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jeudi 6 décembre 2018

La gauche tente à nouveau le coup de la motion de censure

L'offensive de la gauche parlementaire, tentative de domination du mouvement citoyen?

Député Jean Lassalle en gilet jaune
à l'Assemblée nationale, le 31 novembre 2018 

Insatisfaits des réponses à la crise sociale incarnée par les "gilets jaunes", les députés socialistes, Insoumis et communistes déposeront lundi une motion de censure contre le gouvernement, a indiqué jeudi le patron du PS, Olivier Faure devant la presse.
"Nous allons chercher pendant les jours qui viennent à élargir le cadre de ceux qui pourront déposer avec nous" cette motion, au sein d'autres groupes politiques, a précisé O. Faure, aux côtés d'élus LFI et PCF, à l'issue d'une réunion de travail.

La motion devra être soumise au vote de l'Assemblée au moins 48 heures après son dépôt, en vertu de l'article 49-2 de la Constitution. Pour faire tomber le gouvernement, il lui faudrait réunir une majorité, ce qui paraît peu probable, ces groupes de gauche comptant 62 membres au total, sur 577 députés. D'où la nécessité d'élargissement : jusque et y compris le Rassemblement national ?

Le pouvoir conduit le pays au chaos

La crise des Gilets jaunes ébranle les députés de la majorité.
Depuis près d’un mois, ils sont en première ligne dans leurs circonscriptions, seuls et non plus en meute, comme à l'Assemblée. Sur le terrain, les députés de La République en marche doivent affronter la colère des Gilets jaunes et de leurs sympathisants. Certains ont dialogué dans le calme avec ces Français venus leur exprimer leur ras-le-bol. D’autres ont été contraints de faire profil bas face à des citoyens beaucoup plus revendicatifs qui leur ordonnaient d’appeler Emmanuel Macron à agir. D’autres, encore, ont perdu leur sang-froid, à l’image de ce député de l’Ain, Stéphane Trompille, qui a voulu en venir aux mains avec des Gilets jaunes qui bloquaient dans son département le péage d’Attignat. 

Résultat de recherche d'images pour "Stéphane Trompille"Titulaire d'un BTS, Trompille, 36 ans, fut tour à tour adhérent MoDem en 2002, puis sympathisant socialiste en 2012 et participa activement à la campagne du socialiste Jean-Jack Queyranne lors des élections régionales en 2015, dans lesquelles il dut dégager. Quand le vent tourna, Trompille rejoignit le mouvement En marche ! lancé en avril 2016 et devint référent des "Jeunes avec Macron" dans l'Ain, dès la même année à Bourg-en-Bresse. Elu député, il intègra la Commission de la ...Défense nationale et des Forces armées à l'Assemblée nationale;

"C’est un peu compliqué pour des nouveaux députés d’encaisser tous ces reproches et toute cette colère. Il y a aujourd’hui une défiance qui s’est installée. Ce n’est même pas la peine d’essayer d’expliquer ce qu’on a fait en faveur du pouvoir d’achat, les Français ne veulent pas l’entendre. La majorité est complètement déstabilisée par les Gilets jaunes", pleurniche l'ex-socialiste et député LREM de l’Hérault Patrick Vignal, contacté par France 24.

"On a un gouvernement qui va droit dans le mur, c'est de notre responsabilité de mettre un stop à ça et de faire en sorte qu'on change de gouvernement et donc de politique", juge Ugo Bernalicis (LFI).

Résultat de recherche d'images pour "Sonia Krimi en gilet jaune"
Ce député du Nord veut convaincre des députés "notamment LREM" de joindre leurs signatures car, selon lui, "il y a des gens raisonnables" parmi eux, dont Sonia Krimi, née à Tunis et franco-tunisienne depuis 2012, qui a revêtu un gilet jaune "symboliquement" dans sa circonscription.

Alors que La République en marche avait choisi d'investir Blaise Mistler, issu des comités de soutien d'Alain Juppé pour les élections législatives, Sonia Krimi se présenta comme candidate dissidente dans l'ancienne circonscription du socialiste Bernard Cazeneuve, ancien premier ministre de François Hollande, avec le soutien de nombreux militants macroniens, et fut élue députée de la Manche, avec 60,93 % des voix.

"Les mesures annoncées ne permettent pas de sortir de la crise et nous voulons une solution démocratique. Il faut une réponse à la colère sociale, à la revendication pour le pouvoir d'achat", a martelé Pierre Dharréville (PCF des Bouches-du-Rhône).

"Ce qui nous rassemble, au-delà de ce qui peut nous diviser, c'est au moins une volonté commune que cette fiscalité soit plus juste", a ajouté Faure, député de Seine-et-Marne, qui prévoit d'ici lundi de travailler au texte commun de la motion, en fonction d'éventuels ralliements.

Le groupe socialiste a apporté ses voix au projet de motion, à l'issue de la déclaration d'Edouard Philippe devant l'Assemblée. L'Assemblée a approuvé mercredi par 358 voix contre 194 les mesures annoncées par le chef du gouvernement, à l'issue d'un débat de près de cinq heures.

Les trois groupes de gauche avaient surmonté en juillet leurs divisions pour déposer une motion de censure commune contre le gouvernement sur l'affaire Benalla. Fait inédit depuis 1980, deux motions simultanées avaient alors été défendues, LR en ayant aussi déposé une. C'était alors la première fois que l'opposition avait recours à cette procédure depuis l'élection d'Emmanuel Macron.

Plus de 100 motions de censure ont été déposées depuis 1958. Une seule a été adoptée, en 1962, faisant chuter le gouvernement de Georges Pompidou.

samedi 9 septembre 2017

Contrats aidés: le déplacement de Philippe à Pau perturbé par des manifestants

Le premier ministre de Macron, hué et sifflé par des Français mécontents  

Une centaine de personnes a manifesté son mécontentement des mesures prises par le gouvernement

Des membres des Calendreta (écoles immersives en langue occitane) ont dénoncé la fin "brutale" des contrats aidés décidée par l'exécutif pour 2018, lors de l'inauguration samedi de la foire de Pau par le premier ministre Edouard Philippe"Nous déplorons l'arrêt brutal des contrats aidés à la veille de la rentrée," a déclaré Nathalie Cazenave, membre de la fédération, défendant "un des maillons indispensables pour assurer notre mission".

Le Premier ministre,
proche d'Alain Juppé, accompagné de 
François Bayrou, maire de la ville, ex-ministre démissionnaire de son gouvernement, le patron du MoDem ont été fraîchement accueillis par des opposants rassemblés à l'entrée de la foire annuelle de Pau
 
Dans le groupe hétéroclite de manifestants figuraient des élus du Bassin d'Oloron protestant contre la fermeture de la maternité d'Oloron-Sainte-Marie programmée en 2018, des représentants de la FDSEA réclamant la mise en place d'un plan d'accompagnement des éleveurs de palmipèdes, ainsi que des militants de la CGT. "On est tous des fainéants !", a lancé l'un des extrémistes de gauche, faisant ainsi allusion aux propos polémiques du président Macron en Grèce. 
"Le Premier ministre nous a dit qu'il faut convaincre Bruxelles d'autoriser la France à verser ces aides", a-t-il poursuivi. "Il semble conscient de ces enjeux. N'oublions pas que les agriculteurs sont depuis plusieurs mois sans revenu", a-t-il ajouté.

Philippe et son escorte ont été accueillis par des huées et des sifflets

A l'intérieur de la foire, d'autres manifestants ont scandé des slogans hostiles à son encontre. "Loi Travail, non non non ! Rendez-vous le 12 !", a lancé l'un d'entre eux, en référence à l'appel à une manifestation le 12 septembre contre le projet de réforme de droit du travail. 

19 délégations avaient demandé un rendez-vous à Edouard Philippe. 
Seule celle de la FDSEA a été reçue par le Premier ministre, en rendez-vous "au débotté" à son arrivée à l'aéroport de Pau, samedi matin. 

Des élus ruraux de Pyrénées-Atlantiques avaient également décidé de boycotter la visite d'Edouard Philippe, mécontents de ne pas avoir obtenu de rendez-vous avec lui pour évoquer leurs inquiétudes sur l'avenir des petites communes. L'ancien candidat à la présidentielle et toujours député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a suivi Edouard Philippe et son ancien compagnon François Bayrou dans les allées de la foire. "Je vais voir si le Premier ministre me reconnaît. J'ai été député avec lui", a-t-il raillé.

Le vendredi 01 septembre 2017, a
lors qu'il se montrait à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne, parce que son maire est Benoist Apparu, un juppéiste, comme Edouard Philippe, le premier ministre avait déjà été copieusement sifflé à son arrivée par des représentants de la CGT.

VOIR et ENTENDRE
les huées - dont des "assassin" - et les sifflets pendant le face à face tendu avec une représentante de la CGT :  
"Qu'est-ce que vous nous cachez ? Il y en a ras-le-bol !" l'a interpellé la cégétiste ajoutant : "on a souffert avec Hollande. On a souffert avec Sarkozy. Ça suffit ! Les gens sont en colère. Ça suffit".
"Calmez-vous madame" a débord demandé le Premier ministre avant de lui expliquer : "Madame, vous dîtes : "Qu'est-ce que vous nous caché ? Rien. On ne va rien cacher. On va à l'objectif qu'on s'est fixé".

dimanche 2 avril 2017

Patrick Cohen se fait courtoisement rappeler au respect par Jean Lassalle, candidat à la présidentielle

Jean Lassalle rembarre froidement l'insolent Patrick Cohen, un élu à rien représentatif de sa "sale" corporation, dirait Mélenchon

Patrick Cohen a-t-il reçu le message ?

Invité de C à vous, émission présentée par Anne-Sophie Lapix, sur France 5, ce jeudi 30 mars, Jean Lassalle n'a pas du tout apprécié la grossièreté pourtant coutumière de Patrick Cohen, un journaliste cumulard aux traits mous qui émarge sur le service public en sur-effectifs de manipulateurs serviles de l'encensoir socialiste, soucieux de justifier leur abattement fiscal de 8.760 euros.

Patrick Cohen, l'humilié humiliant. 
Lors d'un récent dîner mondain, le prince William a confondu le valet de l'Elysée avec un ...DJ. L'animateur du service public de radio et télévision voudrait porter plainte pour crime de lèse-majesté...  

Le même PC lança aussi une méchante vanne sur les Rom. En présence d'Elsa Zylberstein, Christian Clavier et Ary Abittan sur le plateau, à propos de leur participation au film 'A bras ouverts' de Philippe de Chauveron, et alors que Ary Abittan témoignait : "Ils sont morts de rire, ils prennent des photos", il fut coupé par le journaliste demeuré Patrick Cohen qui tenta de faire de l'humour intello-bobo-socialiste-nanti : "Ils envahissent aussi les salles de cinéma?", lança le chroniqueur malsain, glaçant l'ambiance.
Sous les rires de Pierre Lescure qui bat des mains... 

Le nauséabond chroniqueur de C à Vous a provoqué la colère maîtrisée de Jean Lassalle


"Invité" (une notion perdue et galvaudée !) de l'émission de France 5, le jeudi 5 mars, le candidat à la présidentielle ne pouvait pas en effet apprécier l'accusationà l'image du chroniqueur, Patrick Cohen, qui prêtait à ce candidat franc du collier l'intention de dévier du sujet principal de la question d'Anne-Sophie Lapix sur la délocalisation d'une usine Whirlpool. "Je ne perds pas une minute", a rétorqué Jean Lassalle, avant de moucher le chroniqueur : "Attendez Monsieur, pour l'instant, je ne vous ai pas adressé la parole pour que vous me répondiez sur ce ton."

VOIR et ENTENDRE cette séquence d'agression médiatique gratuite et nulle :

Mais l'individu est toujours sur le ondes, quoi qu'il dise et fasse, avec la complicité des associations de soutien à la communauté Rom. 
En mars 2013, Patrick Cohen fit polémique  à la suite d'un débat avec Frédéric Taddeï au cours de l'émission C à vous sur France 5. Le sectaire reprocha à l'animateur de Ce soir (ou jamais !) de donner la parole à ceux qu'il considère comme des "cerveaux malades" livrant au passage l'une de ses petites listes noires : Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral et Marc-Édouard Nabe. Le gauchiste Daniel Schneidermann le reprit au vol, : "ils ont contrevenu à un dogme". Analysant cette "liste noire", ireprocha alors à Patrick Cohen sa petite cervelle avant de lui donner une leçon de subtilité stratégique, jugeant que "Se priver d’invités intéressants parce qu’on n’est pas d’accord avec eux est, pour un journaliste payé par le contribuable, une faute professionnelle. Et non seulement c’est indéfendable, mais c’est contre-productif."
"
Le second métier de M. Cohen serait plutôt censeur des ondes officielles d’État", conclut Patrick Mandon.

Quant à l'association de critique des media Acrimed, elle mettra en évidence les contradictions et la "mauvaise foi" de Patrick Cohen, raison pour laquelle Delphine Ernotte le conserva sur le service public. Mais ne pourrait-on pas en dire autant de tant d'autres, à commencer par Laurent Joffrin, dans le privé aux mains d'hommes d'affaires socialistes. 
Le 10 mars 2015, pour montrer sa solidarité envers sa collègue Pascale Clark dont la carte de presse ne fut pas renouvelée, Patrick Cohen déchira sa propre carte de presse en direct à l'antenne de France Inter, geste suscitant de nombreuses critiques et moqueries. Mais l'individu est sur la même ligne que Valls, autre donneur de leçons de morale et de manquement à la parole donnée. L'histrion est toujours sur France Inter. A titre bénévole ? 

mercredi 25 janvier 2012

Présidentielle: Hollande court après Mélenchon, selon Bayrou

Le discours de Hollande dans le 9.3 racole à la gauche du PS

Bayrou se sent abandonné du candidat Hollande
Le président du MoDem affirme qu'il gardera son "cap" et estime que François Hollande a commis une erreur en se positionnant, dimanche au Bourget, en ennemi de la finance.


La prestation de François Hollande n'a peut-être pas été une si bonne opération
Vu du QG de campagne de François Bayrou, rue de l'Université à Paris (VIIe), l'appel du genou du candidat à la gauche du PS et à l'extrême gauche est une erreur stratégique, contrairement à ce que veut faire croire la presse au service du candidat socialiste. "En déclarant, 'mon ennemi, c'est la finance', François Hollande court après [Mme Dugenou], Jean-Luc Mélenchon. Je pense que beaucoup de gens de centre gauche vont s'interroger sur cette posture", estime ainsi l'eurodéputée Marielle de Sarnez, bras droit de François Bayrou et ex-épouse du maire de Deauville.

Hollande se met les banques à dos
Un autre proche du candidat centriste abonde: "Jusqu'à aujourd'hui, Hollande pouvait se prévaloir du soutien des anciens strauss-kahniens et de la gauche des affaires. Là, il s'est mis de lui-même dans une situation impossible à gérer pour la suite, car les Français savent bien que la France ne se gouverne pas à la gauche de la gauche. En fait, il vient d'ouvrir un espace au centre…"
Sur le fond, Sarnez note encore que le candidat socialiste n'a parlé ni de la dette ni du déficit. "Hollande n'a pas fait un discours pour temps de crise. Il a fait un discours politique de facture traditionnelle, où on a entendu un florilège de promesses, qui fait s'interroger sur la crédibilité de son projet…", observe-t-elle.


"Mon ennemi, moi, c'est le chômage"

Mardi matin, sur RTL, Bayrou a d'ailleurs pointé lui-même son désaccord avec l'analyse de Hollande faisant du "monde de la finance" son adversaire principal. "Ça revient à dire que les problèmes que nous rencontrons ne sont pas de notre faute et viennent de l'extérieur. Mon ennemi, moi, c'est le chômage", a-t-il insisté, à la suite du Chef de l'Etat.
Député européen du MoDem et ancien patron du Crédoc, Robert Rochefort juge ainsi "artificiel de faire croire que la relance de la production se fera par des décisions d'encadrement des banques et de la sphère financière". Pour lui, "le redressement de la France, donc la baisse du chômage, passera par le 'produire en France' de Bayrou, c'est-à-dire les PME, la création d'activité et les artisans, qui ont été totalement absents du discours d'Hollande."
François Bayrou l'assure : les Français sont prêts à payer " deux euros de plus " pour acheter de la lingerie Lejaby produite en France. Et les consommatrices ?...

Surtout, calcule encore Rochefort, "la liturgie, très siècle dernier de Hollande au Bourget, était adaptée au public qui était là, mais, contrairement à Ségolène Royal, qui en 2007 avait essayé d'ouvrir, il ne devrait pas mordre au-delà de ce public". Ce qui fait dire encore à Sarnez, la comparse de ce numéro de duettistes, que "seul Bayrou peut incarner et réussir un rassemblement large autour de lui pour former une majorité nouvelle". Joint mardi par Le Figaro, Bayrou le jure: "Tout cela ne m'oblige qu'à une attitude: garder mon cap ! C'est parce que j'ai gardé mon cap que les gens me rejoignent aujourd'hui."
Où est par conséquent le problème ?
Et pour preuve, il souligne qu'il a voté contre la loi pénalisant les génocides, contrairement à l'UMP et au PS. Sans garantie pourtant que ceux qu'il a gagnés d'un côté ne l'ont par quitté de l'autre.


Le PS n'a pas tardé à riposter à ces remarques acides

Faut-il y voir une certaine fébrilité dans l'entourage d'Hollande vis-à-vis du candidat centriste ?

Président du groupe PS à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault a ouvert le feu mardi. "Bayrou a dit que son seul adversaire, ce n'est pas la finance mais le chômage. Il est député. Jamais une fois je ne l'ai entendu parler du chômage dans l'Hémicycle", a raillé avec aplomb le conseiller spécial du candidat socialiste, de mauvaise foi.

Car la Voix de son Maître grésille beaucoup, mais ne rend pas le son fidèlement. Tout le monde garde en effet en mémoire le combat du député des Pyrénées Atlantiques, Jean Lassalle, l'un des 4 élus du MoDem à l'Assemblée, en faveur de la polyclinique d’Oloron en mars 2011 ou sa grève de la faim sa grève de la faim d'avril 2006, en soutien aux 150 salariés de l'usine Toyal dans la vallée d'Aspe. Le mépris de Ayrault est d'autant plus indécent qu'il prétend par ailleurs défendre les petites formations en soutenant la proportionnelle.

Mais Ayrault était peut-être occupé à faire des niches fiscales à la majorité en se planquant derrière un rideau.
Lien PaSiDupes

lundi 15 mars 2010

Régionales: le MoDem sort à poil de l'isoloir du 1er tour

L'autocrate du MoDem a essuyé un cuisant revers électoral

François Bayrou a fait très exactement hier ce qu'espéraient tous les concurrents du résidu du centre. Image ci-contre extraite de la video prémonitoire du MoDem, montrant un specimen centriste en voie d'extinction à la recherche de son créateur.
Corinne Lepage enrage, Bennahmias s'en est rasé le crâne et Marielle de Sarnez, qui se croit à la Ferme des Célébrités aux douze coups de minuit sonnés, fait l'autruche, la tête sous terre et la patte crochue tendue vers le moindre menu vermisseau. Lassalle n'aura plus personne à qui casser les oreilles de son chant solitaire au fond de ses montagnes. Les derniers ours et bouquetins devront se constituer en association de défense. Lire PaSiDupes

A peine 4 % des voix

Le parti centriste danse encore devant les trotskistes, mais i
l est devancé par Europe Ecologie, le Front national et même le Front de gauche, très loin des 12 % obtenus par l'UDF en 2004 - avec un positionnement politique très différent -dans les seize circonscriptions où il s'était présenté seul.
Pis, il est bien en deçà des 8,46 % recueillis aux dernières européennes.
Sans même le comparer aux 18,57 % de François Bayrou à la présidentielle.

Le nombre de conseillers régionaux Modem va considérablement diminuer. Dans toutes les régions où il n'a pas dépassé la barre des 5 %, le parti croupion n'aura pas le moindre élu - et ne sera pas remboursé de ses frais de campagne. Et même dans les autres, il n'apparaît pas en position de force pour négocier des alliances de second tour.


Bayrou, une bourrique qui se dérobe à l'obstacle

Pour le fossoyeur du centre, qui avait imposé une stratégie d'autonomie dès le premier tour, le coup est rude.

Sans hypothéquer totalement ses chances en 2012, les régionales lui compliquent encore un peu plus la tâche. Difficile de revendiquer le rôle de centre de gravité de la vie politique avec des scores aussi faibles. Difficile, aussi, de conquérir l'Elysée avec un parti qui ressemble plus à une coquille vide qu'à une véritable machine de guerre. « On ne mise pas beaucoup sur un cheval qui n'avance plus », lâche un responsable départemental du Modem, avouant un « très gros ras-le-bol » : « Il faut avoir les convictions chevillées au corps pour rester… », soupire l'aspirant Phoenix.
La fronde, la grogne et la rogne

La grogne, alimentée par les mauvais sondages, a pris de l'ampleur avant même le premier tour. La vidéo de campagne fustige le PS et on voit mal comment l'entre-deux tours pourrait permettre de recoller les morceaux.

Corinne Lepage a pris ses distances
Elle a mis en cause hier « le président du parti et sa stratégie ») et fait des risettes à Europe Ecologie qui préfère jouer à "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette..."

D'autres ont claqué la porte
Le mouvement pourrait s'amplifier. Déjà, plusieurs conseillers nationaux réclament la tenue, dès la fin mars, d'un conseil extraordinaire du parti, demandant à François Bayrou de se concentrer sur la présidentielle et de laisser les rênes de l'appareil.

Beaucoup, au sein du parti, n'ont pas apprécié le « casting » du Modem pour ces régionales.
Certains, sur le terrain, ont traîné des pieds pour faire campagne et, parfois, avouent ne pas avoir voté pour le candidat de leur parti. Hier, le centriste a promis de « tirer les leçons » de ce « mauvais jour », excluant de renoncer à son « combat » : « Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire. »
La « génération nouvelle » que François Bayrou voulait faire émerger n'est nulle part parvenue à créer la surprise. Son Obama hexagonal, Alain Dolium, sur lequel le député des Pyrénées-Atlantiques avait fondé quelqu'espoir, n'a recueilli que 4 % des voix en Ile-de-France. Dans la moyenne, comme Yann Wehrling en Alsace ou Azouz Begag en Rhône-Alpes.

Certains ont fait pire
.
En PACA, le Modem n'a pas atteint 3 %. Seul Jean Lassalle, fidèle parmi les fidèles, a sauvé l'honneur du Modem. En dépassant les 10 % et en se maintenant au second tour en Aquitaine.
Il aura un poids considérable ! D'estime...

lundi 25 janvier 2010

Régionales: Bayrou, la gueule de bois

Bayrou appelle à un "réveil républicain"

François Bayrou, le président du Mouvement démocrate, appelle à un "réveil républicain" aux élections régionales, un scrutin à risque pour sa formation qui a choisi d'aller seule à la bataille et se vide.
Devant un millier de militants réunies dimanche à Paris pour le lancement de la campagne, le candidat centriste éliminé au 1er tour de la présidentielle, qui a refusé toute alliance au premier tour le 14 mars, a fustigé un pouvoir qui place selon lui l'argent au-dessus de l'intérêt public.

Le Béarnais a appelé à un "réveil" des "Républicains de tous bords" aux régionales, dont le second tour aura lieu le 21 mars.
"Il faut qu'à chaque occasion, et cette élection en sera une, il y ait le réveil des républicains", a-t-il dit. "Il faut qu'ils envoient un message transparent comme le cristal : nous ne pouvons pas accepter ce que vous êtes en train de faire".

Si il le dit...

François Bayrou a précisé qu'il n'avait "aucune antipathie personnelle" envers l'équipe au pouvoir. "On a fréquenté les mêmes sous-bois, les mêmes labyrinthes", a rappelé celui qui fut ministre dans des gouvernements de droite.
L'ancien "troisième homme" de la présidentielle de 2007 refuse de donner "tous les pouvoirs à la droite au sommet de l'Etat et tous les pouvoirs à la gauche dans les régions".

Le bipartisme
"Grand chelem d'un coté contre grand chelem de l'autre. C'est un cauchemar pour la France qu'on se retrouve dans cette déchirure-là", a-t-il estimé, tout en reconnaissant que le choix de l'autonomie fait par le MoDem était risqué.
Le multipartisme, "c'est un risque, oui, mais il n'y a pas de vie sans risque", a-t-il dit.
Contraint forcé.
François Bayrou s'est félicité de diriger le "seul mouvement politique qui ait choisi de confier deux de ses têtes de listes nationales (à des personnes) représentant des jeunes et des familles qui se sentent en difficulté". En l'occurrence, le chef d'entreprise Alain Dolium en Ile-de-France et l'ancien ministre Azouz Begag en Rhône-Alpes.

Le MoDem se replie sur lui-même
François Bayrou a d'ores et déjà repoussé l'idée d'un rapprochement avec le pouvoir en place.
A la tribune, le député pyrénéen Jean Lassalle a entonné la chanson de Guy Béart "l'Espérance folle", symbolisant les ambitions des 22 candidats centristes.

lundi 11 juin 2007

Le MoDem plafonne à 7,6%.

Le bug du MoDem
Le MoDem a échoué à traduire aux élections législatives la percée de François Bayrou
à la présidentielle (18,57%). Son électorat avait pourtant été encouragé par des sondages favorables, à hauteur de 8%, voire de 10%. Malgré sa volonté d’occuper le terrain avec 535 candidats -recrutés à la va-vite- pour 577 circonscriptions, le parti créé le 10 mai pourrait n'obtenir au maximum que quatre sièges dans la nouvelle assemblée, selon les projections. Loin des 20 députés nécessaires pour créer un groupe.

Le leader, François Bayrou, est en ballottage favorable dans la deuxième circonscription des Pyrénées-Atlantiques.

Rares sont ceux qui peuvent par ailleurs espérer retrouver une place à l’Assemblée Nationale. Parmi eux,

Jean Lassalle, le député des Pyrénées-Atlantiques, est qualifié pour le second tour mais il est arrivé derrière le candidat UMP.

En Seine-Saint-Denis, le sortant (à droite) Jean-Christophe Lagarde, investi par le MoDem, mais qui a fait campagne en candidat libre, est en ballottage très favorable.
En revanche, les autres sont sacrifiés.

Ont été éliminés dès le premier tour
Madame de Sarnez
, la directrice de campagne appartient à la cavalerie lourde de Bayrou, mais l’élue du 14°e arrondissement est battue. Née 1951 à Paris, député européen depuis 1999, elle était entrée en politique pour soutenir la candidature de Valéry Giscard d'Estaing à l’élection présidentielle de 1974.

Gilles Artigues (Loire) né en 1965 à St-Etienne où il est adjoint au maire, il est battu dans la 1re circonscription de la Loire.

Anne-Marie Comparini (Rhône) arrive 3° avec seulement 17,37% contre 40,18% à l’UMP Michel Havard et 23,52% à Thierry Braillard (PRG). Née en 1947, elle fut présidente du Conseil régional de Rhône-Alpes de 1999 à 2004. Elue députée le 16 juin 2002, pour la 12° législature (2002-2007, dans la 1ère circonscription du Rhône pour le MoDem, elle est battue à la législative de 2007 .

Azouz Begag (14,74%), qui voulait être "le premier député issue de l'immigration élu à l'Assemblée nationale", a raté son pari dimanche. Dans la troisième circonscription de Lyon, il n'aura finalement pas réussi à jouer les trouble-fête au sein du traditionnel duel droite-gauche incarné par deux professeurs de médecine réputés, le député UMP sortant Jean-Michel Dubernard (40,66%) et son challenger socialiste le professeur Jean-Louis Touraine (27,87%), adjoint au maire de Lyon. Avec 14,7% des suffrages, l'ancien ministre de la Promotion de l'égalité des chances du gouvernement de Villepin est arrivé en troisième position sans avoir la possibilité de se maintenir. Il a appelé à "voter pour un médecin qui ne s'appelle pas Dubernard". N’est-il pas drôle !

Après l'annonce des résultats, François Bayrou a estimé que, si l'avance de l'UMP confirmait le premier tour à l'Assemblée nationale après le second tour des législatives, "cela crée un déséquilibre dans la représentation de l'Assemblée nationale, un déséquilibre terriblement marqué. Et ce déséquilibre, un jour ou l'autre, la France le regrettera".
Bayrou n’a pas une haute opinion des électeurs et n’a pas envisagé qu’il sait ce qu’il fait et le fait démocratiquement. Les Français veulent voir appliquer le programme du candidat Sarkozy pour lequel ils ont voté.
On sait que Bayrou réclame plus de proportionnelle et souhaite donc le retour du FN à l’Assemblée Nationale, mais aussi les trotskistes.

Face à l'UMP, qui a "des devoirs de réaliser les objectifs qu'elle s'est elle-même fixée", les membres du MoDem seront "constructifs", a promis François Bayrou, "pour "soutenir ce qui va dans le bon sens et pour dire les yeux dans les yeux ce qui ne va pas."

Pour le second tour, officiellement, le MoDem examinera "au cas pour cas" la situation avant d'envisager des désistements.