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mercredi 23 février 2011

Onde de choc au Proche-Orient: à qui le tour ?

Les USA, la France, qui encore ?

Allons-nous bientôt apprendre de la rue que notre société n'est pas démocratique ?

L'Union Européenne sera-t-elle plus prompte à s'auto-flageller qu'à distinguer les minorités radicales et actives des majorités légales et démocratiques ?
Le PS et Mélenchon, le PF et la CGT, la Joly Eva et SUD tomberont-ils d'accord pour accabler la France et la précipiter dans le chaos ? Faute de projets, de consensus et de majorité, un coup de main populaire et 'spontané' serait sans doute le moyen le plus rapide d'arriver au pouvoir...
La démocratie serait-elle devenue le système politique le plus sûr pour usurper le pouvoir ?

Depuis quelques jours, des activistes mettent en miroir avec la démocratie américaine des commentaires suscités par les révoltes en Tunisie et en Egypte.

Voici quelques exemples de l'exploitation maligne qui en sont faites, à des fins à l'évidence vertueuses.

«Les gens en ont assez des institutions corrompues et d'un ordre politique stagnant. Ils réclament des réformes pour rendre leurs gouvernements plus efficaces, plus réactifs et plus ouverts. "
(Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'émission d'un avertissement pour les dirigeants arabes comme l'insurrection tunisienne commençait, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

"Ce qui conduit à ces situations locales sont les suivantes. Vous avez la pauvreté. Vous avez des problèmes de droits. Vous avez de jeunes actifs, la classe moyenne, les gens instruits qui se plaignent amèrement d'un manque d'opportunités. "
(Ford Jr., ex-Rép Harold du Tennessee, sur Meet the Press, 30/01/2011)

«Les jeunes veulent avoir le sentiment qu'ils participent: non seulement à leur avenir économique, mais à la façon dont ils sont gouvernés, en participant à leur avenir."
(Secrétaire adjoint de Jeffrey Feltman État, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

Conclusions de l'agit-prop

« N'est-il pas troublant que ces citations décrivent notre situation en Amérique ?
Par exemple, l'écart entre les riches et les pauvres est plus grand ici aux États-Unis que dans n'importe quel autre pays dans le monde, y compris la Tunisie et l'Egypte. Et il s'agrandit de jour en jour. L'éclosion de structures démocratiques en Egypte a été bloqué pendant de nombreuses années par un dictateur se faisant appeler président. L'éclosion des structures démocratiques dans les États-Unis a été bloqué pendant de nombreuses années par le coup d'état en cours des entreprises, aidé et encouragé par la Cour suprême des États-Unis. Notre presse traditionnelle est presque entièrement détenue ou contrôlée par une poignée d'entreprises géantes (y compris, malheureusement, PBS [groupe d'aide à la réalisation d'émissions pour la TV publique] et NPR [radio publique nationale]). Presque toutes les décisions clés de la société sont maintenant prises à huis clos par les conseils d'administration des entreprises, qui sont devenues des constituants primordiaux de gouvernement et dont les membres dirigent désormais la plupart de nos agences gouvernementales. Bon nombre de ces atteintes ne sont légales que parce que Nous, le Peuple, nous permettons à nos entreprises d'exercer des "droits" constitutionnels, comme si elles étaient des personnes de chair et de sang. [Que penser donc des ONG ?...]

En tant qu'Américain, il est vraiment effrayant d'admettre que les États-Unis ne sont pas vraiment pas une société démocratique du tout.

Il y a deux semaines, la plupart des Egyptiens vous auraient dit qu'ils se sentaient isolés les uns des autres et qu'ils avaient peur de se battre pour leurs croyances. Puis, le peuple de Tunisie s'est dressé en grand nombre, (en partie grâce à des fuites WikiLeaks de l'Ambassade US), et leur dictateur s'est enfui. De jeunes Égyptiens ont commencé à se mobiliser via Twitter et Facebook. Et une semaine plus tard, deux millions d'Egyptiens se précipitèrent dans les rues. Les jours du dictateur égyptien sont désormais comptés [texte de propagande en date du 4 février 2011]. Et les manifestations pacifiques [sic] ont lieu en Jordanie, au Yémen, en Arabie saoudite et en Syrie. [désormais à Bahreïn et en Lybie]
D'une déstabilisation pétrolière et climatique à la possibilité réelle d'un l'effondrement économique généralisé, tant de crises nous attendent qu'elles exigent une attention vigilante. Il nous faut des pouvoirs publics réceptifs et libérés de toute ingérence des entreprises si nous voulons avoir une chance de négocier un avenir sensé et durable. Nous, Peuple des Etats-Unis, avons-nous suffisamment confiance en nous pour agir avec autant d'audace que nos frères et sœurs égyptiens? Avons-nous vraiment encore le choix? »

On l'aura compris, l'auteur – dont nous tairons le nom - n'est pas seulement un militant américain des radios alternatives, de la désobéissance civile, des actions anti-nucléaire, écolo et anti-libérales, mais aussi et avant tout un activiste anarcho-révolutionnaire qui forme les citoyens aux moyens de reprendre possession de « notre droit à nous gouverner nous-mêmes »
.

La menace islamiste n'est donc pas le seul objet de préoccupation du monde occidental démocratique et libre.

Au Proche Orient, les peuples soumis à l'onde de choc tunisienne se croient peut-être maîtres de leur destin, mais le sont-ils ?

Les partis et media européens qui soutiennent la manipulation en cours portent une lourde responsabilité:
quoi qu'en disent les démagogues, une minorité n'est jamais légitime et la loi de la rue n'est pas la démocratique.

samedi 5 décembre 2009

Des intellectuels prétendent censurer le ministère de l'Identité nationale

Une minorité tente d'imposer sa volonté à la majorité

Respectueux du vote populaire, sept intellectuels ont lancé samedi 5 décembre à Paris un appel aux responsables politiques, syndicaux et associatifs, aux candidats aux régionales, pour faire de la revendication de suppression du ministère de l'Identité nationale "un thème de campagne", a déclaré Michel Agier lors d'une conférence de presse à l'EHESS (Ecole des hautes études en sciences sociales). .
L'historienne Marie-Claude Blanc-Chaléard, l'astrophysicien Daniel Kunth, le psychiatre Richard Rechtman, l'anthropologue Michel Agier, l'historienne Sophie Wahnich, le philosophe Mathieu Potte-Bonneville et l'historien Gérard Noiriel ont initié un appel un appel pour cette suppression, paru vendredi 4 dans Libération, et ont été suivi par treize autres signataires.
Noiriel et Balibar, en réunion de cellule (PCF, 1968), ont de manière permanente essayé de maintenir une unité de classe autour de la lutte à la base sans dénoncer la CGT.

Les sept démocrates respectueux de la décision des urnes ont également annoncé la création d'un "lieu d'espace critique, de réflexion, pour proposer à la société civile, aux associations, aux organisations, des arguments pour la suppression du ministère", a-t-il poursuivi. Cet espace critique sera mis en place sur le site internet Mediapart , qui abrite déjà une pétition intitulée "Nous ne débattrons pas" et signée par plusieurs dizaines de personnalités.

Les électeurs de la majorité ne sont pas trahis
«Promesse électorale de Nicolas Sarkozy, la création d’un ministère de l’Immigration et de "l’Identité nationale" aurait créé un risque d’enfermement identitaire et d’exclusion, selon les signataires qui parlent de stigmatisation de l’étranger et stigmatisent pêle-mêle de nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles (sic) de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité…

Signataires:
Michel Agier (anthropologue, EHESS et IRD), Etienne Balibar (philosophe, université Paris-X et university of California), Marie-Claude Blanc-Chaléard (historienne, université Paris-X) Luc Boltanski (sociologue, EHESS), Marcel Detienne (historien, EPHE et université Johns Hopkins), Eric Fassin (sociologue, ENS), Michel Feher (philosophe, Paris), Françoise Héritier (anthropologue, Collège de France), Daniel Kunth (astrophysicien, CNRS), Laurent Mucchielli (sociologue, CNRS), Pap Ndiaye (historien, EHESS), Gérard Noiriel (historien, EHESS), Mathieu Potte-Bonneville (philosophe, Collège international de philosophie), Richard Rechtman (psychiatre, Institut Marcel Rivière, CHS la Verrière) Serge Slama (juriste, université d’Evry), Emmanuel Terray (anthropologue, EHESS), Tzvetan Todorov (historien, CNRS), Paul Virilio (urbaniste, Ecole spéciale d’architecture de Paris), Sophie Wahnich (historienne, CNRS), Patrick Weil (historien, CNRS).

Découvrons l' idéologie qui les anime

Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne et maître de conférence à Paris I, parrainne la Coordination française pour la Décennie de la culture de non-violence et de paix présidé par le MIR, un mouvement non-violent inspiré de l'Evangile. Il est aussi membre de Non-Violence XXI (cf. Françoise Héritier, ci-dessous)

Michel Agier (IRD/EHESS) est membre du réseau scientifique TERRA (Travaux, Etudes, Recherches sur les Réfugiés et l'Asile) qui, dès le 1er juin 2007, lança un appel réunissant à ce jour (24.06.09) 7 712 signatures en riposte à la création du ministère de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire, avant même qu'il ait pu prendre une quelconque mesure.

Etienne Balibar (1942) qui enseigna la philosophie politique et morale jusqu'en 2002 à l’Université de Paris X - Nanterre, est membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine. Deux publications, entre autres: Cinq études du matérialisme historique, 1974 et Sur la dictature du prolétariat, 1976, aux Editions Maspero, engagées à gauche. En 1978, il fonda la revue ...L'Alternative, pour donner la parole aux « dissidents » des pays du « socialisme réel ».

Luc Boltanski (1940) est l'un des principaux représentants de la sociologie pragmatique français, considérant que l'homme fait la « société » (et non l'inverse, selon Bourdieu) et que les acteurs sont compétents pour prendre position, juger, dénoncer, critiquer, en rendre compte... Quant aux élus de la nation ?


Michel Fehrer est président du collectif Cette France-là qui naquit dès l'élection de Nicolas Sarkozy. Le collectif publia un bouquin auquel participèrent notamment
Eric Fassin (ci-dessus) , Michel Feher, Mathieu Potte‑Bonneville (ci-dessous), que nous retrouvons encore aujourd'hui parmi les signataires de l'appel.
Fehrer admet néanmoins que « depuis 1974 et l’arrêt officiel de l’immigration de main-d’œuvre, tous les gouvernements considèrent l’immigration comme un problème. De ce point de vue, on peut parler de continuité ». C'était le 13 novembre dernier, dans L'Humanité.

Françoise Héritier (1933), anthropologue, soutient, depuis sa création en 2001, le fonds associatif Non-Violence XXI,regroupant 12 organisations non-violentes françaises pour développer, en France et dans le monde, une culture de la non-violence.

Pap Ndiaye (1965), historien spécialiste de la question noire en France, est co-fondateur du Cercle d'action pour la promotion de la diversité en France (CAPDIV). Sa soeur n'est autre que le prix Goncourt 2009.
-> Août 2009, dans un entretien avec Les Inrockuptibles et, à une question sur la «France de Sarkozy», l'écrivaine Marie Ndiaye manqua alors dans sa réponse du respect qu'elle réclame pour sa personne: «Je trouve cette France-là monstrueuse... Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité… Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux».
Pour justifier qu'elle vit à Berlin, elle avait encore ajouté: « Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus. »
Son engagement lui valut le prix Goncourt 2009, un ouvrage qui traite largement de l'immigration.
->Le mercredi 11 novembre sur Lesinrocks.com, Marie NDiaye maintint les propos méprisants vivement critiqués par Eric Raoult. La veille, dans une question écrite au ministre de la culture, le député UMP avait pourtant rappelé les lauréats du prix Goncourt au "devoir de réserve": « Il me semble que le droit d'expression, ne peut pas devenir un droit à l'insulte ou au règlement de compte personnel. Une personnalité qui défend les couleurs littéraires de la France se doit de faire preuve d'un certain respect à l'égard de nos institutions, plus de respecter le rôle et le symbole qu'elle représente. C'est pourquoi, il me paraît utile de rappeler à ces lauréats le nécessaire devoir de réserve, qui va dans le sens d'une plus grande exemplarité et responsabilité. »
Elle riposta en ces termes: "Il n'est plus nécessaire d'affiner mes propos antérieurs, que je maintiens", insiste-t-elle en précisant notamment que "la manière dont depuis deux ans et demi on s'attaque au problème de l'immigration est à [s]es yeux inacceptable".
-> La présidente du jury du Prix Goncourt depuis 1983 est Edmonde Charles-Roux, veuve Gaston Deferre (PS).
  • Un autre membre depuis 30 ans, Françoise Mallet-Joris (1930), est une ex-épouse d'Alain Joxe, sociologue et directeur d'études à l'EHESS, président du CIRPES et membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine, où on retrouve Étienne Balibar, Gisèle Halimi, Stéphane Hessel, Ken Loach ou François Maspéro.
  • Autre membre, Jorge Semprun (1923) appartient au Parti communiste espagnol.
  • Quant à Michel Tournier, un autre membre juvénile, né en 1924, il est membre du comité de lecture chez Gallimard, qui édite le prix Goncourt 2009...
  • Le journaliste Bernard Pivot (1935) est le premier non-écrivain élu au Goncourt: c'est un tontonphile sans états d'âme.

  • Le nom du dernier membre élu, Patrick Rambaud, est attaché au magazine Actuel, journal engagé à gauche, qui est branché sur toutes les contre-cultures et sur des sujets comme la drogue, le féminisme, le rock et l'écologie.
  • Gérard Noiriel (1950) est l'un des pionniers de l'histoire de l'immigration en France. Il s'est également intéressé à l'histoire de la classe ouvrière.
    Il quitta le PCF en 1980 suite à la publication d'un livre en collaboration avec un syndicaliste de la CGT, dénonçant un manque de démocratie des structures du PCF face aux mouvements sociaux.
    Il est aussi démissionnaire du conseil scientifique de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration, en mai 2007 avec 7 autres universitaires (dont justement Patrick Weil et Marie-Claude Blanc-Chaléard, à nouveau), pour protester contre la création d'un ministère associant immigration et identité nationale.

    Mathieu Potte-Bonneville (1968) est professeur de philosophie en classes préparatoires à Montreuil, anime aussi un blog sur Mediapart (Edwy Plenel) et co-fonda le trimestriel Vacarme, qui mène une réflexion à la croisée de l’engagement politique, de l’expérimentation artistique et de la recherche scientifique !

    Richard Rechtman est médecin, chef du service de psychiatrie de l'adolescent du CHS La Verrière Psychiatre et chercheur au CESAMES (Centre de recherche psychotropes, santé mentale, société) et anthropologue.

  • Serge Slama, maître de Conférences en droit public à l’Université d’Evry-Val-d’Essonne, s'est fait connaître pour "La fin de l’étudiant étranger", L’Harmattan, 1999 ou des séminaires tels que « Un Ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire », Enjeux identitaires, Commission fédérale pour les questions d’immigration (CFM), Bern (Suisse), 6 nov 2008 »: depuis, les Suisses ont voté par référendum à près de 57% pour interdire la construction des minarets.
    Selon lui, la police des étrangers entre inéluctablement en conflit avec les libertés des sans papiers...
  • Emmanuel Terray (1935) cherche à constituter d'une anthropologie politique qui puisse s'inscrire dans le projet marxiste de Louis Althusser. Ses sympathies pour le mouvement de Mai 68 le ramenèrent de l'université Abidjan.
  • Tzvetan Todorov est né en Bulgarie en 1939 et sa réflexion porte principalement sur l'altérité et la question du « nous » et des « autres » dans les discussions des humanistes en Europe lors de la découverte du Nouveau Monde, pendant le processus de colonisation ou au cours du XXe siècle, ainsi que sur la question de la mémoire.
  • Patrick Weil (1956), qui a travaillé sur l'histoire de l'immigration en France, avait signé un appel à soutenir la candidate (PS) de la gauche à la Présidentielle, Désirdavenir Royal. Il soutient la modification discriminatoire du système des grandes écoles imposant l'admission de droit pour les 10% des lycéens les mieux placés dans les résultats du baccalauréat.

  • Sophie Wahnich, chargée de recherche au CNRS depuis 1995, travaille sur la Révolution française et le temps présent, mais publia pourtant Une histoire politique de l'amnistie (2007)

    Février 2008 – Ils avaient déjà fait une tentative

    Samedi 23 février 2008 - Manifestons contre le Ministère de la Honte
    Le ministère de l’identité nationale, de l’immigration et du codéveloppement c’est le Ministère des colonies !

    Les signataires étaient alors
    Alternatifs, Alternative Libertaire, Americans Against the War-France / AAW-France, ATTAC, Au Nom de la Memoire, CAAC-Comores, Coordination 75 des Sans Papiers, CNT, Droits devant Espaces Marx, LCR, Les Alternatifs, Les Panthères Roses, Les Verts, MJCF, MRAP, PCF, PCOF, Parti Communiste des Ouvriers de Tunisie (PCOT)...

  • samedi 21 mars 2009

    Besancenot, n°3 aux Européennes, choisit la rue

    Il ne s’investira pas au Parlement Européen !

    Peu de 'chances' de voir Olivier Besancenot au Parlement européen.

    D'abord à cause de l'absence d'unité à la gauche du PS, ensuite parce que , malheureux tête de liste aux élections européennes de 2004 en Île-de-France, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA)s’est retranché au troisième rang sur la liste de son parti dans cette même région. Cette place, qu'il a "choisie" - comme il l'a confirmé lundi 9 mars lors d'une conférence de presse organisée pour présenter les têtes de liste NPA -, considérée comme "non éligible", ne l'empêchera cependant pas de s'engager comme porte parole de son mouvement au niveau national pour l'échéance électorale de juin.

    Les têtes de listes

    - en Île-de-France : Omar Slaouti , enseignant de 42 ans à Argenteuil (Val-d’Oise) ;
    - dans le Sud-Est, le politologue Raoul Jennar, politologue de 62 ans, altermondialiste, animateur de la campagne pour un Non de gauche à la Constitution Européenne en 2005 et soutien de l’affreux Jojo Bové à la présidentielle 2007;
    - dans le Nord, Christine Poupin: elle n’est pas enseignante, mais technicienne dans l'industrie chimique à Rouen;
    - dans le Centre, Christian Nguyen,encore un membre de l'Education nationale, vacataire dans dans la Creuse;
    - dans le Sud-Ouest, Myriam Martin, 40 ans, encore une enseignante, à Toulouse, en lycée professionnel: l'enseignement dans le service public est manifestement neutre;
    - dans l'Est, la décision est en attente, mais ce sera 'un ouvrier de l'industrie automobile', sans autre précision…
    - dans l’Ouest, ce sera 'un' membre issu des Alternatifs, dont le nom est encore inconnu, "en cas d'accord avec ce mouvement" qui doit se déterminer le 22 mars sur un éventuel ralliement au NPA ou au front de gauche PCF-PG;

    -
    pour tout l'Outre-Mer, aucun candidat : Elie Domota n’est pas libre ?
    Surprise, le NPA dit avoir un "rapport de partenariat politique" avec les organisations sur place…

    Sur la présence et le ralliement de militants du NPA, dont Christian Picquet (contestatire « dépermanentisé » de la LCR), au Front de gauche de Mélenchon (Parti de gauche) + PCF), Olivier Besancenot a déclaré que le parti "prenait acte du fait qu'ils construisent une nouvelle organisation trotskiste, « la Gauche unitaire » (animée par Alain Faradji, Céline Malaisé, Christian Picquet et Francis Sitel). Le Che-Besancenot précise qu’il s'agit là d'une formation politique nouvelle, et non d'un courant.

    lundi 5 novembre 2007

    Arche de Zoé: des Alternatifs se mobilisaient pour Marie-Agnès Péleran

    Des extrémistes de gauche soutiennent la journaliste lourdement impliquée
    Communiqué de **** du 27 octobre 2007 -nous taisons le nom de ce sympathique 'mensuel' (Ce qu’il faut dire, détruire, développer...), dont nous conservons le logo pour le désigner sans en faire la promotion, puisqu'il veut tout détruire!...) Voici la prose (surlignement et caractères gras ajoutés):

    Enfants du Darfour "volés" au Tchad : une info biaisée et malveillante

    Parmi les 9 Français détenus à Abéché (Tchad) se trouve notre amie Marie-Agnès Peleran, journaliste à France3-Méditerranée.

    L’équipe du mensuel **** est révoltée par le traitement médiatique tendancieux et sensationnaliste de l’affaire des 103 enfants du Darfour "enlevés" au Tchad.

    L’évocation d’un "trafic d’enfants", de "mercenaires", de "séquestrations" et de sommes millionnaires extorquées, reprenant telles quelles les accusations de la police locale et des rumeurs circulant sur le Net, jette en pâture ces 9 personnes non seulement à l’opinion publique, mais surtout aux autorités tchadiennes.

    L’opacité des relations diplomatiques de la France avec l’Afrique devrait inciter les médias à plus de prudence.

    Rappel : Le conflit du Darfour a fait, depuis 2003, plus de 200 000 morts et 2 millions de déplacés. 236 000 réfugiés survivent dans des camps. 173 000 Tchadiens ont été déplacés vers l’Ouest.

    **** demande la libération immédiate de Marie-Agnès Peleran. Nous resterons attentifs à la suite des événements et vous en informerons.

    La rédaction

    Les soutiens de ces activistes anarchistes? AC!13, Alternative Libertaire, Attac, CNT, Femmes en Noir, Greenpeace, LCR, Palestine 13, Sud, et RESF...

    mardi 2 octobre 2007

    Les partis : ensemble, pour nuire, oui, pour construire, non !

    Gauches politique et syndicale, mal barrées
    Partis et syndicats de gauche tentent de pousser leurs adhérents dans la rue, mais peinent à s'entendre!
    Les Français vont-ils encore faire les frais de tant d'irresponsabilité?

    Six partis de gauche et écologistes appelaient vendredi 28 septembre à appuyer les mobilisations sociales face à la politique du gouvernement, en premier lieu le rassemblement contre les franchises médicales samedi 29 à Paris.
    Signe des difficultés de l'opposition, trois autres partis ayant participé à la réactivation du "comité de riposte de la gauche" ne se sont pas associés à cet appel, notamment la Ligue communiste révolutionnaire de Besancenot (LCR) et Les Verts.
    "Qu'est ce qu'on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse", avait expliqué mardi Olivier Besancenot pour justifier le refus de la LCR de cautionner ce texte.
    "Il faut quand même autre chose qu'un communiqué de presse et un tract pour battre la droite", avait-il hypocritement ajouté, déplorant devant la presse que les signataires ne poussent pas clairement à la mobilisation, notamment celle du 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite, mais hors micro, faisant obstacle à toute action positive, puisque, pour un trotskistes, n’est positif que ce qui est négatif, pour un être humain normalement constitué.
    Le texte soutenant les mobilisations unitaires a été signé par le Parti Communiste (PCF), le Parti Socialiste (PS), Mars-Gauche Républicaine, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), les alternatifs et Convergence citoyenne pour une alternative à gauche (CCAG). Ces groupements éphémères seront présentés par PaSiDupes, mais notons provisoirement qu’il s’agit d’associations de circonstances tous ancrés à gauche, même s’ils ont pu comporter quelques éléments de droite, qui ont pu fugitivement se fourvoyer avec Chevènement au moment de l’élection sur le projet de Constitution européenne.
    Le Parti communiste avait sorti de l'oubli lors de la fête de l'Humanité à la mi-septembre le "comité de riposte de la gauche" lancé lors du mouvement contre le Contrat première embauche (CPE) du printemps 2006. Peu de ténors étaient toutefois présents lors de sa première réunion. Les représentants des partis signataires de l'appel ont regretté vendredi les absents tout en s'efforçant de minimiser les divergences. "Ce n'est pas parce qu'il ne sont pas là, sur ce texte, qu'on ne se retrouvera pas demain", a avancé le porte-parole du PS, Benoît Hamon, décidemment fort malheureux ces derniers temps, et dont l’avenir s’obscurcit avec l’émergence de Harlem Désir pour diriger le PS.
    Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a expliqué qu'il ne s'agissait que d'un point d'étape et que le "tract" critiqué par la LCR n'était que le premier signe d'un mouvement "qui doit aller de l'avant." "Ce n'est pas un long fleuve tranquille que de réactiver le comité riposte", a-t-il ajouté, face à la zizanie répandue par les trotskistes.
    Jean-Jacques Boilaroussie, ci-contre- (Alternatifs) et Yves Coquerel (Mars-Gauche républicaine) ont d’ailleurs feint de s’étonner du refus de la LCR de signer un texte qui ne se contente pas de critiquer la méthode Sarkozy mais s'attaque aux "choix stratégiques de la droite." Réflexe naturel, mais aussi volonté d’entraver les efforts entrepris, avec le vain espoir de fédérer autour d’elle.
    Benoît Hamon qui ne pouvait pas faire moins pour exister a déversé son fiel en assurant qu'il s'agissait bien de mobiliser contre "le choix de Nicolas Sarkozy de démanteler le modèle social français." Ils seront au moins d’accord pour baver.