POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est producteurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est producteurs. Afficher tous les articles

samedi 20 septembre 2014

Colère paysanne au centre des impôts, symbole de la République, de Morlaix, sous-préfecture

Manuel Valls promet la rigueur de la justice...

Les incendies visent des bâtiments de la République 
Des producteurs en colère mettent le feu à un symbole de l'oppression par la République, un centre des impôts d'une sous-préfecture, alors que le président Hollande lance en Irak sa 3e guerre en deux ans.
"Le bâtiment est détruit, la charpente à l'intérieur s'affaisse", a observé le Premier ministre, s'attardant sur les effets plutôt que sur les causes du désespoir des producteurs de légumes. "C'est le signe d'une grande détresse pour en arriver là. Quelque part, ça fait peur", s'est inquiétée le maire PS de Saint-Martin-des-Champs près de la sous-préfecture du Finistère, à Morlaix, soulignant que ce bâtiment abritant la Mutualité Sociale Agricole (MSA), l'organisme de protection sociale obligatoire des salariés et exploitants du secteur agricole en France, avait été construit il y deux ans sur sa commune. L'incendie de la MSA a été maîtrisé et éteint au cours de la nuit.

Puis,
les manifestants se sont dirigés vers le centre-ville de Morlaix pour se regrouper devant le centre des impôts. 
Outre les légumes invendus, des palettes et des pneus, ils ont aussi déversé du fumier. Cassant portes et fenêtres, ils l'ont alors incendié.
L'hôtel des impôts de Morlaix, un long bâtiment blanc de deux étages, lui aussi récent, est complètement détruit par le feu à l'une de ses extrémitésLes paysans ont forcé la porte, épandu du fumier, éparpillé des palettes en bois qu'ils ont embrasées. Les flammes ont gagné le bâtiment administratif que les pompiers ont tenté de sauver vers 22h45. Mais certains manifestants leur ont barré la route. A l'extérieur, des tonnes d'artichauts et de pommes de terre jonchaient encore le sol vers 02h00 du matin. 
Les soldats du feu n'ont pu entrer en action qu'à minuit, après le départ des paysans, et ils sont parvenus à maîtriser l'incendie un quart d'heure plus tard, selon la maire (UMP) de Morlaix, Agnès Le Brun.

Les manifestants ont ensuite déversé des tonnes d'artichauts sur la route nationale 12 qui relie Brest à Morlaix.
  A proximité de la sous-préfecture une dizaine de fourgons de gendarmerie étaient stationnés pour protéger l'institution représentant le pouvoir central et le calme semblait revenu. Au milieu de la nuit les services de la ville s'affairaient pour tout nettoyer.

"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base"

Centre des Impôts de Morlaix,
sous préfecture
"C'est une jacquerie, une révolte qui part de la base, complètement déstructurée, hors des relations syndicales. Les syndicats sont dépassés par la base", a déclaré Agnès Le Brun. 
"Ce n'est pas un coup de colère, c'est une colère froide", a-t-elle ajouté.  Tout en déplorant la violence "toujours contre-productive"l'élue a expliqué que c'est "quelque chose qui mûrit depuis des semaines, depuis des mois sur une conjonction d'événements: la baisse de la consommation, la surproduction, la baisse des cours, l'embargo russe, les charges sociales de plus en plus accablantes".
Avec l'incendie du Centre des impôts, "c'est un bâtiment d'Etat" qui a été visé, "à l'Etat d'intervenir".
"Quand les gens ne peuvent plus acheter à manger à leurs enfants, payer leurs cotisations sociales... Quand tous les matins ils se lèvent en se disant qu'ils vont travailler pour rien, cela s'appelle le désespoir. Ils se sentent méprisés", explique la maire de Morlaix
La colère des légumiers exprime un ras-le-bol fiscal. 
"Je tire un coup de chapeau à ceux qui ont osé faire ce qu'ils ont fait", a déclaré samedi matin le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d'exploitants agricoles) du Finistère, Thierry Merret, après le passage des producteurs à bout.

"Il faut relativiser;il n'y a pas eu mort d'homme, c'est une forme de témoignage pour dire: écoutez nous", explique également un Bonnet rouge

Le patron de la FNSEA est, lui, plus modéré mais prévient que "la tension monte dans les campagnes". Xavier Beulin a appelé les parties, et notamment le gouvernement parisien, "au dialogue et à l'apaisement". Il a en effet demandé au gouvernement de "mettre en oeuvre tout de suite" la levée de certaines contraintes, au lieu d'en rajouter. Selon lui, les agriculteurs sont plus qu'excédés par les tracasseries administratives et se heurtent à "l’autisme des pouvoirs publics".

L
e désespoir justifie cette violence 

Le premier ministre ne pouvait pas ne pas condamner et il l'a fait par communiqué, "énergiquement" samedi, promettant des poursuites judiciaires contre les "saccages et destructions par incendie" des deux bâtiments. "Il est particulièrement choquant que les sapeurs-pompiers aient été empêchés d'accomplir leur mission", s'indigne le premier ministre qui ne manifeste pas cette révolte juste contre la violence quand les sauveteurs sont empêchés dans les zones de non-droit des banlieues. Dans l'après-midi, en marge d'un déplacement à Paris à l'occasion des Journées du Patrimoine, le chef du gouvernement a de nouveau condamné  ce "saccage" "avec la plus grande fermeté". "La violence, le fait qu'on ait empêché les sapeurs pompiers d'intervenir... Rien ne justifie cette violence (...) d'autant que le gouvernement est à l'écoute", a-t-il assuré.

De son côté, Stéphane Le Foll, parmi les ministres élus de Bretagne visés par les reproches d'absence en région et d'autisme, a également condamné "avec la plus grande fermeté les exactions" de Morlaix, tout en appelant "l'ensemble des acteurs à l'apaisement et à la responsabilité pour rechercher les solutions de gestion de cette crise", ce qui est portant sa première responsabilité en tant que ministre de l'Agriculture, avant celle de soutien aveugle de la politique de Hollande sur tous les media de France et de Navarre. 
Il préfère accuser Poutine plutôt que d'assumer ses responsabilités. "Depuis l'annonce par les autorités russes de l'embargo sur les produits agricoles et agroalimentaire européens, les pouvoirs publics n'ont cessé d'agir pour permettre la mise en place de mesure de soutien des marchés et ainsi en limiter les conséquences pour les producteurs," prétend le ministre de l'Agriculture, également par communiqué
Le ministre socialiste n'est pas sur la longueur d'onde des exploitants en colère, puisqu'au lieu de condamner (énergiquement !) les marges des grandes enseignes de distribution, il considère que "la crise du chou fleur et de l'artichaut est en grande partie liée à une surproduction liée aux conditions climatiques." 

Le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, qui de Paris, n'a rien vu venir, a annoncé ce samedi matin que des réunions sont prévues la semaine prochaine" !

Si Hollande est bas dans les sondages de popularité, c'est aussi la faute aux ...intempéries, comme à l'île de Sein, mais également dès sa première visite à l'étranger, quand son avion présidentiel frappé par la foudre est contraint de retourner sur Paris...

La classe politique condamne évidemment, mais



Une violence qu'Agnès Le Brun condamne mais qu'elle juge "logique".
"Des alertes ont été données depuis des jours et des semaines. Les agriculteurs sont accablés par les charges sociales, les impôts, les dettes, accablés par le fait que ce que vous achetez sept euros le kilo dans un supermarché, on le leur paye sept centimes à la production," a fait valoir la maire de Morlaix. 

 
L'élue de proximité explique en effet que les produits qui sont vendus 7 euros le kilo en grande surface ne leur sont payés que 7 centimes...

vendredi 9 août 2013

Troisième jour: des producteurs bretons en colère cassent leurs oeufs

Les organisations humanitaires les couvaient du regard

100.000 œufs détruits par les producteurs à Carhaix


Après Ploumagoar (Côtes-d'Armor) mardi, une vingtaine de producteurs ont détruit 100.000 œufs, mercredi soir, devant le centre des impôts de Carhaix, commune rouge et noire du Finistère (maire "gauche alternative" qui s'est rapproché des altermondialistes extrémistes d'EELV), deux Conseils généraux socialistes présidés respectivement par Claudy Lebreton et Pierre Maille.

Cette manifestation était alors la deuxième en 24 heures, pour protester contre la faiblesse des cours.

Une manière certes spectaculaire, mais indigne, dans un contexte de surproduction,

mais surtout de crise, de chômage et de fins de mois difficiles pour un nombre grandissant de leurs concitoyens. 
Pour ne pas s'aliéner l'opinion, ils ont d'ailleurs fait un don symbolique de 5.000 œufs aux Restos du Cœur.
"
Une crise comme celle-ci est sans précédent depuis les années 1980", les années Mitterrand, selon un éleveur des Côtes-d'Armor, membre du collectif informel de producteurs à l'origine de ces actions. "Nous réclamons une réorganisation de la filière et des mesures d'urgence pour assainir le marché", ajoute-t-il.

Les Verts implicitement responsables désignés

Les Bretons ne parviennent plus à couvrir la hausse des coûts de production. D'autant qu'ils ont consenti d'importants investissements en application d'une directive européenne sur le bien-être des poules pondeuses, entrée en vigueur en janvier 2012. Ils comptent poursuivre leur action, en cassant tous les soirs 100.000 œufs sur la voie publique à travers la Bretagne.


Les producteurs ont renversé au sol des palettes chargées d'œufs depuis la benne d'un camion. Conformément à la volonté de cette profession, les producteurs en casseront quotidiennement ce nombre symbolique, jusqu'à ce qu'ils soient entendus.


Pas de chance, Le Foll,
député PS de la Sarthe voisine, et Guillaume Garot pour l’Agroalimentaire, député-maire de la Mayenne voisine, sont en vacances tellement "studieuses" qu'ils sont ...injoignable" ! L'action n’est plus au sein des usines Doux, ni même du Ministère de l’Agriculture.


Sans réponse à leur cette action d'ici dimanche, le collectif a laissé planer la menace d'une radicalisation du mouvement.


Ces 100 000 œufs correspondent à 5% de la production quotidienne en Bretagne, a précisé mercredi soir un porte-parole des manifestants.

"On est à bout. Ces œufs-là, on est prêt à les donner à des pays en voie de développement, mais il ne faut pas qu'ils restent sur le territoire français", a t-il lancé. 
Les coûts de conditionnement, de transport et de production de CO2 ne leur font pas peur...

L'opération omelette d'œufs continue


Après Ploumagoar et Carhaix, c'est désormais à Morlaix - dont la maire UMP travaille sur la réforme de la PAC, Politique Agricole Commune, depuis 2013, que les producteurs d'oeufs ont cassé 100.000 oeufs frais, hier soir, devant le centre des impôts. Ils entendent ainsi dénoncer à nouveau la baisse du cours de l'oeuf.
Ils appellent toute la profession à réduire la production, pour faire remonter les prix. 
Le CNPO (Comité National pour la Promotion de l'Oeuf) demande lui aussi à tous les opérateurs de la filière une baisse de 5% de la production.

Après un an de crise, 
on ne connaît toujours pas les axes d’action concrète de Stéphane le Foll et de Guillaume Garot.

En mai 2013 dans le Finistère, des producteurs d'oeufs bretons avaient mené des actions dans la nuit devant la maison de famille du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, ainsi que devant la sous-préfecture de Pontivy (Morbihan), pour protester contre les importations d'oeufs.
Entre minuit et 01h00, plusieurs dizaines de producteurs se sont retrouvés à Berrien, devant la maison du ministre, protégée par la gendarmerie. Selon les organisateurs, ils ont cassé 21.000 oeufs sur la chaussée.
Video Ouest France


Le "message" de Hollande, ici et là, ne semble pas passer...

Il y a comme de la friture dans la poële  sur la ligne.

samedi 27 juillet 2013

Le donneur de sperme était un mauvais prêteur !

Le donneur de sperme veut aussi être le papa

Deux femmes avaient vidé leurs bourses 

Espèce en voie de disparition
Pour concevoir un enfant, elles avaient eu recours, illégalement, à un donneur
La conception par insémination artificielle fut pratiquée de manière "artisanale", à la maison: un échange de fluides condamné par la loi, en France. Comme l'est encore la PMA, procéation médicalement assistée.
Alors qu'elle vivait dans la région d'Orléans, "aller en Espagne ou en Belgique, c'était très long et compliqué." Alors Magali Capdeville, 37 ans, est allée du producteur au consommateur en faisant appel à un ami qui a accepté de lui céder un peu de sa production.Magali se retrouva enceinte et en septembre 2011 donna naissance à un garçon.Il n'aurait plus manqué que l'enfant prenne la nationalité belge ou espagnole du produit d'importation.

Les deux mères célibataires croyaient effacer le père
Livraison de matière première sans facture, ni  contrat écrit. Pour Magali, c'était clair : "Il était le géniteur, il nous rendait service, mais ne revendiquait pas la place du père.

Mais les deux mamans ne s'attendaient pas à ce que le généreux donateur reconnaisse le fruit de sa production et réclame l'appellation d'origine contrôlée: la justice doit trancher sur le droit de visite. "Je rêvais d'avoir un enfant. Je ne regrette pas, car mon petit garçon est là. Mais je n'imaginais pas ces conséquences."  Le grossiste était sentimental !

Les deux mères lesbiennes n'avaient pensé qu'à leur désir d'enfants

Sept mois après, la maman reçoit une lettre recommandée qui lui apprend que le père vient de reconnaître l'enfant. Cet homme de 24 ans qui, jusque-là, n'avait jamais vu le petit garçon, souhaite désormais tenir sa place de père. "Nous pensions dire à notre enfant qui était son géniteur. Nous étions loin de penser qu'il demanderait à l'avoir un week-end sur deux."

En janvier, le père biologique obtient un droit de visite et d'hébergement
Magali et sa compagne, Flavie, sous le choc, s'enfuient avec l'enfant et s'installent 300 km plus loin, à Nantes. Mais la loi les rattape. En mai, elles reçoivent une assignation devant le juge aux affaires familiales. "Nous ne contestons pas sa place de père, précise Me Anne Bouillon, leur avocate. Mais il faut considérer l'intérêt de l'enfant. [sic] Qu'il puisse nouer un lien avec le père tout en étant respecté dans sa famille composée de deux mères." Savoir si la production bio est encore reconnue...

Le père "demande juste à être considéré comme un papa, avec un droit de visite et d'hébergement", fait valoir son avocate, Me Castelli-Maurice. Le juge doit se prononcer le 29 juillet.

La loi du "mariage pour tous" ne fera qu'engendrer ces situations
 
"Il faudrait réfléchir à un autre statut du parent-géniteur, avec des droits et devoirs différents de ceux du père ", lance Me Bouillon.

Des droits sans devoirs
"Depuis ce moment, je n'arrive plus à être une mère à 100 %", se plaint Magali, qui met en avant l'équilibre du petit garçon.
Flavie, sa compagne, déplore n'avoir aucun "droit" sur l'enfant, ce qui semble plus naturel au lobby gay que les droits du père.
Si prévisible qu'elle ait été, cette déconvenue avait été négligée par le législateur
Taubira l'avait balayée d'une citation et d'une raillerie ou deux.
Les deux mères du même sexe n'ont pas pour autant renoncé à fonder une famille.

Flavie a eu une petite fille le 4 juillet.
Magali l'adoptera dès que leur union sera scellée par un "mariage", le 17 août.

Bientôt des élevages de
producteurs de sperme
en batterie ?
Conçue grâce à la surproduction d'un autre étalon, "en qui on a totalement confiance et qui a déjà des enfants"
Et qui a une épouse légitime ? Pourvu qu'elle soit compréhensive et partageuse...
Et que la fillette ne soit pas perturbée de ne pas avoir été conçue dans l'amour. Mais n'existe-t-il pas des "cellules psychologiques" pour les enfants des unions "sabotées", comme pour les usagers des trains qui déraillent ?

samedi 25 mai 2013

Des paysans en colère ont fait une omelette en cassant des oeufs pour Le Foll

Manifestation de producteurs d'oeufs devant la maison bretonne de Stéphane Le Foll

Des producteurs d'oeufs bretons ont mené des actions dans la nuit
de vendredi à samedi dans le Finistère, devant la maison de famille du ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, ainsi que devant la sous-préfecture du Morbihan à Pontivy, pour protester contre les importations d'oeufs, a-t-on appris de sources concordantes.

Entre minuit et une heure, entre 20 et 25 producteurs se sont retrouvés à Berrien, dans le centre du Finistère, devant la maison du ministre, protégée par la gendarmerie. Selon les organisateurs,
ils ont cassé 21.000 oeufs sur la chaussée
"Cette manifestation de colère, c'est à cause de la grande masse d'importations d'oeufs étrangers, notamment d'Espagne et de Pologne, à des prix défiant toute concurrence", a expliqué Stéphanie Jestin, productrice d'oeufs à Lampaul Guimiliau, dans le Finistère.

"On perd 2 500 euros par jour"

Mais à quoi sert-il donc ?
"Eux n'ont pas fait les travaux de mise aux normes bien-être animal, environ 2,5 millions d'euros d'investissement pour un élevage de 100 000 poules . On perd 2 500 euros par jour", a assuré cette productrice.
"Au début de l'année, on était à des prix corrects et, avec l'importation massive d'œufs étrangers, on a divisé les prix par deux. On est au même prix que les autres pays, mais les charges et les salaires ne sont pas les mêmes", a ajouté Mme Jestin, précisant que les producteurs demandaient "une augmentation de 3 centimes par œuf"
"Pour l'instant, les industriels ne nous répondent pas, et les politiques ne nous écoutent pas. S'il n'y a pas d'écoute, il y aura d'autres actions", a-t-elle prévenu. Les opposants au mariage homosexuel ne disent pas autre chose.
La manifestation s'est terminée sans incidents,  selon la préfecture.

Le Monde et Libération se ridiculisent par leur sémantique à la Hollande 
"Dans le Morbihan, des œufs ont été déposés devant la mairie et la sous-préfecture de Pontivy," écrivent-ils en reprenant paresseusement les termes de l'AFP. 


mardi 29 janvier 2013

L'épouse de Jospin prête à manifester contre le mariage homo

Sylviane Agacinski se rebelle contre le projet Hollande de mariage homo

Le jour de l'ouverture des débats parlementaires


Opposée au mariage comme à l'adoption par des couples de même sexe, Sylviane Agacinski, philosophe et épouse de l'ancien Premier secrétaire du PS et ex-Premier ministre,  Lionel Jospin, se dit prête à aller battre le pavé si nouvelle manifestation il y avait. Ce sont les propos qu'elle a tenus au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL ce mardi 29 janvier, à l'heure où le projet de loi mariage homosexuel s'apprête à être débattu à l'Assemblée nationale.

Quand le journaliste lui demande si elle est prête à descendre dans la rue, Sylviane Agacinski répond :
"Absolument !"

Et d'expliquer à Jean-Michel Aphatie : "Ce n’est pas la question de savoir qui on rejoint mais de savoir au nom de quel principe on parle. Je pense qu’il y a une grande violence."

Le mariage homosexuel est discriminant
Quand une militante dit "moi je ne veux pas me coltiner un mec pour devenir mère", c’est une extrême violence de dire "j’exclue à priori toute place, toute présence, tout rôle symbolique du père pour pouvoir faire adopter mon enfant par une autre femme."

Elle faitvaloir qu' être une femme de gauche ne l'empêche pas de s'opposer au mariage homosexuel, ni de critiquer le gouvernement socialiste.
"Quand je réfléchis à des questions graves, je ne réfléchis pas en tant que socialiste, ni en tant qu’épouse ou en tant que femme de gauche.
Je pense que ce problème déborde absolument et totalement –c’était le cas de la parité aussi- le clivage droite-gauche

Et la façon dont on veut impressionner en nous disant "si vous n’est pas totalement d’accord avec ceci ou cela, c’est que vous êtes forcément réactionnaire etc", c’est extrêmement pénible et infondé."

Comme elle l'avait déjà fait sur Europe 1 le 25 janvier, Sylviane Agacinski enchaîne quatre jours plus tard sur les explications de cette prise de position.




Pourquoi certaines réserves de ma part ? 
"C’est parce que le gouvernement a voulu faire comme si la logique traditionnelle du mariage pouvait s’appliquer aussi bien dans le cas de couples de personnes de même sexe que dans le cas de couples un homme-une femme. [...]
Le mariage [...] était fondé sur l’idée de cadrer la procréation, tel homme, telle femme, ils font des enfants et automatiquement d’une certaine manière, ils sont les parents de cet enfant." 

C'est ensuite l'argument "naturel" que la philosophe avance.
"La question est de savoir quel est le schéma, quel est modèle […] de la filiation ?
Il vient, comme l’a souligné Levi-Strauss, du modèle naturel, biologique dela procréation puisqu’il faut un homme et une femme pour faire des enfants."

Avant de parler d'une éventuelle "inégalité" entre les enfants issus de couples hétéro et homosexuels.
"Je pense que donner à un orphelin deux parents du même sexe, ce n’est pas forcément leur faciliter les choses.
Mais surtout, c’est créer une inégalité entre les enfants. C'est-à-dire que c’est créer deux types de règles de filiation qui touchent au statut de l’enfant et à la relation entre les générations.

Mais, en toute mauvaise foi, Taubira maintient qu'elle ne touche pas au Code civil...

lundi 12 mars 2012

'Buy European Act': Sarkozy veut le promouvoir, mais Hollande ?

Sarkozy a la volonté politique, là où ses prédécesseurs ont laissé courir


En 1980 à Romilly, les communistes organisaient déjà des manifestations
contre les délocalisations en ...Tunisie.


"La France demandera que l'Europe se dote d'un 'Buy European Act'

Un serpent de mer
Ainsi, sur le modèle du 'Buy American Act', bénéficieront de l'argent public européen, les entreprises qui produiront en Europe".

Parmi les trois ultimatums fixés à l' Europe par Nicolas Sarkozy figurent ces deux propositions : imposer à toutes les administrations de l'UE et des pays membres de se fournir et de travailler uniquement avec les entreprises issues de pays européens ; et imposer des règles de réciprocité, qui permettraient des mesures de rétorsion en cas de frein aux exportations européennes.

Sarkozy l'a promis, mais Hollande n'en souffle mot

Si "dans les douze mois qui viennent, aucun progrès sérieux sur l'exigence de la réciprocité avec nos principaux partenaires n'était enregistré, alors la France appliquera unilatéralement cette règle jusqu'à ce que les négociations aboutissent".

La détermination est salutaire, mais Le Monde, favorable à Hollande, se pose de la question de la crédibilité, comme à chaque fois que son candidat n'a aucune position sur le sujet...


On attend le "Buy European" qui ne vient pas

Guigou adepte du protectionnisme que le PS reproche à l'UMP


L'idée d'acheter européen n'est pas nouvelle et Elizabeth Guigou, ministre socialiste des affaires européennes de Mitterrand, l'évoquait en 1993, sans parvenir -en cinq années de pouvoir- à le faire passer dans les actes. Marchais (PCF), avant elle avait fait campagne "Produisons français" au début des années 80...
Lien PaSiDupes : " Achetez français, clame Hollande, avec les communistes ".

A la même époque, la députée (UDF, devenue UMP depuis) Marie-Thérèse Boisseau expliquait à l'Assemblée : "La Communauté européenne doit reprendre l'offensive et se doter d'instruments législatifs analogues à ceux des Etats-Unis. Cela n'a rien à voir avec une ' forteresse Europe'. Mais le 'Buy American Act' n'est pas prêt d'être aboli. Il faut donc au plus vite renforcer l'Union européenne en brandissant notamment un 'Buy European Act'". A son tour, François Bayrou fait du neuf avec de l'ancien en 2012.

Mais la dernière décennie du XXe siècle se consacre au libre-échange au travers d'accords d'ouverture de marchés, dans l'esprit du GATT (en français : Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce).
Plus question de mesures protectionnistes, jugées contre-productives et critiquées à gauche comme à droite. Entre-temps, les négociations entre Union européenne et organisation mondiale du commerce (OMC) ont conduit à l'abaissement du tarif douanier commun instauré en 1968 et permettant aux pays européens d'imposer des droits de douane.

La gauche rédige beaucoup mais n'agit pas

L'idée d'un "Buy European" ressurgit périodiquement d'un extrême à l'autre de l'échiquier politique.

Sorti de sa torpeur par la présidentielle, le sénateur trotskiste fabiusien Henri Weber prend le train en marche dans une note pour la fondation socialiste Jean Jaurès, en date de février 2012. Avant lui, la Chambre de commerce et de l'industrie de Paris a également rédigé plusieurs notes réclamant une telle mesure. La question a surtout été relancée par Christine Lagarde, un mois avant encore, en janvier 2011. Elle annonçait des actions sur le sujet, mais les frasques de l'odieux socialiste D. Strauss-Kahn l'interrompirent, puisque son affaire de violences sexuelles la propulsa à la tête du FMI en juin 2011.

On comprend donc que, malgré son volontarisme, l'action gouvernementale n'a pu porter ses fruits, du moins pour le moment. Les membres de l'Union européenne ne sont pas tous sur la même ligne, complexe, et certains craignent des effets économiques inattendus : elle peut en effet entraîner des surcoûts importants, notamment pour les matières premières qui devraient alors être impérativement orginaires d'Europe pour être employées dans des projets publics.

Surtout, les mesures protectionnistes peuvent entraîner des mesures de rétorsion de la part du pays qui subirait des blocages. Et l'Allemagne, deuxième exportateur mondial, n'a pas envie de voir son économie mise en péril par de nouvelles règles.


Un projet en gestation à la Commission européenne


Sarkozy s'attaque à un gros morceau

L'Allemagne a évolué favorablement, comme le montre la carte jointe, car elle préférait jusqu'ici (décembre 2011) rappeler les règles existantes, et notamment l'article 58-2 de la Directive 2004/17, qui prévoit que "toute offre présentée pour l'attribution d'un marché de fournitures peut être rejetée lorsque la part des produits originaires des pays tiers (...) excède 50 % de la valeur totale des produits composant cette offre". Elle est désormais le deuxième état le mieux disposé. Mais il est impossible de savoir si ce dispositif est appliqué, faute de statistiques établies, comme le regrettait un rapport sénatorial.

Sous la pression des autorités françaises, la Commission européenne n'est pas restée totalement inactive face à une question devenue de plus en plus pressante. Elle a récemment évoqué ces questions, en lançant, en juin 2011, une consulation sur "la question de l'accès aux marchés publics externes".
Ainsi, le Français Michel Barnier, commissaire européen chargé du marché intérieur, et le commissaire belge au commerce, Karel De Gucht, préparent parallèlement une proposition pour favoriser l'ouverture des marchés publics de certains pays étrangers, avec, à la clé, une menace d'être exclus de certains marchés européens.

L'idée serait de permettre aux administrations et opérateurs publics européens de traiter différemment les fournisseurs en fonction de l'accès que laisse leur pays d'origine à ses propres marchés publics. Les deux commissaires prévoient également un mécanisme de "défense commerciale" qui permettrait de fermer des marchés en cas de discrimination des fournisseurs européens dans un pays tiers.

Ces résolutions devaient être présentées en mars, avant d'emprunter le tortueux chemin des institutions européennes : validation par le Parlement, puis par le Conseil européen.

L'ultimatum de N. Sarkozy pourrait faire accélérer ce calendrier.

vendredi 12 juin 2009

Les producteurs de lait lâchent Barnier et s’attaquent aux distributeurs

Les Européennes passées, recentrage des revendications…

Politisation des actions syndicales avant les Européennes

  • Les prix payés aux producteurs par les différentes entreprises de collectage du lait pouvaient varier entre 203,07 et 217,07 €/1000 L pour le mois d'avril, soit environ 30 % de baisse par rapport aux prix payés en avril 2008 ! Tout naturellement, les producteurs se tournèrent vers les entreprises. Mais le calendrier fut une aubaine à saisir.
  • Tirant profit du scrutin de désignation des eurodéputés au Parlement de Strasbourg, les producteurs de lait en colère se sont mobilisés et ont exercé des pressions politiques sur leur ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, tête de liste en Ile –de-France. La Confédération paysanne et les Jeunes Agriculteurs en fer de lance ont entraîné la FNSEA dans des actions 'coup de fourche poing' et gaspillage en déversant du lait sur la chaussée ou du foin devant des préfectures.
  • Le ministre-candidat Michel Barnier a donc assuré que le gouvernement était disposé à envoyer des inspecteurs du ministère des Finances dans les grandes surfaces ne jouant pas «le jeu de la transparence» sur les marges et les prix à la production sont passés à 0,28 du litre.

    Les élections passées, les producteurs ne décolèrent pas

    Une semaine après la conclusion d'un accord sur le lait contesté par leur base, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) appellaient jeudi à une "action nationale de blocage" des plateformes d'approvisionnement de la grande distribution afin d'exiger "la transparence sur les marges" des produits agricoles.

    Mardi 9 juin à Nantes, 400 agriculteurs du département ont donc manifesté pour protester contre le prix d'achat jugé trop faible du lait par les grandes surfaces. 400 ? Selon la police ou les producteurs ?
    VOIR et ENTENDRE


    A la veille de la journée nationale d’action syndicale, les producteurs tiennent bon

    Le 12 juin, environ 7.000 agriculteurs bloquaient en milieu de journée 41 plates-formes de distribution sur le territoire, selon la FNSEA, à l'origine de cette mobilisation qui ne touche pas l'Ile-de-France.
    Prévu pour durer 48 heures, le mouvement a débuté officiellement hier soir, mais a en fait commencé depuis plusieurs jours dans le Grand Ouest à l'initiative d'éleveurs en colère contre le récent accord sur le prix du lait, jugé encore très insuffisant.

    Le gouvernement médiateur

    Une réunion entre les différents ministères concernés et la FNSEA, vraisemblablement au ministère de l'Economie, pourrait se tenir ce week-end. Le principal syndicat agricole, qui a interpellé dans une lettre députés et sénateurs, réclame la création d'un «dispositif d'encadrement des marges» des grandes surfaces, déplorant les effets pervers de la LME.
    La loi de modernisation de l'économie (LME) «a conféré à la distribution un pouvoir de négociation encore plus grand qui, aujourd'hui, se répercute lourdement sur les équilibres économiques de leurs fournisseurs et par là même sur ceux des producteurs», selon le syndicat. Elle a pourtant prévu un organe de régulation, l'Observatoire des marges, mis en place en décembre 2008, mais les producteurs considèrent qu’il «ne fonctionne pas».

    Menace sur les consommateurs


    Les producteurs misent maintenant sur la colère des consommateurs.
    Les rayons pourraient en effet être affectés ce week-end. «Les consommateurs peuvent s'attendre à des difficultés», a déclaré un porte-parole de Système U, quatrième groupe de distribution en France. «La grande distribution repose sur le flux tendu, donc nos magasins n'ont pas de réserves. Cela veut dire qu'en cas de blocage, à très court terme, les magasins se retrouvent en rupture» de stock sur certains produits, notamment dans l'épicerie.


    Et tant pis (de vache), si les producteurs ne sont pas solidaires des consommateurs: pour ces derniers en revanche, solidaires par force, c'est aussi le temps des vaches maigres.