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mercredi 4 octobre 2017

Brexit : les bons comptes font les bons amis, selon Macron...

"We want our money back", lance Le Maire aux Britanniques

Le Royaume-Uni doit trouver un accord financier avec l’Europe
 
C'est un préalable aux négociations sur les autres aspects du Brexit car "nous voulons (récupérer) notre argent", a déclaré mardi le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire. "Vous avez lancé un certain nombre de politiques, vous avez promis de payer, maintenant il faut payer", a insisté B. Le Maire sur CNews. 

Reprenant à son compte la célèbre formule de l’ancienne première ministre britannique Margaret Thatcher, qui "ne cessait de répéter 'I want my money back' ", 
Bruno Le Maire, le 3 octobre 2017 à l'Assemblée nationalele ministre français (ci-contre à gauche) a affirmé que "nous, Européens, disons aux Britanniques: 'We want our money back'. Nous voulons récupérer notre argent". "C’est comme si vous alliez au restaurant: vous commandez le plat, vous consommez, puis vous partez au milieu du plat en disant: 'Finalement je ne paie pas la note'. Ce n’est pas possible", a-t-il expliqué.

Le patron de Bercy a apporté son soutien au négociateur en chef de l’Union européenne

Résultat de recherche d'images pour "Le Maire : We want our money back"le Français Michel Barnier, ci-contre, dont il appuie "totalement la démarche (…) qui consiste à dire (que) tant qu’on n’a pas réglé ce problème (…) on ne peut pas avancer sur les autres sujets".
"Trouvons d’abord un accord, peut-être pas à l’euro près, sur ce règlement financier et ensuite on pourra ouvrir les prochaines étapes", a insisté Le Maire. La facture du divorce – le reste à charge pour les projets sur lesquelles Londres s’est engagé – fait débat.


A Bruxelles, on estime la facture à au moins 60 milliards d’euros 
tandis que la presse britannique a évoqué un montant de 45 milliards d’euros que Londres serait prêt à payer, chiffre démenti par le gouvernement britannique.

Le ministre de l’Economie a par ailleurs estimé que
les banques françaises "ne jouent pas assez” le jeu, malgré leur promesse de relocaliser "environ 1.000 emplois" de Londres vers Paris, à l’occasion du Brexit. "Je les invite avec fermeté à rapatrier le maximum d’emplois en France", a-t-il insisté.


mardi 26 mars 2013

Chypre: la France de Hollande tenue sur la touche des débats

Le Financial Times tacle Hollande expulsé du cœur de decision européen 

La crise chypriote a révélé au grand jour les rapports de force au sein des débats européens

Hollande, parmi la volaille
européenne


L'éditorialiste du Financial Times, Gideon Rachman raille le rôle de François Hollande dans les débats européens autour de la crise chypriote.
Dans son article intitulé "Le rôle de Chypre dans une Europe allemande", il estime que la France a perdu son influence au sein des débats européens de manière très significative, en se démarquant de l'Allemagne et de la position d'Angela Merkel vis-à-vis de la politique d'austérité, mais aussi en ne sachant pas mobiliser un front d'Europe du sud contre cette politique.

Voici un extrait traduit de l'edito de Gideon Rachman :

"L'idée que l'Europe devrait être dirigée par
un partenariat franco-allemand était cruciale dans la réflexion des Français - et s'était matérialisée par la détermination de l'ex-président Nicolas Sarkzoy à former un partenariat étroit avec Mme Merkel. L'idée que l'Europe était dirigée par "Merkozy" a toujours été une illusion - mais au moins cela démontrait une détermination française à être au cœur de l'action."

Depuis que François Hollande est au pouvoir, l'idée que la France puisse jouer un rôle équivalent à celui de l'Allemagne a totalement disparu.
 
Sur la crise chypriote, même les Finlandais ont semblé avoir eu plus de poids dans les débats que les Français. Une partie du problème réside dans le fait que M. Hollande a clairement fait savoir qu'il désapprouve l’insistance allemande vis-à-vis de la politique d'austérité mais n'a proposé aucune alternative cohérente
Il ne s'est pas positionné à la tête d'une alliance de pays du sud qui aurait pu tenir tête aux Allemands. Et il n'a pas non plus établi une bonne relation de travail avec Angela Merkel. Les diplomates et fonctionnaires français ne jouent plus le rôle qu'ils avaient l'habitude de tenir au cœur de l'Europe. 
Depuis le départ à le retraite de Jean-Claude Trichet, il n'y a plus de français à la tête de la Banque centrale européenne. Michel Barnier, commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, ne fait pas vraiment le poids."

samedi 14 janvier 2012

Standard and Poor's est-il suspect de malveillance politique ?

Le jeu de massacre semble en effet programmé par les agences


... mais pour Hollande, et à point nommé,
alors qu'il se faisait remonter dans les sondages !


Un vendredi 13, à 100 jours de l'échéance présidentielle...

Des agences de notation suspectes de complot

Depuis le début de la crise de la dette, le calendrier des annonces des agences de notation financière suscite régulièrement la colère des dirigeants de la zone euro, dont certains n'hésitent pas à parler de "complot".
La décision de Standard & Poor's (SP) de dégrader la note de sept (et non neuf pays) de la zone euro, dont la France privée de son triple A, est venue des Etats-Unis, ce vendredi 13, au moment où l'Union monétaire voyait poindre une accalmie, avec des Bourses stabilisées et une détente sur les taux obligataires.

"
Je reste étonné du moment choisi par l'agence Standard and Poor's et sur le fond, de son évaluation qui ne prend pas en compte les progrès actuels", a pointé samedi dans une déclaration le très modéré commissaire européen aux Services financiers, Michel Barnier.

Le Premier ministre François Fillon est également perplexe
Il estime en effet que la dégradation de la note de la France arrive "à contre-temps au regard des efforts engagés par la zone euro, des efforts que les investisseurs d'ailleurs commencent à reconnaître".

Un commissaire européen exprime de sérieux doutes, le premier
Chargé des Affaires économiques, Olli Rehn avait été le premier à monter au créneau dès vendredi pour "regretter la décision aberrante" de S&P. Ironique, il a assuré avoir auparavant "vérifié que le moment n'a pas été choisi au hasard", vendredi 13 oblige ! Pour l'anecdote, le calendrier 2012 en compte deux autres à venir, en juillet, mais dès avril, justement, au profit de François Hollande.


Ces agences sont-elles inféodées à l'administration démocrate d'Obama ?

Dès 2008, les agences de notation furent critiquées pour leur manque d'indépendance et leur incapacité à anticiper la crise.


S'il y a rarement de bons moments pour annoncer les mauvaises nouvelles, le fait est que les annonces de S&P, ou de ses rivales Moody's (américaine) et Fitch (sous le contrôle du holding français Fimalac, à Londres) sont particulièrement mal tombées pour la zone euro au cours des derniers mois.

Standard & Poor's avait déjà jeté un froid le 5 décembre, en annonçant la mise sous surveillance de 15 des 17 pays membres de la zone euro (qui a abouti à a décision de vendredi) à trois jours d'un sommet européen présenté par de nombreux observateurs comme vital pour la survie de la monnaie unique.

Après cette annonce, plusieurs personnalités politiques avaient d'ailleurs évoqué un "complot" contre la zone euro.
A la différence de Aubry et Hollande, le chef de file des socialistes au Parlement européen, l'Allemand Martin Schulz, avait jugé en décembre "étonnant que de tels avertissements soient toujours publiés avant les sommets européens et semblent rendus publics de manière calculée". "Cela est très suspect", avait-il jugé.

Une dizaine de jours plus tard, le 16 décembre, Fitch a menacé d'abaisser la note des dettes souveraines de six pays, dont l'Italie, au moment même où Rome remportait un important vote de confiance ouvrant la voie à un plan d'austérité drastique pour tenter de redresser ses finances publiques.
En France, l'annonce de la perte du triple A de S&P est tombée à 100 jours pile du premier tour de l'élection présidentielle, le 22 avril.
Moody's, Standard & Poor's et Fitch, les trois grandes agences de notation mondiales surnommées les "Big Three", ont à de nombreuses reprises été conspuées pour leur rôle dans les crises économiques à travers le monde depuis leur création au début du siècle dernier.


Cette succession de semonces est-elle le fait de l'internationale socialiste ?
Etrangement, les suspicieux de l'opposition n'expriment aucun soupçon...

Le milliardaire Marc de Lacharrière qui détient la société financière Fimalac et par conséquent Fitch est serein.

Or, il a versé son bonus Fimalac d'un million d'euros à sa fondation Culture et Diversité (2006), gérée par sa fille, Eléonore.
Aux soirées de la fondation au Théâtre du Rond-Point (dont il est partenaire), Ladreit de Lacharrière rayonne. Quant à Jamel Debbouze et les slammeurs, ils sont à l'abri du besoin.

jeudi 17 septembre 2009

Commission européenne: Barroso, ré-élu dans un fauteuil

Les abstentionistes socialistes et les opposants Verts sont battus

Les 27 pays de l'U.E. se sont rassemblés sur BarrosoJosé Manuel Barroso a été reconduit à l'unanimité par les 27 Etats à l'issue d'un vote qui grandit l'image d'unité de l'Europe dans le monde.
Barroso a été réélu pour un second mandat de cinq ans par le Parlement Européen avec une confortable majorité absolue le plaçant en position de force pour constituer sa future équipe. La gauche européenne et sa presse militante lui opposent son bilan que, contre toute évidence, ils disent contesté.
Exemple de propagande malsaine à laquelle s'adonne avec volupté la presse vertueuse, des journalistes affirment que, dans son propre camp conservateur, certains élus -mais anonymes- confieraient -mais en privé- qu'ils approuveraient sans enthousiasme M. Barroso. Dans ces circonstances, les pleutres -tels ceux de l'agence A*P- font en outre un usage intensif du conditionnel …

L'ancien Premier ministre portugais, 53 ans, sort néanmoins victorieux d'une longue campagne électorale débutée en juin. Il a finalement recueilli 382 voix sur son nom, face à 219 votes contre et 117 abstentions, au cours d'un scrutin à bulletins secrets. Ainsi, J.-M. Barroso a réussi à obtenir l'aval de plus de 50% des 736 eurodéputés, alors qu'une simple majorité de "oui" suffisait. Bien que ce score soit sans appel, la gauche politique et médiatique s'obstine à contester cette ré-élection.

Les contestataires n'avaient pu s'entendre sur un candidat commun...

Proposé par la droite modérée, J.-M. Barroso était le seul candidat en lice. C'est dire que, malgré une campagne de dénigrement, le président reconduit a aussi été soutenu majoritairement par les Libéraux.
Et pourquoi les 184 élus socialistes, ses détracteurs aigris, avaient-ils donc décidé de s'abstenir ? Unis dans l'opposition systématique, la gauche n'avait pas pu se rassembler sur un nom commun.

Ils font plus fort encore
Contre l'avis de Catherine Trautmann, la chef de file française, qui prétend que "M. Barroso nous a montrés qu'il manquait de courage dans des moments critiques", la plupart des socialistes portugais et espagnols ont voté "oui", en cohérence avec leurs gouvernements socialistes.
Président consensuel, le Portugais a atteint la majorité absolue avec le soutien des conservateurs eurosceptiques (britanniques, tchèques et polonais), qui ont constitué un groupe dissident, car ils sont opposés au traité de Lisbonne. Un texte qu'au contraire J.-M. Barroso défend.

"Je suis fier de ce résultat", a commenté M. Barroso, visiblement satisfait. Considérant la campagne négative de l'opposition, ses services avaient bon espoir qu'elle serait contre-productive et permettrait qu'il rassemble sur son nom les voix de plus de la moitié de l'hémicycle. Le journal 20Minutes titre d'ailleurs: «Barroso réélu sans surprise à la tête de la Commission » (lien )
Le président français Nicolas Sarkozy s'est réjoui de pouvoir "approfondir encore" sa coopération avec le Portugais.

Le programme du Président de la Commission Européenne
M. Barroso a publié début septembre de grandes orientations et fait connaître aux partis frondeurs les compromis vers lesquels il est prêt à avancer. Un exercice de dialogue qui a entraîné "des concessions", de l'avis même des socialistes, renforçant ainsi la réputation d'écoute du président consensuel.
C'est "une très bonne chose pour l'Europe", a d'ailleurs renchéri, plus enthousiaste encore, le Premier ministre britannique Gordon Brown. "J'ai dit depuis longtemps qu'il était la bonne personne pour cette fonction", a ajouté le travailliste britannique. Une pierre de plus dans le jardin des socialistes français.

Confirmé, voire renforcé
Le président Barroso va désormais pouvoir réfléchir à la composition de sa future équipe de commissaires, ainsi qu'aux autres postes clés de l'UE, fruit d'inévitables et nécessaires tractations avec les gouvernements.
Il lui faudra "attendre le vote par référendum des Irlandais" sur le traité de Lisbonne le 2 octobre avant toute désignation. Mais "cela n'empêche pas des contacts informels avec des chefs d'Etat et de gouvernements", a néanmoins annoncé M. Barroso. Le résultat devrait permettre d'éviter un second vote si le "traité de Lisbonne" entre en vigueur. Avec ce texte, censé faire fonctionner l'UE de manière plus efficace, une majorité absolue est en effet nécessaire.

Le nouveau Parlement européen élu en juin a exigé, avant de procéder à un vote, que le président à élire présente un programme écrit.
Candidat à sa propre succession, Barroso a donc publié début septembre de grandes orientations et fait des promesses pour convaincre les Etats de l'UE , avant qu'ils ne l'adoubent unanimement.

L'opposition stérile

  • Esbrouffe et peine perdue, exemple d'agitation stérile
    Avant le vote, Sylvie Goulard, MoDem et présidente du Mouvement européen-France, et Daniel Cohn-Bendit cosignèrent sans illusion, le 16 septembre 2009, une tribune dans Le Monde pour appeler les parlementaires à repousser cette candidature.
  • Les ineffables de LePost
    Ces journalistes partisans dénoncent la satisfaction du Français Michel Barnier , candidat à un poste de commissaire européen. De quel droit ces démocrates de haut vol doutent-ils respectueusement en lieu et place de Jean-Marie Cavada (UMP) que le discours de Barroso hier mardi ait pu lui apporter -comme à la majorité des votants- toutes les clarifications nécéssaires sur sa détermination à réguler, et sur ce qu'il entend par "économie sociale de marché". Ils regrettent même le vote à mains levées, comme dans les amphis !...
  • Guy Verhofstadt (1953) devait faire obstacle à Barroso
    Le mardi 29 juin, l'ancien Premier ministre belge et tout nouveau député européen, Guy Verhofstadt, avait été élu Président du groupe Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l’Europe (ALDE) au sein du Parlement européen -par acclamation... Jugé trop fédéraliste, il avait été refoulé par Tony Blair en 2004.
    Dès le débat du 1er juillet, le groupe ALDE avait montré les nom-
    breuses divisions
    qui règnaient déjà parmi les membres, au terme de 3h30 de débat, aucune ligne claire n’était dégagée...
    Les uns, notamment la gauche française(!), plaidaient pour un report à octobre du vote pour l’élection de Barroso, après le referendum irlandais et/ou après l’entrée en vigueur de Traité de Lisbonne. Les autres ne voyaient pas l’intérêt de repousser un tel vote, Barroso étant de toute façon le seul candidat, et, qui plus est, soutenu par le Conseil. A la mi-juillet, la propagande donnait l’alliance APSD-Verts-ALDE suffisante pour empêcher la réélection de Barroso...
    Peut-être son haleine a-t-elle eu raison de ses espoirs (cf. Bush qui détourne la tête...).

    Les ambitions du chef de groupe socialiste

    Martin Schulz se serait bien vu à la présidence.
    Mais si « la stratégie du président du groupe socialiste est très clairement connue et identifiée par tous », « je ne crois pas que cela soit la ligne de tout le groupe socialiste et je ne pense pas qu’il emmène la conviction de tout le groupe sur cette ligne-là”, dénonce Pervenche Berès. “Donc, le groupe est divisé ?”, interrogea euronews. “Je pense qu’il sera divisé, oui.”

    Les socialistes se sont résignés: les Etats unanimes étaient unis sur la candidature Barroso.
    Le groupe socialiste et démocrate a lui-même infléchi sa position en décidant, mardi 15 au soir, par 95 voix contre 43 et neuf abstentions, de faire de l'abstention sa ligne politique officielle, sur proposition de son président, l'Allemand Martin Schulz.

    Daniel Cohn-Bendit avait également pris acte de l'impossibilité de renverser la vapeur.
    Il a encore disjoncté, s'écriant: "C'est José Manuel Obama, Yes he can ! Il peut tout maintenant. Tout ce que vous n'avez pas vu pendant cinq ans, vous allez voir ce que vous allez voir (...) Je crois halluciner. C'est: tout a changé, donc je reste !", a-t-il éructé.
    La campagne “Tout sauf Barroso” a rencontré l'écho que l'on voit dans la vie politique européenne.
    « Je maintiens que M. Barroso n'est pas la personnalité dont l'Europe a besoin », a affirmé sur France 2 le député européen.
    Mais il le dit avec des fleurs:
    Parce que les fleurs, c’est périssable…
  • vendredi 12 juin 2009

    Les producteurs de lait lâchent Barnier et s’attaquent aux distributeurs

    Les Européennes passées, recentrage des revendications…

    Politisation des actions syndicales avant les Européennes

  • Les prix payés aux producteurs par les différentes entreprises de collectage du lait pouvaient varier entre 203,07 et 217,07 €/1000 L pour le mois d'avril, soit environ 30 % de baisse par rapport aux prix payés en avril 2008 ! Tout naturellement, les producteurs se tournèrent vers les entreprises. Mais le calendrier fut une aubaine à saisir.
  • Tirant profit du scrutin de désignation des eurodéputés au Parlement de Strasbourg, les producteurs de lait en colère se sont mobilisés et ont exercé des pressions politiques sur leur ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, tête de liste en Ile –de-France. La Confédération paysanne et les Jeunes Agriculteurs en fer de lance ont entraîné la FNSEA dans des actions 'coup de fourche poing' et gaspillage en déversant du lait sur la chaussée ou du foin devant des préfectures.
  • Le ministre-candidat Michel Barnier a donc assuré que le gouvernement était disposé à envoyer des inspecteurs du ministère des Finances dans les grandes surfaces ne jouant pas «le jeu de la transparence» sur les marges et les prix à la production sont passés à 0,28 du litre.

    Les élections passées, les producteurs ne décolèrent pas

    Une semaine après la conclusion d'un accord sur le lait contesté par leur base, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) appellaient jeudi à une "action nationale de blocage" des plateformes d'approvisionnement de la grande distribution afin d'exiger "la transparence sur les marges" des produits agricoles.

    Mardi 9 juin à Nantes, 400 agriculteurs du département ont donc manifesté pour protester contre le prix d'achat jugé trop faible du lait par les grandes surfaces. 400 ? Selon la police ou les producteurs ?
    VOIR et ENTENDRE


    A la veille de la journée nationale d’action syndicale, les producteurs tiennent bon

    Le 12 juin, environ 7.000 agriculteurs bloquaient en milieu de journée 41 plates-formes de distribution sur le territoire, selon la FNSEA, à l'origine de cette mobilisation qui ne touche pas l'Ile-de-France.
    Prévu pour durer 48 heures, le mouvement a débuté officiellement hier soir, mais a en fait commencé depuis plusieurs jours dans le Grand Ouest à l'initiative d'éleveurs en colère contre le récent accord sur le prix du lait, jugé encore très insuffisant.

    Le gouvernement médiateur

    Une réunion entre les différents ministères concernés et la FNSEA, vraisemblablement au ministère de l'Economie, pourrait se tenir ce week-end. Le principal syndicat agricole, qui a interpellé dans une lettre députés et sénateurs, réclame la création d'un «dispositif d'encadrement des marges» des grandes surfaces, déplorant les effets pervers de la LME.
    La loi de modernisation de l'économie (LME) «a conféré à la distribution un pouvoir de négociation encore plus grand qui, aujourd'hui, se répercute lourdement sur les équilibres économiques de leurs fournisseurs et par là même sur ceux des producteurs», selon le syndicat. Elle a pourtant prévu un organe de régulation, l'Observatoire des marges, mis en place en décembre 2008, mais les producteurs considèrent qu’il «ne fonctionne pas».

    Menace sur les consommateurs


    Les producteurs misent maintenant sur la colère des consommateurs.
    Les rayons pourraient en effet être affectés ce week-end. «Les consommateurs peuvent s'attendre à des difficultés», a déclaré un porte-parole de Système U, quatrième groupe de distribution en France. «La grande distribution repose sur le flux tendu, donc nos magasins n'ont pas de réserves. Cela veut dire qu'en cas de blocage, à très court terme, les magasins se retrouvent en rupture» de stock sur certains produits, notamment dans l'épicerie.


    Et tant pis (de vache), si les producteurs ne sont pas solidaires des consommateurs: pour ces derniers en revanche, solidaires par force, c'est aussi le temps des vaches maigres.
  • mardi 9 juin 2009

    Européennes 2009: les censeurs sanctionnés

    Hamon, battu aux Européennes, doit-il être sanctionné ?

    Les socialistes ont préféré « nationaliser » les Européennes

  • Le PS et, plus largement, l’opposition se faisaient une fête des Européennes. Ils comptaient réussir à instrumentaliser le scrutin et les électeurs pour sanctionner le pouvoir issu des présidentielles deux ans plus tôt.
  • Pareillement, les politologues distingués continuent de perdre de vue que les Européennes ne représentent toujours pas un enjeu national pour les Français. Sur la même ligne, les media militants insistent pour leur donner le sens qu’ils souhaitent.
    Or, les Français ont infligé une défaite cuisante à l’opposition et la gauche permissive, mais prompte à condamner aveuglément la droite, a reçu la sanction des urnes qu’ils comptaient infliger au pouvoir.

    L’opposition a mené une campagne « hystérique et obsessionnelle » contre Nicolas Sarkozy

    C’était le mardi 2 juin, en pleine campagne des Européennes. Le Parti socialiste déblatérait et n’avait toujours pas de propositions pour l’Europe. Il ne parlait donc pas d'écologie. Mais de Sarkozy, oui ! Les socialistes en étaient encore à faire leur travail de deuil de l’Elysée et dénonça ce qu’il appela "l'échec cuisant et sidérant" de la politique de Nicolas Sarkozy au cours des deux premières années de son mandat. Dans un document de 32 pages au titre lapidaire, définitif et objectif ("L'échec"), le PS annonça avoir "examiné les promesses" de campagne du chef de l'Etat "en matière de pouvoir d'achat, d'emploi, d'éducation, de libertés, d'insécurité." A la veille du deuxième anniversaire de l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence.
  • Le porte-parole du PS n’était autre que Benoît Hamon "Et à l'aune de toutes ces promesses, nous voyons que les résultats du président de la République marquent un échec cuisant, un échec sidérant", a affirmé M. Hamon. Selon lui, sur "la question internationale, nous sommes aussi en échec, avec une influence beaucoup moins grande aujourd'hui" de la France. Les Français n'ont pas vu en quoi !...

    Le sort est cruel mais juste

    Le verdict de l’Ile-de-France hier fut "cuisant" pour le MoDem, mais "un échec sidérant" pour le PS et son quadra « play boy » plein d’avenir, le ricanant Hamon, 3e de la liste et première victime du vote populaire. En 2004, la liste socialiste, déjà conduite par Harlem Désir, avait réalisé le meilleur score (25,03 %) et décroché cinq sièges, loin devant l’UMP (17,80 %, 3 sièges) et l’UDF Marielle de Sarnez (12,63 %, 2 sièges).

    Au final, les Français sanctionnent les censeurs

    Avec 14 %, soit une perte de plus de dix points
    , la chute est lourde de conséquences pour le PS qui n’enverra que deux élus franciliens à Strasbourg. Le Parlement européen devra donc se priver du petit Hamon.

    Hamon perd son mandat européen et s’accroche à son poste de porte-parole hexagonal. Certes, les trois premiers de la liste PS s’entendaient mal : le premier est delanoiste, la seconde fabiusienne et le troisième n’est que le bras flétri d’Henri Emmanuelli. Ce boiteux trio francilien a donc parfaitement incarné les dissensions internes dans une campagne socialiste, non seulement malfaisante, mais illisible au plan national. Les électeurs du PS n’ont pas eu d’autre choix que de se rabattre sur la liste Europe Ecologie du "minable" Daniel Cohn-Bendit, brillant second avec 20 %.

    Dans ce climat socialiste délétère et de crise économique internationale, l’UMP, emmenée par un Michel Barnier très « pro » (ci-contre) et une Rachida Dati populaire, bondit avec près de 30 % (et 5 sièges).
    Michel Barnier, tête de liste de la majorité présidentielle, a démontré qu’il pouvait à la fois faire campagne et accomplir sa tâche ministérielle. L’opposition vertueuse et démocrate n’a pas craint de le harceler pendant un mois avant le scrutin. Pour revendiquer des prix, certes plus justes, du lait, la Confédération Paysanne (proche de Bové, candidat Europe Ecologie...) et les Jeunes Agriculteurs avaient choisi leur heure… Juste un peu oublieux de tout ce que le « marché commun » leur a apporté en termes de subventions et de réglementation.


    Le PS s’appliquera-t-il les sanctions qu’il destinait à ses vainqueurs ?
    Hamon passera-t-il à la trappe? La sanction du vote populaire n'est-elle pas la seule qui vaille?

    samedi 6 juin 2009

    Européennes 2009: des producteurs de lait, s’en prennent à Barnier, tête de liste

    Un accord n’empêche pas les actions en régions

    Les trois familles du secteur (producteurs, industriels et coopératives) se sont entendues pour établir des règles pour les prochaines années
    .
    Mais surtout
    les 1.000 litres seront payés 280 euros en moyenne en 2009.


    Agriculteurs et laiteries se sont mis d'accord mercredi 3 juin au soir sur le prix du lait pour 2009 et sur les modalités pour fixer ce prix à l'avenir, après plusieurs jours de négociations et trois semaines de mobilisation des producteurs.

    Le premier round de négociations qui s'était tenu jeudi dernier avait achoppé sur le prix. Dans un premier temps,
    les producteurs avaient demandé 305 euros la tonne, puis 290 euros, mais les industriels avaient tenu à 267 euros.
    Depuis plus de trois semaines les agriculteurs ont mené des actions tous azimuts, bloquant laiteries et grandes surfaces.

    Les professionnels du lait avaient repris les négociations, les troisièmes depuis le début de la crise, en milieu de journée mercredi, au ministère de l'Agriculture, sous l'égide des deux médiateurs nommés par le gouvernement le 19 mai.
    Auparavant, les professionnels avaient rencontré le ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, qui s'était déclaré prêt à mettre la main à la poche pour «accompagner» les trésoreries des producteurs laitiers, fragilisées par la chute des prix du lait en avril.
    Les aides gouvernementales
    Elles prennent la forme «d'allègement de charges financières et sociales» et de «renforcement du dispositif de modernisation des bâtiments d'élevage» pour un montant de «30 millions d'euros», précise le ministère.
    Et pourtant, des extrémistes maintiennent la pression.

    Les Européennes instrumentalisées par les radicaux

    Avant les accords


    -> Dans la nuit de mercredi 13 au jeudi 14 mai, des producteurs de lait ont mené des actions contre trois laiteries de l’Orne, à Alençon, Domfront et Saint-Hilaire-de-Briouze, ont indiqué jeudi peu après minuit les gendarmes et la FNSEA.
    Des producteurs de lait ont lancé peu avant minuit des actions "coups de poing" contre les laiteries Lactalis (Président, Bridel) de Domfront (Orne) et Sodiaal (Candia, Yoplaît) d’Alençon, à l’initiative des Jeunes agriculteurs (JA) branche de la FNSEA, a indiqué le syndicat.
    Les producteurs se trouvaient peu après-minuit dans les bureaux des directeurs de ces deux laiteries. "Nous sommes en discussion sur les prix du lait. Le bureau du directeur a été retourné", a indiqué Stanislas Delabasle, responsable lait des Jeunes Agriculteurs (FNSEA) de l’Orne, à Alençon.
    "Nous avons fait tomber une clôture pour pouvoir rentrer dans la laiterie. C’est tendu", a ajouté Stéphane Davy, président des JA de l’Orne à Domfront.

  • Le 20 mai, Harlem Désir, tête de liste PS aux Européennes en Ile-de-France, a sommé son rival, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, de choisir: "soit il est candidat, soit il est ministre".
  • Mercredi 27 mai, des producteurs laitiers de l'ouest de la France ont mené des actions sporadiques devant des hypermarchés, à la veille de discussions au sein de l'interprofession laitière à Paris sur les prix du lait à la collecte qu'ils jugent trop bas. Quelques dizaines de producteurs bloquaient à grand renfort de tracteurs les parkings d'un Leclerc à Guingamp dans les Côtes d'Armor, d'un autre à Pontchâteau en Loire-Atlantique et d'un magasin Géant près de Morlaix dans le Finistère, empêchant les clients d'entrer, a-t-on appris auprès des gendarmes.
  • D’après les gendarmes, sept camions étaient en outre bloqués devant la fromagerie Gillot à Saint-Hilaire-de-Briouze, que des producteurs bloquaient depuis la fin de matinée mercredi 27, à l’initiative de la Confédération paysanne.

    Depuis les accords
  • Dans la nuit du 3 au 4 juin, alors que la nouvelle d'un accord survenu à Paris parvenait dans la région de l’amère Royal, des producteurs de lait de la Confédération Paysanne dans les Deux-Sèvres, qui bloquaient une laiterie Lactalis dans le nord du département à St-Varent, ont décidé de rester sur place et poursuivre leur action. Pour eux, l'accord n'était pas satisfaisant.
  • Le matin du 5 mai, des producteurs de lait bloquaient encore les accès aux parkings d'hypermarchés à Guingamp et Dinan (Côtes d'Armor) pour protester contre l'accord conclu le mercredi précédent sur le prix du lait, a-t-on appris de la Confédération Paysanne. Installés sur la voie publique avec tracteurs et remorques, les producteurs, réunis à l'appel de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles), empêchent les clients des grandes surfaces d'accèder avec leur voiture aux parkings où ils peuvent cependant se rendre à pied. "L'idée est clairement d'empêcher les grandes surfaces de faire leur chiffre d'affaires pendant que les éleveurs sont en train de crever", a-t-on déclaré de source syndicale.
    Les producteurs accusent les GMS (grandes et moyennes surfaces) de ne pas répercuter vers les consommateurs les baisses des prix à la production et d'en profiter pour conforter leurs marges. Sous la pression du gouvernement, un accord avait été conclu mercredi soir entre représentants des producteurs laitiers et industriels mais cet accord est contesté par la Confédération Paysanne et les Jeunes Agriculteurs (JA), qui font pression sur la FNSEA, seul syndicat représentatif aux négociations.
  • Les agriculteurs radicaux de la Confédération Paysanne et les jeunes excités des JA réclament désormais 0,35 euro le litre, en affirmant qu'avec un euro de plus au litre ils ne bouclent toujours pas les fins de mois."On est en train de mourir, 280 euros, ça couvre à peine le prix de la production, il faut qu'on vive à côté", affirme Alexandra Tournadre, jeune agricultrice de 31 ans. "On travaille pour la gloire et on aimerait bien vivre de notre métier", a renchéri à ses côtés Sylvain Murat, un autre éleveur. Or, à 350 euros, un militant de la Confédération paysanne déclarait sur une radio qu’il ne pourrait toujours pas survivre. La surenchère des revendications ne serait-elle pas suspecte ?
    Les producteurs ont déversé plus de 15.000 litres de lait jeudi 4 juin devant la préfecture du Puy-de-Dôme à Clermont-Ferrand, autant de litres qui n’iront pas aux Restos du Cœur…

    Il faudrait croire que les actions de producteurs ne seraient pas politiques.

    Pourtant, outre le harcèlement du ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, qui est tête de liste en Ile-de-France, Une centaine d'éleveurs partis de Pontaumur (Puy-de-Dôme) à bord d'une trentaine de véhicules et de tracteurs, ont rejoint vers 02H30 la préfecture du Puy-de-Dôme, traversant bruyamment les rues de Clermont-Ferrand en klaxonnant.
    Pourquoi le Puy-de-Dôme ?
    Officiellement, la « colère saine » des agriculteurs tombe, comme un fait exprès, en pleine campagne pour les Européennes. Ils protestent certes contre le niveau du prix du lait, mais cela malgré un accord conclu quelques heures avant à Paris, mais parce que dans la grande région Auvergne-Centre-Limousin, le numéro trois de la liste de la majorité présidentielle est le ministre du Travail, un proche de Nicolas Sarkozy : Brice Hortefeux.

  • Et ils veulent à tout prix ignorer, et avec eux la presse partisane, qu'une nouvelle rencontre est prévue par les accords en septembre 2009, pour réévaluer la situation.
    Les Français apprécieront qu'en période de crise économique internationale, leur solidarité -sous la forme des aides gouvernementales- ne soit pas sollicitée à l'aveugle.

  • Les producteurs de lait qui les jugent peu généreux reviendront peut-être à la raison au lendemain des Européennes, lorsque leur ministre, Michel Barnier, sera élu...
  • dimanche 31 mai 2009

    Bayrou, candidat à la présidentielle, détourne les Européennes à son profit

    Il fait du narcissisme, selon le PS et l’UMP
    Bayrou fait l’unanimité contre lui

    Le PS est tombé d’accord dimanche avec l'UMP et … pour accuser François Bayrou d'ignorer l'Europe au profit de sa seule ambition présidentielle.
    Le PS a pendant deux années placé toute son énergie dans la critique systématique de la personne et de la politique du Président. Distancé par l’UMP dans la campagne des Européennes, le PS met en veilleuse le thème du bilan présidentiel et concentre ses flèches sur plus faible que lui. Les socialistes s’en prennent légitimement à la politique du MoDem et méchamment à la personne de Bayrou.

  • L’UMP Michel Barnier
    Sans en faire des tonnes, le chef de file de la majorité présidentielle répondait à des questions sur Radio J. "François Bayrou a une obsession, c'est qu'il est déjà dans l'élection suivante. Il ne s'occupe pas vraiment des questions européennes ni des élections européennes, il ne pense qu'à l'élection présidentielle", a observé le ministre de l'Agriculture.
  • Les socialistes Martine Aubry et François Hollande
    Au PS, ils reprochent quant à eux à François Bayrou une stratégie narcissique exempte de propositions. "Il ne pense qu'à l'élection présidentielle. Il ne parle que de lui et contre Sarkozy. Il ne propose rien et ne parle pas d'Europe", souligne le premier secrétaire du Parti socialiste dans un entretien au Parisien-Aujourd'hui en France Dimanche. "Sa méthode, je la récuse. Les idées, je les demande", a déclaré pour sa part François Hollande, son prédécesseur, au Grand Rendez-vous Europe 1-Aujourd'hui en France.

    Pour expliquer cette mise au pilori de narcisse, il aurait suffi que le PS stagne et que le MoDem ne flanche pas dans les sondages pour les Européennes du 7 juin.
    Il n’est pourtant pas bien dangereux tant qu’il se situe dans une fourchette de 13-14 %, mais il est vrai que c’est le Parti socialiste qui ne décolle pas, puisque sa cote s'érode légèrement, entre 19 % et 21 %. "Il est un concurrent, ça ne fait pas de doute, il est dans l'opposition, ça ne fait pas de doute non plus", a estimé François Hollande.
    Le PS affaibli a les flancs qui le démangent.
    Il doit se garder à la fois du Che-Besansenot sur sa gauche et de Narcisse Bayrou sur sa droite. "C'est lui qui se met dans une position solitaire, donc il ne facilite pas l'alternance qu'il appelle par ailleurs de ses voeux ou plus exactement, il voudrait qu'elle soit par rapport à lui", a ajouté le député socialiste.

    La critique socialiste de Bayrou va bien au PS

    En stigmatisant Bayrou, l’ex-premier secrétaire du PS ne viserait-il pas Martine Aubry aussi bien ? La propension à dénoncer les "abus de pouvoir" de Nicolas Sarkozy que Hollande moque chez le président du MoDem, s’applique à son propre successeur, comme à lui-même d’ailleurs. "Il n'y a pas besoin d'être un grand expert politique pour voir que Nicolas Sarkozy aime le pouvoir. Qu'est-ce qu'on attend de nous? Bien plus que de la dénonciation. On attend de la proposition, des solutions", a-t-il souligné. L’ex-premier secrétaire, réduit à sa plus simple expression de député de Corrèze, n’a manifestement pas dressé le bilan de sa propre gestion du PS…

    L’obsession présidentielle de Désirdavenir Royal diffère-t-elle de celle de Bayrou ?

    François Bayrou, a-t-il poursuivi, a un "rapport narcissique" à la politique "en disant 'il n'y a que moi qui peut battre Nicolas Sarkozy'". François Hollande s'est dit toutefois ouvert au dialogue avec le "troisième homme" de l'élection présidentielle de 2007.
    L'incohérent Hollande
    "Il n'est pas trop tard pour les autres échéances", a-t-il dit, en évoquant notamment les élections régionales de 2011. Et voilà Roméo Hollande qui succède à Sa Cynique Majesté Royal à la mandoline sous le balcon de Bayrou…

    Bayrou n’y pense pas en se rasant


    Le président du MoDem a répondu par l'ironie aux critiques des socialistes. "Si le Parti socialiste, depuis des mois, avait consacré à parler de la situation du pays tout le temps qu'ils ont consacré à parler de moi, peut-être on aurait avancé", a-t-il dit sur Radio J. "Moi, je ne parle pas du PS, je parle de la France et je parle de l'Europe". "Je demande aux autres formations politiques (...) de choisir un sujet de conversation qui soit un peu plus opérationnel, un peu plus efficace dans le débat politique français que de ne parler que de ma personne", a-t-il poursuivi. "Je sais bien ce que ça veut dire : ça veut dire que ça les gêne, ça les embête", s’est flatté Narcisse, incluant l'UMP et le PS "dans cette obsession perpétuelle qui est d'essayer d'empêcher le surgissement de cette force politique nouvelle que nous sommes en train de créer".

    Or, selon un sondage CSA publié dans l'édition dominicale du Parisien, l'UMP reste en tête des intentions de vote avec 25% pour les européennes du 7 juin, devant le PS qui tourne autour de 20%. Le MoDem perd un point à 13%.
  • mardi 5 mai 2009

    Maintien de Barnier au gouvernement par respect des Français

    Signe du "mépris" du pouvoir pour les Européennes, estime Désir (PS)


    Quoi que fasse le gouvernement,
    les réactions socialistes sont cousues de fil blanc

    Désir aurait de toute façon agité le chiffon du mépris, le filon de la gauche depuis trois ans. Cette fois, Désir Harlem fait le coup du mépris des Européennes, mais, à l’inverse, il aurait dénoncé celui des Français en temps de crise économique.

    Il faut dire que le mandat européen de Désir est sa principale source de revenus, Cette tête de liste du PS pour les Européennes en Ile-de-France a condamné dimanche le maintien Michel Barnier au gouvernement. Le ministre de l'Agriculture est son rival, puisqu’il conduit la liste UMP. Que ce brillant socialiste voie un signe de "mépris" du pouvoir est grotesque. Qui croit-il convaincre en affirmant que le pouvoir veut "esquiver" le scrutin du 7 juin et perdre les élections ?
    "Ce matin Claude Guéant (secrétaire général de l'Elysée) nous annonce que Michel Barnier restera ministre jusqu'à la fin la période de la campagne électorale dont le quartier général de campagne est à l'Elysée, Les ministres-candidats vont continuer à faire campagne depuis leur ministère", a déclaré M. Désir sur deux chaînes du service public, une radio, RFI et une télévision, TV5-Monde.
    "Résultat, ils ne s'occupent pas bien de leurs dossiers ministériels", estime-t-il à priori et "en même temps ils ne font pas la campagne", déplore l'eurodéputé, qui logiquement devrait s’en réjouir !

    Mais de quoi Désir est-il capable ?

    Il fallait bien lui trouver des revenus et lui garantir une bonne retraite. Malgré un bac +3 en philosophie, Mitterrand lui offrit donc une sinécure au Conseil Economique et Social de 1989 à 1994, puis de 1997 à 1999, pour services rendus à l’UNEF et SOS Racisme.

    De plus, lorsque le PS avait casé Harlem Désir au Parlement Européen en 1999, Lionel Jospin ne l’avait pas retiré du gouvernement. Il n’y était pas et n’a jamais été ne serait-ce que secrétaire d’état. Sans doute Jospin l’avait-il jugé seulement apte à siéger à Strasbourg: si ça, ce n’est pas du mépris pour l’Union Européenne !…

    Il a bien été candidat PS à l'élection législative partielle d’Aulnay-sous-Bois en 1997, mais en vain, et il ne réussira qu’à être conseiller municipal d'opposition à Aulnay-sous-Bois, en 2001. Un brillant parcours…

    Désir tend le bâton pour se faire battre

    Européennes ou non, le pouvoir pense d’abord au pouvoir d’achat des Français et à l’emploi des plus défavorisés, dont les paysans et les pêcheurs.

    A défaut de raisonnement et d'argument, un polémique de plus
    Une analyse fine de Harlem Désir l’amène à considérer que le pouvoir et la majorité "ont décidé d'esquiver cette élection", car "ils ont peur que, comme toute élection intermédiaire, elle soit l'occasion d'un jugement des Français sur l'action du gouvernement et surtout ils ont peur qu'il y ait un jugement sur leur action européenne". Dans le même temps, la presse militante dénoncerait plutôt l’investissement de Nicolas Sarkozy dans la campagne des Européennes, pendant laquelle il devrait être privé de la liberté d’expression. A force de tout dire et son contraire, la gauche continue à avoir un message particulièrement peu lisible.

    Question mépris, Harlem Désir n’est pas en situation de donner des leçons

    Harlem Désir est condamné à 18 mois de prison avec sursis et 30 000 francs d'amende, le 17 décembre 1998

    Et pour quel motif, s'il vous plaît ?
    Recel d'abus de biens sociaux !
    Et qui étaient donc ses victimes ? une association du PS qui instrumentalise l'antiracisme: SOS Racisme... Ce qui -irrésistiblement- rappelle aussi le cas Julien Dray !


    En effet, de novembre 1986 à octobre 1987, alors qu'il était son président, Harlem Désir était également salarié par l'Association régionale pour la formation et l'éducation des migrants, basée à Lille. Embauché en tant que « formateur permanent », il percevait un salaire mensuel brut fictif. Il était même sensiblement plus élevé que le SMIC, soit 10 500 francs. Le procureur de la République n’avait pas eu peur de dire que, « ces salaires ne correspondaient à aucune activité réelle »
    .

    jeudi 23 avril 2009

    Polémique: Rachida Dati défend le droit à l'humour

    Les polémistes d'opposition éludent le contexte ludique

    Les conservateurs de gauche réclament des énarques compassés
    La garde des Sceaux, Rachida Dati, en déplacement au Liban, a répliqué, jeudi soir sur France Info , à une polémique suscitée par
    sa prestation lors d'un meeting des Jeunes UMP . "Hier on avait un moment de détente avec les Jeunes Populaires, on avait fait une parodie; moi je ne vais pas changer de tempérament, j'aime la vie, j'aime rire", a rétorqué Rachida Dati aux vieux éléphants socialistes coupés de la jeunesse, que Désirdavenir se plaît à fustiger. Mais avec les Jeunes Populaires, ce n'était pas le Zénith...
    Le contexte
    Libération a démontré récemment que la presse d'opposition ne se renouvelle pas. Joffrin avait déjà sorti les propos du président de la République sur Zapatero de leur contexte et Sa Cynique Majesté Royal n'avait plus eu qu'à faire sa fin de marché et les accommoder à sa sauce partisane.
    Fadela Amara n'avait déjà pas eu l'heur de plaire à la gauche: l'opposition a manifestement plus de mal, dans la réalité que dans les discours, à accepter une femme en politique, surtout quand elle est de surcroît d'origine maghrébine.

    Alors que Rachida Dati était soumise mercredi soir, ainsi que d'autres candidats de son parti, à un feu nourri de questions sur l'Europe lors de cette réunion de jeunes militants, la ministre, numéro 2 de la liste UMP en Île-de-France pour les européennes, épanouie, a donné des réponses très hésitantes comme le ferait une candidate à un jeu télévisé et déclara même qu'elle "récitait". "L'Europe s'occupe-t-elle trop des affaires nationales ?", lui a demandé un jeune homme du public. "Elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper", a notamment répondu Rachida Dati en s'esclaffant. "Et puis elle s'occupe de ce qu'on lui donne à s'occuper avec les personnes qui peuvent porter ces affaires à s'occuper", a-t-elle ajouté.
    Diffusés par plusieurs radios jeudi, puis relayés sur Internet, ces extraits ont provoqué de nombreuses réactions, essentiellement mal intentionnées.
    Dans les rangs de l'UMP, le PS et le Modem interprétèrent la scène à laquelle ils n'étaient pas conviés, donc absents. Au vu d'extraits choisis, ils interprétèrent aussitôt ce moment de convivialité à leur façon défavorable et dépeignirent une candidate frivole traitant ce scrutin avec une insoutenable légèreté, tandis que la majorité dénonça la cible d'un "harcèlement médiatique" de la ministre par son opposant aux Européennes en Ile-de-France, Harlem Désir.

    Comment fait-on de la désinvolture avec de la décontraction?

    Selon le PS, cette affaire illustrerait le fait que la Garde des Sceaux, qui n'était pas emballée à l'idée de se lancer dans la bataille européenne, ne maîtrise pas son sujet. « Rachida Dati "traite avec beaucoup de désinvolture cette campagne ». "Visiblement pour l'UMP, (le Parlement européen) est un lieu où on va envoyer les ministres sarkozystes en disgrâce qui ne s'y intéressent pas", a renchéri Harlem Désir, ...tête de la liste PS en Île-de-France.

    Nicolas Sarkozy envoie aux européennes des gens qui n'y connaissent rien", a ainsi déclaré le porte-parole du PS, Benoît Hamon. "Au fond, il y a beaucoup d'amertume chez Rachida Dati d'avoir été écartée d'une fonction prestigieuse. Aujourd'hui c'est le coup de pied de l'âne contre celui qui l'envoie à Bruxelles", a-t-il affirmé, prolixe.

    Sur la même ligne évidemment le président du MoDem, François Bayrou a, sans surprise, estimé qu'"il y avait quelque chose de troublant et de confondant dans le peu d'intérêt qui a été montré pour les questions européennes et le caractère un peu désinvolte dans la manière dont les réponses étaient faites".

    Du côté de l'UMP, on a en revanche compris l'attitude de la ministre. Certains, dans la presse, auraient trouvé des anonymes de la majorité qui s'agaceraient de son "dilettantisme" et de son peu d'intérêt pour les européennes. Le floutage est, en toute occasion, fort pratique... Selon l'un d'eux, dont on ne connaîtra pas l'identité et avance masqué (!), la ministre serait même déjà à la recherche d'un poste dans une grande entreprise privée. Peut-être le brave 'flouté' est-il repreneur du porte-feuille ministériel de Rachida Dati. Sinon il pourrait être Villepiniste.

  • "Il n'y a pas d'affaire Dati, il y a un harcèlement Dati !", a lancé le secrétaire général Xavier Bertrand, en dénonçant le "déferlement médiatique" contre cette ministre parmi les plus populaires du gouvernement.
  • "Même les hommes politiques ont le droit de ne pas savoir répondre à des questions, c'est plutôt honnête de l'admettre", a estimé de son côté le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre, jugeant que Rachida Dati avait plutôt joué de manière "habile" en mettant "la salle dans sa poche".
  • Tête de liste UMP en Île-de-France, Michel Barnier, a, quant àlui, souligné "l'ambiance", "conviviale et décontractée" du meeting des jeunes UMP.

    Tout ce bruit ne traduirait-il pas de la fébrilité poisseuse du côté socialiste? Ils semblent bien en effet avoir acquis la conviction que la liste UMP aux Européennes pourrait bien leur ravir quelques sièges.
  • dimanche 25 janvier 2009

    Européennes : les huit têtes de listes UMP

    Au PS, ils en sont encore à s’étriper
    L'UMP a présenté samedi lors de son bureau national ses têtes de listes pour les européennes de juin dans les huit circonscriptions régionales de métropole et d'Outre-mer.

    - Ile-de-France : Michel Barnier (ci-dessus), né en 1951, actuellement Ministre de l'Agriculture et de la Pêche du gouvernement François Fillon (2) mènera la liste, avec la garde des Sceaux Rachida Dati comme numéro deux. Tous deux devront quitter leurs fonctions gouvernementales avant de siéger au Parlement européen. Michel Barnier a été commissaire européen (1999), vice-président du Parti populaire européen (PPE) et ministre des Affaires Etrangères dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin;

    - Est : l’eurodéputé Joseph Daul, né en 1947, agriculteur et président du groupe du Parti populaire européen au Parlement européen ;

    - Nord-Ouest : Dominique Riquet, médecin et maire de Valenciennes ;

    - Sud-Ouest : Dominique Baudis, né en 1947, ancien député-maire de Toulouse (1983-2002) et ancien Président du CSA ;

    - Sud-Est : la sortante Françoise Grossetête, née en 1946, professeur de droit, élue stéphanoise, secrétaire nationale de l'UMP (depuis 2002) et vice-présidente de la fédération UMP de la Loire (2002);

    - Centre : l'eurodéputé Jean-Pierre Audy, né en 1952, conseiller général de Corrèze;

    - Ouest : Christophe Béchu,né en 1974, président du Conseil Général du Maine-et-Loire (avec Elisabeth Morin en numéro 2) ;

    - Outre-Mer : l'eurodéputée Margie Sudre (1943, Secrétaire d'État chargé de la Francophonie de 1995à1997 et Conseiller régional de la Réunion), Maurice Ponga (né en 1947, Nouvelle Calédonie)et Marie-Luce Penchard (secrétaire national chargé de l'Outre-Mer, fille de Lucette Michaux-Chevry, la sénatrice-maire de Basse-Terre, Guadeloupe ).

    Au PS, les noms des têtes de listes tardent à venir et les désignations sont moins évidentes. On donne Harlem Désir candidat en Ile de France.

    Désirdavenir Royal
    trouve les habits de député Européen trop étroits et n’est pas candidate, car elle s’accorde un dimension internationale... Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien, samedi 24 janvier, Sa Cynique Majesté Royal a annoncé qu'elle ne sera pas candidate aux élections européennes de juin prochain. "Bien que très sollicitée [ !].
    Elle compte labourer le terrain, un peu pour les candidats, mais beaucoup pour raviver son image dans les campagnes : pour la première fois, un sondage la place en effet derrière son ex, François Hollande… "Comme toujours, je suis disponible pour faire campagne et défendre des idées." Et donc celles de son émule, Barrack Hussein Obama.

    jeudi 29 mai 2008

    Gazole: Des agriculteurs de Rebsamen rejoignent des marins-pêcheurs de l’amère Royal

    La hausse du gazole, une arme saisie par la gauche

    Des agriculteurs ont rejoint mercredi le mouvement des marins pêcheurs contre la hausse du prix du gazole
    , certains bloquant jeudi matin deux dépôts pétroliers : il se trouve que ça se passe dans la région de Dijon, dont le président est Frère Rebsamen..
    Deux dépôts pétroliers situés au sud de Dijon sont bloqués depuis 7h00 jeudi matin par "150 à 200 agriculteurs" à l'appel de la FDSEA (syndicat départemental des exploitants agricoles), pour protester notamment contre la hausse des carburants. "Nous bloquons ces deux dépôts pour protester contre la hausse des charges, notamment celle du fioul qui a augmenté de 70% depuis 2003", a déclaré Antoine Daurelle, responsable des jeunes agriculteurs (FJSEA) de Côte-d'Or.
    La hausse du prix des "engrais (+30%) devrait satisfaire Les Verts alliés du PS. Autant que celle des produits alimentaires, celle des aliments pour bétail (+27%) sera pourtant exploitée. Elle est également dénoncée par les agriculteurs qui "attendent un geste fort du gouvernement au niveau des carburants que nous souhaitons à 0,40 euro le litre, et des allégements fiscaux", a ajouté le responsable syndical. Tout çà à la fois ?
    "Nous sommes incapables aujourd'hui de répercuter ces hausses sur le prix de vente de nos produits, ainsi le carburant nous est facturé à 1,07 euro le litre contre 0,57 en juin 2007, c'est donc notre revenu qui baisse", a affirmé Gérard Berthaut, secrétaire général de la FDSEA de Côte-d'Or. Le prix des carburants pèse également sur le pouvoir d’achat des Français : ils n’en sont pas ravis, mais prennent leur part du fardeau. Mais ils ne disposent que de leur courage, à défaut de tracteurs avec remorques...

    Une dizaine de tracteurs avec remorques placée en travers de la seule route d'accès à ces dépôts suffit à bloquer l'entrée principale, empêchant toute sortie de camions et pénalisant la population.
    "Une délégation d'agriculteurs de la région de Bourgogne sera reçue par le ministre (de l'Agriculture) Michel Barnier cet après-midi" (jeudi) lors de son déplacement dans le département de l'Yonne voisin, a précisé M. Berthaut.

    Mercredi, des signes de division commençaient à apparaître dans le mouvement des pêcheurs en grève, mais certains avaient poursuivi leurs actions contre le gazole trop cher, malgré une pression croissante des distributeurs et de la justice. L’aide du gouvernement, et donc la solidarité des Français, n’y sont pas étrangers.
    Les pêcheurs français de Méditerranée ont décidé de poursuivre leur grève "au moins" jusqu'à lundi prochain. Ils ont tenté dans la journée de bloquer plusieurs sites pétroliers de la région marseillaise, mais les forces de l'ordre sont intervenues, sans incident, pour les déloger. Ils ont également lancé une action commando contre deux rayons poisson de deux grandes surfaces près de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône).
    Dans l'ouest de la France, quelques pêcheurs en grève ont fait parler d’eux en multipliant les actions: opérations escargot, péages gratuits, barrages filtrants, interceptions de camions de poisson ou actions dans des rayons poissonnerie de grandes surfaces.
    Ces actions contre le prix du gazole ont été relayées, comme les jours précédents, par les agriculteurs dans le nord de la Bretagne, à Lille, Toulouse ou Montpellier.

    Un agriculteur et un CRS ont été légèrement blessés lorsque les forces de l'ordre ont délogé des manifestants devant le dépôt pétrolier de Frontignan, près de Sète (Hérault, bloqué pendant huit heures par des agriculteurs, rejoints par des pêcheurs. La région Languedoc-Roussillon est présidée par l’affreux Jojo Frèche, un socialiste odieux qui n’a pas été exclu du PS, à la différence de Charasse, sans comparaison au plan éthique.
    Quelques signes de division sont toutefois apparus parmi les pêcheurs, soumis à la pression économique et judiciaire croissante, mais aussi à l'impopularité du mouvement. Ils ont donc décidé mercredi de suspendre leur grève jusqu'à une réunion des ministres européens de la Pêche, les 23 et 24 juin, et en Poitou-Charentes, à La Rochelle, les pêcheurs ont levé le blocus des dépôts de carburant et du port avant de repartir en mer.
    Sa Cynique Majesté Royal aurait-elle donc versé
    les 500.000 euros
    qu'elle a promis aux pêcheurs?
    Qui a pu assister à la remise du chèque?...
    Leurs confrères de la baie de Seine ont aussi levé le blocage de la raffinerie Total du Havre après une décision de justice du Havre.

    La justice est également intervenue pour faire respecter la loi face aux exactions des grévistes violents: six manifestants ont été placés en garde à vue mardi à Caen après avoir été interpellés alors qu'ils vidaient un camion de poisson. Libérés mercredi, ils risquent des poursuites. De plus, vingt-neuf pêcheurs arcachonnais comparaîtront le 26 juin pour "vols, extorsion et dégradation" après des actions dans des poissonneries de grandes surfaces. Quelques sardines distribuées gratuitement devant caméras ne compensent pas les dégâts et gaspillages en période de baisse du pouvoir d’achat : les plus défavorisés ont dû en avoir gros sur le cœur.

    Face à cette colère persistante, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche Michel Barnier a annoncé l'extension aux patrons-pêcheurs du dispositif d'"aide sociale" exceptionnelle de 40 millions d'euros annoncé la semaine dernière pour les équipages. Il a lancé un appel à "l'esprit de responsabilité" de toutes les professions de la pêche.