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lundi 20 mai 2013

GPA: une "usine à bébés" découverte au Nigéria

17 adolescentes produisaient des enfants pour la vente

Gestation pour autrui, e
sclavage et trafic d'êtres humains

Toutes enceintes du même homme, dix-sept adolescentes retenues dans une "usine à bébés" ont été libérées par la police vendredi 20 mai 2013 au Nigeria. Âgées de 14 à 17 ans, elles accouchaient d'enfants destinés à la vente

La femme soupçonnée d'avoir organisé ce trafic est toujours recherchée. 
Le reproducteur, âgé de 23 ans, ainsi que le garde qui surveillait la maison sont actuellement en prison. "Agissant d'après des informations, une unité spéciale de la police de l'Etat d'Imo [sud-est] a fait une descente dans la maison illégale à Umuaka, mercredi, et porté secours aux jeunes filles, à différents stades de leur grossesse", a indiqué Joy Elomoko, porte-parole de la police de l'Etat d'Imo. "Elles ont affirmé qu'elles n'étaient nourries qu'une seule fois par jour et n'étaient pas autorisées à quitter la maison", a-t-elle ajouté.

Une pratique courante

Les voisins prenaient l'endroit pour un orphelinat ou un refuge pour femmes enceintes qu'ils appelaient "Maison Ahamefula de bébés sans mères". Onze enfants en bas âge y ont également été découverts.

Dans un rapport sur le trafic d'êtres humains publié le mois dernier, l'Union européenne a classé le Nigeria comme le pays où ce fléau est le plus répandu. Les "usines à bébés" y sont courantes. 
En octobre 2011 par exemple, un autre groupe de 17 filles a été découvert en dans l'Etat d'Anambra (sud).
En mai 2011 dans l'Etat d'Abia (sud-est), la police avait déjà libéré 32 jeunes filles enceintes qui ont indiqué qu'on leur avait offert entre 25 000 et 30 000 naira (environ 147 euros) selon le sexe de leur bébé. 
Le profit à la vente est considérable. Le Marais va-t-il virer au noir ?

La chaîne commerciale se perfectionne
A ce stade, la police ne sait pas encore si les 17 jeunes femmes d'Umuaka ont été enfermées de force. 

L'UNESCO a classé le trafic d'êtres humains en troisième place des crimes commis au Nigeria, après la corruption et le trafic de drogue.




Les législateurs français ont-il anticipé ce risque de dérive dans l'hexagone ?
Manuel Valls se laissera-t-il déborder, Christiane Taubira autorisera-t-elle la fouille des caves et des squats ou la BPI financera-t-elle ce genre de start-up?


mercredi 13 février 2013

Arche de Zoé: Prison ferme pour les "humanitaires"

Tentative d'enlèvement d'enfants: 2 ans ferme


Etape suivante,
 la GPA  ?...
Le président de l'Arche de Zoé et sa compagne, poursuivis pour une tentative de "transfert" (sic) d'une centaine d'enfants en France, présentés comme des orphelins du Darfour, en octobre 2007, ont été condamnés mardi à deux ans de prison ferme.

Eric Breteau et Emilie Lelouch étaient présents mardi au tribunal correctionnel de Paris, de retour d'Afrique du Sud, pour entendre ce délibéré,  n'avaient pas assisté à leur procès, au terme duquel ils ont été arrêtés.

Lien PaSiDupes - " Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ? : Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi


Ils ont été reconnus coupables d'exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption, de tentative d'aide à l'entrée ou au séjour irrégulier de mineurs étrangers et d'escroquerie.

Les deux animateurs de l'organisation "caritative" (re-sic) ont également été condamnés à payer chacun une amende de 50.000 euros et à l'interdiction définitive d'exercer toute profession d'accueil, d'hébergement ou de placement de mineurs.

Poursuivie en tant que personne morale, l'Arche de Zoé a été condamnée à une amende de 100.000 euros, et sa dissolution  a été prononcée.

Lien PaSiDupes - " Arche de Zoe : prise d’otages et chantage : Les otages sont-ils « retenus » ou séquestrés ?


Eric Breteau, Emilie Lelouch et l'Arche de Zoé "ne pouvaient ignorer l'illégalité de leur projet", a estimé le tribunal dans son jugement. "Ils ont menti sciemment aux familles", de part et d'autre de la Méditerrannée

Le président de l'association caritative et sa compagne ont ri cyniquement et applaudi ironiquement à la lecture des motivations du tribunal. "Vous auriez eu la parole éventuellement si vous étiez venus aux précédentes audiences", leur a rétorqué la présidente.

Ils avaient été arrêtés en octobre 2007 au Tchad alors qu'ils s'apprêtaient à emmener en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, une région du Soudan frappée par la famine, mais dont la plupart étaient de nationalité tchadienne et n'étaient pas orphelins, selon des associations.

Les quatre autres prévenus, parmi lesquels des membres de l'association, une journaliste et un médecin, ont été condamnés à des peines de 6 mois de prison avec sursis pour deux d'entre eux, et un an avec sursis pour les deux autres.

Les trafiquants d'êtres humains plaidaient la bonne foi...

Ces cyniques se disaient " bénévoles" - d'une espèce particulière, espérons-le - et  plaidaient la bonne foi. Le tribunal a reconnu leur "rôle subalterne" dans cette tentative d'enlèvements. Le tribunal a estimé que d'autres bénévoles qui s'étaient portés partie civile n'avaient pas en revanche -  été trompés...

"Je ne peux pas supporter d'entendre que je suis coupable de quoi que ce soit, je suis parti de bonne foi", s'est défendu   Philippe van Winkelberg, médecin condamné à un an de prison avec sursis. "On n'a aucune preuve que ces enfants sont tchadiens ni qu'ils ont des parents", a-t-il maintenu.

Arrêtées le 27 octobre 2007 dans l'est du Tchad, quatre des six personnes renvoyées devant le tribunal correctionnel de Paris avaient déjà été condamnées à huit ans de travaux forcés au Tchad pour tentative d'enlèvements.

Ils avaient ensuite été transférés en France - où leur peine a été convertie en huit ans de prison - puis libérés, en avril 2008, en raison d'une grâce du président tchadien.

L'Arche de Zoé avait obtenu des sommes de plusieurs milliers d'euros auprès de 358 familles auxquelles était promise l'arrivée, sinon l'adoption, d'un orphelin originaire de la province soudanaise du Darfour.

"Tout était pensé en termes d'adoption", a jugé le tribunal, qui a estimé que les organisateurs avaient entretenu des "mensonges permanents" sur le déroulement de l'opération, qu'ils savaient illégale et dont ils avaient voulu faire un "coup médiatico-politique."

lundi 3 décembre 2012

Justice: Arche de Zoé, une sombre affaire de commerce inéquitable ?

Eric Breteau et sa compagne ne daignent pas se présenter à leur procès lundi

Chronologie des faits
Décembre 2007: à N'Djamena au Tchad, les six bénévoles français de l'Arche de Zoé sont tous condamnés à " huit ans de travaux forcés " avec 4,12 milliards de francs CFA, soit 6,3 millions d'euros,  de dommages et intérêts qu'ils auront à régler. Nadia Merimi, l'infirmière, s'effondre. Alain Péligat, le logisticien, est hébété. Fidèles à eux-mêmes, les véritables instigateurs de l'aventure humanitaire,  Eric Breteau et sa compagne, Emilie Lelouch, restent imperturbables dans leur gilets Children Rescue. La presse prend alors leur parti et assure que les condamnés paient au prix fort leur amateurisme, leur méconnaissance de l'Afrique et leur ..."messianisme humanitaire". Au Tchad en revanche, la " bonne foi " et " l'absence d'intention frauduleuse " plaidées par leurs avocats n'ont pas convaincu et l'avocat général a dénoncé " les manoeuvres frauduleuses " de " Breteau et ses compagnons ", les accusant d'avoir, " en fait d'humanitaire, basculé dans l'inhumanitaire ".

Tout a commencé le 28 avril 2007 

L'Arche de Zoé annonce  une opération (d'envergure) pour transférer " 10 000 orphelins du Darfour " vers l'Europe et les Etats-Unis, dont 1 000 en France.
Elle s'adresse à des " familles d'accueil " qu'elle parvient à recruter sur Internet, en diffusant l'information notamment sur des forums de discussions d'associations spécialisées dans l'adoption. Eric Breteau, qui a créé l'ONG
en 2005 après le tsunami pour intervenir en Indonésie et qui cherche un nouveau terrain d'action, a eu l'idée de cette " évacuation " après un voyage au Soudan début 2007. Il multiplie les réunions.

Le 5 mai
, l'association Enfance et famille d'adoption initie la méfiance envers l'initiative de l'Arche de Zoé en invitant les familles " à la plus grande prudence ". "Comme dans tous les cas de conflits (...),
rien ne prouve que tous ces enfants soient sans famille ", rappelle-t-elle. Médecins du monde et France Terre d'Asile feront de même.

Le 4 juillet, Eric Breteau est reçu au Quai d'Orsay par un conseiller du ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, à propos de son projet de " rapatrier vers la France des enfants du Darfour ". Le ministère lui indique " qu'il s'embarque dans un truc pas raisonnable ".

Le 9 juillet, le ministère des Affaires étrangères décide de porter l'affaire devant la justice et saisit le procureur de la République de Paris. Certains soupçonnent un projet d'adoption d'ampleur et en contradiction avec les conventions internationales sur le sujet. Deux semaines plus tard, une information judiciaire est ouverte contre l'Arche de Zoé pour " exercice illicite d'activité d'intermédiaire en vue d'un placement ou d'adoption d'enfants ".

Le 31 juillet, Rama Yade hérite du dossier. Des parlementaires, notamment des élus de la Marne, se renseignent sur Eric Breteau pour se faire une opinion, après avoir été contactés par des familles d'accueil inquiètes. Le 10 août, Breteau est entendu par la brigade des mineurs. Il lui dissimule l'existence de Children Rescue, le nom de son association au Tchad. Pendant ce temps, à Abéché, au Tchad, une vingtaine de logisticiens de Children Rescue montent un orphelinat et un centre médical pour y accueillir des enfants tchadiens. Cinq pompiers professionnels et un pompier volontaire d'Argenteuil en font partie.

A Paris, le 23 octobre, des familles d'accueil inquiètes font remonter des informations à quelques parlementaires. Mais personne n'a fait le lien entre l'Arche de Zoé et Children Rescue. 

A Khartoum au Soudan, le conseiller de Bernard Kouchner, Eric Chevallier, et Rama Yade apprennent par un magistrat travaillant à la Direction des Français de l'étranger qu'une famille en France se plaint que son chèque de 2 500 € versé à l'Arche de Zoé ait été débité !

Le 24 octobre, un premier convoi s'organise, tandis que l'ambassadeur de France au Tchad prévient les autorités tchadiennes qui surveillent l'aéroport de N'Djamena. Mais personne ne s'occupe d'Abéché où les 103 enfants sont rassemblés, avec l'aide du pilote belge Jacques Wilmart, à la frontière du Soudan. 

Le 25 octobre, la supercherie éclate. 

A l'aéroport de Vatry, dans la Marne, des familles d'accueil arrivent par dizaines, mais la sous-préfecture de Vitry-le-François n'arrive pas à obtenir d'informations fiables sur l'arrivée ou non des enfants. Au Tchad, l'équipe d'Eric Breteau, qui a procédé à un simulacre d'évacuation sanitaire en posant de faux bandages et de la Bétadine sur les enfants - pourtant en bonne santé - est interpellée. La folle entreprise se termine en prison.

Dommage collatéral

La Cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a renvoyé la demande de dommages et intérêts de l'Etat tchadien contre le Dr Philippe van Winkelberg, médecin de l'Arche de Zoé. Le Tchad, représenté par l'"Association tchadienne pour le bien-être des enfants", réclame6,3 millions d'euros de dommages et intérêts au médecin . Or, cette somme correspond à la condamnation prononcée au Tchad contre les six membres de l'Arche de Zoé qui devaient payer "solidairement" les familles de 103 enfants, présentés comme des orphelins du Darfour, qu'ils avaient tenté d'exfiltrer vers la France fin 2007.

La Cour, qui a demandé au Tchad la production de certaines pièces en original, rendra sa décision le 18 décembre 2012.
Les inculpés se sont mis à l'abri en Afrique du Sud

Le président de l'association l'Arche de Zoé, Eric Breteau, et sa compagne Emilie Lelouch,   ne seront pas présents à leur procès qui s'ouvre lundi 3 décembre à Paris. Ils ont fait savoir qu'ils ne seront ni présents ni représentés devant le tribunal correctionnel.

Les accusés n'ont pas confiance en la Justice de leur pays

Dans un entretien publié il y a une semaine par lexpress.fr, l'avocate expliquait que ses clients "ont le sentiment de ne pas avoir été écoutés jusqu'ici, ni par les media ni par la justice" et "craignent que le même phénomène se reproduise devant le tribunal".

Le couple vit actuellement en Afrique du Sud où Eric Breteau loue des chambres d'hôtes, tandis qu'Emilie Lelouch a créé une compagnie de cirque avec des artistes locaux.

Mais quatre autres prévenus seront jugés


Le médecin Philippe van Winkelberg, le logisticien Alain Péligat, la journaliste Agnès Pelleran et Christophe Letien, un membre de l'association qui était resté en France. Ils sont poursuivis pour escroquerie, exercice illégal de l'activité d'intermédiaire pour l'adoption et aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France ayant pour effet de les éloigner de leur milieu familial ou de leur environnement traditionnel.

La peine encourue pour ce dernier délit est de 10 ans de prison et 750.000 euros d'amende.

Les membres de l'Arche de Zoé seront jugés cinq ans après leur sombre entreprise au Tchad, où le 27 octobre 2007, dans une région frontalière du Darfour soudanais, ils faisaient embarquer, affublés de faux pansements, 103 enfants qu'ils comptaient exfiltrer en France.


L'adoption homosexuelle est-elle pénalisée ?

jeudi 20 janvier 2011

Arche de Zoë: rejet de l'appel d'un des membres condamnés par le Tchad

La justice doit encore se prononcer sur la partie française

Une association, comme en territoire conquis

L'association française l'Arche de Zoé est soupçonnée d'avoir tenté d'enlever du Tchad dans des circonstances rocambolesques 103 enfants tchadiens présentés comme des orphelins du Darfour.
En octobre 2007, les forces de police du Tchad arrêtent tous les participants d'une opération alors qu'ils s'apprêtent à embarquer 103 enfants dans un avion affrété pour les amener en Europe. La justice tchadienne condamne alors les principaux membres aux travaux forcés pour « tentative d'enlèvement de mineurs tendant à compromettre leur état civil, faux et usage de faux en écriture publique et grivèlerie ».

Le président de la république du Tchad Idriss Déby et le président de la République française Nicolas Sarkozy réussissent à s'entendre sur un processus judiciaire. Mais des voix tchadiennes et africaines dénoncent une ingérence française. Noël Mamère (Europe Ecologie) ne manque pas de stigmatiser un « néocolonialisme compassionnel ».

La grâce présidentielle ne suffirait encore pas

Le compromis dont ont bénéficié les six coupables, ne sied pas à Alain Péligat.
Il est le seul des six « néocolonialistes compassionnels » à avoir fait appel de sa condamnation aux travaux forcés par la cour criminelle de N'Djamena.

A son retour en France, sa peine avait été commuée en huit ans d'emprisonnement par Paris en 2008, avant qu'il n'obtienne une grâce du président tchadien Idriss Deby.
Il a vu cette sanction confirmée aujourd'hui par la Cour d'Appel de Paris.

A. Péligat est le logisticien de l'Arche de Zoë, une association française loi 1901 qui déclare avoir pour objectif l'aide aux enfants orphelins et l'aide humanitaire, sans être une ONG pour autant.

Créée à l'origine pour venir en aide aux enfants victimes du tsunami de décembre 2004 en Asie, notamment en Indonésie, l'association étend ses activités au Soudan et au Tchad en 2007, avec l'« Opération Darfour», autrement appelée opération « Children Rescue », pour augmenter à la confusion.



Rapt de 103 enfants et prise de 2 otages

La petite personne de Péligat n'est pas seule en cause.
N'oublions pas que, le 12 avril 2009, deux otages sont menacés de mort par un groupe armé (se faisant appeler "les Aigles de libération d'Afrique") si la France ne rejuge pas l'Arche de Zoé.

Le logisticien au 'look' intéressant (ci-contre) ne s'est jamais satisfait de la grâce dont il a bénéficié au Tchad et d'un emprisonnement plutôt que les travaux forcés.
Il considère que la justice française n'aurait pas dû commuer sa peine. "Que vous puissiez penser que nous avons été jugés correctement, ça, je ne comprends pas", avait-il soutenu à l'audience du 8 décembre 2010, appelant la Cour à "laver son honneur".
"Je ne vais pas accepter d'être condamné alors que je n'ai rien fait, je suis parti faire de l'humanitaire et non enlever des enfants", avait déjà affirmé Alain Péligat.

La justice française respecte la justice tchadienne

Les justices tchadienne et française ont permis de rapatrier la bande des six, coupable aux yeux du Tchad.
A l'audience de 2010, l'avocat général a réduit la confusion, rappelant que la justice française n'a fait que prendre des dispositions pour "l'exécution d'une décision de justice" prise au Tchad, sur le fond de laquelle il n'était pas légitime de revenir.

Cette procédure est en effet indépendante d'une enquête menée en France sur l'Arche de Zoé qui doit maintenant rendre compte d'une accusation "escroquerie", d' "aide à l'entrée et au séjour irrégulier de mineurs étrangers" et d' "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption".

Les six membres de l'association, dont son président Eric Breteau et sa compagne Emilie Lelouch, feront face à un nouveau procès, sur l'aspect immigration illégale. A. Péligat et Philippe van Winkelberg ne pourront s'y soustraire.

mardi 14 avril 2009

Arche de Zoe : prise d’otages et chantage

Les otages sont-ils « retenus » ou séquestrés ?

Deux travailleurs humanitaires dont un Français ont été enlevés dans une région de l'ouest du Soudan et sont « retenus en otages » (à moins qu’ils ne soient « séquestrés ») au Darfour par les membres d’un groupe armé. Ces derniers ont menacé dimanche de les exécuter si Paris n'acceptait pas d'organiser un nouveau procès pour les membres de l'Arche de Zoé. Drôles d'amis, comme on n'en souhaite à personne.

Présidée par Éric Breteau, l’Arche de Zoé (lire PaSiDupes) est une association française loi 1901 qui assure avoir pour objectif l'aide aux enfants orphelins et l'aide humanitaire. Suite à l'« Opération Darfour » (zone en proie à la guerre civile depuis 2003), également désignée comme opération « Children Rescue ». Alors que le JDD continue de parler d’une opération pour les «rapatrier en France » ( !), les six membres ont été condamnés à huit ans de travaux forcés pour tentative d'enlèvement de 103 enfants soit-disant darfouris intercéptés au Tchad en octobre 2007. Les ravisseurs humanitaires ont été définitivement graciés, contre réparation financière, par le président Idriss Déby, qui a ainsi permis qu’ils soient (pour le coup !) ‘rapatriés’ et qu’ils purgent leur peine en France. Après cinq mois passés en prison à N'Djamena (Tchad), pays qu’ils prétendent pourtant aimer, les voleurs d’enfants sont maintenant détenus en France.
La justice tchadienne avait conclu que les 103 enfants n'étaient pas des orphelins du Darfour, mais des enfants tchadiens enlevés à leurs familles, ce que les membres de l'ONG française ont toujours nié, plaidant la bonne foi.


  • Le 30 octobre 2007, l’UNICEF publiait ce commentaire :
    L’affaire des 103 enfants du Tchad, attendus en France la semaine dernière pour y être accueillis dans des familles, nécessite une mise au point : peut-on déraciner ainsi des petits sans s’assurer d’abord de la disparition définitive de leurs parents et sans en avoir avisé préalablement les autorités du pays ? Si l’on se fie à la Convention de La Haye, signée en 1993, la réponse est négative. Sans compter que des interventions « d’accueil » de ce type sont de nature à perturber les enfants, à freiner le flux des dons, à porter préjudice à tous les autres humanitaires qui, sur le terrain, s’activent 24 heures sur 24 pour venir en aide aux enfants sans chercher à les… déraciner ! En savoir plus : lien UNICEF

  • Le 28 janvier 2008, les six membres de l'Arche de Zoé rapatriés en France le 28 décembre 2007 virent leur peine de travaux forcés commuée en 8 ans de prison ferme. Il s’agit de Éric Breteau (37 ans), Émilie Lelouch (31 ans), Alain Péligat (56 ans), Philippe Van Winkelberg (48 ans), Dominique Aubry (50 ans) et Nadia Merimi (31 ans), détenus à Fresnes.

    Deux femmes maintenant aux mains de ravisseurs africains
  • Deux travailleuses humanitaires de l'organisation Aide médicale internationale (AMI) ont été enlevées le week-end dernier à Ed el Foursan, dans le sud de la région occidentale du Soudan. Il s'agit d'une Française, Claire Dubois, et d'une Canadienne, Stéphanie Joidon.
    "Nous allons bien, nous avons de la nourriture et de l'eau et ils se comportent correctement avec nous, mais nous sommes impatientes de rentrer chez nous", a dit l'otage canadienne, autorisée à parler par ses ravisseurs.
    AMI est une ONG française apolitique et laïque, créée en 1979. Elle forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de soins, en s'appuyant sur les spécificités culturelles de chaque région. Elle travaille à partir de fonds institutionnels. Les programmes sont notamment financés par l'Union européenne (ECHO), l'UNICEF, le ministère des Affaires étrangères français, etc...

  • Les preneurs d’otages menacent la France

    "Nous demandons à la France de rouvrir le dossier des criminels de l'Arche de Zoé et de les juger devant un tribunal juste", a déclaré un membre « flouté » du groupe anonyme qui se présente sous le nom des Aigles africains de la liberté - ou Les Aigles de la libération de l'Afrique -, qui sont présentés comme les vengeurs des parents des enfants enlevés par les ‘faux humanitaires’ de l'Arche de Zoé.
    "Si le gouvernement français n'est pas sérieux dans les négociations avec nous et n'accède pas à notre requête (Pas le choix? A quoi bon discuter?), nous tuerons les deux travailleurs humanitaires", a-t-il ajouté.

    Il a en outre menacé de s'attaquer aux intérêts français au Soudan, au Tchad et en République centrafricaine.

    Cette alliance objective des preneurs d’otages et des voleurs d’enfants de l’Arche de Zoe en dit long en soi sur le type d’organisation humanitaire en cause. Mais le parallèle s’impose aussi avec les séquestrations de patrons sur le territoire national. Qui sont donc ces gens qui prétendent respecter l’être humain, mais le privent de liberté pour violer la libre volonté des états ?
    Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères a par ailleurs expliqué que les ravisseurs avaient demandé au gouvernement soudanais de se tenir à l'écart des négociations.
    Khartoum était intervenu directement dans les pourparlers qui avaient abouti, à la mi-mars, à la libération de trois employés occidentaux de l'organisation Médecins sans frontières, détenus pendant trois jours au Darfour.

    Les autorités Soudanaises ont récemment indiqué faire "tous les efforts possibles" pour parvenir à la libération des deux captives. Un gage de bonne volonté à prendre toutefois avec circonspection.

    La tension s'est en effet fortement accrue dans la région après l'émission en mars par la Cour pénale internationale (CPI) d'un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar Hassan al Bachir (ci-contre) .
    Le procureur du tribunal basé à La Haye a inculpé le chef d'Etat soudanais de crimes de guerre et crimes contre l'humanité au Darfour, où au moins 200.000 personnes ont été tuées et 2,5 millions d'autres contraintes à fuir selon des organisations internationales.
    Le président soudanais Omar Hassan al Bachir a en outre expulsé 13 ONG étrangères du Darfour qui oeuvrent notamment auprès des populations martyres du Darfour, et interdit trois organisations locales il y a environ deux mois, invoquant leur coopération avec la Cour pénale internationale.

    -> Soudan

  • Suite à son coup d’état en le général Omar el-Béchir devint chef d'Etat , Premier ministre et chef des forces armées. Le Soudan est une république islamique proche de la République populaire de Chine et qui bénéficie du soutien de la Ligue arabe . Le parti du président contrôle le pays : le Front national islamique au pouvoir a pris le nom de Congrès national.
    La loi pénale de 1991 institua des peines sévères dans tout le pays, telles que l'amputation et la lapidation. Bien que les états du Sud, non musulmans et chrétiens, soient officiellement exemptés de ces dispositions, la loi prévoit cependant une possible application future de la charia dans le Sud.

    La guerre civile a déplacé plus de 4 millions d'habitants du Sud et fait 2 millions de morts. Certains ont fui dans des villes du Sud, d'autres ont cheminé vers le nord jusqu'à Khartoum ou ont fui vers les pays voisins, comme l'Éthiopie, le Kenya, l'Ouganda ou l'Égypte. Ces populations persécutées sont frappées de malnutrition, voire de famine. Le manque d'investissement du gouvernement soudanais dans le Sud a également abouti à ce que les organisations humanitaires internationales appellent une « génération perdue », mal éduquée sans accès aux soins de base, et sans grandes chances de trouver un emploi productif que ce soit dans le Sud ou dans le Nord.

  • L'Armée de libération du Soudan (ALS) est l'une des factions du principal groupe rebelle du Darfour, bras armé du Mouvement de libération du Soudan (MLS), aujourd'hui divisé en au moins trois factions. Son premier dirigeant, Abdul Wahid Al-Nour, est réfugié en France>

    En août 2008, un Boeing 737 est détourné par des pirates de l'air se revendiquant de l'ALS. Abdul Wahid Al-Nour, néanmoins, dément toute participation du mouvement à cet acte de piraterie, soutenu en cela par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. Al-Nour parle d'une tentative de manipulation de la part du gouvernement central du Soudan. Les pirates ont été détenus en Libye. (Video de Bakchich : lien )

    -> Quant aux Aigles de la libération de l'Afrique, ce sont de valeureux idéologues et de courageux guerriers, « kidnappeurs’ de braves femmes sans défense…

    Or, plusieurs responsables politiques français se rangent du côté soudanais et dénoncent une opération portée par une philosophie néocolonialiste. Ainsi, le Verts Noël Mamère a-t-il eu recours à une formule intello-médiatique à la française et typiquement gauchiste, en parlant de « néocolonialisme compassionnel ».

    Considérant qu’il fait une distinction fine s’agissant des patrons privés de liberté par les salariés extrémistes, les socialistes sauront-ils nous dire si les otages des Aigles de la libération de l'Afrique sont « retenus » ou « séquestrés » ?
  • vendredi 6 février 2009

    Bernard Kouchner découvre que le PS, c’est salissant

    Le PS sanctionne le symbole de l’ouverture, un mythe qu’il faut détruire

    Le journaliste Pierre Péan a écrit un livre malveillant

    Dans ce bouquin aux motivations limpides, il s’en prend à Bernard Kouchner, médecin né en 1939 et ministre en exercice… cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde. Ministre et secrétaire d'État en charge de la santé sous les gouvernements socialistes de Michel Rocard, Pierre Beregovoy, Édith Cresson et Lionel Jospin. Ancien haut fonctionnaire de l'ONU, il est respecté de tous, hormis Péan.
    Dans son bouquin ‘nauséabond’ (dixit BHL), il organise des informations pour mettre en cause l’intégrité d’une personnalité qui reste la préférée des Français, mais que les socialistes honnissent, maintenant que Bernard Kouchner travaille au poste éminent de ministre des Affaires Etrangères du gouvernement Fillon.

    La méthode diffamatoire classique

    Le ‘nain’ Péan (selon les termes de BHL) brûle les ailes du mythe vivant, en brouillant les dates de ses activités africaines privées passées (principalement au Gabon et en République du Congo) et ses activités ministérielles actuelles. Péan insinue ainsi que B. Kouchner continuerait à être payé pour des services rendus en sa qualité de ministre, alors qu’il s’agit de paiements d’arriérés en tant que consultant. Et vogue la rumeur…

    Bernard Kouchner n’en est pas à la premier assaut contre son honneur.
    Dans l’affaire glauque de l'association Arche de Zoë, accusée de tentative d’enlèvements de pseudo-orphelins du Tchad vers la France, Éric Breteau, un des principaux organisateurs présumés des rapts, accuse Bernard Kouchner, alors ministre des Affaires étrangères, d'être impliqué dans l'affaire …

    Dans sa dernière publication, Péan insinue que Kouchner aurait pu tromper le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui, assure-t-il, ignorait les activités africaines de son futur ministre lors de sa nomination.
    Mais selon Le Monde, « l'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais», qui occupe en effet une grande partie du livre.
    Au final, si Kouchner a obtenu le soutien de Martine Aubry, le bouquin aura surtout satisfait les socialistes sectaires en souillant la réputation du ministre emblématique de l’ouverture et en ouvrant une polémique médiatique nauséabonde.

    Le ministre a réagi dans Le Nouvel Observateur.

    Péan est-il fiable ?

    > Ses orientations politiques ne font pas de doute.
    L’un de ses bouquins contribua au scandale politique visant Valéry Giscard d’Estaing avec l'« affaire des diamants », et facilita l’arrivée Mitterrand à l’Elysée. Dans un autre livre qu’il commit complaisamment et qui fit de l’argent au cinéma, Péan, en revanche, épargna le socialiste.

    > Dans un article publié en septembre 2002 par Le Monde diplomatique, Péan cite un article qu'il attribue au journaliste israélien Amir Oren, selon lequel le massacre de Sabra et Chatila (Liban, 1982) aurait été planifié par les Israéliens. Or, selon une enquête publiée en janvier 2008 par L'Arche, cette citation est un faux. Méprisant, Pierre Péan n'a jamais daigné justifier ses affirmations. L’eût-il pu qu’il l’aurait fait.

    Petits réglements de comptes entre amis

  • Le bouquin de Péan, qui attaque Kouchner sur son activité de ‘consultant’ en Afrique, bien que les faits soient antérieurs à son arrivée au gouvernement Fillon, est un dommage collatéral de leur querelle personnelle qui les oppose sur le génocide au Rwanda et pourrait encore retarder le jugement de l’affaire du livre précédent de Péan...
    « L'ouvrage est principalement une attaque en règle de la politique de Bernard Kouchner, sur fond de désaccord idéologique majeur exprimé par l'écrivain, en particulier sur le génocide rwandais » qui occupe en effet une grande partie du livre. C’est Le Monde qui le dit.
  • Sur le génocide au Rwanda, lire l’article de PaSiDupes qui suit
    Il informe sur la querelle ancienne qui oppose toujours les deux protagonistes. Pour en savoir plus, cf. libellé ‘génocide rwandais’).
    En 1994, Kouchner tenta en effet d'organiser le sauvetage d'orphelins et soutint l'envoi de l'armée française au Rwanda. Les secours français seront accusés d'avoir couvert le massacre des Tutsis par les Hutus.

    Les députés fielleux du PS : ne font-ils pas pitié ?

    La piétaille des cancrelas socialistes n’est jamais de reste dans la souillure.
    Mélenchon s'en est dégagé et les fustige.(Lire PaSiDupes)
    Mais i
    ls ont pour leur part annoncé qu’ils allaient demander des comptes à leur ancien « camarade » ! Sur l’air de la Marseillaise ?
    Pour ces démocrates à la petite semaine, la présomption d’innocence n’existe pas et le dernier méchant bouquin, comme le premier vrai-faux SMS venu, leur suffit à salir. Ils se promettent d’ailleurs d’y ajouter leur couche de crasse…

    Pour finir ici, juste un petit aperçu du complot, avec ce titre de ...Marianne :

  • Rwanda : traîné dans la boue, Pierre Péan contre-attaque
    « Le procès de Pierre Péan, poursuivi par SOS-Racisme pour «diffamation raciale» et «discrimination raciste» à cause de quatre pages de son livre sur le génocide rwandais, s'est ouvert hier à Paris ». (24 septembre 2008)
  • lundi 27 octobre 2008

    Arche de Zoé : les aventuriers de l’Arche perdue face aux juges

    Qu’est-ce qu’ils souffrent ! Mais toujours moins que leurs victimes…
    Mis en examen par la justice française, les membres de l'Arche de Zoé s’obstinent, pour la plupart, à affirmer le caractère désintéressé de leur opération qui visait à exfiltrer vers la France 103 enfants du Tchad, pour le seul bien de ces derniers.

    Rappel des faits
    Arrêtés le 25 octobre 2007 à Abéché (Est du Tchad), le président de l'association, Eric Breteau, sa compagne et assistante Emilie Lelouch (ci-contre), le médecin Philippe van Winkelberg, les logisticiens Alain Péligat et Dominique Aubry et l'infirmère Nadia Merimi ont été condamnés deux mois plus tard à N'Djamena à huit ans de travaux forcés.
    Transférés en France, puis graciés le 31 mars par le président tchadien Idriss Deby, ils restent encore condamnés à régler un préjudice de 6,3 millions d'euros aux familles tchadiennes, des indemnités juridiquement "impossible à mettre en oeuvre", mais selon la défense.
    Le gouvernement tchadien a déjà indemnisé pour moitié les victimes, mais les familles réclament le reste de leur dû.

    Les charges
    Les généreux aventuriers n'ont donc pas fini de rendre des comptes à la justice et de régler leur dette : le contribuable français n’est pas prêt à payer pour eux. Une instruction est d’ailleurs toujours en cours à Paris pour escroquerie, exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption et aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers. Et de leurs parents, dans un deuxième temps... Mais le projet a capoté.
    Mis en examen, Eric Breteau, Emilie Lelouch, Philippe van Winkelberg et Alain Péligat encourent dix ans de prison et 750.000 euros d'amende.
    Nadia Merimi et Dominique Aubry ont quant à eux été placés sous le statut de témoin assisté, un statut intermédiaire entre celui de mis en examen et de simple témoin.

    Des réactions hautes en couleurs
    Me Jean-Claude Guidicelli, avocat du docteur Philippe van Winkelberg et d'Alain Péligat, l’un des logisticiens, ne craint pas d’affirmer que cette instruction n'est qu'un "dossier alibi, un dossier politique".
    Les mis en examen, qui espèrent un non-lieu, ont fait l'objet d'expertises psychologiques. Bien que cette expertise n’ait rien de scientifique, les psychologues affirment, par la bouche de Me Guidicelli, toutefois, que les membres de l'Arche auraient "agi de manière désintéressée, altruiste. Ce sont des personnes qui ont laissé parler leurs sentiments".

    De nombreuses zones d’ombre
    A titre d’exemples, que penser du changement de nom de L'Arche de Zoé au Tchad pour celui de Children Rescue ou des faux pansements dont les enfants avaient été affublés avant leur exfiltration? Les psychologues ont certainement une version qu’ils réservent aux juges, mais l’avocat a déjà entrepris l’intoxication de l’opinion. « Des actes expliqués par l'urgence », soutient l'avocat. Quelle était donc « l’urgence » du changement de nom ?
    "Ils étaient dans l'action, pas toujours dans la réflexion, il fallait parer au plus pressé", soutient-il, sans conviction.

    Les exploiteurs de la misère humaine sont bien à plaindre
    Depuis leur libération, tous reprennent néanmoins possession de leur vie mais adoptent le statut de victimes. Ils garderaient à l'esprit le "lynchage" dont ils estiment avoir été l'objet de la part des autorités et des médias, assurent leurs avocats.

  • Eric Breteau "va plutôt bien [ !] mais il reste convaincu que ces enfants devaient être sauvés et qu'il a échoué, c'est perturbant", gémit son conseil Me Céline Lorenzon à l’unison. Il a repris une activité professionnelle que l'avocate ne veut pas préciser "pour ne pas qu'il perde" son emploi. Sa photo aurait été si peu publique que son employeur ne l’a pas identifié !...
  • Nous avons le plaisir de vous faire savoir que Nadia Merimi a repris son métier d'infirmière : ce serait pourtant un comble qu’elle exercçât en milieu scolaire.
  • Si vous êtes enclin à plaindre le logisticien Alain Péligat, soyez rassuré : il a les moyens de s'accorder une année sabbatique, probablement avec le soutien d’un réseau, mais pas ceux d’indemniser les victimes. Sur le sujet, Me Guidicelli reste sans voix.
  • Nous sommes heureux d’apprendre que le docteur Philippe van Winkelberg exerce à nouveau, mais dans son cas, comme dans les autres, la réalité concrète est aussitôt assortie d’un élément subjectif incontrôlable : il "éprouve des difficultés à se reconstruire, il a été couvert d'opprobre", note encore Me Guidicelli, dont la technique ne varie pas.
  • Dominique Aubry "a repris sa vie, pompier dans le sud de la France. Parfois les gens le reconnaissent, ça le replonge dans cette histoire douloureuse", confie son avocat Me Olivier Desandre-Navarre. Ils sont donc reconnaissables, sauf Eric Breteau, le plus médiatisé de la bande.

    Les accusés se serrent les coudes
    Un an après, les membres de l'expédition restent "unis comme les doigts d'une main", insiste Me Guidicelli. Mais pour son avocat, Dominique Aubry, bien que logisticien, est toutefois "amer" vis-à-vis d'Eric Breteau: "il s'est rendu compte qu'il n'avait pas toutes les informations qu'il aurait dû avoir" sur les conditions et la finalité de l'opération. Le front se fissure.
    Des éléments auxquels la justice française doit encore répondre.

  • Et les familles françaises adoptantes ?

    lundi 5 novembre 2007

    Arche de Zoé: des Alternatifs se mobilisaient pour Marie-Agnès Péleran

    Des extrémistes de gauche soutiennent la journaliste lourdement impliquée
    Communiqué de **** du 27 octobre 2007 -nous taisons le nom de ce sympathique 'mensuel' (Ce qu’il faut dire, détruire, développer...), dont nous conservons le logo pour le désigner sans en faire la promotion, puisqu'il veut tout détruire!...) Voici la prose (surlignement et caractères gras ajoutés):

    Enfants du Darfour "volés" au Tchad : une info biaisée et malveillante

    Parmi les 9 Français détenus à Abéché (Tchad) se trouve notre amie Marie-Agnès Peleran, journaliste à France3-Méditerranée.

    L’équipe du mensuel **** est révoltée par le traitement médiatique tendancieux et sensationnaliste de l’affaire des 103 enfants du Darfour "enlevés" au Tchad.

    L’évocation d’un "trafic d’enfants", de "mercenaires", de "séquestrations" et de sommes millionnaires extorquées, reprenant telles quelles les accusations de la police locale et des rumeurs circulant sur le Net, jette en pâture ces 9 personnes non seulement à l’opinion publique, mais surtout aux autorités tchadiennes.

    L’opacité des relations diplomatiques de la France avec l’Afrique devrait inciter les médias à plus de prudence.

    Rappel : Le conflit du Darfour a fait, depuis 2003, plus de 200 000 morts et 2 millions de déplacés. 236 000 réfugiés survivent dans des camps. 173 000 Tchadiens ont été déplacés vers l’Ouest.

    **** demande la libération immédiate de Marie-Agnès Peleran. Nous resterons attentifs à la suite des événements et vous en informerons.

    La rédaction

    Les soutiens de ces activistes anarchistes? AC!13, Alternative Libertaire, Attac, CNT, Femmes en Noir, Greenpeace, LCR, Palestine 13, Sud, et RESF...

    Arche de Zoé : des pages de France-Info ne sont plus accessibles

    La radio France Télévisions associait la journaliste à RESF

    L'information n'est pas très transparente!

    Un moteur d'accès fait état de la disparition de plusieurs pages du site France-Info, en pleine actualité... Qu'est-ce que ça cache?

    1. France Info - AFP

    RESF dénonce également l'arrestation mercredi d'un sans-papier à Montreuil ... Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée, a été arrêtée au Tchad ...

    www.franceinfo.fr/spip.php?article28860 - 64k - En cache

    2. France Info - AFP

    RESF dénonce également l'arrestation mercredi d'un sans-papier à Montreuil ... Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée, a été arrêtée au Tchad ...

    www.france-info.com/spip.php?article28742 - 60k - En cache

    3. France Info - AFP

    RESF dénonce également l'arrestation mercredi d'un sans-papier à Montreuil ... Marie-Agnès Peleran, journaliste à France 3 Méditerranée, a été arrêtée au Tchad ...

    www.france-info.com/spip.php?article28735 - 55k - En cache

    Autre piste…

    Soirée de soutien à RESF avec le groupe vocal "Les clés à Molette" le 21 ... se trouve notre amie Marie-Agnès Peleran, journaliste à France3-Méditerranée. ...

    vihinfo.net/sedna/?var_color=cyan - 468k - En cache

    Ci-dessous se trouve la version cache de http://vihinfo.net/sedna/?var_color=cyan. C'est l'état de la page au moment où notre robot l'a parcourue. Nous avons surligné les mots : resf marie peleran
    Le site Web est susceptible d'avoir changé. Vous pouvez consulter la page actuelle (sans mots surlignés).

    En effet, le site web VIHinfo.net http://vihinfo.net/ a changé !...

    Quels sont les liens de la journaliste de France 3 avec le réseau ESF ?

    Marie-Agnès Peleran, une journaliste pas nette?

    S'il était permis de s'étonner
    Tous les blogs ne sont pas politiquement corrects ou militants -comme Reporter sans Frontières!...
    Arche de Zoé-Journalistes
    Bien sûr, les journalistes qui couvraient l'opération Arche de Zoé ne doivent pas être poursuivis par la justice dans la mesure où ils effectuaient leur travail. Mais il semble qu'une journaliste de FR3 Méditerranée, Marie-Agnès Peleran, en congé administratif de solidarité (sic), payé? , avec l'objectif d'accueillir, ou d'adopter, on ne sait pas bien, un enfant du Darfour, ou du Tchad?Plus gênant, on lit dans Le Monde que cette journaliste en congé est partie avec une caméra de FR3, on se demande bien à quel titre, avec l'intention de réaliser un reportage, qu'elle comptait vendre. A qui, à FR3 ?

    On croît rêver!Rien bien sur sur ce sujet sur le site de FR3 Méditerranée. Quant à Reporter sans frontières, sagement, il appelle à la libération de deux journalistes, pas de trois. Paul Nahon, patron de l'information de FR3 , ne fait pas cette distinction, s'il est légitime qu'il défende son employé, il va jusqu'à assimiler la détention de sa journaliste à celle des otages du Liban (Philippe Rochot, Georges Hansen, Aurel Cornéa et Jean-Louis Normandin) en 1986.La différence, c'est qu'au Liban les sus nommés étaient détenus par une milice en toute ilégalité et qu'au Tchad, Marie-Agnès Peleran est détenue par un Etat, membre de l'ONU , qui n'est pas que je sache mis au ban des nations.Dans cette affaire, la France doit se donner deux priorités non contradictoires, faire prévaloir le droit et défendre ses ressortissants.
    Source: le blog casadei

    Paris Match considérait Marie-Agnès Peleran comme un cas

    Tandis que Le Monde titrera : Marie-Agnès Peleran a fait "son travail de journaliste"
    LIRE cet article de l'hebdomadaire daté du 30 Octobre 2007 - 21h09: il fait état de quelques témoignages plutôt discordants, déjà...
    Arche de Zoé: le cas Marie-Agnès Peleran
    Le comité de soutien à la journaliste de France 3 Méditerranée Marie-Agnès Peleran, présidé par sa sœur Marie-Pierre Ruhlmann, a réaffirmé ce mardi que Marie-Agnès était «bel et bien partie en tant que journaliste» au Tchad. Il se disait hier «scandalisé des allégations de Reporter sans frontières remettant en cause» son statut de journaliste. Inculpée avec huit autres Français, Marie-Agnès Peleran avait rejoint les membres de l’association l’Arche de Zoé mi-septembre dans le cadre d’un «congé humanitaire de solidarité». Dans un communiqué diffusé ce mardi, le comité indique que «Marie-Agnès est bien membre du Cofod, le collectif des familles des orphelins du Darfour», qu’elle ne fait pas partie de l’association l’Arche de Zoé et «que ce n’est pas en tant que famille d’accueil potentielle qu’elle s’est rendue sur place». Par ailleurs, la journaliste reporter d’images était partie avec une caméra prêtée par France 3 Méditerranée afin de «réaliser un documentaire» sur l’association, destiné ensuite à être proposé à des producteurs de télévision. D’après sa sœur, c’était la première fois que la journaliste «s’engageait dans une mission humanitaire». Envoyée régulièrement en reportage dans des zones difficiles, «elle a une conscience humanitaire très forte», assure un de ses confrères. Marie-Agnès Peleran avait plusieurs fois fait part de son désir d’adopter un enfant à son entourage.

    Arche de Zoé : Immunité des journalistes en congé

    Exemple de la sombre affaire de l’Arche de Zoé
    Les journalistes ne sont pas des citoyens ordinaires: leurs défenses immunitaires sont au-dessus de la moyenne; un sujet d'étude pour la science, puisque la politique ferme les yeux et que la justice est aveugle, à mauvais escient. Les journalistes sont au-dessus des lois.
    Les faits
    Le 25 octobre dernier, les forces de police tchadiennes arrêtent les membres de l'obscure ONG Arche de Zoé, des journalistes qui couvraient l'opération et des hôtesses de l'air qui devaient ramenés de tout jeunes enfants africains vers la France. Ils trempaient dans une affaire louche, selon les autorités tchadiennes, mais ... humanitaires en liaison avec les massacre du Darfour! Ils ont été emprisonnés sous le chef d'inculpation d'enlèvement de mineurs et d' escroquerie, après avoir été arrêtées à Abéché (est), alors qu'ils tentaient d'exfiltrer vers la France 103 enfants tchadiens présentés à tort comme des orphelins du Darfour, proposés à l'adoption de familles d'accueil françaises,dont la journaliste de France 3.

    Le 4 novembre 2007, l'avion du président Nicolas Sarkozy ramenant du Tchad les trois journalistes français inculpés dans l'affaire de l 'Arche de Zoé est donc arrivé dimanche soir, peu avant 23H30, sur l'aéroport militaire de Villacoublay (Yvelines).
    L'Arche de Zoé affirme avoir voulu sauver des "orphelins" du Darfour, région soudanaise en guerre civile limitrophe du Tchad, ce que contredisent les premiers résultats d'une enquête menée par des organisations humanitaires internationales. D'une part, les enfants ne sont pas orphelins et
    d'autre part aucun des 103 enfants impliqués ne vient du Darfour. Humanitaire, l’activité de L’Arche de Zoé, alias Children Rescue ?
    L'affaire
    Ce qui est devenu l’affaire de l’Arche de Zoé offre une illustration supplémentaire des privilèges dont bénéficie la presse. Les journalistes ne sont pas sujets à poursuites pour faux-témoignage. Leur profession les affranchit de l’obligation de vérité avec une énergie déconcertante, mais la déontologie de cette profession autorise même à la masquer et à la travestir.

    Lorsque par un beau matin de novembre le Président Sarkozy va au Tchad chercher quatre hôtesses de l’air espagnoles et trois journalistes français -Marc Garmirian (agence Capa), Jean-Daniel Guillou (agence Synchro X) et Marie-Agnès Peleran (télévision France 3 Méditerranée)- la presse, comme il se doit, détourne les faits et les yeux pour en faire une information non pas humanitaire (un comble, en l’occurrence) mais une information de politique politicienne. Ses titres sont tous aussi impertinents ou insolents que possible, puisqu’à la façon de la gauche dans son ensemble, il s’agit de dénigrer en toutes circonstances.
    Laurent Joffrin (Libération) reproche au Président de ne pas laisser le premier rôle aux membres du gouvernement, mais omet pour sa part de rendre justice à l’action de Rama Yade, la secrétaire d’Etat, dont le travail préparatoire est occulté pour les besoins de sa démonstration. Ainsi, la presse participe-t-elle à la valorisation de l’action du chef de l’Etat, pour mieux la critiquer! Pour aussi mieux détourner l’attention de l’affaire elle-même où trempe la presse.

    Cette presse-là poursuit donc son entreprise de désinformation et dénonce l’omniprésence de Nicolas Sarkozy dans cette affaire de l’Arche de Zoé. C’est faire abstraction de ce que les faits se passent sur le territoire du Tchad et entrent par conséquent dans la compétence du chef de l’Etat, au titre de ses prérogatives régaliennes (défense et affaires étrangères, dans ce cas). C’est ainsi depuis 1958 !

    Les journalistes bafouent aussi les lois de la courtoisie élémentaire. Alors que Nicolas Sarkozy et José Luis Zapatero remerciaient le président tchadien Idriss Deby Itno pour son "aide et sa compréhension", ainsi que son "attitude positive" dans l'affaire de l'Arche de Zoé, voyez aussi comment les hôtesses de l’air espagnoles expriment leurs remerciements à José Luis Rodriguez Zapatero, mais comment les trois journalistes françaises s’abstiennent de toute manifestation de reconnaissance et de gratitude. Leurs sympathies politiques sont aussi claires que leur manque d’éducation. En revanche, il apparaît au vu et au su de tous que le chef de l’Etat est le président de tous les Français, qu’ils aient voté pour lui ou non. Une bonne leçon de démocratie à ceux qui en donnent à tout le monde, mais pratique le ‘défiance citoyenne’, tout en prétendant promouvoir la ‘république du respect’…

    Il reste que le rôle joué par les journalistes français n’est pas net. Tous ses membres intervenant dans les médias sont unanimes : leurs confrères et consoeurs sont irréprochables ; ils n’ont fait que leur métier: "Ils ont fait leur travail de journalistes". C’est le mot d’ordre. Ménard fait plus et clame haut et fort que les journalistes ne sont pas des privilégiés quand ils échappent à la justice tchadienne et que les membres de L’Arche de Zoé restent retenus au Tchad pour y être jugés. Les débats se passent entre journalistes et ils sont tous de mèche, comme ce matin sur France-Info. Solidarité bien ordonnée commence par soi-même et France Télévisions serre les rangs. Pourtant le rôle de la journaliste de France Télévisons n’est pas limpide. Imaginez qu’une journaliste de France 3, Marie-Agnès Péleran, fait partie du trio de rapatriés. Or, cette journaliste était en « congé humanitaire » au Tchad, ce qui n’est pas banal. Demandez un ‘congé humanitaire’ à votre patron, rien que pour voir !

    Mieux, cette merveilleuse journaliste était associée à L’Arche de Zoé, une association à l’activité douteuse, qui est accusée de trafic de dons d’organes, de pédophilie, et d’importation de petits chevaux de Troie pour l’immigration de leurs parents au titre du ‘regroupement familial’. L’Arche de Zoé (alias ‘Children Rescue’) est trouble à plus d’un titre,sans que la perspicace journaliste d’investigations de France 3 n’ait eu vent de quoi que ce soit… Les petits africains promis à des couples français en mal d’enfants devaient être retirés du Darfour voisin du Tchad où ils étaient exposés à tous les malheurs et sévices. D’où l’aspect prétendument ‘humanitaire’. Prétendument, car les 103 enfants sélectionnés pour être accueillis en France (on a parlé de trois fois plus, à l’origine) ne sont pas soustraits à une mort probable au Darfour, mais auraient été négociés avec leurs parents Tchadiens… La mission de 'journaliste humanitaire' (nouveau concept) serait encore plus noble que les plus malveillants –et ‘défiants’- ne le soupçonnaient. France 3 a envoyé au Darfour (?), une journaliste en ‘congé humanitaire’ pour faire en réalité ses emplettes. Elle était journaliste associée à L’Arche de Zoé et doublement partie prenante, puisqu’elle allait, en vérité, être bénéficiaire de ce congé très spécial, avec caméra prêtée par France 3 et ... prendre livraison de son petit enfant, pour adoption ultérieure. La journaliste militante aurait été en mal d'enfant, mais sur le point d'être comblé par l'acquisition d'un bambin soi-disant originaire et sauvé de l'enfer du Darfour, mais en fait tout bêtement tchadien. De l'humanitaire, nous dit-on? La généreuse Marie-Agnès aurait donc eu la main gauche sur le cœur et la main droite sur le chéquier.

    Pas de chômage en vue pour RESF. D’autant que l’épouse d’un des membres de L’Arche de Zoé retenus au Tchad par la justice du pays est elle-même CPE (conseillère principale d’éducation, ex-surveillante générale) dans un établissement scolaire. Sachant que RESF compte une majorité d’enseignants parmi ses membres, les manifs coups de poings ne sont pas près de cesser.
    La position de Reporter sans Frontières n’est pas exempte de sujets à perplexité. Le sieur Robert Ménard, secrétaire général de Reporter sans frontières, n’a pas un mot pour ceux qui restent détenus au Tchad. Seul le sort des journalistes importe à Reporters sans Frontières. Le six bénévoles français de l'Arche de Zoé, le pilote, le copilote et un steward espagnols de l'avion qui devait transporter en France les enfants, un pilote belge et quatre responsables de l'est du Tchad sont toujours incarcérés à N'Djamena où ils doivent être entendus par le juge d'instruction. Les inculpés encourent au Tchad entre 5 et 20 ans de travaux forcés. En France, une information judiciaire visant les activités de l'Arche de Zoé a également été ouverte le 24 octobre. Reporter Sans Frontières n’en a cure. Chacun son ‘business’. Robert Ménard affirme avec un aplomb certain que l'exemple d'accélération de la justice est exemplaire et rendra service aux justiciables tchadiens: encore un 'humanitaire'!
    Cerise sur le gâteau ? Les trois Français et les quatre Espagnoles avaient été libérés au moment où M. Sarkozy arrivait dans la capitale tchadienne. Attendez-vous à ce que les défenseurs de l’indépendance des journalistes fassent le silence sur la dépendance de la justice du Tchad qui un dimanche a fonctionné en urgence et levé les dernières difficultés pour permettre à la diplomatie et à l’amitié de la France et du Tchad de triompher. De nombreux magistrats tchadiens ont dénoncé des "pressions politiques", mais ce n’est pas actuellement un souci pour la gauche politicienne qui ne va pas tarder à s’indigner, pour la bonne forme. Silence convenu pendant un temps, jusqu’à ce qu’il soit permis de reprendre le harcèlement politicien. En toute impudeur.
    Combien encore d'ONG comme Arche de Zoé?