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jeudi 29 décembre 2016

Encore un "possible projet" d'attentat déjoué: quelles preuves ?

Les enquêteurs "s'interrogent sur un possible projet d'attentat" après l'arrestation d' "un homme"...

Sommes-nous tellement bien protégés ou plutôt soumis à la com' du nouveau ministre de l'Intérieur ?
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Pruno Le Roux, comique du quinquennat
Un homme a été arrêté dans la nuit de lundi à mardi en Haute-Garonne et placé en garde à vue. Mais, en vérité, les enquêteurs s'interrogent sur un possible projet d'attentat, a-t-on appris mercredi de sources tenues secrètes. Par commodité ?

Les services ministériels publient en revanche une opération antiterroriste menée par les policiers d'élite du Raid à son domicile à Cugnaux. Ce suspect a été interpellé dans cette commune de 16.000 habitants située à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest de Toulouse, selon une source proche du dossier.

Celui -qui est flouté sous le terme de l'"homme"- fait de l'usage en matière de com' gouvernementale

En effet, cet "homme" a déjà subi une perquisition administrative il y a quelques mois. Il a cette fois été placé en garde à vue à Toulouse dans le cadre d'une enquête ouverte par le Parquet antiterroriste.
VOIR et ENTENDRE le godillot de Hollande, patron du groupe majoritaire des députés - qui n'est visiblement pas en souffrance- veut convaincre les Français que "tout va mieux" (dès l'automne 2013 et les manifestations et sabotages provoqués par l'écotaxe) !

Après tous ces mois, les enquêteurs en sont pourtant toujours à chercher à recueillir des éléments sur un éventuel projet de passage à l'acte imminent, selon une "source proche de l'enquête", sans autre précision.

Selon La Dépêche du Midi, qui a relayé les "enquêteurs", l'homme, âgé d'une trentaine d'années, est proche de milieux liés à l'islam radical et "connu de plusieurs services d'enquête". Des "éléments pouvant déboucher sur un possible attentat avaient été recueillis par les enquêteurs", selon le quotidien régional radical propriété de la famille Baylet (en plus de l'hebdomadaire Le Républicain). Jean-Michel Baylet est ministre de l'Aménagement du territoire, de la Ruralité et des Collectivités territoriales de Manuel Valls, puis de Cazeneuve.
 Pour mémoire, Dominique Baudis (UDF-RPR) a dû poursuivre en justice La Dépêche, instrument politique aux mains de son PDG, Jean-Michel Baylet, à la suite de leur campagne de presse en 2003 dans l'affaire Alègre (l'élu régional fut accusé de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie): le président du conseil régional de Midi-Pyrénées, député européen (puis président du Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) et Défenseur des droits) se jugea victime de la couverture de l'enquête par le journal a été volontairement à charge pour le salir. Dominique Baudis a également accusé Edwy Plenel, alors au journal socialiste Le Monde d'avoir contribué à propager la rumeur. A la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", "violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre, Karl Zéro, que France Info a recueilli à la rentrée mais qui était à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 dans cette affaire de diffamation, voire de calomnies d'où la presse de caniveau se tire bien. Les réseaux sociaux auraient-ils été pareillement blanchis ?
Le patron de la police nationale avait justement fait état samedi d'une menace terroriste toujours "très élevée" en France.

Dans cette campagne de manipulation de l'opinion, Jean-Marc Falcone  toutefois admis que ses services ne sont pas en possession "d'éléments formels" concernant une menace spécifique pour les fêtes de fin d'année.

 Le gouvernement a renforcé les mesures de sécurité après l'attaque au camion sur un marché de Noël à... Berlin, qui a fait 12 morts le 19 décembre. Cette attaque a été revendiquée par le groupe djihadiste État islamique, comme la plupart des attentats qui ont fait 238 morts depuis 2015 en France.

Directeur général de la police nationale, Jean-Marc Falcone (DGPN) a déjà été la cible de la colère des fonctionnaires de police pour sa gestion de la menace terroriste. Ainsi, en octobre 2016, quelques centaines de fonctionnaires réunis devant l’Hôtel de police le sifflèrent, tentèrent de coller des affichettes sur sa voiture et scandèrent "Falcone démission". Le mot d’ordre sera repris dans les autres manifestations de la base déçue par les syndicats de police qui ponctueront une semaine noire d'hostilité de quelque cinq cents policiers parisien au directeur de la police nationale. A voix basse, l’un d’eux riquera un : "Falcone petite conne !", comme un agriculteur, "p'tit zizi" à l'adresse de Manuel Valls.

samedi 2 avril 2016

Pédophilie: les intentions de l'accusateur Axel Kahn sont-elles saines ?

Les révélations tardives du polémiste septuagénaire révèlent-elles de la malfaisance? 

"Si j'étais le cardinal Barbarin, je quitterais mes fonctions"

L'objectif à atteindre est clairement énoncé. Le scandale de pédophilie dont les libres-penseurs accablent actuellement le diocèse de Lyon trouve chez Axel Kahn un écho particulier mais peu surprenant de sa part. Invité de BFMTV/RMC ce vendredi matin, le généticien et essayiste militant est revenu sur les attouchements dont il avait été victime dans son enfance, chez les scouts, soixante ans après.


L'occasion surtout  de s'en prendre au cardinal Barbarin que le scientifique connaît personnellement. "Si j'étais le cardinal Barbarin - pour qui j'ai une estime intellectuelle, c'est un homme intelligent - j'essayerais de privilégier l'intérêt de l'Eglise, de l'institution, compte tenu de tout ça, et bien je préférerais qu'il y ait un successeur à sa position actuelle."

"Le cardinal Barbarin doit quitter l'épiscopat des Gaules", a-t-il décrété, froidement, en mettant en relief le titre de primat des Gaules, conféré depuis 1079 aux archevêque de Lyon, en tant qu'ancienne capitale des Trois Gaules.

D'ascendance juive alsacienne et laïque, Kahn se dit soucieux d'apporter "la sérénité" à l'institution.
Pour mémoire, ce fils de philosophe - enseignant au Cours Privé Godéchoux, interné au camp de concentration d'Argelès-sur-Mer (Pyrénées-Orientales) d'où il a réussi à s’évader et mettra fin à ses jours en 1970 -,  prend la parole au moment où un nouveau prêtre lyonnais est soupçonné d'agressions sexuelles depuis ce jeudi. Un scandale de plus, alors que cinq plaintes -plus ou moins spontanées- ont été déposées contre le cardinal Barbarin, en tant qu'archevêque.

Odon Vallet vient pourtant de souligner que la gestion du diocèse est  relâchée du fait que plusieurs prédécesseurs incriminés de Mgr Barbarin - lui-même frappé par des problèmes cardiaques -  ont été successivement atteints de cancers. 
17 ans, Axel Kahn s'encarta au Parti communiste alors qu'il était élève au lycée Buffon, comme son père membre du Parti communiste de 1932 à 1952 et que le PCF était alors engagé dans la "déstalinisation" et marqué par le départ ou l'exclusion d'une partie de ces militants.

Sommes-nous en présence d'une cabale de la gauche radicale ?

Axel Kahn est moins connu du grand public pour des avancées scientifiques que pour ses actions de vulgarisation scientifique et ses prises de positions partisanes sur des questions éthiques et philosophiques ayant trait à la médecine et aux biotechnologies – notamment contre le clonage et les OGM – en particulier dans la cadre de son travail au Comité consultatif national d'éthique (CCNE) et datant maintenant d'une douzaine d'années.
Le professeur Kahn soutient aussi très activement le mouvement des chercheurs Sauvons la recherche, en faveur de la nationalisation de la recherche et contre l'autonomie des universités.
L'un des ses porte-parole, Alain Trautmann, frère de l'ex-ministre Catherine Trautmann, chercheur en biologie et directeur de recherches à l'Institut Cochin, est très ancré à gauche. Lors de la la manifestation pour l’enseignement supérieur et la recherche, à laquelle appelaient une quinzaine d’organisations (les enseignants, personnels et chercheurs, à la tête de leurs étudiants de l'UNEF et de la FAGE) du 16 octobre 2015 à Paris, il s'en était pris au président socialiste. "Le quinquennat de François Hollande est une énorme déception, observait Alain Trautmann, chercheur à l’Inserm. "Après Nicolas Sarkozy, nous pensions qu’il n’existait pas d’homme politique plus profondément ignorant de ce qu’est la recherche fondamentale, lançait-il avec mépris. Le premier geste de François Hollande, une fois élu, a été de déposer une gerbe à l’institut Curie à Paris. Il a fait un magnifique discours sur ce que doit être notre mission… Depuis, il applique la politique de Sarkozy: financer des applications industrielles ou sociétales avec un retour sur investissement immédiat."
A la différence de Geneviève Fioraso, Matthias Fekl ou Marisol Touraine, futurs ministres de Hollande, ni A. Kahn, ni A. Trautmann n'avait été signataire du texte du 9 juin 2011, "L'audace d'innover", revendiquant une identité social-démocrate du projet socialiste pour 2012. En 2006, Axel Kahn se disait proche de Pierre Larrouturou, candidat à l'élection présidentielle avec l'objectif de "sonner le tocsin" qui appelait à voter Royal en 2007 et non pas pour lui-même. 

Or, Pierre Larrouturou est fondateur (avec Stéphane Hessel) et porte-parole de Nouvelle Donne (novembre 2013), avec des membres tels que Susan George (ATTAC), Christiane Hessel (veuve de Stéphane et présidente d'honneur de l'association EJE (Les Enfants, le Jeu, l'Education), antenne palestinienne de La Voix de l'enfant) ou Isabelle Attard (EELV).

Avec le scientifique Albert Jacquard (association Droit au logement, DAL, comité de parrainage du tribunal Russell sur la Palestine, soutien à Ph. Meirieu, tête de liste Europe Écologie, EELV, aux régionales de 2010 en Rhône-Alpes) et le chercheur Alain Trautmann notamment, A. Kahn avait lancé le collectif "Urgence sociale" pour réclamer une "nouvelle donne" sociale, démocratique et européenne. Le collectif proposa ainsi de passer à la semaine de quatre jours pour lutter contre le chômage, d'en "finir avec le cumul des mandats" et de "créer une loi d'initiative citoyenne" pour "bâtir une démocratie réelle".

En 2011, à 67 ans,
Axel Kahn se lança dans la politique en se présentant aux législatives sous la bannière PS contre François Fillon. Malgré son enracinement dans la deuxième circonscription parisienne, son nom recueillit seulement 43,54% des voix contre 56,46 en faveur de l'ancien premier ministre de N. Sarkozy.

Pour mémoire, rappelons un précédente cabale


Celle qui brisa Dominique Baudis, ancien maire de Toulouse. En 2003, alors qu'il était président du CSA, Dominique Baudis fut sali dans une affaire liée au tueur en série Patrice Alègre (cinq meurtres, une tentative de meurtre et six viols). Futur Défenseur des droits, il révéla publiquement cette sordide affaire au cours du journal de Claire Chazal sur TF1. On l'accusait de proxénétisme, de viol, de meurtre et d'actes de barbarie. Les instigateurs de cette campagne de diffamation seront mis en examen deux ans et demi plus tard. 
Six années plus tard, Fanny et Patricia, les deux ex-prostituées, furent reconnues coupables de dénonciation calomnieuse et respectivement condamnées à deux et trois ans de prison avec sursis par le Tribunal correctionnel de Toulouse en 2009.

Karl Zéro, à l'époque présentateur sur Canal+, a bénéficié d'un non-lieu en mars 2007 à la suite de sa mise en examen pour "sortie illicite de correspondance", violation du secret de l'instruction" et "violation du secret professionnel" après avoir lu en direct à la télévision une lettre du meurtrier Patrice Alègre affirmant l'implication de Dominique Baudis dans cette affaire.  

Dominique Baudis a également poursuivi La Dépêche du Midi et son directeur franc-maçon Jean-Michel Baylet, actuel ministre radical de Hollande (MRG), ainsi que le trotskiste Edwy Plenel (alors au Monde), actuel patron du site subversif Mediapart, d'avoir contribué à propager la rumeur.

Sept ans plus tard, il mourra - à seulement 66 ans - des suites d'un cancer généralisé, le 10 avril 2014, et le président de la République François Hollande lui rendra un hommage national, le 15 avril 2014, aux Invalides.

lundi 23 décembre 2013

Sorties scolaires: nouvelle progression des mères voilées

Recul de la laïcité dans l'Education nationale

Le Conseil d'Etat complexifient les dispositions définies par une circulaire de l'Education nationale
de 2012.

Les mères voilées en sortie scolaire ne seront plus astreintes à la neutralité religieuse, a décidé lundi le Conseil d'Etat. Cette décision administrative met un coup d'arrêt à la séparation de l'église et de l'Etat  garantie par une circulaire de la rentrée 2012 signée par Luc Chatel, le prédécesseur de Vincent Peillon au ministère de l'Education nationale.  

Cette décision reste ambigüe
En effet, "les exigences liées au bon fonctionnement du service public de l’Education peuvent conduire l’autorité compétente, s’agissant des parents qui participent à des déplacements ou des activités scolaires, à recommander de s’abstenir de manifester leur appartenance ou leurs croyances religieuses", indique le Conseil d’Etat qui, en ne ne prenant pas parti, ne clarifie  en rien une situation sensible ambigüe qu'elle contribue en fait à rendre inextricable et plus que jamais source de conflits.

La circulaire de 2012 recommandait jusqu'ici aux chefs d'établissement "d’empêcher que les parents d’élèves ou tout autre intervenant manifestent, par leur tenue ou leurs propos, leurs convictions religieuses, politiques ou philosophiques lorsqu’ils accompagnent les élèves lors des sorties et voyages scolaires". 

Le défenseur des Droits avait saisi le Conseil d'Etat pour apporter une caution à la circulaire Chatel

En septembre et parce que nommé par Nicolas Sarkozy, l'objectif officiel de Dominique Baudis semblait être de mettre au clair le statut des "collaborateurs bénévoles ou occasionnels du service public"  et notamment de confirmer que les mères accompagnant des sorties scolaires doivent être considérées comme des auxiliaires du service public et, à ce titre, être interdites de voile en vertu de la loi sur l'interdiction des signes religieux à l'école.
La démarche de Baudis aura atteint l'objectif inverse.

Christiane Taubira comparée à un singe? Il écrit au procureur pour dénoncer une incitation à la discrimination, bien avant que Jean-Marc Ayrault ne saisisse la justice. La jeune Leonarda expulsée au Kosovo ? Il ouvre une enquête. Rares sont les dossiers sur lesquels on ne l'entend pas.

Les inconstances de la  justice créent la confusion
Le mercredi 27 novembre dernier, la cour d'Appel de Paris avait conforté les tenants de la laïcité dans l'affaire Baby Loup, alors qu'en revanche le Conseil d'Etat cède aujourd'hui au lobby islamique dans le secteur public. Elle avait confirmé le licenciement de Fatima Afif, salariée de la crèche Baby-loup de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines), estimant qu'il ne portait "pas atteinte à la liberté religieuse" et qu'il n'était pas "discriminatoire". La décision de novembre avait été prononcée à l'encontre de celle de la Cour de cassation qui avait annulé le licenciement en mars. Le contentieux qui oppose depuis plus de cinq ans les conseils de F. Afif à la directrice de la crèche, porte en effet sur la possibilité ou non pour un employeur d'interdire le port de signes religieux, en l'occurrence le voile islamique, dans une structure relevant du secteur privé.

Par ailleurs, un document que s'est procuré le site d'information en ligne Mediapart montre que l'ex-défenseur des droits, Dominique Baudis, un ex-président du Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), a bénéficié de plus de 36.000 euros de notes de frais indues pendant sa présidence de l'Institut du monde arabe (IMA) (2007-2011). En septembre 2010, l'IMA a fait l'objet d'un redressement de l'URSAAF pour "frais professionnels non justifiés" et "dépenses personnelles". L'Institut du monde arabe a dû régler la somme de 12.000 euros.
La question de savoir si l'ancien maire de Toulouse est, ou était, franc-maçon est-elle maintenant réglée ?

lundi 25 novembre 2013

Le "parachute doré" de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe: 10.000 euros/mois

Une présidence de Jack Lang qui lui rapporte gros 

D'Jack Lang ne travaille pas que pour la gloire

Si Jack Lang n'a pas de chauffeur
il a une grosse conduite à droite...
La retraite dorée de Jack Lang a un prix, et ce, même en période d'économies budgétaires: 10.000 euros, précisément. Selon l'hebdomadaire Jeune Afrique, en kiosques le 17 novembre, l'ancien ministre de la Culture a ferraillé pour obtenir un salaire au titre de président de l'Institut du Monde Arabe.

Cette fondation de la République et d'états membres de la Ligue arabe creuse-t-elle notre dette publique ?
Selon Jeune AfriqueJack Lang aurait  téléphoné à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, pour se plaindre de l'absence de salaire prévu à ce poste. Et pour lui annoncer que, dans ce cas, être président de l'Institut du Monde Arabe ne l'intéressait plus.

L'inventeur de la fête connaît la  musique

Une oeuvre de Jean Nouvel,
architecte également désintéressé 
Il a donc finalement obtenu gain de cause.
Les prédécesseurs de Jack Lang à la présidence du conseil d'administration de l'Institut du Monde Arabe (IMA) ne touchaient pas de salaire à l'époque. Selon Jeune Afrique,  Dominique Baudis, puis Bruno Levallois, auraient toujours refusé ce salaire, compte tenu des difficultés économiques que connaît l'Institut, et se seraient contentés de simples défraiementsIl était légitime que  les réseaux sociaux s'enflammâssent.

L'IMA vole au secours de son patron !

Après avoir interrogé les anciens présidents de l'IMA et l'institution elle-même,
certaines informations seraient à nuancer. David Bruckert, secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe,
 l'assure par exemple au Figaro: "les informations contenues dans l'article de Jeune Afrique sont erronées". "Contrairement à ce qui est écrit, Dominique Baudis percevait bien une rémunération, et ce, jusqu'à son élection au Parlement européen en septembre 2009", précise-t-il. "La rémunération de Jack Lang a été fixée en toute transparence et votée par le conseil d'administration de l'IMA", ajoute le quotidien, qui dément implicitement que Lang ait crié famine auprès de Bercy. Comme l'avait révélé Mediapart à l'époque, Dominique Baudis obtenait donc en 2008 un salaire de 10.000 euros par mois, ainsi que le confirme l'actuel directeur de cabinet de Dominique Baudis.  

D'Jack n'aurait fait que son boulot

Compte tenu des difficultés économiques de l'Institut, le nouveau président n'avait guère d'autre issue.
 
"Jack Lang a par ailleurs réduit dès son arrivée le budget de la présidence de moitié et imposé des efforts d'économies sur l'ensemble des frais de mission et de réception. A la différence d'autres Présidents, il ne bénéficie d'aucun véhicule de fonction et effectue ses trajets en taxi ou en transports en commun. En dépit des déplacements dans le monde arabe qu'il effectue dans le cadre de ses fonctions et conformément aux missions de l'IMA, ses frais de transport aérien sont à sa demande inférieurs en moyenne de 70% à ceux de ses prédécesseurs", assure le secrétaire général.

Une polémique qui pourrait bien faire pschitt, si ces éléments étaient confirmés.
Le secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe ne donne aucun chiffre. Lang se contente-t-il de 5.000 euros mensuels ? Et refuse-t-il tout défraiement et avantage en nature ? 
Le camarade de Bercy a-t-il, oui ou non, consenti à défiscaliser son salaire ?

vendredi 27 septembre 2013

Rom: le gouvernement n'applique pas ses propres règles pour le démantèlement des camps

Le défenseur des droits met le gouvernement en accusation

Dans la polémique Duflot-Valls, Alain Vidalies et Arnaud Montebourg ont louvoyé autour de la circulaire d’août 2012, un texte mal appliqué, dénonce Dominique Baudis. 

Le défenseur des droits a accusé ce vendredi le gouvernement de ne pas appliquer une circulaire du 26 août 2012 encadrant le démantèlement des camps de Rom. 
Pendant les seuls mois de juillet et août, cette année, deux à trois milliers de clandestins rom ont été délogés des terrains qu’ils occupaient illégalement – un chiffre comparable à celui de l’été 2011 et nettement supérieur à celui de l’été 2010, à l’époque du sarkozysme : Saint-Etienne, Lyon, Lille, Marseille, Aix en Provence, La Courneuve, Stains, Vaulx-en-Velin, Evry, Saint-Priest... : la liste, non exhaustive, continue de s’allonger jour après jour, malgré les belles promesses du président.
Aux violences contre les personnes et les biens s’ajoute le mépris de la loi: ainsi, à Evry, ville dont Manuel Valls fut le député-maire, l’expulsion est intervenue sans décision judiciaire préalable et le juge a désavoué a posteriori l’initiative du préfet qui avait cru pouvoir anticiper une décision favorable. Les évacuations ne sont accompagnées d’aucune proposition d’hébergement alternatif, sinon, parfois, quelques hébergements d’urgence -et prioritaires sur les demandes régulières- relevant du SAMU social.

Cette circulaire interministérielle n’est pas appliquée dans tous les cas, loin s’en faut ", a affirmé Dominique Baudis en ouverture d’un colloque sur le sujet à l’Assemblée nationale. "Trop souvent les évacuations se produisent sans décision de justice préalable. Trop souvent le délai des trois mois entre le jugement et le démantèlement n’est pas respecté", bien que ce délai soit "nécessaire" pour réaliser les diagnostics des populations, a-t-il expliqué.

Sachant que 
l’évacuation des campements débouche en outre sur des conditions tout aussi illégales d’éloignement du territoire, le ministre de l’Intérieur est pris en défaut dans ses promesses orales et médiaitiques d’humanité associée à sa fermeté. La réalité des chiffres et des actes dément cet affichage politique.


La circulaire interministérielle prévoit pourtant un diagnostic social des populations en amont des évaluations et un accompagnement en aval. 
Elle est signée de C. Duflot, V. Peillon, MA Carlotti, G. Pau-Langevin, M. Sapin, M. Touraine et M. Valls.
En juillet, Dominique Baudis avait déjà dressé un bilan repris par le GISTI et formulé des recommandations. "Hélas, à ce jour, nous n’avons toujours pas de réponse" du sombre Ayrault de Matignon, a-t-il regretté. "Confronté à ce silence (...), j’ai relancé le Premier ministre dès cette semaine au sujet de notre bilan et de nos recommandations", a-t-il ajouté.

Jeudi, Jean-Marc Ayrault avait présenté cette circulaire comme " la politique du gouvernement" pour tenter de mettre un terme à la polémique née des propos controversés de Manuel Valls . "Il y a tout dedans, y compris la fermeté, y compris le respect du droit mais aussi tout le travail d’intégration, tout le travail d’accompagnement social", avait assuré un chef du gouvernement sourd à l'alerte lancée sur son application scrupuleuse et respectueuse.

"Il faut conjuguer les deux positions"


Plusieurs voix du gouvernement se sont fait entendre pour appuyer ces éléments de langage officiels, ce vendredi matin.

Alain Vidalies, le ministre des Relations avec le Parlement, a ainsi commenté  la dispute Duflot-Valls pour en dire que "chacun joue sa partition sur une question qui est une des plus difficiles qui soient" ! Il a tout de même pointé "de l’excès" dans les propos de Dufot, la ministre EELV. Locataire à tiers temps du ministère du Logement, elle a violemment accusé jeudi le ministre de l’Intérieur d’être allé "au-delà de ce qui met en danger le pacte républicain", quand il a dit tout haut ce que pensent tout bas les Français: les Rom pourraient mais une majorité ne veut pas s’intégrer en France.
"Le président de la République, le Premier ministre, ils ont une position dans cette affaire " !, rassure-t-il. "Cette position, ce n’est ni ce qui a été exprimé par Manuel Valls sur uniquement la partie répressive, ni ce qui a été dit par Cécile Duflot sur la partie traitement humain". "La position du gouvernement, c’est la circulaire d’août 2012", a-t-il répété.
Selon le ministre, François Hollande devrait finalement réagir à ce différend public. "Il va rappeler ce qu’est la position : il n’y a pas deux positions différentes à l’intérieur du gouvernement. Il n’y en a qu’une et peut-être va-t-il dire à chacun des solistes : il faut conjuguer les deux positions", l’un plus sur la sécurité, l’autre plus sur l’intégration. "Il faut tenir les deux bouts" et "ce qui est un peu regrettable, c’est qu’effectivement, il y ait des lectures, chacun dans son champ de compétences, uniquement d’une partie de la circulaire", a poursuivi Alain Vidalies. Un ministre qui parle pour ne rien dire.

Arnaud Montebourg a fini par relativiser aussi vendredi la polémique Duflot-Valls. Alors que le président était à Florange, sans lui, tout ministre de l'Industrie et de la gloriole qu'il soit, il n'a rien dit d'autre: " la politique du gouvernement a été fixée par le Premier ministre dans une circulaire signée par les différents protagonistes", dont il n'était déjà pas, en août 2012... Il avait lui-même critiqué trois jours plus tôt les propos de son collègue de l’Intérieur, après avoir d'abord appelé sur RTL à  lui " rendre hommage" dans une tâche difficile. "On peut soutenir une action et condamner un propos, ce sont des choses assez simples", a justifié le danseur en tutu rose, dans l'un de ses entre-chats. "Quand on enlève la question des propos et que l’on revient sur le terrain, il y a de l’exaspération, liée à des occupations de terrain illicites, des actes de délinquance, Manuel Valls n’a pas la tâche facile", avait-il estimé. Il y a "un cadre, qui est équilibré et qui fait fonctionner l’action du ministre de l’Intérieur, que je soutiens", avait insisté Arnaud Montebourg. "Dès que l’on est plus de deux, on peut avoir des désaccords et malgré tout faire de grandes choses ensemble", s'est-il justifié, au final.

Arnaud Montebourg : "On peut soutenir une... par rtl-fr

"Si vous me faites parler d’elle [l'Europe], 
je ne vais pas être agréable"

De son côté, Claude Bartolone s’en est violemment pris ce vendredi à la Commission européenne. Il dénonce aujourd'hui son incapacité à comprendre les difficultés engendrées en France par l’ouverture des frontières aux Rom de Bulgarie et de Roumanie. Les propos de la Commissaire européenne à la Justice, Viviane Reding, qui a vivement critiqué mercredi Manuel Valls , ont mis  le président socialiste de l’Assemblée nationale dans une colère noire. "Si vous me faites parler d’elle, je ne vais pas être agréable", a-t-il lancé sur Europe 1. "Elle est tout ce qui nous amène à ne plus aimer l’Europe. L’Europe ne peut pas être l’Europe des pères ou des mères fouettards. Au lieu de venir nous menacer, elle devrait venir sur le terrain voir ce qui ne marche pas dans les décisions prises par l’Europe. On en a ras-le-bol de ces commissaires européens, de ces Barroso et de leurs enfants, qui n’ont comme vision de l’Europe que l’Europe de la sanction", a ajouté l'ancien président du Conseil Général de Seine-Saint-Denis.


Démantèlement d’un campement de Roms à Roubaix
Un campement, abritant une centaine de Roms, a été démantelé ce vendredi matin dans le centre-ville de Roubaix (Nord). « L’évacuation des familles a dû commencer un peu avant 7 heures », selon Majdouline Sbaï, vice-présidente (EELV) du conseil régional Nord/Pas-de-Calais, présente sur place. La préfecture du Nord a confirmé dans un communiqué peu après 9 heures l’évacuation « dans le calme » de ce « campement illicite ». « Un départ volontaire de 25 caravanes avait eu lieu dans la soirée précédant l’évacuation » qui « permet de mettre fin aux conditions de vie insalubres sur ce terrain », poursuit la préfecture.


dimanche 8 juillet 2012

Valls: bonjour les assignations à résidence des clandestins avec mineurs; adieu la rétention

Les familles de sans-papiers avec des mineurs ne seront plus placées en centre de rétention





40 familles relevant du Samu social de Paris, chassées de deux hôtels de Seine-Saint- Denis se sont installées à la résidence hôtelière Mister Bed de Torcy (décembre 2009)

Les sans-papiers en famille seront assignés à résidence -au besoin dans des conditions strictes-, selon la circulaire rendue publique samedi par le ministère de l'Intérieur.

Le double-jeu de Manuel Valls 
D'un côté le ministre confirme l'un des engagements de François Hollande pendant la campagne présidentielle. "Maintenir des enfants en rétention n'est pas acceptable", a expliqué sur France Info.
Mais de l'autre, il prévient qu'il ne se départira  pas de son "message de fermeté" face à la montée de l'immigration clandestine: "Nous ne sommes pas en situation aujourd'hui d'accueillir plus que ce qui est possible sur notre territoire national". 

L'enfant, utilisé comme cheval de Troie

Le ministre socialiste est donc parfaitement conscient que la volonté de la "gauche molle" constitue
un appel d'air à l'immigration clandestine, mais surtout un facteur aggravant: le sans-papier ne pénétrera plus seul sur le territoire, mais accompagné d'un enfant. "Une politique d'immigration (...) doit permettre la stabilité des étrangers en situation régulière, la régularisation sur des critères précis mais également des reconduites à la frontière", a ajouté le ministre de l'Intérieur. 
Cette instrumentalisation des enfants n'a encore pas interpellé les associations familiales... 
Sont-elles toutes militantes au côté du gouvernement et indifférentes à la récupération des enfants ? 

Manuel Valls permet le contraire de ce qu'il affiche

Mise en rétention "en cas d'interpellation ultérieure

Pour le Défenseur des Droits, Dominique Baudis,
la fin de la rétention des mineurs serait logique après la condamnation de la France par la Cour européenne des Droits de l'Homme en janvier: "C'est une décision que nous attendions", a déclaré Dominique Baudis "Comme de toutes façons ils ressortaient, c'était vraiment inutile de se livrer à ces allers-retours...", a-t-renoncé.

Valls a prévu d'être mis devant le fait accompli
La circulaire prévoit qu'en cas de non respect de l'assignation, de fuite ou de refus d'embarquer, la famille ne pourra "plus bénéficier" du nouveau dispositif. 

Et "en cas d'interpellation ultérieure, vous pourrez procéder à la mise en rétention administrative", écrit Manuel Valls aux préfets dans la circulaire. 
Baudis pense-t-il que, " comme de toutes façons" les migrants qui sont  entrés sur le territoire en toute illégalité n'ont rien à faire d'une circulaire de Manu Valls, la cause est déjà entendue ? 

D'ailleurs des dispositions ont été prises "pour que les équipements à l'accueil spécifique des mineurs soient régulièrement entretenus ou renouvelés dans tous les centres [de rétention administrative] déjà adaptés à l'accueil des familles", selon la circulaire. 

45 jours d'assignation à résidence

L'assignation à résidence est limitée dans la durée
Elle ne pourra excéder 45 jours (délai renouvelable une fois).
Elle sera également rendue difficile à respecter et donc à appliquer, puisqu'elle est d'ores et déjà strictement encadrée avec un "périmètre de circulation" et l' "obligation périodique de se présenter " au commissariat ou à la gendarmerie. 
Bien qu'ils ne fassent l'objet d'aucun jugement, cette contrainte les assimile donc aux repris de justice condamnés. 

Seront également demandées des "
garanties de représentation" avec une "preuve d'une résidence effective permanente" ainsi que la "possession de documents d'identité et de voyage en cours de validité et qui peuvent être conservés par l'autorité administrative en échange d'un récépissé valant preuve d'identité". 
L'encadrement des familles de sans papiers engloutira le contingent de personnels affectés à la police. 

Pour ceux "dont les garanties de représentation sont faibles et dont le comportement d'ensemble révèle une volonté manifeste de fraude", sera mise en place une "assignation à résidence au domicile avec une vigilance toute particulière ou assignation dans un autre lieu permettant une surveillance facilitée" par policiers ou gendarmes. 


Manuel Valls recommande également aux préfets de privilégier les dispositifs d'aide au retour. Leur coût est-il chiffré et publié ?  

Mayotte, non concernée par la circulaire Valls

Mayotte  fait exception
Ile de l'archipel des Comores situé au nord-ouest de Madagascar, Mayotte fait partie des pays et territoires d'outre-mer de l'Union européenne, mais, selon les associations, 5.389 enfants y auraient été privés de liberté en 2011.
Mayotte est une société matriarcale placée sous les influences africaine, indienne et arabe, de tradition sunnite, où l'islam est pratiqué par 95 % .

Depuis les années 1980, de nombreux ressortissants du pays formé par les îles indépendantes, cherchent à gagner Mayotte, notamment depuis
Anjouan, membre de la République fédérale islamique des Comores (RFIC),
 pour chercher des conditions de vie meilleures. Ces personnes sont considérées comme des immigrés clandestins par les autorités de Mayotte et sont renvoyées  sur le territoire de l'Union des Comores (République fédérale islamique des ComoresRFIC). L'Union, considérant que Mayotte fait partie de son territoire, proteste contre cette politique qui, selon elle, brime ses citoyens qui ne font que gagner une partie du territoire de l'Union. À ce titre, en se référant à l'article 7 du Statut de Rome, elle considère ces arrestations et renvois comme crime contre l'humanité. Pourtant, la population de Mayotte — 190 000 habitants fin 2007 — est composée à 30 % de réfugiés en provenance d'Anjouan. 

"C'est un territoire qui est soumis à une pression migratoire massive", a reconnu sur France Info Manuel Valls qui dit vouloir instaurer un "dialogue avec les autorités comoriennes". La "situation singulière" de ce département d'Outre-mer va être étudiée par "une personnalité indépendante" pour des propositions "dès la rentrée", selon l'Intérieur. 
Décrivant une situation "préoccupante", Dominique Baudis se rendra dans le département à l'automne, avant «un rapport sur la situation des droits» dans l'archipel.

Or, respectueux de la Cour européenne des Droits de l'Homme, le gouvernement de François Hollande et D. Baudis négligent en revanche les critiques de la communauté internationale sur la présence française aux Comores.


Un coût que  la Cour européenne des Droits de l'Homme n'a pas estimé
Le coût du renforcement des effectifs de la Justice, de la Police et de la Gendarmerie, à hauteur de 1 000 postes par an au total sur la durée du quinquennat, est estimé à 180 millions d’euros par an
Ce coût monterait à 204 M€ à partir de 2020, une fois l’ensemble des agents en poste, à l’issue de leur formation initiale. 

Encore est-il supposé que ces postes ne seront pas pourvus par redéploiement et nécessiteraient la création nette de 5 000 emplois, répartis de façon égale entre la Justice, la Police et la Gendarmerie. 

Aux charges de personnel supplémentaires s’ajoutent des dépenses de fonctionnement et des dépenses locatives.