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jeudi 2 février 2012

Bayrou s'indigne des moyens de campagne du candidat Hollande

Hollande est un candidat socialiste plus "riche" que "défavorisé"

Qui connaît le détail des engagements du candidat Hollande sur la Santé ?



Yann Wehrling a taclé mardi le PS sur ses frais de campagne

Le porte-parole du candidat Bayrou assure que le MoDem s'attache en revanche à ne pas faire de dépenses excessives d'argent public, par souci "d'exemplarité en période de crise" . "Je ne suis pas certain qu'un déploiement de moyens soit une garantie de succès. Je crois même le contraire", a expliqué Yann Wehrling lors du point presse hebdomadaire du MoDem en réponse à une question sur les frais de campagne du parti centriste.
"En France, les dépenses de campagne, c'est de l'argent public et vous n'êtes pas obligé de dépenser de manière excessive pour faire campagne. Ainsi, vous économisez l'argent des contribuables", a-t-il rappelé au candidat vertueux du PS. "Au MoDem, nous n'avons pas de dépenses superflues. C'est important en terme d'exemplarité dans une période de crise et quand on défend la nécessité de réduire les dépenses publiques de l'Etat dans l'avenir", a-t-il ajouté.

Wehrling compare les dépenses du MoDem à celle du PS

"Lors de notre meeting de Dunkerque le 19 janvier, nous avons utilisé cinq fois moins de moyens vidéo que François Hollande dimanche dernier au Bourget pour une qualité égale", a-t-il souligné.

"Au final, le PS va être au plafond des frais de campagne remboursables avec 15 millions d'euros, alors qu'au MoDem nous serons au dessous de la moitié de cette enveloppe avec sans doute quelque 7 millions d'euros", a-t-il conclu.

lundi 15 mars 2010

Régionales: le MoDem sort à poil de l'isoloir du 1er tour

L'autocrate du MoDem a essuyé un cuisant revers électoral

François Bayrou a fait très exactement hier ce qu'espéraient tous les concurrents du résidu du centre. Image ci-contre extraite de la video prémonitoire du MoDem, montrant un specimen centriste en voie d'extinction à la recherche de son créateur.
Corinne Lepage enrage, Bennahmias s'en est rasé le crâne et Marielle de Sarnez, qui se croit à la Ferme des Célébrités aux douze coups de minuit sonnés, fait l'autruche, la tête sous terre et la patte crochue tendue vers le moindre menu vermisseau. Lassalle n'aura plus personne à qui casser les oreilles de son chant solitaire au fond de ses montagnes. Les derniers ours et bouquetins devront se constituer en association de défense. Lire PaSiDupes

A peine 4 % des voix

Le parti centriste danse encore devant les trotskistes, mais i
l est devancé par Europe Ecologie, le Front national et même le Front de gauche, très loin des 12 % obtenus par l'UDF en 2004 - avec un positionnement politique très différent -dans les seize circonscriptions où il s'était présenté seul.
Pis, il est bien en deçà des 8,46 % recueillis aux dernières européennes.
Sans même le comparer aux 18,57 % de François Bayrou à la présidentielle.

Le nombre de conseillers régionaux Modem va considérablement diminuer. Dans toutes les régions où il n'a pas dépassé la barre des 5 %, le parti croupion n'aura pas le moindre élu - et ne sera pas remboursé de ses frais de campagne. Et même dans les autres, il n'apparaît pas en position de force pour négocier des alliances de second tour.


Bayrou, une bourrique qui se dérobe à l'obstacle

Pour le fossoyeur du centre, qui avait imposé une stratégie d'autonomie dès le premier tour, le coup est rude.

Sans hypothéquer totalement ses chances en 2012, les régionales lui compliquent encore un peu plus la tâche. Difficile de revendiquer le rôle de centre de gravité de la vie politique avec des scores aussi faibles. Difficile, aussi, de conquérir l'Elysée avec un parti qui ressemble plus à une coquille vide qu'à une véritable machine de guerre. « On ne mise pas beaucoup sur un cheval qui n'avance plus », lâche un responsable départemental du Modem, avouant un « très gros ras-le-bol » : « Il faut avoir les convictions chevillées au corps pour rester… », soupire l'aspirant Phoenix.
La fronde, la grogne et la rogne

La grogne, alimentée par les mauvais sondages, a pris de l'ampleur avant même le premier tour. La vidéo de campagne fustige le PS et on voit mal comment l'entre-deux tours pourrait permettre de recoller les morceaux.

Corinne Lepage a pris ses distances
Elle a mis en cause hier « le président du parti et sa stratégie ») et fait des risettes à Europe Ecologie qui préfère jouer à "Je te tiens, tu me tiens par la barbichette..."

D'autres ont claqué la porte
Le mouvement pourrait s'amplifier. Déjà, plusieurs conseillers nationaux réclament la tenue, dès la fin mars, d'un conseil extraordinaire du parti, demandant à François Bayrou de se concentrer sur la présidentielle et de laisser les rênes de l'appareil.

Beaucoup, au sein du parti, n'ont pas apprécié le « casting » du Modem pour ces régionales.
Certains, sur le terrain, ont traîné des pieds pour faire campagne et, parfois, avouent ne pas avoir voté pour le candidat de leur parti. Hier, le centriste a promis de « tirer les leçons » de ce « mauvais jour », excluant de renoncer à son « combat » : « Une vérité ne cesse pas d'être vraie parce qu'elle est minoritaire. »
La « génération nouvelle » que François Bayrou voulait faire émerger n'est nulle part parvenue à créer la surprise. Son Obama hexagonal, Alain Dolium, sur lequel le député des Pyrénées-Atlantiques avait fondé quelqu'espoir, n'a recueilli que 4 % des voix en Ile-de-France. Dans la moyenne, comme Yann Wehrling en Alsace ou Azouz Begag en Rhône-Alpes.

Certains ont fait pire
.
En PACA, le Modem n'a pas atteint 3 %. Seul Jean Lassalle, fidèle parmi les fidèles, a sauvé l'honneur du Modem. En dépassant les 10 % et en se maintenant au second tour en Aquitaine.
Il aura un poids considérable ! D'estime...

lundi 31 mars 2008

Les Verts ne s’offusquent plus de certains cumuls de mandats

Voynet cache ce sein que les Verts ne sauraient voir
Les Verts ne voient plus aucun problème à cumuler des mandats.
Il se trouve que la seule maire écologiste d'une ville de plus de 100.000 habitants est Dominique Voynet ! Mais ce n’est pas le moment de rappeler les promesses de campagne, sauf s’il s’agit de celles de la droite. Pourtant, ce ne sont pas les turbulences financières internationales, ni les cours du dollar ou du pétrole et pas même le prix des matières premières agricoles qui ont pu influer sur la décision de la présidente des Verts. Aucune excuse qui ne soit revirement hexagonal, circonstanciel et microcosmique. Mais pourquoi parler haut, si c’est pour la mettre en veilleuse à la première virevolte?

Dominique Voynet, sénatrice de Seine-Saint-Denis, a été nouvellement élue à la mairie de Montreuil le 16 mars face au maire sortant Jean-Pierre Brard (app PCF), ce qui modifie le raisonnement des donneurs de leçons. Au cours de leur conseil national interrégional (Cnir),destiné ce week-end à dresser le bilan des municipales et cantonales, Anne Souyris, porte-parole du courant Mamère, a annoncé que Voynet «ne démissionnera pas du Sénat si c’est un membre du PS qui prend sa place. Tous les Verts sont d’accord avec ce principe». Aurait-elle des griefs contre le PS depuis ces dernières élections? L’autre porte-parole sera Jean-Louis Roumégas, leader des Verts à Montpellier, un proche de Dominique Voynet : il remplace Yann Wehrling qui, ayant rejoint aux municipales la liste Modem à Strasbourg, a été « suspendu »…

Le parcours politique de Dominique Voynet est méandreux à souhait.
L’ancienne Ministre de l'Environnement de Lionel Jospin avait été fortement critiquée lors de la catastrophe écologique provoquée par le naufrage de l'Erika. Elle soutint aussi la démarche environnementale de l’entreprise McDonald's France, cible priilégiée des altermondialistes. Elle n’a pas réussi à faire aboutir son projet de réforme de la politique de l'eau, préparé depuis mai 1998. Au premier tour de l’élection présidetielle 1995, elle obtint 3,31 % des suffrages conformément aux décisions de son parti, elle refusa d'appeler à voter au second tour pour le candidat socialiste… Lionel Jospin. A nouveau candidate des Verts à l’élection présidentielle de 2007, elle n’obtint que 1,57% et appella à voter au second tour pour la candidate de la gauche, Marie-sEGOlène Royal.
Dans cette nouvelle chorégraphie virevoltante, aucun recours auprès des instances du parti n’a été déposé contre Voynet, pas même par Mamère... «C’est une question que l’on ne se pose pas, car tout le monde considère qu’il est préférable d’avoir un siège au Sénat afin de faire valoir nos idées», assène Marianne Moukomel, présidente du bureau du Cnir. Conscients du décalage entre ce discours et leurs règles internes, les Verts envisagent une modification de leurs statuts, «afin que l’abolition du cumul des mandats soit un aboutissement et non pas une démarche de départ», conclut Anne Souyris !
Et Mamère qui n'a rien à dire ! Certes, il n'est pas personne à se sentir gênée aux entournures en quelque circonstance que ce soit. On l’imagine donc parfaitement capable de prononcer à propos du cumul des mandats de Voynet ce que celle-ci lança à propose de l’Erika : ‘ce « n'est pas la catastrophe écologique du siècle » !

samedi 29 décembre 2007

Municipales: Les Verts de Strasbourg virent au rouge quetsche

Alain Jund, tête de turc de la gauche?
Les Verts ont dévoilé,, le 18 décembre les 14 noms de leur liste qui feront équipe avec Alain Jund (ci-contre) aux élections municipales. Une liste qualifiée de métissée, avec quatre « candidats d’ouverture » à la sauce Verte.
La tête de liste est très marquée à gauche. Directeur d'études de 50 ans dans un cabinet conseil à Strasbourg, Alain Jund est coordinateur du réseau Alsace sans OGM. Ce réseau réunit une vingtaine d'associations et de structures extrémistes locales et régionales (Alsace Nature, Confédération Paysanne de l'affreux Jojo Bové, Confédération syndicale des familles, Verts...). Il est également vice-président d'Alter Alsace Energie, altermondialiste.


Les quatorze candidats qui figurent aujourd’hui derrière Alain Jund sur la liste « Strasbourg ville verte, ouverte et solidaire » aux élections municipales ont été désignés en AG par les militants Verts. Une désignation qui a déjà fait du bruit : Yann Wehrling (ci-contre) avait annoncé qu’il n’y figurerait pas, à cause d’un « désaccord politique » (DNA du 12 décembre). Lundi 29 octobre, l’ancien secrétaire national des Verts et candidat aux législatives à Strasbourg en 2007 s’est prononcé pour une large coalition allant des verts au MoDeM, en passant par le PS, à l’image de celle qui a mené Romano Prodi au pouvoir. Un détail: Prodi s'est attaché le PC italien; or, ni Wehrling ni Jund n'espère du sang frais du moribond PCF… En revanche, le repris de justice, l'affreux Jojo Bové, est déjà aux manettes!

A la municipale de 2001 la socialiste Trautman 'renforcée' des Verts obtenait 40,42% contre 50,85% à l'UMP Fabienne Keller. Rue de la Douane hier, dans le local de campagne des Verts, la poids-plume Marie-Dominique Dreyssé (ci-contre), conseillère municipale sortante et numéro 2 sur la liste, a présenté ses treize autres co-listiers devant… un seul journaliste. Alain Jund était excusé pour raisons professionnelles. Ca commence…

Le 11 novembre 2007, les Verts ont déposé 6 roses sous la stèle du Palais du Rhin commémorant la mort des 6 soldats Barzilaï, Levy, Hoareau, Marchi, Mankouri et Mérabet lors de la libération de Strasbourg le 24 novembre 1945, avec Marie-Dominique Dreyssé, conseillère municipale, et Mustapha El Hamdani, ancien président du Conseil Consultatif des Résidents Etrangers de Strasbourg.

Quatre candidats viennent de la société civile, c'est-à-dire 'associative', ce qui serait prometteur de décapage de la vie municipale… Françoise Schaetzel, 56 ans, kinésithérapeute, première « candidate d’ouverture », comme on dit chez les Verts, figure en quatrième position. Ancien médecin inspecteur de la DRASS, fondatrice d’un cabinet médical au Neuhof, cette spécialiste de la santé considère que la politique de l’actuelle municipalité tient du « patchwork » dans ce domaine et plaide pour une action notamment axée sur la prévention. En juin 2007, elle soutenait RESF dans la campagne de Parrainages de sans-papiers (ci-dessus).

Viennent ensuite Derya Topal (ci-contre, 8e), 25 ans, employée et responsable associative d'origine turque, Benjamin Sibold (9e), professeur des écoles et ancien porte-parole d’Attac Strasbourg, et Bruno Ulrich (ci-contre) (13e), 48 ans, conseiller en environnement et ancien d’Alsace Nature.

« La composition de la liste reflète la diversité de la population en ville », estime Marie-Dominique Dreyssé : autant de femmes que d’hommes, de générations différentes et d’horizons plutôt variés. « On n’a pas eu de mal à la faire comme ça », note Laurent Fritz, 47 ans, numéro 15, porte-parole régional des Verts, en guise de pique à tous ceux qui s’efforcent tant bien que mal de porter les couleurs de la diversité. « Ça s’est fait naturellement », insiste Eric Schultz, 39 ans, numéro 3, ancien coordinateur RESF. « Une liste bio », rigole le numéro 11. A 24 ans, Christophe Zander, également RESF, est l’un des benjamins de la liste avec Songul Kiraz (14e), 24 ans aussi, une étudiante de 24 ans de famille turque dans cette circonscription de Wissembourg et de Bischwiller, ville que d'aucuns se plaisent parfois à appeler « Türkwiller », candidate aux législatives de Juin2007.
Ils n'ont pas tous droit à la photo:
délit de faciès?

Et plus loin que la diversité, Mustapha El Hamadi, 49 ans, ancien président du Conseil consultatif des étrangers de Strasbourg, explique -un brin réducteur ou masqué- qu’il faut gagner pour « mettre fin à la discrimination urbaine » entre centre-ville et quartiers.

Parmi les anciens, Jean-Marie Brom, 54 ans, conseiller municipal sortant, figure en 7e place, et Danièle Dapont, 57 ans, enseignante, à la 12e. Herrade Nehlig (photo de gauche), 51 ans, conseillère municipale sortante d’Illkirch-Graffenstaden et coordinatrice de l’introduction du bio dans les cantines scolaires, apparaît à la 10e place. Un coup de pub: elle va devoir réclamer plus de crédits ou rogner sur le reste!
Le reste de la liste sera désigné le 22 janvier, au cours d’une assemblée générale. C’est aussi à ce moment-là que le programme des Verts sera fixé de façon définitive.