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mercredi 1 avril 2015

Roucas et la nouvelle chasse à l'homme de la gauche au faciès

La gauche mobilise ses internautes  militants

Y a-t-il dérapage sur Twitter si une insulte vient d'
un humoriste proche du FN ? 
Malgré des atrocités équivalentes, qualifier de staliniens des élus ou sympathisants de gauche passe très bien, mais les traiter de nazis ou nostalgiques de son régime et c'est la cata... L'humoriste Jean Roucas a comparé non pas les dirigeants socialistes mais leurs méthodes à celles des nazis et le réseau social ne fait pas la différence au lendemain d'un revers électoral sévère et les réseaux sociaux s'embrasent à la commande.

L'ancienne star du Bébête show ne sait pas taire ses convictions. En plein second tour des départementales, Jean Roucas s'en est directement pris aux dirigeants socialistes, coupables des intimidations vécues dernièrement par les militants du Front national à la suite des anathèmes du premier ministre, Manuel Valls. Dernière en date : l'incendie criminel qui a touché la mairie d'Hénin-Beaumont, nouvellement dirigée par le mouvement de Marine Le Pen, même si l'enquête doit encore établir la culpabilité des membres du Parti socialiste.

Il y a cinq ans, presque jour pour jour, "l'humour" de Stéphane Guillon avait déjà posé un problème. En mars 2010, le chroniqueur de France Inter a traité Éric Besson d'espion au service de Jean-Marie Le Pen. Le ministre de l'Immigration, qui était l'invité de Nicolas Demorand vingt minutes plus tard, a tenu à réagir à cette chronique provocatrice dans laquelle, avec son épaisse finesse se réclamant du troisième degré, Stéphane Guillon assimilait Éric Besson à un suppôt du nazisme oeuvrant, "en taupe", à l'instauration d'une France "pure et blanche" avec "Marine Le Pen comme présidente", Éric Zemmour en ministre de la Culture et lui-même en Premier ministre... Cette charge était lancée sur la radio de service public avec un accent germanique, rugueux, évoquant la funeste occupation allemande. Le planqué des micros amis avait battu en retraite lorsqu'à la suite de ses propos, le ministre lui avait proposé de s'expliquer lors d'un débat télévisé que la chaîne i-télé qui proposait d'accueillir. C'est cette même chaîne du groupe Canal+ qui mettre fin à l'émission "Ça se dispute" pour censurer et licencier son chroniqueur Éric Zemmour en décembre 2014. C'était peu avant les attentats islamistes de Paris contre Charlie hebdo, quand toute la gauche et des nigauds déclarèrent "JeSuisCharlie" par solidarité avec la liberté d'expression. 

"Incendies, menaces de mort, agressions... Valls et ses SA en action", postait l'artiste sur Twitter dimanche, faisant référence aux Sections d'assauts, ces bandes paramilitaires nazies qui terrorisaient les opposants à Hitler pendant les années 1930. Mais c'est surtout la dernière phrase du tweet qui a mis le feu aux poudres : "Heil Hollande !" lançait Roucas, en écho au salut hitlérien en usage chez les militants nazis.

En réaction au "côté facho des agressions subies par le FN"

La Toile s'est aussitôt enflammée au vu du nom de l'auteur sexagénaire du tweet. Jean Roucas est en effet connu pour son soutien officiel au Front national depuis plus d'un an. "Vous n'êtes plus drôle depuis longtemps", pouvait-on lire en réaction sur son compte Twitter, "Complétement sénile", "Pseudo comique pervers/facho", etc. Face aux critiques, l'imitateur a tenté de s'expliquer quelques heures plus tard : "Je ne voulais pas comparer Hollande à Hitler ! Je voulais juste attirer l'attention sur le côté facho des agressions subies par le FN." Peine perdue !

Cette fois, c'est au tour des défenseurs de la libre expression de monter au créneau pour le défendre : "Vous n'avez pas à vous justifier", "ne regrettez rien"... 

Mais, un peu qu'il est lassé des injures et quolibets et un peu qu'il est désireux de ramener les vertueux au calme et à la raison, l'artiste a fini par clore la polémique en annonçant qu'il s'abstiendra désormais de donner son avis : "J'ai oublié qu'en France, seuls les humoristes de gauche ont le droit de s'exprimer. Je ne twitterai plus désormais, au revoir." 

Victimisation ?

Quand l'humour était caustique
et non insultant
Comme Sophia Aram qui, en... mars 2011, se livra à une violente critique du Front national, comparant ses électeurs à des "gros cons", ou le quinquagénaire Stéphane Guillon, tous deux un moment pensionnaires de France inter (Radio France) ou Canal+, Jean Roucas ne met pas pour la première fois les pieds dans le plat de la gauche sectaire. 

Il avait déjà déclaré son indignation quand son spectacle avait été déprogrammé dans certaines mairies "tolérantes", après son ralliement au parti frontiste fin 2013. "J'étais programmé à Gardanne le 25 octobre pour jouer ma pièce ‘le secret de l'abbé Taillère’ à la Maison du peuple", a expliqué, jeudi 19 septembre, l'imitateur. "Parce que je n'ai fait qu'exprimer démocratiquement ma sympathie pour le FN à Marseille, les comédiens de ma troupe, ainsi que la mairie de Gardanne, se sont entendus pour supprimer arbitrairement la représentation", a accusé Jean Roucas. "Pour défendre mon droit élémentaire à la liberté d'expression, j'ai l'intention d'assigner en justice la mairie de Gardanne et les comédiens de ma troupe pour discrimination", avait-il annoncé.
"Ce qui m'a choqué, c'est qu'on m'interdise de travailler parce que j'ai affiché mes sympathies politiques", se désolait-il à l'époque dans Nice Matin. "On est en train de nous imposer un diktat : quand on est artiste, on est obligé d'être de gauche, renchérissait-il sur RMC. Eh bien je réponds, non merde, non !" 
Bien que franco-algérien, Faudel, le chanteur de raï, ne se produit plus en concert qu'au Maghreb et au Moyen-Orient, suite au boycottage de son travail pour avoir apporté son soutien à Nicolas Sarkozy, candidat UMP à la campagne présidentielle de l'année 2007.

Après un an, Roucas ouvrit un compte Twitter qu'il transforma en tribune politique, où il tourna régulièrement en dérision le gouvernement socialiste ou les grands ténors de la gauche. On le voit donc mal aujourd'hui abandonner les estrades, même s'il est contraint de se faire plus discret jusqu'au prochain rendez-vous électoral,  les élections régionales de décembre prochain.

Pour mémoire, l
e 3 octobre 2013, Jean Roucas déclara à Nice-Matin constater "avec effroi, que la gauche caviar, qui tient les rênes du métier du spectacle, pardonne plus facilement à un type qui a massacré sa femme à coups de poings (Bertrand Cantat, beau-frère de Cécile Duflot) qu'à moi, qui ai eu tort de dire mes sympathies": le mois précédent, ce Marseillais avait participé à l'université d'été du Front national à Marseille. L'humoriste avait alors reçu les soutiens de Michel Fugain et de Michel Drucker.

L' "effet Charlie hebdo" tarde à se concrétiser...

Qu'ont-ils fait de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ?
Est-ce Jean Roucas qui déclare que François Hollande est un traître ? C'est un artiste de gauche,  assumé et engagé, qui lance cette accusation terrible: "celui qui a voulu réenchanter le rêve, l'a désenchanté" et "a trahi la gauche." Les mots que se permet l'acteur Philippe Torreton ne l'exposent pas (encore) à la violence des réseaux sociaux, car quiconque est des leurs peut exprimer son mécontentement de la politique de l'exécutif socialiste. Au cours de la promotion de son livre "Cher François, lettres ouvertes à toi, Président", Torreton assura qu'il était animé par " la déception, la tristesse et la colère" et ça passe, pour cette fois. Pourtant, l'ancien soutien de Ségolène Royal en 2007 le dit et l'écrit au calme de sa demeure paisible de socialo-bobo, fils d'institutrice et militante syndicale, François Hollande a failli à sa mission, déclare cet ancien comédien français. César en 1997 pour son rôle dans Capitaine Conan, l'acteur reproche surtout au locataire de l'Elysée ses promesses, lors du fameux discours du Bourget de janvier 2012, qu’il dit connaitre "par cœur". "Je ne suis pas déçu, parce que je m’attendais pas à grand-chose, mais je suis outré parce qu’il a dit des choses."
"C’est le président de gauche le moins intéressé par la culture." Mais, si les autodafés nazis de 1933 en Allemagne n'en sont pas, l'absence de culture n'est pas un crime sur les réseaux. Torreton est encore de ces quinqua bercés d'illusions socialistes en souffrance d'avoir cru en la gauche...
D'ailleurs l'histrion fustige encore les positions du président envers le monde culturel. "
C’est le Président de gauche le moins intéressé par la culture (…) Pouvez-vous dire [...] quand le président a regardé ou cité un film, une pièce, un opéra, un bouquin ?" L’artiste regrette également que personne n’ait parlé de culture après les terribles attentats qui ont frappé la France au mois de janvier. "On a parlé de discipline à l'école, de Marseillaise; on a même entendu ces députés la chanter à l'unisson... Personne n'a parlé de culture. Personne." Car les emblèmes nationaux ne font pas partie intégrante de la culture de cet ancien conseiller de Paris. "Or, le vivre ensemble, c'est quand même la culture qui le porte." Malgré cet épais dossier, Torreton trouve encore du travail sur la place rose de Paris, mais ce n'est pas la chance la mieux partagée à droite.
En janvier 2015, des républicains meilleurs que les autres s'étaient déclarés en faveur de la liberté d'expression des dessinateurs de Charlie hebdo assassinés par des terroristes islamistes français. Mais, en tant que révolutionnaires et libertaires, ils étaient du bon côté du crayon  manche du marteau marxiste.
Et les réseaux sociaux rasent les têtes de ceux qu'ils ont aimés  
En mars 2015, pour se livrer au lynchage d'un homme public pour ses opinions politiques, les mêmes qui se revendiquaient "JeSuisCharlie" nient maintenant la "discrimination" professionnelle qu'ils mènent au nom de la lutte contre les... discriminations.

Mais les cas de censure et de mort professionnelle se multiplient depuis 2007.
Outre Faudel sacrifié dès 2008, la cohérence qui anime le groupe commercial de divertissements a incité Canal+ à virer Eric Zemmour de son site d'information i-télé, tout en le gardant sur sa chaîne M6... Radio privée, RTL a, en revanche, démontré son indépendance en conservant sa confiance à Zemmour, malgré les pressions de Bruno Le Roux, un républicain rose qui avait demandé aux media de ne plus "abriter" les déclarations d'Eric Zemmour.

Les précédents socialistes ne sont pas rares
Pour un tweet peu flatteur qui avait provoqué l'indignation par procuration de la Rue de SolférinoValérie Trierweiler, concubine présidentielle sans titre, a obtenu la tête du journaliste Pierre Salviac (RTL) en mai 2012 au sujet de a été dénoncé et : l'insolent s'est vu sanctionné d'un licenciement, séance tenante.

Dans la république socialiste égalitaire, le service public de France 2 a en revanche autorisé les prestations épisodiques du chroniqueur d'ONPC, Nicolas Bedos.  
L'individu a pourtant  été mis en examen, le 16 décembre 2014, 
pour "complicité d'injure publique raciale" dans l'utilisation des expressions "enculé de nègres" et "autochtones oisifs" que l'hebdomadaire Marianne a accepté de publier impunément dans deux articles, une récidive
La série de délires incriminés au pseudo-humoriste remonte au mois de décembre 2012. "Nous nous sommes sentis insultés par ces propos qui visent toute une communauté", explique au quotidien le président du Collectif des Antilles, Guyanais, Réunionnais et Mahorais, Daniel Dalin, auteur de la plainte, déposée en janvier 2013. Les chroniques en question avaient été écrites par Nicolas Bedos au retour de vacances en Guadeloupe. "On ne peut s'en prendre ainsi à un groupe humain." "Nous y avons vu une incitation à la haine raciale, à laquelle il convenait de mettre fin, ajoute l'association. Même au troisième degré, on ne peut pas s'en prendre à un groupe humain de la sorte. Les humoristes doivent pouvoir travailler mais il s'agit de combattre tous les propos à caractère raciste."

L'humoriste Bedos, le père, a menacé Charlie hebdo de mort
Non seulement, l'octogénaire a traité Nadine Morano de "conne", mais il a déclaré "Charlie Hebdo, c’est pas mes copains. Qu’ils crèvent !" Guy Bedos a été exaucé…

Et, depuis la dernière débâcle en date des départementales, le pire reste à venir.

dimanche 20 janvier 2013

Gérard Lanvin ou la "colère juste" du saltimbanque libre

Gérard Lanvin : "J'ai honte de notre pays; je conseille à mes enfants de partir"

Le grand déballage de Gérard Lanvin 

Alors que l'acteur faisait la promotion de sa dernière comédie dramatique en avant-première  au Pathé Plan-de-campagne au nord de Marseille, le quotidien régional "La Provence" a recueilli la dernière sortie de l'artiste.

Lanvin fait cause commune avec Gérard Depardieu 

L'un s'est exilé de France en Russie et l'autre conseille à ses enfants d'en faire autant. 
A l'origine du coup de sang de Depardieu, le Premier Ministre. A propos de la demande d'exil fiscal d'Obélix à la Belgique, Jean-Marc Ayrault a en effet déclaré : "Je trouve cela assez minable". Blessé par ce jugment insultant, Gérard Depardieu a décidé d'adresser une lettre ouverte à Jean-marc Ayrault, publiée dans le Journal du Dimanche. Le monstre sacré y fait part de sa tristesse d'être ainsi fustigé : "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté ! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis." Et il est dit vrai: Yannick Noah qui actuellement règle à l'amiable ses problèmes fiscaux avec ses amis socialistes ne s'est plus manifesté...

Et pour en finir avec le Premier Ministre, Depardieu conclut : "Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici (...) Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué."


Dans le même cri, Gérard Lanvin balance sur des personnalités de la bien-pensance
Jean-Pierre Bacri ? 
"Il a fait trois films en train de râler mais il n'a jamais changé de fringues". En 2005, Bacri qui est né en Algérie, décida de parrainer le collectif Devoirs de Mémoires, une association subventionnée qui milite pour la "préservation de l'Histoire" durant les périodes d'esclavage et de la colonisation française, puis autour de la lutte généraliste contre le racisme et contre la discrimination raciale.

Najat Vallaud-Belkacem
la porte-parole bi-nationale du gouvernement 
"Je peux plus la voir"

Et les César
en prennent logiquement pour leur grade. 
"Je ne vais pas les chercher; dans ce métier, il n'y a pas de meilleur, on donne des émotions ensemble".

L'Etat socialiste est un mac



Venu justement présenter "Amitiés sincères" à Avignon et au Pontet, Gérard Lanvin était sous pression depuis que Philippe Torreton, un élu PS inconnu au conseil municipal de Paris, a publié - dans ...Libération, évidemment - une violente tribune partisane contre Obélix, nouvel exilé fiscal et rebelle à la fiscalité confiscatoire du tout socialiste en France.

Dans un chat avec les internautes de "Sud Ouest", Fabrice Luchini avait condamné la bassesse des attaques de Torreton, "Quand on attaque Depardieu, il faut une filmographie solide", lança le comédien. "Depardieu, c'est un ami, souligna-t-il. Et je ne juge pas mes amis. En revanche, ceux qui jugent Depardieu, surtout s'ils sont acteurs, ils devraient juger aussi leur filmographie."
Luchini ironisa sur la filmographie de Torreton qui en 1992 a "fait L627", le film du réalisateur engagé Bertrand Tavernier sur la police. "Moi je ne fais pas des leçons de morale, chacun dit ce qu'il veut, a-t-il poursuivi. C'est suicidaire de se confronter à un monument du cinéma." 
L'affaire Depardieu continue donc de susciter l'émoi. Mercredi, Brigitte Bardot a ainsi apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix.

Et "La Provence" fournit l'occasion à Gérard Lanvin d'achever l'admirateur de Sa Cynique Majesté Royal et caudataire de François Hollande. Le quotidien employa en effet le terme "bankable" 
qui libéra le fauve de la ménagerie théatreuse.


La suite est un repas de fauves 


On l'a compris, le comportement des détracteurs de Gérard Depardieu est minable, explique Gérard Lanvin: "Je l'aime (...). S'il veut être Russe et se cailler les couilles, il y va, il a le droit." 

En "homme libre", Lanvin qualifie en revanche Philippe Torreton de "délateur". " Monsieur Depardieu est 1 000 fois plus brillant que lui."

Et François Hollande en prend aussi pour son grade: "Au lieu de faire les 75%, qu'il s'occupe des appartements vides, des gosses qui couchent dehors". 
"Les impôts, je suis d'accord (...) mais pas pour qu'on me prenne pour une pute !" 
"J'ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir."


L'affaire Depardieu continue donc de cliver  

Brigitte Bardot a également apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix. 


Gérard Lanvin est convaincu d'une stigmatisation de sa profession 

Après les restaurateurs, les dirigeants méprisent les acteurs.
Le compagnon des débuts de Coluche se lâche: " Moi, même à 75 % je ne risque rien. J'ai une maison comme tout le monde mais c'est tout. Par contre, si on me propose deux films, je risque d'en refuser un et là, ça mettra 90 ou 100 personnes [le nombre moyen de personnes sur un long-métrage] dans l'embarras". 
En somme, Lanvin fulmine autant que dans "Amitiés sincères". "Les Français sont râleurs", s'est justifié l'artiste en précisant : "On parle fort quand on est passionné". 


Et la profession remettra le César du meilleur militant de la "bien-pensance" à Torreton ! 
Mais le Gérard du cinéma sera-t-il pour Depardieu ou pour Lanvin ?

samedi 22 décembre 2012

Alain Afflelou met en garde contre un retour à 1789

Car après 1789, c'est 1793 !...

Alain Afflelou : "On est en train de revenir en 1789"


Afflelou à Hollande:
"Tu m'as bien regardé ?"

L'opticien français, qui a annoncé son installation prochaine à Londres où David Cameron déroule le tapis rouge aux entrepreneurs français, "pour deux ou trois ans", a dénoncé une "guerre de tranchées" contre "ceux qui réussissent".

Les diatribes contre la finance avaient inquiété durant la présidentielle. 
Agressées, mais organisées en Mouvement des Pigeons, onze organisations patronales ont exigé du gouvernement qu'il retire la taxe sur les plus-values de cession. La gauche socialo-écolo réussissait à dresser contre elle des patrons stigmatisés qui ne peuvent pas être suspectés de collusion avec l'UMP, et  tentaient d'infléchir la politique économique confiscatoire du gouvernement.

Sur le front de la démagogie brutale, Montebourg a dénoncé le comportement de l'entreprise Peugeot : " Nous avons un vrai problème sur la stratégie de Peugeot, l'alliance avec General Motors, le comportement de l'actionnaire", lança-t-il sur France Inter. 
En conséquence, le patron de Mitsubishi France a traité Montebourg de "débile" : " cet abruti mental, ce débile, augmente les malus écologiques, réduit la vitesse des conducteurs sur le périphérique de Paris et pourrit la vie des automobilistes, de toutes les origines sociales... Tous le subissent ! ". 
Et le maire PS de Toulouse a pour sa part qualifié les dirigeants de Sanofi de "patrons voyous".

Le clairvoyant opticien a donc rejoint samedi la patronne des patrons qui parle de "guerre civile". "On est en train de faire une guerre de tranchées, de revenir en 1789 : il faut arrêter de dire que les chefs d'entreprise sont des voleurs, des voyous, des gens malhonnêtes", a estimé l'entrepreneur, interrogé sur RTL.

"Il n'y a pas que les artistes qui ont le droit d'être considérés : des gens qui travaillent et en font travailler d'autres, on en a besoin", a-t-il fait valoir à propos de l'exil récent de Gérard Depardieu et de la polémique que lui font les médiocres du milieu  cinématographique. Il assume son exil fiscal en Belgique, mais il est des rebelles qui déplaisent à la gauche. 

Afflelou n'envisage pas de rendre son passeport

Même s'il dénonce une "fiscalité injuste et confiscatoire",  "Je ne quitterai pas ma nationalité pour ne pas payer d'impôts", assure-t-il, contrairement à l'incarnation d'Obélix à l'écran
L'opticien part s'installer Londres à la demande de son actionnaire majoritaire, le fonds d'investissement britannique Lion Capital, afin d'y développer son entreprise vers le nord de l'Europe, explique-t-il.

"Fiscalité confiscatoire"
Il part "pour deux ou trois ans" pendant lesquels il continuera de payer ses impôts en France: "Je ne cherche pas à jongler : j'ai toujours payé mes impôts en France même quand j'étais en Suisse. Je paierai en Angleterre ce que je dois payer et en France ce que je dois payer. J'ai payé des impôts, j'en paye beaucoup et je n'ai pas à en rougir. Mais le système en France est extrêmement défavorable à tous les chefs d'entreprise et ceux qui cherchent à entreprendre", a-t-il affirmé.

"Ceux qui sont dans la tranche de 75 %" d'impôt sur le revenu "peuvent dépasser 90 % d'imposition : alors, oui, on peut parler de fiscalité confiscatoire puisqu'elle peut nous priver de l'intégralité de nos revenus du travail", a-t-il martelé. 

Alain Afflelou a ainsi rejoint Laurence Parisot

La patronne du MEDEF a dénoncé vendredi des propos "insupportables" aux relents de "guerre civile". "Je dis comme ce que dit Catherine Deneuve ce matin dans Libération, nous avons le sentiment aujourd'hui qu'on cherche à recréer quelque chose qui s'apparente à 1789", a estimé Laurence Parisot, citant la tribune de l'actrice dans Libération vendredi, en soutien à Gérard Depardieu mis en cause par le comédien Philippe Torreton. 

Depuis la rentrée de septembre en France, les soupçons d'exil fiscal ont été nourris  par l'accumulation des mesures discriminatoires visant les entreprises qui font de l'argent et les riches, dans leur ensemble. 
Plusieurs fortunes ont fait l'annonce de leur exil forcé à l'étranger. Celui, assumé pour des raisons fiscales, de Gérard Depardieu vers la Belgique a suscité de nombreuses réactions dans le monde du cinéma.


mardi 18 décembre 2012

Torreton vs Depardieu: le socialisme rend-il odieux ?

Libération accueille une charge "minable" de Torreton contre Depardieu

Première rupture de "contrat de génération" 

L'acteur Philippe Torreton signe une tribune à charge contre Gérard Depardieu excédé d'être taxé sur sa réussite. 
Le comédien "vertueux" porté par la gauche condamne l'exil fiscal de son aîné en Belgique, estimant que ses "sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule'".

Sous le titre narquois: "Alors Gérard, t'as les boules ?", nargue Philippe Torreton - un homme qui a un sens relatif de l'honneur et n'existe guère que par ses prises de positions politiques -  qui raille l'acteur des "Valseuses": il aurait pris"la mouche pour un petit mot" anodin, selon lui, "minable" - prononcé pour blesser, par un Premier ministre respectueux des opinions, Jean-Marc Ayrault.
  
Et le courtisan socialiste d'exhiber son vécu personnel depuis les années-collège jusqu'aux années Hollande, considérant que le monstre sacré "en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré..." Torreton aurait en effet risqué un bourre-pif derrière les latrines que la distance lui évitera peut-être aujourd'hui. 

Torreton, acteur morveux protégé du président, mordille les mollets du géant du cinéma français

"Mais Gérard, tu pensais qu'on allait approuver ? (...) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? ", persifle le théatreux, César du meilleur acteur, il y a déjà  16 ans, en 1997, pour "Capitaine Conan". 

Ce militant socialiste serait-il incapable de marquer la distance entre la réalité de sa triste condition et la fiction de son héros brutal, dont le cri de ralliement, à la fin de la première guerre mondiale, était : "Crève-les tous ! Pas de prisonniers !" Le genre humain a-t-il évolué en un siècle ? 

A noter que Roger Vercel, auteur du Capitaine Conan, a été récompensé du prix Goncourt en 1934, bien que (ou parce qu') il avait publié un article violemment antisémite, le 16 octobre 1940 malheureusement pour lui et Bertrand Tavernier, le metteur en scène de l'adaptation au cinéma, exhumé des archives du journal Ouest-Eclair (futur Ouest-France) en 2011, au risque de salir cette référence des deux socialistes. 
Le donneur de leçons, Tavernier et le comité du prix Goncourt savent-ils seulement que ce Vercel fut mis à la retraite d'office par arrêté du Ministre de l'Education Nationale (19 septembre 1945) pour avoir collaboré à la propagande ennemie



Charge de roquets ou jalousie de médiocres ?

Une teinture grotesque
et  baveuse,
comme lui 
On a vraiment envie d'être tutoyé par Torreton...

"Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule', celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...", accuse l'ex-conseiller de Paris, qui s'était engagé auprès de Bertrand Delanoë (PS) mais fut le second élu le plus absent, et qui, à 48 ans, est d'ores et déjà nostalgique de son activité génito-urinaire d'antan.

Le cabot est allé relire "Cyrano de Bergerac" (ou son dictionnaire de citations !) pour éblouir et se trouver une caution supérieure: "On n'abdique pas l'honneur d'être une cible". L'ex-conseiller municipal est aussi un ex de la Comédie-Française (1990-1999) ajoute la bassesse à la provocation, interpellant Gérard Depardieu : "Tu t'en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte..."

L'arrogant donne envie de prendre le parti de Depardieu quoi qu'il fasse encore
"On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films [sans risques, puisque subventionnés, mais pourtant accessibles à un  prix bien peu populaire aux familles les plus défavorisées] et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt" [et entretenir des intermittents comme les TZR de l'Education nationale], considère Philippe Torreton.
Lien PaSiDupes, peu admiratif de Depardieu :  "Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés "

Ségolène Royal aurait aimé pouvoir
quitter le Poitou-Charentes
Et de conclure, toujours en écho à Cyrano: "Un pays que tu quittes au moment où l'on a besoin de toutes les forces, en plein siège d'Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu".

Torreton a bien mérité une prochaine direction de théâtre, à la dimension de ses immenses qualités humaines et de sa sujétion idéologique et politique. 


jeudi 6 décembre 2007

Municipales 2008: Bruno Julliard a un ticket avec Delanoë

Julliard se présente sur la liste de Delanoë
Pour les municipales, le maire PS de Paris, Bertrand Delanoë, candidat à sa propre succession, a présenté jeudi "dix hommes et dix femmes" qui vont "enrichir" son équipe des municipales, parmi lesquelles des 'people' dont l'intolérant histrion Philippe Torreton (à droite, né en 1965) qui quitterait sans doute les planches, et Bruno Julliard (à gauche), l'ex président de l'UNEF, dont PaSiDupes démontrait que les jeunes cadres étaient formés par le PS dans ses syndicats. A noter que Julliard se défendait de vouloir entrer en politique et n'aspirait qu'à 'un vrai travail'...
Le comédien et le dirigeant syndical étudiant feront partie des listes PS respectivement dans les IXè et XIIIè arrondissements.


Parmi "les vingt personnes qui vont enrichir notre équipe, le service des Parisiens", selon B. Delanoë, figurent également
- le sociologue
Jean-Louis Missika, dont l'âge et le diplôme de philosophie restent confidentiels (XIIè),
- la réalisatrice Yamina Benguigui (XXe), dont la principale performance est d'être née d e parents algériens kabyles et son documentaire Mémoires d’Immigrés, réalisé en 1998 pour Canal+ ,
- et l'avocat Emmanuel Pierrat (VIe), né en 1968, qui a publié un ouvrage polisson (Le Livre des livres érotiques): ça serait chaud à l'Hôtel de Ville, si Bertand, Bruno et Emmanuel étaient élus...

Delanoë s'est senti obligé de prévenir la critique naturelle. "Rien n'a été politicien dans ma démarche, je n'ai pas cherché les magouilles et les débauchages politiques (..) mais je connais leur valeur et leurs compétences", a-t-il ajouté. Qu'il en donne seulement deux…
Peu aimable pour Torreton qui a la tête près du bonnet, Delanoë se veut rassurant et précise que Torreton n'a pas le rôle principal! Ils ne font "pas seulement de la figuration", "tous seront des élus de Paris dans trois mois", a-t-il lancé.
Parmi les candidats figurent également des associatifs, médecins, ou encore un responsable du réseau Education sans frontières dans le IIIe.
Contrairement à Sa Cynique Majesté Royal qui penche aussi bien au centre qu'à gauche, B. Delanoë s'ouvre à la société civile et à la gauche de la gauche.

Le Paris populaire est exclu.

samedi 17 février 2007

Royal a trouvé des supporters dans le monde de la ‘culture’…

Royal n’a pas choisi entre La Peste et le choléra !
Ne cherchez pas, ce n'était pas dans la presse people de la semaine : le 10 février au soir, dans la plus grande discrétion, Sa Culturelle Majesté Marie-sEGOlène Royal et François Rebsamen ont dîné en compagnie de quelques stars de la culture française au restaurant du théâtre Edouard VII. Il y avait là l'agent et producteur Dominique Besnéhard (Royal! à gauche), les comédiens Philippe Torreton, Lambert Wilson, Charles Berling (très ancien régime... ci-contre, à droite) et le rappeur Diziz LaPeste (ci-dessous) qu'on a vus le lendemain au meeting de Villepinte - mais aussi les réalisateurs Cédric Kahn et Catherine Corsini. L'assistance l'a trouvée très à l'écoute.
Royale, Jeanne Moreau (ici à gauche avec Torreton), qui était aussi présente, a longuement parlé à la candidate du problème des ventes à la découpe qui cassent la mixité sociale et contribuent à créer des ghettos urbains réservés aux plus aisés. A cette autre experte des ventes à la découpe, Miss Boulettes a promis -et pourquoi pas- qu'elle prendrait en compte cet aspect du problème du logement.