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jeudi 30 octobre 2014

Une maire-adjointe musulmane PS refuse de marier un couple lesbien: elle est contrainte de démissionner

Le PS divisé sur le mariage entre personnes du même sexe

La loi Taubira, dite du mariage pour tous,
 fait des remous en milieu PS
Une adjointe à la Famille au maire socialiste du 15-16e arrondissement de Marseille a dû démissionner de la délégation dont elle avait la charge pour avoir refusé - en août dernier - de marier un couple lesbien, apprend-on ce jeudi 30 octobre dans La Provence. 

Samia Ghali reconduit sa conseillère municipale, Sabrina Hout, à la frontière de sa mairie d'arrondissement. La jeune femme a dû renoncer à son poste d'adjoint en charge de la Famille il y a quinze jours. Elle "ne marie plus non plus, et ne touche donc plus aucune indemnité", précise au quotidien régional la maire du secteur, Samia Ghali, unique mairie socialiste de la ville.

Cette élue a subitement fait faux bond, laissant la responsabilité d'assurer la cérémonie à un autre édile non habilité.
Le mariage homosexuel en question doit donc être prochainement annulé.  Le Parquet de Marseille a depuis ouvert une enquête préliminaire pour "faux", car les actes de mariage, les registres et les livrets de famille ont tout de même été signés par Sabrina Hout (photo ci-dessus)...

Liberté de conscience réprimée par la nouvelle législation

Cette jeune conseillère municipale d'origine tunisienne "a expliqué qu'elle ne se sentait pas très bien" au moment de célébrer le mariage de deux femmes d'une cinquantaine d'années, Claude et Hélène,"alors qu'elle avait assuré d'autres mariages ce samedi 16 août". 
Un autre élu, un homme, avait dû célébrer l'union au pied-levé alors qu'il n'était pas administrativement habilité à le faire.
Des adjoints entendus pour cette enquête préliminaire ont dit que la conseillère municipale avait évoqué ses convictions religieuses - elle est de confession musulmane - pour refuser de marier le couple. 
"Je m'en serais bien passée. J'ai été en colère parce qu'on n'a jamais eu ce genre de problème. Après, je reste persuadée que ça n'est pas pour elle qu'elle a agi de la sorte...", raconte toutefois la sénatrice-maire de Marseille Samia Ghali à La Provence.
La réaction de la 11e adjointe était pourtant courue d'avance quand on connaît la position de l’islam sur l’homosexualité. Les propos de Dalil Boubakeur, en janvier 2013, en témoignent : […] "La religion musulmane rejette formellement l’homosexualité en tant qu’orientation, mal vue et condamnée dans les textes sacrés." […]
La conférence des présidents du Tribunal de Grande instance de Marseille recevra mardi prochain les conclusions du Parquet sur cette affaire. 
L'audience civile d'annulation interviendra dans la foulée. L'élue encourt un rappel à la loi.


samedi 27 juillet 2013

Le donneur de sperme était un mauvais prêteur !

Le donneur de sperme veut aussi être le papa

Deux femmes avaient vidé leurs bourses 

Espèce en voie de disparition
Pour concevoir un enfant, elles avaient eu recours, illégalement, à un donneur
La conception par insémination artificielle fut pratiquée de manière "artisanale", à la maison: un échange de fluides condamné par la loi, en France. Comme l'est encore la PMA, procéation médicalement assistée.
Alors qu'elle vivait dans la région d'Orléans, "aller en Espagne ou en Belgique, c'était très long et compliqué." Alors Magali Capdeville, 37 ans, est allée du producteur au consommateur en faisant appel à un ami qui a accepté de lui céder un peu de sa production.Magali se retrouva enceinte et en septembre 2011 donna naissance à un garçon.Il n'aurait plus manqué que l'enfant prenne la nationalité belge ou espagnole du produit d'importation.

Les deux mères célibataires croyaient effacer le père
Livraison de matière première sans facture, ni  contrat écrit. Pour Magali, c'était clair : "Il était le géniteur, il nous rendait service, mais ne revendiquait pas la place du père.

Mais les deux mamans ne s'attendaient pas à ce que le généreux donateur reconnaisse le fruit de sa production et réclame l'appellation d'origine contrôlée: la justice doit trancher sur le droit de visite. "Je rêvais d'avoir un enfant. Je ne regrette pas, car mon petit garçon est là. Mais je n'imaginais pas ces conséquences."  Le grossiste était sentimental !

Les deux mères lesbiennes n'avaient pensé qu'à leur désir d'enfants

Sept mois après, la maman reçoit une lettre recommandée qui lui apprend que le père vient de reconnaître l'enfant. Cet homme de 24 ans qui, jusque-là, n'avait jamais vu le petit garçon, souhaite désormais tenir sa place de père. "Nous pensions dire à notre enfant qui était son géniteur. Nous étions loin de penser qu'il demanderait à l'avoir un week-end sur deux."

En janvier, le père biologique obtient un droit de visite et d'hébergement
Magali et sa compagne, Flavie, sous le choc, s'enfuient avec l'enfant et s'installent 300 km plus loin, à Nantes. Mais la loi les rattape. En mai, elles reçoivent une assignation devant le juge aux affaires familiales. "Nous ne contestons pas sa place de père, précise Me Anne Bouillon, leur avocate. Mais il faut considérer l'intérêt de l'enfant. [sic] Qu'il puisse nouer un lien avec le père tout en étant respecté dans sa famille composée de deux mères." Savoir si la production bio est encore reconnue...

Le père "demande juste à être considéré comme un papa, avec un droit de visite et d'hébergement", fait valoir son avocate, Me Castelli-Maurice. Le juge doit se prononcer le 29 juillet.

La loi du "mariage pour tous" ne fera qu'engendrer ces situations
 
"Il faudrait réfléchir à un autre statut du parent-géniteur, avec des droits et devoirs différents de ceux du père ", lance Me Bouillon.

Des droits sans devoirs
"Depuis ce moment, je n'arrive plus à être une mère à 100 %", se plaint Magali, qui met en avant l'équilibre du petit garçon.
Flavie, sa compagne, déplore n'avoir aucun "droit" sur l'enfant, ce qui semble plus naturel au lobby gay que les droits du père.
Si prévisible qu'elle ait été, cette déconvenue avait été négligée par le législateur
Taubira l'avait balayée d'une citation et d'une raillerie ou deux.
Les deux mères du même sexe n'ont pas pour autant renoncé à fonder une famille.

Flavie a eu une petite fille le 4 juillet.
Magali l'adoptera dès que leur union sera scellée par un "mariage", le 17 août.

Bientôt des élevages de
producteurs de sperme
en batterie ?
Conçue grâce à la surproduction d'un autre étalon, "en qui on a totalement confiance et qui a déjà des enfants"
Et qui a une épouse légitime ? Pourvu qu'elle soit compréhensive et partageuse...
Et que la fillette ne soit pas perturbée de ne pas avoir été conçue dans l'amour. Mais n'existe-t-il pas des "cellules psychologiques" pour les enfants des unions "sabotées", comme pour les usagers des trains qui déraillent ?