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samedi 23 novembre 2019

Quand des pompiers refusèrent d'assurer la sécurité de Macron

Ils n'assurèrent pas la sécurité incendie de l'avion de Macron à Mayotte


Il y a un mois, le 21 octobre, les sapeurs-pompiers de l'île se déclarèrent "solidaires" de leurs collègues de Métropole, qui ont notamment essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre dernier.

L'avion transportant Macron était attendu le mardi 22 octobre à l'aéroport de Mayotte. Mais son atterrissage dut se faire sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île, un département et une région français. Ils ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusaient d'assurer la sécurité incendie du jet du président.

Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV

— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019

Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre avaient usé de canons à eau et de gaz lacrymogènes, des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers avaient éclaté et fait trois blessés.

Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précisa que "la sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs", et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. Les sapeurs-pompiers ajoutèrent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte pouvaient se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République avait eu à faire face à d'autres mécontentements de la population mahoraise durant son voyage officiel sur l'île, où les habitants réclament des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

lundi 21 octobre 2019

Des pompiers refusent d'assurer la sécurité incendie du jet de Macron

Les sapeurs-pompiers de Mayotte se déclarent "solidaires" de leurs collègues de Métropole

A part ça, le dernier sondage de l'IFOP assure que la popularité de Macron est en "légère" hausse en octobre...

Or, ils ont essuyé des tirs de gaz lacrymogène lors de leur manifestation à Paris le 15 octobre derniernotamment, et cette violence leur est insupportable.

Alors que l'avion Air Force Zero transportant le président Macron est attendu demain, mardi 22 octobre, à l'aéroport de Mayotte, son atterrissage se fera sans les sapeurs-pompiers de la section aéroportuaire de l'île. Ces derniers ont en effet informé le préfet de l'archipel, via un communiqué du Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels, qu'ils refusent d'assurer la sécurité incendie du jet du président de la République.
Le président de la république quitte l’@Elysee pour Mayotte. Pourra-t-il atterrir pour serrer la main de M. le @Prefet976 ? pic.twitter.com/azbDBb3WEV
— SNSPP-PATS (@SNSPP_PATS) October 18, 2019
Les soldats du feu de Mayotte ont déclaré être "solidaires" de leurs "collègues de la Métropole et des DOM-TOM", qui "ont été victimes de jets de bombes lacrymogènes et balles venant de lanceurs de balles de défense" lors de la manifestation des pompiers, le 15 octobre dernier. A la fin de la mobilisation parisienne, au cours de laquelle les forces de l'ordre n'avaient pas hésité à tirer aux canons à eau et au gaz lacrymogène sur leurs collègues d'infortune dans les quartiers "sensibles", sur ordre du gouvernement, déclenchant  des affrontements entre sapeurs-pompiers et policiers faisant fait trois blessés.

"La sécurité adéquate pour l'aéronef de Monsieur le président de la République" ne sera pas assurée...

avion maron.jpg
Le Syndicat National des Sapeurs-Pompiers Professionnels précise que ce geste de réprobation interviendra "une heure avant l'atterrissage jusqu'à quinze minutes après l'arrêt complet des moteurs et que leur activité à l'aéroport reprendra ensuite au complet. 

Les sapeurs-pompiers ajoutent cependant que les forces de l'ordre de Mayotte peuvent se charger de leur travail pour l'arrivée de l'avion de Macron.

Le président de la République fera face à d'autres mécontentements. 
Durant son passage sur l'île, la population mahoraise réclamera des mesures fortes pour lutter contre la pauvreté, l'immigration clandestine ou encore la saturation des services publics.

mercredi 15 mai 2019

Européennes - Macron récupère le chef indien Raoni jeudi. Et le dalaï lama, vendredi ?

Le dalaï lama est souffrant, mais se serait-il prêté à cette mascarade de com' politicienne ? 

Macron n'a aucun scrupule pour se faire passer pour ce qu'il n'est pas

Chef Raoni, avec J. Chirac, mai 2010
Il recevra le célèbre chef indien Raoni, jeudi après-midi, au cours de sa énième tournée en Europe pour mettre en garde sur la déforestation grandissante au Brésil : elle s'est accélérée sous les dictatures de Lula da Silva et de Dilma Rousseff, deux présidents socialistes corrompus. 
Raoni Metuktire a entamé lundi sa tournée de trois semaines en Europe et doit aussi rencontrer le ministre de la Transition écologique, François de Rugy.

"En tant que pays amazonien" avec la Guyane, sur le continent sud-américain,
"la France est naturellement engagée dans la lutte contre la déforestation" a assuré Macron. Il a même affirmé "défendre également les droits des Autochtones, notamment en tant qu'acteurs essentiels de la préservation des forêts et de la biodiversité et par conséquent engagés dans la lutte contre les dérèglements climatiques", a souligné l'Elysée dans un communiqué.
Macron n'a décidémment peur de rien ! C'est pourtant lui qui a fait le buzz en mars 2017, décrivant la Guyane comme une ...île ! Evidemment, "les gens" n'ont compris ni sa pensée, ni son propos.

VOIR et ENTENDRE Macron se défendre avec aplomb :

Macron aime aussi les Comoriens... Il a pourtant également jeté un froid en s'autorisant une blague douteuse sur les kwassa-kwassa, nom comorien des canots de pêche à fond plat et équipés aujourd'hui d'un ou deux moteurs, car il est attaché au "drame des kwassa" qui amuse tant le candidat : ce mot évoque en effet les personnes qui périssent chaque année dans l'océan Indien en tentant de se rendre sur l'île française de Mayotte.

VOIR et ENTENDRE l'allusion du chef de l'Etat sur les migrants des Comores entrant clandestinement en France par Mayotte. Elle signale son profond désintérêt de la misère humaine :

Cette rencontre avec Raoni "permettra également d'échanger sur la situation des communautés autochtones au Brésil", où la France "souhaite maintenir le dialogue avec les autorités et les membres de la société civile brésilienne pour promouvoir les valeurs communes liées aux droits de l'homme et à la protection de la diversité culturelle", a ajouté la palais présidentiel.

Une récupération politicienne, mais politique aussi


Chef Raoni: après Chirac et Sarkozy, Hollande
Les chefs indiens de la forêt amazonienne n'ont jamais cessé de dénoncer les menaces sur leurs territoires et leurs habitants. Mais leurs campagnes sont à nouveau fortement médiatisées depuis que le peuple brésilien a porté Jair Bolsonaro (Parti social-libéral) au pouvoir, contre le candidat du Parti des Travailleurs, après les périodes de corruption des présidences de Lula et de Rousseff. C'est dire que ces chefs sont résolument imprégnés d'anti-libéralisme.
  
Le chef indien Almir Narayamoga Surui (ci-contre avec  Mounir Mahjoubi) a pour sa part rencontré mardi des députés à l'Assemblée nationale. "Pour des raisons de culture du soja et d'élevage bovin, (Bolsonaro, comme ses prédécesseurs) menace de réduire les terres indigènes et de retirer toute possibilité de conservation des parcs nationaux et de préservation de la forêt. C'est un grand pas en arrière pour le Brésil", a affirmé le chef indien coiffé de sa "cocar" à plumes d'aigle, qui était invité au Palais Bourbon par l'ex-secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi (photo ci-dessus)

Le chef indien n'a pas certifié que les préoccupations de Macron sont devenues écologiques. Il a expliqué que l'objectif d'Almir Narayamoga Surui est "d'essayer de faire entendre ce sujet auprès de décideurs associatifs, de décideurs politiques (...) de faire prendre conscience à la jeunesse que ce qui se passe dans cette forêt amazonienne, c'est l'air qu'on respire".

Surui est-il animé par un souci environnemental ou fait-il campagne contre son président ? "Aujourd'hui, le Brésil devrait être le leader mondial dans le développement durable. Mais ce gouvernement ne sait pas gouverner un pays avec une éthique culturelle et n'a aucun respect pour le peuple, assure-t-il, suggérant que ce peuple ne sait pas où est son intérêt. Il n'a même plus aucun respect pour la Constitution fédérale", a déploré Almir Narayamoga Surui qui défend la forêt depuis près de 30 ans. 
N'a-t-il pas pourtant subi le régime des deux présidents corrompus de la gauche extrême anticapitaliste dont le peuple brésilien a voulu se débarrasser ?

vendredi 27 avril 2018

Chômage : petit recul, mais nette hausse de la précarité

Un tour de passe-passe dont les demandeurs d'emploi ne sortent pas indemnes

Le nombre de demandeurs d'emploi en France métropolitaine aurait reculé de 0,9 % au premier trimestre 2018
 


Les premiers chiffres trimestriels fournis par la Dares, l'institut de statistiques du ministère du Travail et publiés par le gouvernement mercredi, sont établis par rapport aux trois derniers mois de l'année 2017 consécutifs au quinquennat Hollande.
Les chiffres de l'Insee sont considérés comme plus significatifs. Ce sont eux qui sont utilisés pour les comparaisons internationales. Ils ne tiennent pas compte des personnes inscrites à Pôle emploi, mais uniquement des critères d'absence d'emploi, de disponibilité et de recherche.

Un chiffre qui concerne la catégorie A, celle des chômeurs sans aucune activité salariée. Le nombre des demandeurs d'emploi dans cette catégorie s'établit à 3.435.900 personnes en France métropolitaine, et à 3.695.400, en prenant en compte les départements et régions d'Outre-mer (hors Mayotte !).
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A Mayotte, selon l'INSEE en 2016, le taux de chômage s'élevait à ...27,1% et 26% en février 2018, en majorité dans le secteur public...Le taux de chômage des jeunes de moins de 30 ans est de l'ordre de 43% à Mayotte, contre 16% en métropole.
Au total, le nombre de personnes inscrites - en métropole - à Pôle emploi, toutes catégories confondues, s'établit pour ce premier trimestre à 5.621.000. Le recul du chômage en catégorie A semble donc se confirmer puisque le nombre de chômeurs est en baisse de 1,4 % sur un an.

Dans le même temps, le recul du chômage s'est accompagné d'une hausse du nombre de demandeurs d'emploi exerçant une activité (+ 1,5 %), qui a atteint 2,23 millions. Résultat : le nombre de demandeurs d'emploi, avec ou sans activité, est resté stable (+ 1.900, + 0,0 %) sur le trimestre, à 5,93 millions. Sur un an, le chômage a baissé de 1,2 %, mais le nombre de demandeurs d'emploi, petite activité comprise, a augmenté de 2,1 %.

Autre préoccupation, le chômage de longue durée a fortement augmenté au 1er trimestre : en incluant les demandeurs d'emploi ayant exercé une activité, 2,74 millions étaient inscrits depuis plus d'un an. Un chiffre en hausse de 1,9 % sur le trimestre et de 6,5 % sur l'année.
Sur le trimestre, toutes les régions ont profité de la baisse du chômage, à l'exception de l'Île-de-France (stable), de la Corse (+ 0,2 %) et de La Réunion (+ 1,3 %).

Si on ne veut considérer que les seuls chômeurs (sans activité), toutes les classes d'âge ont profité de la baisse trimestrielle. En métropole, le chômage a décru de 0,6 % pour les jeunes comme pour les seniors. 
En revanche, si les "moins de 25 ans" ont vu leur situation s'améliorer fortement (- 3,9 %), sur un an, la situation des "50 ans ou plus" s'est détériorée (+ 0,4 %).

Travail précaire en hausse sensible

Mieux vaut un travail précaire que rien ?
 
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En septembre 2012, deux tiers des demandeurs d'emploi qui exerçaient un petit boulot (moins de 110 heures par mois) en même temps qu'ils recherchaient un emploi stable le décrochaient quelques mois plus tard, selon une étude de l'Unedic. La moitié obtenait un CDI.
"Au cours du quinquennat de François Hollande, chaque fin de mois était devenue très souvent comme un supplice chinois pour ...les ministres du Travail [sic] lorsqu'il s'agissait d'annoncer officiellement les chiffres du chômage, écrivit La Dépêche"... On plaindra donc Michel Sapin, François Rebsamen, puis Myriam El Khomri.

Cette baisse que la presse des macroniens béats salueest quelque peu factice.
Elle s'accompagne en parallèle d'une hausse du travail précaire, dénoncée hier par plusieurs syndicats. Une situation qui rappelle ainsi ce qui s'est passé en Allemagne après les réformes du travail introduites par Gerhard Schröder en 2003. Il y a 15 ans : la marche en avant de Macron serait-elle virtuelle ?
Alors que plusieurs clignotants (croissance, embauches en CDI), sont au vert, notamment chez nos voisins européens, cette ombre au tableau  français va modérer l'enthousiasme du gouvernement et des fats de la majorité présidentielle. De fait, hier, le président du groupe LREM à l'Assemblée, Richard Ferrand, a assuré le service minimum, mentionnant plutôt sobrement "un signal positif dans la lutte contre le chômage." Un signal clignotant...

mardi 13 mars 2018

Mayotte : des milliers de manifestants défilent avant une rencontre avec Girardin

La ministre des Outre-mer ne convainc ni à Saint-Martin, ni à Mayotte

Les initiateurs du mouvement ont boudé la ministre : 
inappropriée face à une population mahoraise à 95 % musulmane sunnite ? 

Manifestation du 7 mars 2018 à Mamoudzou
Plusieurs milliers de manifestants ont défilé ce jour  à Mamoudzou, chef-lieu de Mayotte, archipel où les catholiques de la République n'ont pas le droit de faire sonner leurs cloches avant la messe, alors que dans l'après-midi la ministre des Outre-mer doit rencontrer les initiateurs du mouvement de contestation populaire qui entre mardi dans sa quatrième semaine. La rencontre d'Annick Girardin, en déplacement à Mayotte depuis lundi, avec l'intersyndicale et le collectif est programmée à 14 heures (midi, heure de Paris).

Les manifestants sont-ils frontistes ??
Ils protestent contre l'insécurité et l'immigration clandestine et réclament davantage de présence de l'Etat, alors que Macron rentre de trois jours passés en couple en Inde. "On est là pour crier notre colère. A partir d'aujourd'hui, nous allons défier le gouvernement", a lancé un porte-parole du collectif, au début de la manifestation. Mercredi dernier, un autre rassemblement avait déjà réuni plusieurs milliers de personnes. 

L'intersyndicale et le collectif avaient refusé de rencontrer la ministre lundi - elle a seulement discuté avec des élus -, dénonçant une "mascarade" et regrettant qu'il n'y ait "aucune intention de mener de véritables négociations sur nos revendications".

"Un travail de long terme" à engager

L'intersyndicale avait présenté vendredi 50 mesures revendicatives. Annick Girardin avait indiqué, lors d'une conférence de presse, qu'il y avait, parmi elles, des mesures qui méritaient d'être travaillées "avec les auteurs de cette plateforme". 
De leur côté, les élus ont présenté un "plan de convergence" sur dix ans, chiffré à environ 1,8 milliard d'euros. 

Une rentrée scolaire sous haute sécurité policière
"Cela fait des années, voire des décennies que le situation est difficile", a polémiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, sur France 2, mardi. "Le premier sujet dans l'immédiat était de faire en sorte que la rentrée scolaire se fasse", ce qui a été le cas pour "110 des 180 classes à Mayotte", a-t-il avancé, en rappelant que "1.000 forces de sécurité supplémentaires ont été déployées" à cette occasion.
"Il fallait agir dans l'urgence sur la rentrée scolaire, sur la sécurisation, et ensuite c'est un travail de long terme qu'il va falloir engager avec les élus, avec le monde économique, avec le monde syndical et avec l'ensemble des administrations sur l'île", a-t-il expliqué, en forme de catalogue, pour ne rien dire de concret au final.
Dans le département français de Mayotte, dès l'âge de six ans, les enfants fréquentent en parallèle l'école coranique et l'école primaire de la République.

Un nouveau passage de Girardin prévu en avril
Seule politicienne avec Jean-Yves Le Drian à être successivement  membre d'un gouvernement de Hollande et de Macron, la quinquagénaire a fait plusieurs annonces concernant la sécurité et la lutte contre l'immigration clandestine.
Assurant que Mayotte restera un département français, elle a appelé à redéfinir les compétences du département et à renforcer l'accompagnement de l'Etat, un renforcement qui s'adresse à elle-même...

L'ex-députée radicale de gauche (PRG) de Saint-Pierre-et-Miquelon a d'ores et déjà promis de revenir avant la mi-avril, pour voir l'avancée des travaux engagés par trois ..."missionnaires" laïcs, Jean-Jacques Brot, non pas jeune startupper de LREM, mais ancien préfet de Mayotte (et Haut-commissaire de la République en Nouvelle Calédonie), 62 ans, connu pour avoir dirigé la mission de coordination pour l'accueil des réfugiés syriens et irakiens auprès du directeur général des Étrangers en France de 2015 à 2017, le général Lucas Lambert, directeur de la gendarmerie de l'Outre-mer et Jean Courtial, conseiller d'État, venus avec elle. J.-J. Brot était préfet de la Vendée en février 2010, quand eut lieu la tempête Xynthia dans les communes de La Faute-sur-Mer et L'Aiguillon-sur-Mer. Bon augure ?
Ils vont travailler sur "cinq piliers", pour "préparer Mayotte de demain": la lutte contre l'immigration clandestine, la coopération avec les Comores, un plan d'investissement public, le renforcement de services de l'État et le fonctionnement des institutions du territoire, annonce Girardin, titulaire d'un diplôme d'animatrice socioculturelle.

dimanche 26 novembre 2017

Chômage: le nombre de demandeurs d'emploi a encore augmenté en octobre

La baisse record de septembre ne se confirme pas 

+ 8.000 : le nombre de demandeurs d'emploi s‘est "stabilisé" (Reuters et Les Echos) en France métropolitaine le mois dernier

Image associée
Le député macronien Damien Adam s'en est pris à "certaines personnes
qui partent en vacances aux Bahamas grâce à l'assurance chômage"
Le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi a progressé de 0,2% le mois dernier en catégorie A (sans aucune activité)  pour s’établir à 3.483.600, soit 8.000 de plus qu’à la fin septembre.
En septembre, il avait pourtant reculé de 1,8%, diminuant de 64.800 sur le mois: sa plus forte baisse depuis le début de cette série statistique en 1996 n'aura été que passagère.

Si on prend également en compte les catégories B et C (personnes exerçant une activité réduite), le nombre d‘inscrits à Pôle emploi resterait stable, avec 100 personnes supplémentaires en un mois, à 5.616.000 (5.923.200 chômeurs, en incluant les départements d‘Outre-mer, également stable sur un mois).

Sur un anle total des personnes inscrites dans les catégories A, B et C augmente de 2,8%, tandis que le nombre de demandeurs de catégorie A progresse toujours, de 0,2%.

Au total, depuis le début de l‘année, le nombre de demandeurs d‘emploi s‘inscrit en hausse de 16.500 pour la seule catégorie A mais progresse de 152.200, si on ne néglige pas  les catégories B et C.

Cette progression du nombre d‘inscrits dans les trois catégories ABC depuis le début de l‘année - qui dépasse la baisse enregistrée sur l‘ensemble de l‘année 2016 - s'établit malgré un recul marqué des inscrits à Pôle emploi non disponibles et donc non tenus de chercher un emploi.

Jusqu’à la mi-année 2017, le plan de formations supplémentaires des chômeurs mis en place sur la fin du quinquennat de François Hollande a artificiellement alimenté une baisse statistique: ces formations - des stages parkings pour nombre d'entre eux -  ne débouchent pas automatiquement sur des emplois. Les effectifs de la catégorie D (sans emploi pour cause de formation ou de maladie, par exemple), ont ainsi reflué de 0,7% sur un mois et chutent de 17,3% sur un an. Les sorties de stage pourraient donc produire un effet rebond du chômage.

Les tripotages des modes de calculs et les occultations de catégories  


Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"La catégorie E (en emploi, par exemple création d‘entreprise ou contrat aidé) pourrait avoir naturellement amplifié le phénomène de vases communicants vers les catégories ABC, du fait de la réduction du nombre d‘emplois aidés au second semestre. 
Le nombre d‘inscrits dans cette catégorie recule de 2,6% sur un mois et de 6,8% sur un an. Depuis le début de l‘année, plus de 87.000 personnes sont sorties de ces deux catégories.

Dans la seule catégorie A, toutes les catégories d’âge ont connu des progressions de leurs effectifs le mois dernier, qu‘il s‘agisse des jeunes (+0,4%), des 25-49 ans (+0,1%), ou des seniors (+0,5%).
Sur un an, le total des jeunes chômeurs s‘inscrit en baisse de 4,1%, celui des 25-49 ans stagne (-0,2%), tandis que celui des seniors progresse de + 3,3%.

Considérés comme des chômeurs de longue durée, les demandeurs d'emploi inscrits depuis plus d'un an à Pôle emploi sont en hausse de + 0,7%, à 2.506.000, et progresse de 3,5% par rapport à octobre 2016.
Leur proportion dans le nombre total de chômeurs est en hausse de 0,3 point, à 45,1%.

Permettant les comparaisons internationalesselon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage calculé par l‘INSEE est reparti en hausse au troisième trimestre, alors qu'il était orienté à la baisse depuis le printemps 2015.
Sur la période juillet-septembre, il s‘est établi à 9,4% de la population active en France métropolitaine et à 9% en incluant les départements d‘Outre-mer (hors Mayotte). Une exclusion justifiée par le fait que Mayotte enregistre le taux de chômage le plus élevé de France...
En 2016, Mayotte est devenu "le département français au taux de chômage le plus élevé", avec un taux de 27,1% de la population active, note l'Institut d'émission des départements d'Outre-mer (Iedom), dans son rapport annuel 2016 sur la conjoncture économique de l'île.

Désormais, le ministère du Travail et Pôle emploi ne diffuseront plus leurs données chiffrées que tous les trois mois à compter de 2018...

L’évolution en dents de scie du nombre de demandeurs d‘emploi a conduit Pôle emploi et la Dares (Direction de l'animation de la recherche, des études et des statistiques) qui produit des statistiques et analyses utiles au ministère du Travail de Muriel Pénicaud, à opter pour une publication trimestrielle de ces chiffres à compter de 2018, pour noyer dans la masse "des évolutions mensuelles qui sont du bruit plus que de l‘information", commentent les intéressés au maquillage politique de la réalité des faits.

Ce changement, "qui a été engagé bien avant le changement de gouvernement", insistent Reuters et Les Echos, mais bel et bien validé par Muriel Pénicaud, se situe dans la continuité des changements mis en œuvre en 2016, suite aux recommandations de l’Autorité de la statistique publique (ASP), autre organisme public français chargé -entre soi- de superviser la statistique publique... Il fait d'ailleurs écho au choix de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, de ne pas commenter cet indicateur, trop volatile et peu révélateur de l’évolution du marché du travail, selon elle, en accord donc avec son prédécesseur, Myriam El Khomri.
La ministre préfère s‘exprimer lors de points trimestriels sur la situation du marché du travail dans son ensemble - les "Rendez-vous de Grenelle" - dont le prochain est prévu en décembre.


Le gouvernement compte ramener le taux de chômage à 7% en 2022, notamment sous l‘effet de l‘assouplissement du droit du travail ou encore des réformes prévues de l‘apprentissage, de la formation professionnelle et de l‘assurance chômage.


Ce que ne dira pas Les Echos

Résultat de recherche d'images pour "chomage invisible"Ce sont 6.705.000 personnes qui sont privées d'emploi ou travailleurs occasionnels officieux, toutes catégories confondues, + 4.800.000 environ d'invisibles qui n'entrent pas ou plus dans les statistiques officieuses (chiffres détaillés ci-dessous).
Total : toujours + de 11 millions de chômeurs en France (fourchette basse), et autant de pauvres largement sous les seuils de pauvreté.

Un "chômage invisible" existe, mais il est tenu en dehors des statistiques.
Dans ces 6,705 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels, ne sont pas comptés :

1 000 000 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 1 820 000 environ de foyers (dernier chiffre connu), seuls 820 000 environs sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis (associations, collectivités locales, etc.) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein, donc si on parle en nombre d'individus c'est pire.

1.200.000 de foyers bénéficiaires de la prime d'activité (qui remplace le RSA activité et les fait sortir des statistiques RSA) environ, sur les 2,5 millions au total (dernier chiffre connu) de bénéficiaires (160€ en moyenne par foyer), sont en recherche d'emploi stable et non précaire.

+ encore 1.100.000 au bas mot, qui ne sont pas inscrits à Pôle emploi, sur les environs 2 millions de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, malgré une aptitude et un désir d'accès à un emploi adapté,  

+ encore 1.500.000 de Sans-droits, qui sont principalement :
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeurs d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. (quasi unique en Europe), favorisant délits, crimes, trafics, prostitution, esclavagisme moderne, radicalisations etc.
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer. Exemple, votre conjoint(e) perçoit 700€ d'allocation chômage, ou 810,89€ d'allocation adulte handicapé: vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 687€ par mois, si vous êtes non SDF.
- des bénéficiaires de pensions de reversions ( veufs, veuves ) de 55 ans et +, qui dépassent les plafonds du RSA (473,50€ pour une personne seule), et qui n'ont pas l'âge pour prendre leur propre retraite ou pour percevoir le minimum vieillesse (65 ans) qui s'appelle aujourd'hui "ASPA" (allocation solidarité aux personnes âgées), qui est récupérable sur le patrimoine, au décès.
- des bénéficiaires de pensions alimentaires qui dépassent les plafonds du RSA (plafonds 2 fois inférieurs aux seuils de pauvreté, une véritable honte).
- des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres (même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voire gratuits).
- des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeurs d'emploi en parallèle.
- des retraités qui cherchent un emploi, car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre (loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable.

Au final, tout bien calculé, on arrive à + de 11 millions de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
Sources : Rapport complet de la DARES de 13 pages (et non pas le simple communiqué de presse envoyé aux médias) : http://dares.travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/di-mensuel-1disbal.pdf


samedi 3 juin 2017

Nouvelle manifestation du mépris de Macron, pour les migrants, cette fois

Le président Macron suscite l’indignation avec une plaisanterie sur les Comoriens 

Le président de la République a déclenché un scandale avec une "mauvaise plaisanterie" sur les "kwassa-kwassa"

Le sens de l'humain d'un banquier
Ces frêles embarcations ne servent pas à pêcher, selon lui, mais à "amener du Comorien" à Mayotte. Or, c'est à bord de ces frêles embarcations qu'ont péri de nombreux migrants. Parce ce qu'il n'y voit qu'"un trait d’humour", certes "malheureux qui a pu blesser",  l’Elysée n'envisage pas d’excuses et raconte qu’Emmanuel Macron a "toujours eu une position très claire, faite de fermeté et d’humanité, sur le sujet des migrations dans l’Océan indien, qu’il connaît bien car il s’est rendu à la Réunion et à Mayotte avec des prises de position sur ce problème" - en passant - pendant sa campagne. 

L'entourage du président polémique
"C’est un mauvais procès qui lui est fait quand on connaît ses positions", se défend l’Elysée. Sa visite jeudi au Centre régional de surveillance et de sauvetage atlantique (Cross) d’Étel (Morbihan) a été filmée par le "pool" (en français, l'équipe) de journalistes accrédités, et diffusée vendredi dans l’émission Quotidien de TMC, chaîne de télévision généraliste française d'origine monégasque du Groupe TF1. 
La vidéo montre le chef de l’Etat échangeant avec des officiels, quand l’un d’entre eux évoque différents types d’embarcations: "Il y a des tapouilles et des kwassa-kwassa". "Ah non, c’est à Mayotte, le kwassa-kwassa", objecte alors le président Macron, avant de poursuivre, finement : "Mais le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent". 
Et d'insister : "Les tapouilles, c’est les crevettiers”. Les kwassa-kwassa sont régulièrement utilisés par des migrants de l’archipel indépendant des Comores pour gagner Mayotte, territoire situé à 70 km et devenu le 101e département français en 2011. 
Et de poursuivre le cours : "Rapportée à la population du département, la pression migratoire (y) est sans commune mesure avec l’immigration que connaît la métropole", relevait le député PS Erwann Binet dans un rapport parlementaire mi-2015. La population mahoraise, estimée à 220.000 habitants (chiffres de 2012, que beaucoup, localement, estiment très en-dessous de la réalité), compterait en effet environ 40% d’étrangers.  
L'aide médicale d'Etat (AME) permet aux immigrés en situation irrégulière de bénéficier de soins médicaux gratuits pendant un an (renouvelable). Mais pour en bénéficier, il faut justifier d'une résidence stable en France (y être installé depuis au moins trois mois) et ne pas avoir gagné plus de 9.631 euros [sic] l'année précédente.
Les migrants empruntent ces “kwassa-kwassa”, des embarcations de fortune, pour rallier les côtes mahoraises illégalement. En 2015, il y a eu plus de 19.000 reconduites à la frontière à Mayotte contre environ 20.000 sur le territoire métropolitain. Mais ces traversées occasionnent "entre 7.000 et 10.000 morts depuis 1995" d’après un rapport sénatorial de 2012. Un détail sujet à plaisanterie de Macron.
 
Les humilié(e)s réclament des "excuses publiques"

"Ce n’est pas parce qu’on dit que c’était pour rire qu’on n’a rien dit", a déclaré en Corse le chef de file LR pour les législatives, François Baroin, pour qui ces propos sont "choquants, encore plus quand on est président"Et de nombreux autres responsables ont réagi par tweets. 

"Si Sarkozy président avait prononcé cette phrase face caméra, le tollé aurait été gigantesque. 'Du' comorien [langage désobligeant d'un ..."lettré" passé par hypokhâgne et khâgne au lycée Henri-IV, certes en échec à deux reprises à l'écrit du concours d'entrée de l'École normale supérieure...]. 12.000 morts", s’est indignée l’ex-ministre écologiste Cécile Duflot. 

"Président du groupe d’amitié France-Union des Comores de l’Assemblée nationale, j’invite Emmanuel Macron à régler les problèmes locaux plutôt qu’à en rire", a déclaré le député PS de Seine-Saint-Denis, Daniel Goldberg, membre de la Gauche socialiste (GS), un courant du PS fondé par Jean-Luc Mélenchon et Julien Dray en réaction à "l'ouverture" du gouvernement de Michel Rocard, rejoints par plusieurs personnalités de l'aile gauche du Parti socialiste, notamment Marie-Noëlle Lienemann ou de la LCR comme Gérard Filoche. 

"Choquant, venant d’un président", a déploré Nicolas Dupont-Aignan, ex-candidat Debout la France à la présidentielle;
"indigne", selon le secrétaire national du PCF Pierre Laurent; 
une "blague douteuse", selon la députée européenne LR Nadine Morano; 
"il rabaisse la France", pour le vice-président du FN Florian Philippot. 

Candidat de la France insoumise à la législative dans la 4e circonscription de Marseille, port ouvert sur l'Orient méditerranéen, Jean-Luc Mélenchon a jaugé l'homme, estimant qu’ "il y a quelque chose de conscient chez lui. C’est une sorte de mépris de la classe… [notion marxiste] après ses propos sur les illettré(e)s [de Gad, abattoirs de la filière porcine bretonne], et d’autres encore"
"Il a une manière extrêmement désinvolte de parler de la mort des gens", a-t-il insisté. 
Plus tôt, au cours de son discours au Cours Julien, le leader de la FI a demandé au public d’observer une minute de silence. 

Des acteurs associatifs ont aussi dénoncé les propos du président Macron, "condamnés avec la plus grande fermeté" et qualifiés de "racistes et déshumanisants" selon le Conseil représentatif des Français d’origine comorienne.Nous demandons expressément des excuses publiques du président et qu’il prenne sa responsabilité sur cette tragédie", a demandé le président de cette association, Nassurdine Haidari, élu socialiste de Marseille où il est né en 1998. Selon lui, ces commentaires sont "dignes de la famille Le Pen. Et plus précisément de Jean-Marie Le Pen".
En 2011, excédé par la montée de l’islamophobie et la polémique des prières de rue, Haidari écrivit une tribune dans ...Le Monde, intitulée: "Et bien le musulman, il t’emmerde !". On dirait que Macron le lui rend bien...