POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est Ligue arabe. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Ligue arabe. Afficher tous les articles

lundi 20 avril 2015

Naufrage de clandestins: les soutiens au "printemps arabe" n'ont plus d'alibi

Coupables, les pays du monde qui ont fait sauter les pouvoirs forts du Proche-Orient 

Non, 
#JeNeSuisPasunSalaudEuropéen

L'auto-flagellation politiquement correcte des masos européens dépasse les bornes.
Pointée du doigt par les organisations vertueuses pour sa passivité, alors que les drames se succèdent en Méditerranée, l'Union européenne (UE)  est-elle plus responsable que les autres pays de la communauté internationale? 

Une réunion conjointe des ministres de l'Intérieur et des Affaires étrangères a été convoquée en urgence lundi 20 avril à 15 heures à Luxembourg. Et l'ONU ? Réclamée par le chef du gouvernement italien, Matteo Renzi, l'organisation d'un sommet extraordinaire des dirigeants européens est également à l'étude.
Quarante-huit heures après le naufrage, la cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, s'est exclamée: "les tragédies de ces derniers jours, de ces derniers mois, de ces dernières années, c'en est trop !" après coup, comme les autres, à son arrivée à Luxembourg, sans se presser, lundi. "Nous n'avons plus d'alibi. L'Union européenne n'a plus d'alibi, les Etats membres n'ont plus d'alibi." Une nouvelle "stratégie" concernant l'immigration doit être présentée à la mi-mai par le commissaire européen chargé du dossier, Dimitris Avramopoulos.

"L'Union européenne n'a pas de compétence pour le secours en mer mais, malgré tout, elle contribue au secours en mer avec six navires", a toutefois fait valoir sur France Inter le patron de Frontex, l'agence européenne chargée de la surveillance des frontières de l'UE. Avec "Triton", cette agence a pris le relais de Mare nostrum, l'opération européenne de surveillance et d'aide aux migrants mise en oeuvre par l'Italie, au grand dam des organisations humanitaires et des associations, qui dénoncent la faiblesse de ses moyens. Ces conseilleurs -et dénonciateurs- ne sont pas les payeurs. Quand ils agissent, de qui tiennent-ils les fonds dont ils disposent ? Ont-ils pleinement rempli leur rôle en Afrique sub-saharienne ?

En quoi l'UE est-elle la cause des drames de l'immigration clandestine ? 

659e clandestin en combien de jours?
Qui peut citer un pays d'Europe qui a appelé des migrants à prendre ces risques mortels ? Dimanche, au petit matin, quand  le naufrage du chalutier au large de la Libye a réveillé les belles consciences assoupies malgré plusieurs catastrophes similaires, ils n'étaient pas attendus. La tragédie a soudainement remis la pression sur les professionnels de la politique européenne et, par conséquent, du compassionnel. Un premier témoignage de survivants, recueilli par le Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) avance le chiffre invérifiable de 700 personnes à bord d'un bateau qui avait chaviré dans la nuit de samedi à dimanche à environ 70 milles (130 km) des côtes libyennes. Depuis l'hôpital de Catane, un autre survivant a ensuite rapporté aux enquêteurs sicilien, où il avait été transporté dimanche, que le chalutier transportait quelque 950 personnes, dont une cinquantaine d'enfants et 200 femmes.
L'inflation des chiffres au fil des heures suscite une certaine suspicion.
"Nous allons recouper les témoignages et tâcher de savoir exactement combien ils étaient à bord", a d'ailleurs tempéré Carlotta Sami, porte-parole du HCR en Italie. Aucune nouvelle victime n'avait été retrouvée lundi par les garde-côtes italiens, qui ont confirmé le bilan officiel de "24 morts et 28 survivants". Le chalutier de 20 mètres de long avait "la capacité de transporter plusieurs centaines de personnes", selon les autorités.

Aujourd'hui  la gauche accuse aussi la Libye
La Libye, bombe migratoire au sud de l’Europe
La gauche "responsable mais pas coupable" n'est jamais à court de cibles. Même sans Kadhafi, "plutôt mourir que retourner au pays," assure Mohammed Abdi. Le jeune Somalien a côtoyé la mort, alors il connaît a priori le poids des mots. Il se souvient de la peur qui l’a noué quand le Zodiac a commencé à dériver, moteur cassé, au large des côtes de la Libye. C’était dimanche 12 avril, mer sans nuées et la Sicile si proche, le rêve à prtée de main. Le frêle esquif était pourtant emporté par des courants incertains.

Cent dix migrants somaliens étaient entassés sur ce canot sans quille conçu pour en contenir à peine le quart pour un pris de passage de 600 dollars (556 euros). "Nous, les Somaliens, on préfère rester entre nous pour éviter les bagarres avec les migrants d’autres pays", lâche Mohammed Abdi, qui ne craint donc pas ce que les Blancs exemplaires désignent du terme de ghetto. Ce dimanche-là, il n’a pas fallu longtemps au clandestin Somalien pour comprendre qu’avec le moteur cassé, il avait été inconscient du  risque qui brisait son rêve de Norvège. Il a été bien soulagé quand la vedette des garde-côtes libyens a surgi. Mais s'il a la vie sauve, il est maintenant dans une école à la façade vert pomme aménagée en centre de détention pour migrants à la sortie Est de Misrata, au cœur de cette Libye déchiquetée où s’affrontent les milices.
"Pour moi, retourner en Somalie, avec son insécurité et sa pauvreté, n’est pas envisageable. Je réessaierai de partir en Europe. Plutôt mourir que de renoncer…"  Sur la seule journée du dimanche 12 avril, les garde-côtes de Misrata ont intercepté 250 candidats à l’émigration vers l’Europe, Africains subsahariens dans leur écrasante majorité. 

Avec le retour du printemps, les départs en mer se multiplient et le chaos règne le long de la côte de la Tripolitaine, Libye, où se concentre l’essentiel des départs depuis l’Afrique du Nord. L'Italie est impuissante face à cette marée humaine et au défi migratoire que pose désormais à l’Europe une Libye dont l’Etat se relève avec les plus grandes peines du "printemps arabe". Après des chiffres records en 2014 – autour de 170.000 arrivées en Italie, puis partout en Europe –, la courbe s’envole depuis le début de l’année. "Avec les beaux jours, on dénombre en ce moment entre 300 et 700 migrants qui quittent la Libye chaque jour", estime un officier de renseignement de la coalition de milices qui contrôle Misrata.

Sur les lieux de départ en Tripolitaine, Zouara, Sabratha, Zaouïa, Garabulli, Al-Khoms, Zliten -points d’arrivée des routes méridionales traversant le Sahara, l’administration fantôme d’une Libye en guerre n'oppose plus qu’une barrière virtuelle aux flux migratoires sub-sahariens. Le chef-adjoint des garde-côtes ne sait plus que faire. "Je n’ai aucun soutien du gouvernement, se lamente-t-il. Sans aide, je ne peux rien faire pour lutter contre l’émigration illégale." Il ne dispose que de deux vedettes – l’une à Misrata, l’autre à Al-Khoms – pour les 600 km de côtes qui relèvent de sa compétence territoriale. Et la maintenance des bâtiments est devenue, à l’en croire, un véritable cauchemar depuis l’éclatement de la guerre en 2014 et la division du pays en deux gouvernements rivaux, l’un basé à Tripoli, à l'Ouest, et l’autre à Bayda, à l'Est. Un contrat avait ainsi été signé avec l’Italie pour la réfection de quatre vedettes, mais Renzi ne fait pas de miracle et n’a toujours pas restitué les bâtiments en raison de la confusion politique ambiante.

Les riches pays du Golfe détournent le regard

Impuissant, le lieutenant-colonel Alskir admet que le chiffre de dix à quinze embarcations de migrants quittant la Tripolitaine par semaine n'est "pas impossible". Se dirigent-ils 

La Libye est devenue un nid de guêpe qui repoussent les pays-frères, fussent-ils des Etats producteurs de pétrole. A Tripoli, siège du gouvernement de l’Ouest libyen auquel est affilié Misrata, les officiels appellent l'Europe à l’aide. Pourquoi l'Europe ? Parce que, culpabilisée par l'internationale socialiste, elle est compatissante. "L’Europe doit prendre sa part du fardeau, la Libye ne peut pas en supporter le poids toute seule", a estimé Mohammed Abou Al-Khair, le ministre du Travail, lors d’une conférence de presse solennelle à Tripoli le 14 avril. Depuis que les ambassades ont quitté la capitale en 2014 pour se relocaliser en Tunisie voisine, en attendant que se règle la crise de légitimité entre les deux pouvoirs rivaux, toute la coopération internationale sur la question migratoire en Libye s’est grippée. Et le reste du monde observe, passif.

Et les USA du Kenyan Obama délèguent aux flagellants d'Europe ...

En avril 2011, il y a quatre ans presque jour pour jour, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni avaient monté une coalition large -avec leurs alliés de l'OTAN et leurs partenaires de la coalition- pour répondre à la crise en Libye par l'élimination de Kadhafi, qui devait ramener la paix dans le cadre de l'ONU. Les démocrates occidentaux pensaient-ils servir les populations de Libye, comme de Tunisie et d'Egypte, en prenant fait et cause pour les rebelles du "printemps arabe" et en les livrant à l'incertitude de forces rivales, puis au chaos? 

Que sont devenus les grands démocrates occidentaux ?
Se sentent-ils concernés, voire responsables? Plutôt que d'avouer leurs erreurs pour ne plus les reproduire, ils se laissent aujourd'hui accabler par ceux-là mêmes qui les poussaient à soutenir les rebellions, au nom du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et de la démocratie. Face aux islamistes qui tiraient déjà les ficelles, les nouveaux pouvoirs en place sont aujourd'hui dans l'incapacité de rétablir un pouvoir à la fois légitime et fort.    

Les démocrates apportent-ils les bonnes réponses aux problèmes du Proche-Orient ? Ou
les grands idéaux et les bons sentiments vont-ils encore ajouter du malheur au malheur ?

 

lundi 25 novembre 2013

Le "parachute doré" de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe: 10.000 euros/mois

Une présidence de Jack Lang qui lui rapporte gros 

D'Jack Lang ne travaille pas que pour la gloire

Si Jack Lang n'a pas de chauffeur
il a une grosse conduite à droite...
La retraite dorée de Jack Lang a un prix, et ce, même en période d'économies budgétaires: 10.000 euros, précisément. Selon l'hebdomadaire Jeune Afrique, en kiosques le 17 novembre, l'ancien ministre de la Culture a ferraillé pour obtenir un salaire au titre de président de l'Institut du Monde Arabe.

Cette fondation de la République et d'états membres de la Ligue arabe creuse-t-elle notre dette publique ?
Selon Jeune AfriqueJack Lang aurait  téléphoné à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, pour se plaindre de l'absence de salaire prévu à ce poste. Et pour lui annoncer que, dans ce cas, être président de l'Institut du Monde Arabe ne l'intéressait plus.

L'inventeur de la fête connaît la  musique

Une oeuvre de Jean Nouvel,
architecte également désintéressé 
Il a donc finalement obtenu gain de cause.
Les prédécesseurs de Jack Lang à la présidence du conseil d'administration de l'Institut du Monde Arabe (IMA) ne touchaient pas de salaire à l'époque. Selon Jeune Afrique,  Dominique Baudis, puis Bruno Levallois, auraient toujours refusé ce salaire, compte tenu des difficultés économiques que connaît l'Institut, et se seraient contentés de simples défraiementsIl était légitime que  les réseaux sociaux s'enflammâssent.

L'IMA vole au secours de son patron !

Après avoir interrogé les anciens présidents de l'IMA et l'institution elle-même,
certaines informations seraient à nuancer. David Bruckert, secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe,
 l'assure par exemple au Figaro: "les informations contenues dans l'article de Jeune Afrique sont erronées". "Contrairement à ce qui est écrit, Dominique Baudis percevait bien une rémunération, et ce, jusqu'à son élection au Parlement européen en septembre 2009", précise-t-il. "La rémunération de Jack Lang a été fixée en toute transparence et votée par le conseil d'administration de l'IMA", ajoute le quotidien, qui dément implicitement que Lang ait crié famine auprès de Bercy. Comme l'avait révélé Mediapart à l'époque, Dominique Baudis obtenait donc en 2008 un salaire de 10.000 euros par mois, ainsi que le confirme l'actuel directeur de cabinet de Dominique Baudis.  

D'Jack n'aurait fait que son boulot

Compte tenu des difficultés économiques de l'Institut, le nouveau président n'avait guère d'autre issue.
 
"Jack Lang a par ailleurs réduit dès son arrivée le budget de la présidence de moitié et imposé des efforts d'économies sur l'ensemble des frais de mission et de réception. A la différence d'autres Présidents, il ne bénéficie d'aucun véhicule de fonction et effectue ses trajets en taxi ou en transports en commun. En dépit des déplacements dans le monde arabe qu'il effectue dans le cadre de ses fonctions et conformément aux missions de l'IMA, ses frais de transport aérien sont à sa demande inférieurs en moyenne de 70% à ceux de ses prédécesseurs", assure le secrétaire général.

Une polémique qui pourrait bien faire pschitt, si ces éléments étaient confirmés.
Le secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe ne donne aucun chiffre. Lang se contente-t-il de 5.000 euros mensuels ? Et refuse-t-il tout défraiement et avantage en nature ? 
Le camarade de Bercy a-t-il, oui ou non, consenti à défiscaliser son salaire ?

dimanche 1 septembre 2013

Obama rétro-pédale en Syrie

Le président démocrate renonce aux frappes militaires jusqu'au 9 septembre 

Le président Barack Hussein Obama se résout à demander l'autorisation du Congrès

Alors qu'une frappe ciblée semblait imminente cette semaine,  la star de la presse hexagonale recule et décide de se défausser sur son Parlement, avant toute frappe contre le régime syrien. 
Dimanche, les rebelles syriens se disaient d'ailleurs lâchés et déçus de cette décision surprise, tout en se disant confiante dans le futur vote des élus américains.

Largué par Cameron qui s'est vu refuser l'accord de son Parlement, Obama ne fait pas entière confiance en son dernier suiveur européen, François Hollande, qui semblait déterminé à sucer la roue du président américain. 
Le socialiste comptait renouveler son opération médiatique du Mali. Mais, accusé sans preuves, d'avoir "gazé" son peuple, le régime syrien se défend de cette accusation. "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage" ? Ca ne marche pas avec Bachar al-Assad, un allaouite résistant aux rebelles islamistes.  

Le maître de guerre américain a finalement écarté une intervention à court terme,
se rappelant soudain ses obligations envers le Congrès, en vacances jusqu'au 9 septembre. Et Hollande, qui se rêvait en chef de guerre - sans aucune légitimité-, reste comme deux ronds de flan.

Les rebelles syriens se sentent lâchés 
"Nous avons ressenti une déception (après le discours d'Obama). On s'attendait à une frappe directe et imminente (...) mais nous pensons que le Congrès va approuver des frappes militaires", a déclaré depuis Beyrouth Samir Nachar, membre de la direction de la Coalition nationale de l'opposition syrienne. "Le rapport des services américains de renseignement contient des preuves irréfutables sur la responsabilité du régime dans (l')attaque chimique" du 21 août près de Damas, a-t-il affirmé à son tour, sans que personne ne les produise.
"Obama est quelqu'un de lâche, il n'a pas frappé car il sait que notre président Bachar (al-Assad) est tout puissant (...) De toute façon, celui qui parle beaucoup n'agit pas", lançait ainsi Souad, employée dans la compagnie nationale d'électricité, alors que résonnait par intermittence le bruit sourd des bombardements  de quartiers rebelles par l'armée régulière.

Si le régime syrien n'a pas encore réagi aux "atermoiements" (AFP) d'Obama, de nombreux habitants du centre de Damas,  raillaient de leur côté le président américain.

Vote au Congrès à l'issue incertaine

Samedi soir, à la Maison Blanche, Obama a réaffirmé sa décision " que les Etats-Unis devraient agir militairement contre des cibles du régime syrien", soulignant: Washington est "prêt à frapper quand nous le choisirons".
Mais "je vais demander l'autorisation des représentants des Américains au Congrès pour un usage de la force", a-t-il ajouté à la surprise générale, mais à la suite de Cameron, exhortant les élus à soutenir cette demande au nom de la "sécurité nationale". Sans mandat de l'ONU, sans mandat de l'OTAN: un discours sans précédents. 
Le projet de résolution, envoyé aux parlementaires, indique que le soutien du Congrès à des frappes "enverrait un signal clair de l'attitude résolue de l'Amérique" à "faire cesser" les attaques chimiques.

Hollande-Obama ont le flou en partage

La Chambre des représentants et le Sénat débattront chacun en séance plénière à partir du 9 septembre, et les sénateurs voteront dès la semaine du 9 septembre, s'est engagé Harry Reid, chef de la majorité démocrate.
L'issue du débat est incertaine, de nombreux parlementaires restant à convaincre, y compris au sein du parti démocrate.
Mais l'administration américaine s'est conservé une porte de sortie en assurant qu'Obama n'a pas renoncé à agir unilatéralement, si le Congrès décidait de rejeter une intervention.

Avant ce coup de théâtre, Obama a appelé Hollande, a confié un responsable de la Maison Blanche.
La France apparaissait en effet en première ligne aux côtés des Etats-Unis pour une éventuelle action militaire, après la décision du Parlement britannique de rejeter toute frappe sans preuve de culpabilité.
En milieu de matinée dimanche, l'Elysée n'avait pas réagi au changement de cap d'Obama.
Vendredi, le président français n'avait pas exclu une opération armée vant d'avoir demandé l'accord du Parlement français, le 4 septembre, date de la session extraordinaire sur la Syrie, après deux ans et demi de violences et plus de 100.000 morts. 
Un rapport des services de renseignement américains a fait état de 1.429 morts, dont 426 enfants (exactement), dans l'attaque du 21 août. Evoquant un bilan encore provisoire, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a indiqué samedi avoir recensé plus de 500 personnes tuées, dont 80 enfants.

Evoquée comme alliée en cas de frappe, la Ligue arabe se réunit pour sa part dimanche au Caire.
Mardi, les délégués permanents auprès de la Ligue avaient fait porter au régime syrien "l'entière responsabilité" de l'attaque chimique présumée du 21 août, mais des pays influents de l'organisation, comme l'Egypte et l'Algérie, se sont dits hostiles à une intervention militaire.

Le vote au Congrès américain interviendra après le sommet du G20 des 5 et 6 septembre en Russie.

Fuite de Syriens au Liban

La Russie, principal alliée de la Syrie, a dépêché deux nouveaux bateaux de guerre en Méditerranée.
Ces derniers jours, les Etats-Unis avaient également renforcé leurs capacités près des côtes syriennes, avec cinq destroyers équipés de missiles de croisière capables de mener des attaques ciblées contre des infrastructures stratégiques du régime.
Selon le New York Times, le FBI a par ailleurs renforcé sa surveillance des Syriens vivant aux Etats-Unis pour prévenir toute action de représailles en cas de frappes américaines.

Les inspecteurs de l'ONU chargés d'enquêter sur l'attaque chimique, qui ont quitté la Syrie samedi après avoir recueilli témoignages et échantillons, ne tireront "aucune conclusion" avant le résultat d'analyses de laboratoire, a précisé l'ONU. 
Ces analyses pourraient prendre "jusqu'à trois semaines", selon l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC).

mercredi 23 mars 2011

Alger accuse la France de vouloir dépecer la Libye

Ligue arabe vs. Organisation de la conférence islamique ?

Alger a demandé "la cessation immédiate de l'intervention militaire en Libye"

Le 22 mars, le Quotidien d'Oran dénonça la détermination française du côté des insurgés lybiens.

Où est la surprise ? L'Algérie est l'un des 57 membres de l'Organisation de la conférence islamique: l'OCI posséde une délégation permanente aux Nations unies, bien qu'elle soit la seule organisation supra-étatique et internationale à caractère religieux. L'Algérie y cotoie d'ailleurs l'Afghanistan, le Soudan, la Palestine ou l'Iran et ...la Lybie.

Mais, comme la Lybie de Khadafi, l'Algérie est également adhérente à la Ligue arabe. Or, le 17 mars 2011, la Ligue a voté pour l'opération militaire multinationale sous l'égide de l'ONU (Organisation des Nations unies) dont l'objectif est la mise en œuvre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations unies pour protéger les populations lybiennes de Khadafi, son propre chef d'Etat.
Que signifie ce revirement algérien?

Le désaveu algérien annonce-t-il un imbroglio international ?

La coalition est soupçonnée de main basse sur les richesses libyennes, une fois Kadhafi renversé.
Des voix discordantes se font entendre au sein de la coalition qui mène les frappes militaires de soutien aux rebelles sur les forces loyalistes de Khadafi. Elles réclament officiellement que le commandement des opérations soit confié à l'OTAN, dès les Américains qui l'assument depuis le déclenchement de celles-ci décideront de se retirer. Ces dissonances révèlent certaines aigreurs d'Etats européens membres de la coalition à l'endroit du leadership français dans la mobilisation internationale et la conduite des opérations. Elles prétextent une coordination à priori meilleure par l'OTAN, bien que la France ait apporté la plus forte contribution militaire aux opérations menées par la coalition.
C'est ainsi que l'Italie craint une perte d'influence en Lybie où elle a entretenu des rapports économiques privilégiés nationaux pendant les quarante-deux années de pouvoir absolu de Mouammar Kadhafi, tout dictateur qu'il soit.

La coalition est déjà dans l'après-Kadhafi
Vu sous l'angle des intérêts nationaux français, il est généralement admis que Sarkozy a habilement positionné la France en tant que libérateur le plus déterminé dans le soutien international à l'insurrection populaire contre El-Kadhafi et son régime. Les insurgés libyens applaudissent à l'action de la France et se disent redevables de l'intervention internationale qui a desserré l'étau meurtrier des forces armées fidèles au dictateur.
Certains états ne manquent pas de combattre ce prestige et cette sympathie pour asseoir leur présence en Libye après la chute inéluctable du régime de Kadhafi.

Le rôle malsain de la gauche française
Le débat s'explique par la rivalité entre Etats, au sein de la coalition et jusque dans l'U.E., mais s'élargit à un prétexte humanitaire sur la disproportion de l'usage de la force pratiquée dans cette intervention en Libye.

Le comportement de certains partis -et organes de presse- est plus que dérangeant

  • En France, dans cette posture, s'inscrivent certains opposants hexagonaux, tel le trotskiste Edwy Plenel (Mediapart) qui refuse d'applaudir au rôle déterminant de la droite française dans la libération d'un peuple opprimé... Sans sans le dire non plus, le haineux 'défenseur' des intérêts français préfèrerait-il aussi sans doute qu'après la conclusion de l'ère kadhafienne, l'Italie de Berlusconi, plutôt que la France de Sarkozy, conserve son accès aux richesses naturelles dont ce pays est doté et renforce sa position géostratégique en Méditerranée, comme dans l'espace saharo-sahélien africain.

  • Courrier international exprime le point de vue fétide du PS
    "C'est cet Occident qui a le plus bénéficié, financièrement et autre [?], du règne de Kadhafi et qui bénéficiera tout autant et plus encore après son départ. Ce à quoi cet Occident s'est déjà préparé. Voilà le seul "changement" pour lequel il s'est mobilisé. Mais en le maquillant sous l'habillage de l'engagement en faveur des droits des peuples, de la liberté et de la démocratie. Oubliés les quarante-deux ans de tolérance, voire de complicités multiformes avec l'une des plus répugnantes dictatures ayant sévi dans le monde arabe."
    Les détracteurs socialistes ont toujours si bien défendu les intérêts économiques français...

    Mais, si le PS "abime et salit" la politique de la droite, c'est qu'il lui faut à tout prix entretenir le cliché négatif et mensonger que les faits actuels contredisent à nouveau et usurper l'image de libérateur des peuples opprimés qui revient à la France de Sarkozy en Lybie.

    Avec l'appui politique de Bouteflika
  • Un compagnonnage douteux. En 2002 et 2005, Pierre Messmer, ancien ministre des Armées de Charles de Gaulle et ancien Premier ministre, l’accusa d’avoir planifié en 1962 le massacre des Harkis.
  • Le 22 décembre 1981, Bouteflika est poursuivi pour « gestion occulte de devises au niveau du ministère des Affaires étrangères » français (entre 1965 et 1978) par la Cour des comptes. Dans son arrêt définitif du 8 août 1983, la Cour des comptes donnait son verdict : « M. Abdelaziz Bouteflika a pratiqué à des fins frauduleuses une opération non conforme aux dispositions légales et réglementaires, commettant de ce fait des infractions prévues et punies par l’ordonnance n° 66-10 du 21 juin 1966 et les articles 424 et 425 du Code pénal. ». La Cour des comptes évaluait à « plus de 6 milliards de centimes » (l’équivalent de 100 milliards de centimes actuels) le montant dont Bouteflika reste redevable au Trésor. Et aux Français.
    De quoi financer la création de logements en faveur d'immigrés clandestins.


  • mardi 14 avril 2009

    Arche de Zoe : prise d’otages et chantage

    Les otages sont-ils « retenus » ou séquestrés ?

    Deux travailleurs humanitaires dont un Français ont été enlevés dans une région de l'ouest du Soudan et sont « retenus en otages » (à moins qu’ils ne soient « séquestrés ») au Darfour par les membres d’un groupe armé. Ces derniers ont menacé dimanche de les exécuter si Paris n'acceptait pas d'organiser un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé. Drôles d'amis, comme on n'en souhaite à personne.

    Présidée par Éric Breteau, l’Arche de Zoé (lire PaSiDupes) est une association française loi 1901 qui assure avoir pour objectif l'aide aux enfants orphelins et l'aide humanitaire. Suite à l'« Opération Darfour » (zone en proie à la guerre civile depuis 2003), également désignée comme opération « Children Rescue ». Alors que le JDD continue de parler d’une opération pour les «rapatrier en France » ( !), les six membres ont été condamnés à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement de 103 enfants soit-disant darfouris intercéptés au Tchad en octobre 2007. Les ravisseurs humanitaires ont été définitivement graciés, contre réparation financière, par le président Idriss Déby, qui a ainsi permis qu’ils soient (pour le coup !) ‘rapatriés’ et qu’ils purgent leur peine en France. Après cinq mois passés en prison à N'Djamena (Tchad), pays qu’ils prétendent pourtant aimer, les voleurs d’enfants sont maintenant détenus en France.
    La justice tchadienne avait conclu que les 103 enfants n'étaient pas des orphelins du Darfour, mais des enfants tchadiens enlevés à leurs familles, ce que les membres de l'ONG française ont toujours nié, plaidant la bonne foi.


  • Le 30 octobre 2007, l’UNICEF publiait ce commentaire :
    L’affaire des 103 enfants du Tchad, attendus en France la semaine dernière pour y être accueillis dans des familles, nécessite une mise au point : peut-on déraciner ainsi des petits sans s’assurer d’abord de la disparition définitive de leurs parents et sans en avoir avisé préalablement les autorités du pays ? Si l’on se fie à la Convention de La Haye, signée en 1993, la réponse est négative. Sans compter que des interventions « d’accueil » de ce type sont de nature à perturber les enfants, à freiner le flux des dons, à porter préjudice à tous les autres humanitaires qui, sur le terrain, s’activent 24 heures sur 24 pour venir en aide aux enfants sans chercher à les… déraciner ! En savoir plus : lien UNICEF

  • Le 28 janvier 2008, les six membres de l'Arche de Zoé rapatriés en France le 28 décembre 2007 virent leur peine de travaux forcés commuée en 8 ans de prison ferme. Il s’agit de Éric Breteau (37 ans), Émilie Lelouch (31 ans), Alain Péligat (56 ans), Philippe Van Winkelberg (48 ans), Dominique Aubry (50 ans) et Nadia Merimi (31 ans), détenus à Fresnes.

    Deux femmes maintenant aux mains de ravisseurs africains
  • Deux travailleuses humanitaires de l'organisation Aide médicale internationale (AMI) ont été enlevées le week-end dernier à Ed el Foursan, dans le sud de la région occidentale du Soudan. Il s'agit d'une Française, Claire Dubois, et d'une Canadienne, Stéphanie Joidon.
    "Nous allons bien, nous avons de la nourriture et de l'eau et ils se comportent correctement avec nous, mais nous sommes impatientes de rentrer chez nous", a dit l'otage canadienne, autorisée à parler par ses ravisseurs.
    AMI est une ONG française apolitique et laïque, créée en 1979. Elle forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de soins, en s'appuyant sur les spécificités culturelles de chaque région. Elle travaille à partir de fonds institutionnels. Les programmes sont notamment financés par l'Union européenne (ECHO), l'UNICEF, le ministère des Affaires étrangères français, etc...

  • Les preneurs d’otages menacent la France

    "Nous demandons à la France de rouvrir le dossier des criminels de l'Arche de Zoé et de les juger devant un tribunal juste", a déclaré un membre « flouté » du groupe anonyme qui se présente sous le nom des Aigles africains de la liberté - ou Les Aigles de la libération de l'Afrique -, qui sont présentés comme les vengeurs des parents des enfants enlevés par les ‘faux humanitaires’ de l'Arche de Zoé.
    "Si le gouvernement français n'est pas sérieux dans les négociations avec nous et n'accède pas à notre requête (Pas le choix? A quoi bon discuter?), nous tuerons les deux travailleurs humanitaires", a-t-il ajouté.

    Il a en outre menacé de s'attaquer aux intérêts français au Soudan, au Tchad et en République centrafricaine.

    Cette alliance objective des preneurs d’otages et des voleurs d’enfants de l’Arche de Zoe en dit long en soi sur le type d’organisation humanitaire en cause. Mais le parallèle s’impose aussi avec les séquestrations de patrons sur le territoire national. Qui sont donc ces gens qui prétendent respecter l’être humain, mais le privent de liberté pour violer la libre volonté des états ?
    Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères a par ailleurs expliqué que les ravisseurs avaient demandé au gouvernement soudanais de se tenir à l'écart des négociations.
    Khartoum était intervenu directement dans les pourparlers qui avaient abouti, à la mi-mars, à la libération de trois employés occidentaux de l'organisation Médecins sans frontières, détenus pendant trois jours au Darfour.

    Les autorités Soudanaises ont récemment indiqué faire "tous les efforts possibles" pour parvenir à la libération des deux captives. Un gage de bonne volonté à prendre toutefois avec circonspection.

    La tension s'est en effet fortement accrue dans la région après l'émission en mars par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar Hassan al Bachir (ci-contre) .
    Le procureur du tribunal basé à La Haye a inculpé le chef d'Etat soudanais de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, où au moins 200.000 personnes ont été tuées et 2,5 millions d'autres contraintes à fuir selon des organisations internationales.
    Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a en outre expulsé 13 ONG étrangères du Darfour qui oeuvrent notamment auprès des populations martyres du Darfour, et interdit trois organisations locales il y a environ deux mois, invoquant leur coopération avec la Cour pénale internationale.

    -> Soudan

  • Suite à son coup d’état en le général Omar el-Béchir devint chef d'Etat , Premier ministre et chef des forces armées. Le Soudan est une république islamique proche de la République populaire de Chine et qui bénéficie du soutien de la Ligue arabe . Le parti du président contrôle le pays : le Front national islamique au pouvoir a pris le nom de Congrès national.
    La loi pénale de 1991 institua des peines sévères dans tout le pays, telles que l'amputation et la lapidation. Bien que les états du Sud, non musulmans et chrétiens, soient officiellement exemptés de ces dispositions, la loi prévoit cependant une possible application future de la charia dans le Sud.

    La guerre civile a déplacé plus de 4 millions d'habitants du Sud et fait 2 millions de morts. Certains ont fui dans des villes du Sud, d'autres ont cheminé vers le nord jusqu'à Khartoum ou ont fui vers les pays voisins, comme l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda ou l'Égypte. Ces populations persécutées sont frappées de malnutrition, voire de famine. Le manque d'investissement du gouvernement soudanais dans le Sud a également abouti à ce que les organisations humanitaires internationales appellent une « génération perdue », mal éduquée sans accès aux soins de base, et sans grandes chances de trouver un emploi productif que ce soit dans le Sud ou dans le Nord.

  • L'Armée de libération du Soudan (ALS) est l'une des factions du principal groupe rebelle du Darfour, bras armé du Mouvement de libération du Soudan (MLS), aujourd'hui divisé en au moins trois factions. Son premier dirigeant, Abdul Wahid Al-Nour, est réfugié en France>

    En août 2008, un Boeing 737 est détourné par des pirates de l'air se revendiquant de l'ALS. Abdul Wahid Al-Nour, néanmoins, dément toute participation du mouvement à cet acte de piraterie, soutenu en cela par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Al-Nour parle d'une tentative de manipulation de la part du gouvernement central du Soudan. Les pirates ont été détenus en Libye. (Video de Bakchich : lien )

    -> Quant aux Aigles de la libération de l'Afrique, ce sont de valeureux idéologues et de courageux guerriers, « kidnappeurs’ de braves femmes sans défense…

    Or, plusieurs responsables politiques français se rangent du côté soudanais et dénoncent une opération portée par une philosophie néocolonialiste. Ainsi, le Verts Noël Mamère a-t-il eu recours à une formule intello-médiatique à la française et typiquement gauchiste, en parlant de « néocolonialisme compassionnel ».

    Considérant qu’il fait une distinction fine s’agissant des patrons privés de liberté par les salariés extrémistes, les socialistes sauront-ils nous dire si les otages des Aigles de la libération de l'Afrique sont « retenus » ou « séquestrés » ?