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mercredi 27 mai 2015

Panthéon: Hollande recouvre l'Histoire et ses figures du linceul glacé de sa médiocrité sectaire

Panthéonisation de la Résistance ou pantalonnade?

Ivan Rioufol, journaliste au Figaro et essayiste, est devenu éditorialiste. Voici ce qu'il publie ce jour.

L’hommage aux morts est devenu la spécialité de François Hollande. 

Drapeau du front al-Nosra
lors d'une manifestation pro-palestinienne
(Paris-23 juillet 2014)
[Aussi tourné vers l'avenir qu'il se dise et homme de progrès prétendu, le président socialiste exploite tous les vieux filons que l'Histoire met au jour et qu'il peut exploiter à des fins personnelles: impopularité oblige, les fleuristes n'arrivent plus à fournir ses multiples commémorations à la demande !] 

Il visera l’excellence, ce mercredi après-midi, avec son discours sur la panthéonisation de quatre grandes figures de la Résistance (Germaine Tillon, Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, Pierre Brossolette, Jean Zay). [Tous socialistes, radicaux ou gaulliste de gauche: pas de communiste au Panthéon...] 
L’Elysée présente cette prise de parole, très mise en scène, comme l’une des plus importantes du quinquennat. Des quatre cercueils qui entreront au Panthéon, deux pourtant seront vides, les familles s’étant opposées au transfert des dépouilles ; elles resteront, pour celles de Germaine Tillon, dans le caveau familial de Saint-Maur-des Fossés (Val-de-Marne), et pour celles de Geneviève Anthonioz-de-Gaulle, à Bossey (Haute-Savoie). [Mais rien n'arrête Pépère ! Point de cendres, mais de grands mots et belles photos pour raconter l'histoire] 

Antifa (extrême gauche) à Paris
rendent hommage
à l'anarchiste Clément Méric
Or cet étrange artifice vient souligner l’aspect théâtral que le chef de l’Etat a donné aux commémorations, qu’il multiplie à mesure que sa politique s’enlise dans l’improductif. Les archives débordent de ces mêmes photos montrant un Hollande figé, les bras collés le long du corps, la mine grave, rendant indifféremment hommage aux soldats du Mali, aux disparus de la Grande Guerre ou aux victimes du crash d’un avion de ligne en Haute-Provence. [Sa proximité morbide avec les morts imprègne ce quinquennat]. 
Le 11 janvier 2015, ce jour de sursaut de la nation face à la barbarie islamiste, avait été un moment solennel dans lequel le chef de l’Etat avait tenu son rôle à la perfection. Et [ce goût du macabre, grandiloquent et passéiste, afflige un peu plus les Français dont la vie n'est déjà pas si rose.] 

C’est bien cette image d’un président incarnant sa fonction que tente de perpétuer celui qui flotte dans ses habits. Le vide de deux des cercueils fait écho au vide de la politique et, plus particulièrement, au vide des idées d’un progressisme qui s’accroche à son passé. Il est peu probable que les Français, certes sensibles au culte retrouvé des héros [ou des grandes figures pompeusement glorifiées pour combler ce vide sonore comme un discours  creux], se laissent prendre à l’instrumentalisation des symboles.

[Moins "républicain" qu'Hollande, tu meurs, à jamais]

Ce mercredi, L’Humanité dénonce d’ailleurs cet hommage incomplet [sectaire] à la Résistance, qui ne mentionne pas les communistes [respect et parité politiques vidés de leur sens par un inculte, "effet Charlie" et "front républicain" ensevelis sous six pieds de terre]. Ceux-là, en effet, ont raison d’être frustrés.

Mais la droite pourrait l’être tout autant [indignée].
Elle qui eut dans ses rangs Honoré d’Estiennes d’Orves, officier de marine catholique et légitimiste, le colonel Rémy, venu de l’Action française, André Dewavrin (colonel Passy), chef des services secrets gaullistes, mais aussi Alain Griotteray, Henri Frenay, Marie-Madeleine Fourcade, Georges Loustaunau-Lacau, le colonel Groussard, etc.
 
Si la gauche eut ses hautes figures du refus du nazisme, elle eut aussi sa palanquée de "collabos", issus du pacifisme. 
L’amiral Darlan fut initialement lié au parti radical-socialiste, Doriot fut l’ancien numéro deux du parti communiste, Déat fut l'un des anciens chefs de file de la SFIO, Bousquet [quand ils ne furent pas amis de François Mitterrand] et Papon furent d’anciens membres de cabinets ministériels du Front populaire, etc. 

Hitler et le mufti (28 novembre 1941)
Hadj Amin al-Husseini affirme que les Juifs 
sont les ennemis communs de l’islam 
et de l'Allemagne nazie
Tout à l’heure, Hollande magnifiera avec raison "l’esprit de Résistance". Mais c’est bien cette réactivité qui aujourd’hui fait défaut à cette même gauche pacifiste, cette fois accommodante avec l’islam radical, ce nouveau danger totalitaire. Il y a, oui, le risque d'un retour aux années trente, mais il n’est pas dans la fascination des peuples pour des dictatures. Il est dans la pusillanimité des belles âmes, prêtes à transiger avec le nazislamisme. Si Hollande devait, dans son discours, négliger de nommer ce danger, cette panthéonisation deviendrait une pantalonnade.

dimanche 18 août 2013

Des camarades des communistes situent Valls à "l’extrême droite" socialiste

Le secrétaire national du Parti de gauche a étiqueté Valls à "l’extrême droite du mouvement socialiste"


Mélenchon-FN,
même discours

Valls disperse les cendres de la "gauche plurielle" incinérée par JM Le Pen en 2002 
Jeudi, François Delapierre (PG) a catalogué le ministre de l’Intérieur de Hollande. Invité à commenter sur RMC l’opposition entre Manuel Valls et Christiane Taubira à propos de la réforme de la procédure pénale, le camarade a affiché sa proximité, louant l’action de la ministre de la Justice qui "essaie de tenir son chemin".
Mais il a repoussé d'autant Manuel Valls à "l’extrême droite du mouvement socialiste". "Aux primaires socialistes d’ailleurs, il a réussi un résultat lamentable de 5%. Il est extrêmement minoritaire dans sa propre famille politique (…) Il n’y a que The Economist, le journal libéral britannique, qui le trouvait formidable", a souligné ce proche de Jean-Luc Mélenchon. 

Il a également souhaité que les membres du gouvernement "dégagent tous", reprenant le titre d’un livre du leader du Front de gauche, Qu’ils s’en aillent tous !

Cette attaque a entraîné plusieurs réactions

Binaire, Désir note une  "extrême bêtise" du PG
Lors de sa rentrée politique vendredi matin sur i-Télé, une des chaînes du groupe socialiste Canal+, le premier secrétaire du PS a condamné les propos du représentant du PG: "Cette déclaration de François Delapierre, c’est surtout de l’extrême bêtise", a déclaré la potiche du parti du président, avec mépris. 

Retour de 40 ans vers le futur. Dans l'optique des municipales de 2014, Désir  a opéré un retour à l' "union de la gauche" de ...1974 en vue de l'élection présidentielle par François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste, aromatisant son vinaigre 2013 à la framboise : "Il faut faire attention à l’extrême division à gauche, il ne faut pas utiliser le vocabulaire des autres. Quand on dit ‘qu’ils dégagent tous !’, ce n’est pas le vocabulaire de la gauche, c’est le vocabulaire du Front national. Moi, j’appelle au contraire la gauche à être unie. La division au sein de la gauche, ce serait un boulevard pour Copé et pour Le Pen aux prochaines élections municipales."
Et Désir a la mémoire sélective: lors du 3e Congrès du Parti de gauche à Bordeaux, le vocabulaire de Jean-Luc Mélenchon traduisait une radicalisation plus déterminée encore à la "politiques d'austérité" du gouvernement, des "salopards", selon le bateleur.

Vendredi matin, le député Jérôme Guedj, membre de la gauche du bureau national socialiste et président du Conseil général de l’Essonne, a également gazouillé sur Twitter en réaction aux propos de François Delapierre.
La veille, un autre tweet, celui de Luc Cavournas, avait rappelé que François Delapierre, comme Jean-Luc Mélenchon, est un ancien socialiste, un déçu
Pour ceux qui ne connaissent pas ce jeune quadra irrespectueux des anciens, il est tout de même vice-Président du Groupe Socialiste au Sénat, maire d'Alfortville et secrétaire national du PS en charge des relations extérieures.
On l'aura compris, Cavournas ne doit guère d'exister qu'au fait qu'il est un affidé de Manuel Valls dans son réseau du Val-de-Marne. Il a été son directeur de campagne lors des primaires du PS pour les présidentielles de 2012.

"Gâteau sur la cerise"
(citation du nageur Camille Lacour), Carvounas a porté et soutenu la candidature d'Harlem Désir, finalement désigné Premier Secrétaire du Parti Socialiste par Hollande. Désir H est donc redevable à Manu Valls.


mardi 12 février 2013

La bulle "papale" de Hollande sur la démission de Benoît XVI

Démission du pape: Guéant déplore une "blague déplacée" de Hollande

L'ancien ministre de l'Intérieur a dit "regretter" une "blague" de François Hollande sur le retrait du pape Benoît XVI annoncé lundi.

Président F. Mitterrand
au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican
Mardi sur Canal +, Claude Guéant s'est démarqué de certains en fustigeant un président qui se croit très ...spirituel, mais qui n'est "pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier". 
Président Charles de Gaulle
au Vatican, auprès du pape Paul VI
Après avoir plus tôt dans la journée qualifié la décision de Benoît XVI "d'éminemment respectable".
Lors d'une conférence de presse en compagnie du président nigérian Goodluck Jonathan lundi soir, Hollande, prétendument président de tous les Français,  a tout d'abord dit son souhait de "laisser l'Eglise catholique déterminer comment elle entend organiser (la) succession" de Benoît XVI, avant d'ajouter, sourire en coin : "Nous ne présentons pas de candidat."
F. Mitterrand accueille le pape Jean-Paul II 
à Satolas, en 1986
Interrogé sur la réaction de Hollande, Cl. Guéant a commenté l'affligeant égarement présidentiel.
"Faire une blague à propos d'une décision aussi digne, ce n'est pas bien, c'est déplacé", a poursuivi l'ancien ministre de l'Intérieur de Nicolas Sarkozy.

Gorbatchev, au côté du pape Jean-Paul II
au Vatican en 1991

Alors qu'on lui rappelait la visite de N. Sarkozy au Vatican et le fait que jusqu'ici l'actuel président de la "fille aînée de l'Eglise"  ne s'y est pas rendu, Guéant a commenté: "Chacun sait que François Hollande  au Vatican n'est pas très favorable aux religions en général et à la religion catholique en particulier". À l'exception de Georges Pompidou, tous les présidents de la Ve République ont rendu visite au pape à Rome.

M. Guéant a également pointé un tweet de la ministre déléguée aux Personnes âgées 

 
Michèle Delaunay, épouse Fuchs, s'est en effet crue très fine, écrivant sur le réseau social : "Je dois bien reconnaître que, à tort ou à raison, Benoît XVI a omis de me consulter avant de prendre sa décision #Age #EmploidesSeniors#".
Les petits et les médiocres
sont arrivés au pouvoir
Elle l'a ensuite retiré promptement, expliquant dans un autre tweet avoir fait "un clin d'oeil peu inspiré à ceux qui (l)'interrogeaient" sur l'annonce de Benoît XVI.

"Ils ont blagué sur une personnalité d'une telle ampleur, je trouve que ce n'est pas bien", a déploré l'ancien secrétaire général de l'Elysée.

mardi 18 décembre 2012

Torreton vs Depardieu: le socialisme rend-il odieux ?

Libération accueille une charge "minable" de Torreton contre Depardieu

Première rupture de "contrat de génération" 

L'acteur Philippe Torreton signe une tribune à charge contre Gérard Depardieu excédé d'être taxé sur sa réussite. 
Le comédien "vertueux" porté par la gauche condamne l'exil fiscal de son aîné en Belgique, estimant que ses "sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule'".

Sous le titre narquois: "Alors Gérard, t'as les boules ?", nargue Philippe Torreton - un homme qui a un sens relatif de l'honneur et n'existe guère que par ses prises de positions politiques -  qui raille l'acteur des "Valseuses": il aurait pris"la mouche pour un petit mot" anodin, selon lui, - "minable" - prononcé pour blesser, par un Premier ministre respectueux des opinions, Jean-Marc Ayrault.
  
Et le courtisan socialiste d'exhiber son vécu personnel depuis les années-collège jusqu'aux années Hollande, considérant que le monstre sacré "en appelle au respect, comme le fayot dans la cour de récré..." Torreton aurait en effet risqué un bourre-pif derrière les latrines que la distance lui évitera peut-être aujourd'hui. 

Torreton, acteur morveux protégé du président, mordille les mollets du géant du cinéma français

"Mais Gérard, tu pensais qu'on allait approuver ? (...) Tu pensais que des pétitions de soutien de Français au RSA allaient fleurir un peu partout sur la Toile ? ", persifle le théatreux, César du meilleur acteur, il y a déjà  16 ans, en 1997, pour "Capitaine Conan". 

Ce militant socialiste serait-il incapable de marquer la distance entre la réalité de sa triste condition et la fiction de son héros brutal, dont le cri de ralliement, à la fin de la première guerre mondiale, était : "Crève-les tous ! Pas de prisonniers !" Le genre humain a-t-il évolué en un siècle ? 

A noter que Roger Vercel, auteur du Capitaine Conan, a été récompensé du prix Goncourt en 1934, bien que (ou parce qu') il avait publié un article violemment antisémite, le 16 octobre 1940 malheureusement pour lui et Bertrand Tavernier, le metteur en scène de l'adaptation au cinéma, exhumé des archives du journal Ouest-Eclair (futur Ouest-France) en 2011, au risque de salir cette référence des deux socialistes. 
Le donneur de leçons, Tavernier et le comité du prix Goncourt savent-ils seulement que ce Vercel fut mis à la retraite d'office par arrêté du Ministre de l'Education Nationale (19 septembre 1945) pour avoir collaboré à la propagande ennemie ? 



Charge de roquets ou jalousie de médiocres ?

Une teinture grotesque
et  baveuse,
comme lui 
On a vraiment envie d'être tutoyé par Torreton...

"Le problème, Gérard, c'est que tes sorties de route vont toujours dans le même fossé: celui du 'je pense qu'à ma gueule', celui du fric, des copains dictateurs, du pet foireux et de la miction aérienne, celui des saillies ultralibérales...", accuse l'ex-conseiller de Paris, qui s'était engagé auprès de Bertrand Delanoë (PS) mais fut le second élu le plus absent, et qui, à 48 ans, est d'ores et déjà nostalgique de son activité génito-urinaire d'antan.

Le cabot est allé relire "Cyrano de Bergerac" (ou son dictionnaire de citations !) pour éblouir et se trouver une caution supérieure: "On n'abdique pas l'honneur d'être une cible". L'ex-conseiller municipal est aussi un ex de la Comédie-Française (1990-1999) ajoute la bassesse à la provocation, interpellant Gérard Depardieu : "Tu t'en souviens ? Tu devrais... En ce temps-là, tu apprenais ton texte..."

L'arrogant donne envie de prendre le parti de Depardieu quoi qu'il fasse encore
"On va se démerder sans toi pour faire de ce pays un territoire où l'on peut encore, malgré la crise, (...) faire des films [sans risques, puisque subventionnés, mais pourtant accessibles à un  prix bien peu populaire aux familles les plus défavorisées] et monter des spectacles grâce à des subventions obtenues en prélevant l'impôt" [et entretenir des intermittents comme les TZR de l'Education nationale], considère Philippe Torreton.
Lien PaSiDupes, peu admiratif de Depardieu :  "Les simagrées de Depardieu sont une insulte aux mal-logés "

Ségolène Royal aurait aimé pouvoir
quitter le Poitou-Charentes
Et de conclure, toujours en écho à Cyrano: "Un pays que tu quittes au moment où l'on a besoin de toutes les forces, en plein siège d'Arras, sous les yeux des cadets médusés... Adieu".

Torreton a bien mérité une prochaine direction de théâtre, à la dimension de ses immenses qualités humaines et de sa sujétion idéologique et politique. 


lundi 3 septembre 2012

Bernard Debré dit à Cécile Duflot tout le respect qu'inspirent ses renoncements

Adieu veaux, vaches, cochons de combats édifiants et de convictions vertueuses !

Lettre ouverte à Cécile Duflot

Madame la Ministre,




Comme vous devez être heureuse que l’on vous appelle ainsi ! Jamais dans vos rêves les plus fous vous n’aviez imaginé entrer au gouvernement.


C’est vraisemblablement pour cette raison qu’il n’est pas question que vous vous rebelliez. Vous avez dit porter une muselière. C’est ce que nous avions remarqué. Elle laisse juste un petit espace pour que vous avaliez des couleuvres et celles-ci sont nombreuses.



Avant l’élection présidentielle, au moment où François Hollande ne savait pas encore s’il pouvait gagner seul, vous avez négocié avec Martine Aubry.



J’ouvre ici une parenthèse. François Hollande n’a pas voulu négocier directement. Il ne s’en sentait pas capable, tandis que Martine Aubry avait plus de volonté et de courage. Cette négociation portait plus sur le nombre de sièges de député, voire sur votre entrée au Parlement, que sur le fond de votre programme.



Vous avez été divinement bien servie : des circonscriptions à la pelle, l’assurance de deux postes au minimum au gouvernement, et vous, Madame la Ministre, gourmande, vous saviez que vous alliez être non seulement élue à Paris, mais aussi membre du gouvernement. Alors le nucléaire, l’écologie, vos revendications sociales…



Une voiture, un chauffeur, un titre de ministre. Ces petites reconnaissances et ces grands avantages passent largement devant les idées, les principes. Vous espériez néanmoins que les socialistes vous ménageraient et ne vous traiteraient pas en quantité négligeable.



Ils ont tenu parole, entre l’élection présidentielle et les législatives. Vous avez votre propre groupe à l’Assemblée nationale, vous êtes Ministre. L’extase ! D’ailleurs, la joie se lit sur votre visage. Heureuse !



Première alerte : l’exploitation du pétrole au large de la Guyane. Vous y étiez opposée. La ministre de l’Ecologie d’alors, qui entre parenthèse n’était pas écologiste comme vous auriez pu le souhaiter, a néanmoins eu quelques velléités de rébellion. Virée sans autre forme de procès ! Elle se retrouve au Commerce extérieur à vendre des Airbus dont vous dîtes qu’ils polluent les cieux ! Avez-vous réagi ? Rien ! Pas un mot ! Déjà apprivoisée par les socialistes.



Mais voici le temps des humiliations. Vous vouliez une augmentation du SMIC, pour qu’il atteigne 1700 euros par mois. Il n’a augmenté que de 0,6 % (compte tenu de l’augmentation de l’indice des prix). Vous avez juste grommelé même si vous étiez déjà inaudible.



Vous vouliez surtout des signes forts sur le nucléaire. Patatras ! C’est l’humiliation suprême. Arnaud Montebourg, comme Delphine Batho, annoncent que non seulement les centrales poursuivront leur production, mais qu’il s’agit d’une filière d’avenir. Le Premier ministre a bien tenté de mettre de l’huile dans les rouages, mais ce fut maladroit. Rien n’y fait, pour les socialistes, le nucléaire est une filière d’avenir et le restera.



Nous nous attendions tous à des réactions en chaîne (c’est le cas de le dire), vives et voire même à ce que vous quittiez le gouvernement tant les socialistes vous ridiculisaient. Rien ! Toujours la muselière qui vous empêche de parler. Vos amis auraient pu s’exprimer à votre place. Rien non plus de ce côté-là. La mutité complète. Ils restent béats, le sourire aux lèvres, tellement heureux de ce qui leur arrive. La cocarde, le chauffeur, un groupe au Sénat et à l’Assemblée. Les ors gouvernementaux, quoi !!!



Moi qui ne suis pas de gauche ni écologiste (j’entends de la façon dont vous présentez cette science), je suis éberlué par votre mutisme.



Bientôt, un autre sujet va venir sur la table : les gaz de schiste. Quand les explorations vont reprendre, allez-vous détourner la tête pour pleurer sur vos idéaux passés et attendre que votre chauffeur vous ouvre la porte de votre voiture ? Toute une vie de combat, je dirais de cinéma, pour en arriver à échanger un poste de ministre contre un plat d’idéaux.



Que c’est triste l’écologie au pouvoir !



Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de mes hommages attristés.



Pr. Bernard DEBRE
Ancien Ministre
Député de Paris


samedi 7 avril 2012

Libération met le journalisme en danger

Le parti-pris hollandien de Libération, ça va un peu !


On n'est certes pas obligé de lire Libération

L'art contemporain est souvent vécu comme l'agonie de l'art. Or, par soubresauts successifs également, le journalisme court irrésistiblement à sa fin et singulièrement Libération qui investit la campagne présidentielle 2012 comme un espace Schengen, une chance quinquennale à ne pas manquer d'abaisser les frontières de la déontologie professionnelle, de repousser les limites de la médiocrité et de profiter de la grisante liberté de circulation des rumeurs, élucubrations et partis-pris qui, de tribune libre débridée en décryptage hermétique, permet de prendre possession de l'attention du public en diffusant n'importe quoi, impunément. 
Or, si les MJC placent ostensiblement L'Humanité à disposition des jeunes, on peut néanmoins ne pas y jeter un regard et garder sa dignité face au stalinisme revisité par l'équipe Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) - Pierre Laurent (PCF). Mais on est bien obligé d'aller chez le dentiste et, amolli  par la musique d'ascenseur ambiante, de tuer le temps en lectures non choisies. C'est en fait l'occasion de découvrir ce que vivent les condamnés à la double peine: une souffrance physique et morale. Car le socialisme vertueux de Libération sent fort la carie négligée et sa lecture en état de faiblesse sous Ibuprofène provoque toutefois un traumatisme surajouté de la conscience politique. 

Voici le jus qui, samedi dernier un peu plus, tache ce quotidien, poisseux d'avoir été crispé, avatar de son co-fondateur, Jean-Paul Sartre, si louche d'avoir tellement penché à gauche. 


"Bam, babam et bababam. Dans un bel ensemble, la Sainte-Trinité du groupe Lagardère vient de donner du canon: Paris-Match, Europe 1 et Elle." [La troïka Libération, Le Nouvel Observateur et Le Monde, propriété respective des capitalistes Edouard de Rothschild, pour le premier, Claude Perdriel (puissant homme d'affaires) pour le deuxième et Pierre Bergé (multi-milliardaire du grand luxe et financeur du PS), Matthieu Pigasse (homme d'affaires, vice-président de Lazard en Europe, et également propriétaire et président du magazine Les Inrockuptibles, actionnaire du journal Le Monde et du Huffington Post, dirigé par Madame DSK, Anne Sinclair) et Xavier Niel (fondateur de Free)  pour le dernier,  ne provoquent pas les mêmes rejets a priori.]Carla Bruni-Sarkozy dans Match et sur Europe; Nicolas Sarkozy dans Elle. Non, on rigole bien sûr, la madame est dans le journal des dadames [le niveau s'élève !] et monsieur dans le journal des présidents de droite et sur la radio de Jean-Pierre Elkabbach. Ce n'est même plus une opération médiatique gentiment offerte par Arnaud Lagardère [deux fois nommé]  ("frère" autoproclamé du Président) , c'est une croisade. Et en son nom, les Sarkozy ont gentiment remisé leur colère de voir Paris-Match publier l'autre semaine les photos volées, non, chipées, non, prises, enfin les photos de leur fille Giulia au minois déontologiquement recouvert de trois pixels. Ce que nous déclarent les époux sortants? Pff, c'est tellement long et pas intéressant qu'on n'a lu que quelques mots ici et là. "En pleine tête" , "bout portant" , "outrance" , "vulgarité" pour Nicolas Sarkozy dans Paris-Match ; "Ignoble" , "cynique" , "paparazzi" , "machisme" , "modestie" pour Carla Bruni-Sarkozy dans Elle.

Non le mieux, ce sont les questions inscrites en gras dans les deux magazines ou en Elkkabach à la radio. Sur un total de 35 questions dans Match, 10 gravitent autour de Mohamed Merah et 6 autour de Carla Bruni. Joli score. Chez Elle, sur 20 questions, 9 n'en sont pas, la journaliste affirmant des trucs définitifs: "Vous vivez une période très heureuse pour vous." Alors que chez Match, les intervieweurs doutent encore (la distance journalistique, assurément): "Avez-vous profité des bonheurs de la vie ?" [Mais un professionnel qui interroge en tête à tête, c'est un journaliste, une qualité que les deux chroniqueurs ne peuvent décemment revendiquer derrière leur ordi.]

Mais pour les questions, le patron, c'est Jean-Pierre Elkabbach. Vendredi matin, recevant donc Nicolas Sarkozy, il a été impérial. Car Elkabbach, il est au-delà des questions: il n'interroge pas, il encourage, il félicite, il facilite. La réduction du déficit vantée par Sarkozy? "C'est un bel héritage pour votre éventuel successeur ou pour vous-même" . Il clarifie, aussi: "C'est-à-dire que c'est bien pour la dette, c'est bien pour la confiance éventuellement
renouvelée des marchés financiers ?" Il tend des perches grosses comme ça: "Est-ce que vous dites qu'il n'y a pas besoin d'impôts nouveaux pour les Français ?" Il constate: "Dans ce mandat, vous avez été hyper présent, hyper actif." Et il espère: "Il n'y aura pas de pause pour les grandes et vraies réformes même si elles sont impopulaires ?" En face, autant vous dire que Sarkozy n'a pas été avare de "merci Jean-Pierre Elkabbach" , de "Ah ben bien sûr!" et de "C'est exactement ce que je dis" .


[Remercier est non pas une prodigalité, mais une courtoisie élémentaire qui échappe totalement aux "journalistes" arrogants revendiquant l'insolence comme une vertu cardinale de la profession, qui réclament aussi le respect mais ignorent tout des civilités, comme de l'art de l'écriture. Le placage de la pensée dominante non assimilée ne produit pas moins de branches mortes à Libération qu'ailleurs. Et, non-étayée, l'ironie entre les mains d'amateurs manquant de fond, façon Pulvar sans ses notes, est non seulement inopérante, mais dérisoire.]
Il nous manquera, Jean-Pierre Elkabbach.
Chronique de  Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts 

[On peine , en revanche, à imaginer que cette paire d'écrivaillons puisse faire un jour défaut, quand ce journal, autrefois respectable, se sera débarrassé de ses verrues suintantes.]
Des regards croisés ? 


samedi 30 avril 2011

Méthode PS de dénigrement: instrumentalisation du web par un site caniveau

A force de décalages, le PS ripe

Où mène le jeunisme

Le PS tient les jeunes en bien piètre estime.
Ils avaient déjà le site LePost pour les moins de 25 ans: inculte et racoleur.
Garni de copiés-collés confus et truffés de fautes d'orthographe, de français et d'âneries diverses et variées, il arrive au niveau des jeunes peu exigeants, voire illettrés, et remplit une fonction peu reluisante, sans toutefois faire illusion dans le milieu, mais grâce au soutien peu regardant de Yahoo! qui encaisse son financement.
Le Parti socialiste a encore créé un site pour répondre - de façon "décalée"- à l'UMP, en détournant des vidéos. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, a été le premier à en faire les frais.

VOIR et ENTENDRE l'appréciation qu'on peut en avoir:
Ca ferait regretter Didier Porte ou Stéphane Guillon à ceux que la méchanceté met en joie. C'est tout dire !

Peut-on pour autant le traiter d'un revers de la main ?

La médiocrité n'est pas négligeable si elle vise à abêtir la jeunesse.
Comme Le Post, Skyrock a fait beaucoup de dégâts: lien PaSiDupes

Mais les lecteurs de PaSiDupes signalent aussi des comportements douteux.
Le "débat participatif" a des ratés.
Ainsi, ce lecteur signale-t-il des dysfonctionnements troublants, dès l'instant qu'on y laisse des commentaires contestateurs. "Comme par hasard tous mes coms, ont disparus 5 minutes aprés, et depuis, je ne peux plus écrire quoique ce soit sur ce blog!!! Ce doit être la démocratie façon socialiste !!!"
L O L ?

samedi 21 juillet 2007

Christophe Alévêque, entarté au festival d'Avignon

La bande à Ruquier, ou le microcosme socialiste parisien

On peut ne pas connaître Christophe Alévêque... Il est né sur le territoire d'Arnaud MontebourDE et aura 44 ans pour Hallow'een prochain... Il n'a jamais réussi à obtenir le bac et fait le matamore en bande et sous la protection du service d’ordre de France-Télévisions, mais le redevable télévisuel récupère sa mise quand il le peut et un entartage a appris au péteux de la bande à Ruquier ce qu’il en coûte de divaguer aux frais du contribuable, avec l’arrogance et la bêtise triomphantes que la grosse rigolade commune à la télévision n’excuse en rien.

C’est au cours du Festival d’Avignon 2007 que justice fut rendue, par le peuple, au nom du peuple. Sous prétexte de socialisme militant anti-sarkoziste, la chorale Alévêque, injure aux intermittents, se livrait à sa démagogie coutumière. Elle s'acharnait sur sa victime lorsque des Français de base dégainèrent leurs tartes et firent à l’escroc médiatique son portrait à la chantilly. Christophe Alévêque, le fameux poujadiste de gauche, réalisa, mais un peu tard, qu’il faut respecter le peuple et le contribuable.

Il fut un temps où le peuple coupait la tête des privilégiés et fort marri, le triste poujadiste de gauche s’estima donc heureux de s’en tirer à si bon compte. Car, aucune finesse et beaucoup de grossièreté, de veulerie même, chez ce rigolo qui n’a pas un instant la lucidité de l’autodérision : ébouriffé et le poil aussi long que rare au menton, comme il convient parmi les branchés aux 120 volts, ce comique ne fait pas rire.

A l’avenant de ce petit rigolo, dans cette fine équipe Ruquier, on se croit intelligent et ce n’est pas une preuve d’intelligence : si l’argent du contribuable n’était en cause, il pourrait suffire qu’ils fassent (OK, va pour ‘fissent’, pour ceux ou celles qui préfèrent) ce qu’ils peuvent dans les noces et banquets pour paraître intelligents. L’intelligence, c’est comme la chantilly et la culture, moins on n’en a, plus on l’étale. Cet étalage d’intelligence réduite au mot, qui pourrait être bon, mais n’est que facile, souvent blessant et presque toujours vulgaire, tel est leur quotidien. Mais alors, pourquoi s’abaisser à tant de médiocrité, en effet banale dans le paf, quand on se prétend au-dessus du lot ? Ces intouchables de la télévision sont secs du côté cœur comme du côté intellect. Le service public , ce n’est pas ça : ils abusent donc de leur pouvoir et gaspillent l’argent public. Leur veulerie est un manque de respect de la plèbe. La bande à Ruquier, c’est l’opium du peuple.

Rapide tour d’horizon de cette meute. Systématique dans la critique aveugle de ce qui dérange la gauche sans raison, elle ricane et bave sur tout ce qu’il convient d’étiqueter à droite pour complaire à ses petits copains bien pensants, au premier rang desquels se dresse Sa Cynique Majesté Royal, puisqu’ils ont utilisé le service public pour faire campagne pour elle. A sa tête, Laurent Ruquier, rose à plus d’un titre, essayait de garder sa place en militant pour la susnommée. Avec ses employés-chroniqueurs il explique aussi à la masse ce qu’elle serait incapable de comprendre sans eux. Hormis le souffre-douleur, alibi de la horde de militants ségolistes, vous avez une aimable senior qui fait la jeunette et raconte la banalité de sa vie comme une blague éculée, un œuf d’esturgeon qui frétille au fond de son pot de caviar avec la candeur indécente des privilégiés sans mérite. Vous avez aussi l’intello infatué, soixante-huitard sclérosé et embourgeoisé, qui répète ses poncifs gauchiste, qui pérore grave avec gravité et a un avis sur tout, et tour à tour addôôre ou déttteeste, sans nuance ni rigueur intellectuelle. Dans l’espèce canine, vous avez la hyène icaunaise et sexiste qui retrousse les babouines, montre les dents, et déchiquette ceux des invités masos qui viennent se vautrer dans la fiente de son mépris, celle qui plante ses crocs dans tous les machos qui passe à portée et dont le sourire carnassier inquiète jusqu’aux camarades militants. Vous avez enfin le vieux balourd du Nouvel Obs qui n’a tellement rien fait de sa vie qu’il est content de lui, de ne pas être le précaire qu’il eût pu injustement être et de distraire de ses billevesées le travailleur harassé de sa journée.

C’est une meute cruelle et inconsciente de la honte que devraient lui inspirer ses agressions partisanes, l’indécence de ses péroraisons et la faiblesse de ses blagues de comptoir. Ils se croient drôles et peinent à se faire valoir au détriment des invités qui ont souvent quelque chose à dire, mais qu’ils réussissent rarement à placer. A ce niveau de crasse, les commentaires oiseux importent plus que les paroles utiles.

Gageons qu’Alévêque n’est que le premier de la série. Mais la vertu de l’entartage est bien faible à la face des jean-foutre.

Photos dans PaSiDupes, à la date du 23 juillet.

Citations pour juger sur pièces :

- La pub c’est ce qui résume la politique ultra-libérale actuelle : pourquoi violer quelqu’un quand on peut le baiser tranquillement !

- Le fait qu'une femme puisse traverser l'atlantique à la rame, moi je dis: "bravo". Ca prouve deux choses: 1- qu'une femme peut être largement aussi con qu'un homme, et 2- qu'une femme peut vivre dans 1 mètre cube pendant 4 mois et perdre 10 kilos ... sans faire chier personne !

- Aller en boite avec sa femme, c'est comme aller à la boulangerie avec sa baguette sous le bras.

- J'ai une femme et deux gosses : trois raisons de boire!

- La femme est l'égale de l'homme... mais vu d'avion.

- Y'a des médecins, on dirait que le trou de la Sécu, ça les excite !

- Et ta sœur, elle apprend à nager pour faire le trottoir à Venise ?