POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est exception culturelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est exception culturelle. Afficher tous les articles

mercredi 8 février 2017

La culture française, connais pas, déclare le candidat Macron

Emmanuel Macron et le déni de culture française

"Il n'y a pas de culture française. Il y a une culture EN France. Elle est diverse" 
Ces mots ne sont pas d'un imam radicalisé, mais d'Emmanuel Macron.
Le candidat les a proférés à Lyon, capitale des Gaules, lors de son meeting dominical du 5 février dernier. Passé par le lycée Henri IV, l’ENA, la banque Rothschild et l’Inspection générale des Finances, l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée pourfend régulièrement un "système politique" dont il dénonce précisément... "la vacuité". 
Farouchement, Yves Jégo, député de Seine-et-Marne et maire de Montereau-Fault (Yonne), développe la thèse du chérissement des racines, en bonne intelligence avec les communautaristes qui soutiennent leur propre culture importée, avec la bénédiction des laïcs de la gauche internationaliste.

Pour l'ancien secrétaire d'État chargé de l'Outre-mer, la spécificité de la culture française est en revanche ce qui nous permet notamment de ne pas nous perdre dans le matérialisme. "Partout dans le monde on sait qu'il y a une culture française et on aime la France pour sa culture, rappelle  semble l'ignorer lorsqu'il déclare qu'"il n'y a pas une culture française, il y a une culture en France et elle est diverse".
Pour l’ancien ministre de l’Economie, le périmètre de la culture se réduit au champ de ses puissants soutiens industriels et médiatiques : l'homme d'affaires franco-maroco-israélien Patrick Drahi, patron cumulard de BFM TV, RMC, Libération, L’Express ; le milliardaire Pierre Bergé, actionnaire quasi majoritaire du Monde, de Courrier international et de... Télérama; et des girouettes du microcosme, j'ai nommé Jacques Attali (ci-dessous à sa droite) et Alain Minc; sans compter les deux inénarrables Nanard Kouchner et Tapie ; mais sans oublier Jean Arthuis, Corinne Lepage, Jean-Paul Huchon ou Jean-Marie Cavada qui ne faisaient déjà pas envie au XXe siècle..."
Jacques Attali et Emmanuel Macron, lors de la premire runion de la commission Attali, en septembre 2007







A la banque Rothschild, une partie de son temps est dédiée à " l’influence". Ainsi, il conseilla "bénévolement" la société des rédacteurs du Monde (SRM), lorsque le trio Bergé, Niel et Pigasse s’apprêtèrent à reprendre le quotidien (dont les propriétaires sont aujourd’hui les mêmes que Rue89 appartenant au groupe L'Obs, propriété des mêmes Pierre Bergé, Xavier Niel et Matthieu Pigasse).
Quand Matthieu Pigasse, de la banque Lazard, soupçonna David de Rothschild d'intentions mauvaises, Macron démentit, mais c'est ce dernier qui resta soupçonné de favoritisme pour Prisa, un groupe de presse espagnol (El País, actionnaire à 15 % du groupe Le Monde), qu’il conseillera un an plus tard lors d’une restructuration financière.
Pour Arnaud Montebourg, ce jeune qui plaît aux vieux est "le candidat des media". Celui "des banques", selon Marine Le Pen, et "l’incarnation de l’élite mondialisée", dixit le président des Républicains Laurent Wauquiez. Même registre sémantique du côté de Nicolas Dupont-Aignan, qui le voit en représentant de "l’élite déconnectée du peuple". Emmanuel Macron, tout frais candidat à l’élection présidentielle, a un talent certain pour mettre d’accord tout le reste du paysage politique contre lui.

Cette déclaration d'ex-banquier n'est pas anecdotique, souligne Jego. "Elle est même le signe inquiétant d'une vision destructrice de ce qui fait depuis toujours la spécificité de notre pays.
Prétendre qu'il n'y a pas de culture française mais une culture en France est le fruit d'un reniement profond qui revient, par déduction, à expliquer qu'il n'y a pas de langue française mais une langue en France qui serait par nature diverse.
Or, "notre langue française est aujourd'hui la seule, avec l'anglais, présente sur tous les continents."  Macron cherche-t-il à lui faire un mauvais sort, alors que l'anglais se maintient comme langue européenne officielle, alors même que les Britanniques s'acheminent vers la sortie ?

"Notre langue française est aujourd'hui la seule, avec l'anglais, présente sur tous les continents et, par conséquent, l'un des vecteurs de notre spécificité culturelle." Du maintien de notre identité propre dans cet univers.
"La langue française est singulière et pourtant sans effacer les langues de France, les langues régionales, les créoles, elle nous lie et nous relie au monde.

Oui, il y a bien une culture française et elle est riche, diverse, vivante, elle est singulière et ouverte; elle l'a toujours été.
Image associée
Au Puy du Fou, en août 2016, Macron a salué "l'entrepreneur culturel" Philippe de Villiers  (MPF) :
"Le Puy du Fou, c’est un fleuron français, c’est une formidable réussite culturelle, une réussite économique avec 1 500 emplois directs, plus de 3 000 emplois indirects et des milliers de bénévoles", avait déclaré le ministre de l’Économie, il y a six mois...
Quand nous affirmons, qu'il y a une culture française ce n'est pas parce que nous prétendons qu'elle est supérieure aux autres; c'est parce que nous savons qu'être Français, c'est partager une culture commune, une langue bien spécifique et l'esprit de la République.

Affirmer l'existence d'une culture française, c'est concevoir la culture comme un bien commun. Dans la formule de l'ancien banquier d'affaires, ce qui est le plus troublant et au fond révélateur, c'est cette idée - qui est à la base du communautarisme si contraire à l'esprit de notre République- , selon laquelle chacun porte sa propre culture et que notre pays doit [devrait et pourrait] s'arranger de ces diversités qui ne partagent plus rien de commun.

Non, l'essentiel, le fondamental, c'est notre capacité à faire vivre une culture commune, de la chérir et de l'enrichir ensemble.
Mélenchon fustige le projet culturel d'E.Macron
Alors oui, il existe bien une culture française spécifique et unique, née d'un subtil et puissant mélange issu de notre histoire [et même notre Histoire, si on n'a peur ni des majuscules, ni des mots et des réalités] et de ceux qui ont forgé la nation française.

D'autant que la culture française n'est pas figée, elle évolue en permanence, Alors comment peut-on en nier l'existence ? Et la vigueur.
"Dire qu'il n'y a pas de culture française, c'est ramener la France à une société sans personnalité [ni fondement], consommatrice de produits culturels mondialisés." Aujourd'hui américains; demain, chinois ou indiens.  

Si comme semble le penser l'ancien inspecteur des Finances il n'y a pas de culture française, il n'y a alors pas non plus d'exception culturelle française, ce qui sous-entend une inquiétante soumission aux normes anglo-saxonnes et viendrait clore à notre détriment un combat que la France mène sur toutes les scènes internationales." Nier notre spécificité nationale (voilez ce mot que je ne saurais voir), c'est la noyer dans la globalité internationale et nous y perdre, corps physiques et biens culturels.

"Cette saillie [de candidat en quête de visibilité dans la diversité des quartiers] sur l'absence de culture française est en fait révélatrice d'un dogme qui s'applique déjà à l'économie et détruit peu à peu le produit en France, ruine notre appareil de production.

L'ancien ministre de l'Economie rejoint cette frange ultralibérale du monde économique qui pense qu'un produit est français même s'il est fabriqué en Chine ou ailleurs [sous licence française. Hollande en est réduit à trafiquer les chiffres du chômage métropolitain, avec les grosses pattes de Michel Sapin, occultant la souffrance de nos concitoyens d'Outre-mer...] Designed in California but Made in China, telle est la philosophie d'Apple entreprises globalisées et de bien d'autres entreprises actrices de la mondialisation.

"Cette dérive explique sans doute à la fois leurs profits gigantesques mais aussi en grande partie le retour du populisme qui a porté Donald Trump au pouvoir et risque de faire de même pour Marine Le Pen.

A force de voir niées leur spécificité nationale, les peuples se rebellent et le nationalisme resurgit sous une forme brutale.

Entre la vision protectionniste de ceux qui pensent que la France ne peut survivre que dans la restauration nostalgique d'un pays séparé du monde [ce que le Royaume Uni semble réaliser pourtant, dès ses premiers pas hors de l'Union européenne où elle n'avait engagé qu'un seul pied, se gardant de la zone euro] et la vision mondialiste, dont le "néolibéralisme" d'Emmanuel Macron, dans sa négation de la singularité culturelle française, est l'expression, je crois en la singularité culturelle française qui est celle d'une France exigeante et ouverte, soucieuse d'enrichir sa civilisation, une France qui n'oublie pas que sa singularité culturelle est un atout pour sa croissance et pour son rayonnement au-delà de ses propres frontières. 
C'est ce rapport à la culture française qui nous interdit de nous oublier dans le mépris des autres [et permet l'accommodement de la diversité de bonne volonté à notre culture] ou de nous perdre dans le matérialisme.

Nul doute que cette saillie de Macron, diplômé de philosophie, n'annonce une longue série d'autres. Que Macron aille les tenir en Chine, pour voir. Car, dans l’empire du Milieu, si on laque les canards avant de les manger, il aurait à craindre qu'on puisse y pendre les dindons avant de les donner aux cochons.

jeudi 12 juin 2014

Des intermittents offrent un happening dénudé à Filippetti

Spectacle de rue interdit aux moins de 13 ans pour Aurélie Filippetti en Picardie

Aurélie Filippetti a eu droit à un comité d'accueil viril
Des intermittents nus mardi 10
devant le Familistère de Guise (02) 
alors qu'elle sortait de l'inauguration d'une série d'expositions au Familistère de Guise. Une trentaine d'artistes et d'acrobates lui ont offert le spectacle d'une pyramide humaine entièrement nue. Leur façon de dénoncer le dénuement dans lequel la réforme de l'assurance chômage risque de plonger les intermittents.

Interpellée, la ministre a précisé qu'aucune décision ne sera prise avant une quinzaine de jours. 
Elle a également annoncé la venue prochaine dans la région de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique, Marylise Lebranchu qui, selon certains, menace de prendre part au spectacle.

A Châlon-en-Champagne, quatre compagnies ont annulé leur spectacle programmé à partir de mardi dans le cadre du festival d'arts de la rue "Furies" et ont décidé de le remplacer par une information auprès du public.

VOIR et ENTENDRE le "happening" des intermittents à Guise publié sur le site de l'Union Ardennais

Une concertation prévue "au début de l'été"
La concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux sur les intermittents, prévue cet automne, sera avancée "au début de l'été"a indiqué la ministre en rétropédalage. Répondant à une question du député Front de Gauche Patrice Carvalho, Aurélie Filippetti a assuré que le gouvernement avait "entendu les inquiétudes" exprimées par des parlementaires et le monde du spectacle sur le dossier des intermittents. 
Des intermittents nus devant le Familistère de Guise (02) mardi
Le médiateur nommé ce week-end par le gouvernement, le député socialiste Jean-Patrick Gille "aura la lourde tâche d'évaluer les effets de l'accord du 22 mars, de faire des propositions pour résoudre les difficultés éventuellement posées par cet accord, de trouver les moyens pour organiser la concertation tripartite entre l'Etat et les partenaires sociaux", a-t-elle détaillé.

Ce que prévoit la nouvelle convention chômage

La nouvelle convention chômage, validée le 22 mars par le patronat et trois syndicats (CFDT, FO et CFTC), doit être examinée le 18 juin par le Conseil national de l'emploi, avant une signature projetée fin juin par le ministre du Travail, Michel Sapin.

Elle prévoit des économies sur le régime d'indemnisation des techniciens et des artistes du spectacle, qui font monter la tension pour obtenir du gouvernement qu'il ne la signe pas et qui menacent de perturber la saison des festivals.
VOIR et ENTENDRE le point mitigé effectué par François Lenglet, chroniqueur proche du gouvernement:

Les artistes réclament l'intervention de l'Etat, car
ils se mobilisent contre une future réforme d'un régime qui ne dépend pas de l’État mais des partenaires sociaux, les syndicats et le patronat.
En mars dernier, ces derniers ont décidé plus de rigueur dans les règles d'indemnisation des cadres en même temps que ceux des intermittents du spectacle. En effet, le déficit d'artistes en surnombre est estimé à plusieurs centaines de millions d'euros: la mise en place d'une réforme est donc nécessaire pour rééquilibrer le tout, quitte à écarter des techniciens attirés par un régime d'indemnités extrêmement favorable.

Les grévistes veulent revenir sur l'accord passé pour revenir à l'ancien régime. Il était très favorable aux intermittents par rapport aux conditions des travailleurs normaux. Pour exprimer leur mécontentement, ils menacent de s'en prendre en otages, voire d'exécuter, les manifestations estivales qui contribuent grandement à l'attractivité touristique de la France.

Au Printemps des Comédiens à Montpellierle mouvement de grève entamé il y a une semaine a été reconduit et s'est étendu à des troupes programmées pendant le festival. A Toulouse, il affecte le festival de musiques du monde Rio Loco et huit théâtres.
A Avignon, O. Py a repris ses jacasseries. 
Après avoir dénoncé la menace FN sur le Festival lors des municipales, il envisage à nouveau le pire, du fait de la CGT...  

jeudi 15 mai 2014

Canal+ accueille-t-il des intermittents du spectacle à l'insu de son plein gré?

Les "démocrates" envahissent le plateau et interrompent le "Grand Journal" 

La chaîne cryptée multiplie les coups lors du festival de Cannes


Réduction du budget de la Culture:
responsable, le Medef
ou Hollande et Filippetti ?
Les intermittents du spectacle ont récidivé. Ce mercredi soir, les "danseuses" du ministère de la Culture ont envahi le plateau ami du "Grand Journal" sur Canal + et d'i-Télé, pour le même tarif et pour la promotion du festival.

Ils sont comme chez eux  sur Canal +. Vers 20h15, le plateau du Grand Journal, installé sur la Croisette, a été envahi par des intermittents du spectacle, alors qu'Antoine de Caunes accueillait Lambert Wilson, maître de cérémonie (MC, prononcé [emsi] à l'américaine) de cette 67e édition du Festival de Cannes pour faire avancer l'exception culturelle française.

La promotion du show est bien huilée et ça va buzzer.
La régie de l'émission en a profité pour diffuser des images de l'ouverture de l'événement cinématographique, où le comédien dansait avec Nicole Kidman.

Le prochain épisode de la série est programmé pour demain
En reprenant l'antenne, en direct, Antoine de Caunes a promis aux intermittents de leur laisser la parole demain dans Le Grand Journal.
L'arme de la récidive  pédagogique 

Il s'agissait hier de la deuxième intervention des intermittents du spectacle. Ce mercredi, vers 19h30, le direct d'i>Télé a été interrompu par une dizaine de personnes pendant la cérémonie d'ouverture du Festival de Cannes. Selon le présentateur Olivier Benkemoun, qui a installé son plateau aux abords des marches du palais des festivals, les individus l'ont pris à partie alors qu'il commentait en direct l'événement.

Les intermittents se chargent de
parler d'eux-mêmes
"L'homme a estimé que l'on ne parle pas assez des intermittents", a expliqué le journaliste de la chaîne d'information du groupe Canal+. La chaîne n'a pas eu d'autre solution que d'interrompre le direct". Olivier Benkemoun n'ayant fait l'objet d'aucune violence, i>Télé ne devrait pas porter plainte.

Le coup médiatique ne trompe personne.
Lambert Wilson venait  déjà tout juste de braquer les caméras sur le festival. La veille même, il avait fait sensation en prenant le parti de Christiane Taubira bien qu'elle ait abaissé les estrades politiques et plateaux de cinéma en condamnant ceux qui entonnent la Marseillaise comparée à un air de "karaoké". 

L'histrion avait ajouté du texte à la polémique
"Travailleurs" du  spectacle invités
et descendus des gradins du public
"Je suis extrêmement énervé que personne ne dise qu'il est temps de changer les paroles de La Marseillaise qui sont d'un autre temps. Quand j'entends 'Qu'un sang impur abreuve nos sillons', je suis sidéré qu'on continue à chanter ça", a affirmé Lambert Wilson au micro de RTL mardi.
Et le délicat bobo d'ajouter: "Les paroles sont épouvantables, sanguinaires, d'un autre temps, racistes et xénophobes. La musique est fantastique. Il y a pas mal de paroles qui passent et certaines qui sont inécoutables".

Savoir si
, pour leur participation au "happening" du Grand Journal, tous autant qu'ils sont, ces théâtreux de la commedia dell'arte touchent leur allocation quand ils sont intermittents ou un bonus, quand ils sont des surgeons de lignée.

samedi 3 mai 2014

Européennes : les invectives littéraires de Pervenche Berès (PS) et Pascal Durand (EELV)

Le débat à gauche cherche ses lettres de noblesse dans Jaurès  Molière ? 

L'exception culturelle française connaît un nouveau développement


Pascal Durand a osé s’en prendre aux socialistes. "Plus forts que les euro-sceptiques ou les euro-béats, voici venu le temps des euro-tartuffes", écrit-il aux "Euro-tartuffes" dans une tribune au JDD.fr,. Soit, à en croire Durand, ceux qui tiennent un discours à Paris et un autre à Bruxelles et qui souvent nous gouvernent.

Derrières les masques, on peut reconnaître quelques personnages visés. Notamment le candidat socialiste à la Commission européenne, Martin Schulz. L’Allemand défend une Europe de la relance quand les siens, au Parlement européen, ont voté un budget en baisse. 
Sous la plume acide de Durand, le gouvernement actuel ne sort pas non plus indemne. "Quant à l’Allemagne", écrit le candidat, "elle n’est forte que des renoncements de la France à défendre une vision politique et sociale de l’Europe, contre quelques miettes d’un accord sur une PAC qui lui garantit une fragile paix sociale avec la partie la plus nantie du monde agricole, tout en le conduisant, à termes, à de graves désillusions".

La tête de liste PS en Ile-de-France a traité samedi d' "euro-Scapin" la tête de liste EELV qui avait qualifié les socialistes d' "euro-tartuffes".

Piquée au vif et jouant à son tour des métaphores tirées du théâtre de Molière, l'eurodéputée PS sortante en Ile-de-France Pervenche Berès  fustige la "cruelle fanfaronnerie" de "l'euro-Scapin" que serait l'ancien numéro 1 d'EELV., comme Pascal Durand, dans une tribune au JDD.fr.

Pourquoi Scapin ? C'était un "valet intrigant et perfide", rappelle-t-elle. La socialiste lui reproche de négliger "à dessein les avancées sociales que nous avons arrachées, militants de chaque instant, en dépit d'une majorité conservatrice au sein du Conseil", comme la préservation de l'aide alimentaire européenne.
Pervenche Berès souligne en fait leurs similitudes. "L'euro-scapin, qui se fait à plusieurs endroits euro-olibrius, fustige enfin la duplicité des discours et des actes [...]. Devons-nous lui rappeler que nous nous sommes opposés à l'unanimité au vote du renforcement absurde du pacte de stabilité par le 6-Pack", paquet de six législations européennes adopté fin 2011 et prévoyant des sanctions plus rapides pour les pays jugés laxistes en matière budgétaire.

Bonnets-blancs et blancs bonnets

"Devons-nous lui rappeler que son idole Daniel Cohn-Bendit, membre de la délégation EELV et coprésident du groupe des Verts au Parlement européen, a préféré s'abstenir sur le renforcement de ce régime disciplinaire imposé par la droite aux États en proie aux pires difficultés budgétaires ?" ajoute Pervenche Berés.

"Plus forts que les euro-sceptiques ou les euro-béats, voici venu le temps des euro-tartuffes", avait écrit Pascal Durand. "Ils n'ont jamais de mots assez forts à Paris ou à Berlin pour pourfendre les reculs de l'Europe politique et sociale" et, "quelques semaines plus tard, déserter en rase campagne et faire voter au Parlement - pour la première fois de son histoire - un budget en baisse".

Sans connaître
la Pervenche évincée de la présidence de la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen et le Pascal, évincé de la direction d'EELV, Françoise Sagan avait observé que "la culture, c'est comme la confiture, moins on en a, plus on l'étale".
C'est également vrai du lisier.


jeudi 11 octobre 2012

Lang s'oppose à l'introduction des oeuvres d'art dans l'ISF

Jack Lang se mobilise contre la suppression de l'exonération des oeuvres d'art



"Une grave faute contre la culture", assure-t-il jeudi.

L'ex-ministre de la Culture veut le maintien de l'exonération des oeuvres d'art de l'ISF, alors qu'elle a été supprimée mercredi à l'Assemblée nationale.  

Dans un communiqué, l'ex-ministre de la Culture revendique d'avoir convaincu François Mitterrand en 1981 d'exonérer les oeuvres d'art de l'impôt sur la fortune car il redoutait "une déstabilisation du marché de l'art, la fuite des collectionneurs, au moment ou notre ambition était de transformer la France en un grand pays d'art et de création".

L'ex-député réclame le statu quo 
"Trente ans après la décision de 1981, l'art contemporain connaît aujourd'hui en France une effervescence à travers tout le territoire national. Les institutions publiques, notamment les Fonds régionaux d'art contemporain (FRAC), travaillent main dans la main avec les amateurs d'art", poursuit J. Lang. "La remise en cause de ce principe par le gouvernement serait une grave faute contre l'art et la culture", insiste D'jack Lang. 

Lang met en garde contre une délocalisation de l'art et des artistes

"Elle provoquerait une hémorragie des oeuvres d'art et l'exil des collectionneurs vers d'autres pays plus accueillants. Elle affaiblirait la France culturelle et artistique. L'exception culturelle que nous avions avec François Mitterrand, instaurée en 1981, serait entaillée", assure-t-il, défendant son bilan présumé.

Il "conjure" ses amis députés "de renoncer à ce projet qui mettrait en péril le marché de l'art français et la réputation culturelle de notre pays".

Aurélie Filippetti a eu bsoin d'un arbitrage présidentiel 

La ministre de la Culture de Hollande-Ayrault ne gère rien

La commission des Finances de l'Assemblée a adopté mercredi un amendement PS au projet de budget visant à inclure les oeuvres d'art d'une valeur de plus de 50.000 euros dans le calcul de l'Impôt de solidarité sur la fortune (ISF).


Or, Aurélie Filippetti et Jérôme Cahuzac s'affrontent en permanence

En juillet, le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, avait exclu que les ordinateurs personnels puissent être assujettis à la redevance TV, comme l'avait évoqué quelques jours plus tôt son homologue de la Culture Aurélie Filippetti.


Et le 23 août, Jérôme Cahuzac avait à peine fini de s'interroger sur l'opportunité de rétablir la publicité en soirée à France Télévisions que le ministère de la Culturecinglant, répliquait : "Rien n'est tranché !" Tentant de court-circuiter l'autoritaire ministre du Budget, il manifesta son autorité et marqua son territoire : "De multiples pistes sont étudiées entre Matignon et le ministère de la Culture sur ce dossier."

Aurélie Filippetti était humiliée, mais argua que la sortie de son collègue affaiblissait la France, au moment où elle défendait à Bruxelles une taxe qui manquait à la panoplie pour financer le Centre national du cinéma (CNC) et justement critiquée par la Commission européenne. Jérôme Cahuzac ne voyait pas en quoi il aurait gaffé, puisqu'il n'avait procédé à aucune annonce: "France Télévisions appartient au gouvernement, pas à Aurélie Filippetti."


Filippetti dresse Hollande et Ayrault contre Cahuzac


On imagine mal que Cahuzac puisse -
 un jour, une nuit -  héberger Filippetti dans son appartement de 300 m2 (dont il n'a encore exploré que 150), dans le XVIe arrondissement de Paris...
La ministre virtuelle a annoncé jeudi 11 que Matignon et l'Élysée la soutiennent. 

"Le Premier ministre et le président de la République sont sur la même ligne que moi", a-t-elle déclaré dans un entretien publié sur le site des Échos, soulignant que Hollande ne veut pas faire de peine aux riches et à Laurent Fabius, fils d'antiquaire et collectionneur...
Lien PaSiDupes (2012) : 
"
Laurent Fabius et son frère vendent leur collection d'art aux enchères "


Patrimoine national

On a compris depuis le début que Cahuzac se prend pour l'exception culturelle du gouvernement. Maintenant, Hollande s'apprête à confirmer que les oeuvres d'art appartiennent aux riches, mais que ni Filippetti, ni Lang n'est propriétaire de la Culture: un choc pour celui qui s'est d'ores et déjà inscrit aux Monuments historiques...

dimanche 22 mars 2009

Journée du 19 mars : l’exception syndicale française

La manifestation comme 'principe de précaution social' !
Faut-il voir dans la grève le soulagement d’un trop plein naturel ? Une satisfaction adolescente ? Un intello nous soumet son analyse, à cent lieues du bras tendu ou du poing fermé et du geste hygiénique que l'on croit.

Les Français ne savent pas comment se singulariser

'Nous sommes le seul pays où se déroulent, pour l'instant, des manifestations 'contre la crise'', analyse Guy Groux, directeur de recherche au Centre d'études de la vie politique française (Cevipof) et spécialiste des mouvements sociaux, à l'occasion de la journée de grèves interprofessionnelles de jeudi 19 mars.

L'Espagne socialiste endure sans trop d’agitation sociale une récession économique qui a vu doubler son taux de chômage en dix-huit mois.
Le plan de relance par la consommation ne produit pas plus d’effets au-delà des Pyrénées que la politique de prévention au-delà du périph’ parisien… 35 000 manifestants s'étaient mobilisés à Saragosse "pour la défense de l'emploi et encore moins, 15 000, "contre la crise" à Barcelone, samedi 14 mars. Mais hormis ces deux manifestations locales, et une éruption spontanée de violence, à l'automne, devant le siège de Nissan à Barcelone après l'annonce d'un plan social, les centrales syndicales n'envisagent "pour l'instant" aucune action d'ampleur nationale.

En Italie, seuls 10 % des fonctionnaires ont fait grève, mercredi 18 mars
Malgré la multiplication par cinq des heures de chômage technique par rapport à la même époque de l'année précédente, les manifestations de salariés du privé sont rares, malgré l'appel de CGIL, le plus puissant des syndicats du pays. Les Italiens ne versent pas dans une contestation radicale.

La Grande-Bretagne n'a pas connu de mouvement d'ampleur
On note seulement quelques grèves dans des sites énergétiques, en février, pour défendre la priorité "des emplois pour les Britanniques".

Dans les pays scandinaves aussi, peu de mobilisation.
Début mars, une menace de grève a fait reculer le gouvernement finlandais de centre-droit qui souhaitait relever l'âge de la retraite de 63 à 65 ans. Plusieurs milliers d'employés de TeliaSonera, une compagnie suédo-finlandaise de télécommunications, ont manifesté pendant deux jours contre la menace d'un plan social.

Les mobilisations nationales françaises font taches, du fait de leur caractère répétitif - 29 janvier, 19 mars, 1er mai.
Selon Guy Groux, l'une des raisons de cette spécificité tiendrait à une raison intellectuelle... : "la culture révolutionnaire, marxiste, qui a marqué l'origine du syndicalisme français." Les ouvriers français seraient plus marxistes que le PCF. « Si "les syndicats ont beaucoup évolué, la CGT même ayant rompu avec le marxisme, cette tradition militante n'a pas disparu." La démonstration de rue s'inscrit dans cette culture politique : "1789, c'était déjà l'occupation de l'espace public". Mais cette brillante analyse intellectuelle ne distingue pas le secteur privé qui produit plutôt des manifestants de rue des grévistes du secteur public, lesquels seraient donc plus éduqués que les marcheurs des entreprises privées pris en défaut de culture syndicale.

Les Français seraient-ils un peuple primitif ?

La France est un pays de régicides, ce qui n’est pas très répandu en Europe, alors, d’elle, ne doit-on pas s’attendre à tout ?
"Comparée aux pays européens, ajoute le chercheur du Cevipof, elle est la plus rétive par rapport à la mondialisation, la loi du marché, le libéralisme économique, ce qui encourage des prédispositions protestataires que l'on ne retrouve pas dans d'autres pays". Suivant ainsi un "principe de précaution social", la mobilisation surgit comme "la première réponse"."Dès que se présente un projet de réforme du gouvernement ou du patronat, il y a une sorte de prévention qui consiste à occuper tout de suite le terrain", explique-t-il.

=>
La faiblesse du taux de syndicalisation français - moins de 10 % des salariés français cotisent, moins de 5 % si on prend en compte le seul secteur privé
, ce qui est le plus faible taux d'Europe - explique aussi cette propension à la mobilisation de rue. "Pour compenser des effectifs militants réduits, ils mobilisent publiquement, en appellent à la rue, à l'opinion publique, aux médias. Par leur seule puissance, leur seul verbe, ils ont du mal à se faire entendre", ajoute Guy Groux.

=> Et peut-être que leurs méthodes, sur lesquelles Monsieur Groux fait l’impasse, sont-elles répréhensibles et condamnées par les Français. Les prises d’otages d’usagers dans les transports te les ruptures de caténaires n’ont pas été populaires. SUD-rail n’aurait-il pas plutôt réussi à faire peur au pays ? La volonté du Che-Besancenot d’importer la révolution de Guadeloupe n’aurait-elle pas refroidi les ardeurs des salariés ?

Mobilisation internationaliste

En s'appuyant sur les mouvements, d'ampleur diverse, en France, en Irlande, en Islande et en Lettonie, la Confédération européenne des syndicats (CES) essaye d'organiser une mobilisation à l'échelle continentale.

A Dublin, 120 000 personnes avaient manifesté le 21 février, pour beaucoup des fonctionnaires, pour protester contre les coupes budgétaires. Entre une activité qui pourrait se contracter de 10 % entre 2008 et 2010, et un chômage qui a littéralement explosé pour atteindre 10,4 % en février, l'ancien Tigre celtique est au bord de la faillite et la protestation sociale réelle.

Les pays baltes aussi ont connu des mobilisations: en Lettonie, pays de la région le plus touché par la crise, 4 000 agriculteurs avaient manifesté, fin janvier, près d'une trentaine de villes, bloquant les routes avec leurs tracteurs. Quelques semaines plus tôt, une manifestation avait dégénéré. Dans la capitale, Riga, les manifestants réclamaient la démission du parlement. Depuis, le premier ministre, Ivars Godmanis a démissionné.

En Lituanie, le 16 janvier, des manifestations contre les hausses d'impôts avaient également dérapé à Vilnius. Un groupe de manifestants avait tenté de prendre d'assaut le Parlement.

La CES a lancé une campagne qui sera marquée par quatre "manifestations européennes" : le 14 mai en Espagne, à Madrid, le 15 mai en Belgique à Bruxelles, le 16 mai en Allemagne, à Berlin, et en République tchèque, à Prague.

Les Français auraient la tête plus près du bonnet phrygien

Les Français sont des régicides, ce qui n’est pas très répandu en Europe, alors, de la France, on pourrait donc s’attendre à tout ?
Sauf que les Français ne sont pas impressionnés par les forces du mal au spectre international. Ils ne se laissent pas instrumentaliser par des forces occultes destructrices.
Restent les voyous masqués des banlieues, les profiteurs encagoulés du chaos.