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vendredi 29 mars 2013

Le Président François, figurant déconnecté de la crise sur le plateau de France 2

Observateur déphasé, président tout en posture 

Président François, chef de guerre ? Combien de divisions ?

Dans sa guerre de tranchées, le président Hollande est embourbé

Seul d
ésormais devant les Français comme devant Pujadas,
il a posé  en "playmobil" dans un décor de carton  pour assumer son pari du retour de la croissance et du recul du chômage, depuis qu'hier soir, tout à coup conscient de la profonde crise économique et finalement en habit de président de la Ve République, 
il assume la responsabilité de tout, sans Premier ministre, plus potiche vide que "collaborateur". En 75 pesantes minutes, il aura prononcé "moi, je" 75 fois , sans jamais prononcer le nom du Premier ministre, le "sombre Ayrault", ni d'un seul membre du gouvernement d'ailleurs, méprisant l'équipe de bras cassés dont il s'est entouré, "président normal" dans la posture travaillée du "sale mec" qui a le "cuir solide".

Un conseiller de l'Elysée assure que la personnalisation de sa prestation n'était pas délibérée, l'absence de mention des membres du gouvernement traduisant "simplement le fait que le président était très présent, très concerné". Le "chef de guerre" a donc voulu contredire les critiques qui dénoncent un fétu de paille au gré des flots et faire montre d'autorité, mais , cygne noir sur le lac artificiel du Bois de Boulogne, "le capitaine de pédalo tourne en rond depuis trop longtemps", s'est aussitôt impatienté Mélenchon. 

"L'Etat, c'est moi" !
De Paris à ...Bordeaux !
Lors de son entretien télévisé délocalisé de l'Elysée dans un studio spécialement dressé à grands frais par le service public endetté, le chaland ne s'est guère arrêté devant le produit surgelé : en ce 28 mars 2013, seulement huit millions de Français,  au lieu des dix de septembre 2012, ont invité dans leur foyer le "président normal" qui allait  cet été au-devant des estivants serrer des mains sur les plages et qui n'ose pas se montrer à son peuple sous les ors de l'Elysée en temps de crise.
Visage grave et sourcil froncé, le "capitaine de pédalo" ne sent toujours pas venir la vague. Capitaine du Titanic, il s'est présenté en garant des résultats de sa politique, maintenant "le cap", privilégiant la première personne -"Je suis lucide", "J'ai le cuir solide", "Je suis en ordre de bataille, je suis le chef de cette bataille", "Moi, je", face aux icebergs, est apparu dérisoire et vain. Et surtout non crédible.

La "fraise tagada" attend les premiers rayons du soleil de la reprise
L'exhibitionniste de la télé a traité les Français comme des enfants à la sortie de l'école. Il s'est plus que jamais entêté sur l'invraisemblable inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année: désormais, ce n'est plus seulement un objectif mais une obligation de résultat dont il sera seul comptable devant l'opinion le moment venu. Mais néanmoins garder un comptable véreux pendant quatre ans de plus, est-ce vraiment satisfaisant pour les victimes ? 

Les trucs apparents d'un prestidigitateur amateur
Une nouvelle salve de mauvais chiffres annonciateurs d'un dérapage du déficit public, après ceux de la croissance atone, du pouvoir d'achat en berne et d'un chômage au zénith sont venus vendredi réduire à néant le numéro de ce baltringue de la politique, détournant l'attention par du volontarisme mou mâtiné de pédagogie de bazar.

La com' du service après-vente, relayé par les media, s'est plantée

"Il y avait quand même une grosse attente de sa parole, assure l'Elysée. Il voulait expliquer, rendre compte, convaincre", explique-t-il. "C'est vrai que ça personnalise davantage le propos mais, de toutes les façons, on vit dans un dans un système où la personnalisation et la cristallisation des attentes sur le président est très forte désormais", se justifie-t-il, en dépit d'une perte de 2 millions de Français devant leurs écrans... 
Le "professeur je-sais-tout" a bassiné sa classe "je sais ce que veux faire, je sais ce que je décide et je sais où on va : vers la réussite".
Le côté aride de son cours en prime time, de même que des formules comme "boîte à outils" contre le chômage ont été jugées malheureuses par les éditorialistes. "". 

Le "capitaine de pédalo" a tiré des bords, soufflé le chaud et le froid sur les patrons, promettant d'un coté un "choc de simplification" des démarches administratives, et mettant, de l'autre, à contribution les entreprises pour la taxe des 75% visant les plus riches.

L'entourage du président se désolidarise, avouant vendredi qu'il aurait aimé le voir parler moins d'économie et plus de sécurité.
"La partie économique et sociale était un peu trop 'techno', mais en même temps ce sont des sujets techniques où il faut donner des précisions sinon on vous reproche d'être flou", commente un proche conseiller. Un aveu implicite que Mr Bricolage a livré la marchandise sans notice de montage.

Un coup d'épée dans l'eau

L'heure reste grave pour François Hollande, alors que l'entretien télévisé devait contrebalancer les sondages catastrophiques de son impopularité à moins de 30%, voire 25% selon les régions,  un record sous la Ve République à ce moment du mandat.
Selon une enquête Mediaprims pour le site d'informations Atlantico, 60% des personnes interrogées disent ne pas avoir trouvé le chef de l'Etat convaincant.

La seule éclaircie est venue vendredi de certaines organisations syndicales. La CGT et FO, les plus critiques à l'égard du gouvernement, ne pourront imposer leurs désaccords face à la CFDT ou la CFE-CGC et au MEDEF. "Moi, je suis en ordre de bataille, je suis le chef de cette bataille", assure Hollande qui va néanmoins devoir faire la démonstration que ces coups de menton ne sont pas pures velléités.

La méthode de concertation voulue par ce chef d'armée en déroute pourra-t-elle être reconduite en 2013, notamment sur les retraites, sujet explosif qui divise toujours la gauche sur la base des promesses datant de ses années d'opposition aveugle.
En chef d'armée mexicaine, Hollande a déjà battu en retraite en se prononçant pour un allongement de la durée de cotisation, au risque de braquer les syndicats et son aile gauche du PS.

Le président pourra-t-il renouveler cette opération manquée de communication ?
Hollande a tenté d'effacer son image de gros mou
et asseoir celle de président assuré et déterminé.
Mais 
celui dont la presse a flatté
sa capacité 
à s'exprimer sans notes
s'est fait surprendre relisant ses fiches
...
Imperméable aux signaux de mécontentement populaire à Dijon comme à Paris, lors du gigantesque rassemblement des 1.400.000 opposants à son projet de  filiation homosexuelle ou des 6.500 manifestants devant France Télévisions pendant son tête-à-tête sans contradicteur, le président en déroute sera-t-il bien avisé de se mettre encore en scène dans un proche avenir pour parler à nouveau pour ne rien dire ?  "Il n'attendra pas six mois pour s'exprimer de nouveau", maintient pourtant un conseiller anonyme, qui annonce également pour dans un mois environ le prochain déplacement présidentiel de 48 heures en région. Secret défense sur la destination ! 
Le président François peut faire l'économie de Luc Sérillon, conseiller inutile et incompétent, probablement bénévole comme toutes les autres sangsues de la République, tel Jean-François Boutet auprès de Taubira, mais plus sûrement aux frais du contribuable à moins de 4000 euros par foyer.

Si indésirables que soient ses apparitions sur le terrain, lors du dernier conseil des ministres Hollande a demandé à ses 37 membres du gouvernement d'aller partager les coups en allant davantage sur le terrain désamorcer la colère populaire.
Les préfets sont quant à eux invités à mettre en place au plus vite les dispositifs pour l'emploi et engager dès fin avril le "choc de simplification" (sic) administratif promis à la télévision.

Principales réactions de l'opposition 


Des opposants au Mariage homo,
devant  le siège de France Télévisions
pendant le tête-à-tête Hollande-Pujadas
A gauche, le premier secrétaire du PS, Harlem Désir, estime évidemment que le président qui l'a placé  pour son insignifiance à la tête du PS, a redonné espoir pour sortir de la crise, tout en admettant qu'il faut accélérer. Comme s'il s'agissait simplement d'une affaire de tempo ! 

L'opposition raille le "MacGyver" de l'Elysée
Pour l'UMP, François Hollande ne s'est pas montré à la hauteur de la situation et l'emploi du terme " outils" en est bien la preuve. L'opposition raille en effet un "bricoleur", un "garagiste", un petit mécano. "La boîte à outils pour le bricolage, d'accord, mais pas pour faire reculer ce qui est l'enjeu numéro un pour les Français : faire reculer le chômage", s'est ndigné vendredi Xavier Bertrand, ancien ministre du Travail UMP, sur France 2.
Là où le camp présidentiel a souligné un souci de renouer avec le pays, le président de l'UMP, Jean-François Copé, a vu un "décalage terrible" entre le chef de l'Etat et l'état du pays, évoquant sur RTL une "rupture profonde" entre François Hollande et ses concitoyens.


 "C'est quoi le président de la République maintenant ? Quelqu'un qui est dans un garage pour réparer une carrosserie ?", a-t-il ironisé au micro de RTL.

Marine Le Pen a, elle, attaqué sur BFMTV : "On ne peut pas apporter des petites réponses sorties d'une petite boîte à outils de bricolage". "C'était du bricolage", a-t-elle insisté. 


Craignant pour sa part la "spirale d'une France à l'arrêt", l'ancien ministre centriste Jean-Louis Borloo est allé jusqu'à évoquer "un chemin vers une éventuelle dissolution" de l'Assemblée nationale, à l'automne prochain.

L'extrême gauche est restée gamelle vide aux Restos du coeur, tel le communiste Pierre Laurent déplorant un président "totalement déconnecté des urgences sociales".

Le secrétaire national du Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon reproche au président François de rechercher finalement du Nicolas Sarkozy en cherchant à se glisser dans l'habit d'homme providentiel. Ainsi, Eric Coquerel parle-t-il de "sarkollandisme".


vendredi 24 août 2012

C. Duflot se plaint de devoir agir en fermant sa gueule

"J'ai une muselière qui permet un peu de l'ouvrir". Et de faire un peu quelque chose ?

Le rôle des ministres écologistes au gouvernement fait débat

Jamais les écologistes n'ont été aussi nombreux dans les allées du pouvoir. Pour autant, leur silence et leur inaction font débat.
" Être au gouvernement, c'est aussi dans les moments difficiles accepter les choses qu'on n'aurait pas faites autrement ", lance Daniel Cohn-Bendit aux écologistes qui sont partisans d'un référendum sur le traité budgétaire européen. Sans renouer toutefois avec les querelles et les psychodrames d'antan qui ont pris du plomb dans l'ailePascal Durandleur secrétaire général, rétorque :  Il faut que des passionnés comme Cohn-Bendit acceptent qu'il y ait des échanges et des différences d'appréciation. "   

Les altermondialistes doivent "fermer leur gueule", dans et hors du gouvernement
On a envie de réussir et l'urgence fait qu'on est plus contraints, plus responsables."
Et de faire allusion aux communistes : " On aurait pu rester au bord du chemin, faire le pari d'un échec (de la gauche). On a pris le risque d'y aller. "

Cécile Duflot a d'ailleurs préféré en sourire jeudi soir aux Journées d'été d'Europe Ecologie-Les Verts de Poitiers, estimant qu'elle-même, habituée à parler librement, porte désormais "une muselière" lui permettant "un petit peu de l'ouvrir".

Au deuxième jour de ces journées, la ministre du Logement participait avec l'autre ministre écologiste Pascal Canfin (Développement) à un débat sur la question "des ministres écologistes au gouvernement, pour quoi faire ?" Une bonne question, a posteriori !
"La force que nous avons, c'est que nous nous sommes posé la question et préparé à cette participation", a-t-elle assuré devant un amphithéâtre comble, mais dubitatif.
"Notre responsabilité est de verdir, d'écologiser la politique du développement du territoire et du logement pour Cécile (Duflot) et du développement pour moi", a pour sa part estimé Pascal Canfin.

EELV, solidaires, n'aura aucune excuse
"Nous nous appuyons sur un groupe au Sénat, un groupe à l'Assemblée", s'est-il félicité. Douze sénateurs EELV et dix-sept députés EELV étaient d'ailleurs présents pour ce débat.



Europe Ecologie-les Verts est assujetti

Un marché de dupes
D'un PS hégémonique mais incertain d'obtenir la majorité à lui seul, ils ont obtenu deux ministères et d'abord leurs élus, ainsi que deux groupes parlementaires : bon gré mal gré, la Ch'tite Brochen-Aubry leur a consenti des sièges mais le rassemblement écologiste a perdu sa liberté et le PS, sa liberté de mouvement. La maire de Lille a affublé Bourriquet d'un boulet.
Les écologistes ont un groupe à l'Assemblée nationale, un autre au Sénat. 

" C'est une manière de courage que d'être au gouvernement ", selon Noël Mamère, député-maire de Bègles, affectant une certaine satisfaction, avant  cette mise en garde : " Nous avons un Président qui se dit normal. Mais nous n'avons pas vocation à être normalisés. Nous ne sommes pas politiquement biodégradables, ni là pour verdir le programme du PS. Mais pour apporter nos contributions aux solutions à la crise. "

EELV doit maintenent démontrer qu'il n'a pas vendu son âme.

Très attendue sur la liberté de parole d'un ministre écologiste au sein d'une majorité socialiste, Cécile Duflot a préféré en rire (jaune),  la bourrique expliquant : "lorsqu'on est secrétaire générale d'un parti, on porte un licol, on est bordée par le parti. Depuis trois mois, on m'a rajouté une muselière".

L'ancienne secrétaire nationale d'EELV, connue pour sa faconde, a tout de même tenté de rassurer son auditoire: "J'ai une muselière qui permet un petit peu de l'ouvrir !".

Bourriquet réussira-t-il à museler la bourrique verte ?
"L'ancienne Cécile Duflot est toujours-là", a-t-elle insisté un peu plus tard, mais c'était l'ancienne et la nouvelle décide toutefois que la déclaration de Jean-Pierre Chevènement "un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne", ne doit pas être "érigée en règle d'airain. C'est complètement faux. Il faut être dans la mesure mais il n'y a aucune raison de s'aligner".

Les deux ministres se défendent d'être chloroformés  
Ils vont répétant, à qui veut les entendre, qu'ils ont le sentiment d'être "écoutés" au sein du gouvernement. Cécile Duflot a d'ailleurs éprouvé le besoin d'assurer qu'"on peut pousser les feux sur certains sujets ou essayer de convaincre aussi."


Sur la question des Rom, EELV se déclarent satisfaits d'une décision jugée "irresponsable" par l'UMP et insuffisante par les associations franco-roumaines et bulgares de soutien aux clandestins du voyage.

"Cécile (Duflot) a joué exactement le rôle qu'on attend de nous et elle a gagné 90% de ce qu'elle voulaitt", s'est satisfait le ministre du Développement, dans un numéro bien réglé de duettistes.
"Là où nous devons mettre la pression, c'est sur la conférence environnementale;, là on va envoyer nos signaux", a rassuré le velléitaire Pascal Canfin, à propos du rendez-vous convoqué par le gouvernement le 14 septembre.

Mais, quand EELV fait bouger les lignes, les critiques pleuvent
"Les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado"

Christian Estrosi, ancien ministre et député-maire de Nice, y voit un message clair: "il y a du travail en France, il y a des logements pas chers, venez vous installer en France (...) Une fois de plus, comme pour la suppression de la franchise sur l'aide médicale d'Etat, les socialistes veulent faire croire aux étrangers que la France est un eldorado et le faire payer aux Français".

Le député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti estime pour sa part qu'assouplir l'accès à l'emlpoi des Rom est "une décision à la fois incohérente et irresponsable sur le plan économique. Incohérente, car depuis le début de l'été le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait poursuivi la politique de démantèlement des camps de Roms qui avait été instaurée par Nicolas Sarkozy. En facilitant l'accès à l'emploi dans notre pays pour les Rom, le gouvernement ne fait qu'encourager la venue sur le territoire national de ces populations. Irresponsable, car notre pays, alors que des millions de nos concitoyens sont sans emploi, est dans l'incapacité d'offrir du travail à des populations étrangères". 


C'est un mauvais coup porté aux demandeurs d'emploi en recherche depuis plusieurs mois.Philippe Goujon, le député-maire du 15e arrondissement de Paris souligne que "la France sera le seul pays à revenir de façon anticipée sur des mesures qui prévaudront dans tous les autres pays jusqu'en 2013". Cette politique "est un bien mauvais signal lancé par le gouvernement qui, loin de résoudre les problèmes, risque de les aggraver", a-t-il poursuivi.


Romeurope condamne les expulsions qui se sont poursuivies depuis que la gauche est au gouvernement. 
Mais Duflot et EELV restent muselés - et donc solidaires - sur les rafles menées par Manuel Valls, son collègue de l'Intérieur au gouvernement.
"De toute façon, elles s'arrêteront au plus tard fin 2013", a commenté Malik Salemkour, coordinateur du collectif et vice-président de la Ligue des droits de l’Homme.
VOIR et ENTENDRE Eric Coquerel (Front de gauche), Malik Salemkour (LDH), Chantal Brunel (UMP) - sur expulsions de Roms, autour d'Emmanuel Lechypre:


Eric Coquerel invité de "Grand Paris" sur BFM... par lepartidegauche


EELV ne pavoise pas
En marge de l'auto-satisfaction feinte des journées d'été des écologistes),  le conseiller municipal de ...Nantes, Jean-Philippe Magnen, aussi vice-président du conseil régional du Pays de la Loire et 
porte-parole EELV, "Nous continuons de demander la levée des mesures transitoires comme l'a fait l'Irlande", a-t-il nuancé pour que les Rom "aient un statut de citoyen européen".

D'ailleurs
, le mouvement européen antiraciste (Egam), composé d'une quarantaine d'organisations antiracistes européennes, s'est dit "extrêmement insatisfait des mesurettes" annoncées mercredi.

lundi 13 août 2012

Pulvar tente de se crédibiliser aux InRocks par dévote interposée


Roms : " Cher François, on n’a pas voté pour ça," écrit Audrey Pulvar


Pulvar en est toute hérissée


Une "chère" dévote monte l'opération médiatique en épingle

Ceux qui doutaient de l’indépendance d’Audrey Pulvar (s'il y en avait, lol !) en sont pour leurs frais (tiens, donc !)
"La nouvelle patronne des Inrocks signe un éditorial pour s’indigner de la façon dont sont traités les Rom par la gauche". Un amalgame un peu aventureux, Chère Nadia, car le Parti de gauche s'est désolidarisé du gouvernement Zayrault-pointé, par la voix de la Dame Buffet qui est passée au rouge vermillon: "Alors que ni le Maire, ni les élu-e-s locaux, ni moi-même, députée de la circonscription n'en avions été informés, plusieurs chaînes de télévisions étaient sur place." Est-elle en train de dire que la concertation de Hollande, c'est du pipeau ? Bon, à vrai dire, avouons-le, cette colère vertueuse date de 2010...  
Car, à la vérité, c'est Eric Coquerel qui s'y est collé, le 10 août:

Et  jusqu'aux altermondialistes qui se sont insurgés, sans quitter le gouvernement, puisque c'est Jean-Vincent Placé qui est monté au créneau.Lien PaSiDupes
La semaine dernière, nous écrivions ["nous" de majesté, dans l'entourage de Sa Grâce Montebourde !] sur Le Comptoir que la question des Roms empoisonne la gauche
Aujourd’hui au pouvoir, les socialistes n’ont d’autres choix que de poursuivre la politique menée par Claude Guéant et Brice Hortefeux avant lui.  
GAG ! Le changement, c'est donc pour jamais !

"Ce qui indigne les Verts et les associations", selon la dévote.  
Ce qui les indigne, c'est quoi ? Que Valls soit passé à droite ? La Voix des Roms a d’ailleurs jugé hier que " Manuel Valls pourrait porter les couleurs de l’UMP pour la présidentielle de 2017 ". Ainsi, tel Monsieur Jourdain, Hollande ferait l'ouverture  sans s'en rendre compte, en douce, comme le reste...

C’est aujourd’hui Audrey Pulvar qui monte au créneau 
Violon en main, la nouvelle directrice éditoriale des Inrocks  s’en prend à cette gauche " vent debout (1) comme une seule femme, vibrante d’indignation, touchée au cœur par des images d’enfants hagards agrippés à des mères à l’œil bistre " lors des expulsions menées par les ministres de Nicolas Sarkozy. L'argumentaire de la journaliste parachutée est coloré, mais son nuancier est limité aux tons de brun. C'est à ne plus rien comprendre à la diversité: le noir serait devenu une couleur à part entière et aux innombrables valeurs, mais le blanc, lui, n'existe toujours pas. 
" C’était il y a un siècle. [Quelle mémoire, chez cette inculte qui étale les lieux communs du politiquement correct en tartines de nutela !] Sans doute, écrit Audrey Pulvar. Sinon, au rythme où la gauche au pouvoir expulse du Rom et démantèle du camp de fortune (…), virgule, la gauche, toute la gauche (la vraie ?) serait [pas sûr ?] vent debout [et de 2 !] comme une seule femme, non ? " Que de vent de révolte, comme disait l'autre.
Lien PaSiDupes : "
Retraites: Ségoll'haine Royal nie avoir poussé les jeunes dans la rue "

François Hollande
 sur la même ligne que Nicolas Sarkozy, alors ?
L'amer Noël Mamère le ditAudrey Pulvar le sous-entend.
" Expulser – comme hier – n’est pas la solution ", assène-t-elle.
Avant de conclure, une pointe de déception dans la plume de la concubine du troisième des primaires du PS: " Cher François, on n’a pas voté pour ça. Il est vrai que les promesses n’engagent que ceux qui y croient. A dans quelques semaines pour les images de grues démolissant les baraques des jungles 
du Calaisis ? Le changement, 
c’est maintenant qu’ils disaient ".
Peut-être l'amère Pulvar s'était-elle déjà rêvée en "première femme noire" à l'Elysée ?
Le rébellion de la concubine du ministre est un non-événement
La concubine irrévérencieuse n'en est pas à son coup d'essai
Alors qu'on attendait qu'Arnaud Montebourg soit nommé ministre de François Hollande,  Audrey Pulvar n'en avait pas moins gardé sa liberté de critiquer le président de la République. Alors journaliste du service public sur France Inter, elle avait déjà fait parler d'elle en commentant sur twitter - " vent debout ", comme il se doit -  la décision du chef de l'Etat de rendre hommage à Jules Ferry, utilisant une tournure récurrente chez elle : " Vous avez aimé le discours de Dakar, vous adorerez les races supérieures de Jules Ferry "..
Pulvar a dû comprendre que la "gauche molle" apprécie les femmes qui lui résistent.

D'autres gardent le silence
C'est donc ça, la "bravitude" de l'amère Royal ?
Droit dans ses bottes ! MDR

mardi 2 octobre 2007

Les partis : ensemble, pour nuire, oui, pour construire, non !

Gauches politique et syndicale, mal barrées
Partis et syndicats de gauche tentent de pousser leurs adhérents dans la rue, mais peinent à s'entendre!
Les Français vont-ils encore faire les frais de tant d'irresponsabilité?

Six partis de gauche et écologistes appelaient vendredi 28 septembre à appuyer les mobilisations sociales face à la politique du gouvernement, en premier lieu le rassemblement contre les franchises médicales samedi 29 à Paris.
Signe des difficultés de l'opposition, trois autres partis ayant participé à la réactivation du "comité de riposte de la gauche" ne se sont pas associés à cet appel, notamment la Ligue communiste révolutionnaire de Besancenot (LCR) et Les Verts.
"Qu'est ce qu'on arrive à faire ensemble ? Un tract et un communiqué de presse", avait expliqué mardi Olivier Besancenot pour justifier le refus de la LCR de cautionner ce texte.
"Il faut quand même autre chose qu'un communiqué de presse et un tract pour battre la droite", avait-il hypocritement ajouté, déplorant devant la presse que les signataires ne poussent pas clairement à la mobilisation, notamment celle du 18 octobre contre les régimes spéciaux de retraite, mais hors micro, faisant obstacle à toute action positive, puisque, pour un trotskistes, n’est positif que ce qui est négatif, pour un être humain normalement constitué.
Le texte soutenant les mobilisations unitaires a été signé par le Parti Communiste (PCF), le Parti Socialiste (PS), Mars-Gauche Républicaine, le Mouvement républicain et citoyen (MRC), les alternatifs et Convergence citoyenne pour une alternative à gauche (CCAG). Ces groupements éphémères seront présentés par PaSiDupes, mais notons provisoirement qu’il s’agit d’associations de circonstances tous ancrés à gauche, même s’ils ont pu comporter quelques éléments de droite, qui ont pu fugitivement se fourvoyer avec Chevènement au moment de l’élection sur le projet de Constitution européenne.
Le Parti communiste avait sorti de l'oubli lors de la fête de l'Humanité à la mi-septembre le "comité de riposte de la gauche" lancé lors du mouvement contre le Contrat première embauche (CPE) du printemps 2006. Peu de ténors étaient toutefois présents lors de sa première réunion. Les représentants des partis signataires de l'appel ont regretté vendredi les absents tout en s'efforçant de minimiser les divergences. "Ce n'est pas parce qu'il ne sont pas là, sur ce texte, qu'on ne se retrouvera pas demain", a avancé le porte-parole du PS, Benoît Hamon, décidemment fort malheureux ces derniers temps, et dont l’avenir s’obscurcit avec l’émergence de Harlem Désir pour diriger le PS.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, a expliqué qu'il ne s'agissait que d'un point d'étape et que le "tract" critiqué par la LCR n'était que le premier signe d'un mouvement "qui doit aller de l'avant." "Ce n'est pas un long fleuve tranquille que de réactiver le comité riposte", a-t-il ajouté, face à la zizanie répandue par les trotskistes.
Jean-Jacques Boilaroussie, ci-contre- (Alternatifs) et Yves Coquerel (Mars-Gauche républicaine) ont d’ailleurs feint de s’étonner du refus de la LCR de signer un texte qui ne se contente pas de critiquer la méthode Sarkozy mais s'attaque aux "choix stratégiques de la droite." Réflexe naturel, mais aussi volonté d’entraver les efforts entrepris, avec le vain espoir de fédérer autour d’elle.
Benoît Hamon qui ne pouvait pas faire moins pour exister a déversé son fiel en assurant qu'il s'agissait bien de mobiliser contre "le choix de Nicolas Sarkozy de démanteler le modèle social français." Ils seront au moins d’accord pour baver.