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mercredi 23 février 2011

Onde de choc au Proche-Orient: à qui le tour ?

Les USA, la France, qui encore ?

Allons-nous bientôt apprendre de la rue que notre société n'est pas démocratique ?

L'Union Européenne sera-t-elle plus prompte à s'auto-flageller qu'à distinguer les minorités radicales et actives des majorités légales et démocratiques ?
Le PS et Mélenchon, le PF et la CGT, la Joly Eva et SUD tomberont-ils d'accord pour accabler la France et la précipiter dans le chaos ? Faute de projets, de consensus et de majorité, un coup de main populaire et 'spontané' serait sans doute le moyen le plus rapide d'arriver au pouvoir...
La démocratie serait-elle devenue le système politique le plus sûr pour usurper le pouvoir ?

Depuis quelques jours, des activistes mettent en miroir avec la démocratie américaine des commentaires suscités par les révoltes en Tunisie et en Egypte.

Voici quelques exemples de l'exploitation maligne qui en sont faites, à des fins à l'évidence vertueuses.

«Les gens en ont assez des institutions corrompues et d'un ordre politique stagnant. Ils réclament des réformes pour rendre leurs gouvernements plus efficaces, plus réactifs et plus ouverts. "
(Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, l'émission d'un avertissement pour les dirigeants arabes comme l'insurrection tunisienne commençait, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

"Ce qui conduit à ces situations locales sont les suivantes. Vous avez la pauvreté. Vous avez des problèmes de droits. Vous avez de jeunes actifs, la classe moyenne, les gens instruits qui se plaignent amèrement d'un manque d'opportunités. "
(Ford Jr., ex-Rép Harold du Tennessee, sur Meet the Press, 30/01/2011)

«Les jeunes veulent avoir le sentiment qu'ils participent: non seulement à leur avenir économique, mais à la façon dont ils sont gouvernés, en participant à leur avenir."
(Secrétaire adjoint de Jeffrey Feltman État, sur l'édition matinale de la NPR, 28/01/2011)

Conclusions de l'agit-prop

« N'est-il pas troublant que ces citations décrivent notre situation en Amérique ?
Par exemple, l'écart entre les riches et les pauvres est plus grand ici aux États-Unis que dans n'importe quel autre pays dans le monde, y compris la Tunisie et l'Egypte. Et il s'agrandit de jour en jour. L'éclosion de structures démocratiques en Egypte a été bloqué pendant de nombreuses années par un dictateur se faisant appeler président. L'éclosion des structures démocratiques dans les États-Unis a été bloqué pendant de nombreuses années par le coup d'état en cours des entreprises, aidé et encouragé par la Cour suprême des États-Unis. Notre presse traditionnelle est presque entièrement détenue ou contrôlée par une poignée d'entreprises géantes (y compris, malheureusement, PBS [groupe d'aide à la réalisation d'émissions pour la TV publique] et NPR [radio publique nationale]). Presque toutes les décisions clés de la société sont maintenant prises à huis clos par les conseils d'administration des entreprises, qui sont devenues des constituants primordiaux de gouvernement et dont les membres dirigent désormais la plupart de nos agences gouvernementales. Bon nombre de ces atteintes ne sont légales que parce que Nous, le Peuple, nous permettons à nos entreprises d'exercer des "droits" constitutionnels, comme si elles étaient des personnes de chair et de sang. [Que penser donc des ONG ?...]

En tant qu'Américain, il est vraiment effrayant d'admettre que les États-Unis ne sont pas vraiment pas une société démocratique du tout.

Il y a deux semaines, la plupart des Egyptiens vous auraient dit qu'ils se sentaient isolés les uns des autres et qu'ils avaient peur de se battre pour leurs croyances. Puis, le peuple de Tunisie s'est dressé en grand nombre, (en partie grâce à des fuites WikiLeaks de l'Ambassade US), et leur dictateur s'est enfui. De jeunes Égyptiens ont commencé à se mobiliser via Twitter et Facebook. Et une semaine plus tard, deux millions d'Egyptiens se précipitèrent dans les rues. Les jours du dictateur égyptien sont désormais comptés [texte de propagande en date du 4 février 2011]. Et les manifestations pacifiques [sic] ont lieu en Jordanie, au Yémen, en Arabie saoudite et en Syrie. [désormais à Bahreïn et en Lybie]
D'une déstabilisation pétrolière et climatique à la possibilité réelle d'un l'effondrement économique généralisé, tant de crises nous attendent qu'elles exigent une attention vigilante. Il nous faut des pouvoirs publics réceptifs et libérés de toute ingérence des entreprises si nous voulons avoir une chance de négocier un avenir sensé et durable. Nous, Peuple des Etats-Unis, avons-nous suffisamment confiance en nous pour agir avec autant d'audace que nos frères et sœurs égyptiens? Avons-nous vraiment encore le choix? »

On l'aura compris, l'auteur – dont nous tairons le nom - n'est pas seulement un militant américain des radios alternatives, de la désobéissance civile, des actions anti-nucléaire, écolo et anti-libérales, mais aussi et avant tout un activiste anarcho-révolutionnaire qui forme les citoyens aux moyens de reprendre possession de « notre droit à nous gouverner nous-mêmes »
.

La menace islamiste n'est donc pas le seul objet de préoccupation du monde occidental démocratique et libre.

Au Proche Orient, les peuples soumis à l'onde de choc tunisienne se croient peut-être maîtres de leur destin, mais le sont-ils ?

Les partis et media européens qui soutiennent la manipulation en cours portent une lourde responsabilité:
quoi qu'en disent les démagogues, une minorité n'est jamais légitime et la loi de la rue n'est pas la démocratique.

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