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mardi 9 septembre 2014

Affaire Thévenoud: une enquête fiscale s'impose, selon l'UMP

Le fraudeur fiscal va-t-il s'exonérer comme ça ?
Christian Jacob a demandé qu'un contrôle fiscal soit diligenté contre le socialiste Thomas Thévenoud
Le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale a demandé ce mardi 9  que soit saisie la commission des infractions fiscales sur le cas du député PS Thomas Thévenoud "pour savoir s'il y a eu une fraude".
Cette commission est une autorité administrative indépendante, saisie par le ministre du Budget, pour des dossiers susceptibles de fraude fiscale. "S'il y a eu fraude délibérée, le ministre devra ensuite saisir la justice", a estimé le leader UMP. "Les informations penchent largement vers le fait qu'il y a eu fraude", plutôt que simples "négligences" présumées, étalées sur trois années, a -t-il ajouté.

Christian Eckert est le ministre délégué chargé du Budget auprès de mon beau Sapin, roi de Bercy, lequel n'a encore pas pris d'initiative en ce sens.

Qui est ce député PS de Saône-et-Loire, comme Montebourg ?

Janvier 2014 : "Les députés ont des obligations particulières" en matière de patrimoine. Suite à l'affaire Cahuzac, la haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) demandait aux parlementaires de remplir des déclarations d'Intérêt, rendues publiques en juillet. A cette occasion, la chaîne TF1 avait recueilli les propos de Thomas Thévenoud, qui déclarait : "Il faut que les parlementaires comprennent que les temps changent. Il faut aussi accepter que parce que nous sommes élus, nous avons des obligations particulières", tout en estimant que "l'on va assez loin dans les questions, je trouve"...
Ironie du sort, à l'inverse de la majorité des députés, la déclaration du sémillant Thévenoud -sorte de clone de son aîné- n'est pas disponible sur le site de la HATVP, la page lui étant réservée annonçait une "publication à venir" (ci-dessus).

Fin août 2014, le ministre de l'Economie, Arnaud Montebourg, avait qualifié Thomas Thévenoud de "meilleur", alors que ce dernier arrivait à la Fête de la rose à son invitation. Le lendemain, Manuel Valls écartait Montebourg du gouvernement. Le "meilleur" de l'entourage de Montambour se fit virer dans les 22 juillet 2013 : Thévenoud prônait "la recherche de l'exemplarité" des politiques pour "renouer la confiance"
Alors qu'il défend dans l'hémicycle le projet de loi sur la transparence de la vie publique, le député Thomas Thévenoud affirme que "cette loi s'intègre dans la recherche difficile, parfois chaotique, que mène cette majorité en faveur d'une République exemplaire". Il défend alors une "solution pour renouer un lien de confiance avec nos concitoyens", et y prône "la recherche de l'exemplarité des femmes et des hommes politiques que nous sommes"
VOIR et ENTENDRE le grimacier étaler sa "vertu apparente":
Il a bien parlé !

Juin 2013 : Thévenoud demande à Cahuzac de "dire les choses franchement"
Membre de la commission d'enquête formée après l'affaire Cahuzac, Thomas Thévenoud assurait, en juin 2013 sur LCP, attendre de l'ancien ministre du Buget qu'il "dise les choses franchement, avec sa vérité", ajoutant que "s'il a des choses à révéler, qu'il saisisse la justice". (Images : LCP et LeHuffPost).


Février 2013 : Thévenoud et son copain député jourant au Scrabble dans l'hémicycle
Les branleurs au travail en séance
Egalement révélateur, Thomas Thévenoud est l'un des deux députés à avoir été filmés en train de jouer au Scrabble sur son iPad avec son pote Jérôme Guedj, président du Conseil général de l'Essonne et "frondeur" exemplaire du PS, en pleine séance de l'Assemblée nationale.

Toute honte bue, les deux Pieds-Nickelés socialistes avaient justifié un dur labeur sous les ors de la République et avaient quasiment réclamé le bénéfice des dispositions sur la pénibilité des travailleurs...

Manuel Valls n'a plus qu'une "majorité de façade" à l'Assemblée

Le chef de file des députés UMP a donc pronostiqué que, soumis "aux coups de boutoir de Martine Aubry et des frondeurs", les jours du gouvernement Valls "sont comptés".

samedi 20 avril 2013

Hollande calme le jeu à Notre-Dame-des-Landes, mais pas avec la Manif pour Tous

Notre-Dame-des-Landes : les gendarmes se retirent de la zone 

L’Etat renonce piteusement à son aéroport dans l'état



Dix jours après la publication des rapports de trois commissions préconisant de nouvelles études sur le projet d'aéroport, les gendarmes ont abandonné la zone de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, pendant la nuit de vendredi à samedi, alors qu'ils maintenaient la pression sur les opposants au projet d’Ayrauport depuis fin 2012. Depuis octobre et l’évacuation d’opposants à l’aéroport, entre 150 et 200 militaires, des gendarmes, se relayaient en permanence à deux points de contrôle routier sur la zone d’aménagement différé (ZAD), surnommée "zone à défendre" par les adversaires du projet. 

Samedi 20, la préfecture de Loire-Atlantique a confirmé des témoignages donnés par des opposants à l’aéroport sur place. "Les gendarmes sont partis dans la nuit. On revient à un régime normal de présence de gendarmerie comme sur le reste du département", a déclaré un haut responsable de la préfecture.
"On est en train de réorganiser notre dispositif, c’est-à-dire que l’on tente une configuration qui ne soit plus une présence permanente des forces de l’ordre mais des interventions au coup par coup en cas de besoin", a expliqué le responsable de la préfecture.

Le gouvernement, en la personne de son préfet, Christian de Lavernée, "a souhaité envoyer ce signe", a-t-il ajouté.
Pour la forme et l'honneur, le retrait est soumis à des conditions comme l’absence d’entraves à la circulation, au travail des agriculteurs et à la possibilité pour les différents experts de faire les relevés scientifiques demandés dans les rapports des commissions. "Si on n’y arrive pas, on sera malheureusement obligés de revenir à la situation antérieure", a-t-il menacé.

De leur côté, entre 100 et 300 extrémistes de la gauche anticapitaliste se sont réinstallés dans des cabanes en plein milieu de la ZAD. Après une trêve de plusieurs mois, des affrontements ont opposé gendarmes et "zadistes" lundi, faisant trois blessés du côté des forces de l’ordre et au moins un du côté des opposants. Deux d’entre eux ont été interpellés.

Aucun signe en revanche en direction des opposants à la filiation homosexuelle qui ne renoncent pas à la suppression du projet de loi pour le mariage entre personnes du même sexe.

Il faut dire qu'à la différence des écolos radicaux, ils n'ont pas créé d'entraves à la circulation ni au travail.
Aux démonstrations de mépris du pouvoir socialo-écolo s'ajoute ainsi sa provocation
Certainescontestations françaises sont digne de l'écoute du président, pas d'autres !
Ni  ouverture de dialogue, ni proposition de référendum: est-ce de la haine ?

lundi 18 février 2013

Fiscalisation des allocs: Moscovici, c'est pas moi, c'est l'expert !

Moscovici n'assume pas une éventuelle taxation des prestations familiales

Le gouvernement compte se retrancher derrière les conclusions d'un rapport d'expert 

Un homme seul orientera le ministre avant qu'il ne se prononce sur une éventuelle taxation des prestations familiales, annoncée par le Premier président de la Cour des comptes: le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'est défilé lundi 18 févrie, se parant au passage de vertus insoupçonnées. "Je ne vais pas improviser là-dessus, a-t-il assuré, alors que le sujet est sur la table depuis plusieurs semaines.

"Il y a actuellement une mission qui a été confiée à un ancien président de chambre à la Cour des comptes, Bertrand Fragonard, LE grand spécialiste de ces questions sur la politique familiale, qui rendra ses conclusions au Premier ministre, et ensuite nous prendrons nos décisions", a déclaré Pierre Moscovici sur RTL. On a vu quelles décisions peuvent produire des juges d'instruction isolés, mais nous atteignons ici le degré zéro de la concertation... 


Bertrand Fragonard, éminence grise de Bercy, a géré les principales institutions de protection sociale : Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), délégation au RMI. Il a également été président du Haut conseil pour l’Assurance-maladie puis du Haut conseil de la famille. Il a plein la bouche de son gagne-pain: "Je suis convaincu que la protection sociale est une belle chose, une grande œuvre" ! Il soulignait que "la protection sociale en France représente 30 % de la richesse du pays." 
Et de dire aussi que "notre Sécurité sociale est égalitaire"...

La Cour des Comptes s'est déjà prononcée pour la fiscalisation
Optimisme militant...
Les mots extase, orgasme
et nirvana étaient excessifs ?
 

Le ministre de l'Economie et des Finances nous mène en pédalo



Tout se passera-t-il bien 
pour tous ?



Dans ce numéro de duettistes Moscovici faisait référence à une commission dont le président est membre de la Cour des Comptes. 

Or, Didier Migaud, le Premier président de la Cour de comptes a déà fait une proposition dans laquelle il a suggéré dimanche de taxer les prestations familiales pour augmenter les recettes de l'Etat.
"Les prestations familiales, les allocations familiales, le fait qu'elles soient fiscalisées ou pas, c'est un sujet qui peut être mis sur la table", a estimé Didier Migaud sur Europe 1. 

L'affaire est donc déjà pliée !
Migaud (PS), le compère de Moscovici (PS), peaufine sa prestation en étayant son propos : "On peut considérer que c'est une prestation qui rentre dans les revenus et qui peut d'une certaine façon être fiscalisée".

Tout ce qui entre dans les revenus de tous sera-t-il fiscalisé ?

1 Français sur 2 n'est pas imposable, faute de revenus suffisants: est-ce bien justifié quand des prestations familiales entrent dans leurs revenus aussi ? Comment les 500 000 sans-papiers de France qui, nous dit-on, n'échappent pas au fisc, seront-ils imposés sur leur travail au noir et sur leurs prestations sociales ?

Les clandestins qui manifestent notamment aux abords de l’Assemblée nationale, comme le 11 janvier 2013, accompagnent leurs revendications de menaces, accusant la France et les Français de "colonialisme barbare", les traitant de " voleurs" et de " tortionnaires ", seront-ils imposés sur leurs allocations ?

mercredi 20 avril 2011

Jack Lang, prochain Défenseur des droits ?


La gauche sabote cette simple éventualité

Le Parlement français a adopté le 15 mars les lois créant ce poste qui cumule les compétences de quatre autorités administratives indépendantes. La nomination de son détenteur doit intervenir avant la fin juin. Or, le socialiste Jack Lang est pressenti par Nicolas Sarkozy pour devenir ce futur Défenseur des droits, une nomination qui enverrait un signal d'ouverture politique, écrit Le Figaro mercredi.

Certains UMP craignent de prêter le flanc au attaques du FN

Selon Le Figaro, l'éventuelle nomination de Jack Lang, 71 ans, suscite des remous à l'UMP
, qui y voit un retour de l'ouverture politique vers des personnalités socialistes, un processus qui avait déjà vivement déplu à l'aile droite en 2007.

Le quotidien cite le député Louis Giscard d'Estaing, qui estime que sa nomination serait une "faute" dans la mesure où elle accréditerait l'idée chère au Front national selon laquelle l'UMP et le Parti socialiste seraient alliés. "J'ose espérer que Nicolas Sarkozy ne le nommera pas", dit-il.

L'opposition se dresse déjà contre cette concentration des pouvoirs

=> La gauche estime que le Défenseur des droits risque d'avoir moins de pouvoirs que les autorités supprimées
, le Médiateur, le Défenseur des enfants, la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde).

=> Le PS craint une relance de l'ouverture
La création du Défenseur des droits résulte de la révision constitutionnelle de juillet 2008, adoptée de justesse grâce au vote de Jack Lang, qui avait ulcéré l'opposition en s'alliant à la majorité présidentielle.
Jack Lang est en effet un ancien ministre cher au coeur du défunt président Mitterrand.
Personne n'a encore fait parler d'outre-tombe pour condamner cette nomination. Pas même l'héritière.

Pas de présomption d'innocence pour la presse d'opposition

"Cette nouvelle attribution consacrerait Lang, 71 ans comme l'un des plus actifs papys de la République. Et comme le socialiste le plus choyé par Sarkozy," écrit respectueusement un anonyme de Rue89 (site de Libération) qui aligne les sujets de griefs.

=> Nicolas Sarkozy sème la division à gauche en invitant l'ex-ministre de la Culture à rejoindre le « Comité Balladur », le groupe chargé de réfléchir à la « modernisation » et au « rééquilibrage des institutions ». Prix à payer : le bonasse Hollande le met moins de temps à le mettre à la porte du bureau national du PS que d'expulser Georges Frêche du parti.
Il soutient la réforme de la Constitution que le Comité Balladur a inspiré. On est en juillet 2008, à Versailles, où les parlementaires sont réunis en Congrès. La réforme passe, à deux voix près. Un seul socialiste a apporté sa voix : Lang. « Un choix courageux et très respectable », salue un Sarkozy.

Scénario similaire en mai 2009, à l'Assemblée nationale : au sein du groupe socialiste, Jack Lang est le seul député à voter en faveur du projet de loi Hadopi. Il explique :
« Je ne vote pas contre mon camp. Je vote pour un texte. » Ce qu'une intelligence moyenne socialiste ne peut comprendre est défendu par Robert Ménard face à la harpie Pascale Clark, sur France Inter: lire PaSiDupes

Quand ses camarades évoquent sa dernière fonction d'émissaire spécial du président Sarkozy,les galeux considèrent que "l'ancien acteur de la troupe universitaire de Nancy" [...] "s'est essayé à un nouveau rôle"...

Qu'il fait bon avoir des camarades socialistes !


vendredi 31 décembre 2010

Côte d'Ivoire: ingérence de Roland Dumas et Jacques Vergès

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo recrute deux avocats français pour sa défense

Roland Dumas, un ancien ministre des Affaires Etrangères de François Mitterrand, et l'avocat anti-colonialiste Jacques Vergès vont défendre Laurent Gbagbo.

Le chef d'Etat ivoirien contesté, chéri du PS depuis qu'il s'est déclaré opposant au « père » de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, Félix Houphouët-Boigny, est président depuis octobre 2000, et en une seule élection présidentielle...
Lors de leur visite jeudi à Abidjan, les avocats ont offert leurs services au président déchu et dévoilé leur stratégie à l'issu d'un entretien avec Gbagbo: feu sur la France et la "fraude".

Arrivés un peu plus d'un mois après l'éclatement de la crise provoquée par Gbagbo qui refuse de céder le pouvoir, l'ex-ministre socialiste et le sulfureux ténor franco-algérien maoïste du barreau ont été reçus pendant environ une heure et demie par L. Gbagbo au palais présidentiel.

Jacques Vergès, 85 ans

A la sortie de cet entretien, l'avocat né d'un père réunionnais et d'une mère vietnamienne,
- proche des sanguinaires Khmers rouges
- et pro-palestinien, connu pour avoir défendu Tarek Aziz, le Premier ministre irakien de Saddam Hussein,
- également le révolutionnaire Carlos, l'auteur d'attentats vénézuélien,
- mais aussi bien Slobodan Milosevic, le dictateur serbe,
ou le nazi Klaus Barbie, « le boucher de Lyon », condamné pour crime contre l'humanité en 1987, a aussi défendu l'homme fort d'Abidjan.

Et l'usurpateur ivoirien "est devenu un symbole" pour Me Vergès, car Laurent Gbagbo " représente une Afrique nouvelle, une Afrique qui ne s'incline pas ", " et c'est ça qui est intolérable pour les dirigeants français", a estimé devant la presse le père de Françoise Vergès, politologue féministe et militante pour la mémoire de l'esclavage et frère jumeau de Paul Vergès (élu communiste de La Réunion).

Roland Dumas, 88 ans

Cet ex-président du Conseil constitutionnel (1995-2000) nommé par son ami Mitterrand, mais contraint à la démission en 2000 pour sa mise en cause dans l'affaire ELF, et qui est à l'origine d'un avis favorable à l'immunité judiciaire du Président de la République, a expliqué que les deux avocats allaient "s'occuper" de la crise post-électorale. "Nous allons faire un Livre blanc et puis nous allons prendre la défense des autorités en place".

Selon lui, une enquête s'impose y compris pour les crimes et délits de droit commun.
"Plus nous avançons, (...) plus nous savons qu'il y a eu des fraudes au deuxième tour des élections", a-t-il affirmé.
L'ancien ministre reprend le discours du camp Gbagbo et accuse: elles sont survenues "dans des secteurs contrôlés" par Alassane Ouattara, reconnu président par la communauté internationale des états démocratiques, mais privé de l'essentiel des leviers du pouvoir et retranché dans un hôtel d'Abidjan, malgré sa victoire à la présidentielle.

Outre l'ex-puissance coloniale française, une grande partie de la communauté internationale appelle Laurent Gbagbo, président sortant, proclamé élu par son Conseil constitutionnel, à céder la présidence à son rival, déclaré vainqueur par la commission électorale. La crise post-électorale a été marquée par de graves violences, qui ont fait 179 morts depuis la mi-décembre selon l'ONU.
C'est en s'appuyant sur des pièces détenues par le Conseil constitutionnel installé par Laurent Gbagbo que Me Vergès affirme que son client est victime d'un "coup d'Etat électoral organisé par le représentant de la France et le représentant des Etats-Unis [d'Obama] en Côte d'Ivoire", lesquels auraient, selon lui, "pris par la main le responsable de la Commission électorale indépendante (CEI)"...

Dumas et Vergès stigmatisent l'ONUCI

En fin de journée, par pure compassion, les deux avocats se sont rendus à l'hôpital militaire d'Abidjan auprès des blessés.

Propagande du camp Gbagbo
Roland Dumas et Jacques Vergès étaient conduits par une avocate de Laurent Gbagbo, une militante présidente des "femmes patriotes", Geneviève Bro Grébé.


La télévision d'Etat RTI, contrôlée par le régime Gbagbo, ainsi que des journaux qui lui sont favorables ont affirmé que la patrouille avait tiré sur une foule et blessé des civils.

Les blessés ont été exposés aux caméras et présentés comme des victimes d'une patrouille de l'Opération des Nations unies en Côte d'Ivoire (Onuci), lors d'un incident mercredi dans le quartier populaire d'Abobo (nord).
Témoin dont L. Gbagbo veut le départ, l'Onuci est accusée d'avoir " poussé le bouchon très loin, jusqu'à aller tirer sur des personnes aux mains nues ", a accusé l'avocate de Gbagbo, promettant des "suites judiciaires".

Une intox

La mission onusienne a réfuté avoir tiré sur la foule et évoqué des tirs de sommation, alors que ses Casques bleus étaient encerclés. Elle a exprimé "son indignation devant les manoeuvres de la RTI destinées à inciter une partie de la population à la haine".

Menaçant, Me Vergès lance une grave accusation contre la France

"Une agression militaire est préparée -de longue date - par la France et les Etats-Unis, afin de placer un gouvernement fantoche en Côte d'Ivoire, comme dans tant d'autres pays où des gouvernements de tirailleurs servent les intérêts français et américains sans mot dire", estime-t-il, plein de haine, dans un entretien à Rue89, le 31 décembre 2010.

Me Vergès promet de déplacer le conflit ivoirien sur le territoire français
" Nous sommes venus à la demande du président Gbagbo, et parce que nous voulions nous informer de la situation pour ensuite agir en France."
Alors que le PS a largement aidé à l'installation de Gbagbo au pouvoir et qu'Henri Emmanuelli, député PS des Landes, continue de le soutenir, "agir en France signifie surtout tenir des conférences de presse et rendre compte de ce nous constatons sur place", annonce Me Vergès.

Devoir de mémoire

Laurent Gbagbo s'est personnellement occupé de faire prodiguer des soins médicaux, aussi bien en France qu'en Côte d'Ivoire, à Mohamed Diawara, ministre ivoirien qui fut mêlé à l'un des plus gros scandales financiers de l'Afrique contemporaine : le détournement de 6,5 milliards de francs CFA au préjudice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Ceao).
A qui ont-ils bien pu profiter au début des années 80 ?

Roland Dumas est un habitué des tribuaux

- Décembre 1997: affaires ELF et des frégates de Taïwan
La juge Eva Joly découvre la commission de 45 millions de francs versée par Alfred Sirven depuis les fonds d’Elf. Puis, grâce à une dénonciation anonyme, elle comprend que celle-ci est revenue à la maîtresse de l'ancien ministre de Mitterrand (mort en 1995), Christine Deviers-Joncour. Janvier 2003, Christine Deviers-Joncour est condamnée à 18 mois de prison ferme et 12 avec sursis, Loïk Le Floch-Prigent et Alfred Sirven sont condamnés à trois ans d’emprisonnement ferme, mais la Cour d'appel de Paris relaxe Roland Dumas.

- Roland Dumas a été condamné, de manière définitive, à douze mois d'emprisonnement avec sursis et 150 000 euros d'amende pour complicité d'abus de confiance, dans le cadre de la succession du sculpteur Alberto Giacometti, la Cour de cassation ayant rejeté son pourvoi le 10 mai 2007.

mercredi 24 novembre 2010

La colère 'off' de Sarkozy met ses détracteurs 'out'

Savoir si les bêtes galeuses de la gauche sont aussi bêtes que galeuses

L'Express rapporte que Sarkozy a passé un savon aux journalistes

Vendredi 19 novembre, dans la soirée, Nicolas Sarkozy a dit leur fait aux journalistes au cours d'une rencontre informelle. Le chef de l'Etat rencontrait la presse pour évoquer l'Afghanistan, en marge du sommet de l'OTAN à Lisbonne, quand il fut interrogé sur les derniers rebondissements dans l'affaire de Karachi. Le président releva qu'il avait été présenté, à tort et avec malice, comme "le trésorier" du candidat Edouard Balladur, pour la campagne présidentielle de 1995. "Vous dites n'importe quoi, vous ne vérifiez rien", conclut Nicolas Sarkozy à l'adresse des journalistes. Une parole impertinente lèse-presse: le monde à l'envers !

Suite du récit, dans L'Express
La scène se passe à l'étranger...
« Une question précise lui a ensuite été posée sur son rôle spécifique à l'époque (ministre du Budget, puis porte-parole du candidat Balladur), après que Charles Millon eut évoqué l'existence de rétrocommissions. Et c'est là que les choses ont dégénéré, lorsque le président a ciblé, au second degré, le journaliste qui l'a interrogé: "Vous êtes un pédophile, j'en ai l'intime conviction, j'ai vu les services secrets mais je ne vous dirai pas lesquels, j'ai vu quelqu'un mais je ne vous dirai pas qui c'est, et c'était oral. Mais j'en ai l'intime conviction, vous êtes un pédophile!" En s'exprimant de la sorte, Nicolas Sarkozy voulait dénoncer ceux qui parlent sans preuve.
La conversation a été enregistrée sur le circuit interne du sommet. Après le debriefing, l'Elysée a fortement insisté, dès lors que la conversation était off, pour que les bandes soient totalement effacées... L'Elysée qui dément les propos relatés: "Jamais le président de la République n'a insulté un journaliste en le traitant de pédophile", conteste son entourage. »

Qui se frotte à la presse se salit

LePost fait du buzz avec de la bouse, en titrant: « 'Amis pédophiles, à demain' : ce qu'aurait dit Sarkozy aux journalistes ». Ils sont, semble-t-il, conscients d'un problème qui semble leur échapper, mais ils font leur miel de toute ambiguïté malsaine, dans laquelle ils excellent. (lien LePost)
LePost publit en outre l'article d'un collaborateur. Il est intitulé: «Colère off de Sarkozy : et si le président avait tendu un piège aux journalistes ? » Plus vicieux que LePost, connais pas !

LePost cite aussi Mediapart qui titre: «Sarkozy à des journalistes: «Amis pédophiles, à demain», le 22 Novembre 2010 (ce qui signe le copié-collé de LePost !). Le site payant d'Edwy Plenel accuse ensuite impunément en ces termes, qui en disent long sur son honnêteté: « En marge du sommet de l'OTAN à Lisbonne, Nicolas Sarkozy, interrogé en off sur l'affaire Karachi, a une nouvelle fois dérapé. » Le lecteur doit bien en rester à ces saines affirmations, puisqu'ensuite Plenel fait payer pour en savoir plus long, à défaut de vérité...

Les compilateurs de LePost, qui citent d'ailleurs ces deux sources (lien L'Express), n'ignorent donc rien de la réalité des propos tenus. Le site Internet avatardu journal Le Monde joue ainsi le jeu infâme de la presse malodorante de caniveau.

Le site Causeur relève le niveau

Voici son article (lien):
« C’est sans doute le plus grand drame qu’ait connu notre profession depuis les chiens mitterrandiens aux obsèques de Bérégovoy : ainsi donc, le président aurait traité des journalistes de « pédophiles ».
C’est grave, c’est même très grave. Sauf que ce n’est pas tout à fait vrai. Tout d’abord, un bref rappel des faits, comme on dit dans le poste : Vendredi soir, en marge du sommet de l’Otan à Lisbonne, un journaliste reprend, en off, les accusations de rétro-commissions lancées par DDV contre Nicolas Sarkozy. Lequel lui répond, aussi sec : « Et vous, j’ai rien du tout contre vous. Il semblerait que vous soyez pédophile… Qui me l’a dit ? J’en ai l’intime conviction. Pouvez-vous vous justifier ? ». Après avoir poursuivi sa démonstration devant un petit groupe de confrères, il a conclu l’entretien en lançant à la cantonade « Amis pédophiles, à demain ! ». La scène enregistrée par des techniciens portugais est aujourd’hui mise en ligne sur le site de nombreux journaux. Sans nous dire si c’est la version enregistrée par les techniciens zélotes de l’Otan qui défile ou si c’est un journaliste offusqué mais prévoyant l’a enregistré sur son iphone qui a balancé le fichier… Bref. Quoiqu’on en dise la conférence de presse off mérite quelques remarques.

Le « off », c’est notre secret de la confession à nous : gardons-le !
Primo : on est off, et le off a vocation à rester secret, tous comme les services du même nom (On verra plus tard que pour une fois, ma comparaison n’est pas gratuite). On accuse suffisamment –et à juste titre- les politiques de parler mieux la langue de bois que l’anglais, voire le français, pour ne pas tarir cette source-là. C’est notre secret de la confession à nous, par pitié gardons-le, ou alors faudra se contenter pour écrire nos papiers des pensums des attachées de presse ou des communiqués poétiques de Claude Guéant. Et ce faisant, il va falloir que nous autres, journalistes, on arrête aussi rapidement les blagues, les bourdes, les propos de comptoir et les rumeurs au bistrot ou dans les avions officiels avec ceux que l’on fréquente. L’outing de notre mauvais esprit risquerait aussi de faire des dégâts. Et d’atteindre notre crédibilité… Je sais de quoi je parle, j’aime les blagues. Surtout si elles sont mauvaises.

Secundo : on n’est pas dans le registre de l’injure ou de la dénonciation calomnieuse mais dans celui du cynisme ou de la métaphore un rien crispée et sans doute mal choisie. Mais dans la série Sarkozy est brutal-et-vulgaire, on a eu l’occasion de s’habituer je le crains depuis trois ans.

Tertio: s’il est raisonnable de penser que le président a chargé la barque pour être sûr de bien se faire comprendre, voire pour intimider un brin ses amis de la presse, on peut aussi estimer qu’il les a délibérément baladés. Il arrive que le journaliste soit parfois prévisible (si vous ne me croyez pas, ouvrez un canard au hasard) et il n’est pas exclu qu’en trente ans de vie politique, Nicolas Sarkozy ait eu le temps de s’en apercevoir. En leur servant cette provoc pur sucre, et en anticipant les réactions en chaîne qui allaient suivre, il a carrément dicté aux éditorialistes et à leurs supplétifs humoristes leurs copies du lendemain. Un peu, un peu beaucoup, même, comme il l’avait déjà fait au moment où il avait reçu les députés UMP début novembre, expliquant sa baisse de popularité par cette tirade : « j’ai un super job, une super femme, alors forcément les Français me le font payer », largement commentée dans les gazettes, sur le thème ce président se fout de nous (les journalistes surtout). Ce qui est sans doute vrai. [Ils ont ce qu'ils recherchent, non? La version Sarkozy de la réponse du berger à la bergère de la presse insolente, en quelque sorte ]

[Vient ensuite ce qui importe réellement]
Mais là, les enjeux sont autrement importants. A côté des 11 victimes françaises de l’attentat de Karachi, toutes les affaires que ce quinquennat a connues jusque là sont infinitésimales. Il n’est absolument pas certain que le roman-feuilleton des rétro-commissions pakistanaises et putativement balladuriennes ait comme uniques méchants les ex-balladuriens et comme chevaliers blancs, les ci-devant chiraquiens. Tout d’abord, parce que c’est avec les chiraquiens d’hier qu’on fait certains des meilleurs sarkozystes du jour (on pense à Juppé, mais Fillon a aussi quelques chromosomes chiraquiens). Et ensuite, il n’est pas dit que les supposés chevaliers blancs se retrouvent un jour au pilori, à force de coups tordus (Clearstream, vous vous souvenez ?).

Si rien n’atteste donc pour l’instant la culpabilité par raccroc des Balladur boys dans cette affaire, il est patent, en revanche, que le plus illustre d’entre eux est décidé à utiliser tout son pouvoir – qui n’est pas négligeable- pour la faire enterrer. Sinon comment comprendre son refus de déclassification de pièces classées secret défense, celui du président de l’Assemblée nationale Bernard Accoyer de prolonger la vie de la mission d’information parlementaire consacrée à l’attentat de Karachi, sans oublier le rejet de la demande du juge d’instruction Marc Trédivic de se voir confier les PV d’audition de ladite mission et la phrase du président de la République qualifiant les soupçons sur Karachi de « fables »… Les manœuvres et autres contrefeux n’ont pas manqué ces derniers temps.

Mais à la force, le président sait adjoindre la ruse. Un peu à la façon d’Alfred Hitchcock, qui commentant la scène du champ de maïs dans La mort aux trousses, concluait goulûment « Jusque-là les réalisateurs ont fait de la direction d’acteurs, moi je fais de la direction de spectateurs », le président s’est malicieusement imposé comme directeur de rédaction, de toutes les rédactions.

Il suffisait pour ça d’attirer les médias dans la direction voulue avec un énorme pot de confiture. Les journalistes ne sont pas des pédophiles, ce sont de grands enfants … » [Encore qu'au même titre que l'Eglise, la presse doit bien aussi comporter son lot de pédophiles. Mais c'est une autre histoire...]
Muriel Gremillet, le 24 novembre 2010 (lien)

Il n'est pas sûr que les 'grands enfants' fétides apprécient l'ironie de cet article qui les fustige gentiment. Mais comment se reconnaîtraient-ils ces politologues-maison, ces experts auto-proclamés et ces "décrypteurs" arrogants qui s'arrogent le droit de nous expliquer, c'est-à-dire de commenter l'actualité, pour mieux manipuler l'opinion ? Ajoutés aux responsables politiques qui croient pouvoir parler en notre nom après une petite (demi-) heure hebdomadaire passée sur le marché local, nous avons fort à faire pour penser par nous-mêmes.

jeudi 9 septembre 2010

Retraites: Sarkozy en dit plus sur les concessions promises

L'opposition parle aussitôt de recul sur la pénibilité

La gauche n'obtient que ce qui lui était promis

Le pouvoir s'était dit prêt à discuter certains points de son projet de réforme.
Nicolas Sarkozy confirme que la pénibilité est ouverte à la discussion, alors que l'âge légal de la retraite passera bien de 60 à 62 ans.

Pour faciliter une sortie de crise digne et éviter les débordements des syndicats représentatifs par les extrémistes, le Chef de l'Etat a précisé jusqu'où il pouvait aller pour garantir l'avenir des régimes de retraite.

Le gouvernement avait promis des avancées bien avant la mobilisation organisée mardi 7 septembre contre la réforme des retraites. Dans un communiqué diffusé par l'Elysée, le président de la République, Nicolas Sarkozy les a précisées, se disant «attentif» aux préoccupations des manifestants. « C'est une réforme essentielle. Il est donc normal qu'elle suscite des inquiétudes et des mobilisations importantes, comme cela a été le cas hier. Les organisations syndicales sont dans leur rôle lorsqu'elles appellent à des manifestations ou à des grèves. Je suis attentif aux préoccupations qui sont ainsi exprimées », a dit le chef de l'Etat.

Pénibilité

Le texte originel prévoit que les personnes reconnues en incapacité au taux de 20% ou plus pourront continuer à partir en retraite à 60 ans. La nouvelle mouture prévoit d'accorder également ce droit aux salariés dont l'incapacité est comprise entre 10% et 20%, à condition qu'une commission constate que ces salariés restent soumis à des facteurs de pénibilité. Concrètement, « avec ce seuil, on inclut les troubles musculo-squelettiques de la caissière qui scanne des articles ou de la secrétaire qui tape à l'ordinateur toute la journée, ou le mal de dos du manutentionnaire», illustre une source élyséenne. Cette commission sera
« pluridiciplinaire », c'est-à-dire qu'elle incluera des médecins, des ergonomes mais aussi, sans doute, des partenaires sociaux - un point à préciser par décret, après une nouvelle consultation des syndicats.
COÛT: 300 millions d'euros par an, pour un nombre estimé de 20.000 bénéficiaires supplémentaires chaque année. Cette somme à la charge de la Caisse accidents du travail-maladies professionnelles. Autrement dit, des entreprises, puisque cette branche de la Sécu est exclusivement financée par des cotisations patronales - or le gouvernement n'entend pas que cette branche, grosso modo à l'équilibre financier, s'installe durablement dans le déficit.

Accord d'aménagement de fin de carrière

Les branches professionnelles et les entreprises pourront signer des accords d'aménagement de fin de carrière (temps partiel, tutorat...) pour les salariés exposés à des facteurs de pénibilité (travail de nuit, port de charges lourdes, exposition au bruit ou à des produits chimiques, tâches répétitives...). Rien d'obligatoire, mais les branches signataires bénéficieront d'une aide financière publique. « Un peu comme la loi Robien ».

Pas question toutefois que ces accords prévoient une cessation d'activité anticipée : l'exécutif ne veut pas recréer créer de nouveaux régimes spéciaux. Enfin, les agriculteurs pourront bénéficier du dispositif pénibilité.
COÛT: le «fonds public expérimental» pourrait être doté par l'Etat de quelques dizaine de millions d'euros.

Médecine du travail

La prévention de la pénibilité sera intégrée aux missions des services de santé au travail. Le gouvernement devrait aussi accepter un amendement parlementaire les dotant d'une gouvernance paritaire (patronats-syndicats), alors que jusqu'ici ils dépendent uniquement des chefs d'entreprises.

Enfin, les entreprises ne se dotant pas de plans de prévention de la pénibilité seront frappées d'une pénalité représentant 1% de leur masse salariale.

Carrières longues

Une exception sera faite au principe selon lequel les modifications de règles du jeu en matière de retraites s'appliquent toujours par année de naissance. Aménagement complexe mais aux conséquences très concrètes pour les personnes ayant commencé à travailler avant 18 ans et nées avant 1960. Exemple cité par la présidence de la République: un homme né en 1953 et ayant travaillé sans interruption depuis ses 16 ans peut actuellement partir en retraite à 58 ans. La réforme aurait dû repousser cette possibilité à ses 59 ans ; ce sera finalement 58 ans et quatre mois.
COÛT : 350 millions au total, d'ici 2018.

Polypensionnés

Les personnes ayant passé moins de 15 ans dans la fonction publique et le reste de leur carrière dans le privé sont jusqu'ici « transférées » dans le régime général (Cnav) pour toucher leur retraite. Avec une double conséquence: l'impossibilité de bénéficier du calcul de la pension sur les six derniers mois de salaire, et un désagréable rappel de cotisation de la Cnav. Cette question des « titulaires sans droits » sera largement atténuée en ramenant à deux ans la durée de travail dans l'administration nécessaire pour toucher une retraite de fonctionnaire.

Les autres cas de personnes ayant cotisé à plusieurs régimes au cours de leur carrière feront seulement l'objet d'un rapport, pour recenser les gagnants et les perdants d'une éventuel le harmonisation des règles.
COÛT : neutre pour les finances publiques, selon l'Elysée.

Fonctionnaires mères de trois enfants

Celles qui disposeront de 15 ans de service conserveront la possibilité de partir en retraite à tout âge, avec les mêmes conditions financières qu'actuellement, à condition d'être à moins de cinq ans de l'âge de la retraite dans leur catégorie (60 ans en général, mais 50 ou 55 ans chez les policiers et les aiguilleurs du ciel, des hyperprivilégiés ...) au moment de l'entrée en vigueur de la loi. Cette possibilité sera ensuite supprimée, comme prévu.
COÛT : 200 millions d'euros par an, pour un nombre total de 25000 bénéficiaires environ.

Parmi les laissés pour compte, les enseignants

On les aime bien les nazes, mais aucune pénibilité n'est reconnue à cette profession bien lotie en congés et qui travaille ...assise !

Tant pis s'il leur est interdit de tourner le dos à leurs têtes blondes et frisées et s'ils ont de belles notes de teinturier, en encre et en crachat, de garagistes, en carosserie et en pneumatiques, ou d'hôpital, en dépressions et en points de suture...

jeudi 22 juillet 2010

Assemblée Nationale: A. Montebourg n'apparaît qu'avec les caméras ?

Papillon rose attiré par la lumière des projos

Buffet et Montebourg, épinglés parmi les députés les plus sanctionnables à gauche

Le rénovateur du PS est encroûté dans ses vilaines habitudes

Bien que - depuis juillet 2008 - le rôle des commissions ait été considérablement renforcé par la Loi constitutionnelle de modernisation des institutions de la Ve République, 93 députés dilettantes sont passibles de sanctions pour absentéisme répété lors des travaux en commissions, selon une étude du collectif Regards citoyens.
Le nouveau règlement de l'Assemblée (article 42, alinéa 3), adopté dans la foulée de la révision constitutionnelle de 2008, a en effet mis en œuvre des sanctions en décembre 2009, et les députés absents plus de deux fois par mois, en commission le mercredi matin, se font ainsi ponctionner une retenue financière égale à 25% de l'indemnité de fonction, qui s'élève à 1.400 euros sur un total de 7043,69 euros d'indemnité. Les plus réfractaires au travail parlementaire encourent des sanctions allant de 353 à 2119 euros en fonction du nombre de réunions manquées sans justification.
Selon une source parlementaire, «10 à 20» députés «par mois» se font pointer, soit une fourchette de 70 à 140 députés depuis l'entrée en application de ces sanctions.

Et au top sept des fantômes du Palais Bourbon, classé immédiatement après François-Xavier Villain (non inscrit, divers droite) et Marie-Josée Roig (UMP) avec 1766 euros de retenue, les plus gros contributeurs à la politique d'économies sont Arnaud Montebourg (PS), David Douillet (UMP), Renaud Muselier (UMP), Michel Vauzelle (PS) ou encore Marie-George Buffet (PCF): les élus 'nantis' ne sont pas à 1.000 ou 1.400 euros près.
Il est d'ailleurs tout à fait vraisemblable que Buffet et Montebourg souhaitent apporter leur quote-part à la rigueur. «La somme de ces sanctions représenterait 52.986,38 euros d'économies possibles pour l'Assemblée», indique le collectif.
Lire PaSiDupes sur la suspension des allocations aux parents d'élèves défaillants

L'amer Mamère, expert en « république bananière », se retiendra-t-il de fustiger Nono Montebourg, Michel Vauzelle et MG. Buffet, alors que c'est en commission que s'établissent la plupart des grands et difficiles compromis dont débattent les députés pour défendre les amendements de leur groupe.

Montebourg confond-il 'activisme' et 'activité' ?

Des téléspectateurs trompés sur l'assiduité réelle du paradeur ?
L'activité de ce député socialiste vibrionnant à la vue des micros et caméra retomberait en fait aussitôt les projecteurs éteints. Le m'as-tu-vu apparaît souvent dans la lumière, mais s'éclipse à la chute du jour.

Arnaud Montebourg ferait-t-il donc illusion ?
Si on en croit cette étude conduite par l'association "Regards citoyens", composée de jeunes observateurs de la vie parlementaire, le député socialiste figure dans la liste des députés les moins actifs.
Il suffirait donc d'obtenir un siège sur la trajectoire des caméras pour tromper son monde. Il faut dire que sa concubine – la journaliste Audrey Pulvar (France Inter et i>tele - peut aisément lui arranger le coup. Lien PaSiDupes

Cumulard dépassé
Toutefois, A. Montebourg, député depuis 1997 de la 6éme circonscription de Saône et Loire et d'un cheveu brushé à la dernière législative s'agite passablement. Il est même au four et au moulin.

=> Elu en mars 2008, conseiller général du canton de Montret, il préside aussi le Conseil général depuis plus de deux années.

=> Au sein du parti socialiste, Arnaud Montebourg est de surcroît secrétaire National chargé de la rénovation (et de la préparation des primaires)...

=> Interrogé sur le non-cumul des mandats
Montebourg avait répondu qu'il n'entend rien lâcher et "qu'il préférait conserver les fonctions de Président du Conseil général "…
Les prochaines législatives ne se dérouleront qu'en 2012, et Arnaud Montebourg cumule toujours bien ses fonctions de parlementaire, d'élu local et au sein du PS national.
Lire PaSiDupes
Et sa présence effective à l'Assemblée, direz-vous?
Celle de l'éclipse de la face de la lune.

mercredi 14 avril 2010

PS: Aubry cherche comment mater Georges Frèche

Le bureau national veut reprendre en main le Languedoc-Roussillon

Un mois à peine après avoir encaissé l'élimination au premier tour de sa candidate Hélène Mandroux aux régionales, la direction du parti a mis en place une commission pour remettre de l'ordre dans ses fédérations, mardi soir, suite à la dissidence des socialistes restés sur les listes de Georges Frêche (à gauche, appuyé sur sa canne vivante, le dissident Navarro)

Le Languedoc-Roussillon en sursis

Cette commission spéciale anti-Frêche a pour mission de régler la situation complexe dans la région.


Son objectif officiel vise à «permettre de retrouver le chemin du dialogue, de la réconciliation et de la rénovation dans l'ensemble du Languedoc-Roussillon». Elle sera placée sous le contrôle direct de François Lamy, le bras droit de Martine Aubry.

Déjà exclu du parti, l'affreux Jojo (DVG) s'était vu opposer une liste concurrente présentée par le PS, après des propos antisémites visant le camarade Laurent Fabius. Lire PaSiDupes
Président sortant de la région, Georges Frêche avait été facilement réélu. Mais, en connaissance des statuts du parti, ses 58 colistiers, qui avaient choisi de rester sur la liste de Georges Frêche, s'étaient exclus eux-mêmes du PS pour une durée de deux ans. Or, parmi eux, figurent des poids lourds locaux : deux sénateurs, deux présidents de conseil général, cinq premiers secrétaires fédéraux et plusieurs maires.

Sauver la marionnette Mandroux

La direction du PS se juge en position de force pour reprendre en main ses fédérations.
Le 31 mars dernier, un allié de Georges Frêche, Didier Codorniou, a en effet été débouté par la justice devant qui il avait dénoncé l'investiture socialiste d'Hélène Mandroux. Selon lui, l'acte était contraire aux statuts du PS. Confortée par la justice, la Rue de Solferino veut désormais pousser son avantage et forcer les dissidents à rentrer dans le rang. «Nous allons remettre de l'ordre. D'abord, en faisant voter les militants pour redésigner des premiers secrétaires fédéraux et des équipes fédérales. Ensuite, nous examinerons le comportement des fédérations pendant le vote», indique un proche de Martine Aubry.

=> L'une d'entre elles sera plus particulièrement observée : l'Hérault.
La direction du PS dispose d'une carotte : le prochain scrutin sénatorial. «Pour l'instant, les dissidents sont exclus pour deux ans. Sauf peut-être ceux qui se montreraient sages et qui pourraient peut-être être investis», indique-t-on en soulignant l'usage massif du conditionnel. D'ici là, le PS a le temps.

=> Sa priorité est de protéger Hélène Mandroux
Le parti a envoyé la maire de Montpellier défier Georges Frêche. Depuis, dans son conseil municipal, elle subit le harcèlement d'une majorité frêchiste. Or, pendant les régionales, le potentat du Languedoc-Roussillon avait menacé de la faire débarquer après les élections. Il n'est pas encore passé à l'acte.

Duel Aubry-Frêche

Contestée, le Premier secrétaire doit mater les frondeurs


Tout au long de la campagne des régionales, le baron régional s'est violemment opposé à Aubry. De son côté, la première secrétaire a préféré «sacrifier» le Languedoc-Roussillon plutôt que de se satisfaire d'une victoire de Frêche en se pinçant le nez. La passe d'armes entre les deux n'est donc pas terminée.

À l'issue des régionales, Frêche avait ainsi annoncé une tournée «anti-Aubry» partout en France.
La grande purge socialiste
Dans la chasse aux sorcières socialistes, Gérard Collomb est le prochain sur la liste noire du bureau national.

jeudi 28 janvier 2010

Le démocrate Obama dépassé par les déficits

En plus des 10% de chômeurs

L'effet Obama ?

Pour endiguer la crise économique internationale, l'icône américaine des socialistes français avait injecté des tombereaux de dollars dans l'économie, faisant l'admiration de nos archaïques hexagonaux. Aujourd'hui, Barack Obama ne sait plus comment contenir les déficits.

Qu'a-t-il fait depuis mars 2009 ?
« La performance économique du dernier trimestre de 2008 a été la pire des 25 dernières années », a noté le président Obama dans un discours prononcé au département des Transports. L'économie américaine s'est contractée de 6,2 % au dernier trimestre, sans que, de ce côté de l'Atlantique, la Rue de Solférino ne prenne la mesure de la crise. « Et franchement, le premier trimestre de cette année ne promet guère d'être meilleur », a-t-il pourtant admis alors.

Alors, son programme TALF, placé sous la responsabilité de la Réserve fédérale et du département du Trésor, a été créée en ...novembre. Il permit alors d'injecter dans l'économie la somme minimale de 200 milliards, mais celle-ci devait pouvoir être portée à 1000 milliards de dollars, selon l'évolution de la situation. Le PS français était subjugué.

2010 - Un an plus tard, le président Barack Obama a pris acte mercredi de l'état préoccupant des finances publiques américaines et annoncé la création, par décret présidentiel, d'une commission chargée de trouver des solutions aux déficits. En France se réunit dès aujourd'hui mercredi une conférence sur les déficits, mais l'opposition de gauche la boycotte. Dans l'intérêt de la France et des Français. Et tandis que le démocrate Obama rameute les acteurs politiques américains, la Ch'tite Aubry, qui s'estime constructive, a déclaré cette semaine que «Sarkozy est en panne de solutions».

Mais où en est donc l'Amérique d'Obama ?
"Si nous ne prenons pas de mesures fortes pour réduire notre dette, cela pourrait nuire à nos marchés, augmenter le coût de l'emprunt et menacer notre reprise", a déclaré le président démocrate américain, lors de son discours sur l'état de l'Union devant les deux chambres du Congrès réunies au Capitole.
"Ce ne sera pas un de ces machins de Washington censés nous faire croire que nous avons résolu un problème. La commission fournira un ensemble spécifique de solutions dans un délai fixé", a-t-il ajouté en critiquant au passage les sénateurs qui ont bloqué au Congrès une proposition similaire.

Démocrate ou socialiste, cherchez la différence

  • A la différence des poseurs de lapin français qui ont une solution à tout, Obama n'est pas en mesure de proposer d'importantes mesures de réduction des déficits: il en est seulement à dégager des priorités. A la différence de nos socialistes abstentionnistes, son opposition républicaine n'envisage pas de boycotter les travaux de recherche de ces solutions.
  • A la manière de nos abstentionnistes hexagonaux, Barack Hussein préfère affirmer -douze mois plus tard- qu'il a hérité d'une situation financière difficile des mains de son prédécesseur Georges Bush, plutôt que de prendre la mesure de la crise économique internationale et de reconsidérer sa propre politique.

    Obama, sur le point d'imiter Sarkozy ?

    Le déficit budgétaire américain a atteint 1.400 milliards de dollars pour l'année fiscale 2009, soit près de 10% du PIB (produit intérieur brut), et devrait être de 1.350 milliards en 2010, selon la commission du budget du Congrès.

    => En France, le déficit public atteint 5,6% du PIB
    Le gouvernement table désormais sur une contraction du PIB de 1,5% en 2009 et une croissance de 1,0% en 2010. L'inflation s'établirait à 0,4% en 2009 et 1,4% en 2010. Il prévoyait jusqu'alors une croissance de +0,2 à +0,5% en 2009 et un déficit public, qui comprend les déficits de l'Etat, des organismes de sécurité sociale et des collectivités locales, à 4,4% du PIB. La consommation des ménages a bien tenu en 2009 et le moral des consommateurs français s'est légèrement amélioré en janvier 2010. Sur le front du chômage, le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, a pour sa part évoqué une "bonne" tendance en décembre.

    => Aux USA,
    => Barack Obama a proposé un gel de certaines dépenses budgétaires pendant trois ans pour économiser 20 milliards de dollars dès l'année fiscale 2011.

    => Il aimerait supprimer les exemptions fiscales (les "niches"?) pour les compagnies pétrolières, les gérants de fonds d'investissement et les Américains dont le revenu dépasse 250.000 dollars par an. "Nous ne pouvons pas nous le permettre", a-t-il souligné, promettant de recourir si nécessaire à son veto pour faire appliquer ces décisions.

    => Il a en revanche renouvelé son engagement à prolonger les baisses d'impôts dont bénéficient les familles gagnant moins de 250.000 dollars annuels.

    => Le gel des dépenses publiques n'affectera pas la sécurité nationale, la sécurité sociale (retraites) et les programmes Medicare et Medicaid qui fournissent une assurance-santé aux plus pauvres et aux personnes âgées, a promis Barack Obama, qui présentera lundi son projet de budget pour l'année fiscale 2011.
    "Les familles de ce pays se serrent la ceinture et prennent des décisions difficiles. Le gouvernement fédéral doit faire de même", a déclaré le président américain, un brin populiste.

    Que celui qui y trouve une idée des socialistes français lève la main.
    Le PS ne fanfaronne plus; il se drape dans son indignité boudeuse et se tient sur son quant-à-soi. Désemparé. Inutilisable.