POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Avignon. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Avignon. Afficher tous les articles

jeudi 8 août 2019

Castaner, pornographe ?

Castaner a diffusé une BD porno contre son adversaire, une femme

Qu'en pensent le gérontophile Macron et la sapiosexuelle Schiappa ?



Le ministère de l’Intérieur que Macron a donné en location à un "kéké" qui a cotoyé la pègre marseillaise méritait-il Castaner ? 
L’un de ses méfaits a été peu évoqué par les "journalistes libres et indépendants" soumis aux hommes d'affaires qui leur tend la gamelle et de la presse qui se couche pour son allocation de l'Etat. L'un de ses coups pourris, qui n'était peut-être pas le premier de sa carrière politique, nous ramène en 1995, à Avignon.
Les portraits qui sont consacrés à Castaner font l'impasse sur un écart qui en dit long sur son sens moral. La presse, tel Le Figaro, qui cherche des poux aux petits blogs, ménage en revanche les puissants du moment, se réservant pour l'après, avec des dossiers sous le coude sur celles et ceux qu'elle a servis : ce qu'on appelle le coup de sabot de l'âne. Or, depuis le nombre incalculable de ses bulles, bourdes et ordres de répression policière, Castaner s'est positionné sur le siège éjectable qui pourrait le retourner à l'envoyeur provençal, encourageant les plus téméraires d'entre eux à quelques hardiesses. De la pointe de leurs fleurets mouchetés, ils se laissent aller, tel le JDD, à classer ses mauvaises fréquentations au rang des "erreurs de jeunesse".

Le coup tordu qui resurgit quand l'individu est à terre remonte au 9 juin 1995.
Ce matin-là, les habitants d'Avignon en pleine campagne municipale trouvent  dans leur boîte aux lettres un document qui les plonge tour à tour dans la stupéfaction, les rires et l'indignation : 35.000 tracts, sous forme d’une bande dessinée, titrée "La dinde enchaînée" et "Erections municipales", ont inondé la ville entre 1h30 et 7h00 du matin. Sur la couverture pastichant le célèbre Canard enchaînés ont peut aisément reconnaître, dans des postures sans équivoque, la candidate RPR Marie-Josée Roig et le sénateur Alain Dufaut, en train de s’accoupler. Lui est grimé en vautour, elle en dinde, enchaînée et extatique, tous deux bavant de plaisir. Le scénario est simple : Alain Dufaut (alias 'Duf-duf') manque de courage pour prendre la mairie lui-même et fait appel au représentant du "F-Haine" local, chauve et arborant un brassard noir, qui lui fait rencontrer Marie Josée-Roig. Celle-ci est croquée déambulant dans une voiture noire dont les pare-chocs ont laissé place à une bouche aux lèvres bombées, façon imagerie coloniale. Et, au cas où tout le monde n’aurait pas saisi la finesse de la scène, un personnage la décrit, dans un parler petit nègre, comme arrivant au volant de sa "twingo noi’e"… Attaque frontale d'une vulgarité rare, attentat à la pudeur contre des mineurs chargés par les parents de relever le courrier et atteinte raciale, voire racisme. L'amuseur d'Edouard Philippe n'a pas encore quitté le caniveau pour les cabinets ministériels... 

L'homme de main chargé de la diffusion des 35.000 tracts est Christophe Castaner.
Suivent une dizaine de pages crayonnées avec tant de précision qu’on apprendra plus tard que les dessinateurs ont veillé à lever toute ambiguïté sur les identités des copulateurs, avec des portraits ressemblants par d'authentiques artistes. 
Le scénario, lui, pêche par manque de vraisemblance. Trois anciens membres du RPR, dont Alain Dufaut soi-même, l’affirment aujourd’hui à Marianne : "Marie-Josée Roig [aujourd'hui âgée de 81 ans, elle a été maire d'Avignon de juin 1995 à avril 2014] est une femme respectable, très éloignée des portraits diffamatoires de l’époque." Contactée par l'hebdomadaire, la principale cible des socialistes se souvient bien entendu de l’affaire : "J'ai été très interloquée en découvrant ce tract, mais ayant une bonne connaissance de la population avignonnaise, j'étais aussi persuadée que cela ne prendrait pas, et ce fut largement le cas."

Voler au secours du maire PS Guy Ravier

Le tract infâmant n’empêchera pas Marie-Josée Roig d’être élue à Avignon, pour près de 20 ans, la justice se saisit rapidement des plaintes déposées et s’intéresse à cinq suspects, ayant un intérêt commun : voler au secours du maire socialiste Guy Ravier. Parmi eux : Christophe Castaner, alors adjoint au directeur général des services de la mairie, entre les mains duquel le tract a transité. Il a alors 29 ans; c’est son premier poste important. Le petit groupe se dit que leur maire-sortant, socialiste et professeur de collège, ne cesse de dévisser depuis six ans et qu'il est temps de mener "campagne contre". Une rencontre de trois personnes, Michel Becker, Alain Moretti et Thomas Pierre, jettera les bases du tract. Un quatrième, Michel Coviaux, un graphiste publicitaire, sera le dessinateur, tandis qu’Alain Moretti se chargera du scénario. Reste maintenant à trouver la personne sans scrupules pour faciliter la diffusion des quelques 35 000 tracts et les regards se tournent vers Christophe Castaner, l'homme de confiance de Macron, aujourd'hui, et celui des basses besognes.

"Une bande dessinée véritablement pornographique, concluent les juges avignonnais, et "non pas d'une brochure satirique"
Devenu ministre du gouvernement Philippe nommé par Macron, Castaner a évoqué furtivement l’affaire en 2018 au JDD – dans un portrait complaisant  – au cours duquel il livre sa version des faits : 
"Un militant m'appelle vers minuit [l'heure du crime...]. Il me réveille [à 29 ans, c'est déjà un couche tôt, comme chacun sait depuis que des photos le montrent en boîte et en galante compagnie un soir de mobilisation de Gilets jaunes] et me dit : "Casta, je crois qu'on a fait une connerie." Je n'avais pas vu la BD [il peut le jurer et sous serment...]. Je me rhabille, je débarque et je dis stop !" C'est l'homme chargé de l'odieux tractage qui parle... 
A l’époque des faits, il sert la même version à la justice, reconnait avoir "pêché ", tout en invoquant auprès du tribunal une "inattention pendant une durée de vingt minutes". Pas convaincant néanmoins pour les juges du TGI d’Avignon, qui trancheront le 10 octobre 1996 : "Christophe Castaner a été chargé de la distribution des brochures tirées à 35.000 exemplaires pour le prix de plus de 50.000 francs ; il est aussi peu pensable qu’après avoir permis cette diffusion, il en eût arrêté celle-ci seulement vingt minutes après, en raison du nombre d’exemplaires répandus dans la ville d’Avignon." Avant de conclure : "M. Castaner ne peut bénéficier d’une équivoque quelconque car lui a eu en sa possession l’ouvrage en son entier et en couleur, et c’est par son intermédiaire que ces brochures ont été distribuées". Pour la justice, Il apparaît donc clairement à la justice qu’on ne peut jouer l'innocent après avoir pêché" par "inattention" en diffusant 35.000 tracts. Les juges avignonnais établissent qu'il s'agit "non pas d'une brochure satirique" mais bien d' "une bande dessinée véritablement pornographique". "Christophe Castaner réfutait des réalités avec un aplomb hors du commun", confie à Marianne un ancien Avignonnais proche du dossier.

Christophe Castaner sera déclaré coupable d’avoir organisé la diffusion des tracts sur la voie publique, et condamné pour "diffamations et injures publiques envers particulier, fonctionnaire ou citoyen chargé d’un service public par parole, écrit, image ou moyen audiovisuel", à payer 50.000 francs d’amende. Auxquels s’ajoutent 51.000 francs de dommages et intérêts à régler, avec ses camarades éditeurs improvisés de bande dessinée, à l’attention d’Alain Dufaut et Marie-Josée Roig.
"A l'époque, j’ai été ennuyée par cette histoire, pour mes enfants et pour ma mère encore vivante". (Marie-Josée Roig, ancienne maire d'Avignon)
Castaner a-t-il informé le président de ses antécédents judiciaires ?
Cette affaire n’a en rien arrêté Christophe Castaner : au contraire, cette même année 1995, celui qui fut lié à Christian Oraison, un caïd des Alpes-de-Haute-Provence de la Dream Team abattu de plusieurs balles en 2008 (il déclare à son propos : "C'était mon grand frère, mon protecteur. Il m'appelait l'étudiant", lance sa carrière politique à Paris. Après avoir été directeur de campagne de Jean-Louis Bianco (cantonales de 1992), lequel, après avoir été secrétaire général de la présidence de la République de François Mitterrand, puis ministre, deviendra président du département des Alpes-de-Haute-Provence où il s'implantera, il est directeur de cabinet de Tony Dreyfus, maire PS du 10e arrondissement, et conseiller technique de Catherine Trautmann, dont il deviendra chef de cabinet quand elle accédera au gouvernement, avant d’être appelé auprès de lui par ...Michel Sapin.

Et, malgré cette progression douteuse, Christophe Castaner a  la charge, en tant que ministre de l’Intérieur, d’organiser les élections municipales de 2020... 
Le "monde nouveau" de Macron ne serait-il pas déjà un soupçon crapoteux ? 

jeudi 12 juin 2014

Des intermittents offrent un happening dénudé à Filippetti

Spectacle de rue interdit aux moins de 13 ans pour Aurélie Filippetti en Picardie

Aurélie Filippetti a eu droit à un comité d'accueil viril
Des intermittents nus mardi 10
devant le Familistère de Guise (02) 
alors qu'elle sortait de l'inauguration d'une série d'expositions au Familistère de Guise. Une trentaine d'artistes et d'acrobates lui ont offert le spectacle d'une pyramide humaine entièrement nue. Leur façon de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de l'assurance chômage risque de plonger les intermittents.

Interpellée, la ministre a précisé qu'aucune décision ne sera prise avant une quinzaine de jours. 
Elle a également annoncé la venue prochaine dans la région de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu qui, selon certains, menace de prendre part au spectacle.

A Châlon-en-Champagne, quatre compagnies ont annulé leur spectacle programmé à partir de mardi dans le cadre du festival d'arts de la rue "Furies" et ont décidé de le remplacer par une information auprès du public.

VOIR et ENTENDRE le "happening" des intermittents à Guise publié sur le site de l'Union Ardennais

Une concertation prévue "au début de l'été"
La concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux sur les intermittents, prévue cet automne, sera avancée "au début de l'été"a indiqué la ministre en rétropédalage. Répondant à une question du député Front de Gauche Patrice Carvalho, Aurélie Filippetti a assuré que le gouvernement avait "entendu les inquiétudes" exprimées par des parlementaires et le monde du spectacle sur le dossier des intermittents. 
Des intermittents nus devant le Familistère de Guise (02) mardi
Le médiateur nommé ce week-end par le gouvernement, le député socialiste Jean-Patrick Gille "aura la lourde tâche d'évaluer les effets de l'accord du 22 mars, de faire des propositions pour résoudre les difficultés éventuellement posées par cet accord, de trouver les moyens pour organiser la concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux", a-t-elle détaillé.

Ce que prévoit la nouvelle convention chômage

La nouvelle convention chômage, validée le 22 mars par le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC), doit être examinée le 18 juin par le Conseil national de l'emploi, avant une signature projetée fin juin par le ministre du Travail, Michel Sapin.

Elle prévoit des économies sur le régime d'indemnisation des techniciens et des artistes du spectacle, qui font monter la tension pour obtenir du gouvernement qu'il ne la signe pas et qui menacent de perturber la saison des festivals.
VOIR et ENTENDRE le point mitigé effectué par François Lenglet, chroniqueur proche du gouvernement:

Les artistes réclament l'intervention de l'Etat, car
ils se mobilisent contre une future réforme d'un régime qui ne dépend pas de l’État mais des partenaires sociaux, les syndicats et le patronat.
En mars dernier, ces derniers ont décidé plus de rigueur dans les règles d'indemnisation des cadres en même temps que ceux des intermittents du spectacle. En effet, le déficit d'artistes en surnombre est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros: la mise en place d'une réforme est donc nécessaire pour rééquilibrer le tout, quitte à écarter des techniciens attirés par un régime d'indemnités extrêmement favorable.

Les grévistes veulent revenir sur l'accord passé pour revenir à l'ancien régime. Il était très favorable aux intermittents par rapport aux conditions des travailleurs normaux. Pour exprimer leur mécontentement, ils menacent de s'en prendre en otages, voire d'exécuter, les manifestations estivales qui contribuent grandement à l'attractivité touristique de la France.

Au Printemps des Comédiens à Montpellierle mouvement de grève entamé il y a une semaine a été reconduit et s'est étendu à des troupes programmées pendant le festival. A Toulouse, il affecte le festival de musiques du monde Rio Loco et huit théâtres.
A Avignon, O. Py a repris ses jacasseries. 
Après avoir dénoncé la menace FN sur le Festival lors des municipales, il envisage à nouveau le pire, du fait de la CGT...  

mercredi 26 mars 2014

Municipales: Olivier Py fait le chantage de priver Avignon de son festival

Olivier Py, c'est qui, lui?

Le directeur du Festival d'Avignon a menacé de déménager la manifestation 
O. Py, directeur du Festival d'Avignon
 depuis septembre ...2013
si le FN est élu. Peut-on imaginer une déclaration plus stupide et totalitaire ?

"Je ne vois pas comment le festival pourrait vivre à Avignon avec une mairie Front national, ça me semble inimaginable", a déclaré lundidirecteur du Festival d'Avignon, au lendemain du premier tour des élections municipales. "L'édition 2014 aurait lieu parce que tout est déjà engagé, mais, pour la suite, si le Front national l'emportait, je prendrais mes responsabilités", a ajouté la danseuse du ministère de la Culture. Peut-on imaginer une prise de position plus stupide, plus irresponsable et plus contreproductive que celle-ci ?

Ainsi, sous prétexte que des citoyens libres puissent voter démocratiquement pour un candidat du Front national -dans le cadre d'une quadrangulaire au second tour-, un petit histrion nommé -et contesté- priverait d'autorité l'ensemble des habitants de la ville, de la région et le pays du festival international installé ici depuis 1947. Quelle belle preuve de tolérance et d'ouverture d'esprit que de couper la "culture" - comme on coupe le gaz ou l'électricité - à des gens qui ne pensent pas comme vous ! Ce serait ainsi le meilleur moyen d'assurer une élection triomphale au nouvel édile. 
Bars et restaurants de la ville réalisent en juillet 50 % de leur chiffre d'affaires annuel. Les priver -par idéologie- de ces trois semaines de festival, c'est les précipiter dans le marasme et inciter les hésitants à voter, justement, pour le FN, devenu premier parti politique dans les couches populaires.

Et si le pseudo intello raisonnait un instant

Que l'épidermique Olivier Py sorte un instant de son cercle bobo-hystéro et réalise que l'on vient au moins autant au Festival d'Avignon pour des lieux et pour la richesse patrimoniale d'une ville d'une exceptionnelle beauté que pour la programmation, régulièrement critiquée. Quelle ville peut offrir tant de lieux de représentation, allant de la cour d'honneur du Palais des papes aux dizaines de salles qui, à l'année, accueillent troupes et comédiens : le théâtre des Carmes, le théâtre du Chêne noir, le théâtre des Halles, le théâtre du Balcon, le théâtre du Chien qui fume, Fraction, le Théâtrographe, la Fabrikthéâtre... Nulle part ailleurs il ne trouverait un tel microclimat, de telles infrastructures, un tel patrimoine et une telle tolérance de la population envahie de "racaille" ! Souhaitons-lui bonne chance s'il veut déménager le festival dont il n'a pas la propriété à Arles ou Martigues, villes communistes ou Beaucaire sur le point de passer au FN.  Peut-être Orange ? 

Les bobo malins préconisent de faire de la résistance au FN
Parce que les socialistes raisonnent mieux que quiconque, ils soutiennent que c'est précisément là où le sectarisme fait le lit du FN que la culture devrait être prioritaire. S'il méprise à ce point les électeurs avignonnais qu'il les traite d'incultes dépourvus de sens politique, alors il doit faire ses valises.
Les Parisiens estiment que leur mission est de ré-éduquer les égarés.  Ils ont le sentiment que c'est une majorité d'"oeuvres" expérimentales, voire pourries,  qui peuvent les amener, pédagogiquement, à la conscience, la bonne, celle de la l'idéologie dominante qui produit ces rejets de la pensée unique et le basculement à l'extrême droite.
Py doit réaliser que le repli sur soi du milieu artistique n'est pas une solution. La littérature est un superbe plaidoyer pour la tolérance et le respect de la différence. S'il voulait s'affranchir des réflexes pavloviens du prêt-à-penser parisien, Olivier Py devrait faire la déclaration inverse : "Le FN risque de passer à Avignon, ma mission d'homme de théâtre, de propagateur de la culture, d'aiguillon des différences, est plus que jamais indispensable à cet endroit, auprès de ces gens." 
Mais Py est un totalitaire que le très socialiste Jean-Michel Ribes soutient depuis Paris et son théâtre subventionné du Rond-Point. Ce proche de François Hollande conçoit son activité comme "un théâtre de résistance". L'activiste utilise la culture à des fins politiques d'endoctrinement et de rééducation.  

L'exemple des Chorégies d'Orange

Lorsque Jacques Bompard fut élu à Orange en 1995, la direction des Chorégies montra ses muscles.
Il est toujours présent et les Chorégies ont prospérées et embelli. Un an plus tard, les loups étaient en effet devenus des agneaux. Les murs du théâtre antique sont irremplaçables et les oeuvres présentées immortelles, servies par des artistes de classe exceptionnelle. Près de vingt ans après, mélomanes, hommes d'affaires et ...le Tout-Paris se pressent aux Chorégies d'Orange. La ville et l'association qui organise ce festival cohabitent en bonne intelligence.

Olivier Py fait le pytre. 
Il a beau faire tourner son sabre de bois, il fait plus pitié que peur. Pire, il portera une grande responsabilité si dimanche prochain Philippe Lottiaux est élu maire d'Avignon
Sa sortie irréfléchie est sifflée, comme symbolique de ce que les électeurs ne veulent plus: une prise de position intempestive de la France d'en haut nantie et aveugle devant l'exaspération du peuple. 
Quand J.M. Ribes photographie
la nuque de Hollande:
idolâtrie ou fétichisme?
Quand on professe la tolérance, on n'exerce pas de grossières représailles au retour de la gauche au pouvoir parce qu'on a été viré (en 2011) de la direction du théâtre de l'Odéon à Paris.  Quand on réside un mois par an dans une ville, que l'on s'y déplace en voiture avec chauffeur, que l'on a table ouverte dans les hôtels et les restaurants du département, on n'a guère de crédibilité pour faire une sortie aussi dogmatique et bêtement politisée. Quand le monde de la culture est plus sectaire que ceux qu'il combat, il sort de son rôle et s'entête sur la voie du discrédit.  
Jean-Michel Ribes peut méditer sur ces lignes.

samedi 15 février 2014

Européennes 2014: Peillon fait campagne comme ministre

Candidat en campagne dans le sud-Est, ministre chahuté

Ce 13 février, en déplacement officiel à Aix-en-Provence et Avignon

Le ministre de l'Education nationale était donc  dans le Sud-Est, région où il est candidat aux élections européennes...
Le ministère de l'Education nationale avait voulu pour son ministre un petit déplacement convivial: visite d'établissements, spectacles d'enfants, conférence de presse improvisée.
Le ministre-candidat avait prévu un escort boy, le camarade socialiste Jack Lang, aujourd'hui conservé dans le formol à la direction de l'Institut du monde arabe. L'ex-ministre de la Culture était sa "guest star" à Avignon où le septuagénaire compte encore des fans nostalgiques.

Les agendas les mieux bichonnés ont leurs impondérables
  
Un double comité d'accueil attendait le ministre controversé au collège Anselme-Mathieu d'Avignon. Ni le ministère, ni Valls n'avait prévu que des  professeurs en grève puisse gâcher la fête. Peillon avait même mobilisé des manifestants de la Manif pour tous et des mamans voilées, massés sur le trottoir d'en face, mais contenus par les CRS Aux cris de "Peillon démission !", "Peillon-Hollande, on n'en veut pas!", le ministre faisait l'unanimité contre lui.  La berline ministérielle ne fait pas d'arrêt pour permettre au candidat de serrer des mains. Avec sa mauvaise foi coutumière, il nous assurera que c'est bien la preuve qu'il n'est pas en campagne...

Le collège Anselme Mathieu d'Avignon est l'un des premiers réseaux préfigurateurs d'éducation prioritaire (REP+), annoncés le 15 janvier dernier. Des élèves enthousiastes présentent au ministre une saynète en italien. 
Pendant ce temps, le chef de cabinet de Vincent Peillon reçoit deux des mamans qui manifestaient devant le collège. "Les gens sont toujours étonnés que nous prenions le temps de les recevoir et de les écouter. Mais c'est comme ça que travaille le ministère", assure-t-il, sans précision sur les suites à donner aux revendications.
Un "temps d'échange" est prévu  avec les professeurs dociles ou militants avant le passage à la signature d'une convention entre le collège et La Fabrica, lieu de résidence du Festival d'Avignon. Vincent Peillon cite la phrase du jour due à ...Jules Ferry : "À chaque enfant de France, l'école doit apporter le meilleur des Beaux-Arts". Un professeur de musique propose au ministre de lui envoyer un CD réalisé avec ses élèves. Une autre présente une exposition photo. "Mais où trouvez-vous l'argent pour faire tout ça?" croit malin d'interroger le ministre. "On utilise notre matériel personnel", rétorque une professeure, "On bricole beaucoup" complète le principal. Mais aucun des présents sélectionnés ne profite de l'occasion pour déplorer le manque de crédits pour leurs projets pédagogiques. Les "mauvais" professeurs ont été laissés sur le trottoir: avec eux, pas de concertation. 

Peillon ne laisse pas paraître que les comités d'accueil ont gâté sa bonne humeur. Le candidat ne s'économise pas pour serrer des mains, distribuer les sourires, mais aussi féliciter le personnel enseignant du SGEN et louer son "dévouement" auprès de jeunes ici majoritairement issus de milieux défavorisés. Il insiste: "Ce que demandent les professeurs, ce n'est pas de l'argent (sic), c'est du temps, et c'est ce que nous allons leur donner. Avec les dispositifs REP+ , ils auront plus de temps de ...concertation". Personne n'est là pour le contredire, alors le ministre masochiste en profite: "Nous avons l'école la plus douloureuse au monde. Le système scolaire qui marche le mieux est celui qui donne le plus de confiance aux élèves; et l'estime de soi, la confiance, c'est ce que la pratique artistique permet de développer", selon lui. Le sport n'est pas ici à l'honneur, à Sotchi non plus.

L'heure vient du point presse  

Le déplacement est largement calculé pour permettre de communiquer au candidat aux élections européennes dans le sud-est. 
Peillon retoque les questions sur la grève du jour, les qualifiant "de questions de parisiens, ça !"
Les manifestants anti-genre attroupés devant le collège ne lui inspirent que le déni. "Sur ce sujet, les rumeurs ont atteint un niveau délirant, assure le ministre. Pour lutter contre ce genre de polémique mensongère, il n'y a qu'une solution : expliquer ce que nous faisons vraiment en classe, expliquer et encore expliquer - et redire que, non, l'éducation nationale n'enseigne pas la théorie du genre à l'école", maintient-il, avant de nier en bloc. "Certains pensent que les professeurs n'ont pas à transmettre de valeurs - si, c'est leur travail de transmettre les valeurs de la République", assène encore le philosophe en guise de démonstration. "C'est fini !" tranche, peu ouverte au dialogue,  la conseillère presse du Pol-Pot de la Rue de Grenelle.  

Nouvelle contestation à Aix-en-Provence

Ebranlé, le ministre-candidat fait une pause cigarette inopinée sur une aire d'autoroute. Le nouveau recteur est chargé de détendre son patron. Le ministre l'a en effet amené dans ses bagages il y a six mois.
Ali Saib vient de Caen, dans la Somme, en région Picardie d'où  le candidat est lui-même d'abord parachuté. Peillon fut troisième de la liste PS dans le Nord-Ouest et donc élu en juin 2004. Candidat en juin 2009, mais dans le Sud-Est, il y retrouve Karim Zeribi, candidat PS et premier non-élu. Mais Peillon étant nommé ministre, Zéribi devient député européen en remplacement de Vincent Peillon. 
En 2014, Peillon est tête de liste socialiste aux européennes, tandis que Karim Zéribi, battu aux législatives de 2012 dans les Bouches-du-Rhône, tente sa chance avec ...EELV aux municipales 2014 à ...Marseille, après avoir été porte-parole de Jean-Noël Guérini lors des municipales de 2008 ! On dirait que Peillon a placé ses hommes et quels hommes ! 

Le ministre arrive au lycée Paul Cézanne, établissement bourgeois d'Aix-en-Provence
Lycée Maupassant de Colombes, 92:
des professeurs interpellent le ministre sur
les effets de la baisse des dota­tions horaires
dans leur lycée ZEP, le 10 février 2014
Officiellement, il est là pour visiter sa section expérimentale de langues et cultures ... C'est un proviseur tout sourire qui accueille son ministre, flanqué de D'jack Lang, ancien ministre de l'Education nationale, et président de l'Institut du Monde arabe depuis 2013. 
Le ministre et Lang sont invités à assister à un cours de langues. Le ministre s'assoit au 1er rang à côté d'une lycéenne. Les photographes mitraillent. "La France que vous nous avez donnée à voir, une France qui n'a pas peur de ses différences, c'est la France que nous aimons tous!" s'enthousisme le candidat étranger à la région. Et d'ajouter: "Nous allons doubler les sections de langues orientales, et réouvrir des postes au CAPES et à l'agrégation dès l'année prochaine".  "C'est très important pour moi [la visite d'un tel ministre], explique Nouar Barakat, professeur d'arabe dans un lycée marseillais. J'apprécie qu'il insiste sur l'importance d'apprendre l'arabe dans un cadre laïque, et de ne pas laisser cet enseignement aux mains de centres culturels qui sont très présents dans nos quartiers et qui, pour certains, font du prosélytisme".
VOIR et ENTENDRE Peillon confirmer sa volonté de développer l'enseignement de l'arabe en France:

Dernière station de la tournée électorale

C'est un calvaire. Le député européen en campagne et néanmoins ministre a déjà serré une bonne cinquantaine de mains, mais il reste encore l'ESPE (Ecole supérieure du professorat et de l'éducation) à inaugurer. A 75 ans, Jack Lang colle toujours au train et le septuagénaire distribue à son camarade de 55 ans les bons points pour lesquels il a été requisitionné. 
"Je ne pense pas que ce soit plus compliqué aujourd'hui qu'à mon époque d'être ministre de l'Education. Des rumeurs, des conflits, il y en a toujours eu. Les jeunes eux, ont changé, c'est une évidence, mais le travail reste le même. Il faut avoir un objectif et s'y tenir, ce que fait très bien Vincent Peillon. Il est brillant, très cultivé, et surtout passionné, ça se voit ! Regardez-le, il est ravi !" Le "brillant" ministre rosit d'aise, pense-t-on, mais en fait parce que des étudiants de l'Espé manifestent contre la réorganisation de leur cursus. 

Devant les caméramen, le ton monte entre le ministre et une étudiante. 
Vincent Peillon se voit agressé: "Madame, Madame, s'il vous plaît, vous serez bientôt professeur...", tente le ministre. Mais "Madame" l'étudiante ne lâche rien, et s'insurge contre la précarité subie par certains étudiants

Vincent Peillon met vite un terme au dialogue et tourne les talons, plantant-là la contestatrice. A quelques rues de là, Michel Vauzelle, le président PS du Conseil régional de PACA, l'attend pour une conférence à l'IEP d'Aix-en-Provence.
VOIR et ENTENDRE les élèves-professeurs manifester, ici à Toulouse le 1er octbre 2013, et les promesses du ministre qu'une étudiante d'Aix-en-Provence a encore dû rappeler au ministre en campagne:
Avant d'attendre l'IEP d'Aix, la délégation ministérielle devra à nouveau franchir un rassemblement de la Manif pour Tous.

VOIR et ENTENDRE la contestation aux abords de Sciences Po, Aix et  que l'AFP a manqué ou censuré et ne diffuse donc pas aux organes de presse qui attendent la becquée, la bouche ouverte:
Et voilà comment, malgré la mise à disposition de l'appareil de l'Etat et la participation du ban et de l'arrère-ban socialistes, une tournée électorale d'un ministre en butte à une contestation multiforme tourne au calvaire.

VOIR et ENTENDRE le reportage de l'AFP, l'agence de presse d'Etat qui n'a rien vu des diverses contestations:

dimanche 7 juillet 2013

A. Filippetti interpelée en plein festival d'Avignon

La ministre de la Culture fait l'unanimité contre elle 

Aurélie Filippetti n'aurait fait qu'inaugurer le nouveau bâtiment du Festival d'Avignon, samedi à en croire le Nouvel Observateur...


La FabricA, implantée à l'articulation de deux quartiers difficiles en rénovation, Champfleury et Monclar, est un nouveau lieu de répétition, de spectacles et de résidence d'artistes, avec ses 18 studios. Arbre médiatique qui cache la forêt dépeuplée, il accueille actuellement le Groupe F qui, ce soir-là et à grand renfort de pression événementielle, proposait à Martigues (Bouches-du-Rhône) un spectacle pyrotechnique moyen, plein de temps morts et d'intensité artistique faible, faute de recul et de visibilité:  
A Cassis, en mai déjà...
la presse avait annoncé une "
saga de lumière et de feu" faite de "vaisseaux de lumière et navires éphémères chargés de poudre d’étoiles", mais le nombreux public déçu n'a  trouvé qu'un petit clone du spectacle d'Avignon, transposé pour les pauvres sur l'un des merveilleux canaux de la Venise provençale. 

La FabricA, projet construit en un temps record est le rêve depuis dix ans des deux co-directeurs du festival, Hortense Archambault et Vincent Baudriller, qui passent la main en septembre à Olivier Py. 
Sur les 40 centres dramatiques, une douzaine sont concernés par des changements de direction. Certains renouvellements ont provoqué des remous, comme à Montpellier, où Jean-Marie-Besset conteste son éviction, ou à Nanterre, où la décision du ministère de ne pas accorder un cinquième mandat en 2014 à Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre des Amandiers depuis 2002, a été dénoncée comme "brutale". Et idéologique ?

Samedi 6 juillet, alors que la pièce "Par les villages", mise en scène par Stanislas Nordey, allait commencer dans la cour d'honneur du Palais des Papes, un représentant du Syndeac a pris la parole sur scène

Au nom des organisations syndicales, 
le syndicat des Entreprises Artistiques et Culturelles a dénoncé les "promesses parties en fumée faites au monde de la culture". 
Décrivant une situation "au bord de la paralysie", il a annoncé une manifestation est prévue à Avignon le 13 juillet à 11h30.


La ministre de la Culture présente dans la cour a été interpelée par deux personnes qui ont pris la parole après cette interruption. 
L'une d'elles a lancé à Aurélie Filippetti que la culture était "une chose trop sérieuse pour être confiée aux financiers". La ministre est restée silencieuse, mais elle donnera ce dimanche à Avignon une conférence de presse rédigée par ses collaborateurs
L'an dernier, elle avait échappé à ce type de réactions auquel Frédéric Mitterrand avait eu droit avant elle.Si le changement n'est toujours pas pour maintenant, c'est pour quand ?

vendredi 15 avril 2011

Avertissement à sept femmes en niqab interdit depuis lundi

Les municipalités de gauche protègent la résistance islamique
L'entrée en vigueur, lundi 11 avril, de la loi interdisant le niqab dans les lieux publics avait d'abord été marquée par le défi de seulement deux femmes portant le voile, interpellées dans la matinée lors d'un rassemblement qui a réuni quelques provocateurs devant la ...cathédrale Notre-Dame.
Lien PaSiDupes

Des infractions à la loi sur le port du voile islamique, interdit dans des lieux publics, à compter du 11 avril 2011, ont encore donné lieu à plusieurs interpellations le jour même et le lendemain.

VOIR et ENTENDRE un zapping des déclarations du craintif Emmanuel Roux (syndicat des commissaires de la police nationale) et de Jeannette Bougrab (secrétaire d'Etat chargée de la Jeunesse et de la vie associative) et Jean-Luc Mélenchon qui, eux, ont affirmé leur soutien au texte:

A Avignon (Vaucluse)
(UMP), lundi soir, Kenza Drieder avait été interpellée au départ, puis à Paris en gare de Lyon, quelques heures après avoir été arrêtée sur le parvis de Notre-Dame lors de ce rassemblement pro-voile islamiste non autorisé. A l'origine de cette manifestation, Rachid Nekkaz, de l'association 'Touche pas à ma constitution', un ancien candidat socialiste à la présidentielle de 2007 : lien PaSiDupes

VOIR et ENTENDRE la star en niqab des media:

La police a réitéré son avertissement, mais la vedette des media a rétorqué qu'elle était prête à payer l'amende plutôt que d'ôter son voile. A noter qu'elle n'est pas fière d'être salafiste, car elle ne l'admet qu'à mots ...couverts.
VOIR et ENTENDRE le reportage prosélyte de France 2 qui couvre le voyage médiatique d'une femme « libérée » mais masquée dans une succession de lieux publics :

Avant de regagner Avignon, la passionaria du voile avait encore fait une apparition publique en niqab, répondant à l'invite de la chaîne de télévision sympathisante,i-télé (Canal+), d'expliquer son combat pour la burqa, à Robert Ménard dans 'Ménard sans Interdit'.
VOIR et ENTENDRE le dialogue dans lequel cette française musulmane d'origine marocaine assure qu'elle impose à son mari son choix du port du niqab et qui souhaite que son droit propre soit appliqué par la France qu'elle menace, sinon et à contre coeur, de poursuites devant la Cour européenne de justice ...

Le parisien.fr a également participé à cette médiatisation.
Autant de complicités d'organes de presse.

Aux Mureaux (Yvelines, maire DVG), lundi, une autre femme a écopé d'une amende de 150 euros pour avoir enfreint la loi. Agée de 27 ans, vêtue d'un voile intégral, elle se trouvait au centre commercial Espace quand elle a fait l'objet d'un contrôle d'identité par la police, qui l'a ensuite verbalisée «sans incident».

A Saint-Denis (commune communiste de Seine-Saint-Denis) , mardi, une femme portant le voile intégral a été interpellée après s'être présentée à la mairie, peu avant 11 heures, accompagnée de journalistes de M6. La démarche administrative qui motivait sa venue lui a été refusée car elle était voilée. A sa sortie, des policiers lui ont demandé de retirer son voile pour vérifier son identité. Elle a obtempéré mais aurait tenu à le remettre. Les forces de l'ordre lui ont alors signifié qu'elle ne pouvait pas le porter sur la voie publique, conformément à la nouvelle loi. Conduite au commissariat, la contrevenante s'est vue remettre un prospectus sur l'interdiction du niqab dans les lieux publics et sur l'amende qu'elle encourt. Une main courante a été rédigée. Elle a été relâchée après ce simple avertissement.

A Orléans (UMP), mardi, une jeune femme en niqab a été interpellée par des agents de police alors qu'elle venait de sortir de chez elle et partait faire ses courses. Les policiers lui ont rappelé qu'elle était passible d'une amende de 150 euros. La jeune femme aurait répondu qu'elle connaissait la loi mais qu'elle gardait néanmoins son voile, étant «une femme libre». Elle a été avertie qu'elle serait verbalisée si elle portait à nouveau le voile dans un lieu public.

Selon Le Parisien, deux autres femmes portant le niqab ont été rappelée à l'ordre par les policiers dans la journée de mardi, l'une à Aulnay-sous-Bois (PS, Seine-Saint-Denis) et l'autre à Paris (PS), place de la Nation. En tout, depuis l'entrée en vigueur de la loi, ce sont donc sept infractions qui ont été constatées mais n'ont donné lieu qu'à de simples avertissements. Aucune des contrevenantes n'a encore été verbalisée.