Le premier ministre de Macron, hué et sifflé par des Français mécontents
Une centaine de personnes a manifesté son mécontentement des mesures prises par le gouvernement

Le Premier ministre, proche d'Alain Juppé, accompagné de François Bayrou, maire de la ville, ex-ministre démissionnaire de son gouvernement, le patron du MoDem ont été fraîchement accueillis par des opposants rassemblés à l'entrée de la foire annuelle de Pau.

Dans le groupe hétéroclite de manifestants figuraient des élus du Bassin d'Oloron protestant contre la fermeture de la maternité d'Oloron-Sainte-Marie programmée en 2018, des représentants de la FDSEA réclamant la mise en place d'un plan d'accompagnement des éleveurs de palmipèdes, ainsi que des militants de la CGT. "On est tous des fainéants !", a lancé l'un des extrémistes de gauche, faisant ainsi allusion aux propos polémiques du président Macron en Grèce.
"Le Premier ministre nous a dit qu'il faut convaincre Bruxelles d'autoriser la France à verser ces aides", a-t-il poursuivi. "Il semble conscient de ces enjeux. N'oublions pas que les agriculteurs sont depuis plusieurs mois sans revenu", a-t-il ajouté.
Philippe et son escorte ont été accueillis par des huées et des sifflets
A l'intérieur de la foire, d'autres manifestants ont scandé des slogans hostiles à son encontre. "Loi Travail, non non non ! Rendez-vous le 12 !", a lancé l'un d'entre eux, en référence à l'appel à une manifestation le 12 septembre contre le projet de réforme de droit du travail.
19 délégations avaient demandé un rendez-vous à Edouard Philippe.
Seule celle de la FDSEA a été reçue par le Premier ministre, en rendez-vous "au débotté" à son arrivée à l'aéroport de Pau, samedi matin.
Des élus ruraux de Pyrénées-Atlantiques avaient également décidé de boycotter la visite d'Edouard Philippe, mécontents de ne pas avoir obtenu de rendez-vous avec lui pour évoquer leurs inquiétudes sur l'avenir des petites communes. L'ancien candidat à la présidentielle et toujours député des Pyrénées-Atlantiques, Jean Lassalle, a suivi Edouard Philippe et son ancien compagnon François Bayrou dans les allées de la foire. "Je vais voir si le Premier ministre me reconnaît. J'ai été député avec lui", a-t-il raillé.
Le vendredi 01 septembre 2017, alors qu'il se montrait à la Foire agricole de Châlons-en-Champagne, parce que son maire est Benoist Apparu, un juppéiste, comme Edouard Philippe, le premier ministre avait déjà été copieusement sifflé à son arrivée par des représentants de la CGT.
VOIR et ENTENDRE les huées - dont des "assassin" - et les sifflets pendant le face à face tendu avec une représentante de la CGT :
"Qu'est-ce que vous nous cachez ? Il y en a ras-le-bol !" l'a interpellé la cégétiste ajoutant : "on a souffert avec Hollande. On a souffert avec Sarkozy. Ça suffit ! Les gens sont en colère. Ça suffit".
"Calmez-vous madame" a débord demandé le Premier ministre avant de lui expliquer : "Madame, vous dîtes : "Qu'est-ce que vous nous caché ? Rien. On ne va rien cacher. On va à l'objectif qu'on s'est fixé".
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