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mardi 1 novembre 2016

CNN compromis pour sa complicité avec Hillary Clinton

Une consultante de CNN démissionne pour connivence avec Clinton

Sa commentatrice politique, Donna Brazile, est accusée d'avoir fourni à l'avance les questions de  débats à la candidate démocrate lors des primaires du parti. 

CNN a annoncé lundi 31 octobre avoir cessé de collaborer avec Donna Brazile.
Sa consultante 'indépendante' était présidente du Comité national démocrate et pourtant commentatrice politique. La publication par WikiLeaks de courriels révèle que cette professeure en science politique américaine et connue comme dirigeante du Parti démocrate, a communiqué à l’équipe d’Hillary Clinton des questions prévues pour un débat. L'épouse de l'ex-président Bill Clinton les aurait acceptées, sans états d'âme...

L'un des emails rendus publics est particulièrement révélateur

Rédigé par l’actuelle présidente "intérimaire" du Parti démocrate, Donna Brazile, 56 ans, il est adressé à John Podesta, président de la campagne de la candidate Clinton, et Jennifer Palmieri, directrice de la communication de la Démocrate.

Le message est daté du 5 mars, veille d’un débat qui s’est déroulé dans la ville septentrionale de Flint, devenue symbole des injustices sociales aux Etats-Unis en raison de son réseau d’eau gravement contaminé au plomb.

Flint en question
"Une des questions qui sera posée à HRC [Hillary Rodham Clinton] proviendra d’une femme qui a une éruption cutanée", avertit la Démocrate D. Brazile, qui avait alors été chargée des commentaires politiques sur la chaîne CNN.
"Sa famille a été empoisonnée au plomb et elle demandera ce qu’Hillary pourrait faire pour les gens de Flint si elle devient présidente", précise Donna Brazile.
Au débat du lendemain, Clinton avait en effet été interrogée par une femme qui avait dénoncé les problèmes cutanés de sa famille, même si les termes de la question énoncée étaient sensiblement différents.

Dans un message du 12 mars, veille d’un débat organisé par CNN, Brazile promet à Mme Palmieri d’en "envoyer quelques-unes supplémentaires", en faisant très vraisemblablement référence à des questions de débat.

Enfin, dans un autre email récemment révélé, Brazile avait écrit: "De temps en temps, j’obtiens les questions à l’avance". Dans ce même message, la stratège du Parti démocrate sous-entendait que la candidate Clinton se verrait poser une question sur la peine de mort.

Après ces révélations, CNN a affirmé lundi que la commentatrice exemplaire et professeure des universités avait donné sa démission de la chaîne.

"Merci CNN. Honorée d’avoir été une politologue et commentatrice démocrate sur votre chaîne", a tweeté lundi Donna Brazile. CNN peut s'honorer de ses choix...

Depuis des semaines le candidat républicain à la présidentielle, Donald Trump était moqué pour ses accusations répétées de trucage de la campagne de sa rivale dans la campagne de la primaire démocrate face à son principal concurrent Bernie Sanders, notamment en bénéficiant à l’avance des questions des débats.

D. Trump n’avait pas présenté de preuves à l’appui de ses affirmations mais les faits lui ont donné raison.
Les emails rendus publics par WikiLeaks ont été piratés sur le compte de John Podesta, ex-chef du personnel du président Bill Clinton et conseiller du président Barack Obama, par des hackers proches du pouvoir russe, selon les services de renseignement américains. Le Parti démocrate n’a pas confirmé ni infirmé leur authenticité.

Un porte-parole de Hillary Clinton a dit ne pas vouloir faire le moindre commentaire sur "l’authenticité de courriels personnels qui auraient été piratés par le gouvernement russe".
Un piratage qui assainit la campagne et le peuple américain pourra éviter de porter  une tricheuse au pouvoir.

lundi 17 juin 2013

Des Français perdent confiance en la justice de leur pays

Un Hommen se fait casser des côtes par la police,
mais renonce à porter plainte... 

Paul, un jeune Hommen de 17 ans, violenté par les forces de l’ordre a rédigé ce courriel:

" Le jour de l’opération Hommen sur la rue de Rivoli, j'ai été victime des forces de police. Nous avions entrepris de rester pacifiquement assis par terre avec les autres quand, soudain, les policiers décidèrent de nous enlever de la route par la force. Un policier commence à enlever mon ami, je me suis empressé de le ramener auprès de moi.
Cela m’a valu un coup de matraque dans le bras ainsi que d’autres dans les côtes. Pour me protéger, je me suis recroquevillé sur moi même, c’est alors qu’un policier a glissé sa matraque sous mon bras et m’a soulevé violemment. 
J’ai senti une énorme douleur et j’ai hurlé mais rien n’y a fait. il a continué. J’ai été bien longtemps après chez le médecin, croyant que les douleurs passeraient. Compte rendu médical: 2 côtes cassées avec déplacement des poumons et risque de pneumothorax, entorse au coude et à l’épaule, pour être resté assis Rue de Rivoli… "

Contacté, ce mineur indique que son père n’a pas souhaité porter plainte, convaincu qu’elle n’aboutirait pas.

dimanche 17 février 2013

Nantes: un père desespéré réclame l'équité des juges

Le divorce profite aux mères: un père s'en indigne depuis le sommet d'une grue

Cet homme est de ceux qui veulent assumer leur paternité


Les pères ne portent pas les bébés 

et leur attachement à leur enfant
n'en a que plus de valeur


Serge Charnay est retranché en haut d'une grue à Nantes depuis vendredi pour rétablir son droit de visite auprès de son fils.

Ce père de 42 ans a déclaré dimanche midi à des journalistes, présents au pied de la grue, qu'il n'a pas l'intention de descendre tant que ses revendications ne seront pas satisfaites. Un(e) juge l'a privé du droit de visite de son fils il y a deux ans, à la suite de sa condamnation pour soustraction d'enfant.

Libération qualifie ces papas d' "activistes"

Leur comportement est autrement plus digne que celui des Femen, mais une certaine presse les vilipende...
Un deuxième papa déchu, Nicolas Moreno (ci-contre), a choisi samedi matin de soutenir Serge en se retranchant sur une autre grue Titan des anciens chantiers navals de Nantes (Loire-Atlantique)."Je suis une grand-mère privée de petits-enfants", déplore Brigitte, pourtant très combattive.


Les pouvoirs publics prétendent vouloir venir en aide au père désespéré



Sans eau et sans vivres, le papa peut voir sa situation devenir critique.
S. Charnay "n'a pas bu depuis (samedi) matin" "et n'a plus de nourriture. 

Nantes, la préfecture de Loire-Atlantique a affirmé être prête à livrer eau et vivres au père retranché, mais il faut que l'homme les supplie...

"Nous n'avons reçu aucune demande de la part de M. Charnay concernant de l'eau ou de la nourriture. Samedi, lors d'un contact, il n'a parlé ni d'eau ni de nourriture. Nous ne sommes pas hostiles à lui faire porter de l'eau et des vivres, mais je voudrais qu'il confirme cette demande", a assuré Christian Galliard de Lavernée, préfet de région, qui ne prend pas l'initiative.



Humaniste, cet énarque de 63 ans a été fait préfet des Pays de la Loire et préfet de la Loire-Atlantique, département d'origine du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, ex-député-maire de Nantes, par Manuel Valls, ministre socialiste de l'Intérieur, le ...30 mai 2012, deux semaines après l'arrivée de Ayrault à Matignon et de Hollande à l'Elysée.


"Tout ravitaillement de nourriture et médicament lui est refusé" par les autorités, a affirmé dans un communiqué Nicolas Moreno, l'autre père qui s'était lui-même retranché dans une seconde grue pendant quelques heures samedi à Nantes, par solidarité avec M. Charnay. Samedi à 17 heures, comme il l'avait annoncé à ses proches, Nicolas Moreno est redescendu de la grue sur laquelle il s'était hissé le matin. "Devenus frères d'armes", Nicolas déclare : "Je ne demande pas de favoritisme, juste la justice et l'égalité entre la mère et le père".


Dimanche midi, "toutes les tentatives de reprise de contact" des services de l'Etat avec M. Charnay n'avaient pas abouti, peut-être en raison d'une panne de batterie de son portable, a froidement commenté M. de Lavernée. Parce qu'il n'agit pas autrement que sur commande, ce préfet a précisé qu'une demande d'approvisionnement pourrait être formulée par l'intermédiaire de M. Moreno.



A la mi-journée dimanche, une tentative d'approvisionnement de Charnay s'était d'ailleurs soldée par un échec. 


Un homme s'est approché de la grue avec un sac de nourriture, mais ce sac a été confisqué par deux policiers, avant même d'avoir pu être accroché à une corde pour que le père en révolte puisse le hisser jusqu'à lui. "Je ne veux plus qu'un papa soit obligé de faire une grève de la faim pour réclamer son droit à voir ses enfants, parce que, tant que je suis là, quelques papas renonceront à se foutre en l'air de désespoir", a affirmé S. Charnay, rapporte M. Moreno qui fait état d'un courriel adressé dimanche matin aux media. "Je ne fais pas la grève de la faim et de la soif, je suis assiégé par les forces de l'ordre", a assuré encore le père retranché.
Désolé, ils sont de sexes différents !
Un troisième père s'est retranché pendant deux heures dimanche matin en haut d'une grue à Strasbourg

Il est redescendu de lui-même après une intervention de la police. 
Il se plaint pareilement d'être privé de tout contact avec son fils depuis trois ans.

"Ces deux jours ont été difficiles à gérer et il [M. Charnay] envisage un dépôt de plainte pour mise en danger de la vie d'autrui si la situation perdure", selon ce texte.
"L'être humain ne pouvant se passer de boire durant plus de trois jours, le risque de déshydratation et de mise en danger s'enclenche, aggravé par le fait qu'il [S. Charnay] est exposé au froid, au soleil et au vent", a souligné M. Moreno dans son communiqué. 

Dans ce même communiqué, S. Charnay donnait "rendez-vous aux media pour une animation en début d'après-midi", dimanche, sans autre précision.

La ministre déléguée à la Famille, Dominique Bertinotti, gère...


Elle a estimé dimanche qu'il fallait "entendre les revendications des pères" pour la garde des enfants après séparation, mais elle a refusé de se prononcer sur le cas de S. Charnay.


Son action intervient à quelques jours d'une journée nationale de manifestation pour les droits des pères, programmée par l'association SVP Papa mercredi à Nantes, ville du Premier ministre Jean-Marc Ayrault.
Alors que Bertinotti, déjà dépassée sur le "mariage" pour tous, n'a aucun avis sur la question, J Marc Ayrault a demandé à ses ministres de recevoir "SOS papa". Et Christian Dessert, président de Urgence Papa ?

Garde des enfants: le SOS de papas en détresse
"Trop de papas privés de leurs enfants"
"Je n'ai pas vu ma fille depuis 9 mois"

Parité homme-femme: "La garde obtenue par les mères à 75%"


Le coup de gueule des deux pères à Nantes révèle aussi une discrimination à l'égard des pères lorsqu'il s'agit, au terme d'un divorce, de régler la question de la garde et de la résidence des enfants.



Selon le ministère de la Justice, en 2009 (date des dernières statistiques connues), dans 8 % des cas, la résidence principale des enfants a été confiée au père après un divorce ; contre 74,6 % à la mère et 16,9 % aux deux parents, en résidence alternée. Un écart qui se creuse encore plus lorsque les enfants sont jeunes. Les juges aux affaires familiales hésitent, en effet, à séparer les enfants de moins de 5 ans de leur mère ; quitte à entériner le vieux schéma selon lequel la mère doit garder son enfant…

Presque onze ans après son instauration par la loi du 4 mars 2002, la résidence alternée des enfants - une semaine chez le père, une semaine chez la mère - suscite toujours autant de débats, alors qu'elle connaît un engouement, notamment dans les milieux urbains et aisés.
La résidence alternée concernait en 2012 entre 15 et 20 % des enfants de couples divorcés contre moins de 5 % dix ans auparavant. Un pourcentage qui devrait augmenter dans les années à venir.


D'ores et déjà, plusieurs propositions de loi incitent à un recours plus fréquent voire systématique à la résidence partagée; et plus précoce en ce qui concerne l'âge de l'enfant. L'association d'aide aux pères divorcés, Urgence Papa, plaide pour faire de la garde alternée une norme plutôt qu'une exception.