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mercredi 30 janvier 2019

Des centaines de produits alimentaires vont flamber, dès vendredi, en pleine crise des "gilets jaunes"

Conséquence de la loi alimentation votée en octobre 2018, les prix vont augmenter de 5% à 6% en moyenne

C'est la méthode de la majorité macronienne  pour tenter de rééquilibrer les relations entre agriculteurs, industriels et distributeurs

Résultat de recherche d'images pour "hausse prix produits alimentaires"
Dans les supermarchés, des produits alimentaires de grandes marques vont augmenter ce vendredi par centaines
, mais ceux des marques de grandes enseignes pourraient baisser : un pari pour défendre l'agriculture, sur fond de grogne des "gilets jaunes" pour le pouvoir d'achat.

Le 1er février, des hausses de tarifs vont intervenir sur 4% des produits alimentaires de grande consommation, a confirmé le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, un ex-socialiste, mercredi matin.

C'est l'effet induit du relèvement à 10% du "seuil de revente à perte", imposé par la récente loi alimentation. Le projet de loi Egalim sur l'agriculture et l'alimentation a été porté par l'ancien socialiste Stéphane Travert qui a conduit les Etats généraux de l'alimentation, puis a fait face aux 2.300 amendements déposés après quatre mois, Libération estimant qu'il défendait une "vision très agro-industrielle et productiviste du secteur". "Ce texte est loin des espoirs, des ambitions et des propositions des Etats généraux de l’alimentation", a estimé l'ancien ministre socialiste Guillaume Garot.

Le gouvernement compte ainsi obliger les distributeurs à vendre même leurs produits d'appel à des prix supérieurs d'au moins 10% à ceux auxquels ils les ont achetés et à cesser les ventes à perte. Or, environ 20 % du chiffre d'affaires des distributeurs était jusqu'ici réalisé avec moins de 10 % de marge. "L'effet inflationniste varierait entre 14 et 38 euros par an et par ménage", estime l'Autorité de la concurrence.

L'Etat espère que la distribution pourra ainsi mieux rémunérer les producteurs issus de toutes les filières agricoles et aquacoles, qui sont asphyxiés et disparaissent, régulièrement rémunérés en dessous de leur prix de revient.
Car paysans et producteurs sortent chaque année KO debout de la grande négociation rituelle des prix qui se tient d'octobre à fin février, face aux géants de l'agroalimentaire et surtout aux incontournables centrales d'achat de la distribution.

"Des produits agricoles vendus à leur juste valeur"

"Ce que je demande aux grandes surfaces, c'est de trouver moyen de répartir les marges différemment, de répartir les choses mieux, l'objectif est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur", a lancé le ministre au micro de Franceinfo. 

Dans les supermarchés, "500 produits sur 13.000" devraient augmenter vendredi, alors que, dans les hypermarchés, a-t-il ajouté, "c'est 800 produits sur 20.000" qui sont concernés. Il a toutefois déploré :"Il y a 4% des produits qui vont augmenter beaucoup, je le regrette. J’aurais préféré que ça se fasse différemment."

"Lorsque les gens achètent de la viande, du poisson", les prix "seront protégés, contrairement à avant", a-t-il poursuivi, "surtout sur les marques de distributeurs (MDD)". "Ce qui m'importe, c'est que les consommateurs et les agriculteurs s'y retrouvent."

Message reçu par la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), regroupant tous les acteurs de la distribution, à l'exception de Leclerc, qui a mené la fronde contre la loi alimentation au nom de la lutte pour le pouvoir d'achat.
"Ce sur quoi tous les acteurs économiques, sauf Leclerc, se sont mis d'accord, c'est qu'il faut changer le système, de façon à ce qu'on revienne à des prix normaux, et que ça permette d'améliorer le sort des agriculteurs. Et, de ce point de vue, je trouve qu'il n'y a rien de choquant à ce que le prix du Ricard puisse augmenter un peu si ça permet d'augmenter le prix payé aux éleveurs laitiers pour un litre de lait", a réagi le délégué général de la FCD, Jacques Creyssel, .
prenant cet exemple au hasard...

Plusieurs accords avec des grandes enseignes
Pour Jacques Creyssel :"Le consommateur verra bien, quand l'ensemble de tout ceci sera terminé, c'est-à-dire dans quelques mois, qu'en réalité, c'est une opération positive pour tous," a-t-il promis.

Selon lui, plusieurs enseignes ont déjà annoncé dans la presse, en compensation, des baisses de prix sur leurs MDD, lesquels ne sont pas des produits de qualité équivalente à ceux de grandes marques qui les ont inspirés. Pour redorer leur image de marque, certaines enseignes vont aussi tenter d'actionner le levier de la fidélisation de leurs clients en proposant des avantages ciblés sur des produits "préférés", selon Cédric Chéreau, spécialiste de la promotion dans la grande distribution.

Aspect positif indiquant un changement d'attitude dans cette guerre de tranchées, la multiplication d'accords très médiatisés entre géants de la distribution et géants laitiers, permettant une revalorisation des prix du lait payés aux agriculteurs et éleveurs français.
Après Bel et Intermarché le 12 décembre, puis Leclerc et Danone le 2 janvier, c'est Leclerc et Lactalis qui ont annoncé mercredi un accord portant sur les prix de 200 millions de produits laitiers.

A un mois de la fin des négociations commerciales, les ministres feront le point le 7 ou le 8 février à Bercy autour de Bruno Le Maire et Didier Guillaume, avec la distribution, l'agroalimentaire et les producteurs autour de la table.
"On constate de vrais changements positifs en cours pour mieux rémunérer certaines filières organisées, comme le lait. Mais dans le secteur de la viande, cela ne part pas très bien", soulignait une source au ministère de l'Agriculture mercredi.

A l'heure où la question du pouvoir d'achat est très sensible, cette hausse effraie les enseignes. Et même le gouvernement. 

Chez Carrefour, la hausse de prix sera en moyenne de 35 centimes par produit. "Il y a environ 1. 000 références qu'on vendait jusque-là avec des marges très faibles, entre 0 et 10 %, car ce sont les produits les plus bataillés", explique Élodie Perthuisot, directrice marketing et clients Carrefour. 
Chez Intermarché, 5 % de l'assortiment affichera des hausses, ce qui correspondrait à une inflation de 0,8 % sur le panier de la ménagère en 2019. 
Annoncé comme le grand perdant de cette inflation, Leclerc assure maîtriser la situation. "Environ 3.000 produits auraient dû augmenter mais, au 1er février, on aura réussi à juguler l'essentiel de la hausse. Restent 1.000 produits qui augmenteront de 3 %", assure Michel-Édouard Leclerc, président des Centres E. Leclerc.

dimanche 19 juillet 2015

Plus de 22.000 éleveurs au bord de la faillite, observent Hollande et Valls

L'"audacieux" président socialiste délègue aux consommateurs la responsabilité de sauver les éleveurs 

Typiquement, le président de la République s'est contenté de lancer un appel aux grandes surfaces
 
'Nuit de la détresse' : la colère des éleveurs français (juillet 2015) 
pour qu'elles soutiennent les producteurs en détresse.

Alors que 22.000 éleveurs sont au bord de la faillite, sans que le ministre de l'Agriculture ait vu venir le risque, et pendant que François Hollande se consacrait à la Grèce, le président socialiste appelle la grande distribution à faire un effort sur les prix et donc ses marges. 

Or, pour les producteurs, cela ne suffira pas. 
Nathalie Marchand élève 2.500 porcs. Cette année, elle a fait 170.000 euros de pertes et pointe du doigt une mesure qui ne va pas assez loin. "Il ne faut pas qu'appeler, il faut les contraindre. Sans contrainte, on n'avance pas", s'impatiente-t-elle au micro de France 2.

"J'ai une famille à nourrir"

Patrick Vanderbeken, éleveur de porcs, compte parmi les producteurs en grande difficulté. Cet éleveur vend son porc 1,30 euro le kilo et accumule ainsi les pertes : "Nous on ne sait pas payer nos charges, nos frais d'aliments, nos prêts à la banque et puis j'ai une famille à nourrir", s'inquiète ce producteur que ni les coopératives agricoles, ni le ministre socialiste Stéphane Le Foll n'ont les moyens de secourir.


Coup de gueule de Bruno Le Maire qui fait trois propositions 

"Monsieur le ministre [Le Foll], je vous en supplie, mettez-vous au travail et respectez les paysans français ! " 
Bruno Le Maire, l’ancien ministre de l’Agriculture, est resté sensible aux difficultés des agriculteurs et à la crise que traversent les producteurs de lait, de viande bovine et porcine. Il pousse un coup de gueule contre Stéphane Le Foll et le gouvernement seulement préoccupés d'international. 
Bruno Le Maire fait aussi trois propositions concrètes en matière de respect des prix, de débouchés à l’export et de normes environnementales.

Pendant ce temps, la presse se satisfait des déclarations de Hollande et Valls... 
Indifférente au désespoir des agriculteurs  en colère et à la mise en cause de la grande distribution qu'ils pointent du doigt avec les consommateurs qu'ils  veulent pénaliser dans leur pouvoir d'achat, la presse a choisi de militer au côté de l'exécutif socialiste contre la population.

"Quand le Gouvernement entendra-t-il la détresse des éleveurs ?", interpelle Xavier Beulin

Xavier Beulin, le président de la FNSEA, a confié sa désespérance face à l'autisme du gouvernement incapable d'action face à la crise "économique et morale" traversée par l'élevage français.


Web-agri : Jeudi 2 juillet 2015 à Saint-Brieuc, vous êtes venu soutenir les éleveurs des Côtes-d’Armor. Mais en l’absence de mesures tangibles pour améliorer la situation des éleveurs, vous avez été chahuté par vos propres troupes. Cette prise à parti était-elle fondée ?

Xavier Beulin : Je la comprends, car les éleveurs n’en peuvent plus. Le cadre réglementaire et normatif est insoutenable. Contrairement à 2009, où il s’agissait avant tout d’une crise économique, nous sommes dans une crise à la fois économique, mais aussi morale. Jamais la situation n’a été telle. J’ai été surpris de l’intensité de la mobilisation. Ce ne sont pas des vieux pleurnichards qui descendent dans la rue. Ce sont des jeunes qui se sont installés il y a peu et qui ont investi car ils croient en l’élevage. Nous avons même vu des éleveurs de la Coordination rurale ou de la Confédération s’associer à cette action. 

WA : Que dites-vous aux éleveurs qui vous reprochent de ne pas défendre suffisamment l’élevage ?

Xavier Beulin : Je leur dit que nous avons fait des propositions de simplification au Gouvernement, que nous avons initié les Etats généraux de l’Agriculture la veille du salon. La FNSEA martèle aussi depuis des mois que le Gouvernement doit prendre ses responsabilités. Ces derniers mois, quatre réunions ont eu lieu avec les transformateurs et les distributeurs. A chaque fois, cela ne donne pas grand-chose. Mais face à l’absence de résultats, bien sûr que je comprends la colère des éleveurs.

WA : Que demandez-vous au ministre [Stéphane Le Foll] qui, lui, explique qu’il ne peut s’immiscer dans les relations commerciales et imposer la revalorisation des prix ?

Xavier Beulin : Nous demandons que le ministre, le Gouvernement et les pouvoirs publics prennent leurs responsabilités. Aujourd’hui, lorsqu’une norme est supprimée, deux autres viennent s’ajouter. Ce renchérissement des normes n’est plus supportable. Nos élus doivent absolument décider des allègements. Regardez la réforme de la PAC et toutes les complexités administratives qu’elle a généré. C’est risible. Autre exemple avec les cours d’eau. Nous avons dû attendre 18 mois pour qu’on nous explique que, finalement, un cours d’eau créé par l’homme pouvait être logiquement entretenu.

WA : Et sur la question des prix ?

Xavier Beulin : Sur la problématique à court terme des prix, lorsque des acteurs de l’aval prennent des engagements devant le ministre, on peut s’attendre à ce que le ministre, qui incarne l’autorité de l’Etat, fasse respecter ces engagements. En attendant, lorsque les éleveurs ciblent les transformateurs et les distributeurs, ils ne se trompent pas de cible.

Tnm : Appelez-vous à de nouvelles manifestations ?

Xavier Beulin : Je ne peux pas écarter les risques de débordements lors des actions syndicales. La situation des éleveurs est telle que ces risques sont plus grands. La FNSEA ne donnera pas de mot d’ordre national pour de nouvelles actions. Mais les producteurs vont continuer à se mobiliser, en département, jusqu’à ce qu’ils obtiennent des résultats.



Prix de la viande: Hollande sacrifie le pouvoir d'achat des Français

Les "sans dents" s'en privent; les consommateurs doivent payer leur viande plus cher ! 

Le président socialiste dresse les agriculteurs contre les grandes surfaces

"Nuit de l'élevage en détresse", opération escargot des agriculteurs bretons 
qui lancent une opération N12, entre Lamballe et Saint-Brieuc 
(Côtes-d'Armor, PS de 1949 à 2015, jeudi 2 juillet 2015)
Le président de la République dégage sa responsabilité sur la grande distribution pour qu'elle augmente la rémunération des éleveurs et sur les consommateurs pour qu'ils achètent de la viande française, afin de sortir l'élevage de la crise qui ronge le milieu agricole, alors que la sécheresse menace les exploitations jusque sur les zones humides, comme à Sivens, où les écologistes radicaux ont entravé la création d'un barrage et d'une réserve d'eau à destination des exploitations agricoles du Tarn. 

En visite en Lozère samedi 18 juillet, pour suivre la 14e étape du Tour de France, le président socialiste a demandé aux enseignes des grandes surfaces, qui représentent près de 80% des achats de viande en France, de réduire leurs marges pour soutenir les éleveurs en détresse.
"Je lance encore un appel à cette grande distribution, pour qu'elle offre aux consommateurs la qualité et aux agriculteurs un prix", a lâché le président, rappelant les engagements souscrits le 17 juin lors d'une table-ronde autour du ministre de l'Agriculture. "Les agriculteurs ne peuvent pas vivre que des aides, il doit y avoir des prix pour les rémunérer", a-t-il insisté, en l'absence de Stéphane Le Fol, le ministre intermittent de l'Agriculture et alors que les  traitements des fonctionnaires et les pensions de retraites sont bloqués depuis mai 2013.
VOIR et ENTENDRE le secrétaire général de la FNSEA, Dominique Barrau, énoncer les raisons du désespoir des agriculteurs:

Il faut que les consommateurs fasse un effort

Sur la ligne d'arrivée de l'étape du Tour de France, le président a incité "les consommateurs à faire aussi un effort" face à la gravité de la crise et "à manger autant qu'il est possible les produits de l'élevage français". Quitte à payer quelques centimes de plus pour leur steak ou leur jambon. Les musulmans sont dispensés d'effort national !...

Le patron du groupe Système U assure qu'il n'y a "rien de neuf". En début de soirée, le socialiste Serge Papin a assuré que "les enseignes sont unanimes pour payer les prix" convenus lors de la table-ronde.
Mais sur France Info, il a surtout appelé à "un plan de sauvegarde de l'agriculture française" face aux distorsions de concurrence avec les voisins allemands, qu'il accuse de pratiquer du "dumping social"dans les ateliers d'abattage et de transformation.
Ça ne coûte rien à l'Etat: c'est le consommateur qui paye
Ainsi l'éthique de la solidarité socialiste est-elle conditionnée par le patriotisme des consommateurs, lesquels sont déjà des vaches à lait: travailleurs au pouvoir d'achat bloqué, donc réduit, "riches" pressurés d'impôts, familles aux allocations familiales abaissées et tous, des automobilistes traqués.

Retraités et fonctionnaires, familles matraquées et nouveaux demandeurs d'emploi, seniors et jeunes, faites plaisir à Pépère, avec le sourire. Lui, indifférent à tout, garde le moral: à des adolescents, futurs chômeurs qui devront en outre payer la facture de l'endettement socialiste, il a lancé: "Il n'y a pas de pôle emploi des présidents."

mardi 30 septembre 2014

Lutte des classes : Valls défend les petits pharmaciens contre les gros...

Le gouvernement fracture le secteur des professions réglementées 

Les pharmaciens défilent contre le projet de vente des médicaments en grandes surfaces 


Arnaud Montebourg a ce qu'il voulait: se payer les professions réglementées. Manuel Valls s'est laissé mener et, du coup, subit aujourd'hui la colère des paisibles professions visées par une gauche agressive, sous couvert de réformisme. Quand il ne rend pas la droite responsable de ses difficultés, il assure ses opposants qu'il ne partage pas l'avis des fauteurs de trouble. Au début de l'été, lors des discussions internes avec le ministre de l'Économie et alors que le projet de loi n'était pas rédigé, le Premier ministre disait comprendre les petits pharmaciens des zones rurales et des banlieues, ce qui n'avait pas empêché Arnaud Montebourg de taper sur les professions réglementées, manipulant les Français en leur promettant de rendre six milliards d'euros  de pouvoir d'achat aux consommateurs. 
Ce chiffre a été concocté par Arnaud Montebourg mais dans l'hypothèse où toutes les réformes proposées par le rapport de l'IGF sur les professions réglementées étaient traduites dans la loi et au bout de plusieurs.

"Attention aux petites pharmacies de province ou des banlieues: leurs propriétaires sont souvent endettés par-dessus la tête, avait prévenu Manuel Valls, prenant ainsi la défense de Marisol Touraine, la ministre des Affaires sociales. Si vous leur expliquez, en plus, que leurs produits vont être vendus en grande surface, ils sont morts." Ainsi, le premier ministre commente-t-il les mesures que son gouvernement s'apprête à prendre, à la suite d'une malveillance d'un ministre déserteur et "à l'insu de son plein gré". C'est l'homme fort et cohérent que l'Elysée nous promettait...

"Une pharmacie fait venir d'autres petits commerces", plaide Valls 

Le double-jeu, un art où Manuel Valls excelle.
Selon les hagiographes de la presse, le premier ministre met en avant son expérience d'ancien maire d'Évry. Ils le relaient pour faire savoir qu'il se serait battu pour l'implantation d'une pharmacie place Jules-Vallès, dans la cité des Pyramides, dans sa ville. "Quand vous faites venir une pharmacie, d'autres petits commerces suivent. Donc les pharmacies sont importantes pour le tissu urbain."

Il n'est plus question de déficit des comptes de la Sécu !
Selon une tribune d'Isabelle Adenot, la présidente du Conseil national de l'ordre des pharmaciens, "quatre millions de Français se rendent en moyenne chaque jour dans une des 22 000 pharmacies" du pays. "Les pharmaciens ne comprennent pas une réforme qui viserait à vendre les médicaments en supermarché, lieu de consumérisme, alors que tous les efforts parallèles vont dans le sens inverse, écrit-elle. Quel serait également le sens d'une réforme qui ouvrirait le capital des pharmacies à des groupes d'investisseurs internationaux en réduisant la nécessaire indépendance professionnelle des pharmaciens ?" 
Un point de vue purement corporatiste qui ne laisse aucune place à l'intérêt du patient. Celui de la société ne l'est pas davantage, puisque plusieurs témoignages rapportent la mauvaise humeur de ces pharmaciens qui acceptent de recycler les médicaments périmés en maugréant ou des clients qui essuient des commentaires désobligeants du pharmacien auquel ils en ont rapporté la semaine précédente.

Le "trou" de la Sécu sera comblé par les familles 
Manu-la-gaffe se dit sur la même longueur d'onde que les pharmaciens. Il s'apprête à reculer, se réfugiant derrière le rapport de l'IGF qui a traumatisé, voire "brutalisé", le monde des professions réglementées. Pourquoi les laisser-vivre en effet si elles remplissent correctement leur rôle: les casseurs de la gauche ne peuvent pas se tenir d'apporter le chaos où règne encore un peu d'ordre.
La réforme ne le prendra en compte qu'en partie dans le texte de loi sur lequel travaille Emmanuel Macron, le nouveau ministre de l'Économie. Macron est en effet le fils d'un professeur en médecine et d'un médecin-conseil de la Sécurité sociale...

Un projet peut-il passer quand le Premier ministre n'y est pas favorable? 
Ajouter une légende
Les professions les plus appelées au changement sont plutôt celles qui relèvent du monopole judiciaire, mais les notaires opposant une résistance "déterminée", comme dirait Ayrault, nous allons voir qui a les moyens de ses déclarations. 

lundi 20 février 2012

Sommes-nous tous passés au halal "à l'insu de notre plein gré" ?

Pour les vendredi fériés pour tous

Suite à l'information sur les abattoirs, révélée par Marine Le Pen
la question se pose de savoir si manger halal est vraiment notre choix éclairé.

La France résignée


Le Figaro ne se pose pas les bonnes questions ! Le quotidien préfère ne pas s'interroger sur la légalité de ce type de nourriture prescrit par la religion mais imposée à tous, dans un état laïc. Il s'inquiète plutôt de ce qu'elle ne dispose pas encore d'un label unique en France...

• Qu'est-ce que le halal?

«Halal» signifie «licite» au regard de l'islam. Sont licites la viande de tous les ovins, bovins, caprins et camélidés, leurs produits (abats, peau, laine, lait, os), mais aussi le cheval, les volailles de basse-cour, les camelins, et les lapins. Les poissons sont également autorisés.

En revanche sont «harâm», ou «interdits», la viande de porc, y compris la gélatine qui sert par exemple à fabriquer des bonbons, et la viande provenant d'un animal qui n'est pas égorgé vivant. C'est le rituel de l'abattage qui confère sa qualité halal à la viande, rappelait la Mosquée de Paris dans les colonnes de Libération. En France, le marché halal pèse 5,5 milliards d'euros.

• Qu'est-ce que l'abattage halal?

L'animal ne doit pas être étourdi mais égorgé vivant, la tête tournée vers la Mecque, pour qu'il se vide de son sang. Le sacrificateur doit être musulman et agréé par la mosquée de Paris, d'Evry ou Lyon. Mais «tous les autres opérateurs de la chaîne, pour la découpe, le dépeçage, la livraison, peuvent être non-musulmans». Le conseil français du culte musulman avait apporté cette précision, fin 2010, à la suite d'une précédente polémique initiée par Marine Le Pen. La présidente du FN assurait que les employés de boucheries et abattoirs halal ne pouvaient être que musulmans. Enfin, les produits halal ne doivent pas être en contact avec de la viande qui ne l'est pas au moment de l'abattage, du transport, du stockage et de la découpe.

• Comment est homologuée la viande halal?

La France compte une quarantaine d'organismes de certification halal. Mais contrairement aux produits casher, garantis par le Consistoire des juifs de France, il n'existe pas de label halal. Depuis les années 1990, trois mosquées - Paris, Lyon, Evry - sont habilitées à délivrer des cartes de sacrificateurs et à certifier les produits mais ce sont ensuite une multitude d'organismes qui effectuent les contrôles, avec des méthodes et des définitions du halal différentes. Hors mosquées, l'association de certification la plus importante est AVS, créée en 1991.

En août 2011, huit élus locaux d'origine musulmane ont demandé «la création d'une commission d'enquête parlementaire pour faire toute la lumière sur le marché du halal, faute d'une législation claire et précise». La définition d'une norme achoppe notamment sur la multiplicité des conceptions des règles du halal, liées à des lectures plus ou moins sévères des avis juridiques islamiques rendus à travers le monde.
Lien PaSiDupes : " Halal: le kebab tue une adolescente "

• Comment est tracée la viande?

Sur son site, AVS, qui est présente sur 40 sites d'abattage, assure suivre les animaux de l'abattage à la boucherie et au restaurant. Le numéro de boucle de l'animal est relevé, sa carcasse et ses abats estampillés. Dans les abattoirs, «les agents contrôleurs, par leur présence permanente et continue sur site, attestent du caractère halal des produits». Ils ont à leur disposition «un planning mentionnant le type de matériel à utiliser. L'ensemble de ce marquage est codifié et renouvelé hebdomadairement».
Lien PaSiDupes : "Les filières des faux produits halal "

• Consomme-t-on halal sans le savoir ?

En 2010, l'OABA (Œuvre d'assistance aux bêtes d'abattoirs) affirmait que les morceaux non utilisés dans la consommation halal étaient vendus sur le marché classique. Pour des raisons culturelles et économiques, les musulmans préfèrent les abats et les pièces à bouillir. Pour obtenir la quantité des morceaux halal désirée, bien plus de bêtes sont tuées que celles qui sont consommées par des musulmans. «Les filets et les entrecôtes, qui sont chers, sont donc souvent vendus dans le circuit classique», confiait au Figaro des professionnels de la viande. «Il peut se trouver que des morceaux soient issus de carcasses abattues selon le rite halal, mais ça ne change en rien la qualité de la viande», notait de son côté, dimanche, le président de l'Association nationale interprofessionnelle du bétail et des viandes (Interbev), Dominique Langlois.

Cependant à compter du 1er juillet 2012, un décret imposera aux 275 abattoirs français d'obtenir une autorisation préfectorale avant de déroger à la règle de l'étourdissement. «Ce permis ne [pourra] être accordé qu'aux abattoirs qui justifient [...] d'un système d'enregistrement attestant qu'il n'est recouru à l'abattage sans étourdissement qu'à raison de commandes commerciales le justifiant».
Lien PaSiDupes :"Quick, traiteur halal pour tous"

• Toute la viande distribuée en Ile-de-France est-elle halal?

C'est l'affirmation lancée par Marine Le Pen après la diffusion d'un reportage d'Envoyé Spécial sur France 2. François Hallepée, directeur de la Maison de l'Elevage d'Ile-de-France (qui regroupe les éleveurs) y indiquait que les abattoirs de la région «abattent tous selon le rite musulman, donc 100% de l'abattage est halal en Ile-de-France».
Lien PaSiDupes : "Mediapart ne révèle pas que les Bleus réclament à manger halal "


En quoi Mme Marine Le Pen se serait-elle livrée à une interprétation ?


La déclaration de F. Hallepée serait fausse et l'Ile-de-France à un directeur de la Maison de l'abattage qui ne sait donc pas ce qu'il dit.


Les professionnels de la viande, qui ont réfuté en bloc et comme un seul homme, ont-il un quelconque intérêt au halal ?


Dans les faits, seuls trois des quatre abattoirs franciliens de mammifères pratiquent l'abattage rituel sans étourdissement préalable, c'est-à-dire les trois- quarts ! Le quatrième abattoir traite la viande de porc...


Comment encore noyer le poisson halal ?

La région compte aussi plusieurs abattoirs de volailles.


Par ailleurs, estime le Syndicat des entreprises françaises des viandes (Sniv-Sncp), les 5000 tonnes que produisent ces trois abattoirs ne sont qu'une petite portion de la viande consommée en Île-de-France où s'écoulent 200.000 tonnes par an. «Ce sont les grandes régions d'élevage qui approvisionnent Carrefour, Auchan ou Casino, donc la Bretagne, la Normandie, les Pays de Loire, la Bourgogne...», pointe la Sniv-Sncp.


Mais précisément, le compte est bon: la grande distribution achète et vend halal...
Avons-nous d'autre choix que le halal ?
Il est décidément des civilisations supérieures à d'autres, en France.
Et où vont les profits de l'abattage rituel massif ?


Lien PaSiDupes : "Acheter halal, c'est financer le terrorisme islamiste"

mercredi 7 avril 2010

Tout le monde se met au halal, à Martigues (Bouches-du-Rhône)

"Les produits halal sont devenus incontournables"

La Provence du 8 avril 2009: « suspicion de fraude sur de la viande halal avariée »

Une vaste opération de gendarmerie s'est déroulée ce matin dans une dizaine de boucheries halal des Bouches-du-Rhône. Leurs propriétaires sont suspectés d'avoir revendu de la viande nettoyée avec des produits chimiques et pouvant porter atteinte à la santé humaine.
Dans le cadre de cette affaire, confiée au pôle "santé publique" du parquet de Marseille, plusieurs bouchers de Marseille, Martigues et Port-de-Bouc, mais également un Marseillais identifié comme étant le fournisseur des produits employés pour "blanchir" la viande se trouvent ce soir en garde à vue.
(source La Provence)


Un Marseillais de 57 ans avait été mis en examen le 10 en plus de neuf autres bouchers de Martigues et Port-de-Bouc, deux villes communistes qui ont fait campagne pour le Front de gauche aux régionales, arrêtés et placés en garde à vue pour avoir vendu ces produits avariés à des boucheries hallal de l'agglomération marseillaise. Ils ont été libérés après avoir été auditionnés.

La Provence du 22 janvier 2010: « Peu de commerces vendraient de la viande qui a subi le rite imposé par le Coran. Pourtant, le marché "explose". »


Il paraît qu'avant d'avaler leur carré d'agneau, certains musulmans se tournent vers Dieu pour implorer son pardon. C'est qu'ils ne sont pas certains que la viande portée à leurs lèvres soit halal. Sacrilège ! Les 250 000 musulmans de la ville risquent, chaque jour, d'ingurgiter un repas impur, autrement dit un aliment qui n'a pas subi le rite imposé par le Coran. Mais s'ils sont passablement contrariés, ils n'y peuvent rien.
Car, à Marseille, il n'existe pas d'autorité de contrôle, soit de certificateur, contrairement à Paris, Lyon ou Evry où les trois grandes mosquées font office de gendarme et supervisent les rites. Un produit vendu avec, par exemple, le label "Grande mosquée d'Evry", ce serait l'assurance de consommer de la viande halal. Mais à Marseille, il n'y a pas de certificateur. Ou plutôt, il y en a des dizaines. Qui viennent de France et d'ailleurs. Qui apposent des étiquettes écrites en français, en turc ou en espagnol. "Et on ne sait pas d'où vient la viande, explique un boucher bien connu à Marseille. On ne sait pas, par exemple, si le mouton a été égorgé selon le rite ou assommé, ce que le Coran n'admet pas." D'après ce même boucher, sept produits sur dix ne seraient pas halal à Marseille. En ce qui concerne la volaille, on friserait même les dix sur dix !
Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont impropres à la consommation. La qualité n'est pas en cause. Mais les règles religieuses sont galvaudées. Et pour un musulman, c'est grave. "Impossible de savoir d'où vient la viande, confirme Omar Djellil, secrétaire général de la Fondation Errahmanya, la mosquée de la Porte d'Aix. Les bouchers pourraient s'unir pour construire un abattoir et rendre le rite transparent. Mais ils n'ont peut-être pas intérêt à le faire car, dans les conditions actuelles, ils peuvent vendre la viande qu'ils veulent sans que l'on sache d'où elle vient."
Il existe pourtant un organisme reconnu, qui essaie de faire le ménage. Présidée par Bernard Di Spigno, vétérinaire converti à l'islam et connu sous le nom d'Hadj Abdelaziz, l'association Asidcom veut mettre en garde les musulmans contre les pratiques fallacieuses de certains commerçants. "On veut donner aux gens des outils pour comprendre, explique ce dernier. Il faut qu'ils soient bien informés et sachent ce qu'ils achètent."
Mais le combat n'est pas gagné d'avance. Et il s'annonce d'autant plus difficile que le marché de l'halal se développe. Autour de 4 milliards de chiffre d'affaires en France, le double du marché bio : la planète halal est une pieuvre qui s'étend bien au-delà du commerce traditionnel musulman. Quick Saint-Louis et Quick Merlan font du halal. KFC La Rose aussi, ainsi que des grandes surfaces comme Grand Littoral et de simples petits restaurants "européens" des quartiers nord. Rayon marques, Panzani a lancé "Zakia", ses lasagnes halal. Et Fleury Michon propose aussi son blanc de dinde halal. Une révolution. Au-delà de l'agneau ou de la volaille, on trouve des produits très variés : les condiments, les soupes, les pizzas, les glaces, les friandises. Allah plus fort que Tagada ! Mais avec quels certificateurs ? Au Quick Saint-Louis, on affiche sur les hamburgers "Socopa viandes", un label reconnu par… la Mosquée d'Evry. [Lire PaSiDupes]


Et quand halal ne va pas chez les non musulmans, ce sont les non musulmans qui vont chez halal.

Ainsi dans le 15e arrondissement où près de 50% de la clientèle de l'immense boucherie "King Halal" ne seraient pas des fils d'Allah. Pourquoi un tel engouement ? Le prix assurément. Un poulet coûte autour de 5€ contre le double dans les boucheries non halal. "Mais la différence de prix ne se justifie pas, assure Alain Cayot, directeur des ventes de la Société provençale de distribution halal (SPDH). Si la grande distribution se développe c'est qu'elle se montre très rigoureuse." "Les gens aujourd'hui veulent manger moins gras, explique pour sa part un boucher musulman. Ils éliminent le porc et se tournent vers nos commerces." Puis, il y a les heures d'ouvertures. Acheter un poulet un dimanche après-midi à Saint-Louis, c'est l'obligation d'aller chez "King Halal", le seul ouvert toute la journée.
"C'est un marché en pleine expansion, conclut le plus célèbre des bouchers marseillais, Moustapha Slimani, qui possède un abattoir au Marché aux Puces lui permettant d'effectuer le sacrifice selon les règles religieuses. Et je pense que 30% des consommateurs aujourd'hui ne sont pas musulmans."


Le halal qui fait son entrée dans toutes les cuisines marseillaises, c'est peut-être pour demain.

La Provence du 8 avril 2010: "Les produits halal sont devenus incontournables"
Un an après les gardes à vue de Marseille pour suspicion de faude sur la qualité de la viande halal


Restaurants, grandes surfaces et même spécialités chinoises, tous exploitent le marché

Qu'ils soient musulmans ou pas, à Martigues, tout le monde mange halal
". Azzeiine Ben Messaond, boucher à La Charolaise, exagère à peine. Grandes surfaces, restaurants Et même spécialltés chinoises, de plus en plus de professionnels se mettent à exploiter le marché.
"Comme beaucoup de musulmans de Martigues, je mange halal par conviction religieuse", explique Lamia, 28 ans et mère de trois enfants. "Petit à petit, on trouve plus facilement ce type de produits. Pour la viande, ça n'a jamais été un problème car il y a de très bonnes boucheries halal en ville. Par contre, ce qui me dérange vraiment, c'est quand on a envie de sortir manger à l'extérieur. On est obligé de prendre du poisson ou des pâtes sans viande", poursuit-elle.

"Je voudrais manger une raclette halal"

C'est justement pour offrir plus de choix et toucher une population plus large que le restaurant mexicain Le Chico propose depuis 2007, des plats halal. "On a décidé de proposer des plats à base de viande halal pour permettre aux populations musulmanes de goûter d'autres saveurs et d'avoir le choix. On a conservé deux assiettes à base de porc pour continuer à attirer le reste de notre clientèle", explique Marine Yniesta, propriétaire du restaurant. L'initiative répond réellement aux attentes de la population musulmane pratiquante d'aujourd'hui. "0n n'a pas forcément toujours envie de manger du couscous ou du tajine", témoigne Lamia. "Je suis née en France et j'apprécie aussi cette cuisine, je voudrais pouvoir manger une raclette halal", poursuit-elle.
Si l'importance de la population musulmane à Martigues explique le phénomène, les pratiquants ne sont pas les seuls à consommer halal. "Paradoxalement, 95% de ma clientèle est non-musulmane", assure Azzedine Ben Messaoud.
Musulmans ou non à Martigues, beaucoup consomment halal comme en témoigne Georges, 39 ans. " J'adore leurs merguez et leurs boulettes. Quand j'ai envie d'acheter de l’andouillette, je vais dans un autre commerce. »

Un foie gras aussi

Sonia, 24 ans, habite à Aix-en-Provence. Pour acheter de la charcuterie sans porc, elle vient jusqu'à Martigues. "Je suis musulmane et je ne mange pas de porc. Par contre je ne consomme pas uniquement de la viande halal. Pour moi c'est la qualité de la boucherie qui compte avant tout.
[lire ci-dessus...] A Aix, je ne trouve pas de charcuterie sans porc à mon goût, alors j'en ramène quand je viens à Martigues", explique-t-elle.
Du côté des grandes surfaces, à Martigues, Auchan a décidé de réaménager le rayon halal pour s'adapter à cette demande . "Les produits halal sont devenus incontournables", explique Olivier Lermusieaux, chef de rayon boucherie. "Petit à petit, on a introduit de nouveaux produits. Prochainement, on souhaite pouvoir proposer une gamme complète de viande halal. Cette année, on a déjà essayé le foie gras halal, ça a été un véritable succès. Pourquoi pas un jour tenter la choucroute?" conclut-il.
(Soraya Hamdan)


=> Merci à la lectrice de PaSiDupes qui nous a adressé ce document, paru aujourd'hui dans La Provence, seul quotidien régional

lundi 29 mars 2010

Le Salon halal, une chance pour l'identité nationale

Semaine de Carême: le salon de l’alimentation halal s’ouvre à Paris

«C’est plutôt un signe d’intégration»


La chaîne belge de restauration rapide Quick fait actuellement un essai d'infiltration de produits halal sur le marché français, à la satisfaction générale que l'on sait: lien PaSiDupes

On ne compte pourtant plus les exemples, jusque dans les petites villes les plus reculées du fond de nos provinces et régions socialistes.

Ce serait "plutôt un signe d'intégration"...

- "Les jeunes musulmans de la deuxième génération ont vu leurs parents consommer halal et marquer ainsi leur identité, mais eux ont adopté le mode de vie français et aspirent à faire comme les autres. Comme tout le monde, ils veulent faire leurs courses en hyper et pouvoir acheter de la choucroute, des saucisses-lentilles ou des pâtes à la carbonara halal."

- "Issus du Maghreb mais aussi d’Afrique subsaharienne ou du Moyen-Orient, […] les trois quarts sont stricts sur leur alimentation et respectent le dogme absolu de l’islam qui interdit de consommer du porc. Les plus rigoureux du point de vue religieux refusent tout ce qui peut contenir de la gélatine porcine, les bonbons, les crèmes, les yaourts. Pour eux, le label halal est une garantie qui les rassure, même sur les cosmétiques."

- "on constate que les clients [européens] qui veulent acheter de la viande dans leur quartier finissent parfois par se ravitailler en halal car, pour eux, un steak est un steak "
- "Cette quête ne correspondrait pas à une nouvelle religiosité. Elle "est plutôt signe d’intégration. Pour les consommateurs d’origine musulmane, manger halal est un signe de normalité et ils n’en font pas tous une question d’identité. "

Un business qui flambe à sa façon

Des supermarchés, des fast-foods, des restaurants gastronomiques halal s'exposent à partir du mardi 30 mars
Du oeufs au champagne, le secteur halal dépasse largement le « simple » négoce de viande d’animaux abattus selon le rite musulman. A Nanterre (Hauts-de-Seine), un Limousin d’origine marocaine vient d’ouvrir une supérette Hal’Shop, un concept bobo où l’on trouve de la pâte à tartiner ou des plats thaï halal. A Nantes (Loire-Atlantique), un jeune d’origine irakienne a lancé début mars le Baker Market sur le même modèle. lien PaSiDupes

« Ce marché est en croissance de 15 % par an, il réalisera en 2010 un chiffre d’affaires de 5,5 milliards d’euros », synthétise Abbas Bendali, directeur de l’institut d’études Solis. « Le gros des ventes se réalise dans le commerce des boucheries, mais le halal concerne aujourd’hui aussi les plats préparés ou les rouges à lèvres sans graisse animale. »

Des grandes marques s’y mettent

Cinq millions de personnes de culture musulmane dont 70 % issues du Maghreb sont aujourd’hui considérées comme une cible marketing. Ces clients, pour la plupart des actifs ayant moins de 40 ans, remplissent aussi les restos halal haut de gamme qui fleurissent en Ile-de-France. On les surnomme les « beurgeois ».
Des marques nationales telles Fleury Michon (entreprise française vendéenne) ou Herta (marque d'origine allemande du groupe Nestlé, suisse...) se mettent à vendre des viandes, des soupes ou des petits pots halal concurrençant les acteurs historiques Dounia ou Médina. Et ça rapporte !


Rien que sur la restauration rapide halal, Solis estime qu’un milliard d’euros sera dépensé en 2010. « Même sur Internet, les clients peuvent vérifier que les produits sont certifiés halal », détaille Abderrahman Bouzid, responsable chez Casino (St Etienne) de la seule marque halal de la grande distribution, baptisée Wassila, qui fabrique hachis parmentier, pizzas, ragoûts d’agneau. « On ne fait pas du business pour le business, assure le manageur. On n’a pas de cosmétiques ou de vinaigre halal tant que le Conseil français du culte musulman n’a pas proposé de normes sur ces produits. » Alors, c'est qui qui commande ?

Joël Rebuchon est en partenariat avec Fleury Michon: « Elle est pas belle la vie ! »
dans les quartiers défavorisés ?


Les baux commerciaux ne se comptent plus, à l'inverse des statistiques

La collecte de données ethniques soulève en France des problèmes techniques et juridiques.


Le Centre d’Analyse Stratégique (ex-commissariat au Plan) a organisé un colloque sur ce sujet controversé: dans certains milieux progressistes et sensibles, le principe même semble contraire à l’égalité républicaine. La loi Informatique et liberté du 6 août 2004 interdit en effet de collecter de « données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses ou l’appartenance syndicale des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle de celles-ci » (8-I).

Cette loi découle d’une directive européenne, laquelle ne contraint que les états qui le veulent bien. Ainsi, le Royaume-Uni travailliste se sert-il des statistiques ethniques depuis une vingtaine d’années.
Ce problème de l’égalité formelle que proclame notre belle république se heurte à celui de l’égalité réelle, renommée "égalité des chances".

L'institut d'études Solis, spécialisé dans le marketing identitaire et ethnique, annonce cinq millions de personnes de culture musulmane.

samedi 2 janvier 2010

Un voleur à l'étalage meurt après son interception musclée

La presse fait son marché

"L’odieuse mise à mort du jeune voleur"


C'est le titre du Midi Libre.

Des vigiles ont pris un jeune homme de 25 ans en flagrant délit de vol à l’étalage dans un supermarché de la Part Dieu, à Lyon. Lien Le Figaro
Ils l'ont plaqué sur une table, parce qu'il se rebellait. Le voleur de bière est mort d' « asphyxie mécanique par compression de la cage thoracique ».

Les quatre agents de sécurité ont d'abord vu leur garde à vue prolongée pour "violences aggravées ayant entraîné la mort sans intention de la donner". La 'mise à mort ' n'est pas démontrée: c'est une sottise médiatique qui fait fi de la présomption d'innocence et juge de la culpabilité des vigiles. L'action est également qualifiée d' « assassinat » par une radio, France Info, prompte à condamner. C'est éventuellement un 'crime' passible de vingt ans de prison, quand le procès aura eu lieu. Les quatre hommes ont été déférés devant un juge d’instruction et deux d'entre eux devraient être mis en examen.

Ecrire que les deux premiers vigiles -employés d'une société privée de sécurité- sont soupçonnés d'avoir asphyxié un client qui venait de voler une canette de bière lundi dans un supermarché est un raccourci « très choquant », non seulement pour ce qui concerne le décès du voleur, mais aussi et d'autre part pour les termes 'soupçonnés d'avoir asphyxié' qui suggèrent une volonté délibérée, mais aussi pour la terminologie impropre, outrancière et injuste d' 'assassinat' et de 'mise à mort'.
Si les vigiles doivent être poursuivis pour "violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort », la presse ne peut ignorer que c'est -jusqu'à preuve du contraire- "sans intention de la donner".
Pourtant, LePost titre: "Lyon : un homme est mort après avoir été arrêté par des vigiles"... A un détail près: l'homme est mort « après avoir volé » et s'être rebiffé.

Il est vrai que « mourir pour une canette de bière, ce n'est pas acceptable », comme l'indique Jean-Pierre Dages-Desgranges, procureur-adjoint de Lyon.
Mais pour ceux dont la faculté d'appréciation serait défaillante, le procureur-adjoint livre son sentiment personnel: la vidéo enregistrée dans le local où Michaël Blaise -marginal, SDF, ou sans domiciliation connue, selon les sources- a été conduit lundi, suite au flagrant délit, montre des violences « totalement disproportionnées ». Voilà pour les sans-coeur et les beaufs !

L'odieuse manipulation médiatique de l'opinion

Un abus de confiance, à vrai dire

  • Le Midi Libre passe les bornes lorsqu'à chaud il se livre à un procès à charge, passant rapidement sur certains détails. Il écrit que « la victime était calme, puis le ton est monté et les vigiles ont maîtrisé le jeune homme ». L'instruction menée par le journaliste anonyme est bâclée. Il ne fournit aucune information sur ce qui fait « monter le ton »: l'impasse sur un épisode le récit est manifestement suspecte de parti pris. Le voleur s'est-il montré violent ou grossier? A-t-il tenté de s'échapper? Il semblerait que la video ne livre aucune de ces réponses.
  • Or, le Progrès de Lyon rapporte que, selon la direction du magasin, il « volait et détériorait des marchandises », des bouteilles de bière en l'occurrence, ce qui est minoré par d'autres en une seule et malheureuse 'canette'...
    De plus, « trois agents de sécurité interviennent pour contrôler le jeune homme qui, selon des témoins, semble très nerveux. » Sous l'empire de l'alcool ?
    Des antécédents ? Le Progrès signale que « le 23 décembre, dans ce même magasin, il avait bousculé une caissière pour voler de l'argent dans sa caisse. » lien Le Progrès
  • Le 31 décembre au soir, le procureur-adjoint dément formellement la première version du journal (30 décembre).

    La presse démagogue se livre à sa désinformation habituelle

  • Elle sélectionne les informations. Ainsi, LePost ne cite Le Progrès qu'en fonction de ses partis pris. Ce qui fait sans doute partie du « décryptage » !
  • De plus, elle préjuge, d'une part, le jugement qui ne manquera pas de donner raison au SDF puisqu'il se trouve être à la fois voleur et victime, et, d'autre part, la réaction des braves gens qui prennent toujours fait et cause pour le plus faible.

    Quant à la CGT, elle accuse les ...patrons
    Gérard Polèse, responsable CGT Sécurité prévention : "La pression est de plus en plus forte pour les vigiles"
    Doit-on recruter les vigiles parmi les chercheurs d'emploi des crèches et des haltes-garderies ? Faut-il incriminer le manque d'effectifs dans la police nationale qui obèrerait la sécurité dans les espaces privés, tels les supermarchés ? Doit-on supprimer les vigiles ?

    Les avis sont divers
    « Emporter ou consommer sur place ? C'est parfois le dilemme. « On mange volontiers dans le magasin, observent les responsables. Parfois, en remettant même l'emballage à sa place... »

    Avec la bénédiction de certains
  • Un prêtre anglican britannique a déclaré dans un sermon controversé qu'il estimait que le vol à l'étalage pouvait se justifier dans le cas des plus démunis, mais seulement dans les grandes surfaces.
  • Les multinationales peuvent payer
    La fauche dans les magasins relève d'une délinquance à part entière et a un coût, tant pour le consommateur honnête que pour l'entreprise. Le secteur des jeux vidéos, objets de nouvelle technologie, DVD, consoles... pèse lourd économiquement. La rapine représente entre 1,5 et 3 % de perte de chiffre d'affaires et 1% du chiffre d'affaires des enseignes représente quelque 200 000 euros. Au final, le petit consommateur doit contribuer, de gré ou de force, riche ou pauvre, solidairement...

    Quand la presse cessera-t-elle de juger à la place des juges?

    Et d' « exciter » les foules ?
    Actuellement, la famille du SDF de couleur est encore sous le choc, mais très modérée.
    Pour combien de temps ? Sachant qu'elle ne peut ignorer la presse partisane ni rester insensible aux pressions des cabinets d'avocats qui font son siège pour qu'elle porte plainte.

    L'affaire d'Outreau n'a donc pas servi de leçon aux media qui se sont coalisés avec le juge autiste pour accabler des innocents ? Si les vigiles ne le sont vraisemblablement pas, n'ont-ils aucune circonstance atténuante ? Primitive, la presse a-t-elle tenté de comprendre et d'expliquer la faute, elle qui va droit à la condamnation ? Son éthique professionnelle exclut-elle la conscience professionnelle ?
    Ainsi, rapporter équitablement les faits ne suffirait pas aux lecteurs et auditeurs majeurs que nous sommes, incapables de ce fameux 'décryptage' auquel des journalistes se livrent sans réelle formation. Pour se faire une opinion, le Français moyen aurait donc besoin qu'on lui dise ce qu'il faut penser.

    Plutôt que la liberté de la presse, PaSiDupes demande que soient garanties le devoir d'objectivité des journalistes et la liberté de penser du citoyen.