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mercredi 4 octobre 2017

Brexit : les bons comptes font les bons amis, selon Macron...

"We want our money back", lance Le Maire aux Britanniques

Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l’Europe
 
C'est un préalable aux négociations sur les autres aspects du Brexit car "nous voulons (récupérer) notre argent", a déclaré mardi le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. "Vous avez lancé un certain nombre de politiques, vous avez promis de payer, maintenant il faut payer", a insisté B. Le Maire sur CNews. 

Reprenant à son compte la célèbre formule de l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher, qui "ne cessait de répéter 'I want my money back' ", 
Bruno Le Maire, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationalele ministre français (ci-contre à gauche) a affirmé que "nous, Européens, disons aux Britanniques: 'We want our money back'. Nous voulons récupérer notre argent". "C’est comme si vous alliez au restaurant: vous commandez le plat, vous consommez, puis vous partez au milieu du plat en disant: 'Finalement je ne paie pas la note'. Ce n’est pas possible", a-t-il expliqué.

Le patron de Bercy a apporté son soutien au négociateur en chef de l’Union européenne

Résultat de recherche d'images pour "Le Maire : We want our money back"le Français Michel Barnier, ci-contre, dont il appuie "totalement la démarche (…) qui consiste à dire (que) tant qu’on n’a pas réglé ce problème (…) on ne peut pas avancer sur les autres sujets".
"Trouvons d’abord un accord, peut-être pas à l’euro près, sur ce règlement financier et ensuite on pourra ouvrir les prochaines étapes", a insisté Le Maire. La facture du divorce – le reste à charge pour les projets sur lesquelles Londres s’est engagé – fait débat.


A Bruxelles, on estime la facture à au moins 60 milliards d’euros 
tandis que la presse britannique a évoqué un montant de 45 milliards d’euros que Londres serait prêt à payer, chiffre démenti par le gouvernement britannique.

Le ministre de l’Economie a par ailleurs estimé que
les banques françaises "ne jouent pas assez” le jeu, malgré leur promesse de relocaliser "environ 1.000 emplois" de Londres vers Paris, à l’occasion du Brexit. "Je les invite avec fermeté à rapatrier le maximum d’emplois en France", a-t-il insisté.


samedi 13 juillet 2013

La politique de Hollande sanctionnée par l'agence de notation Fitch

Fitch déclasse la France de son triple A

La France de Hollande rétrogradée de AAA à AA+

L'agence de notation franco-américaine Fitch Ratings a décidé vendredi de lui retirer son dernier triple A, sésame accordé aux premiers de la zone euro, comme l'Allemagne, le Luxembourg, les Pays-Bas et la Finlande, ce dernier étant le seul, sur huit pays européens, à bénéficier d’une perspective "stable" par les trois agences.
Cette décision va finir par avoir de grandes conséquences sur les marchés, notamment obligataires où les taux d'emprunt tricolores ne devraient pas encore s'envoler. "Le coût de la dette est faible et la France, du fait de son statut d'émetteur de référence de la zone euro, bénéficie d'une flexibilité financière importante", indique  Fitch.

Pierre Moscovici se contente de prendre "acte". Comme Hollande qui prétend pouvoir inverser la courbe du chômage dans les six mois à venir, son ministre de l'Economie veut rêver. "La dette française est parmi les plus sûres et les plus liquides au sein de la zone euro, bénéficiant de taux historiquement bas, preuve de la confiance réaffirmée des investisseurs", a-t-il déclaré.

Divergences de prévisions

Vendredi,
le taux auquel emprunte la France à dix ans a reculé à 2,193%, alors même que la rumeur d'une dégradation de la note par Fitch se propageait dans les salles de marché. Le taux d'emprunt à 10 ans de la France était passé sous 1,8% le vendredi 5 avril 2013 sur le marché obligataire...

L'agence de notation commence par se féliciter que l'équipe Hollande ait engagé, selon elle, un "ambitieux" programme de réformes depuis son arrivée, dont le Pacte national pour la Croissance, la Compétitivité et l'Emploi, plan présenté en novembre. 
"Ces mesures pourraient contribuer à améliorer la croissance et le compte courant de la balance des paiements sur le long terme", veut croire l'agence, mais "les effets des nouvelles mesures sont difficiles à quantifier et il n'est pas certain que toutes les réformes puissent aboutir".

L'Hexagone bénéficie d'un niveau d'inflation faible et peu volatile, positive Fitch, et le taux d'endettement des ménages est modéré, tandis que le taux d'épargne était élevé. La baisse du taux de rémunération du Livret A annoncée pour le 1er août pourrait venir doucher Fitch.


Les incertitudes qui planent sur les perspectives de croissance de la France et qui laissent peu de marges de manoeuvre au gouvernement pour atteindre ses objectifs de consolidation budgétaire ont fini par convaincre Fitch de suivre l'exemple de 
ses rivales, Moody's et Standard & Poor's. 
En novembre 2012, dix mois après Standard and Poor'sc'était au tour de l'agence de notation américaine Moody's de faire perdre son triple A à la France.

Fitch cite notamment les interrogations persistantes à court et moyen termes
sur l'évolution de la production, du chômage et du déficit de l'Etat. D'autant plus que l'agence souligne avoir des divergences avec le gouvernement français sur les prévisions de croissance.

Fitch prévoit une contraction de l'économie française de 0,3% en 2013, puis une croissance de 0,7% en 2014 et de 1,2% en 2015, alors que l'équipe du président François Hollande table sur une croissance de 0,1% en 2013, 1,2% en 2014 et 2% en 2015 et 2016. "Cette divergence dans les prévisions explique la différence entre l'estimation du ratio de dette sur PIB réalisée par l'agence et les chiffres officiels", souligne Fitch.

Les différences portent aussi sur les prévisions de déficit budgétaire
Fitch s'attend à ce que le déficit français soit au-dessus de 3% du PIB jusqu'en 2014, avant de diminuer à 1% du PIB en 2017, à la fin du mandat de François Hollande. Le gouvernement socialiste prévoit, lui, un déficit de 2,9% du PIB diminuant à 0,7% à ces mêmes dates.

Fitch dit s'attendre à une reprise de l'économie française plus lente
que ne l'indiquent les estimations officielles, en raison de l'atonie de la demande externe, de la détérioration de la compétitivité, du chômage élevé et de la consolidation budgétaire.

L'agence dresse un tableau pessimiste de la situation économique de la France
L'économie française est en effet confrontée à plusieurs difficultés structurelles, en particulier un déclin de la compétitivité et de la rentabilité des entreprises, ainsi que des rigidités "persistantes" dans le marché du travail et celui des biens et services.

La dégradation de la note souveraine de la France, privée le 13 janvier par SP de sa note "AAA" avait été suivie d'une mise sous surveillance négative de trois grands établissements bancaires: Société Générale, Crédit Agricole et BPCE perdirent un cran, désormais notés "A", avec perspective stable.
En revanche, BNP Paribas, première banque hexagonale et deuxième de la zone euro, voit sa note confirmée à "AA-". Celle-ci reste d'ailleurs affublée d’une perspective "négative", impliquant un possible abaissement à moyen terme, seulement retardé du fait que ces établissements sont assurés d’un soutien indéfectible des pouvoirs publics en cas de difficultés.
Moscovici n'aura pas manqué de "prendre acte" que l'abaissement de la note de la France par Fitch fragilise la situation de BNP Paribas, mais aussi de Société Générale, Crédit Agricole et BPCE.

jeudi 18 octobre 2012

Le torchon franco-allemand brûle à Bruxelles

Hollande et Merkel sont-ils euro-compatibles ?

Un dialogue de sourds  fait craindre un sommet pour rien. 

François Hollande et Angela Merkel restaient engagés jeudi soir dans le plus sérieux bras de fer franco-allemand de la crise de l'euro, compromettant un sommet européen que leurs partenaires avaient espérés sans histoires. Anticipant les déboires à venir de la France, le président plaidait pour un calendrier précis d'aide financière aux pays fragiles comme l'Espagne, mais bientôt la France aussi bien, tandis que la chancelière voulait avancer vers une discipline budgétaire centralisée pour tous les pays de l'euro.

Juste avant son départ, la chancelière a vigoureusement relancé son ambition de confier à Bruxelles un droit de veto sur les budgets et les déficits des États de l'euro, France comprise. Dans la foulée, elle a fait savoir qu'elle n'attend "pas de décision concrète" du sommet sur la priorité de François Hollande: une avancée décisive vers une supervision européenne des banques, d'ici à la fin de l'année.

La riposte du président français n'a pas tardé: "Le sujet, c'est l'union bancaire et pas l'union budgétaire", a maintenu mordicus le chef de l'État lors d'un déjeuner avec les dirigeants du Parti socialiste européen. À ses yeux, "la seule décision à prendre" concerne la mise en place de la mise sous tutelle des 6000 banques de la zone euro, engagée lors du dernier rendez-vous européen, le 29 juin.
Le projet est très technique. C'est pourtant le sésame qui autoriserait des interventions massives de la BCE et du nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES) au bénéfice de Madrid et d'autres capitales endettée.

Le président, soutenu par l'Italie, l'Espagne et d'autres pays du Sud, veut sortir du sommet avec en poche un calendrier précis de mise en route de la supervision bancaire. Le président a tracé une ligne rouge mercredi, dans une interview à six quotidiens européens: "Je veux que toutes ces questions soient réglées d'ici à la fin de l'année."  La chancelière, elle, semble de moins en moins pressée de tenir l'échéance. L'Allemagne craint d'être sollicitée financièrement dès que les vannes seront ouvertes.


"Nein" aux eurobonds

Le compromis semblait se dessiner en fin de soirée, après une franche explication franco-allemande en tête-à-tête. Le cadrage politique de la supervision bancaire devait être achevée au 31 décembre, avec peut-être une grande partie du travail législatif. François Hollande pourrait ainsi sortir la tête haute.
Mais la mise en oeuvre effective de la surveillance des banques -notamment allemandes- par la BCE, initialement espérée par Bruxelles à partir de janvier 2013, serait repoussée d'au moins quelques mois, comme le réclame Angela Merkel. "Il est illusoire d'imaginer que tout puisse se mettre en place au 1er janvier", précise un responsable au fait de la discussion. La recapitalisation directe des banques espagnoles pourrait être aussi repoussée pour tenir compte d'une échéance cruciale pour la chancelière: les élections au Bundestag.

Le fossé qui s'était creusé en 48 heures entre Paris et Berlin avait fait craindre un sommet pour rien

Le chef de l'État a reconnu les divergences franco-allemandes, en les attribuant à des calendriers politiques décalés: la France sort d'une présidentielle, alors qu'Angela Merkel "a ses propres rendez-vous", dénonce Hollande, avec une bataille décisive en septembre prochain.

Signal qu'elle est déjà partie en campagne pour rallier l'opinion allemande, Angela Merkel a plaidé jeudi matin devant le Bundestag pour "un véritable droit d'ingérence sur les budgets nationaux quand ils ne respectent pas les limites fixées" au niveau européen. Sous les applaudissements, elle a aussi rejeté l'un des projets fétiches de François Hollande: les euro-obligations. "L'Assemblée nationale française devrait alors décider de notre budget et le Bundestag du budget italien, assure-t-elle. Cela n'aurait pas de sens."


vendredi 15 juin 2012

Ayrault se prépare à nous " faire les poches" au lendemain des législatives

Une rafale de mesures fiscales attendue au lendemain des législatives


Sous la double contrainte d'une croissance morne et d'engagements de réduction des déficits publics inflexibles, Bercy se prépare à annoncer une salve de mesures fiscales au lendemain des législatives afin de dénicher une dizaine de milliards d'euros de recettes supplémentaires.


Le nouveau gouvernement est contraint de réduire les déficits publics accumulés par la France pour respecter ses engagements envers ses partenaires européens. Ils doivent être ramenés dès cette année à 4,5% du PIB contre 5,2% encore l'an dernier.

Or, le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici, a reconnu que si rien n'est fait, "l'évolution spontanée" des comptes publics aboutirait à un dérapage des déficits à 5% du PIB cette année. La différence -0,5 point de PIB- correspond bien à 10 milliards d'euros de recettes fiscales ou d'économies indispensables pour rester sur la trajectoire prévue d'assainissement des finances publiques.

Ph. Marini évoque un "coup de massue" fiscal 


Mais le gouvernement préfère mentionner un "effort dans la justice"... Les mots "austérité" ou "rigueur" sont bannis du vocabulaire officiel.mais, malgré les apparences, les divergences du président UMP de la commission des Finances du Sénat, Philippe Marini, ne sont seulement sémantiques. ;

Le gouvernement Ayrault-Zéro ne veut pas entendre parler d'austérité
Autre voyant à l'orange: les perspectives de croissance, plusieurs fois revues à la baisse ces derniers mois, et qu'à son tour le gouvernement envisage d'"ajuster" une nouvelle fois, selon Pierre Moscovici.
Le candidat François Hollande en campagne avait bâti son programme sur une hypothèse optimiste de croissance de 0,5% cette année et de 1,7% l'an prochain. Mais après un premier trimestre de croissance nulle, la Banque de France table désormais sur un recul du PIB de 0,1% au deuxième trimestre, synonyme de rentrées fiscales diminuées.

Dans l'immédiat, le ministre des Finances précise que  le projet de loi de finances rectificative pour 2012 "comportera essentiellement des recettes" avec le premier volet de la "grande réforme fiscale" annoncée par François Hollande et sera vraisemblablement présenté en Conseil des ministres dès le 4 juillet .
L'essentiel "des économies de dépenses" attendra donc le projet de loi de finances qui fixera à l'automne le budget 2013. "Mais je pense qu'on peut tout à fait atteindre ces objectifs sans austérité", a assuré P. Moscovici bien que, pour boucler son projet, il soit dans l'attente de l'audit des finances publiques que la Cour des comptes doit publier le 28 juint.

Selon le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, le barème de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sera relevé dès juillet.

Sans surprise aussi, la "TVA sociale" chère à Nicolas Sarkozy sera abrogée cet été mais la hausse de 2 points de la CSG sur les revenus du capital décidée par le gouvernement Fillon serait conservée, selon Les Echos.


Le journal évoquait aussi vendredi la réduction de 159.000 à 100.000 euros (par parent et par héritier) du montant transmissible en franchise d'impôt, et le passage de dix à quinze ans du délai entre deux donations défiscalisées, des mesures prévues dans le projet de François Hollande.

De la même manière, le collectif budgétaire sonnerait le glas de la fin des heures supplémentaires défiscalisées, sauf pour les entreprises de moins de vingt salariés. Il intégrerait aussi pour les entreprises un premier volet anti-abus en matière d'optimisation fiscale tout comme une hausse du forfait social sur l'intéressement et la participation.

Comme annoncé dans le programme de François Hollande, banques et compagnies pétrolières seraient également soumises à une contribution exceptionnelle sur leurs bénéfices.

Emblématique de sa campagne, la tranche à 75% pour les revenus supérieurs à 1 million d'euros relèvera en revanche du budget 2013.



Bayrou met des baffes aux enfants qui lui font les poches et, au second tour des législatives, les Français mettront le holà à ce gouvernement de picpockets.



dimanche 5 février 2012

Le candidat Hollande n'a pas la cote à la City de Londres

La démagogie de Hollande contre la finance fait l'unanimité contre lui



Hollande, déterminé
ou velléitaire grotesque ?
Il inquiète aussi la City




Les propositions de Hollande relatives au monde de la finance ne plaisent pas non plus outre-Manche

Le candidat socialiste y est vu comme un radical "mû par la haine du capital et des marchés financiers".

Une fois de plus, David Cameron, conservateur, et Boris Johnson, le maire travailliste de Londres, doivent composer avec les tensions provoquées Outre-Manche par le flibustier de la course à la présidence qui a menacé de saborder le plan de sauvetage économique de l'UE et de torpiller la City.

Dans sa tentative de séduction de la gauche du PS
Le socialiste François Hollande a publié un projet dans lequel il déclare la guerre aux services financiers et promet de jeter aux oubliettes le traité fiscal de l'UE (censé introduire plus de discipline budgétaire), qui doit être approuvé lors du sommet européen du 30 janvier.

Le Premier ministre, le maire de Londres et les chefs d'entreprise britanniques, horrifiés par les projets de Hollande, affirment qu'ils risquent de porter atteinte aux centres financiers. Johnson l'a accusé de "vindicte politique".

Le 26 janvier, le candidat socialiste a présenté un manifeste en 60 points qui prévoit entre autres d'augmenter la tranche supérieure de l'impôt sur le revenu, d'abaisser l'âge de la retraite à 60 ans, de plafonner les primes, d'abolir les stock-options et de renforcer le secteur public. S'engageant à effacer ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, il a promis d'engager 20 milliards d'euros de nouvelles dépenses publiques d'ici à 2017, de créer 60 000 postes dans l'Education et 150 000 emplois subventionnés pour les jeunes.

Le secteur de la finance est sa cible principale
Il évoque une sur-taxation de 15 % des bénéfices des banques, l'interdiction des produits financiers "toxiques" et la mise en place rapide d'une taxe sur "toutes les transactions financières".

Boris Johnson déclare : "Je ne veux pas me mêler de la politique intérieure française, mais nous tenons à éviter que les Français ne commettent une erreur qui porterait tort à l'économie britannique. Il est essentiel qu'un élément vital du secteur britannique des services ne soit pas endommagé pour des questions de vindicte politique à court terme."

D'après Cameron, toute mesure visant à imposer une taxe sur les transactions financières, dite "taxe Robin des Bois", serait de la "folie pure". La fiscalisation des transactions financières compromettrait la croissance et mettrait en danger des centaines de milliers d'emplois, ajoute-t-il.

Les principaux acteurs de la City se demandent cependant si la rhétorique électorale de Hollande est effectivement destinée à se concrétiser. Terry Smith, directeur général du courtier Tullet Prebon, commente : "Selon moi, certaines des propositions de Monsieur (sic) Hollande sont tout à fait raisonnables, en particulier la séparation entre banques des particuliers et banques d'investissements. Mais sachant qu'il a déclaré que le monde de la finance était son ennemi, je le soupçonne d'être mû par la haine du capital et des marchés financiers."

mercredi 25 janvier 2012

Présidentielle: Hollande court après Mélenchon, selon Bayrou

Le discours de Hollande dans le 9.3 racole à la gauche du PS

Bayrou se sent abandonné du candidat Hollande
Le président du MoDem affirme qu'il gardera son "cap" et estime que François Hollande a commis une erreur en se positionnant, dimanche au Bourget, en ennemi de la finance.


La prestation de François Hollande n'a peut-être pas été une si bonne opération
Vu du QG de campagne de François Bayrou, rue de l'Université à Paris (VIIe), l'appel du genou du candidat à la gauche du PS et à l'extrême gauche est une erreur stratégique, contrairement à ce que veut faire croire la presse au service du candidat socialiste. "En déclarant, 'mon ennemi, c'est la finance', François Hollande court après [Mme Dugenou], Jean-Luc Mélenchon. Je pense que beaucoup de gens de centre gauche vont s'interroger sur cette posture", estime ainsi l'eurodéputée Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou et ex-épouse du maire de Deauville.

Hollande se met les banques à dos
Un autre proche du candidat centriste abonde: "Jusqu'à aujourd'hui, Hollande pouvait se prévaloir du soutien des anciens strauss-kahniens et de la gauche des affaires. Là, il s'est mis de lui-même dans une situation impossible à gérer pour la suite, car les Français savent bien que la France ne se gouverne pas à la gauche de la gauche. En fait, il vient d'ouvrir un espace au centre…"
Sur le fond, Sarnez note encore que le candidat socialiste n'a parlé ni de la dette ni du déficit. "Hollande n'a pas fait un discours pour temps de crise. Il a fait un discours politique de facture traditionnelle, où on a entendu un florilège de promesses, qui fait s'interroger sur la crédibilité de son projet…", observe-t-elle.


"Mon ennemi, moi, c'est le chômage"

Mardi matin, sur RTL, Bayrou a d'ailleurs pointé lui-même son désaccord avec l'analyse de Hollande faisant du "monde de la finance" son adversaire principal. "Ça revient à dire que les problèmes que nous rencontrons ne sont pas de notre faute et viennent de l'extérieur. Mon ennemi, moi, c'est le chômage", a-t-il insisté, à la suite du Chef de l'Etat.
Député européen du MoDem et ancien patron du Crédoc, Robert Rochefort juge ainsi "artificiel de faire croire que la relance de la production se fera par des décisions d'encadrement des banques et de la sphère financière". Pour lui, "le redressement de la France, donc la baisse du chômage, passera par le 'produire en France' de Bayrou, c'est-à-dire les PME, la création d'activité et les artisans, qui ont été totalement absents du discours d'Hollande."
François Bayrou l'assure : les Français sont prêts à payer " deux euros de plus " pour acheter de la lingerie Lejaby produite en France. Et les consommatrices ?...

Surtout, calcule encore Rochefort, "la liturgie, très siècle dernier de Hollande au Bourget, était adaptée au public qui était là, mais, contrairement à Ségolène Royal, qui en 2007 avait essayé d'ouvrir, il ne devrait pas mordre au-delà de ce public". Ce qui fait dire encore à Sarnez, la comparse de ce numéro de duettistes, que "seul Bayrou peut incarner et réussir un rassemblement large autour de lui pour former une majorité nouvelle". Joint mardi par Le Figaro, Bayrou le jure: "Tout cela ne m'oblige qu'à une attitude: garder mon cap ! C'est parce que j'ai gardé mon cap que les gens me rejoignent aujourd'hui."
Où est par conséquent le problème ?
Et pour preuve, il souligne qu'il a voté contre la loi pénalisant les génocides, contrairement à l'UMP et au PS. Sans garantie pourtant que ceux qu'il a gagnés d'un côté ne l'ont par quitté de l'autre.


Le PS n'a pas tardé à riposter à ces remarques acides

Faut-il y voir une certaine fébrilité dans l'entourage d'Hollande vis-à-vis du candidat centriste ?

Président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a ouvert le feu mardi. "Bayrou a dit que son seul adversaire, ce n'est pas la finance mais le chômage. Il est député. Jamais une fois je ne l'ai entendu parler du chômage dans l'Hémicycle", a raillé avec aplomb le conseiller spécial du candidat socialiste, de mauvaise foi.

Car la Voix de son Maître grésille beaucoup, mais ne rend pas le son fidèlement. Tout le monde garde en effet en mémoire le combat du député des Pyrénées Atlantiques, Jean Lassalle, l'un des 4 élus du MoDem à l'Assemblée, en faveur de la polyclinique d’Oloron en mars 2011 ou sa grève de la faim sa grève de la faim d'avril 2006, en soutien aux 150 salariés de l'usine Toyal dans la vallée d'Aspe. Le mépris de Ayrault est d'autant plus indécent qu'il prétend par ailleurs défendre les petites formations en soutenant la proportionnelle.

Mais Ayrault était peut-être occupé à faire des niches fiscales à la majorité en se planquant derrière un rideau.
Lien PaSiDupes

dimanche 9 janvier 2011

Le socialiste Pierre Arditi se fait siffler par les siens

Pas de souci: on achève bien les chevaux

Le saltimbanque a l'échine souple

Pierre Arditi adore faire l'acteur.
Il n'est rien de pire pour le cabotin que de passer inaperçu, mais il a eu le tort de céder la parole, pour une fois, à un trio, (pour changer du mari, de la femme et de l'amant), qui l'avait invité pour lui solder régler son compte.

Présumé coupable, il a admis avoir travaillé pour 'faire du pognon'
.
Semble-t-il bien meilleur toutefois chez Ruquier que chez Guillaume Durand, il s'est défendu d'avoir mis ses convictions socialistes dans sa poche pour tourner une pub télé au profit d'un symbole du système capitaliste, une banque et pas n'importe laquelle: LCL (Crédit Lyonnais).


Arditi n'a pas les mêmes 'valeurs' (sic) que Ruquier
L'animateur accuse, ironise et ricane bruyamment. Zemmour lui reproche gravement de donner des leçons de morale, comme la gauche entière et à tout propos, mais Naulleau estime plaisamment qu'Arditi ne peut représenter toute la gauche caviare à lui tout seul !

Mais le comédien affirme en toute bonne conscience socialiste avoir mis ses actes en adéquation avec ses convictions politiques.
Il avait besoin de faire des heures supplémentaires et n'a pas, dit-il, l'impression d'avoir couché avec les Allemands... Rappelons qu'il a d'ailleurs soutenu la candidature de Sa Cynique Majesté Royal en 2007.

VOIR et ENTENDRE
Pierre Arditi:



D'ailleurs, cette pub, c'était avant la crise financière, dit-il encore pour sa défense et c'était même avant de jouer la pièce de Florian Zeller, La Vérité, une comédie sur le mensonge et la mauvaise foi !
Le réalisateur vertueux de la pub alimentaire est un autre théâtreux engagé à gauche, nommé directeur du Théâtre du Rond-Point en novembre 2001, par Catherine Tasca, ministre de la culture, et Bertrand Delanoë, maire de Paris, mais samedi, Jean-Michel Ribes, est resté dans le cellier la coulisse: un homme de gauche a le droit d'avoir un compte en banque et de boire du bon vin plutôt que de l'eau du robinet !


VOIR et ENTENDRE un extrait de "On n'est pas couché" du 08-01 de Laurent Ruquier...

Mais Claire Keim ?

L'artiste et chanteuse s'est vue reprocher l'insignifiance de ses textes et le manque d'intérêt de sa voix. Elle était certes en rivalité avec un contre-ténor qui a suscité un intérêt mitigé, mêlant admiration et sourires.

Les deux chroniqueurs, Eric Zemmour et Eric Naulleau, ont donc allègrement lapidé la belle, aussi sûrement qu'une femme adultère iranienne. Elle en est restée le souffle coupé, mais leur a donné une leçon d'éducation. Sans doute préfèrent-ils les hurlements des unes et les agressions des autres, mais la douce chanteuse méritait-elle cet excès d'infamie ?

Bien élevée elle est, courtoise elle est restée. Mais quand les hôtes sont grossiers, on en vient à souhaiter un peu moins d'urbanité chez les invités.

VOIR et ENTENDRE l'exécution:



Clash Keim Vs Naulleau & Zemmour [Zik] Onpc 080111 Ruquier envoyé par peanutsie.

Pour Le Parisien, en revanche, "Actrice fétiche de TF1, Claire Keim se mue en subtile chanteuse", avec un " album aux accents folk délicat et mutin qu'elle a longuement mûri et qui devrait surpendre ceux qui ne voient en elle que l'actrice ".
Le quotidien rappelle son parcours.
"Depuis plusieurs années, l'actrice solaire aux grands yeux bleus s'avance à pas comptés en terrain musical.
Après des débuts dans les piano-bars de Senlis, sa ville natale, elle décroche à 16 ans le rôle titre dans la comédie musicale "Paul et Virginie", dirigée par Jean-Jacques Debout. Deux ans plus tard, Vladimir Cosma lui demande de chanter le générique des "Yeux d'Hélène", la saga qui lance sa carrière sur TF1. Viendront ensuite un duo avec Marc Lavoine, une participation régulière aux concerts des Enfoirés, et une multitude de discrètes collaborations.

Chez Ruquier, tout est à jeter, de la première chanson, l'entêtant "Ca dépend", que lui a offert le fils d'Alain Souchon, Ours, à celle que Francis Cabrel lui a confiée sous forme d'ébauche, à charge pour elle et ses musiciens de finir de l'écrire et de la composer.
Trop subtile pour France 2...
Il se trouve enfin que Claire Keim est compagne de Bixente Lizarazu et que cet ex-footballeur est aujourd'hui consultant sportif pour ...TF1.

mercredi 15 décembre 2010

Attaque de banque: les voyous suppléent Cantona dans le 9.3

Nouvelle attaque contre une banque en Seine-Saint-Denis

La grande pauvreté justifie de gros moyens !


Une groupe de trois hommes a attaqué un distributeur de billets à Dugny, 10.000 habitants, ce mercredi matin en Seine-Saint-Denis,
à l'aide d'une voiture-bélier qui a défoncé la façade. (photo ci-contre)

Deux hommes
ont lancé un véhicule 4x4 contre le distributeur de la BNP de Dugny, blessant au passage un travailleur aux 35 heures, employé de la banque, qui était en train de le recharger.
Ils se sont enfuis à bord d'une autre voiture conduite par un troisième homme. Ni vus, ni connus. On ignore pour l'instant le montant de leur butin. Pourvu qu'ils puissent emmener leurs petits à la neige, voilà ce qui importe...

La Seine-Saint-Denis, paradis du grand banditisme

Ce hold-up survient au lendemain d'une attaque à l'explosif et à la kalachnikov, arme de guerre, contre une banque d'Aulnay-sous-Bois (toujours en Seine-Saint-Denis) qui a fait un blessé grave parmi les employés.

Avec ses flash-balls, la police exerce un impressionnant pouvoir dissuasif
Les policiers et leur taser ne font plus peur qu'aux socialistes, à leurs amis journalistes militants et à quelques moins de 13 ans... Le Parti socialiste et Claude Bartolone, président PS du Conseil général, sont d'ailleurs tombés d'accord avec le grand banditisme équipé de fusils mitrailleurs pour réclamer plus de ...prévention !

Bartolone n'est encore responsable de rien
Il avait fait le déplacement jusqu'à France Info pour le clamer, ce matin justement. Son département ne parviendrait pas à entretenir une police municipale efficace: endetté et responsable d'emprunts toxiques (! lien PaSiDupes), il assure que son petit département est plus pauvre qu'une ville comme Nice. Christian Estrosi, son maire, a simplement opté pour une politique de sécurité, tandis qu' en bon idéologue socialiste, Bartolone préfère ventiler -à fonds perdus- ses ressources sur les associations et des subventions diverses, à des fins électoralistes, et incriminer les pouvoirs publics.
Son image de rebelle plaira-t-elle longtemps aux honnêtes gens autant qu'aux voyous ? Lien PaSiDupes

mardi 7 décembre 2010

Eric Cantona loupe son tir contre les banques

La ruée vers les banques n'a pas eu lieu

Cantona, porteur du ballon de l'idée du NPA, se ridiculise

L'entourage trotskiste d'Eric Cantona a instrumentalisé le sportif.
On le disait pourtant intelligent et lui-même s'est défendu d'être tout en muscles. Il s'est pourtant laissé gouverner par un cerveau atrophié et a cru que son expertise financière était proportionnelle à ses comptes en banque. Il s'est donc prêté à cette action révolutionnaire qui a ravi les media internationaux. Elle consistait à inciter les nantis à vider les comptes bancaires pour provoquer l'effondrement du système économique, mardi 7 décembre. Mais ce rêve trotskiste n'est pas devenu réalité, malgré un important soutien de la myriade de sites internet radicaux.
Lien PaSiDupes

L'illuminé a fait l'unité contre lui
Joignant leurs voix à celles des banquiers et du monde économique, élus de droite comme de gauche ont condamné le projet soutenu par des dizaines de milliers d'internautes, qui avaient lancé l'idée d'une "bank run" (ruée bancaire) censée amorcer symboliquement la révolution que la crise économique et financière internationale n'avait pas réussi à déclencher.
Lien PaSiDupes sur l'ambiguïté du couple:
- sa femme, Rachida Brakni, fait la pub du Crédit Lyonnais
- le footballeur vend l'Oréal et enrichit ...Liliane Bettencourt.

Le matamore est resté au vestiaire

Attendu à tout moment en personne par les journalistes et les caméras de télévision à la suite de rumeurs de presse dans une banque d'Albert (Somme) où il était censé joindre le geste à la parole, celui que les supporters de Manchester United surnommaient "Eric le Rouge" n'a été ni vu, ni aperçu, ni sur son lieu de tournage, ni dans aucun établissement bancaire. L'agence BNP d'Albert avait mis à sa demande une somme d'argent à sa disposition. Or, Eric Cantona ne s'est pas présenté à cette agence.
Un communiqué de son avocat a toutefois fait savoir mardi soir que l'ancien footballeur avait bien effectué un "retrait bancaire symbolique" à Péronne (Somme), "à l'écart de l'emballement médiatique".

Ses avocats auraient vu un « mouvement »
"Eric Cantona est très heureux des réactions et commentaires publics, économiques et même politiques que ses déclarations ont provoqués, et espère que ce mouvement permette une prise de conscience et contribue au débat d'idées", peut-on y lire.
Contre toute évidence, malgré l'absence de tout 'mouvement citoyen' et du moindre 'emballement', "Eric Cantona tient à faire savoir que, contrairement aux informations parues, il a participé au mouvement citoyen suscité et qu'il a, à l'écart de l'emballement médiatique, à Péronne dans la Somme, effectué, aujourd'hui 7 décembre 2010 un retrait bancaire symbolique", indique un communiqué signé par ses avocats Me Christophe et Me Jean-Jacques Bertrand.
A l'agence de presse française, Me Christophe Bertrand n'a pas souhaité communiquer le montant retiré par la star du ballon rond sur le retour, indiquant simplement qu'"il y a un cadre légal; on ne peut pas retirer comme ça 10.000 euros".

Les dénis de Sa Cynique Majesté Royal font école
"Il [Cantona] n'a jamais appelé à un quelconque mouvement le 7 octobre", a par ailleurs affirmé Me Christophe Bertrand à propos de son client. La battue de la gauche à la présidentielle de 2007 avait prétendu qu'elle n'avait pas appelé des mineurs à descendre manifester dans la rue: lien PaSiDupes
L'avocat de Cantona est par ailleurs l'avocat de Mohamed Faleh, dit le "tueur à la hache", à propos duquel les sources d'un journaliste de L'Est républicain avaient suscité son audition par la police judiciaire de Besançon et une polémique déclenchée par le SNJ, le syndicat dominant de journalistes d'opposition. Lien vers une dépêche A*P

Les banques n'ont rien vu
Les banques ont déclaré que l'effet de l'appel a été quasi-nul...
Elles n'ont pas constaté de ruée vers les guichets de titulaires de comptes qui souhaitaient retirer leur argent, selon des porte-parole à Paris. " La journée s'est déroulée comme une journée habituelle dans les réseaux. Il n'y a pas eu d'effet (Cantona), a déclaré une porte-parole de BNP Paribas. "C'est une journée qui est dans la moyenne quotidienne", a-t-elle ajouté.
La Société Générale n'a pas souhaité faire de commentaires.

Ruée de journalistes au premier buzz qui passe

Les media fabriquent de l'information
Parti de France, le buzz se fonde sur des propos provocateurs d'Eric Cantona extraits d'un entretien à Presse Océan, au moment du conflit sur la réforme des retraites. Le cerveau du footballeur était entré en surchauffe et l'ami du cinéaste Ken Loach, un trotskiste qui soutenait Besancenot aux Régionales, s'en était pris aux banques plutôt que de manifester dans la rue.
Sa suggestion d'une "révolution par les banques" était du niveau du Bar du Commerce ou de la file d'attente à La Poste, mais les réseaux révolutionnaires qui peuplent le Net se sont emparés de cette brève de comptoir et ils l'ont diffusée, via le réseau Facebook, à plusieurs autres pays d'Europe, en particulier au Royaume Uni où l'ancienne icône de Manchester United est toujours vénérée.
Un groupe Facebook, intitulé "Le 7 décembre, on va tous retirer notre argent des banques", avait regroupé 38.000 adhérents assurant vouloir participer à l'opération, près de 30.000 autres envisageant "peut-être" de s'y joindre.
Une énergie qui, si elle avait été positive, aurait rendu service au Téléthon et aux malades, mais qui s'est traduite non par 70.000 promesses de dons, mais par des menaces fumeuses de retraits d'argent.

Les media n'ont pas d'obligation à contrer les bouffons ?
Vider son compte est une opération qui ne peut techniquement pas s'effectuer spontanément: les retraits en espèces importants nécessitent un préavis et les banques peuvent donc parer à ce genre de « mouvement » de foule.
Un raisonnement simpliste de footballeur qui sort de ses compétences, ça donne ça: "le système est bâti sur le pouvoir des banques donc il doit être détruit par les banques. C'est-à-dire qu'au lieu qu'il y ait trois millions de gens qui aillent dans la rue (...), ces trois millions de gens vont à la banque, ils retirent leur argent, et les banques s'écroulent".

Le délire de Cantona a rassemblé la gauche et la droite
=> Des membres du gouvernement français ont critiqué cette déclaration.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, exhorta ainsi Eric Cantona à se « cantonner » aux questions de football.
La ministre des Solidarités, Roselyne Bachelot, a souligné les incohérences du couple Cantona, faisant observer mardi que la comédienne Rachida Brakni, épouse d'Eric Cantona, pouvait ces derniers mois être vue dans des spots publicitaires pour la banque LCL. "Il faut avoir un petit peu de responsabilité dans la vie quand on est un des chantres de la société de consommation", a-t-elle dit sur France Info. Lien PaSiDupes
=> La gauche a également condamné le déraillement
L'opposition en a pourtant profité – comme l'A*P, pour positiver le flop de l'appel révolutionnaire. Selon les 'décrypteurs' engagés, il fallait comprendre la déclaration comme l'expression du "ras-le-bol" personnel d'un nanti, mais à valeur universelle dans l'opinion des petites gens à l'encontre des banques, tenues pour responsables de la crise financière.
L'agence militante répète à qui veut la lire que ces banques ont souvent été renflouées avec l'argent public, mais l'A*P s'obstine en revanche à ne pas rappeler qu'elles ont remboursé leurs prêts avant l'heure, considérant le niveau élevé des taux consentis.
Mises en difficulté, dès l'automne 2008, par un excès de produits financiers douteux (notamment de prêts immobiliers à risque), les grandes banques françaises ont dû recourrir à l'aide publique pour palier un refinancement rendu extrêmement aléatoire par la crise financière. En octobre 2009, après avoir retrouvé stabilité et confiance, les groupes bancaires français ont annoncé les remboursements.
BNP Paribas annonça fin septembre 2009 qu'elle lançait une augmentation de capital d'un montant de 4,3 milliards d'euros pour rembourser son emprunt auprès de l'État français. La banque indiqua qu'elle allait rembourser les 5,1 milliards d'euros prêtés par l'Etat, auxquels s'ajoutent les intérêts, soit 226 millions d'euros sur sept mois. Après BNP Paribas et la Société Générale, le Prêt Agricole a ainsi rendu à l'Etat près de 3 milliards d'euros.
Il aurait suffi que cette agence de presse relise ses propres dépêches.

Les journalistes partisans liront en outre avec profit cet article de France Soir: « L'argent donné aux banques rapporte gros à l'Etat » (lien)
Au point qu'en septembre 2009, les deux constructeurs français Renault et PSA Peugeot Citroën ont annoncé vendredi le remboursement anticipé d'une tranche d'un milliard d'euros chacun sur le prêt public qui leur avait été accordé en pleine crise du secteur automobile. Des emplois sauvés.

=> Martine Aubry-l'aigrie polémique à jet continu
"Ce que Cantona pose, c'est une question que tous les Français se posent: les banques nous ont emmené au mur, on les a beaucoup aidées, aujourd'hui elles refont des profits et nous on va toujours aussi mal", a dit la souffreteuse patronne du Parti socialiste, au micro de France Inter.
Pour une citation complète que ne restitue pas l'A*P, et d'autres réactions socialistes occultées par l'A*P, lire PaSiDupes: lien

=> La vice-présidente du Front national, Marine Le Pen, est sur la même ligne que le PS. "Je ne m'associe pas à cette initiative mais je la comprends", a-t-elle . "C'est une provocation dans le bon sens du terme puisqu'elle vise à provoquer une prise de conscience".

=> Les écologistes partagent le point de vue du FN
Eric Cantona "met les pieds dans le plat sur un vrai sujet", a estimé la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot, sur RMC.

Cantona-Brakni, de sulfureuses vedettes de la gauche vertueuse

Le sens moral de Cantona est typique du rapport de la gauche à l'argent

L'internationaliste Cantona fait la morale au monde entier

VOIR et ENTENDRE
l'intellectuel moralisateur du football:


Devons-nous absolument partager avec lui ce sens élevé de l'HONNEUR ?

Le footballeur trotskiste fait du beurre sur le travail des enfants

VOIR et ENTENDRE le parrain du football.

En 1997, l'image de Nike a souffert: l'équipementier fut accusé de faire fabriquer ses produits par des sous-traitants employant des enfants de moins de 13 ans, mais il en fallait plus pour ébranler la brute du football.

Il ne mouille d'ailleurs pas la chemise et préfère voir travailler Thierry Henry (et d'autres, dans cette pub lucrative) ou les enfants du Quart monde alors encore exploités par Nike.
VOIR et ENTENDRE


Cantona, intellectuel du ballon rond et artiste complet...

Eric Cantona s'était déjà fait remarquer en 1995

Sa glorieuse carrière footbalistique au Manchester United fut également ternie par son coup de sang et sa 'violente' agression d'un spectateur supporter de Crystal Palace (ci-contre) à coups de crampons. La Fédération anglaise de football (FA) a qualifié cette action de la vedette incontrolable de "mauvaise conduite ayant ruiné la réputation du football". "Ce qui s'est déroulé est une tache noire sur le football", a estimé Graham Kelly, directeur de la FA. Lien video

De la pelouse au 'gazon'

Le champion fait désormais carrière dans le cinéma.
Or, avec son épouse, Rachida Brakni, il a récemment tourné un film à Nantes du 4 octobre au 5 novembre. C'est le hardeur HPG ( Hervé-Pierre Gustave) qui a commis le scénario : « Sur la trame d'un film d'action, entre tragique et burlesque, Les Mouvements Du Bassin raconte le destin de deux personnages dont les trajectoires parallèles se télescopent : Thierry, un célibataire adepte des sports de combats - quelque peu « borderline » ; et Marion, une jeune femme prête à tout pour avoir un enfant. »

Le virtuose du compte en banque

Outre les 'Mouvements du bassin' et les mouvements de fonds, Eric Cantona
défend des valeurs, mais depuis ce film, la morale est quelque peu 'abîmée' ou 'salie', comme dirait la Ch'tite Aubry...
VOIR et ENTENDRE
l'entretien du couple Cantona - Brakni avec le hardeur HPG (à droite):

Eclair de lucidité du Premier secrétaire du PS: "Monsieur Cantona joue contre son camp".
Et encore au PS,
Jack Lang a de la 'sympathie' pour cette 'réaction citoyenne'.
Pour Europe-Ecologie-Les Verts, Cécile Duflot instrumentalise.

VOIR et ENTENDRE la revue de presse des réactions au délire de Cantona.

L'ancienne ministre des SportS, la communiste Marie-George Buffet, et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), unis dans le Front de gauche, n'ont rien à déclarer...
Quant à Olivier Besancenot (NPA), pas plus que Ken Loach (ci-dessous), il n'a envie d'être associé à l'esprit frappeur du foot et des banques ...

Dernière heure

Le Figaro titre "Cantona vire 750.000 euros sur un nouveau compte" (au Crédit Agricole).
Réaction d'un lecteur/lectrice de PaSiDupes: "Que dirait la famille Cantona si l'on boycottait les produits dont ils font la pub"?

L'illustre blanchisseur de la politique internationale aurait renoncé à aller retirer la somme promise,
1500 euros, de son compte, dans une banque étrangère: la faute à une crevaison du vélo du facteur Besancenot, aux adducteurs du colérique footballeur, ou un défaut de testostérone de l'artiste de film X ?

mercredi 21 octobre 2009

Découverts bancaires: les banques se sucrent avec notre argent

Des banques arrivent à se sucrer quand il n’y en a plus !

Futur siège de BNP Paribas Immobilier

Dommage que 60 Millions de consommateurs soit volontiers mal intentionné, mais il faut néanmoins signaler une initiative quand elle est recevable. Cette association soulève en effet un problème qui n’est pas naît de la crise et qui méritait qu’on s’y attarde. Dans son édition de novembre, elle attire en effet l’attention du Parlementsur la nécessité de modifier le régime des commissions prélevées par les banques lors de dépassement de découverts, les jugeant "illégales" et "scandaleuses autant par leur montant que leur répétitivité".

L'Institut national de la Consommation est un établissement public, placé sous la tutelle du ministre de la Consommation, dont la mission est de fournir un appui technique aux organisations de consommateurs agréées, de produire des études, de mettre en oeuvre des actions de formation et d?éducation à la consommation.
60 Millions de Consommateurs, le mensuel de l'Institut national de la consommation (INC) demande aux "parlementaires qui débattent du projet de loi sur le crédit à la consommation d'intervenir pour mettre fin (au) scandale" de ces commissions. L’association suggère que "les commissions devraient être incluses dans le calcul des TEG", les taux d'intérêt globaux.
Le TEG attaché à un crédit ne peut légalement dépasser le taux d'usure, qui est actuellement de 21,4% pour un prêt inférieur à 1.524 euros, et de 20,2% pour un découvert d'un montant supérieur. Il comprend les taux d'intérêt, mais aussi les frais, commissions ou rémunérations attachés à la fourniture de ce prêt, selon la définition qu'en donne le code la consommation.
Par le biais des commissions, "les TEG réels qu'appliquent les banques dépassent en fait le taux d'usure", soutient 60 millions de consommateurs.

Or, un dépassement de découvert d'un euro peut être facturé de 5,90 à 10 euros, selon les établissements, dénonce le journal.

  • Il fonde d’ailleurs son propos sur un arrêt de la Cour de cassation, rendu le 5 février 2008. La Cour avait estimé que les frais facturés par une banque au client qui l'avait saisie auraient dû être inclus dans le calcul du TEG, selon cet arrêt mis en ligne sur le site de 60 Millions de consommateurs.
  • Mais, Annie Bac, responsable du service juridique de la Fédération bancaire française, citée par le magazine, a estimé que l'arrêt visait une situation particulière, "dans laquelle la banque avait, dans la convention, lié l'octroi d'un crédit supplémentaire à l'application de la commission".
    De manière générale, les frais ne doivent pas être considérés, selon elle, comme attachés au crédit. La réponse est classique : "il s'agit de rémunérer l'examen du compte et de la situation du client avant paiement". "Dans ces cas, la commission n'a pas à entrer dans le calcul du TEG", assure-t-elle.

    Cet entêtement à taxer la moindre opération sur l’argent apporté à la banque par le client rend nécessaire une clarification de la loi et de ses interprétations.
  • samedi 8 août 2009

    Bonus: le gouvernement doit rappeler les banques à l'ordre

    Matignon réunit les représentants des banques

    François Fillon invite à une moralisation des moeurs de la banque

    Entrer dans une banque provoque un coup au moral, mais aussi une utile étape préliminaire à la visite du château de Versailles. Tout y est profusion de marbre et de lumière. Les agents y sont tous des banquiers au geste lent et majestueux, au port hautain et au regard condescendant, à la parole rare et au langage abscons : ils vivent sur vos dépôts, les gèrent au prix fort et en tirent le maximum de profits en prenant impunément les plus grands risques, mais ne consentent à vous rendre compte qu'avec impatience et réticence. A chaque coin de rue, dans ces temples de Mamnon, point de tape sur l'épaule, ni aucun mot de trop: « Aucun banquier ne peut servir deux maîtres: on ne peut servir à la fois Mammon et le client ».

    Des banques qui ont la mémoire courte

    Le Prince Démon de la cupidité n'a-t-il « ni dieu ni maître »?
    Ce prince des Enfers, uniquement soumis à Lucifer, préside aux divers péchés que fait commettre l'amour de l'argent. Fillon doit donc soumettre l'ange de la richesse et démon de l'avarice. Pour cela, le gouvernement est encore appelé à la rescousse

    Le Premier ministre français s'attaque a deux dérives.
  • Ce rappel intervient après la révélation d'une provision par BNP Paribas de centaines de millions d'euros pour ses traders, qui a provoqué l'indignation de l'opinion et une demande de rapport par la ministre de l'Economie.
    Après la CGT et le Parti socialiste, la CFDT à son tour, a, aussi condamné "la reprise de la pratique de bonus exorbitants". "C'est aux régulateurs et aux gouvernants de fixer de nouvelles règles du jeu", estime le syndicat qui juge insuffisant le code de bonne conduite adopté par les banques françaises en matière de bonus.

  • Le Premier Ministre a demandé jeudi aux banques de respecter leurs engagements et annonce qu'il recevra leurs dirigeants vendredi pour examiner l'évolution et les conditions du crédit bancaire en France.
    François Fillon "rappelle que le respect par les banques des engagements qu'elles ont pris est une exigence absolue vis-à-vis de la collectivité nationale, et de l'Etat, qui a mis à leur disposition à l'automne dernier des moyens importants pour les aider à surmonter la crise financière".

    "Cette exigence a conduit le président de la République et le Premier ministre à demander hier (mercredi 5/8) à Christine Lagarde, ministre de l'Economie, de l'industrie et de l'emploi, de saisir le gouverneur de la Banque de France pour s'assurer du strict respect par les banques des règles en matière de bonus", poursuit le texte.
    "L'accès des entreprises et des particuliers au crédit bancaire dans de bonnes conditions est par ailleurs une clef d'une reprise rapide et soutenue de l'activité économique en France", a en outre souligné Matignon.

  • Le Premier Ministre lance un autre appel.
    La réunion avec les dirigeants des banques sera aussi l'occasion pour le Premier ministre de faire le point sur l'évolution du crédit en France.
    Pour François Fillon, "l'accès des entreprises et des particuliers au crédit bancaire dans de bonnes conditions est par ailleurs une clef d'une reprise rapide et soutenue de l'activité économique en France".
    "Le Premier ministre a donc demandé à ce que les représentants du monde bancaire soient réunis demain à Matignon avec la Banque de France et le ministère de l'Economie afin d'examiner l'évolution et les conditions du crédit bancaire aux particuliers et aux entreprises ces derniers mois, ainsi que les mesures qui devraient, le cas échéant, être envisagées."

    En échange de la garantie de l'Etat pour emprunter et de quasi-fonds propres, les banques françaises se sont engagées à augmenter leurs encours de crédit de l'ordre de 3 à 4% en rythme annuel.
    Mais fin juin, elles avaient prévenu que cet objectif de 3% pourrait ne pas être atteint cette année. En revanche, les bonus le sont.


    « Alors, au final, la bête fut vaincue et les infidèles se réjouirent. Mais tout n'était pas perdu, car des cendres s'éleva un majestueux oiseau. L'oiseau scruta les infidèles et lança sur eux le feu et le tonnerre. Dès lors que la bête fut réincarnée et sa puissance renouvelée, les disciples de Mammon se tapirent dans l'horreur.
    d'après Le Livre de Mozilla, 7:15 »