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mercredi 16 avril 2014

Hollande accorde un parachute doré à Dominique Voynet

Le président avait promis de ne pas interférer dans les nominations

Dominique Voynet a été nommée inspectrice générale des affaires sociales
, mercredi 16 avril (IGAS) ...
Retraite dorée à 55 ans...
en Conseil des ministres, suite à son départ tonitruant de la mairie de Montreuil. Que cet abandon de l'ancienne candidate à la présidentielle avait été annoncé dans Le Monde dès la mi-décembre ne change rien à cette attribution d'une sinécure à une amie. A l'époque, l'ex-patronne des Verts expliquait alors y avoir "pensé il y a une bonne année", avant de relativiser : "L'IGAS, ce n'est pas un métier, ça permet de participer à des travaux. [...] C'est une piste parmi d'autres." Inutile de jouer au petit jeur de la justification auquel se sont prêtées 3 journalistes du Monde, jugeant ès-qualité que, parce qu'elle fut un jour anesthésiste, "l'ex-patronne des Verts a le profil requis pour intégrer ce corps de contrôle de l'Etat"...

Hollande distribue les niches dorées
Le Monde rapporte que, selon l'IGAS, "la fourchette de rémunération d'un inspecteur général des affaires sociales est de 85.000 à 100.000 euros net annuels". Une retraite dorée !

Récompense d'un échec retentissant

Souriez, vous êtes pistonnée !
Parachute doré en prime à l'abandon 
En novembre 2013, l'ex-ministre de l'écologie du gouvernement de Lionel Jospin avait annoncé qu'elle ne briguerait pas un nouveau mandat.

Son bilan ne laissait à Voynet aucune chance à la municipale
Dans une note publiée sur son blog, elle avait maquillé ce rejet politique de la population en une croisade contre le clientélisme. Sans citer de nom, elle semblait viser l'ancien maire et candidat communiste, Jean-Pierre Brard, mais aussi le candidat socialiste Razzye Hammadi : 
"Je refuse de partir en campagne en promettant logements et jobs 'à la mairie' à tour de bras; de garantir à toute personne rencontrée dans la rue que sa demande, même injustifiée, sera traitée 'en priorité' [...] ; de promettre à chaque dirigeant d'association évoquant sans pudeur l'imminence des élections une augmentation de sa subvention annuelle."

Bartolone s'insurge contre cette faveur présidentielle à une "enfant gâtée de la république"

Claude Bartolone, le président de l'Assemblée nationale, lors d'un débat parlementaire, le 11 juin, à Paris.Alors que les élections municipales ont vu la gauche se déchirer à Montreuil, cette sortie de Mme Voynet n'a visiblement toujours pas été digérée. Ancien président du Conseil général de Seine-Saint-DenisClaude Bartolone qui avait soutenu fortement la candidature de Hammadi a critiqué la nomination de Mme Voynet sur son site :
" Triste itinéraire d'une enfant gâtée de la République. Elue ou parachutée tour à tour dans le Jura, au Parlement européen, en Seine-Saint-Denis, puis défaite par les électeurs ou auto-démissionnée par certitude de l'être, Madame Voynet, si prompte à critiquer la violence du "système", restera certainement silencieuse quant à la manière dont elle vient d'en profiter goulûment."
Le commentaire de Bartolone n'est pas honnête, car son poulain, Razzye Hammadi, a rencontré les mêmes vicissitudes et les mêmes parrainages.
Hammadi a appris à faire le coup de poing au Mouvement des jeunes socialistes et il a mis sa formation en pratique et à Orly et dans les rues de Montreuil. Hollande alors premier secrétaire avait favorisé son parachutage sur Orly où il alla s'écraser, non sans avoir pourri le climat de la campagne des municipales avec sa bande d'une quinzaine de nervis amenés de Paris. Le Canard enchaîné avait en effet révélé le manque manifeste d'attachement à la commune de certains d'entre eux : il n'y avait ni domiciliation, ni inscription aux impôts. Lien PaSiDupes - "Municipales: atterrisage forcé à Orly de l'avion d'Hammadi piloté par Hollande"
Et Hammadi récidive à Montreuil en 2014 où sa liste est éliminée dès le premier tour, ne recueillant que 9,8 % des voix. Lien PaSiDupes - "Injures raciales: le député PS Razzye Hammadi trouble l'ordre public à Montreuil"

Son parti-pris est indigne de sa position à l'Assemblée, mais en adéquation avec sa position de petit maître du 9.3:
Au mieux, cette nomination apparaît comme le "golden parachute" d'une élue en mal d'électeurs. Au pire, elle procède d'un accord politique lui ayant permis de s'exfiltrer de Montreuil après avoir laissé cette ville en ruine et la gauche divisée comme jamais."
Le président de l'Assemblée nationale décrit même cette nomination comme un "accroc à la République irréprochable que les électeurs appellent de nos vœux".

lundi 25 novembre 2013

Le "parachute doré" de Jack Lang à l'Institut du Monde arabe: 10.000 euros/mois

Une présidence de Jack Lang qui lui rapporte gros 

D'Jack Lang ne travaille pas que pour la gloire

Si Jack Lang n'a pas de chauffeur
il a une grosse conduite à droite...
La retraite dorée de Jack Lang a un prix, et ce, même en période d'économies budgétaires: 10.000 euros, précisément. Selon l'hebdomadaire Jeune Afrique, en kiosques le 17 novembre, l'ancien ministre de la Culture a ferraillé pour obtenir un salaire au titre de président de l'Institut du Monde Arabe.

Cette fondation de la République et d'états membres de la Ligue arabe creuse-t-elle notre dette publique ?
Selon Jeune AfriqueJack Lang aurait  téléphoné à Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, pour se plaindre de l'absence de salaire prévu à ce poste. Et pour lui annoncer que, dans ce cas, être président de l'Institut du Monde Arabe ne l'intéressait plus.

L'inventeur de la fête connaît la  musique

Une oeuvre de Jean Nouvel,
architecte également désintéressé 
Il a donc finalement obtenu gain de cause.
Les prédécesseurs de Jack Lang à la présidence du conseil d'administration de l'Institut du Monde Arabe (IMA) ne touchaient pas de salaire à l'époque. Selon Jeune Afrique,  Dominique Baudis, puis Bruno Levallois, auraient toujours refusé ce salaire, compte tenu des difficultés économiques que connaît l'Institut, et se seraient contentés de simples défraiementsIl était légitime que  les réseaux sociaux s'enflammâssent.

L'IMA vole au secours de son patron !

Après avoir interrogé les anciens présidents de l'IMA et l'institution elle-même,
certaines informations seraient à nuancer. David Bruckert, secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe,
 l'assure par exemple au Figaro: "les informations contenues dans l'article de Jeune Afrique sont erronées". "Contrairement à ce qui est écrit, Dominique Baudis percevait bien une rémunération, et ce, jusqu'à son élection au Parlement européen en septembre 2009", précise-t-il. "La rémunération de Jack Lang a été fixée en toute transparence et votée par le conseil d'administration de l'IMA", ajoute le quotidien, qui dément implicitement que Lang ait crié famine auprès de Bercy. Comme l'avait révélé Mediapart à l'époque, Dominique Baudis obtenait donc en 2008 un salaire de 10.000 euros par mois, ainsi que le confirme l'actuel directeur de cabinet de Dominique Baudis.  

D'Jack n'aurait fait que son boulot

Compte tenu des difficultés économiques de l'Institut, le nouveau président n'avait guère d'autre issue.
 
"Jack Lang a par ailleurs réduit dès son arrivée le budget de la présidence de moitié et imposé des efforts d'économies sur l'ensemble des frais de mission et de réception. A la différence d'autres Présidents, il ne bénéficie d'aucun véhicule de fonction et effectue ses trajets en taxi ou en transports en commun. En dépit des déplacements dans le monde arabe qu'il effectue dans le cadre de ses fonctions et conformément aux missions de l'IMA, ses frais de transport aérien sont à sa demande inférieurs en moyenne de 70% à ceux de ses prédécesseurs", assure le secrétaire général.

Une polémique qui pourrait bien faire pschitt, si ces éléments étaient confirmés.
Le secrétaire général de l'Institut du Monde Arabe ne donne aucun chiffre. Lang se contente-t-il de 5.000 euros mensuels ? Et refuse-t-il tout défraiement et avantage en nature ? 
Le camarade de Bercy a-t-il, oui ou non, consenti à défiscaliser son salaire ?