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mardi 14 avril 2020

Le candidat démocrate Joe Biden, accusé d’agression sexuelle

L'agression sexuelle remonte à l’époque où le vice-président d'Obama  était sénateur 

Une ancienne collaboratrice accuse d’agression sexuelle le candidat du Parti démocrate, à l’époque où il était sénateur du Delaware

Biden2Depuis un an, Tara Reade  ne cesse d'évoquer le temps où elle travaillait pour Joe Biden, lorsque celui-ci était sénateur du Delaware, un état de la côte des Etats-Unis. Il l'a été sept fois en 36 ans, entre 1973 et 2009.
Les faits se situent dans les années 90, alors que le candidat à la Maison Blanche, âgé de 77 ans, était remarié. Aujourd’hui, la plaignante l’accuse de l’avoir agressée sexuellement à cette période. 

Après l’avoir dénoncé une première fois en 2019 avec sept autres femmes, dans la foulée de l'affaire Weinstein, pour des "contacts inappropriés",  cette ancienne collaboratrice a déposé une plainte à l’encontre du candidat démocratejeudi 9 avril à Washington, révèle l’agence AP.

Biden avait 51 ans à l'époque de l'agression présumée 

Tara Reade avait 22 ans quand Joe Biden l’aurait agressé en 1993, raconte-t-elle au New York Times, précisant qu'il l'aurait plaquée contre le mur d’un bâtiment du Sénat et aurait passé la main sous ses vêtements pour la pénétrer avec ses doigts. Cette dernière, née en 1971, explique qu’aucun témoin n’a assisté à son agression mais qu'elle s'est confiée à un ami. Au journal, celui-ci a assuré de manière anonyme se souvenir de cette confidence

Embauchée en décembre 1992, selon le New York Times, et aujourd'hui âgée de 49 ans, l’ancienne assistante de Joe Biden affirme également avoir déposé plainte au Sénat l’année de son agression, mais signale qu'elle n’a jamais retrouvé de trace de celle-ci.

Parole contre parole

L’équipe du candidat dément ces accusations: tenait-elle la chandelle ?
Biden4
L’équipe de campagne du candidat, elle, nie ces allégations en bloc. "Le vice-président Biden a consacré sa vie publique à changer la culture et les lois concernant les violences faites aux femmes. (…) Ce qui est clair à propos de cette affirmation : elle est fausse. Cela ne s’est absolument pas produit", a déclaré la directrice adjointe de la campagne du démocrate, dans un communiqué transmis aux rédactions du New York Times et du Washington Post, deux journaux marqué à gauche: ils sont l'un et l'autre détenus par le milliardaire - et libertarien - Jeff Bezos, propriétaire d'Amazon. 

Les sept autres victimes présumées du candidat ont affirmé croire à la version de Tara Reade. Sollicitées par le New York Times, elles n’ont pas eu de nouveaux éléments à ajouter. 

L’an dernier, Joe Biden avait reconnu les accusations des huit femmes, assurant que ses intentions étaient... bénignes et promettant d’être "plus attentif et respectueux" à l’avenir, raconte le journal américain. 

Présidentielle américaine 2020 : Bernie Sanders annonce son ...
Désormais seul candidat démocrate en lice depuis l’abandon de Bernie Sanders, ci-contre à droite, Joe Biden a néanmoins été déclaré vainqueur de la primaire en Alaska samedi 11 avril au soir. Le candidat et ancien vice-président s’attend désormais à recevoir le soutien de Barack Obama, bien que, le 10 octobre 2017, avec Hillary Clinton et Michelle Obama, il ait dénoncé le comportement alors seulement allégué de Weinstein.

Les activistes féministes américaines du mouvement #MeToo se sont montrées étrangement moins vindicatives. 
En France, le mouvement #BalanceTonPorc ne se sent pas concerné et la journaliste de la Lettre de l’audiovisuel, l’une des "briseuses de silence" désignées par le magazine Time comme l’une des 'personnalités de l’année' 2017, Sandra Muller reste confinée...

samedi 22 juin 2019

Les électeurs démocrates se reconnaissent-ils dans les vacances de la famille Obama en France ?

Le luxe de la villa de vacances pour quatre dérange l'électeur américain

Le clan Obama a débarqué le 14 juin sur la rive droite du Rhône


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La famille a atterri vendredi 14 juin à Avignon (Vaucluse), et a été accueillie chaleureusement à sa descente d'avion par quelques inconditionnels. 
Quarante policiers français assurent - sans regimber - le blocage des accès au lieu de villégiature choisi par le 44e président des Etats-Unis, tandis que l'escorte américaine a pris en mains la sécurité de la famille.

 

Moyennant 55.000 euros la semaine, la famille de l'ancien président des Etats-Unis pourra profiter du confort du Mas des Poiriers, une maison de maître du XVIIIe siècle.

La présidente de la SAS (Société par Actions Simplifiée), propriétaire de la propriété, est une américaine, Mme Shauna Varvel née Hill, demeurant à Greeenwich (Connecticut, USA).


Le Mas des Poiriers, à Villeneuve-lez-Avignon, Gard,
dans une vidéo promotionnelle publiée le 31 août 2018. 
Un mas de près de 1.200 mètres carrés sur un terrain de 23 hectares, neuf chambres...

Pour leurs vacances, les Obama ne font pas dans la simplicité.

   

Le Mas des Poiriers est situé sur l'île de la Motte, dans l'est de Villeneuve-lez-Avignon (Gard).

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La villa où vont séjourner l'ancien président des Etats-Unis, son épouse Michelle et leurs deux filles Malia et Sasha pendant leur passage à Villeneuve-lez-Avignon a été révélé par Le Midi Libre.


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Pourvu qu'ils s'y plaisent...



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Au coeur d'un verger de poiriers, la villa est dotée entre autres d'une salle de sport, d'une piscine, ainsi que d'un terrain de tennis.  

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La ville et les élus en effervescence

L'ex-président et sa famille font en fait étape dans le Gard
  
Ils se rendent chez George et Amal Clooney qui les accueillent ce week-end à la villa Oleandra, à Laglio, en Italie. L’occasion de mener la dolce vita au bord du lac de Côme, aux côtés de leurs hôtes. 
Ils vont assister, samedi 22 juin, à un dîner de charité organisé par la Fondation Clooney pour la justice. Une visite qui a conduit le maire de Laglio, Roberto Pozzi, et le gouvernement italien, à adopter une série de mesures de sécurité renforcée. "Le parking derrière la villa Oleandra sera fermé durant deux jours, samedi et dimanche, pour qu’il soit réservé aux véhicules des services de sécurité, explique l’élu dans le quotidien brésilien Estadao. Dans le périmètre et près du lac, de nombreux hommes et forces de l’ordre seront à l’œuvre."
Il faudra juste débourser 500 euros pour approcher à moins d’un kilomètre de la villa, d’ordinaire accessible aux "gens" !

samedi 3 mars 2018

Législatives en Italie: la part de proportionnelle annonce une coalition et de l'instabilité

Le populisme de gauche ne fait plus recette

Les Italiens renouvellent leur Parlement dimanche dans la crainte des effets de la proportionnelle et d'une période d'instabilité politique

L'Italie en phase de redressement économique vote dimanche à l'issue d'une campagne des législatives qui se tiennent à la suite de la dissolution du Parlement du 28 décembre 2017 et consécutive à l'adoption, par le Parlement en octobre 2017, d'une nouvelle loi électorale régissant les modalités propres aux élections générales rendue nécessaire après l'abrogation partielle de la loi Calderoli et la censure, par la Cour constitutionnelle, de la loi électorale votée par les parlementaires en 2015 et baptisée 'Italicum'.
Or, le mode d'élection des membres du Sénat de la République restait régi par la loi du 21 décembre 2005. Cependant, la loi avait été jugée en partie inconstitutionnelle par la Cour constitutionnelle en décembre 2013.
Une réforme électorale a donc été entreprise en 2017 pour unifier ces deux modes électoraux qui risquaient de rendre l'Italie ingouvernable du fait de leurs divergences. C'est ainsi que la loi Rosatellum bis a été promulguée le 3 novembre 2017 pour instaurer un système mixte pour les deux chambres du Parlement. Il s'agit donc de la loi applicable pour ce scrutin, régime électoral qui n'a pu être appliqué une seule fois.
Les élections se déroulent sur un seul tour de scrutin, le dimanche 4 mars, de 7 h à 23 h, et utilisent un système proportionnel mixte, avec 37 % de sièges attribués au scrutin uninominal majoritaire à un tour et 63 % au scrutin proportionnel, dont 2 % réservés pour les Italiens résidant à l'étranger (vote par correspondance uniquement).
Le Sénat et la Chambre des députés utilisent tous deux la méthode de Hare pour l'attribution des sièges.
Le seuil est de 3 % pour avoir des élus à la proportionnelle (plus un seuil de 20 % sur une base régionale au Sénat). Ce seuil est porté à 10 % pour les coalitions. En dessous de 1 %, les voix obtenues par les partis en coalition ne comptent pas.

Les coalitions de plusieurs partis voient ainsi leurs candidats élus en commun par l'addition de l’ensemble de leurs voix au scrutin majoritaire dans chacune des circonscriptions, tandis que chacun des partis de la coalition se voient attribué des sièges à la proportionnelle selon ses voix propres, obtenus par vote direct ou fractionné.
La chambre des députés est élue sur un bulletin de vote unique. Le bulletin de vote comprend le candidat au scrutin uninominal de la circonscription et les partis et les listes qui le soutiennent, ce qui est utilisé pour déterminer l'
attribution proportionnelle des sièges au niveau régional, avec un seuil minimal de 3 %. Comme pour la chambre basse, le Sénat est élu sur un bulletin de vote unique.
Marqué par la perte d'influence de la gauche disqualifiée par son idéologie, ce scrutin met en oeuvre cette loi électorale voulue par la gauche démocrate et écologiste au pouvoir. 
Selon Marc Lazar, socio-politologue français et spécialiste des gauches et de la vie politique italienne, elle pourrait "avantager les partis du centre droit bien implantés dans le nord du pays et favoriser le Parti démocrate dans la partie centrale du pays, son grand bastion qui tend néanmoins à se lézarder. A priori, le nouveau mode de scrutin pénalise le Mouvement 5 étoiles, qui est fort, mais isolé. En cette veille du scrutin, il semble improbable qu’une majorité claire se dégage à la Chambre des députés et au Sénat, même si le centre droit semble porté par une dynamique électorale qui pourrait peut-être lui permettre de l'emporter". 
Pour Raffaele Landani, professeur de science politique à l'université de Bologne, "l'Italie demeure divisée en deux blocs, l’un de droite et l’autre de gauche, qui ne parviennent pas à avoir une majorité claire forte et stable. Le 4 mars, on risque de voir se répéter le scénario que nous avons connu ces vingt-cinq dernières années, marquées par une alternance entre gouvernements populistes et gouvernements techniques.". 
Selon la fondation Robert-Schuman, étant "davantage proportionnelle que majoritaire, [elle] ne garantit en rien la constitution d’une majorité post-électorale stable".

L'Italie donnera son verdict malgré un système électoral mettant en péril l'avenir du pays 

La loi électorale impose d'obtenir une majorité absolue de 315 sièges de députés (40 % des suffrages) pour être en mesure de former un gouvernement. A deux jours du scrutin, seule la coalition de centre droit dirigée par Silvio Berlusconi paraissait en mesure d'y arriver. En l'absence de sondages interdits dans la dernière phase de la campagne, il fallait s'en tenir aux indiscrétions provenant des partis. Silvio Berlusconi qui n'est pas éligible affirme que sa coalition obtiendra la majorité absolue et qu'au sein de cette coalition Forza Italia, sa formation affiliée au Parti populaire européen (PPE), aurait une voix prépondérante. 
Seulement si ces deux conditions étaient remplies, il pourrait désigner celui qui serait appelé à devenir le futur président du Conseil. Berlusconi a déjà indiqué son choix: Antonio Tajani. Catholique modéré aux lettres de créance européennes impeccables, le président du Parlement européen (65 ans) a confirmé jeudi qu'il était prêt à quitter son fauteuil à Strasbourg. 

La gauche se délite.
Elle n'est pourtant pas convaincue d'une victoire aussi facile de la coalition de centre droit. En fait, il semble qu'elle dépende encore des résultats d'une trentaine de circonscriptions où la compétition est particulièrement tendue, dans les grandes villes et dans le Sud. Si la coalition de centre droit sortait victorieuse, mais que Forza Italia ne l'emportait pas, Matteo Salvini,  député européen depuis 2004 et secrétaire fédéral de la Ligue du Nord (LN), se proposerait pour aller au Palais Chigi. Un duel féroce l'oppose à Silvio Berlusconi, dont il est l'allié et néanmoins le rival. Son parti, la Ligue (ex-Ligue du Nord), est une formation nationaliste, eurosceptique et alliée à Marine Le Pen. Orateur rugueux de 45 ans, Salvini a eu recours dans cette campagne aux thèmes que la gauche qualifie de "sécuritaires et racistes" pour s'attirer un électorat déçu qui compte encore un grand nombre d'indécis à la veille du scrutin et que la gauche sortante n'a pas convaincu. 

Les autres formations sont au coude à coude. 
A commencer par le Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème). 
Crédité de 28 % à 29 % des suffrages, il deviendra sans doute la première force politique du pays. Son leader, le jeune Luigi Di Maio (31 ans), est convaincu de pouvoir briguer la présidence du Conseil. Le M5S devra toutefois compenser son isolement sur la scène politique - il a refusé toute alliance électorale - en proposant à d'autres formations de voter son programme. Ce qui paraît assez aléatoire. Pour le moment, il a désigné jeudi dix-sept ministres d'un hypothétique "cabinet fantôme", comportant une majorité de professeurs d'université inconnus du grand public. Une procédure pour le moins inhabituelle qui lui vaut bien des sarcasmes. 

Quant au Parti démocrate, il apparaît comme un risque de retour au passé. 
Son secrétaire, Matteo Renzi, dramatise les enjeux avec véhémence. Vendredi encore, il diabolisait ses opposants, déclarant"craindre un pacte entre la Ligue et le M5S", une sorte de sainte alliance contre-nature, populiste et extrémiste, dont "l'Italie a tout à redouter".  
Les problèmes que la gauche n'a pas résolus pèsent sur ces législatives :

En cas d'impasse politique lundi matin
Le président du Conseil, Paolo Gentiloni, issu d'une lignée aristocratique mais membre du Parti démocrate (PD), qui gouverne depuis décembre 2016, ferait figure de recours. Démocrate apprécié de la gauche et fort de l'appui de ses semblables européens (Angela Merkel, coalition de centre gauche, ou Emmanuel Macron, ex-socialiste collaborateur de François Hollande), il n'a pas démontré qu'il a la fermeté pour continuer à piloter l'Italie dans une phase troublée. Lui aussi se déclare "très inquiet" de l'affirmation du populisme qu'il incarne pourtant à gauche, visant aussi bien la coalition de Silvio Berlusconi que le Mouvement 5 étoiles. "Ils risquent de remettre en cause les fondements européens érigés en soixante ans d'histoire", raconte-t-il en appelant à "un vote utile contre le populisme sous peine de retourner au passé". 
Les trois derniers présidents du Conseil (Enrico Letta, Matteo Renzi et Paolo Gentiloni) sont  membres du PD, ont appartenu à l'actuelle législature et leur parti se trouve sur la défensive. Il veut espérer un sursaut lui permettant de former le premier groupe au Parlement. 

mardi 1 novembre 2016

CNN compromis pour sa complicité avec Hillary Clinton

Une consultante de CNN démissionne pour connivence avec Clinton

Sa commentatrice politique, Donna Brazile, est accusée d'avoir fourni à l'avance les questions de  débats à la candidate démocrate lors des primaires du parti. 

CNN a annoncé lundi 31 octobre avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile.
Sa consultante 'indépendante' était présidente du Comité national démocrate et pourtant commentatrice politique. La publication par WikiLeaks de courriels révèle que cette professeure en science politique américaine et connue comme dirigeante du Parti démocrate, a communiqué à l’équipe d’Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. L'épouse de l'ex-président Bill Clinton les aurait acceptées, sans états d'âme...

L'un des emails rendus publics est particulièrement révélateur

Rédigé par l’actuelle présidente "intérimaire" du Parti démocrate, Donna Brazile, 56 ans, il est adressé à John Podesta, président de la campagne de la candidate Clinton, et Jennifer Palmieri, directrice de la communication de la Démocrate.

Le message est daté du 5 mars, veille d’un débat qui s’est déroulé dans la ville septentrionale de Flint, devenue symbole des injustices sociales aux Etats-Unis en raison de son réseau d’eau gravement contaminé au plomb.

Flint en question
"Une des questions qui sera posée à HRC [Hillary Rodham Clinton] proviendra d’une femme qui a une éruption cutanée", avertit la Démocrate D. Brazile, qui avait alors été chargée des commentaires politiques sur la chaîne CNN.
"Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu’Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente", précise Donna Brazile.
Au débat du lendemain, Clinton avait en effet été interrogée par une femme qui avait dénoncé les problèmes cutanés de sa famille, même si les termes de la question énoncée étaient sensiblement différents.

Dans un message du 12 mars, veille d’un débat organisé par CNN, Brazile promet à Mme Palmieri d’en "envoyer quelques-unes supplémentaires", en faisant très vraisemblablement référence à des questions de débat.

Enfin, dans un autre email récemment révélé, Brazile avait écrit: "De temps en temps, j’obtiens les questions à l’avance". Dans ce même message, la stratège du Parti démocrate sous-entendait que la candidate Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.

Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que la commentatrice exemplaire et professeure des universités avait donné sa démission de la chaîne.

"Merci CNN. Honorée d’avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne", a tweeté lundi Donna Brazile. CNN peut s'honorer de ses choix...

Depuis des semaines le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump était moqué pour ses accusations répétées de trucage de la campagne de sa rivale dans la campagne de la primaire démocrate face à son principal concurrent Bernie Sanders, notamment en bénéficiant à l’avance des questions des débats.

D. Trump n’avait pas présenté de preuves à l’appui de ses affirmations mais les faits lui ont donné raison.
Les emails rendus publics par WikiLeaks ont été piratés sur le compte de John Podesta, ex-chef du personnel du président Bill Clinton et conseiller du président Barack Obama, par des hackers proches du pouvoir russe, selon les services de renseignement américains. Le Parti démocrate n’a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.

Un porte-parole de Hillary Clinton a dit ne pas vouloir faire le moindre commentaire sur "l’authenticité de courriels personnels qui auraient été piratés par le gouvernement russe".
Un piratage qui assainit la campagne et le peuple américain pourra éviter de porter  une tricheuse au pouvoir.

dimanche 16 octobre 2016

Wikileaks diffuse d'embarrassants discours d'Hillary Clinton

La girouette démocrate a-t-elle toute sa tête ?

Comme Hollande, elle semble avoir perdu la raison

Souvent femme varie, mais Hollande aussi. 
Hillary Clinton tenait des discours très droitiers, mais elle a perdu le Nord, comme l'a révélé l'organisation de Julian Assange qui a rappelé, la semaine dernière, qu'en 2013 et 2014, la candidate démocrate avait prononcé des discours, payés par la banque Goldman Sachs, favorables au libre-échange et à l'autorégulation de Wall Street. Des positions aujourd'hui gauchies, Hillary Clinton tentant de rassembler les déçus de deux mandats démocrates par Obama. 

Le site Wikileaks a publié ses discours décapants rémunérés par le banquier.
Les trois discours mettent en évidence les rapports de la candidate démocrate à la présidentielle américaine avec les principaux acteurs de Wall Street
L'équipe de campagne d'Hillary Clinton n'a pas contesté l'authenticité de ces documents, subtilisés dans les courriers électroniques du président de campagne de la candidate démocrate John Podesta par Wikileaks. Elle a cependant accusé le gouvernement russe d'être responsable de ces fuites - un point de vue partagé par le gouvernement américain - et Wikileaks d'aider... le rival d'Hillary Clinton, le républicain Donald Trump, dans la course à la Maison Blanche.

Ce n'est pas la première fois que H. Clinton se fait pincer par  Wikileaks. 
A la veille de la convention démocrate, l'organisation a déjà pointé sa duplicité en publiant des documents montrant l'hostilité de la direction du parti vis-à-vis de Bernie Sanders, son rival d'extrême gauche, dans la course aux primaires. 

Hillary Clinton est-elle plus fiable que Hollande ?

La teneur de ses discours montre la versatilité des opinions d'Hillary Clinton sur les réglementations financières, sur ses relations avec le président russe Vladimir Poutine et sur les effets négatifs de précédentes fuites de Wikileaks sur la politique extérieure américaine

Les déclarations de la candidate de la gauche américaine étaient alors plus nettes que ses récentes prises de position. Hillary Clinton a, en effet, pris un virage à gauche sous la pression de Bernie Sanders, son rival radical à la primaire démocrate. 

Dans un discours prononcé pour Goldman Sachs, en octobre 2013, elle suggérait que des actions doivent être menées afin de maîtriser, "pour des raisons politiques", les abus de Wall Street. "Il y avait aussi une nécessité d'agir pour des raisons politiques. Si vous êtes un élu du Congrès, que des personnes dans votre circonscription perdent leur emploi et que partout dans la presse il se dit que c'est la faute de Wall Street, vous ne pouvez pas rester assis et ne rien faire", a-t-elle dit. Ces discours pour le géant de la finance ont été prononcés entre le moment où elle a quitté son poste de secrétaire d'État et celui où elle a débuté sa campagne présidentielle. 
Pour mémoire, Goldman Sachs, également connue sous le surnom de The Firm ('L'Entreprise') est une banque d'investissement qui s'est fait connaître du public pendant la crise des subprimes et la crise de la dette grecque, qui ont contribué à la crise économique et financière internationale de 2007, crise qui pénalisa le quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais que l'Etat-PS s'applique à occulter.
En février 2010,
le New York Times dénonça la responsabilité directe de Goldman Sachs dans l'aggravation de la crise de la dette publique grecque, ce qui n'empêche pas le quotidien de soutenir la candidate Clinton...
Wikileaks fait le jeu de Bernie Sanders

La révélation des discours de la démocrate pour le banquier Goldman Sachs visait à soutenir son rival à la primaire démocrate, Bernie Sanders, qui estimait qu'elle ne pouvait pas réguler les sociétés qui la rétribuaient. 

Au moment où l'état de santé et ses trous de mémoire refont surface dans les media à la suite de sa commotion cérébrale de 2012 et de son malaise lors des dernières commémorations du 11 septembre, Wikileaks tente de remettre Sanders en selle.

Donald Trump a essayé d'utiliser contre elle ces courriers volés, l'accusant notamment de ne pas avoir sécurisé des documents internes à l'administration américaine en utilisant pendant plusieurs années un e-mail privé alors qu'elle était secrétaire d'État (ministre des Affaires étrangères).

Il s'est également appuyé sur les révélations de Wikileaks montrant que, lors de discours privés à des géants bancaires en 2013 et 2014, Hillary Clinton avait pris position pour le libre-échange et l'autorégulation de Wall Street, en opposition avec son discours actuel de candidate.

Ces révélations tombent en pleine tempête autour de la santé défaillante de Hillary Clinton, mais elle bénéfice d'un timing favorable, car cette affaire est peu audible et moins compréhensible que ses malaises et trous de mémoire.
"Je n'ai jamais dit que j'étais une personne parfaite", pourrait-elle répliquer, mais il reste qu'elle n'a jamais su se faire apprécier des Américains. C'est pourquoi son entourage fait tout pour salir son concurrent et imposer aux électeurs une malade inadaptée à la tâche, par défaut. 
Comme le fut Hollande, aussitôt qualifié de "bras cassé"...

vendredi 12 juin 2015

Les Démocrates refusent à Obama les pouvoirs étendus de négociation demandés

Libre-échange: Obama démuni pour conclure un accord commercial avec la région Asie-Pacifique
Obama vexé après le refus des députés démocrates 
au Capitol à Washington DC, le 12 juin 2015




Humiliation pour Obama 

La Chambre des représentants - grâce au vote de nombreux élus démocrates - a rejeté facilement un texte qui aurait ouvert la voie à la création d'une procédure dite accélérée, TPA en anglais ("Trade Promotion Authority"). Ce mécanisme aurait forcé le jour venu le Congrès à approuver ou rejeter sans possibilité d'amendement tout accord commercial conclu par l'exécutif d'ici 2018, ou 2021 en cas de prolongation.

Le blocage est un véritable camouflet pour le président américain qui a fait du libre-échange la priorité économique de la fin de son mandat, même si les républicains restent libres de rappeler le sujet à l'ordre du jour.
Barack Obama a investi un capital politique considérable pour finaliser avant son départ en janvier 2017 le partenariat trans-pacifique, connu à Washington sous ses initiales TPP, avec 11 pays riverains du Pacifique, dont le Japon.

Les démocrates ne veulent plus ouvrir les frontières

Mais s'il disposait de l'appui de la majorité républicaine favorable au libre-échange, il n'a pas su convaincre les démocrates, qui sont majoritairement protectionnistes et dont l'appui était mathématiquement requis.
La plupart des élus du Parti Démocrate auquel il appartient ne veulent pas voter pour une nouvelle ouverture des frontières qui risque, selon eux, de conduire à des fermetures d'usines dans le pays. Beaucoup citent le précédent de l'accord Nafta conclu en 1993 avec le Mexique et le Canada.
"Nous devons aller moins vite", a justifié Nancy Pelosi, chef du groupe démocrate. "Nous voulons un meilleur accord pour les travailleurs américains".

La procédure accélérée permettrait à Barack Obama de demander au Congrès de se prononcer en bloc, sans possibilité d'amendement, sur tout futur accord commercial, écartant ainsi le risque de démantèlement d'un texte négocié confidentiellement et à grand peine avec ses partenaires.
Quinze accords commerciaux ont été approuvés grâce à une procédure similaire par le Congrès depuis 1979. L'accord en négociation avec l'Union européenne (TTIP) bénéficierait aussi de cette procédure.
La cause est soutenue avec force par le patronat. Mais Barack Obama a perdu nombre de ses alliés progressistes dans la bataille. Les accords commerciaux "enrichiront de façon fabuleuse certaines multinationales, les marges vont exploser", a clamé le représentant démocrate Keith Ellison.

Opposition des syndicats

Les craintes sont aussi vives à l'égard des mécanismes d'arbitrage imaginés pour résoudre les différends entre Etats et investisseurs privés, comme au Parlement européen, qui s'est déchiré cette semaine sur la question dans le débat autour du futur accord Etats-Unis-UE.

AFL-CIO, la plus grande fédération syndicale américaine avait lancé une virulente campagne pour faire échouer le vote de vendredi.
Dans une publicité, un ouvrier d'une aciérie de Baltimore licencié avec 2.100 autres en 2012 appelle Barack Obama à venir constater sur place les ravages de la mondialisation. Le président de l'AFL-CIO n'a pas de mots assez durs contre les futurs accords commerciaux, alors que la force de frappe syndicale est d'habitude mise au service du parti démocrate en période électorale.

mercredi 5 novembre 2014

Mi-mandat: vote sanction contre Obama

Le parti démocrate perd le contrôle du Sénat américain

Les Républicains se sont assuré mardi la maîtrise des deux chambres du Congrès
 
en prenant le contrôle du Sénat lors des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, ce qui devrait fortement limiter la marge de manoeuvre de Barack Obama pour ses deux dernières années de présidence.

Le mécontentement des électeurs contre la politique du chef de l'Etat démocrate a facilité la tâche des Républicains. Les améliorations du système de santé des Américains (seulement dix millions des 319 000 000 habitants des USA bénéficient d'une assurance santé) et de l'économie américaine - grâce au gaz de schiste - n'ont pas contrebalancé la gestion des conséquences aux Etats-Unis de l'épidémie d'Ebola qui sévit en Afrique de l'Ouest, le manque de détermination dans la lutte au Proche-Orient contre l'Etat islamique ou l'échec de sa politique de soutien à l'Ukraine face à Poutine.

Les Républicains ont remporté des sièges dans des Etats où les démocrates étaient favoris

Ainsi des états du sud comme la Caroline du Nord, tandis que leur chef de file,
Mitch McConnell, sénateur du Kentucky, est réélu au terme d'une rude bataille face à la démocrate Alison Lundergan Grimes, devenant le chef de la nouvelle majorité à la chambre haute.
Les Républicains devraient obtenir au moins 52 sièges sur les 100 du Sénat dont un tiers (36) était renouvelé mardi.

Pour la première fois depuis les élections de 2006, les Républicains contrôleront les deux chambres lors de l'entrée en fonction du nouveau Congrès en janvier prochain.
Les républicains avaient besoin de six sièges pour contrôler le Sénat. Mardi en fin de soirée, ils en avaient sept.

La bascule de la victoire s'est faite quand la Républicaine de l'Iowa, Joni Ernst, a été déclarée gagnante contre le démocrate Bruce Braley et que le Républicain Thom Tillis a battu le sénateur sortant démocrate Kay Hagan en Caroline du Nord, état que Barack Obama avait qualifié de crucial. "Si nous perdons la Caroline du Nord, alors nous perdons le Sénat. Et si nous perdons le Sénat, alors les républicains seront maîtres du programme", avait déclaré le président métis.
Les Démocrates ont également perdu l'Arkansas, le Colorado, le Dakota du Sud, le Montana et la Virginie-Occidentale.
Les Républicains devraient comme prévu conserver la majorité à la Chambre des représentants. Selon le site internet de la chaîne de télévision NBC, le Grand Old Party (GOP) remporterait 242 sièges à la Chambre, plus ou moins huit sièges, contre 233 actuellement.
Parmi les sièges gagnés par les républicains, la victoire d'un jeune élu, le représentant Tom Cotton, 37 ans, a été particulièrement remarquée. Il a battu le sénateur démocrate sortant de l'Arkansas Mark Pryor, malgré le soutien apporté à ce dernier en fin de campagne par l'ancien président démocrate Bill Clinton, qui fut gouverneur de l'Etat.
En Virginie-Occidentale, la républicaine Shelley Moore Capito, 60 ans, qui a effectué sept mandats à la Chambre des représentants, l'a emporté face à la démocrate Natalie Tennant. Le sénateur sortant, le démocrate Jay Rockefeller, ne se représentait pas après cinq mandats.
En Louisiane toutefois, la sénatrice démocrate sortante Marie Landrieu bénéficiera d'un second tour en décembre contre le républicain Bill Cassidy. En Géorgie, autre Etat très disputé, le Républicain David Perdue a évité un second tour contre la Démocrate Michelle Nunn, selon CNN.

A noter la contre-performance des candidates démocrates, notamment en Georgie, Géorgie, Kentucky et Virginie-Occidentale, alors qu'à 69 ans en 2016, Hillary Clinton pourrait être la candidate démocrate à la présidence.

Les 435 élus de la Chambre des représentants étaient entièrement renouvelés lors de ces élections de mi-mandat, lors de laquelle 36 sièges de gouverneurs étaient également en jeu.
Le Grand Old Party (GOP) a également remporté des postes de gouverneurs dans les Etats où les démocrates étaient donnés gagnants et notamment dans l'Etat d'origine de Barack Obama, l'Illinois.

Une période de cohabitation difficile s'ouvre pour Barack Obama. 

"Le message des électeurs est clair: ils veulent que nous travaillions ensemble", a déclaré Harry Reid, le chef des démocrates au Sénat qui a en outre appelé Mitch McConnell pour le féliciter. "J'ai hâte de travailler avec le sénateur McConnell pour que des choses soient faites pour la classe moyenne," a-t-il déclaré. Le président a, sans tarder, convoqué les chefs de file démocrate et républicain des deux chambres pour une réunion à la Maison blanche vendredi. 

Mitch McConnell est prêt à jouer un rôle constructif de rééquilibrage
"Il est temps de redresser ce pays. Je ne m'attends pas à ce que le président se réveille demain et considère le monde différemment (...). Il sait que moi non plus. Mais nous avons tous les deux une obligation de travailler ensemble sur les questions sur lesquelles nous pouvons être d'accord" a-t-il observé lors de son discours de réélection dans le Kentucky.

mercredi 18 juin 2014

Peine de mort: deux exécutions de plus sous le démocrate Obama

Les exécutions continuent pendant les mandats du démocrate Obama

Reprise des exécutions depuis la controverse de l'Oklahoma

Après le report de cinq exécutions, deux hommes ont été mis à mort dans la nuit de mardi à mercredi à un peu plus de deux heures d'intervalle en Géorgie (sud-est) et au Missouri (centre), a-t-on appris des autorités pénitentiaires.
Marcus Wellons, meurtrier d'une adolescente, a été déclaré mort à 23h56 (03h56 GMT) au pénitencier de Jackson (Géorgie), quand, à des milliers de kilomètres de là, John Winfield, condamné pour le meurtre de deux femmes, a succombé à 00h10 (05h10) à Bonne Terre (Missouri).
La Cour suprême avait donné son ultime feu vert malgré des recours  
invoquant le secret entourant les procédures d'injection mortelle, l'origine des barbituriques et le niveau de qualification des personnels procédant à l'exécution.
Dans les cas de meurtres, 65% des Américains sont pour la peine de mort et 31% contre (Gallup 2009). Trente cinq États ont inscrit la peine de mort dans leur constitution contre 15. Ces chiffres montrent à quel point les candidats à la présidentielle des USA, par conviction personnelle ou opportunisme politique, ont une position conforme à l'opinion sur ce sujet.

Aucune exécution n'avait eu lieu dans le pays depuis le 29 avril

Clayton Lockett avait péri dans d'apparentes souffrances 43 minutes après l'injection d'un nouveau cocktail létal en Oklahoma (sud), contre une dizaine de minutes habituellement.

Les Etats-Unis de Barack Obama ont repris le cours des exécutions de peines de mort depuis la longue agonie d'un condamné il y a sept semaines en Oklahoma et malgré la polémique sur la méthode d'injection létale. L'Oklahoma a décidé d'un moratoire de six mois le temps de revoir toute sa procédure et de mener une enquête.
L'autopsie a montré que le personnel chargé de l'exécution n'avait pas réussi à poser l'intraveineuse et, après plusieurs essais infructueux, avait perforé la veine fémorale. "Cela montre que ces personnes ne savent simplement pas ce qu'elles font, qu'elles ne sont pas qualifiées", a dénoncé Deborah Denno, experte de l'injection létale à la Fordham University.

Ce sont les premières exécutions "depuis l'exécution désastreuse de l'Oklahoma qui a déclenché un tollé", a déclaré Richard Dieter, directeur du Centre d'information sur la peine capitale. Pourtant, "l'enquête sur cette exécution est loin d'être terminée et le réexamen national de toutes les procédures est à peine commencé. Conduire d'autres exécutions apparaît précipité tant qu'on n'en sait pas plus sur ce qui a mal tourné en Oklahoma et comment y remédier", a-t-il déclaré.

Obama plus puissant en Syrie qu'aux USA

L'exécution de Clayton Lockett avait provoqué des protestations jusqu'à la Maison Blanche : Barack Obama l'avait qualifiée de "profondément dérangeante" et ordonné une révision de toutes les procédures d'injection létale du pays. Une sorte de commission d'enquête à la française...

Toute exécution est un secret d'Etat 
Avant sa mort, Clayton Lockett avait saisi la justice sur le "secret d'Etat" qu'invoque l'Oklahoma pour taire tous les détails relevant de sa procédure d'exécution. Mais ses recours avaient été rejetés.
Comme en Oklahoma, la Géorgie et le Missouri sont dotées d'une loi qui garde secrète l'intégralité de la procédure d'injection létale et protège l'identité des fabricants et des fournisseurs des produits. La Géorgie et le Missouri utilisent l'anesthésiant pentobarbital, apparemment fabriqué par des préparateurs en pharmacie non homologués au niveau fédéral. Mais leur identité reste confidentielle.

Le président métis n'a pas mis de coup d'arrêt
Les deux condamnés sont les 21e et 22e à être exécutés cette année aux Etats-Unis.
Marcus Wellons, 58 ans, avait été condamné à mort pour le meurtre en 1989 d'une adolescente de 15 ans, voisine et proche amie du fils de sa compagne. Cet Afro-Américain l'avait enlevée alors qu'elle se rendait à l'école, violée et étranglée avec un fil de téléphone, avant d'en camoufler le corps nu et scarifié, dans une zone boisée à proximité.

John Winfield, 43 ans, également Noir, avait tiré sur son ancienne compagne qu'il avait rendue aveugle, et mortellement blessé la soeur et une amie de celle-ci lors d'une descente meurtrière en 1996 à l'appartement de la victime apparemment motivée par la jalousie.


Les présidents démocrates ne sont pas plus abolitionnistes que les Républicains. 
Les deux plus récents, Bill Clinton et Barack Obama, sont pour la peine de mort avec des nuances, mais il faut être honnête: la peine de mort, on est pour ou contre et ils sont tous les deux pour.

Bill Clinton est même allé très loin en étendant à 60 nouveaux crimes (dont le terrorisme) la possibilité de peine capitale en 1994. Il a aussi rétabli la peine de mort à Puerto Rico qui l'avait abolie en la supprimant de sa Constitution en 1929. Quarante motifs fédéraux ont été ajoutés qui justifient sa mise en oeuvre éventuelle. Concernant l'évolution de Bill Clinton sur le sujet de la peine de mort, il serait passé d'opposant farouche, comme étudiant, à soutien virulent, en tant que président, pour être aujourd'hui un "agnostique de la cause"...

Barack Obama, comme souvent les juristes, propose deux visions dont l'une serait la correctrice de l'autre. Il a consacré du temps dans son mandat de sénateur de l'Illinois à ce sujet. 
1- Il est pour la peine capitale, même s'il est incertain sur son efficacité dans la lutte contre la criminalité.


2- Il est contre l'exécution d'un innocent ! Sur cette ligne, il a défendu au Sénat un projet de loi qui devait empêcher des innocents de se retrouver dans le couloir de la mort. La mesure la plus concrète consiste, dans les cas où le détenu risque la peine capitale, de faire enregistrer en video confessions et interrogatoires. Il a fait passer sa loi par 59 voix contre 1 (l'Illinois) et donc il peut se prévaloir d'un réel progrès. Et c'est justement sur l'application concrète que le juge Stevens a confié à NPR (National Public Radio) sa déception et le détournement de son vote à la Cour Suprême en 1976.
"J'ai dit à plusieurs reprises que je pense que la peine de mort devrait être autorisée dans un nombre très limité de circonstances, pour les crimes les plus extrêmes. (...) Je pense que le viol d'un petit enfant, de 6 ou 8 ans, est un crime hideux", a déclaré le candidat démocrate Barack Obama au cours de sa première campagne pour la présidence, suite à la décision de la Cour suprême d'interdire la peine capitale pour les violeurs d'enfants.

Une troisième exécution devrait se produire dans moins de 24 heures
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à moins d'un sursis de dernière minute, avec l'injection à 22h00 GMT en Floride (sud-est) de John Henry, pour le meurtre de sa femme. L'exécution de John Henry, un Noir de 63 ans, est prévue en Floride avec un cocktail de trois produits. 
Il a été condamné à mort pour le meurtre de sa femme et le fils de 5 ans de celle-ci - il y a 30 ans - en 1985, alors qu'il était en liberté conditionnelle après le meurtre de sa première femme.