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lundi 18 février 2013

Fiscalisation des allocs: Moscovici, c'est pas moi, c'est l'expert !

Moscovici n'assume pas une éventuelle taxation des prestations familiales

Le gouvernement compte se retrancher derrière les conclusions d'un rapport d'expert 

Un homme seul orientera le ministre avant qu'il ne se prononce sur une éventuelle taxation des prestations familiales, annoncée par le Premier président de la Cour des comptes: le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, s'est défilé lundi 18 févrie, se parant au passage de vertus insoupçonnées. "Je ne vais pas improviser là-dessus, a-t-il assuré, alors que le sujet est sur la table depuis plusieurs semaines.

"Il y a actuellement une mission qui a été confiée à un ancien président de chambre à la Cour des comptes, Bertrand Fragonard, LE grand spécialiste de ces questions sur la politique familiale, qui rendra ses conclusions au Premier ministre, et ensuite nous prendrons nos décisions", a déclaré Pierre Moscovici sur RTL. On a vu quelles décisions peuvent produire des juges d'instruction isolés, mais nous atteignons ici le degré zéro de la concertation... 


Bertrand Fragonard, éminence grise de Bercy, a géré les principales institutions de protection sociale : Caisse nationale des allocations familiales (CNAF), Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), délégation au RMI. Il a également été président du Haut conseil pour l’Assurance-maladie puis du Haut conseil de la famille. Il a plein la bouche de son gagne-pain: "Je suis convaincu que la protection sociale est une belle chose, une grande œuvre" ! Il soulignait que "la protection sociale en France représente 30 % de la richesse du pays." 
Et de dire aussi que "notre Sécurité sociale est égalitaire"...

La Cour des Comptes s'est déjà prononcée pour la fiscalisation
Optimisme militant...
Les mots extase, orgasme
et nirvana étaient excessifs ?
 

Le ministre de l'Economie et des Finances nous mène en pédalo



Tout se passera-t-il bien 
pour tous ?



Dans ce numéro de duettistes Moscovici faisait référence à une commission dont le président est membre de la Cour des Comptes. 

Or, Didier Migaud, le Premier président de la Cour de comptes a déà fait une proposition dans laquelle il a suggéré dimanche de taxer les prestations familiales pour augmenter les recettes de l'Etat.
"Les prestations familiales, les allocations familiales, le fait qu'elles soient fiscalisées ou pas, c'est un sujet qui peut être mis sur la table", a estimé Didier Migaud sur Europe 1. 

L'affaire est donc déjà pliée !
Migaud (PS), le compère de Moscovici (PS), peaufine sa prestation en étayant son propos : "On peut considérer que c'est une prestation qui rentre dans les revenus et qui peut d'une certaine façon être fiscalisée".

Tout ce qui entre dans les revenus de tous sera-t-il fiscalisé ?

1 Français sur 2 n'est pas imposable, faute de revenus suffisants: est-ce bien justifié quand des prestations familiales entrent dans leurs revenus aussi ? Comment les 500 000 sans-papiers de France qui, nous dit-on, n'échappent pas au fisc, seront-ils imposés sur leur travail au noir et sur leurs prestations sociales ?

Les clandestins qui manifestent notamment aux abords de l’Assemblée nationale, comme le 11 janvier 2013, accompagnent leurs revendications de menaces, accusant la France et les Français de "colonialisme barbare", les traitant de " voleurs" et de " tortionnaires ", seront-ils imposés sur leurs allocations ?

vendredi 12 janvier 2007

Les Ségollande : numéro de duettistes.

Fiscalité : tout et son contraire.
Chacun des deux y trouve son compte, mais pas les Français. Ils ne vivent plus ensemble, disent certains ; ils ne s’entendent plus, disent d’autres. La plupart affirment qu’ils sont en désaccord sur de nombreux points politiques. Ce qui est troublant, c’est qu’ils divergent sur tous les sujets sensibles. Et voilà le problème : ça les arrange et leur laisse les coudées franches. A eux deux, ils ont en effet adopté tous les points de vue. L’un affirme que le projet socialiste existe ; l’autre ne se sent liée ni par ce projet, ni par quoi que ce soit. La dernière ruse vise les contribuables.

François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire net de plus de 4.000 euros par mois. "200.000 contribuables sont concernés", selon lui, 1,2 million de personnes, selon le gouvernement.
Marie-sEGOlène Royal a assuré qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" si elle est élue. Interrogée par la presse sur les hausses d'impôts proposées par François Hollande, lors de la présentation de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside, la candidate PS a ajouté : "Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires". Ré-équilibrer les impôts, ça doit logiquement vouloir dire les baisser pour les uns, mais aussi les augmenter pour les autres!... La candidate a rappelé qu'elle avait "mandaté un certain nombre de spécialistes pour mettre à plat (ces questions de déficit et de fiscalité), voir les pistes envisageables". " Le moment venu (c'est quand? une fois élue = trop tard! ), dans le cadre du projet présidentiel, je dirai un certain nombre de choses sur ces questions", a-t-elle ajouté. Uet DANGEREUX!

Faisant allusions aux déclarations du Premier secrétaire du PS, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré -rappelons-le- : "Tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)". Elle est en quête d'idées... Interrogée sur le rôle de François Hollande dans la campagne, Sa Majesté Royal a rétorqué:"Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà. J'ai déjà rassemblé à l'extérieur du PS d'autres forces de gauche".
Conclusion - La question se pose de savoir si elle est aussi indépendante du parti et de ses militants ou si elle n’attend d’eux que leurs appuis logistique et financier, sans oublier … leurs bulletins de vote. Quand les électeurs auront voté, elle verra…
Inquiétantes ruptures’ s’il en est entre la candidate et le parti qui la soutient béatement, entre le PS et sa candidate qui s’en est affranchie, entre les militants et leur candidate qu’ils ne savent où attendre, et entre les socialistes et la France profonde qui est désorientée par tout ce que dit la girouette affolée. Il est toujours quelqu’un pour passer derrière elle et affirmer qu’elle n’a pas voulu dire ce qu’elle a dit, qu’on a mal interprété, quand ce n’est pas elle qui n’a pas entendu. Cette fois, à l’inverse, c’est elle qui contredit son ex-concubin et le parti entier qui l’a élu. Il a tenté de s’affirmer, il a pris un coup sur le bec : elle l’a humilié, comme quiconque l’approche, à tour de rôle.

A eux deux, les duettistes auront tout promis et son contraire: ils auront toujours raison! La méthode est vicieuse... Au total, personne ne sait ce qu’il faut penser des affirmations de l’une et de l’autre et, surtout, à quelle sauce nous allons être mangés.