"On ne peut pas se contenter d'adopter des compromis à reculons"
Pour Laurence Rossignol, sénatrice de l'Oise, également signataire de la lettre, "la question du vote à l'Assemblée ne se réglera pas avec des menaces et des gros yeux. Tous ces parlementaires qui vont devoir se prononcer, il faut les inscrire dans un processus ambitieux pour l'Europe".
"On ne peut pas se contenter d'adopter à reculons des compromis comme celui proposé aujourd'hui", décrypte pour FTVi Christian Paul, député de la Nièvre et signataire du texte. "On ne peut pas cimenter la gauche comme ça, avec un texte dont on sait qu'il n'a qu'une portée limitée", prévient-il tout en se défendant de faire "une offensive critique". Il avait pourtant assuré précédemment sa " conviction que le traité peut emporter une majorité s'il est éclairé par l'étape d'après". "Si les Français veulent adhérer, il faut que le dessein européen que présente la France soit clairement énoncé devant le pays à la veille de la ratification", avait-t-il poursuivi. "Il faut créer l'adhésion." Après quelques semaines, a-t-il renoncé ?
Or, parmi les signataires figurent des élus "n'ayant pas pris position sur le traité", comme Philippe Baumel (Saône-et-Loire). D'autres "sont enclins à le voter, car voter non n'aurait pas un débouché politique immédiat, c'est mon cas", a souligné Christian Paul.
C'est aussi l'un des angles d'attaque du Front de Gauche, dont les affiches "Non au Traité de l'austérité" ont recouvert certains panneaux annonçant les universités d'été dans la ville. Et la question qui divise les écolos d'Europe-Ecologie-Les-Verts, provocant même une altercation mardi 21juillet au cours de leur campus de rentrée.
Christian Paul (secrétaire d'État à l'Outre-mer auprès de Daniel Vaillant, ministre de l'Intérieur de Lionel Jospin, puis soutien de Désirdavenir Royal avant de passer dans le camp Aubry),
Laurence Rossignol (ex-trotskiste à la LCR, puis à l’UNEF-ID, au côté de Julien Dray, elle est sympathisante de Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Luc Mélenchon),
Pouria Amirshahi (ex-Iranien et président de l'UNEF-ID et de la MNEF, il est préféré en interne à Faouzi Lamdaoui pour être député des Français établis hors de France en juin 2012),
Philippe Martin (député aubryste du Gers),
Philippe Baumel (sur l'aile gauche du PS, proche d'Arnaud Montebourg en Saône-et-Loire, vice-président de la communauté urbaine Creusot-Montceau en charge du développement durable),
Brigitte Bourguignon (53 ans, native d'Outreau, proche de Martine Aubry et députée du Pas-de-Calais à la suite de Jack Lang),
Philip Cordery (ex du cabinet d'Henri Emmanuelli, alors président de l'Assemblée nationale),
Olivier Dussopt (arriviste flexible mais tranchant engagé au sein de Nouvelle Gauche avec Benoît Hamon, ex-porte-parole de la Ch'tite Brochen-Aubry aux primaires, député populiste de l'Ardèche, nommé secrétaire national du PS auprès de la 1re Secrétaire, Martine Aubry),
Daniel Goldberg (ex-responsable de SOS Racisme et député de Seine-Saint-Denis, proche de Fabius et Aubry),
Chaynesse Khirouni (nouvelle députée de Meurthe-et Moselle),
Axelle Lemaire (députée des Français établis hors de France (Europe du Nord)),
Arnaud Leroy (motion de Bertrand Delanoë et François Hollande au Congrès de Reims, député des Français établis hors de France (Espagne, Portugal, Monaco, Andorre) depuis 2012, bien que né à ...Lille),
Philippe Plisson (député de Gironde, condamné en 2005 à "six mois de prison avec sursis pour faux en écriture publique et usage de faux, peine assortie d'une mesure de privation des droits civiques, civils et de famille pour une durée d'un an: son collègue socialiste, Me Alain Anziani, sénateur de Gironde, insista auprès de la Cour d'Appel pour qu'elle évite la peine d'inéligibilité), Barbara Romagnan (députée féministe et tiers-mondiste du Doubs).










