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dimanche 20 janvier 2013

Gérard Lanvin ou la "colère juste" du saltimbanque libre

Gérard Lanvin : "J'ai honte de notre pays; je conseille à mes enfants de partir"

Le grand déballage de Gérard Lanvin 

Alors que l'acteur faisait la promotion de sa dernière comédie dramatique en avant-première  au Pathé Plan-de-campagne au nord de Marseille, le quotidien régional "La Provence" a recueilli la dernière sortie de l'artiste.

Lanvin fait cause commune avec Gérard Depardieu 

L'un s'est exilé de France en Russie et l'autre conseille à ses enfants d'en faire autant. 
A l'origine du coup de sang de Depardieu, le Premier Ministre. A propos de la demande d'exil fiscal d'Obélix à la Belgique, Jean-Marc Ayrault a en effet déclaré : "Je trouve cela assez minable". Blessé par ce jugment insultant, Gérard Depardieu a décidé d'adresser une lettre ouverte à Jean-marc Ayrault, publiée dans le Journal du Dimanche. Le monstre sacré y fait part de sa tristesse d'être ainsi fustigé : "Je ne demande pas à être approuvé, je pourrais au moins être respecté ! Tous ceux qui ont quitté la France n'ont pas été injuriés comme je le suis." Et il est dit vrai: Yannick Noah qui actuellement règle à l'amiable ses problèmes fiscaux avec ses amis socialistes ne s'est plus manifesté...

Et pour en finir avec le Premier Ministre, Depardieu conclut : "Je n'ai malheureusement plus rien à faire ici (...) Je vous rends mon passeport et ma Sécurité sociale dont je ne me suis jamais servi. Nous n'avons plus la même patrie, je suis un vrai européen, un citoyen du monde, comme mon père me l'a toujours inculqué."


Dans le même cri, Gérard Lanvin balance sur des personnalités de la bien-pensance
Jean-Pierre Bacri ? 
"Il a fait trois films en train de râler mais il n'a jamais changé de fringues". En 2005, Bacri qui est né en Algérie, décida de parrainer le collectif Devoirs de Mémoires, une association subventionnée qui milite pour la "préservation de l'Histoire" durant les périodes d'esclavage et de la colonisation française, puis autour de la lutte généraliste contre le racisme et contre la discrimination raciale.

Najat Vallaud-Belkacem
la porte-parole bi-nationale du gouvernement 
"Je peux plus la voir"

Et les César
en prennent logiquement pour leur grade. 
"Je ne vais pas les chercher; dans ce métier, il n'y a pas de meilleur, on donne des émotions ensemble".

L'Etat socialiste est un mac



Venu justement présenter "Amitiés sincères" à Avignon et au Pontet, Gérard Lanvin était sous pression depuis que Philippe Torreton, un élu PS inconnu au conseil municipal de Paris, a publié - dans ...Libération, évidemment - une violente tribune partisane contre Obélix, nouvel exilé fiscal et rebelle à la fiscalité confiscatoire du tout socialiste en France.

Dans un chat avec les internautes de "Sud Ouest", Fabrice Luchini avait condamné la bassesse des attaques de Torreton, "Quand on attaque Depardieu, il faut une filmographie solide", lança le comédien. "Depardieu, c'est un ami, souligna-t-il. Et je ne juge pas mes amis. En revanche, ceux qui jugent Depardieu, surtout s'ils sont acteurs, ils devraient juger aussi leur filmographie."
Luchini ironisa sur la filmographie de Torreton qui en 1992 a "fait L627", le film du réalisateur engagé Bertrand Tavernier sur la police. "Moi je ne fais pas des leçons de morale, chacun dit ce qu'il veut, a-t-il poursuivi. C'est suicidaire de se confronter à un monument du cinéma." 
L'affaire Depardieu continue donc de susciter l'émoi. Mercredi, Brigitte Bardot a ainsi apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix.

Et "La Provence" fournit l'occasion à Gérard Lanvin d'achever l'admirateur de Sa Cynique Majesté Royal et caudataire de François Hollande. Le quotidien employa en effet le terme "bankable" 
qui libéra le fauve de la ménagerie théatreuse.


La suite est un repas de fauves 


On l'a compris, le comportement des détracteurs de Gérard Depardieu est minable, explique Gérard Lanvin: "Je l'aime (...). S'il veut être Russe et se cailler les couilles, il y va, il a le droit." 

En "homme libre", Lanvin qualifie en revanche Philippe Torreton de "délateur". " Monsieur Depardieu est 1 000 fois plus brillant que lui."

Et François Hollande en prend aussi pour son grade: "Au lieu de faire les 75%, qu'il s'occupe des appartements vides, des gosses qui couchent dehors". 
"Les impôts, je suis d'accord (...) mais pas pour qu'on me prenne pour une pute !" 
"J'ai honte de notre pays, je conseille à mes enfants de partir."


L'affaire Depardieu continue donc de cliver  

Brigitte Bardot a également apporté son soutien à l'acteur. Tout comme Roxane Depardieu, la fille d'Obélix. 


Gérard Lanvin est convaincu d'une stigmatisation de sa profession 

Après les restaurateurs, les dirigeants méprisent les acteurs.
Le compagnon des débuts de Coluche se lâche: " Moi, même à 75 % je ne risque rien. J'ai une maison comme tout le monde mais c'est tout. Par contre, si on me propose deux films, je risque d'en refuser un et là, ça mettra 90 ou 100 personnes [le nombre moyen de personnes sur un long-métrage] dans l'embarras". 
En somme, Lanvin fulmine autant que dans "Amitiés sincères". "Les Français sont râleurs", s'est justifié l'artiste en précisant : "On parle fort quand on est passionné". 


Et la profession remettra le César du meilleur militant de la "bien-pensance" à Torreton ! 
Mais le Gérard du cinéma sera-t-il pour Depardieu ou pour Lanvin ?

lundi 31 décembre 2012

Affaire Cahuzac: un journaliste demande une enquête

Edwy Plenel rappelle à l'ordre le procureur 

Le directeur de Mediapart dicte la marche à suivre au Parquet


On peut toujours penser que le Parquet est indépendant de l'exécutif, mais l'est-il de la presse ?

Le patron du site d'information a annoncé avoir demandé par lettre le 27 décembre au procureur de Paris l'ouverture d'une enquête sur l'affaire Jérôme Cahuzac,
le ministre délégué au Budget accusé par le site d'information d'avoir détenu un compte secret en Suisse.

"Tout en étant vivement démenties par Jérôme Cahuzac, nos informations ne font à ce stade l'objet d'aucune enquête judiciaire" visant à "satisfaire la vérité", écrit Edwy Plenel à François Molins, dans sa lettre publiée par Mediapart.

En effet, souligne-t-il, l'enquête préliminaire diligentée après la plainte en diffamation déposée par le ministre contre Mediapart n'est "que de pure forme, ne visant pas le fond de nos informations".

D'où la question "sur laquelle nous aimerions connaître votre réponse", écrit le directeur de Mediapart au procureur: "Pourquoi ne pas confier à un juge indépendant les investigations qu'appellent les informations qui, aujourd'hui, font l'objet du débat public sur ce qui est devenu 'l'affaire Cahuzac' ?"

Le courrier de Mediapart a bien été recu par le Parquet, il est à l'étude, a-t-on simplement indiqué dimanche de source judiciaire.

J. Cahuzac a toujours affirmé qu'il n'"a pas et n'a jamais eu de compte en Suisse ou ailleurs à l'étranger".

Mediapart a affirmé le 4 décembre que Jérôme Cahuzac a détenu un compte bancaire caché chez UBS en Suisse, qu'il aurait clôturé en 2010 (époque à laquelle il n'était pas ministre) et dont les avoirs ont été transférés, via des montages complexes, à Singapour.

Le site d'information a rendu public un enregistrement, datant selon lui de fin 2000, dans lequel un homme qu'il affirme être Jérôme Cahuzac avoue détenir un compte dans une banque suisse.

Edwy Plenel rappelle notamment dans sa lettre que "le premier témoin et détenteur de cet enregistrement s'est fait connaître" depuis.
"Il s'agit de Michel Gonelle, ancien rival de M. Cahuzac à Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), qui atteste de l'authenticité de cet enregistrement et se déclare prêt à en témoigner devant la justice", précise-t-il.

Edwy Plenel suggère à François Molins de "permettre au juge d'instruction déjà en charge des procédures en cours visant la banque UBS pour des faits d'évasion et de fraude fiscales" d'enquêter sur ces faits.

Me Jean-Pierre Mignard, avocat de Mediapart (ci-contre, premier à droite) et proche à la fois de Marie-Ségolène Royal et du président de la République, ajoute de son côté sur le site d'information qu'"il faudrait que les parquets de Paris ou d'Agen, les deux territorialement compétents, ouvrent une enquête préliminaire".


Jérôme Cahuzac accumule les bavures


Le journaliste tire sur une ambulance. 
Le ministre du Budget n'avait pas besoin de cette nouvelle traque du trotskiste Edwy Plenel. 
Jérôme Cahuzac s'est en effet aussi rendu rendu coupable d'une faute lourde avec son projet de budget 2013 qui non seulement taxe lourdement les très riches, mais tente de faire passer un texte défaillant censuré par le Conseil constitutionnel
La fin d'année du président Hollande s'en trouve d'autant plus plombée, alors qu'il tente de faire croire que la crise est derrière nous et que les Français ont des raisons d'espérer en 2013...

jeudi 13 septembre 2012

Punir les créateurs de richesses mais épargner les footeux et chanteurs

Taxer les riches, oui ;  punir la réussite, non !

Cristiano Ronaldo était trop "triste": il se sentait mal-aimé. 

Pour consoler leur star portugaise, les dirigeants du Real Madrid seraient donc prêts à lui offrir un contrat à vie et une belle revalorisation salariale. "Le Real Madrid fera un énorme effort économique pour placer Cristiano au niveau de traitement que mérite son statut de star mondiale", celui de Lionel Messi. Un effort chiffré à 15 millions d'euros par an. Soit une augmentation de 50 % par rapport à ses actuels émoluments, 10 millions, net d'impôts. Or, Samuel Eto'o prend 20 millions en Russie... 

S'il ne produit pas de richesse, il crée du rêve, nous dit-on... Les chômeurs espagnols regardent, déprimés mais rêveurs ? 

Hervé Gattegno revient quant à lui sur la polémique suscitée par la fameuse taxe de 75 % sur les revenus supérieurs à un million d'euros et sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault en Belgique. Son parti pris : taxer les riches, oui ; les punir, non ! Le rédacteur en chef au "Point" développe. 

Ce qui devrait être simple est hélas devenu compliqué parce qu'en France, tout ce qui touche à l'argent est compliqué. L'évidence, c'est qu'en période de crise, les plus riches devraient contribuer davantage à l'effort collectif - et certains en sont d'accord. Le problème, c'est qu'au lieu d'en appeler à la solidarité nationale, qui est une valeur positive, on habille cette mesure d'un discours vindicatif et dénonciateur de ceux qui gagnent beaucoup d'argent. C'est confondre la justice sociale avec la revanche sociale. Et c'est oublier, surtout, que l'impôt n'a jamais été une sanction morale mais une contribution citoyenne.


Bernard Arnault porte plainte contre Libération
Vous trouvez que les patrons qui veulent échapper à l'impôt - comme peut-être Bernard Arnault - ont des excuses ?


Sûrement pas ! Se soustraire à l'impôt, c'est de l'incivisme. Quand c'est l'homme le plus riche d'Europe qui essaie de le faire, c'est même un outrage. Ce qui frappe, c'est que nos dirigeants préfèrent la stigmatisation à la conviction. Le résultat est logique : les riches sont comme les autres ; ils trouvent que leurs impôts sont trop lourds et ceux des autres pas assez. Qu'on le veuille ou non, ce que leur promet François Hollande a de quoi les faire grimacer - entre l'ISF, la taxation du capital alignée sur celle du travail et les 75 %.. Si en plus, ils se sentent traités comme des monstres, on peut comprendre qu'ils aient envie d'aller voir ailleurs - comprendre, pas approuver...



L'autre aspect de la polémique, c'est la "une" de Libération : "Casse-toi, riche con !" et les réactions très contrastées qu'elle a provoquées. Est-ce que ça vous paraît excessif ?


Il serait exagéré d'accorder à un titre de journal, fût-il très provocateur, autant d'importance qu'au fait lui-même. Dans ce débat, tout est caricature. L'indignation de Libération (qui a aussi un but commercial) exprime une haine des riches qui irradie une large part de l'opinion de gauche - et qu'attisent Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot, mais aussi beaucoup de dirigeants du PS, pour qui un patron est forcément un exploiteur. À l'inverse, beaucoup de patrons somment l'État de baisser les charges sociales pour améliorer la compétitivité des entreprises ; ils pourraient agir dans le même sens en ramenant certaines rémunérations à des niveaux raisonnables ! 



Qu'est-ce qui pourrait permettre de dépassionner ce débat ?


Une grande réforme fiscale - celle que la droite et la gauche ont souvent promise mais jamais faite. Avec la création d'un impôt lié à la nationalité, comme aux USA, qui a fait consensus entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle - donc, en théorie, il pourrait être voté sans problème ! Et pour que l'impôt soit réellement un élément de la citoyenneté, il faut que tous les Français le payent, même de façon purement symbolique (la moitié aujourd'hui ne le paient pas). Les USA ajoutent une "taxe de sortie" pour ceux qui abandonnent la nationalité américaine pour échapper à l'impôt. Ça ferait passer le goût du voyage même à certains fabricants de bagages...




La haineuse provocation de Libération va coûter 500 000 euros de pub au quotidien socialiste.

De nombreux annonceurs, choqués par la couverture visant Bernard Arnault, se retirent du quotidien. 
Edouard de Rothschild a-t-il des moyens extensibles ?

Ses insultes à la droite n'ont pas coûté si cher à la Ch'tite Brochen-Aubry.

samedi 8 septembre 2012

UMP: Jean-François Copé prend l'avantage au "campus de la reconquête"

Au "campus de la reconquête" des jeunes UMP, Copé devance Fillon

Les deux principaux candidats à la présidence de l'UMP, François Fillon et Jean-François Copé, ont mené samedi leur campagne respective au Touquet.

Arrivé en fin d'après-midi, Jean-François Copé a reçu un accueil plus chaleureux que F. Fillon, qui avait laissé planer un doute sur sa venue jusqu'au dernier moment. Accueilli avec une haie d'honneur, le candidat sortant, qui veut mener une campagne au plus près des militants face aux "barons", a doublé le nombre des présents.


Sur le fond, François Fillon, favori des sondages, a plaidé devant quelque 200 jeunes militants pour un "rassemblement très au-delà de l'UMP" permettant "d'aller chercher ceux qui ont voté Front national ou François Hollande".
Dans la forme, F. Fillon, qui se déplace encore avec des béquilles après son accident de scooter fin juillet, a expliqué: "Je me suis rendu compte ces derniers jours que ma convalescence s'accélérait et donc je vais enchaîner les déplacements à raison d'un par jour. Au fur et mesure que la rééducation progresse, j'accélère le rythme de ma campagne".

En fin d'après-midi, l'assistance avait facilement doublé ou triplé -de même que sa moyenne d'âge- à l'heure du discours de Jean-François Copé."
C'est vrai que rassembler est essentiel, mais rassembler ne se décrète pas", a-t-il observé comme en écho aux propos de François Fillon.

Confiant, J.F. Copé a défendu son rôle d'outsider lors du vote des militants en novembre, qui "vaudra mieux que tous les sondages de la terre".

Copé faisait tribune commune avec Nathalie Kosciusko-Morizet, le député-maire de Meaux a rendu hommage au "cran" de l'ancienne ministre. Elle aussi candidate, NKM a lancé un appel à parrainages pour sa candidature, se déclarant "déterminée" à promouvoir "une vision autour du thème de la réciprocité: on veut être dans une société où chacun donne et chacun reçoit".

Hollande fait contre lui l'unanimité des ténors de l'UMP 


A la veille de la mascarade d'entretien du chef de l'Etat avec sa complice, Claire Chazal, sur TF1, Hollande concentre les attaques de la droite républicaine.

F. Fillon a réagi à la demande de double nationalité belge par Bernard Arnault
Le patron français de LVMH, première fortune de France et d'Europe, pourrait demander la nationalité belge pour des raisons fiscales. "Quand on prend des décisions stupides, on arrive à ces résultats effrayants." Cette annonce intervient avec l'arrivée des socialistes au pouvoir.

La taxation des très hauts revenus à 75%, toujours envisagée par le président Hollande, produit ses premiers effets concrets.
J.F. Copé a dressé un réquisitoire contre la politique du gouvernement. Il a pointé "ce président socialiste qui est en train de mettre la France par terre".

Les autres candidats UMP

Bruno Le Maire (ci-contre  à droite), qui affirme détenir plus de 3.000 parrainages des 8.000 nécessaires, et Henri Guaino étaient présents au Touquet.

Xavier Bertrand doit venir dimanche en voisin de Saint-Quentin, son fief dans l'Aisne. Il affirme détenir les quelque 8.000 parrainages nécessaires et dira le 16 septembre s'il est candidat ou non.

On dit qu'il pourrait se rallier à J.F. Copé, selon un soutien de ce dernier. En privé, le candidat sortant laisse aussi planer le suspense sur un possible ralliement. Selon lui, Xavier Bertrand, qui a longtemps été son adversaire principal à l'UMP, reprocherait en effet à François Fillon de ne pas l'avoir soutenu quand il briguait la présidence du groupe à l'Assemblée en juin, face au très sarkozyste Christian Jacob.
De leur côté, les militants évaluaient les atouts des deux principaux rivaux: la popularité de l'ancien Premier ministre, et le travail de terrain de leur secrétaire général, Jean-François Copé.

vendredi 15 juin 2012

Ayrault se prépare à nous " faire les poches" au lendemain des législatives

Une rafale de mesures fiscales attendue au lendemain des législatives


Sous la double contrainte d'une croissance morne et d'engagements de réduction des déficits publics inflexibles, Bercy se prépare à annoncer une salve de mesures fiscales au lendemain des législatives afin de dénicher une dizaine de milliards d'euros de recettes supplémentaires.


Le nouveau gouvernement est contraint de réduire les déficits publics accumulés par la France pour respecter ses engagements envers ses partenaires européens. Ils doivent être ramenés dès cette année à 4,5% du PIB contre 5,2% encore l'an dernier.

Or, le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a reconnu que si rien n'est fait, "l'évolution spontanée" des comptes publics aboutirait à un dérapage des déficits à 5% du PIB cette année. La différence -0,5 point de PIB- correspond bien à 10 milliards d'euros de recettes fiscales ou d'économies indispensables pour rester sur la trajectoire prévue d'assainissement des finances publiques.

Ph. Marini évoque un "coup de massue" fiscal 


Mais le gouvernement préfère mentionner un "effort dans la justice"... Les mots "austérité" ou "rigueur" sont bannis du vocabulaire officiel.mais, malgré les apparences, les divergences du président UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, ne sont seulement sémantiques. ;

Le gouvernement Ayrault-Zéro ne veut pas entendre parler d'austérité
Autre voyant à l'orange: les perspectives de croissance, plusieurs fois revues à la baisse ces derniers mois, et qu'à son tour le gouvernement envisage d'"ajuster" une nouvelle fois, selon Pierre Moscovici.
Le candidat François Hollande en campagne avait bâti son programme sur une hypothèse optimiste de croissance de 0,5% cette année et de 1,7% l'an prochain. Mais après un premier trimestre de croissance nulle, la Banque de France table désormais sur un recul du PIB de 0,1% au deuxième trimestre, synonyme de rentrées fiscales diminuées.

Dans l'immédiat, le ministre des Finances précise que  le projet de loi de finances rectificative pour 2012 "comportera essentiellement des recettes" avec le premier volet de la "grande réforme fiscale" annoncée par François Hollande et sera vraisemblablement présenté en Conseil des ministres dès le 4 juillet .
L'essentiel "des économies de dépenses" attendra donc le projet de loi de finances qui fixera à l'automne le budget 2013. "Mais je pense qu'on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité", a assuré P. Moscovici bien que, pour boucler son projet, il soit dans l'attente de l'audit des finances publiques que la Cour des comptes doit publier le 28 juint.

Selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le barème de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera relevé dès juillet.

Sans surprise aussi, la "TVA sociale" chère à Nicolas Sarkozy sera abrogée cet été mais la hausse de 2 points de la CSG sur les revenus du capital décidée par le gouvernement Fillon serait conservée, selon Les Echos.


Le journal évoquait aussi vendredi la réduction de 159.000 à 100.000 euros (par parent et par héritier) du montant transmissible en franchise d'impôt, et le passage de dix à quinze ans du délai entre deux donations défiscalisées, des mesures prévues dans le projet de François Hollande.

De la même manière, le collectif budgétaire sonnerait le glas de la fin des heures supplémentaires défiscalisées, sauf pour les entreprises de moins de vingt salariés. Il intégrerait aussi pour les entreprises un premier volet anti-abus en matière d'optimisation fiscale tout comme une hausse du forfait social sur l'intéressement et la participation.

Comme annoncé dans le programme de François Hollande, banques et compagnies pétrolières seraient également soumises à une contribution exceptionnelle sur leurs bénéfices.

Emblématique de sa campagne, la tranche à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros relèvera en revanche du budget 2013.



Bayrou met des baffes aux enfants qui lui font les poches et, au second tour des législatives, les Français mettront le holà à ce gouvernement de picpockets.



vendredi 18 mai 2012

Laurent Fabius et son frère vendent leur collection d'art aux enchères

Hollande n'aime pas les riches, exception faite de ..Fabius

La vente est estimée à environ dix millions d’euros

Leurs derniers objets d’art du XIXe siècle sont mis en vente à Paris, mercredi et jeudi, chez Sotheby's.

Laurent Fabius, ancien premier ministre socialiste et ministre des Affaires étrangères de Hollande, se sépare de la part d'héritage de son frère, François Fabius, galeriste, décédé en 2006 d'un cancer. 
Avec lui, s’éteint une lignée d'antiquaires sur trois générations qui avait fondé la galerie du 152, boulevard Haussmann.  C’est maintenant sa veuve qui disperse la collection.

Sauvons les riches socialistes

Estimée entre huit et douze millions d'euros, la collection Fabius Frères est vendue aux enchères, les 26 et 27 octobre, à 14h 30, chez Sotheby's,
en association avec Piasa, dont Laurent Fabius est actionnaire.



Le 15 mai, par l'entremise de sa société Artemis, le milliardaire François Pinault a vendu la maison de ventes aux enchères Piasa au ministre socialiste Laurent Fabius et à cinq de ses amis.

A faire rêver la droite


Voici un aperçu des pièces phares de cette vente largement dominée par l'esprit du XIXe siècle, avec une prédilection pour les sculpteurs Louis-Antoine Barye et Jean-Baptiste Carpeaux (comme La Frileuse, ci-contre, à  droite).


Quatre records ont été enregistrés pour Jean-Baptiste Carpeaux (936.750 euros avec frais pour "Jeune fille et Pêcheur à la coquille", ci-dessus), Antoine-Louis Barye (756.750 euros pour "Eléphant"), Claude Gillot (150.750 euros pour le dessin "Célébration en l'honneur du dieu Pan") et Théodore Deck (36.750 euros pour un grand vase).



Par des enchères au téléphone, le Metropolitan Museum de New York a emporté à 983.150 euros (avec frais) une exceptionnelle paire de vases Médicis en porcelaine de Sèvres, l'un daté 1811, peints et signés par Jean-François Robert. Cette paire avait été commandée par l'Empereur Napoléon Ier et livrée à son frère Jérôme. L'estimation haute était de 800.000 euros, selon une autre source, acquise 983.150 euros.

Et ne parlons pas d'ISF ou d'impôt à 75%: les oeuvres d'art sont exonérées...


Pourquoi croyez-vous que les socialistes indécents,  Anne Sinclair, l'héritière Rosenberg,  et son époux, Dominique Strauss-Kahn, mènent grand train ?
Et c'est la droite qui est bling-bling ?
La presse et le "peuple de gauche" sont incroyables: 
il est injuste de dénoncer la gauche caviar !