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mardi 14 octobre 2014

Strasbourg: quand l'entraînement au djihad se fait en France en pleine rue

Le Parlement européen est-il dans le viseur des islamistes ?

Ils s'entraînaient au djihad dans une rue de Strasbourg

Prévention? 
Plan anti-djihad?
Ce drapeau noir du Twahid arboré à Paris par des manifestants pro-Hamas est un signe de reconnaissance des groupes djihadistes dans le monde

La scène se passe à Strasbourg où sept hommes ont été interpellés, lundi, révèle RTL. Des citoyens strasbourgeois intrigués ont alerté les autorités pour avoir observé un groupe d’hommes en train de s’entraîner au combat en pleine rue, lundi 13 octobre aux alentours de 18 heures, rue du Rieth.

Le groupe combattait à mains nues mais maniait également des fusils mitrailleurs 

Des unités d'élite de la police "escortent"
un des activistes interpellés
à Strasbourg (13 mai 2014)

Prévention et dissuasion 
sont inopérants

Lorsque les policiers sont arrivés, les activistes les ont traités de "mécréants". Les fanatiques ont même expliqué  leur volonté de s'entraîner pour "venger leurs frères musulmans morts sous les balles". Leurs fusils mitrailleurs se sont avérés factices.

L'affaire a été confiée à la DCRI, mais aucune poursuite n'a été engagée.
Les terroristes avaient fini par accepter d'être contrôlés, non sans proférer des menaces contre les représentants de la loi Tout en se mettant à genoux, ils leur ont entre autres promis de "brûler en enfer", criant "Allah Akbar": "Allah est plus Grand" que la loi de la République...

Scepticisme sur le plan anti-djihad du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve

On n'en est déjà plus à seulement empêcher les candidats au djihad de partir pour la Syrie et à traiter le retour de ceux qui ont abandonné les armes. Désormais le problème du djihad se pose d'abord dans nos villes et campagnes.

Le p'tit Cazeneuve est dépassé
Ce "plan de lutte contre la radicalisation violente et les filières terroristes" laisse sceptiques la plupart des experts, de même que les familles, déjà très éprouvées par le départ inopiné de leurs enfants... 
Jonathan en a gros sur le coeur. Le 0 800 005 696, mis en place par le gouvernement le 29 avril dernier, n'existait pas quand sa petite soeur a quitté la France et rien ne garantit que cette ligne d'urgence aurait pu empêcher son départ.
Le gouvernement fait de l'artisanat 
"Le numéro vert ? C'est une vraie galère... Pour le trouver, il faut aller sur internet. Ils feraient mieux de diffuser des spots à la télé, de parler aux jeunes dans les collèges, dans les lycées... Vous appelez, vous subissez un interrogatoire, et après ? Moi, je vais vous dire : ces mômes, on les regarde partir... Ce qu'il faut faire, c'est de la prévention !"

mercredi 23 février 2011

Onde de choc au Proche-Orient: à qui le tour ?

Les USA, la France, qui encore ?

Allons-nous bientôt apprendre de la rue que notre société n'est pas démocratique ?

L'Union Européenne sera-t-elle plus prompte à s'auto-flageller qu'à distinguer les minorités radicales et actives des majorités légales et démocratiques ?
Le PS et Mélenchon, le PF et la CGT, la Joly Eva et SUD tomberont-ils d'accord pour accabler la France et la précipiter dans le chaos ? Faute de projets, de consensus et de majorité, un coup de main populaire et 'spontané' serait sans doute le moyen le plus rapide d'arriver au pouvoir...
La démocratie serait-elle devenue le système politique le plus sûr pour usurper le pouvoir ?

Depuis quelques jours, des activistes mettent en miroir avec la démocratie américaine des commentaires suscités par les révoltes en Tunisie et en Egypte.

Voici quelques exemples de l'exploitation maligne qui en sont faites, à des fins à l'évidence vertueuses.

«Les gens en ont assez des institutions corrompues et d'un ordre politique stagnant. Ils réclament des réformes pour rendre leurs gouvernements plus efficaces, plus réactifs et plus ouverts. "
(Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'émission d'un avertissement pour les dirigeants arabes comme l'insurrection tunisienne commençait, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

"Ce qui conduit à ces situations locales sont les suivantes. Vous avez la pauvreté. Vous avez des problèmes de droits. Vous avez de jeunes actifs, la classe moyenne, les gens instruits qui se plaignent amèrement d'un manque d'opportunités. "
(Ford Jr., ex-Rép Harold du Tennessee, sur Meet the Press, 30/01/2011)

«Les jeunes veulent avoir le sentiment qu'ils participent: non seulement à leur avenir économique, mais à la façon dont ils sont gouvernés, en participant à leur avenir."
(Secrétaire adjoint de Jeffrey Feltman État, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

Conclusions de l'agit-prop

« N'est-il pas troublant que ces citations décrivent notre situation en Amérique ?
Par exemple, l'écart entre les riches et les pauvres est plus grand ici aux États-Unis que dans n'importe quel autre pays dans le monde, y compris la Tunisie et l'Egypte. Et il s'agrandit de jour en jour. L'éclosion de structures démocratiques en Egypte a été bloqué pendant de nombreuses années par un dictateur se faisant appeler président. L'éclosion des structures démocratiques dans les États-Unis a été bloqué pendant de nombreuses années par le coup d'état en cours des entreprises, aidé et encouragé par la Cour suprême des États-Unis. Notre presse traditionnelle est presque entièrement détenue ou contrôlée par une poignée d'entreprises géantes (y compris, malheureusement, PBS [groupe d'aide à la réalisation d'émissions pour la TV publique] et NPR [radio publique nationale]). Presque toutes les décisions clés de la société sont maintenant prises à huis clos par les conseils d'administration des entreprises, qui sont devenues des constituants primordiaux de gouvernement et dont les membres dirigent désormais la plupart de nos agences gouvernementales. Bon nombre de ces atteintes ne sont légales que parce que Nous, le Peuple, nous permettons à nos entreprises d'exercer des "droits" constitutionnels, comme si elles étaient des personnes de chair et de sang. [Que penser donc des ONG ?...]

En tant qu'Américain, il est vraiment effrayant d'admettre que les États-Unis ne sont pas vraiment pas une société démocratique du tout.

Il y a deux semaines, la plupart des Egyptiens vous auraient dit qu'ils se sentaient isolés les uns des autres et qu'ils avaient peur de se battre pour leurs croyances. Puis, le peuple de Tunisie s'est dressé en grand nombre, (en partie grâce à des fuites WikiLeaks de l'Ambassade US), et leur dictateur s'est enfui. De jeunes Égyptiens ont commencé à se mobiliser via Twitter et Facebook. Et une semaine plus tard, deux millions d'Egyptiens se précipitèrent dans les rues. Les jours du dictateur égyptien sont désormais comptés [texte de propagande en date du 4 février 2011]. Et les manifestations pacifiques [sic] ont lieu en Jordanie, au Yémen, en Arabie saoudite et en Syrie. [désormais à Bahreïn et en Lybie]
D'une déstabilisation pétrolière et climatique à la possibilité réelle d'un l'effondrement économique généralisé, tant de crises nous attendent qu'elles exigent une attention vigilante. Il nous faut des pouvoirs publics réceptifs et libérés de toute ingérence des entreprises si nous voulons avoir une chance de négocier un avenir sensé et durable. Nous, Peuple des Etats-Unis, avons-nous suffisamment confiance en nous pour agir avec autant d'audace que nos frères et sœurs égyptiens? Avons-nous vraiment encore le choix? »

On l'aura compris, l'auteur – dont nous tairons le nom - n'est pas seulement un militant américain des radios alternatives, de la désobéissance civile, des actions anti-nucléaire, écolo et anti-libérales, mais aussi et avant tout un activiste anarcho-révolutionnaire qui forme les citoyens aux moyens de reprendre possession de « notre droit à nous gouverner nous-mêmes »
.

La menace islamiste n'est donc pas le seul objet de préoccupation du monde occidental démocratique et libre.

Au Proche Orient, les peuples soumis à l'onde de choc tunisienne se croient peut-être maîtres de leur destin, mais le sont-ils ?

Les partis et media européens qui soutiennent la manipulation en cours portent une lourde responsabilité:
quoi qu'en disent les démagogues, une minorité n'est jamais légitime et la loi de la rue n'est pas la démocratique.

jeudi 3 février 2011

Les Frères musulmans appellent au coup d'état

Guerre civile ou coup de force islamiste ?

Les islamistes répandent la menace et la peur

Les Frères musulmans, première force d'opposition au président égyptien Hosni Moubarak, ont lancé jeudi un appel au renversement du président et de son gouvernement au prétexte de mettre fin aux violences de rue.
Lien PaSiDupes

Les Frères musulmans sont-ils légitimes ?


"Ce régime avec son président, son adjoint, ses ministres, son parti et son parlement est fini. Nous le disons clairement: nous refusons de négocier avec lui parce qu'il a perdu toute légitimité", a assuré Essam el Erian, un membre de la confrérie, tout juste libéré de prison la semaine dernière par le 'dictateur'.
Lien PaSiDupes vers la mise en garde de Frédéric Encel

"Nous demandons que ce régime soit renversé
et réclamons la formation d'un gouvernement d'union nationale ouvert à tous les partis ", dit par ailleurs le mouvement dans un communiqué repris par la chaîne de télévision Al Djazira.

Les Frères musulmans usent du resort de la peur

Manipulation islamiste

"Si ce régime se maintient ne serait-ce que quelques heures, sa principale préoccupation sera de se venger de tous ses opposants", ajoute-t-il.
Le journal Libération a pris parti depuis longtemps

jeudi 29 juillet 2010

Les Verts choisissent les Roms contre leurs électeurs

Démagogie politiquement correcte vs responsabilités

Les Verts, leur idéologie, leurs préférences

Bien que la population connaissent des difficultés à la fréquentation des Roms, les Verts entendent leur imposer une cohabitation non désirée.
Les Verts ont donc déploré la réunion, qu'ils qualifient de "scandaleuse", sur les gens du voyage qui s'est tenue jeudi 28 juillet à l'Elysée. Ils critiquent l'écoute de l'opinion par le gouvernement et en détournent la volonté de rétablisssement de la paix sociale en tentant de discréditer les "ministres spécialistes des délires paranoïaques anti-étrangers". Leur cible préférée Nicolas Sarkozy stigmatise, assurent-ils, ces populations "pour cacher l’échec de sa politique".

Récupération des Roms à des fins politiciennes
"Le débat nauséabond sur l’identité nationale, les petites phrases scandaleuses de plusieurs membres du gouvernement, la burqa ou l’insécurité n’ont pas suffi", écrit dans un communiqué Djamila Sonzogni, porte-parole des Verts (ci-contre).

A noter donc que les Verts généralisent, globalisent et amalgament: sans nuance, ils assimilent tous les étrangers aux Roms, mais n'énoncent aucune qualité qui justifierait leur soutien.

Les Verts salissent le gouvernement sans blanchir les Roms
"Il fallait trouver autre chose et Sarkozy a trouvé un autre bouc émissaire: les gens du voyage, les Roms, les tziganes. Il les montre du doigt, les stigmatise pour cacher l’échec de sa politique", poursuit la conseillère Régionale Verts d Alsace, en dénonçant "tous les amalgames" faits par le chef de l'Etat qui "secoue aujourd’hui l’épouvantail des voleurs de poule".

Les Verts dressent les Français les uns contre les autres
Comment le gouvernement pourrait-il repousser des Français hors des frontières ?
Djamila Sonzogni rappelle qu' "environ 95% de ceux qu’on appelle les gens du voyage sont des citoyens français » pour prétendre qu'ils sont « traités comme des citoyens de seconde zone". Les Verts estiment qu'"au lieu de les désigner comme des boucs émissaires, le gouvernement ferait mieux de faire mettre en application la loi Besson afin que ceux qui vivent en caravane puissent bénéficier d’aires d’accueil dignes de ce nom".
La loi d'origine (Besson 1) qui obligeait les villes de plus de 5 000 habitants à prévoir des emplacements de séjour pour les nomades, promulguée par le gouvernement Jospin a été assouplie par des lois ultérieures, en mars 2003 (loi sur la sécurité intérieure), puis la loi du 5 mars 2007 (prévention de la délinquance), mais d'abord en juillet 2000 par la loi Besson 2 concernant les « gens du voyage » du gouvernement ...Jospin !

Les Verts s'intéressent davantage au Président qu'aux Roms

L'expression de sentiments, sans fondement, ni justification, ni preuve

Le parti écologiste dénonça - a priori - "une nouvelle version de la démagogie sécuritaire d’un président en chute libre, affaibli par les scandales". Selon eux, ces « délires paranoïaques anti-étrangers » jugés « tout simplement scandaleux". Aucune C'était avant même "la réunion qui se tient aujourd’hui (mercredi) à l’Elysée en compagnie des ministres spécialistes.

Mouvement bilinguiste d'autonomistes


Djamila veut des plaques de rues bilingues
« Il est important, de généraliser les plaques bilingues partout dans notre région, dans tous les quartiers…
Mais cette question n’est pas polémique. Tout le monde est d’accord pour mettre des plaques bilingues… le débat c’est où, dans quel dialecte…
Pour moi, c’est partout et aussi dans les quartiers populaires où vivent de nombreux enfants d’immigrés car ce sont des français et des alsaciens à part entière et qu’ils ont le droit de connaître l’histoire de leur région tout comme l’histoire de leur région d’origine nous apporterait beaucoup.
[outre une construction incorrecte de phrase, il faut croire Djamila sur parole]
Dans quelle dialecte ? »


Ou encore sur les signataires du Collectif du 5 février 2009 concernant la Guadeloupe

Rendons à César ce qui n'appartient pas à Djamila
L'idée recyclée par Mme Sonzogni est due à Evelyne Schmitt-Troxler, une « conseillère municipale déléguée à la LCR [maquillé en NPA, tout aussi trotskiste]. Dès son entrée en fonction en 1989, Evelyne Schmitt-Troxler lança en effet un programme de mise en place de plaques bilingues.
Comme à Bastia (lire PaSiDupes sur l'autonomiste Colonna et Cargèse)

ou en Catalogne où la corrida est le prétexte actuel d'opposition au gouvernement central socialiste... Lien Le Figaro

La tentation autonomiste en Kabylie (Algérie)
Fervent militant de la question identitaire berbère en Algérie, Mounes Matoub est né en 1956 dans la wilaya de Tizi-Ouzou, est mort assassiné le 25 juin 1998 sur la route qui relie Tizi-Ouzou et son village.




Mounes Matoub, jusqu'en France

à Pierrefitte-sur-Seine
Maire, Michel Fourcade (PS)




À partir de 2001, la wilaya de Tizi-Ouzou (comme l'ensemble de la Kabylie) fut secouée par les événements du Printemps noir.
Le 18 avril 2001, dans le village de Ath Douala, un jeune lycéen de 19 ans, Massinissa Guermah, fut abattu par un membre de la gendarmerie algérienne. Ce fut alors l'embrasement général de toute la Kabylie, et plus de 130 jeunes furent tués par les autorités algériennes.
Plusieurs mouvements politiques refirent alors leur apparition, certains réclamant une autonomie de la Kabylie, comme le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK), d'autres encore une reconnaissance de la pluralité culturelle dont bénéficie l'Algérie, donc une reconnaissance de l'identité berbère de l'Algérie, comme le Mouvement citoyen des arouch.

L'exemple de la Belgique bilingue donne à réfléchir
En dehors de la région de Bruxelles connue pour ses 27 communes à facilités depuis 1962-1963, le phénomène concerne de nombreuses autres communes où la langue officielle est le néerlandais où on accorde des facilités aux francophones, et inversement.
Lire La Tribune de Genève: « La Belgique ou l'échec d'un fédéralisme basé sur les communautés linguistiques »

Dans la loi belge, on ne dit d’ailleurs pas « commune à facilités », mais « commune à statut spécial pour la protection de leur minorité ». Combien de minorités en France, au pays basque ou dans le 9.3, à Villiers-le-Bel, par exemple, où la police est d'ores et déjà vécue comme une « force d'occupation » ?

mercredi 27 août 2008

Les trotskistes se dissimuleront derrière le masque anti-libéral

Le Nouveau parti anticapitaliste fourre-tout révolutionnaire
Alain Krivine était ravi !
"C'est un beau succès, une étape est franchie dans la construction du Nouveau parti anticapitaliste", à l'université d'été de la LCR, parti qu'il a fondé il y a 40 ans et qui pourrait se dissoudre dans quelques mois dans une formation élargie, aux survivants d’Action Directe (AD), par exemple !
"Je ne reconnais plus tout le monde, on me donne du vous, on m'appelle Monsieur!", s'exclame le leader trotskiste, "ravi" de voir qu'une bonne partie -environ 40%- des 1.350 participants à ce rendez-vous estival ne sont pas des militants LCR, mais attirés autour des fonds baptismaux ( !) du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) dont la venue au jour est annoncée pour fin janvier 2009.
"Le saut n'est pas seulement numérique, mais qualitatif", affirme M. Krivine, qui vient pourtant d’admettre qu’il ne connaît pas les curieux : "les participants viennent d'une autre culture, pour beaucoup ce sont des jeunes des banlieues".

Le NPA, une mère porteuse ?
Le vécu cruel des sondages 2006 en faveur de Désirdavenir Royal ne fait pas craindre à Olivier Besancenot que le soufflet ne s’effondre. Sa popularité passagère lui laisse encore croire qu’il est un atout majeur pour le nouveau parti. Il bat des mains : "Cette université d'été est un gros succès".
Les journalistes stagiaires obtiennent sans problème des entretiens avec le postier : "Il y a deux échéances majeures pour nous: le lancement du NPA en janvier 2009 et les élections européennes en juin", explique-t-il. Ce qui n’est pas un scoop et ne justifie pas la présence des journalistes titulaires. "Sur les européennes, la discussion ne fait que débuter", mais "le nouveau parti a intérêt à présenter une liste" sous son propre nom, nom qui d'ailleurs n'a pas encore été choisi, NPA servant de sigle provisoire.

La construction du nouveau parti s'appuie aussi sur l'offensive sociale qu'entend lancer la LCR dès la rentrée : "Nous n'attendrons pas 2012 pour résister, pour combattre et chercher à stopper la politique de Nicolas Sarkozy", lance-t-il lors d'un meeting en fin de soirée.
"Nous creusons le même sillon: continuer à paraître [le paraître !] comme les opposants les plus efficaces à la politique de Nicolas Sarkozy et du Medef", et "faire apparaître une alternative politique crédible au gouvernement", dit-il, alors que le PS, aux yeux de l'organisation d'extrême gauche, se perd dans les méandres des débats parlementaires. Crédible, ce sera le plus difficile…

La LCR, avec les Taliban
Pour la LCR, c'est dans la rue que ça se passe, notamment sur la guerre en Afghanistan: "Nous proposons à toute la gauche de se voir au plus tôt pour organiser une manifestation et réclamer le retrait des troupes françaises d'Afghanistan", a lancé M. Besancenot, alors que selon un dernier sondage une majorité de Français (55%) est favorable à ce retrait, à la suite du sacrifice de soldats Français volontaires.
La gauche, une fois encore, comme au temps de l’insurrection algérienne, se désolidarise des troupes françaises, à cette différence que les victimes ne sont pas des hommes du contingent.

La rentrée sociale permanente, c’est la révolution permanente
L'ex-candidat à la présidentielle prévoit une rentrée chaude: "La possibilité est réunie [français approximatif…] pour qu'objectivement on puisse remporter des victoires sociales" dit-il, oublieux de l’expérience de la rentrée sociale 2007 et décrivant une "exaspération sociale" des « travailleurs, travailleuses », des licenciements "en cascade", alors que "les marges de manoeuvre du gouvernement ont fondu". Il est persuadé que "les quatre prochaines années ne seront pas un long fleuve tranquille". Et la cinquième serait donc, comme par enchantement un ruisseau chantant?

La petite bête les mangera tout crus
C'est après le résultat honorable du postier à la présidentielle de 2007, à la faveur d’un PS éclaté et d’une candidature socialiste malencontreuse, que la formation trotskiste a décidé de revêtir un costume mieux coupé. Le risque est qu'il devienne un déguisement, un succédané de la LCR, tant ses responsables et ses militants aguerris dominent théoriquement et politiquement "les anonymes" qu'ils ont attirés, en dehors de certains syndicalistes et anciens communistes.
"Mais la LCR ne nous étouffera pas, on est assez grande gueule", se vante le jeune ignorant Abdel, du comité NPA d'Avignon. "Dans les banlieues, les théories ne suffisent pas, il faut passer à l'action", prévient-il.

Et Trotsky ?
Mais d'ici la fin de l'université d'été mardi, les participants devront tout de même se soumettre à des séances imposées de ré-éducation en règle, au contact rugueux des théories de Marx, d'Engels et l'histoire du mouvement ouvrier. "Nous ne cachons pas nos origines", assure fièrement Alain Krivine. En attendant, il a jugé utile de le préciser…
Et Trotsky, alors? Oublié ou çà va toujours de soi ?
Peut-être que l'étude de la doctrine trotskiste a été remplacée par quelques séances d'approfondissement de la pensée de Michel Drücker...
Et les cours de close combat et de combat de rue, on n'en parle pas ?
Décidemment, on ne nous dit pas tout au NPA...