sénatrice PS Esther Benbassa fête avec la langue
l'adoption du projet de loi sur le mariage pour tous
(mairie du 4e arrondissement de Paris; 23 avril 2013)
Et cet officier de l'Etat civil est le successeur de Christophe Girard, conseiller régional d'Ile-de-France depuis 2010 et maire du 4e arrondissement de Paris (quartier du Marais) depuis juillet 2012en remplacement de Dominique Bertinotti devenue ministre déléguée à la ...Famille. Il a convolé en justes noces avec le réalisateur de documentaires Olivier Meyrou en juin 2013, avec pour témoins Bertrand Delanoë et Mazarine Pingeot, Anne Hidalgo célébrant le mariage à la mairie du IVe arrondissement de Paris.


Membre (mai 2012-janvier 2013) du cabinet de Vincent Peillon, ministre de l'...Education nationale, dans le magazine Têtu du milliardaire socialiste Pierre Bergé, son ancien propriétaire et homosexuel notoire, il a fait son coming-out le 24 août 2011, annonçant son homosexualité.


Le cercle homo n'est pas aussi étroit qu'on le dit.



mardi 23 décembre 2008

Dray, arroseur arrosé, éclabousse le PS

La séparation des pouvoirs, pour protéger le crime ?
La carrière de Julien Dray est chargée en manipulations diverses

Pourquoi ce joueur de poker s’est-il découvert tant d’intérêt pour la création de plus d’associations que l’ensemble de ses camarades socialistes et pourquoi y a-t-il placé des emplâtres, si ce n’est pour s’en servir en les manipulant toutes et tous. La jeunesse aura d’abord été son champ d’action de prédilection : tirer les ficelles de jeunes pantins ne réclame pas autant d’expertise que d’apprendre à faire la grimace à de vieux singes roués de la politique. Au fil des années, il aura finalement trempé dans toutes les embrouilles internes, externes et transversales et, en les instrumentalisant, quand il n’a pas initié les entourloupettes les plus douteuses, et les rumeurs les moins ragoûtantes. C’est ainsi qu’il s’est rendu indispensable au PS. Et qu’il ne s’est pas senti gagné par un sentiment grisant de toute puissance. Pourtant, si ce pique-bœuf a recueilli tellement d’informations sur tous les éléphants du PS, tout le monde s’est un jour ou l’autre senti piégé et a conçu d’autant plus de méfiance en son endroit qu’il est instable et ambitieux. Qu’il finisse par trébucher n’est pas pour déplaire à certains camarades qui pourraient s’en trouver libérés, débarrassés…

Les socialistes embarrassés ne seraient-ils pas plutôt soulagés ?


  • Au palais socialiste, pas un mot de solidarité à ce pilier du parti.

    Silence radio de Martine Aubry
    , ce que le député Julien Dray, proche de Sa Cynique Majesté Royal, a précisément regretté lundi, disant ne pas avoir reçu de soutien de la première secrétaire. Mais quel soutien a-t-il reçu en revanche de Désirdavenir Royal ? Est-elle dans les 'chabichoux' ?

  • Benoît Hamon, porte-parole titulaire, a répondu laconiquement que "premièrement, il est présumé innocent, deuxièmement, il est l'objet d'une enquête préliminaire mais n'est pas mis en examen, et troisièmement, c'est une affaire privée" qui "ne concerne pas le PS".
  • Même son de cloche auprès du secrétaire national à l'Education, Bruno Julliard, pour qui c'est "une affaire privée" et "la justice doit faire son travail".
  • Collègue de Julien Dray au Conseil régional d'Ile-de-France, la vice-présidente Michèle Saban a eu une « colère saine» et réclamé "une déclaration du parti" sur le député de l'Essonne, car "dans ces cas-là, on a surtout besoin de ses amis, de sa famille". "Si Martine considère que Julien ne fait plus partie de la famille, c'est encore plus grave", a-t-elle polémiqué, en déplorant un PS sans amour.
  • Le député Pierre Moscovici a, lui, demandé de faire preuve de "pudeur, décence et solidarité", évoquant une "coïncidence avec le mouvement lycéen".

    Les faux-culs socialistes accusent pourtant leurs libérateurs

  • certains>Certains au sein du parti mettent en cause le pouvoir
    , dénonçant une "volonté de nuire" au PS dans une affaire aux circonstances "un peu étranges, en plein mouvement lycéen"., dénonçant une "volonté de nuire" au PS dans une affaire aux circonstances "un peu étranges, en plein mouvement lycéen".
  • Un « haut dirigeant du parti », à la fois proche de Mme Aubry et incognito, s'interroge à la fois« in petto » et devant au moins un journaliste, autant dire un surdoué : "On voit bien d'où vient le coup. Il y a eu volonté de nuire au PS, au moment où il commençait à se remettre au travail, se ressaisissait, reprenait des couleurs".
    Il dénonce les propos du premier bouc émissaire naturel venu, Frédéric Lefebvre, un porte-parole de l'UMP, qui évoque un "lynchage médiatique" aux dépens de M. Dray.
    "Mais qui est à l'origine de ce lynchage? C'est le parquet et le parquet est aux ordres de la Chancellerie puisqu'on est dans un régime où les parquets ne sont pas indépendants", affirme ce responsable socialiste. Il ne fait pas la différence entre la magistrature debout et assise. Il suffit de dire que l’une et l’autre sont couchées ; ça marche toujours sur l’opinion ! Couchée devant les syndicats n’est pas si grave…
  • D'autres insistent sur les "circonstances un peu étranges, en plein mouvement lycéen, alors qu'on connaît les liens de Julien Dray et de la Fidl", association dont le député de l'Essonne est très proche. L’enterrement de l’année 2008 par les lycéens dans la rue devrait-il imposer le grand deuil à la justice ?
    M. Dray est l'objet d'une enquête préliminaire du parquet de Paris sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'organisation lycéenne Fidl et des Parrains de SOS Racisme. Mais alors quelles sont donc les « circonstances un peu étranges », concernant les Parrains de SOS Racisme ?
    Dès vendredi, jour d'une perquisition au domicile de Julien Dray, Razzy Hammadi, secrétaire national aux service publics, avait soupçonné que "le timing", n'était pas fait "indépendamment de ce qui se passe dans la jeunesse lycéenne dans le pays". Que ce soit Juju Dray ou le parachutiste qui s’est écrasé à Orly aux dernières municipales, ces deux innocents tombés de la dernière pluie découvrent que le hasard fait bien mal les choses, partout comme au PS.
  • Et en plus, pronostique un cadre du parti, à moins que ce ne soit un journaliste imaginatif, "dans les trois ou quatre mois", ils vont sortir "sans aucun problème" "deux-trois affaires dans les communautés d'agglomération". Est-ce à dire que les sujets ne manquent pas ?
  • Pour Michèle Saban, c'est "l'ensemble de la classe politique" qui va payer. "Encore une fois, on va dire que la politique n'est pas clean". Une amatrice, en matière politique, de la globalisation !

    La séparation des pouvoirs est une aubaine

    Relevé sur le blog de Moréas :
    « …Julien Dray est donc soupçonné d’un délit découvert par les fonctionnaires de la cellule anti-blanchiment, Tracfin. Service créé pour lutter contre Al-Qaïda ou tel baron de la drogue, mais pas contre un député de l’opposition. Les faits ont été dénoncés par la ministre des finances à sa collègue de la justice. Celle-ci a ordonné derechef à ses fonctionnaires d’enquêter sur ces agissements probablement illicites. Rien d’anormal, me direz-vous ! Non, mais on est à la limite d’une enquête administrative, on s’éloigne quand même rudement de la séparation des pouvoirs.
    Il est vrai que la création de cet arsenal «administrato-judiciaire» a trouvé sa justification dans la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue, etc. Et comme les socialistes ont entériné tout ça, on ne sait pas si l’on doit considérer Dray – même s’il est coupable - comme une victime collatérale ou si c’est l’arroseur arrosé….
    »
  • jeudi 11 décembre 2008

    CPE- Les ragots sans preuves de Julliard Bruno

    Les étudiants de l’UNEF, redevables à Sarkozy
    Ainsi donc, les étudiants de l'opposition -souvent extrémiste- devraient-ils une fière chandelle à Sarko ?…

    Bruno Julliard, l’ancien meneur des étudiants, a affirmé, mercredi soir 10 décembre, que la campagne anti-CPE (contrat première embauche) de l’UNEF en 2006 aurait profité de la rivalité entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin, alors premier ministre.

    Justement invité, un jour d’action lycéenne, sur le site Internet socialiste de Le Post (émanation de "Le Monde Interactif", dédié aux 15-25 ans) et la radio Le Mouv (radio du service public Radio France, qui cible les jeunes), Bruno Julliard, maintenant secrétaire à l'éducation du PS et adjoint au maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, considère que l'UNEF, syndicat dominant qu'il dirigeait à l'époque, aurait accepté de bénéficier d'une "instrumentalisation volontaire", due à "une bataille à la tête de l'Etat". Nicolas Sarkozy était alors ministre de l'intérieur de Dominique de Villepin, un rival potentiel au sein de l'UMP pour l'élection présidentielle de 2007.

    Et maintenant l'’affaire du vrai-faux coup de fil

    >
    "La position officielle publique de Sarkozy était de dire qu'il soutenait le gouvernement Chirac et Villepin, donc qu'il ne voulait pas du retrait du CPE", a avancé Bruno Julliard.
    > "Puis il m'avait appelé à la fin d'une manif [laquelle ?], en gros [en très gros, et en substance] en me disant [sans témoin] qu'il était MON premier soutien et que, lui demandait le retrait du CPE." Une affaire personnelle, pour Bruno Julliard: et l'UNEF ?

    Objectivement’ ne veut pas dire ‘objectif
    Le responsable socialiste a commenté : "C'est vrai que, factuellement, nos intérêts à ce moment-là étaient plutôt convergents. Lui, parce qu'il veut la tête de Villepin et nous, parce qu'on veut la tête du CPE." C’est clair comme de l’eau de Clearstream…

    L’Elysée hausse les épaules
    Interrogé sur ces propos, l'Elysée a répondu par un laconique : "Pas de réaction."

    Cette analyse publique personnelle peut pourtant être la première étape d’un montage médiatique malveillant, dans le pur style du vrai-faux SMS du journaliste du Nouvel Observateur, Airy Routier. Nous ne quittons donc pas les arrières cuisines socialistes où grouillent blattes et cafards.

    Comme fond de sauce de leur plat de résistance médiatique, ils prennent , selon la saison un Airy Routier pas frais ou un Julliard pas cuit (non pas le Jacques du Nouvel Obs, mais le Bruno pas cru de l’histoire) : lors des manifestations étudiantes contre le CPE et avant que le dispositif soit finalement retiré. Nicolas Sarkozy avait proposé la "non-application" du projet pour permettre la recherche d'un compromis.
    Ensuite, nos toques roses ajoutent un produit naturel vénéneux du terroir socialiste. Ils touillent, l’air de rien, sur une console à induction de chaleur de Le Post ou du Mouv, des relais gastronomiques médiatiques et socialistes et ils attendent gentiment. Les saveurs odeurs délicates fétides se dégagent, et, en agences de presse, c’est la fête des papilles militantes chargées.

    Comme dans le cas du glorieux SMS manipulé, pour ce nouveau plat réchauffé, le passe-plat de la désinformation choisi est justement l’Internet et précisément Le Post, qui assure le service de cette daube. Il ne faudrait pourtant pas le confondre avec le ragoût (une étoile) du magazine Voici...
    Dernière similitude au menu, dans la chanson de Pierre Perret (ci-contre), le patron du ‘Tord Boyaux’ s’appelle Bruno...

    vendredi 26 septembre 2008

    RSF - Jean-François Julliard, élu en remplacement de Robert Ménard

    Robert Ménard cède la place à un proche
    Robert Ménard lâche le poste de secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF) qu'il occupe depuis 23 ans; Jean-François Julliard, élu, lui succède.

    Âgé de 35 ans, Jean-François Julliard (ci-dessus) est marié et père de deux enfants.
    Il travaille à Reporters Sans Frontières depuis la fin des années 90. Après un DESS (comme tout le monde à gauche) en journalisme, il est tout naturellement devenu chercheur pour ...l’Afrique.

    Robert Ménard essaie de faire bonne figure :
    Il déclare:
    « Jean-François Julliard, qui vient d’être élu, occupera désormais le poste de secrétaire général. Il travaille depuis plus de dix ans à mes côtés au sein de Reporters sans frontières. Il en connaît parfaitement les rouages, les méthodes, la philosophie. Il lui apportera son enthousiasme, celui d’une génération de militants rompus à la mondialisation et à Internet. Je ne souhaite qu’une chose : qu’il fasse de Reporters sans frontières une organisation toujours plus efficace pour défendre nos confrères maltraités, torturés, emprisonnés et, plus généralement, cette liberté de la presse sans laquelle il n’y a pas de liberté. »


    Le cinéma continue !

    C’est donc après des études … de cinéma et d’audiovisuel avant de trouver sa voie de petit reporter, au Congo et ailleurs en Afrique (Tintin est le surnom de Ménard) , que Jean-François Julliard a commencé à militer à Reporters Sans Frontières à 25 ans, en 1998. Il est devenu chercheur de coups médiatiques pour l’Afrique, puis responsable de la recherche de l’organisation en 2004. « Les urgences ne manquent pas, a-t-il déclaré. Moussa Kaka emprisonné au Niger, l’Afghanistan (auquel il faudrait pourtant retirer notre assistance, selon l’opposition) ou le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme : nos priorités iront vers toujours plus d’efficacité. »

    Qui dit nouvelle tête dit changements ?

    Un train peut en cacher un autre, mais derrière Jean-François Julliard de RSF ne se cache pas Julliard Jean-François, journaliste au Canard Enchaîné, un homonyme. Que ni l'un ni l'autre ne soit le fils caché de Jacques Julliard (Nouvel Observateur), ne nous regarde pas...
    > Le petit plus de Julliard, celui de RSF ?
    Il appartient à la génération d'Internet et dispose des connaissances nécessaires dans le domaine technologique pour développer de nouveaux angles d'attaques.
    > Le fond reprend ainsi ses droits sur la forme médiatique, se prend-on à penser, et le petit reporter Julliard annonce d'ailleurs son intention de rapporter des images ou des témoignages des zones d'actions. Quoi de plus naturel puisqu’il possède une formation de journaliste. Il est d'ailleurs rédacteur en chef, d’un hebdomadaire mural de RSF.

    Tous les moyens restent pourtant bons pour toucher l'opinion publique
    Le militant n'hésite pas à se mettre personnellement en danger pour prôner la liberté d'expression: chinois, ce kamikaze? Mais alors tibétain !... Adepte des opérations coups-de-poing qui sont, selon lui, l'un des meilleurs moyens de faire passer un message, Jean-François Julliard mettra RSF en scène de toutes les manières possibles pour sensibiliser la planète à l'importance des droits du journaliste.

    En février 2001, il est interpellé à Tunis et expulsé de Tunisie après avoir distribué des exemplaires du mensuel interdit Kaws el Karama, publié par Jalal Zoghlami (dont le frère, Taoufik Ben Brik, qui a collaboré à de nombreux journaux francophones, en particulier le Nouvel Observateur, est un opposant déclaré au régime du président Ben Ali).
    Il semble donc que la défense des journalistes par RSF est directement subordonnée à leur opposition aux régimes en place qui ne sont pas suffisamment orientés à la convenance des déstabilisateurs politiques.

    En octobre 2001, alors qu'une délégation de Reporters sans frontières s'opposaient à la visite du président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, l'accusant d'être responsable de l’assassinat du journaliste Norbert Zongo, il est projeté au sol par des policiers en civil après avoir été aspergé de gaz lacrymogène pendant une manifestation devant le siège du Parti socialiste à Paris. Telle est l'image d'Epinal.

    Le lundi 24 mars 2008, durant la cérémonie d'allumage de la flamme olympique à Athènes, et en compagnie de Robert Ménard (ici au centre, en rupture de stock de T-shirts) et Vincent Brossel (responsable du Bureau Asie-Pacifique à Reporters Sans Frontières, ci-contre à gauche) , il dérange volontairement le discours du président du comité d'organisation olympique chinois Liu Qi, en arborant une banderole représentant les anneaux olympiques remplacés par des menottes, principal logo de RSF contre les manquements aux droits de l'homme soutenus en Chine par ... Sa Cynique Majesté Royal.

    Sont-ils frères?
    Toute ressemblance entre Jean-François Julliard et le rejeton Bruno Julliard, ancien meneur de l'UNEF réinséré adjoint à la jeunesse à la mairie socialiste de Paris, serait évidemment purement fortuite.
    Alors Jean-François ne serait donc pas non plus le fils de l'ancienne maire socialiste du Pyu-en-Velay, déboulonnée par un jeune et fringand ministre de ...Sarkozy.

    Au total, ce Jean-François de RSF est relativement mystérieux: on ne sait guère de lui que ce qu'il n'est pas...

    lundi 15 septembre 2008

    Laïcité archaïque : Juju Dray critique le "discours intégriste" de Benoît XVI

    Désirdavenir Royal, aux abonnés absents…
    Au PS, on peut être quinqua et rétrograde : la relève est assurée !
    Julien Dray
    , né en 1955 à Oran, ex- « conseiller chargé de la coordination des porte-parole » au sein de l'équipe de Sa Cynique Majesté Royal (qui a le courage de ses opinions dans le silence...), lors de la campagne présidentielle de 2007, le toujours porte-parole du Parti socialiste a affirmé ce lundi que Benoît XVI avait tenu à Lourdes "un discours intégriste". Dans la foulée, il a accusé Nicolas Sarkozy de n'avoir "pas assez marqué la distance nécessaire entre l'exercice religieux et l'espace public" lors de la visite du pape.

    Laïcité fermée et trotskisme éternel
    Cet ex-trotskiste ouvert (il a mal tourné récemment, en …1981 !) a développé un raisonnement marqué par la tolérance au XIXe siècle. Les églises, toutes autant qu’elles sont, "ont admis avec difficulté de ne plus exercer un rôle politique, et donc à chaque étape elles essaient de voir si elles ne peuvent pas à nouveau influencer de manière directe ou indirecte la vie politique et retrouver le pouvoir qui était le leur auparavant", a expliqué Julien Dray sur France-Inter.
    "Il y a eu une première phase où on nous a dit ‘c'est un pape sympathique, ouvert sur la société’, et puis il y a eu une autre phase, à Lourdes, avec un discours intégriste qui ferme toutes les évolutions qui sont en cours dans l'église", a-t-il lancé, dans un esprit d’ouverture.
    Le député de l'Essonne a prononcé son homélie laïque
    "Il faut marquer une certaine distance quand on est un responsable politique de premier plan", a-t-il pontifié, condamnant l'attitude du chef de l'Etat. Ce socialiste a fait l’apologie du dogme laïc qu’il entend imposer à l’ensemble des Français : "Le président de la République, lors de cette visite, n'a pas assez marqué la distance nécessaire entre l'exercice religieux et l'espace public".
    Le professeur-chercheur (mais quel poste occupe-t-il donc ?) a ajouté, dans la syntaxe SMS du 9.3 : "Ça fait plus partie du calcul politique qu'autre chose" a en effet commenté Dray, qui a manifestement plus d’aptitudes en arithmétique politicienne qu’en langue française: un professeur sans élèves qui ne s'en plaignent pas. A l’issue d’une intense réflexion, le chercheur en question a trouvé l’argument passe-partout et éculé, selon lequel Nicolas Sarkozy aurait voulu "effacer l'effet RSA" (on l'attendait, celle-là!) en montrant qu'il était "attaché aux traditions chrétiennes". Quant aux tabous socialistes...
    Du haut de sa chaire, en l’église de la Rue de Solférino, le père Dray a averti ses fidèles qu'ils encourent la géhenne socialiste: "La République et la laïcité sont protectrices de la liberté de culte mais dès qu'il y a transgression avec la tentation d'émettre des préceptes dans la vie publique alors il y a danger". D’ailleurs, au magazine Marianne, on a grand peur…

    La peur du concept de laïcité positive mobilise le PS
    Stéphane Le Foll
    (encore un titulaire de DEA, comme Bruno Julliard ou Juju Dray, et comme tout le monde, donc), bras droit de François Hollande, croit qu’avec le concept de laïcité positive, Nicolas Sarkozy "entend peser dans le débat public pour un retour de la religion" et "remet en cause un des fondements de la République".
    "Il y a de la part du président de la République un manquement à ce qu'est sa fonction. Il doit être au contraire le garant de ce que sont les fondements de la République",
    a considéré le député européen PS, en jugeant "dangereux" les propos du Chef de l'Etat.

    Laïcité : ‘fondement’ ou appendice de la république?

    Proclamation de la République :
    Proclamation de la République 21 septembre 1792, avant la Terreur (juin 1793 et thermidor an II (juillet 1794))

    Séparation de l’Eglise et de l’Etat : loi de 1905

    jeudi 19 juin 2008

    Journée d’action du 17 juin : cortège funèbre sans les amis de la famille

    Le PS moribond est-il encore connecté à la réalité syndicale ?
    L’amère Royal a disparu ! La candidate battue a-t-elle rabattu son caquet ? Notez bien que camarades ne se sont pas montrés non plus, mais est-ce une excuse? Comment la fête pourrait-elle être belle si ses vedettes la boudent et l'hôte Thibault se fait un tour de reins?...

    Les responsables socialistes brillaient par leur absence dans le cortège syndical parisien par cette belle journée du mardi 17 juin, pour la défense des 35 heures, en dépit d'un appel du PS à participer "massivement" aux manifestations.... La réduction du temps de travail ne les concerne donc plus ?

    Comme d'habitude, seule la gauche du parti, avec ses stars de la politique, s'était déplacée pour la petite journée d'action intersyndicale (CGT, CFDT, FSU -derrière- et Sud-Solidaires, bien que non représentatif).
    Seuls face à la "désertion" des socialistes, ils étaient fort dépités et marquaient leur différence et leur ancrage frontalier. Pour l'eurodéputé Benoît Hamon (ci-contre) - comme le député des Landes, Henri Emmanuelli, ou le sénateur de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon , il s'agissait pourtant de défendre "la réforme la plus emblématique de la gauche". Alors, le reste...
    Celle-ci était d'autant plus visible que, leur secrétaire nationale Marie-George Buffet en tête, les communistes étaient au côté du mouvement social, arborant le badge de leur parti. Il faut dire que si le PCF ne représente pas grand-chose au plan électoral, il anime encore la CGT et ses états satellites…
    En queue de cortège, une quarantaine de militants du MJS, l'organisation de jeunesse du PS, ont fait ce qu'ils ont pu pour sauver l'honneur des grands frères socialistes, comme deux des adjoints au maire de Paris, Bruno Julliard, ex-président de l'UNEF, et Pascal Cherki, proches de Riton Emmanuelli.

    Le Bureau national du PS avait récemment appelé à participer "massivement" aux manifestations, mais ils parlent plus qu’ils n’agissent, comme chacun sait. La veille, un porte-parole avait laissé croire à la venue de parlementaires, sans écarter une courte apparition du premier secrétaire François Hollande. Victime d’une probable lombalgie…

    Morosité ambiante
    Simplet Simpliste, Benoît Hamon ne voyait là qu'"hypocrisie". Pour Jean-Luc Mélenchon, la direction du PS considère les manifestants comme "des pions sur un échiquier". En somme, leurs états d’âmes intérieurs sont un déchirement. Un de plus à l’approche annoncée de la rénovation.


    Au groupe socialiste à l'Assemblée nationale, on s’expliquait ! Il avait encore un « sentiment », qu’il est "très rare" que des parlementaires se joignent aux cortèges syndicaux ! Cette pudeur n'avait pas été de mise, cependant, au printemps 2006, au plus fort des manifestations anti-CPE, en présence des people de la socialie, Hollande et Delanoë, entre autres. Sa Cynique Majesté Royal, il est vrai, en 'républicaine respectueuse', ne se mêle guère à la plèbe…
    Ils vont s'ouvrir les veines
    "On abandonne les gens. On mérite notre sort, parfois [sic !]. Il est temps que ça change au PS!", morigéna Benoît Hamon, critiquant "ces socialistes qui occupent les médias pour parler d'eux", sans désigner Désirdavenir Royal. Ce rassembleur poursuivit avec … ses (mauvais) sentiments ! "Je suis heureux que les salariés se mobilisent mais je ne peux m'empêcher d'avoir une pointe de tristesse", sermonna encore l'ex-collaborateur de Martine Aubry des années 1997-2000.
    De passage à Paris mardi, la Ch'tite Aubry, la "dame des 35 heures", n'était plus là non
    plus mercredi.

    Venu "recharger les batteries", J.-Luc Mélenchon (ci-contre) disait en avoir "marre". "Les gens [les militants le Désirdavenir Royal, sans doute...] ont l'impression que le PS n'est pas là[s'avoue-t-il négligeable?]. Et c'est à moi que les manifestants demandent des comptes!", soupirait l'ancien ministre, mal dans sa peau, appelant les partis de gauche "à donner un coup de main beaucoup plus fort au mouvement social".
    Riri Emmanuelli
    (à gauche) souhaitait "qu'à l'Assemblée nationale, on mène un combat exemplaire contre cette régression totale" que représente selon lui la fixation de la durée du travail entreprise par entreprise. "Si le PS échoue à mobiliser toutes ses forces, je crains des lendemains difficiles pour lui", prédisait ce grognard du mitterrandisme, comme avant déjà et encore après Mitterrand, sous Jospin: c’est génétique ?

    L’état suicidaire du PS ne me dit rien qui vaille…

    samedi 31 mai 2008

    PS : des « reconstructeurs » pour neutraliser l’amère Royal et Bébert Delanoë

    Sauver le PS du « pugilat » Royal et Delanoë annoncé

    Des volontaires se sont désignés
    pour remonter les ruines du PS.

    Ce n'est pas nouveau:

    « Tout reste à reconstruire »,
    affirmait Marie-sEGOlène Royal en …1992.
    « Il faut retrouver des idées », assurait-elle, il y a seize ans

    VOIR et ENTENDRE : extrait de l'émission "l'Heure de Vérité" (Antenne 2) où François-Henri de Virieu, Arlette Chabot et Albert du Roy recevaient Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, en 1992. L'inscription de la politique dans la durée, l'exigence de solidarité, le souci d'une reconstruction de la gauche ("ouverture" ou "alliance"), la défense de ses valeurs, le souhait d'une politique plus proche des citoyens ... Tout y était déjà ou presque. Immobilisme innovant… Y compris le débat sur la frontière entre vie privée et vie publique, qui rendait François Hollande hilare.

    Ségolène Royal, ministre de l'environnement (1992) envoyé par raph66

    Demain dimanche, Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, Martine Aubry et Arnaud Montebourg confronteront leurs points de vue pour tenter de dessiner une nouvelle alliance, puis une nouvelle majorité, au congrès de Reims à la mi-novembre.
    Les membres de ce "pôle des reconstructeurs" veulent proposer une alternative au duel "Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë". Leur initiative tend à épargner au PS la répétition du fratricide congrès de Rennes entre Lionel Jospin et Laurent Fabius en 1990 et l’esprit de revanche du perdant lors de la compétition pour l'investiture présidentielle en 2012.
    Participeront aux travaux de reconstruction, en présence de quelque 800 militants et cadres, Martine Aubry, maire de Lille, le ‘jeune lion’ Arnaud Montebourg, Jean-Christophe Cambadélis, le nervi de l’Assemblée Nationale et lieutenant de DSK, ainsi que le gris Claude Bartolone (1951), président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis et lieutenant de Fabius. L'ex-Premier ministre prendra part au déjeuner.
    Pour représenter la gauche du parti à cette rencontre, Benoît Hamon (1967), a délégué Razzie Hammadi (ci-contre), un secrétaire national que Hollande a tenté en vain d’imposer à Orly. Pour son retour, Hammadi se présente comme un observateur "volontaire et attentif".

    L'objectif du « pôle des reconstructeurs » est de privilégier "le débat de fond", selon « le Grec » strauss-kahnien, alias Cambadélis, initiateur avec le fabiusien Claude Bartolone de ce rapprochement audacieux.
    Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius s'étaient en effet combattus sans ménagement entre fin 2004 et fin 2006, une division dont avait tiré profit Sa Cynique Majesté Royal pour imposer sa candidature à l'Elysée.
    Ce cartel estime qu'à l'heure de "la deuxième phase de la mondialisation" marquée par les crises (financière, alimentaire, énergétique et climatique), "la gauche doit définir de nouvelles réponses", puisque la campagne présidentielle n’en a pas été l’occasion…. Ils constatent aussi que presque partout en Europe ces dernières années, la social-démocratie s'est faite battre, comme en Italie ou au Royaume Uni.

    Au vestiaire des velléités, le projet -qui reste à concevoir- produira notamment « un autre modèle de croissance, crédible et réaliste, dans la mondialisation » et de « la rénovation » de la gauche. Encore du verbiage, car la réunion est déjà la troisième du genre et ses ambitions sont modérées. Elle n'a "pas d'autre statut qu'un espace de confrontation", d'autant qu'"on est au début du processus", selon ‘Camba’.
    Si les amis de DSK et Montebourg, d’une part, doivent déposer une contribution commune pour le congrès, Titine Aubry et Lolo Fabius, d’autre part, avec leurs amis respectifs, devraient déposer la leur. C'est en septembre au plus tard que ces textes se fondront -ou non- en une seule motion pour le congrès.
    A l’automne, si l'aventure se poursuivait encore, un porte-parole commun serait choisi, qui pourrait postuler à la succession de François Hollande. Le strauss-kahnien Jean-Paul Huchon vient de pousser Titine Aubry sur cette voie. Ce qui la barrerait de la course à l’Elysée, puisque, selon certains, elle ne serait bonne qu’à prendre la tête du gouvernement.

    RAPPELS
    Benoît Hamon, ancien rocardien, a été conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997 et membre du cabinet de …Martine Aubry, alors ministre de l'Emploi et de la Solidarité (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). En juillet 2007, il fonda -avec Noël Mamère- le think tank La Forge.
    Les victimes de la baisse du pouvoir d’achat peuvent toujours se tourner vers ce député européen (depuis 2004). Il est membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
    Avec pour tout dipôme un bac +3 (licence d’histoire), il a néanmoins été directeur du planning stratégique de l'institut de sondage IPSOS de 2001 à 2004.
    Il est clair qu’IPSOS est indépendant …

    Razzie Hammadi
    Né en 1979 à Toulon, en
    2005 il devient Secrétaire national du MJS (Mouvement des jeunes socialistes). Proche un temps de la Gauche socialiste de Julien Dray, il rejoint la tendance Nouvelle gauche fondée par Benoît Hamon.
    Au cours du mouvement contestataire contre le CPE (contrat première embauche), il fait activement participer le MJS contre la politique gouvernementale, aux côtés du front étudiant et salarié. Plus tard, il invitera les autres jeunes leaders syndicaux, comme Bruno Julliard (aujourd’hui élu municipal du … PS, contrairement à sa maman battue au Puy-en-Velay...) ou Karl Stoeckel à s'exprimer lors de manifestations du MJS.
    Hammadi est actuellement membre du courant Nouveau Parti socialiste (NPS) au Parti socialiste. En 2006, il a soutenu Laurent Fabius à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle.
    En novembre 2007, il est désigné de Paris chef de file du Parti socialiste pour l'élection municipale à Orly pour prendre la place du maire sortant, Gaston Viens. Le parachuté reçoit le soutien appuyé de Flamby 1er. Au premier tour, il obtient moins de 14% des voix et la quatrième place. Royalement.

    France Soir
    « Venu mardi soir [5 février 2008] pour soutenir Razzye Hammadi, le Premier secrétaire, chahuté par des socialistes dissidents, poursuivi par ses opposants à la sortie, jusqu'à sa voiture, François Hollande a dû partir sur les chapeaux de roue». Prachutage raté, mais décollage réussi ! « Le Premier secrétaire était venu soutenir la candidature aux municipales de Razzye Hammadi, 28 ans, ancien président des MJS et symbole de la « diversité » et du […] « rajeunissement » du PS. » LIEN

    jeudi 6 décembre 2007

    Municipales 2008: Bruno Julliard a un ticket avec Delanoë

    Julliard se présente sur la liste de Delanoë
    Pour les municipales, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, candidat à sa propre succession, a présenté jeudi "dix hommes et dix femmes" qui vont "enrichir" son équipe des municipales, parmi lesquelles des 'people' dont l'intolérant histrion Philippe Torreton (à droite, né en 1965) qui quitterait sans doute les planches, et Bruno Julliard (à gauche), l'ex président de l'UNEF, dont PaSiDupes démontrait que les jeunes cadres étaient formés par le PS dans ses syndicats. A noter que Julliard se défendait de vouloir entrer en politique et n'aspirait qu'à 'un vrai travail'...
    Le comédien et le dirigeant syndical étudiant feront partie des listes PS respectivement dans les IXè et XIIIè arrondissements.


    Parmi "les vingt personnes qui vont enrichir notre équipe, le service des Parisiens", selon B. Delanoë, figurent également
    - le sociologue
    Jean-Louis Missika, dont l'âge et le diplôme de philosophie restent confidentiels (XIIè),
    - la réalisatrice Yamina Benguigui (XXe), dont la principale performance est d'être née d e parents algériens kabyles et son documentaire Mémoires d’Immigrés, réalisé en 1998 pour Canal+ ,
    - et l'avocat Emmanuel Pierrat (VIe), né en 1968, qui a publié un ouvrage polisson (Le Livre des livres érotiques): ça serait chaud à l'Hôtel de Ville, si Bertand, Bruno et Emmanuel étaient élus...

    Delanoë s'est senti obligé de prévenir la critique naturelle. "Rien n'a été politicien dans ma démarche, je n'ai pas cherché les magouilles et les débauchages politiques (..) mais je connais leur valeur et leurs compétences", a-t-il ajouté. Qu'il en donne seulement deux…
    Peu aimable pour Torreton qui a la tête près du bonnet, Delanoë se veut rassurant et précise que Torreton n'a pas le rôle principal! Ils ne font "pas seulement de la figuration", "tous seront des élus de Paris dans trois mois", a-t-il lancé.
    Parmi les candidats figurent également des associatifs, médecins, ou encore un responsable du réseau Education sans frontières dans le IIIe.
    Contrairement à Sa Cynique Majesté Royal qui penche aussi bien au centre qu'à gauche, B. Delanoë s'ouvre à la société civile et à la gauche de la gauche.

    Le Paris populaire est exclu.

    vendredi 30 novembre 2007

    L'UNEF sans, mais le PS avec Julliard?

    Départ et arrivée anticipés
    Bruno Julliard quittera la présidence de l'Union nationale des étudiants de France
    (UNEF) la semaine prochaine: c'est officiel. "J'avais dit au congrès de l'UNEF en mars que je partirai avant la fin du mois de décembre 2007, et j'ai confirmé aujourd'hui au bureau national que je quitterai la présidence de l'UNEF samedi 8" décembre, a-t-il expliqué. La surprise est faible, puisqu'il est âgé de 28 ans et que le renouvellement du Bureau aura lieu le 8 décembre.
    Elu en juillet 2005, Julliard a confirmé: "Je pense que j'ai fait le tour. Il faut passer à autre chose". Il avait récemment indiqué qu'il ne souhaitait pas entrer en politique. Il prétend toujours qu'il souhaite achever ses études de droit public et se lancer dans la vie professionnelle.
    Or, son nom a circulé comme possible candidat PS aux municipales 2008 à Paris. "Des conversations sur ce point ont eu lieu", s'est contenté d'indiquer un socialiste parisien. "Je n'ai pas pu partir pendant le mouvement de contestation de la loi Pécresse, parce qu'il fallait aller jusqu'au bout", a-t-il estimé. Indépendamment de cela, jusqu'aux élections, en tout état de cause!
    Issu d'une famille "très engagée" au PS, il a créé le mouvement des jeunes socialistes (MJS, à 72% dans la mouvance B. Hamon - H. Emmanuelli- R. Hammadi) dans son département d'origine, la Haute-Loire, sous la houlette de la FSU (G.Aschéri, ci-contre dans son dos). Sa mère est maire socialiste du Puy-en-Velay et son beau-père adhérent au parti communiste. Il avait un temps pris sa carte au PS puis l'a rendue.

    Tout récemment, dans le mouvement de contestation de loi sur l'autonomie des universités, qu'il a signée pour son syndicat, Bruno Julliard a dû essuyer des critiques, certains, y compris au sein de l'UNEF, lui reprochant d'avoir négocié la loi avec Valérie Pécresse cet été, de ne pas vouloir l'abrogation de ce texte et de rester dans une démarche de dialogue avec le gouvernement.
    "Je suis plutôt satisfait de l'issue de cette mobilisation", rétorque Julliard, affirmant avoir obtenu des concessions - des "gardes-fous" - de la part du Valérie Pécresse sur les moyens budgétaires pour les universités et sur l'accompagnement de la loi.

    Jean-Baptiste Prévost, 23 ans, vice-président de l'organisation, et étudiant de 23 ans en master à Sciences-po Paris et en Histoire à Paris I, sera élu à la présidence, puisqu'il est seul candidat à sa succession. "Nous sommes syndicalement très proches, donc il y aura une continuité", a assuré Bruno Julliard.
    Sa feuille de route est précisée. Julliard estime en effet qu' "il faudra travailler à plus d'unité dans le milieu étudiant" et qu'un rapprochement serait souhaitable entre l'UNEF et des syndicats comme Sud-Etudiant ou la FAGE (Fédération des Associations Générales Etudiantes). "On a besoin d'un grand syndicat étudiant". Qui passera par une sorte d'OPA, dont l'une ne serait guère amicale…

    Petit détail sans importance… Le mandat de Bruno Julliard courait jusqu'en 2009 ! Dans deux ans… Les municipales et ses ambitions politiques personnelles, deux occasions opportunes à saisir pour mettre un terme à la contestation au sein de l'UNEF.
    Qui a dit qu'il serait aussi candidat à l'ouverture?

    mercredi 21 novembre 2007

    Le PS, point de chute des meneurs étudiants

    Le PS, retraite dorée des activistes réformés
    Combien d'annuités dans le mouvement étudiant?
    Blocages anti-LRU, pâle répétition de la grève contre la loi Devaquet
    L'abrogation de la loi Pécresse n'est qu'un prétexte, une occasion à saisir, un tremplin. Ce que veulent les meneurs étudiants, c'est faire leur trou: décrocher un parrainage politique, dégoter une niche -ce qu'on appelait une 'planque', en gagnant des galons sur le front de l'opposition au sarkozysme.
    D'ex-étudiants trotskistes s'embourgeoisent au PS
    Julien Dray
    Il est l'archétype du politicien qui doit sa carrière aux manifs.
    Ses débuts remontent à 1973 lorsqu'il se bat, à 22 ans, contre l'abrogation des sursis militaires pour études prolongées. Devenu prof de fac (il est même devenu professeur-chercheur, mais comment et où donc? Ca paie bien?), il en profite pour orchestrer tous les mouvements étudiants jusqu'en 1988, dont celui contre la réforme Devaquet, D'abord militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis rallié par opportunisme à François Mitterrand, Julien Dray a créé SOS-Racisme, en 1984, et le syndicat lycéen FIDL, en 1986. Il est aujourd'hui député de l'Essonne et porte-parole du PS (tendance Royal). Retraite assurée.

    Jean-Christophe Cambadélis

    De gauche à droite : Philippe PLANTAGENEST, Michel ASSOUN, Jean-Christophe CAMBADELIS, Marc ROSENBLAT et Philippe DARRIULAT (sortie d'un rendez-vous au Ministère des Universités, début 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°5, janvier 1981)

    Formé à l'OCI (Organisation communiste internationaliste), un groupuscule révolutionnaire dissous en 1965, « Kostas » s'est occupé du noyautage des mouvements étudiants jusqu'à son ralliement au PS en 1986. Ca a toujours existé! Entre-temps, il avait fondé l'Unef-ID, ce qui lui avait permis d'être rémunéré -en plus de son mandat de député- par la Mutuelle nationale des étudiants (MNEF) pour un emploi fictif.
    On sait qu'il est né à Neuilly et qu'il a fait des études de sociologie à Nanterre, mais on ne lui a jamais connu d'autre métier que la politique. D'ou sa parfaite connaissance du monde du travail...

    David Assouline
    Même parcours que les autres, même récompense: d'abord une coordination lycéenne, puis la célébrité grâce aux manifestations contre la loi Devaquet de 1986, suivie d'un passage à la tête de l'Unef-ID, avant l'avènement sous l'égide du PS.
    David Assouline est également un ancien trotskiste, mais il est resté plus longtemps à la LCR; son ralliement au PS ne date en effet que de 1995.
    Du coup, sa carrière est plus enviable: adjoint au maire de Paris depuis 2001, cet ancien prof d'histoire a été élu sénateur en 2004, à l'âge de 45 ans.

    De gauche à droite : Jean-Marie LE GUEN, PascalBEAU, Bernard RAYARD, Philippe PLANTAGENEST, Marc ROSENBLAT, Jean-Christophe CAMBADELIS. Au micro : Robi MORDER (Collectif National de l'UNEF-ID, septembre 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°11, octobre 1981)

    Philippe Darriulat
    Ancien de l'OCI et de l'UNEF-ID, et prof d'histoire lui aussi, il était à la tête de l'Unef-ID quand il négocia la loi Devaquet en 1986, sans croire à une possible mobilisation contre elle, Son erreur fut alors de sous-estimer le noyautage que Julien Dray organisait au même moment dans les facultés de sociologie.
    On connaît la suite : l'extrême gauche remporta et l'autonomie des universités prit vingt ans de retard. Darriulat n'y a gagné qu'un emploi à vie au PS, et une carrière moins flamboyante que celle des autres.

    Delphine Batho
    Une élève et une fidèle de Julien Dray, qui la coopta à la tête de la FIDL en 1990, à l'âge de 17 ans. Ancienne du collège Henri IV, elle était déjà dans la rue à 13 ans pour protester contre la loi Devaquet. Elle lâchera ependant ses études après son élection comme présidente de la FIDL, pour ne plus faire que de la politique.
    Elue au bureau national du PS en 2000, puis à son secrétariat en 2004, elle a défendu «l'ordre juste» de Marie-sEGOlène Royal avant de se voir offrir en prêt son siège de député dans les Deux-Sèvres. Et une retraite...

    Nasser Ramdane
    En 1990, il y avait cru. Suite à des émeutes, les lycéens manifestaient chaque semaine contre la violence, et Nasser Ramdane était à leur tête. Il s'était alors débrouillé pour obtenir de nouveaux droits et pas mal de crédits. Mais l'ennui est que le ministre conspué était Lionel Jospin. Une insolence que le jeune homme aggrava en adhérant quatre ans plus tard au PCF. Nasser Ramdane ambitionnait d'être député ; il est aujourd'hui conseiller municipal de Noisy-le-Sec et président de SOS-Racisme Ile-de-France.

    Bruno Julliard
    Maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, ce qui ne lui a pas nui… Après de longues années de militantisme et d'études à Lyon II, l'actuel président de l'UNEF-ID est confiant: il ne manquera pas de profs sympathisants, il obtiendra bientôt son doctorat en droit, pour services rendus, et il exercera ensuite « un vrai métier », sans « se laisser nourrir par la politique » (sic). Déjà âge de 27 ans, bac +8, il a milité autrefois au PS.
    Mais on peut porter à son crédit le fait d'avoir été le premier dirigeant de l'UNEF, sans pour autant l'émanciper du PS, à libérer ce syndicat étudiant de l'emprise de Julien Dray, qui justement souhaitait passer à autre chose.

    Julie Coudry
    28 ans et déjà douze ans de militantisme derrière elle. Elle en espère davantage devant. Car c'est le syndicalisme qui l'intéresse, pas la politique. Sa première manif date de 1994, et son départ de l'UNEF, de 2003; elle ne concevait pas qu'on puisse s'opposer par principe à une réforme «aussi favorable aux étudiants» que celle du LMD.
    Depuis, elle a fondé le Confédération étudiante (CE), proche de la CFDT. Plutôt favorable à la loi Pécresse et hostile au blocage des facs, Julie Coudry demande cependant « davantage de moyens et certaines garanties » avant son entrée en application. Un réflexe socialiste.
    Des constantes révélatrices ?