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samedi 16 septembre 2017

Surexploitation : des policiers et leurs compagnes manifestent leur colère à Paris

"Citoyens ! désavouée votre police se meurt"

Près d’un an après le déclenchement d’une mobilisation inédite dans la police, pendant l'"état d'urgence"


Ils étaient encore plusieurs centaines à manifester à Paris et dans plusieurs grandes villes
L’image contient peut-être : textesamedi 16 septembre : avec leurs compagnes, ils ont exprimé leur "colère" sur leurs conditions de travail.
Femmes de policiers en tête du cortège, environ 200 personnes défilaient en début d’après-midi dans la capitale, dans le quartier des Invalides, derrière une banderole "Citoyens ! désavouée, votre police se meurt". Un mannequin représentant un policier était dressé sur une voiture, une cible placée dans le dos, et des manifestants scandaient des slogans comme "Assez, assez de policiers brûlés !".

Les policiers ont le sentiment d'être les "éboueurs" de la société 


VOIR et ENTENDRE la vidéo de l'Association MPC - Mobilisation des Policiers en Colère :

Née après l’attaque aux cocktails Molotov de policiers gravement blessés le 8 octobre 2016 à Viry-Châtillon (Essonne), 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et textela fronde parmi les policiers avait duré plusieurs semaines, avec des manifestations la nuit à travers la France. Spontanée, grâce aux réseaux sociaux et sans les syndicats, elle était inédite par son ampleur. Il s’agit d’alerter sur "nos conditions de travail avec des véhicules hors d’âge, des lourdeurs procédurales…", a expliqué Tom, vice-président de l’Union nationale des policiers indépendants (UPNI), l’une des trois associations qui ont appelé à manifester (MPC, Mobilisation des Policiers en Colère, l'UPNI, Union des Policiers Nationaux Indépendants, et les FFOC, Femmes des Forces de l'Ordre en Colère).

VOIR et ENTENDRE cette vidéo de mobilisation des policiers et de sensibilisation de la population :

"On ira jusqu’au bout"
L’UPNI compte envoyer la semaine prochaine au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, un "magazine" compilant 
des photos réunies dans le cadre d’un concours lancé cet été pour dénoncer la vétusté de leurs équipements. "Le commissariat de Coulommiers [Seine-et-Marne] a "gagné" ", a fait savoir le vice-président de l’UPNI. Le maire de la ville fut Franck Riester ((2008-2017).



Les "défavorisés" du ministère de l'Intérieur, dont on ne parle pas :

D’autres mobilisations ont eu lieu en France, comme à Strasbourg et Lyon. 
A Marseille, une soixantaine de personnes, des policiers et leurs femmes, s'est rassemblée vers 13 heures. "Tout le monde ne déteste pas les forces de l’ordre. Nous on les aime, et on ira jusqu’au bout", déclarait Isabelle, femme de policier marseillais et porte-parole régionale de la fédération 'Femmes de forces de l’ordre en colère'.
A Bordeaux :
Face à la mouvement social de l’automne 2016, le gouvernement précédent avait débloqué 250 millions d’euros pour améliorer l’équipement des policiers, et fait voter une loi assouplissant les règles de la légitime défense.



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