POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est consommateurs. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est consommateurs. Afficher tous les articles

dimanche 19 juillet 2015

Plus de 22.000 éleveurs au bord de la faillite, observent Hollande et Valls

L'"audacieux" président socialiste délègue aux consommateurs la responsabilité de sauver les éleveurs 

Typiquement, le président de la République s'est contenté de lancer un appel aux grandes surfaces
 
'Nuit de la détresse' : la colère des éleveurs français (juillet 2015) 
pour qu'elles soutiennent les producteurs en détresse.

Alors que 22.000 éleveurs sont au bord de la faillite, sans que le ministre de l'Agriculture ait vu venir le risque, et pendant que François Hollande se consacrait à la Grèce, le président socialiste appelle la grande distribution à faire un effort sur les prix et donc ses marges

Or, pour les producteurs, cela ne suffira pas. 
Nathalie Marchand élève 2.500 porcs. Cette année, elle a fait 170.000 euros de pertes et pointe du doigt une mesure qui ne va pas assez loin. "Il ne faut pas qu'appeler, il faut les contraindre. Sans contrainte, on n'avance pas", s'impatiente-t-elle au micro de France 2.

"J'ai une famille à nourrir"

Patrick Vanderbeken, éleveur de porcs, compte parmi les producteurs en grande difficulté. Cet éleveur vend son porc 1,30 euro le kilo et accumule ainsi les pertes : "Nous on ne sait pas payer nos charges, nos frais d'aliments, nos prêts à la banque et puis j'ai une famille à nourrir", s'inquiète ce producteur que ni les coopératives agricoles, ni le ministre socialiste Stéphane Le Foll n'ont les moyens de secourir.


Coup de gueule de Bruno Le Maire qui fait trois propositions 

"Monsieur le ministre [Le Foll], je vous en supplie, mettez-vous au travail et respectez les paysans français ! " 
Bruno Le Maire, l’ancien ministre de l’Agriculture, est resté sensible aux difficultés des agriculteurs et à la crise que traversent les producteurs de lait, de viande bovine et porcine. Il pousse un coup de gueule contre Stéphane Le Foll et le gouvernement seulement préoccupés d'international. 
Bruno Le Maire fait aussi trois propositions concrètes en matière de respect des prix, de débouchés à l’export et de normes environnementales.

Pendant ce temps, la presse se satisfait des déclarations de Hollande et Valls... 
Indifférente au désespoir des agriculteurs  en colère et à la mise en cause de la grande distribution qu'ils pointent du doigt avec les consommateurs qu'ils  veulent pénaliser dans leur pouvoir d'achat, la presse a choisi de militer au côté de l'exécutif socialiste contre la population.

"Quand le Gouvernement entendra-t-il la détresse des éleveurs ?", interpelle Xavier Beulin

Xavier Beulin, le président de la FNSEA, a confié sa désespérance face à l'autisme du gouvernement incapable d'action face à la crise "économique et morale" traversée par l'élevage français.


Web-agri : Jeudi 2 juillet 2015 à Saint-Brieuc, vous êtes venu soutenir les éleveurs des Côtes-d’Armor. Mais en l’absence de mesures tangibles pour améliorer la situation des éleveurs, vous avez été chahuté par vos propres troupes. Cette prise à parti était-elle fondée ?

Xavier Beulin : Je la comprends, car les éleveurs n’en peuvent plus. Le cadre réglementaire et normatif est insoutenable. Contrairement à 2009, où il s’agissait avant tout d’une crise économique, nous sommes dans une crise à la fois économique, mais aussi morale. Jamais la situation n’a été telle. J’ai été surpris de l’intensité de la mobilisation. Ce ne sont pas des vieux pleurnichards qui descendent dans la rue. Ce sont des jeunes qui se sont installés il y a peu et qui ont investi car ils croient en l’élevage. Nous avons même vu des éleveurs de la Coordination rurale ou de la Confédération s’associer à cette action

WA : Que dites-vous aux éleveurs qui vous reprochent de ne pas défendre suffisamment l’élevage ?

Xavier Beulin : Je leur dit que nous avons fait des propositions de simplification au Gouvernement, que nous avons initié les Etats généraux de l’Agriculture la veille du salon. La FNSEA martèle aussi depuis des mois que le Gouvernement doit prendre ses responsabilités. Ces derniers mois, quatre réunions ont eu lieu avec les transformateurs et les distributeurs. A chaque fois, cela ne donne pas grand-chose. Mais face à l’absence de résultats, bien sûr que je comprends la colère des éleveurs.

WA : Que demandez-vous au ministre [Stéphane Le Foll] qui, lui, explique qu’il ne peut s’immiscer dans les relations commerciales et imposer la revalorisation des prix ?

Xavier Beulin : Nous demandons que le ministre, le Gouvernement et les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, lorsqu’une norme est supprimée, deux autres viennent s’ajouter. Ce renchérissement des normes n’est plus supportable. Nos élus doivent absolument décider des allègements. Regardez la réforme de la PAC et toutes les complexités administratives qu’elle a généré. C’est risible. Autre exemple avec les cours d’eau. Nous avons dû attendre 18 mois pour qu’on nous explique que, finalement, un cours d’eau créé par l’homme pouvait être logiquement entretenu.

WA : Et sur la question des prix ?

Xavier Beulin : Sur la problématique à court terme des prix, lorsque des acteurs de l’aval prennent des engagements devant le ministre, on peut s’attendre à ce que le ministre, qui incarne l’autorité de l’Etat, fasse respecter ces engagements. En attendant, lorsque les éleveurs ciblent les transformateurs et les distributeurs, ils ne se trompent pas de cible.

Tnm : Appelez-vous à de nouvelles manifestations ?

Xavier Beulin : Je ne peux pas écarter les risques de débordements lors des actions syndicales. La situation des éleveurs est telle que ces risques sont plus grands. La FNSEA ne donnera pas de mot d’ordre national pour de nouvelles actions. Mais les producteurs vont continuer à se mobiliser, en département, jusqu’à ce qu’ils obtiennent des résultats.



Prix de la viande: Hollande sacrifie le pouvoir d'achat des Français

Les "sans dents" s'en privent; les consommateurs doivent payer leur viande plus cher ! 

Le président socialiste dresse les agriculteurs contre les grandes surfaces

"Nuit de l'élevage en détresse", opération escargot des agriculteurs bretons 
qui lancent une opération N12, entre Lamballe et Saint-Brieuc 
(Côtes-d'Armor, PS de 1949 à 2015, jeudi 2 juillet 2015)
Le président de la République dégage sa responsabilité sur la grande distribution pour qu'elle augmente la rémunération des éleveurs et sur les consommateurs pour qu'ils achètent de la viande française, afin de sortir l'élevage de la crise qui ronge le milieu agricole, alors que la sécheresse menace les exploitations jusque sur les zones humides, comme à Sivens, où les écologistes radicaux ont entravé la création d'un barrage et d'une réserve d'eau à destination des exploitations agricoles du Tarn

En visite en Lozère samedi 18 juillet, pour suivre la 14e étape du Tour de France, le président socialiste a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, de réduire leurs marges pour soutenir les éleveurs en détresse.
"Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu'elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix", a lâché le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d'une table-ronde autour du ministre de l'Agriculture. "Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer", a-t-il insisté, en l'absence de Stéphane Le Fol, le ministre intermittent de l'Agriculture et alors que les  traitements des fonctionnaires et les pensions de retraites sont bloqués depuis mai 2013.
VOIR et ENTENDRE le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, énoncer les raisons du désespoir des agriculteurs:

Il faut que les consommateurs fasse un effort

Sur la ligne d'arrivée de l'étape du Tour de France, le président a incité "les consommateurs à faire aussi un effort" face à la gravité de la crise et "à manger autant qu'il est possible les produits de l'élevage français". Quitte à payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon. Les musulmans sont dispensés d'effort national !...

Le patron du groupe Système U assure qu'il n'y a "rien de neuf". En début de soirée, le socialiste Serge Papin a assuré que "les enseignes sont unanimes pour payer les prix" convenus lors de la table-ronde.
Mais sur France Info, il a surtout appelé à "un plan de sauvegarde de l'agriculture française" face aux distorsions de concurrence avec les voisins allemands, qu'il accuse de pratiquer du "dumping social"dans les ateliers d'abattage et de transformation.
Ça ne coûte rien à l'Etat: c'est le consommateur qui paye
Ainsi l'éthique de la solidarité socialiste est-elle conditionnée par le patriotisme des consommateurs, lesquels sont déjà des vaches à lait: travailleurs au pouvoir d'achat bloqué, donc réduit, "riches" pressurés d'impôts, familles aux allocations familiales abaissées et tous, des automobilistes traqués.

Retraités et fonctionnaires, familles matraquées et nouveaux demandeurs d'emploi, seniors et jeunes, faites plaisir à Pépère, avec le sourire. Lui, indifférent à tout, garde le moral: à des adolescents, futurs chômeurs qui devront en outre payer la facture de l'endettement socialiste, il a lancé: "Il n'y a pas de pôle emploi des présidents."

samedi 10 novembre 2012

Le " made in France" de Montebourg est-il une supercherie ?

On ment aux consommateurs sur le Made in France

Vous l'avez reconnu ?
Montebourg est-il ignorant ou complice ?

Le MIF Expo ouvre ses portes à Paris ce vendredi. 
Ce salon est une  1ère édition sur mesure, alors que le Made in France est justement une marotte du gouvernement. 
Inconscient du ridicule attaché à sa gracieuse personne, Arnaud Montebourg, petit mousse du "capitaine de pédalo", s'est fait mousser en s'exhibant en marinière Armor Lux à la Une du Parisien Magazine pour marquer les esprits [outre le blender Seb et la montre de Herbelin pour les ...riches].

Mais Europe Ecologie-les Verts n'a pas le sens de l'humour
Jean-Vincent Placé, président du groupe écologiste au Sénat, a jugé "ridicule" le ministre du redressement productif posant en couverture d'un magazine pour faire la promotion du "Made in France". "Si le ridicule tuait, il y aurait un remaniement gouvernemental", a déclaré Jean-Vincent Placé (EELV) sur "Preuves par 3/Public Sénat/AFP. "
Il se moque du monde. Les gens d'Aulnay, de Florange, de Pétroplus (...) vous croyez que ça les amuse de voir le ministre qui les a bonimentés, là comme, ça, avec la marinière ?", a-t-il demandé.
"Si ça avait été à un moment où il y avait une forme de réussite de son action, qu'il y avait une dynamique et qu'il avait fait un clin d'oeil sympa...Mais j'ai de la mémoire : les discours sur PSA, Florange, Pétroplus...", a poursuivi le sénateur, qui avait brocardé il y a quelques semaines "l'agitation" du ministre.


Comme si cela ne suffisait pas, sa concubine s'est pavanée sous l'oeil des caméras revêtue de chocolat noir. Fabienne Delahaye, commissaire général du salon explique son initiative et dénonce certaines pratiques.

Le salon MIF Expo pouvait espérer mieux que ces deux guignols pour  son lancement vendredi 9 novembre (jusqu'au dimanche 11 novembre), Espace Champerret à Paris. 

Co-fondatrice de Delling Expo (organisation de salons depuis 15 ans), Fabienne Delahaye, la commissaire général du salon dédié aux produits fabriqués en France, dénonce d'autres pratiques et promeut des initiatives dans un entretien sans langue de bois à Challenges.

Vous organisez un salon dédié aux produits fabriqués en France. Pourquoi cette initiative ?

Idée de cadeau de Noël
J'ai voulu mettre en valeur et communiquer sur des entreprises qui font le choix de rester en France et d'y recruter leur personnel. Car on ne peut pas tout acheter ailleurs et maintenir l’emploi en France ! Par exemple, le pays exporte chaque année pour 350 millions d'euros de jouets et en importe pour 1,5 milliard. On appauvrit le pays en faisant des cadeaux à nos enfants.

Je veux prouver aux consommateurs qu’il existe un grand nombre de fabricants qui privilégient la qualité et la variété du savoir-faire français dans de nombreux domaines tels que l’alimentaire, la beauté, la décoration, le luxe, la mode, le numérique... 
Ainsi, un peu plus d'une soixantaine d'exposants sont présents au MIF Expo. Comme par exemple : Les Anis de Flavigny, les célèbres bonbons encore fabriqués au sein de l’ancienne abbaye bourguignonne par une jeune équipe de 27 personnes qui respectent la recette d’origine; Bretagne Terroirs (produits du terroir et de la mer) ou encore les chaussettes Labonal (fabriquées en Alsace) et Janvier Gruson Prat, qui crée des pièces estampées en cuivre depuis 1840 (cuivre récupéré à la SNCF ?)


Y a-t-il des abus dans les appellations Made in France ?

Image des produits français
à l'exportation ?
Beaucoup trop ! Le problème est que l'Etat n'est plus autorisé à distribuer des labels, gages de provenance et de sérieux, comme c'était le cas jusque dans les années 80. La Commission européenne a interdit cette pratique au nom de la libre circulation des biens et des marchandises. Cette réglementation est bien difficile à comprendre ! En quoi indiquer la provenance d'un produit favoriserait-il une concurrence déloyale ? Toujours est-il que les grandes enseignes et les grandes marques profitent de ces dispositions pour faire croire que des produits sont fabriqués dans l'Hexagone alors qu'ils sont faits en Chine. Et par ce biais, améliorer leurs marges. Je trouve très gênant qu'elles surfent sur cette vague, en mentant aux consommateurs.

Quels sont les critères du Made in France que vous retenez ?

Comme nous venons de le voir, il n'existe pas de critères légaux bien définis. [N'en déplaise au roi de l'esbroufe du gouvernement] Il faut simplement respecter le code des Douanes et le code de la consommation. 
Seulement, il me semble que ces textes ne sont pas appropriés à la réalité de la provenance de la fabrication. J'estime que lorsqu'une seule étape de la fabrication est réalisée en France, ça ne mérite pas la mention Made in France. L'important pour moi est de transformer, construire, assembler les produits en France avec des salariés français. [Comme dans la boulange ?] Peu importe l'origine de la matière première. Car le pays manque de ressources brutes dans de nombreux secteurs. Aussi recevoir du coton brut d'Inde et s'occuper du tissage, de l'ourdissage, de la confection, etc... sur le territoire devrait être suffisant pour mériter un label. Sauf pour les produits alimentaires, où le 100% français est impératif.

Comment être sûr d'acheter vraiment français ?

C'est du suisse
ou du belge ?
Honnêtement, c'est très difficile. Les lobbyings sont tellement puissants qu'ils en arrivent à transformer la réalité. Il existe néanmoins certains repères de confiance. Le label "Origine France Garantie" permet de donner aux consommateurs une information claire sur l’origine d’un produit et de valoriser la production d'une entreprise. C'est un label de bonne facture.  Lire l'article "qu'est-ce que le label 'Origine France Garantie'".

Mais malheureusement, ce n'est pas un label d'Etat, car, je le répète, l'Union européenne ne le permet pas. Ainsi, les entreprises qui veulent s'en prévaloir doivent rétribuer le bureau Veritas qui accorde ce label. Or, même si elles remplissent les critères, certaines entreprises ne peuvent pas se le permettre financièrement… 

Pour trouver des exposants pour le salon du MIF, je m'appuie également sur un autre réseau appelé : "la Fabrique hexagonale". C'est un site, non marchand, qui recense les sociétés qui fabriquent ou qui font fabriquer en France. Comme moi, ils ne sont pas rigides et focalisés sur la provenance de la matière première, mais très à cheval sur les processus de fabrication qui doivent être réalisés sur le territoire. [Les montres Herbelin sont-elles fabriquées dans le Jura français ou suisse ?]

Autre gage de sérieux dans le domaine : le label "Entreprise du patrimoine Vivant". 
Il s'agit d'une marque du Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, mis en place pour distinguer des entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence. L'UE a accepté que ce soit un label d'Etat car il s'agit de maisons qui détiennent un savoir-faire d'excellence ou ancestral. Ne pas les aider reviendrait à mettre leurs filières respectives en péril et à perdre leurs techniques. Et de toute façon, on remarque que le nom du label ne contient pas le mot "France".

jeudi 17 novembre 2011

Une association de contribuables fait annuler une subvention à la CGT

Les dépenses arbitraires des collectivités territoriales peuvent être réduites



Au centre,
Jean-Jack Queyranne, en Rhône-Alpes,
ou les autres socialistes !






Les conseils généraux et régionaux pourraient réduire nos charges

CANOL, l’association des contribuables du Rhône, a obtenu l’annulation d’une subvention du Conseil régional Rhône-Alpes à l’Union Locale CGT de Saint-Priest. La Cour administrative d’appel de Lyon a rendu un jugement en ce sens, le 4 novembre dernier.

CANOL avait demandé l’annulation d’une délibération de septembre 2008 octroyant différentes subventions à des organisations syndicales régionales.
Ces subventions avaient été versées :

- soit dans le cadre du " dialogue social territorial ", sans que la définition d’un projet quelconque soit précisé, pour un montant de 317 000 euros.
- soit pour l’organisation de colloques ou congrès internes aux syndicats, pour un montant de 28 000 euros.
- soit pour que l’union locale CGT intervienne dans un conflit de travail local, pour un montant de 10 000 euros.

Malgré différentes jurisprudences favorables, le tribunal administratif n’ avait pas suivi CANOL. La Cour administrative d’appel de Lyon vient de donner raison à CANOL sur le 3ème point :

La subvention de 10 000 € accordée à l’Union Locale CGT de Saint-Priest, dans le cadre du Fonds Régional d’Action d’Urgence (FRAU) est annulée.
Le Conseil régional devra procéder , dans un délai d’un mois et sous astreinte de 50 € par jour de retard, à l’émission d’un titre de recettes correspondant.

Réduction des dépenses publiques en régions

Malgré les irrégularités constatées
– absence de rapports détaillant le projet à subventionner et démontrant son intérêt régional, subventions accordées rétroactivement, absence de rapports justifiant de la bonne utilisation des fonds versés, les autres subventions n’ont pas été annulées, " étant de celles que les régions peuvent légalement attribuer en vertu de l’article L.4253-5 du CGCT nonobstant la circonstance que les manifestations et congrès organisés n’auraient pas été ouverts au public ".

Ce qu'on appelle les pouvoirs discrétionnaires des élus locaux...
Une décision du Conseil d’Etat de février 2011 a en effet autorisé le versement de subventions aux organisations syndicales pour leur fonctionnement, sans qu’un motif précis le justifie.

Les collectivités territoriales peuvent donc désormais avoir toute latitude de distribuer l’argent des contribuables sans que des comptes leur soient demandés.
Le Conseil régional Rhône-Alpes ne s’en prive pas :
- au titre du " dialogue social territorial ", il verse chaque année, depuis 2009, 635 068 euros.
- Le Conseil régional socialiste a constitué un " Fonds Régional d’Action d’Urgence " et le répartit entre les syndicats : 2 381 604 € en 2009, 2 139 134 € en 2010 et déjà 1 145 790 € en 2011.


Voilà le genre d’économies faciles à réaliser en temps de crise !
A la grâce des juges...

vendredi 30 septembre 2011

SMS+: coup d'arrêt, grâce à Richard Mallié et 100 députés UMP

Action contre la tarification de nouveaux SMS, surtaxés, appelés SMS +

Encore une initiative UMP dont la presse ne se fait pas l'écho

Un amendement déposé par Richard Mallié et une centaine de députés a été adopté ce matin pour encadrer et mieux informer les consommateurs de la tarification de nouveaux SMS, surtaxés, appelés SMS +.

Encadrement des SMS surtaxés et des publicités abusives d'opérateurs de télécoms, création d'un tarif social de l'Internet, vendredi: les députés ont enrichi vendredi par une série de mesures la législation sur la protection des consommateurs. Pour tout dire et combattre l'occultation de l'action gouvernementale par la presse militante, il faut préciser qu'il s'agit d'un projet de loi: présenté par le secrétaire d'Etat à la Consommation Frédéric Lefebvre, il va renforcer les droits, la protection et l'information des consommateurs, dont les plus défavorisés, alors que la gauche se distrait et se disperse dans des primaires jouées d'avance.

Le développement récent des SMS +, payés à la réception et non à l'envoi, pose de nombreux problèmes. En effet, le consommateur va payer par SMS reçus, et ce quelque soit le nombre de SMS envoyés, donc reçus sans les avoir souhaités !

Actuellement, " le consommateur peut payer jusqu'à 3 euros le SMS et le nombre de SMS peut dépasser la cinquantaine, voire davantage ", a souligné le député UMP Richard Mallié (ci-contre), à l'origine de l'amendement, avec une centaine de collègues.

Ce phénomène se caractérise par l'envoi d'un SMS vous invitant à rappeler un service audiotel surtaxés pour prendre connaissance d'une photo ou d'un message. Le fait de répondre ou d'appeler vaut souscription à l'abonnement et dès lors des SMS vous seront envoyés et facturés !

Cette pratique soulève des interrogations concernant
- l'opacité de la tarification appliquée, mais également
- les modalités d’acceptation par le consommateur de ce paiement à la réception.

La tarification des SMS + est en effet largement déficiente et parfois trompeuse : la faculté de payer le service via la réception de SMS est rédigée dans des termes non explicites et parfois peu visibles.

C’est la raison pour laquelle l'amendement prévoit que le consommateur donne son accord express, avant de pouvoir bénéficier de ce service et qu'il puisse, à tout moment et sans délai, stopper la réception de ces SMS.

L'une des autres actions du député Mallié
la " diffusion égalitaire " des journaux était monopolistique
lien PaSiDupes

vendredi 12 juin 2009

Les producteurs de lait lâchent Barnier et s’attaquent aux distributeurs

Les Européennes passées, recentrage des revendications…

Politisation des actions syndicales avant les Européennes

  • Les prix payés aux producteurs par les différentes entreprises de collectage du lait pouvaient varier entre 203,07 et 217,07 €/1000 L pour le mois d'avril, soit environ 30 % de baisse par rapport aux prix payés en avril 2008 ! Tout naturellement, les producteurs se tournèrent vers les entreprises. Mais le calendrier fut une aubaine à saisir.
  • Tirant profit du scrutin de désignation des eurodéputés au Parlement de Strasbourg, les producteurs de lait en colère se sont mobilisés et ont exercé des pressions politiques sur leur ministre de l'Agriculture, Michel Barnier, tête de liste en Ile –de-France. La Confédération paysanne et les Jeunes Agriculteurs en fer de lance ont entraîné la FNSEA dans des actions 'coup de fourche poing' et gaspillage en déversant du lait sur la chaussée ou du foin devant des préfectures.
  • Le ministre-candidat Michel Barnier a donc assuré que le gouvernement était disposé à envoyer des inspecteurs du ministère des Finances dans les grandes surfaces ne jouant pas «le jeu de la transparence» sur les marges et les prix à la production sont passés à 0,28 du litre.

    Les élections passées, les producteurs ne décolèrent pas

    Une semaine après la conclusion d'un accord sur le lait contesté par leur base, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) et les Jeunes agriculteurs (JA) appellaient jeudi à une "action nationale de blocage" des plateformes d'approvisionnement de la grande distribution afin d'exiger "la transparence sur les marges" des produits agricoles.

    Mardi 9 juin à Nantes, 400 agriculteurs du département ont donc manifesté pour protester contre le prix d'achat jugé trop faible du lait par les grandes surfaces. 400 ? Selon la police ou les producteurs ?
    VOIR et ENTENDRE


    A la veille de la journée nationale d’action syndicale, les producteurs tiennent bon

    Le 12 juin, environ 7.000 agriculteurs bloquaient en milieu de journée 41 plates-formes de distribution sur le territoire, selon la FNSEA, à l'origine de cette mobilisation qui ne touche pas l'Ile-de-France.
    Prévu pour durer 48 heures, le mouvement a débuté officiellement hier soir, mais a en fait commencé depuis plusieurs jours dans le Grand Ouest à l'initiative d'éleveurs en colère contre le récent accord sur le prix du lait, jugé encore très insuffisant.

    Le gouvernement médiateur

    Une réunion entre les différents ministères concernés et la FNSEA, vraisemblablement au ministère de l'Economie, pourrait se tenir ce week-end. Le principal syndicat agricole, qui a interpellé dans une lettre députés et sénateurs, réclame la création d'un «dispositif d'encadrement des marges» des grandes surfaces, déplorant les effets pervers de la LME.
    La loi de modernisation de l'économie (LME) «a conféré à la distribution un pouvoir de négociation encore plus grand qui, aujourd'hui, se répercute lourdement sur les équilibres économiques de leurs fournisseurs et par là même sur ceux des producteurs», selon le syndicat. Elle a pourtant prévu un organe de régulation, l'Observatoire des marges, mis en place en décembre 2008, mais les producteurs considèrent qu’il «ne fonctionne pas».

    Menace sur les consommateurs


    Les producteurs misent maintenant sur la colère des consommateurs.
    Les rayons pourraient en effet être affectés ce week-end. «Les consommateurs peuvent s'attendre à des difficultés», a déclaré un porte-parole de Système U, quatrième groupe de distribution en France. «La grande distribution repose sur le flux tendu, donc nos magasins n'ont pas de réserves. Cela veut dire qu'en cas de blocage, à très court terme, les magasins se retrouvent en rupture» de stock sur certains produits, notamment dans l'épicerie.


    Et tant pis (de vache), si les producteurs ne sont pas solidaires des consommateurs: pour ces derniers en revanche, solidaires par force, c'est aussi le temps des vaches maigres.
  • jeudi 24 janvier 2008

    Le travail du dimanche, un marché de dupes

    Tous comptes faits…
    Dans la vaste zone commerciale de Plan-de-Campagne (400 commerces), située à mi-chemin de Marseille et d’Aix-en-Provence, l’exception est devenue la règle. Après trente-cinq ans de cache-cache avec la loi et d’arrangements à coups d’accords préfectoraux, la zone devait réintégrer le champ légal en 2002. Mais une dérogation supplémentaire de cinq années avait alors été accordée, à la condition, vite oubliée par les grandes enseignes, de préparer le retour à la normale: cinq années n'auront donc pas suffit, probablement avec la meilleure volonté du monde.
    Début 2007, c’est en effet le retour au point de non-droit. Car, de nouveau, le préfet Frémont (maintenant directeur de cabinet de Jean-Louis Borloo) lâche un délai supplémentaire de six mois à vingt-six enseignes -But et Darty (filiales du britannique KESA), Castorama (du non moins britannique Kingfisher plc, comme Brico Dépôt), H&M (Suédois), Leroy-Merlin et Decathlon (groupe français Auchan de la famille Mulliez), Fly et Atlas (Groupe Rapp, premier franchiseur de l'ameublement et troisième distributeur de meubles français), etc… « La fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises et donc pour l’emploi », assure Christian Frémont. Le préfet prend, en toute conscience, un arrêté illégal. Il le sait puisqu’il ajoute : « Il ne fera effet que si personne ne demande son annulation. » Les syndicats portent alors l’affaire devant la justice.
    En avril 2007, le tribunal administratif de Marseille annule les autorisations d’ouverture dominicale. Trois mois plus tard, le nouveau préfet, Michel Sappin, ressort la baguette magique des dérogations (au nombre de 45). « Toute autre décision serait catastrophique pour la zone », justifie-t-il, reprenant l’argumentaire du patronat local et du député UMP de la circonscription, Richard Mallié. Selon ces derniers, les commerces de Plan-de-Campagne réaliseraient le dimanche le tiers de leurs chiffres d’affaires et 70 % des achats sont exclusifs à cette journée. Il suffirait donc d’ouvrir tous les magasins de France et de Navarre le dimanche pour que les consommateurs retrouvent du pouvoir d’achat ! Et comme ce sont des biens de première nécessité qui sont les premiers concernés-les secteurs de l'ameublement et de l'électroménager!-, le surendettement est promis à un bel avenir, son envol est assuré…
    Qu’en pensent les salariés ? Dans un grand magasin d’ameublement de la zone, les avis sont partagés. Un jeune caissier : « Moi, je n’ai pas de famille. Travailler le dimanche ne me dérange pas. Et comme ça nous fait du salaire supplémentaire… Il faut nous laisser cette possibilité. C’est un choix. » Un vendeur : « J’en ai plein le dos du dimanche. Je n’ai plus de vie de famille. Je ne travaille pas le lundi et le mardi matin, mais mes enfants sont à l’école. » Faudra-t-il fermer les écoles le mardi matin pour que les enfants rencontrent leurs parents? « Le volontariat, c’est du pipeau, bondit le vendeur. Quand on est embauché, le dimanche fait partie du contrat. Si on ne veut pas travailler ce jour-là, on n’est pas embauché. » Un peu plus loin, un magasin de chaussures. « Nous, on a le choix de travailler le dimanche. Notre priorité, c’est d’être payés plus », assure la responsable, tandis que les vendeuses regardent… le bout de leurs chaussures. Un magasin d’électroménager, maintenant. Un vendeur : « On n’a pas le choix mais, moi, je veux travailler le dimanche. Ça nous fait des primes. » Un collègue : « Ben oui, s’il n’y avait pas les primes, je ne vois pas pourquoi on viendrait le dimanche. Vous croyez que ça nous fait plaisir ? » Leur salaire : le SMIC.
    Rappelons d'une part que les trois demi-journées du lundi et du mardi matin, la zone de Plan-de-Campagne est 'ville' morte. Les travailleurs en profitent pour compter les sous qu'ils vont pouvoir ré-insuffler dans le marché et dans l'achat de biens superflus. Leur vision d'un bonheur frelaté s'en trouve renforcée, avec les déceptions qu'il fait naître. Les vies de couples et de famille ne s'en trouvent pas consolidée et l'endettement des ménages risque fort de s'aggraver.
    Si deux demi-journées le dimanche rapportent plus que trois la semaine, d'une part la logique du "travailler plus pour gagner plus" est contredite, et d'autre part, le problème des charges sociales mais aussi des salaires bas justifiés par des primes est soulevé. Admettre ainsi que le travail du dimanche contribue à l'augmentation des coûts supportés par les consommateurs par le biais des prix à la consommation, c'est aussi reconnaître que le pouvoir d'achat des consommateurs (le plus grand nombre) est sciemment sacrifié au pouvoir d'achat d'un petit nombre de travailleurs -par ailleurs consommateurs- et des marges bénéficiaires de quelques grandes enseignes.
    Au total, qui gagnera en pouvoir d'achat et qui en perdra? C'est un marché de dupes qui est proposé, aux uns et aux autres.