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mercredi 29 mai 2019

Sondage : Macron doit changer radicalemement sa politique

Une majorité de Français ne fait pas le lien entre politique intérieure et Union européenne

Les résultats des européennes traduisent les préférences des lobbies : presse, sondeurs et associations

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Les hommes d'affaires Arnault (LVMH : Les Echos-Le Parisien, sondages Odoxa),
Vivendi (groupe Bolloré: groupe Canal+, dont C8 et CNews)
et Altice de Patrick Drahi (Libération, L'Express, BFM TV et RMC)
Car, les votants placent encore Macron en 2, malgré les mouvements sociaux et son impopularité.
En même temps, pour une majorité des Français interrogés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. 

Deux jours après les élections européennes, qui ont vu la liste Rassemblement national portée par Jordan Bardella l'emporter sur celle de LREM prise en mains par Macron, la sujet de l'orientation de la politique de Macron est sur la table. Or, dimanche, quelques minutes après les premières estimations, l'Elysée avait clamé le contraire, assurant vouloir "intensifier l'acte 2 du quinquennat", et qu'il n'y aura "pas de changement de cap."

92% des sondés estiment que Macron ne sort pas renforcé de ce scrutin 

Considérant la désaffection lente mais continue des Français pour les partis historiques, PCF, PS et UMP, et le caractère distinct du scrutin des européennes ( à la proportionnelle et à un seul tour, alors que les législatives et les présidentielles sont des scrutins majoritaires à deux tours), la deuxième place de la liste du parti présidentiel ne devrait pas affaiblir outre-mesure la position du président par défaut. Selon une enquête Elabe commandée par BFMTV, 48% des sondés estiment en effet que le président de la République ne sort "ni affaibli ni renforcé" des élections européennes. En revanche, ils sont 44% à penser que le locataire de l'Elysée en sort uniquement "affaibli" et 8% "renforcé".
Dans le détail, et assez logiquement, ce sont les électeurs de la coalition LREM, MoDem et juppéistes d'Agir qui veulent croire à 68% que Macron ne sort ni affaibli ni renversé. A l'inverse, les sympathisants Rassemblement national et France insoumise sont les plus libres de penser, pour 73 et 58% d'entre eux qu'il en sort affaibli... 

Maintenir le cap est-il tenable ? 

Pour une majorité des sondés (57%), Macron doit changer significativement l’orientation actuelle de sa politique. Une volonté de changement qui n'est pas partagée par 31% des sondés qui estiment, quant à eux, que de simples aménagements sur certains aspects sont nécessaires, tandis que 11% jugent que le cap actuel doit être maintenu. 

Dans le détail, le changement est surtout voulu par les trois quarts des catégories sociales populaires et plus de 60% des catégories sociales moyennes. Ils sont également la moitié des retraités à avoir choisi cette option. 
A l'inverse, 38% des sondés issus des classes supérieures attendent des aménagements plus à la marge du "président des riches".

Politiquement, les divisions sont également notables. 
Ainsi, ils sont 82% des électeurs du Rassemblement national, 67% de la France insoumise, 53% pour LR, 53% pour EELV et 23% des abstentionnistes à vouloir un changement de cap significatif. Parmi les sondés plus favorables à de simples aménagements, ils sont 60% à être sympathisants LREM.
Le pouvoir d'achat en question 

Interrogés sur les suites à donner au quinquennat, les Français ont une vision assez claire du futur. Pour 53% d'entre eux, l'épineux sujet du pouvoir d'achat doit être pris à bras-le-corps par le gouvernement. Viennent ensuite la protection sociale (39%), le volet portant sur la fiscalité et les impôts (31%) et le système de santé (27%  des sondés).

D'autres thèmes ont également été abordés: le chômage (24%), l’immigration (23%), les dépenses publiques et la dette publique (23%) (thème le plus cité par les électeurs de la liste LREM-MoDem-Agir: 43%), la croissance économique (19%), la lutte contre le terrorisme (14%) et la place de la France en Europe et dans le monde (9%).

Seulement 4 Français sur 10 estiment que Macron mènera une politique plus écologique.

Classé en troisième position du scrutin métropolitain, la liste EELV portée par Yannick Jadot a récolté 13,47% des voix. Cette "vague" est typique des élections européennes, mais morcelée en plusieurs nuances de vert, en France et dans d'autres pays européens, dont l'Allemagne. Or, les scrutins précédents ont montré que la traduction nationale de ce vote vert européen n'est pas automatique et que le gouvernement français pourrait ne pas être contraint de renforcer ses propositions en matière de préservation de l'environnement.

Seuls 4 Français sur 10 estiment d'ailleurs que la majorité présidentielle mènera une politique plus écologique dans les mois à venir. Pire, seul un tiers d'entre eux pense que l’exécutif sera plus à l’écoute et un quart seulement qu’il sera plus rassembleur en la matière.

Logiquement, ce sont les sympathisants LREM qui, à plus de 80%, sont les plus confiants dans un tournant écologique du quinquennat. En revanche, les électeurs d'EELV, mais aussi du Parti socialiste, se veulent plus dubitatifs: respectivement 54 et 56% croient en une politique plus écologique.

Sondage mené sur un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 27 et 28 mai 2019.

Les entreprises de sondages sont-elles "scientifiques" et désintéressées ?


Les deux fondateurs d’Odoxa sont des anciens de l’institut de sondage BVA dont Vincent Bolloré et le fonds d’investissement Rothschild sont actionnaires. 
Le principal actionnaire actuel d’Odoxa est Bernard Arnault, patron de LVMH et propriétaire de Le Parisien-Aujourd’hui en France. Nicolas Bazire, est l’un des administrateurs de LVMH, en même temps que l’un de ceux de l’institut de sondage IPSOS, dont est salarié un fils de Brigitte Macron. 
Notons au passage que Brigitte Macron a enseigné à l'école Franklin (lycée catholique privé Saint-Louis-de-Gonzague), haut lieu de l'éducation jésuite à Paris, par laquelle sont passés Jacques-Antoine Granjon (fondateur et PDG de vente-privee.com), Léa Salamé, journaliste et compagne de Raphaël Glucksmann (liste Place publique-PS aux européennes) ou Bruno Le Maire ou Bruno Ledoux, président du conseil de surveillance du journal Libération, Jean-Claude Meyer, banquier d'affaires et vice-chairman international de Rothschild & Cie où Macron - recruté par François Henrot, que Macron fera chevalier de la Légion d'honneur le 14 avril 2017 en tant que ministre de l'Economie et des finances) bras droit de David de Rothschild - l'a eu pour mentor (lequel est, en outre, conseiller financier de la Côte d'Ivoire, où Guillaume Soro est l'ami ivoirien d'Alexandre Benalla, également lobbyiste au Tchad), et François Villeroy de Galhau, conseiller européen du ministre des Finances puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy dans les années 90, ancien PDG de Cetelem, ex-directeur général délégué de BNP Paribas et actuel gouverneur de la Banque de France. Mais le plus intéressant ici c’est qu’il est gérant associé de la Banque Rothschild, comme Macron avec qui il a travaillé.
Et l'épouse du président a été professeur des enfants Arnault...

80% des instituts de sondage appartiennent à la sphère d’influence qui soutient Macron. 
Son conseiller en la matière n’est autre que Denis Delmas, ancien président de TNS Sofres. Deux mois après l'annonce de sa candidature à la présidentielle, alors que son programme était toujours attendu, Le Parisien clama que "Emmanuel Macron continue d'engranger des soutiens, principalement de personnalités de la société civile. Laurence Haïm [journaliste autodidacte et opportuniste, proche d'Hervé Chabalier, agence CAPA, ex-militant fondateur de la Jeunesse communiste révolutionnaire] et Jean Pisani-Ferry [socialiste, fils d'Edgard Pisani, instigateur de plusieurs mesures phares proposées par le candidat Macron, mais critique des politiques migratoires et sociales du président] figurent parmi les derniers arrivés dans l'équipe de campagne", ainsi que l'architecte Roland Castro, ex-militant de l’Union des étudiants communistes et du Parti communiste français, puis UJC, mitterandien, soutien de Montebourg aux primaires socialistes, puis de Macron...

Elabe a été créé en avril 2015 par CSA dont il est une filiale. Or, l’unique actionnaire de 
CSA, depuis 2008, est Vincent Bolloré, .

Employeur de Sébastien Trogneux, fils de Brigitte Macron,
IPSOS est sous la coupe de François Pinault et Fidelity.

mercredi 22 mars 2017

Vuitton offre ses "costards" à Brigitte ...Macron: conflit d'intérêts ?

Macron fait habiller sa femme Brigitte par Vuitton

Trogneux ne coûte pas cher en vêtements au jeune banquier

Alors que la presse taille un costume au candidat de la droite et du centre, Challenges révèle ce mercredi que la femme d'Emmanuel Macron est habillée gratuitement par Louis Vuitton. Interrogé par le magazine sur ces vêtements prêtés gracieusement à Brigitte Macron, le service VIP de la marque affirme que l'épouse du candidat du mouvement "En Marche !" a toujours retourné les habits. "Les prêts sont notés dans un registre et systématiquement rendus", assure la marque de luxe.

Vuitton est la marque phare de ...LVMH, au chiffre d'affaires estimé à 7 milliards d'euros en 2012 et propriété depuis 1989 du milliardaire Bernard Arnault, toujours proche du pouvoir, alternance après alternance.

Louis Vuitton utilise habituellement des actrices comme ambassadrices 

La marque semble toutefois vouloir profiter de la visibilité médiatique actuelle de Brigitte Macron, qui n'est pas exactement une starlette. 
Le magazine révèle d'ailleurs que cette "collaboration" est née à l'été 2015, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.

Delphine Arnault avait eu un entretien avec l'épouse de l'ancien conseiller élyséen de Hollande et la fille de l'homme d'affaire, directrice adjointe de Vuitton, avait tenté de prodiguer quelques conseils vestimentaires à la retraitée de l'enseignement, pour ses apparitions publiques.

Si la sexagénaire ne coûte pas cher au trentenaire, l'épouse du candidat pourrait, logiquement, attirer sur le candidat à la Présidentielle,  les soupçons de conflit d'intérêts. Il est en outre étonnant que, en pointe dans les révélations politiques visant les droites depuis les débuts de la campagne présidentielle, les anarcho-révolutionnaires du Canard enchaîné, de Mediapart et de Cash Investigation, sur France 2, ainsi que du journal Le Monde, n'aient eu vent de rien.

dimanche 16 novembre 2014

2017: la presse présidentielle est folle de Juppé, contre Fillon

Les Français ne veulent pas que Fillon soit candidat !

Leur fait-on dire ce qu'on veut ?


Seuls 8 % des Français souhaiteraient le voir représenter l'UMP à la présidentielle, mais c'est un sondage Odoxa qui le dit pour le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France, après une forte opération pro-Juppé, jusqu'en Une des InRocks (ci-dessous).

Une nette majorité de Français (58 %) aurait une mauvaise opinion de François Fillon, suite aux accusations des deux compères du journal Le Monde, par patrons de presse interposés. 
Et depuis ce Jouyetgate que l'Elysée lui jette dans les pattes avants par l'entremise de Jean-Pierre Jouyet, son éminence grise, seulement 8 % souhaiteraient le voir représenter l'UMP à la présidentielle de 2017, selon le sondage Odoxa paru ce dimanche dans Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Créé dans l'été par deux anciens de BVA, Gaël Sliman et Céline Bracq, Odoxa, qui signifie "la voie vers l'opinion", "assume une éditorialisation dans l’analyse de nos résultats, afin de proposer à nos clients non pas des chiffres, mais une réponse", expliquent les co-fondateurs.

D'après cette enquête, seules 42 % des personnes interrogées ont une bonne opinion de l'ancien Premier ministre, en lice pour la présidence de l'UMP. Hollande s'en contenterait...

Fillon en quatrième position

Chez les sympathisants de droite, les bonnes et mauvaises opinions sont strictement équilibrées, mais chez les seuls sympathisants UMP les bonnes opinions dominent (58 % contre 42 %). Les sympathisants de gauche sont en revanche 70 % à avoir une mauvaise opinion de l'ex-chef de gouvernement, contre 29 % de bonnes. Savoir s'ils voteraient plutôt Le Pen au second tour...

Avec seulement 8 % de Français qui souhaitent le voir représenter l'UMP en 2017, François Fillon arrive en 4e position derrière Alain Juppé (38 %), Nicolas Sarkozy (27 %) et Bruno Le Maire (11 %). Son score tombe à 6 % chez les sympathisants de droite, derrière Nicolas Sarkozy (48 %), Alain Juppé (28 %), Bruno Le Maire (9 %).

Les sympathisants UMP sont encore plus sévères, seulement 4 % souhaitant le voir représenter leur parti à la présidentielle, tandis que Nicolas Sarkozy arrive largement en tête (57 %) devant Alain Juppé (28 %) et Bruno Le Maire (8 %).

Dans un sondage du mois d'octobre, Odoxa estimait que 63 % des français pensent que Sarkozy ne devrait pas être le candidat UMP en 2017 et "80% des Français pensent que Hollande n'est pas "un bon président." Pour Odoxa, restent Juppé et Aubry ? 
On peut aussi concevoir un duel Valls-Sarkozy.

Une action croisée de patrons de presse "indépendante"

Tandis que le banquier Matthieu Pigasse colle Alain Juppé en Une de son magazine les InRocks, le fondateur de Free (opérateur de téléphonie et fournisseur d'accès à Internet), Xavier Niel, donne le feu vert à ses salariés du groupe de presse Le Monde de lâcher la boule puante des accusations de Jouyet, n°2 de l'Elysée, contre Fillon. Or, Le Monde est co-détenu par Niel avec les hommes d'affaires Pierre Bergé, parrain financier de Ségolène Royal, et le banquier Matthieu Pigasse, actionnaire majoritaire du magazine Le Nouvel Observateur (L'Obs) et des InRocks

Le cercle mafieux de la presse est bouclé. 
Inauguration du musée de la Fondation Louis Vuitton dédié à l'art contemporain, au Bois de Boulogne à Paris le 21 octobre 2014. 
Invités : P. Bergé (Le Monde) ou le patron du Monde, Xavier Niel...
Un dernier pour la route ? Niel X., l'homme d'affaires au centre de ce cercle vertueux de la désinformation visant Fillon, est le père de l'enfant de Delphine Arnault, fille de  Anne Dewavrin, riche héritière remariée depuis lors à Patrice de Maistre, gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt (L'Oréal) et de Bernard Arnault, propriétaire du groupe de luxe LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy) qui proclama son intention de voter en faveur de François Hollande. 
Or, ce père de l'enfant de la femme d'affaires Delphine Arnault est un ancien mis en examen placé en détention provisoire pendant un mois à la prison de la Santé de Paris en mai 2004 pour proxénétisme aggravé et recel d'abus de biens sociaux concernant un de ses "peep-shows".

jeudi 20 décembre 2012

Plus de 500 Français candidats à l'exil en Belgique

D'autres envisagent la Suisse ou le Royaume Uni


Hausse de 15 à 20% du nombre de Français demandeurs de la nationalité belge

C'est de nouveau l'"exode" depuis la rentrée
Les Français sont de plus en plus nombreux à poser en urgence une demande de nationalité belge et, au total, les noms de quelque 500 ressortissants de l'Hexagone figurent aujourd'hui sur les listes d'attente, a précisé le président de la Commission des naturalisations du parlement fédéral. "Cela représente finalement assez peu monde", estime le député centriste George Dallemagne.

Parmi les dossiers en grande souffrance figurent celui de Bernard Arnault, toujours instruit au stade administratif et dont la commission parlementaire ne s'est pas encore emparé. Ce pourrait être l'affaire de quelques mois encore. 
Pour ce qui est de Gérard Depardieu, l'hypothèse semble plausible qu'il souhaite obtenir un passeport du royaume, après y avoir acquis une résidence, à Néchin, tout près de la frontière française. Mais l'acteur et homme d'affaires ne s'est pas encore manifesté à Bruxelles.


Des "mérites exceptionnels", comme pour nos immigrés

À partir du 1er janvier, la loi belge va changer. Elle devient plus restrictive pour le commun des mortels, avec une condition de résidence préalable portée de trois à cinq ans, voire dix. 
 Mais le régime accéléré est lui aussi modifié. Sous la loi antérieure, Bernard Arnault doit encore prouver qu'il possède des "attaches véritables" avec la Belgique. Gérard Depardieu, s'il se présentait à partir du mois prochain, n'aurait qu'à faire valoir des "mérites exceptionnels" susceptibles d'accroître le "rayonnement international" de la Belgique, ce que le pouvoir socialiste  considère comme acquis ou peine à admettre.C'est une condition pour surseoir aux cinq ans de résidence préalable, mais elle n'est pas suffisante. 


Socialiste à scooter
avec chauffeur noir
Le candidat doit aussi "démontrer qu'il ne peut pas attendre et qu'il a besoin de la nationalité belge pour poursuivre son travail", insiste Georges Dallemagne. Bref, ce n'est pas gagné d'avance et l'argument fiscal n'entre pas en considération. 

Les formalités incluent un avis favorable du Parquet, de la sûreté et de l'Office des étrangers. Trois députés rapporteurs acceptent ou rejettent à l'unanimité. Dans les autres cas, ce sont les 17 parlementaires de la commission qui doivent trancher, à la majorité simple. Au bout du compte, cette procédure prendrait au minimum cinq mois, sauf urgence caractérisée, précise son président.

Les noms de Bernard Arnault et de Gérard Depardieu "ne sont pas les derniers" à sortir de l'ombre, ajoute une source gouvernementale bien placée. 
Flattée par l'intérêt des grandes fortunes étrangères, la Belgique ne joue l'embarras que pour des raisons diplomatiques de bon voisinage. La polémique française ne la dessert pas ! "De ce côté-ci de la frontière, nous n'avons pas l'habitude d'une semblable violence verbale", déplore d'ailleurs Georges Dallemagne.

Nouvelle cuisine
française
En tout cas, le pays comme son parlement ne semblent pas prêts à amender leurs lois fiscales, malgré les pressions de Paris. 

Le chef de la diplomatie belge Didier Reynders ne voit
aucune raison de bouleverser une tradition de faible taxation du capital qui remonte à la naissance du royaume, en 1830. "Ce n'est pas parce que la France modifie ses impôts que la Belgique devrait faire de même", gronde le député Georges Dallemagne. À ses yeux, la révision de la convention fiscale franco-belge souhaitée par le président Hollande n'aurait que "des chances très faibles" de passer la rampe au Parlement.


Et le Premier ministre belge, Elio Di Rupo, est membre du Parti socialiste (PS).
C'est dire combien Hollande et sa bande sont des doctrinaires d'un archaïsme unique en Europe.


jeudi 13 septembre 2012

Punir les créateurs de richesses mais épargner les footeux et chanteurs

Taxer les riches, oui ;  punir la réussite, non !

Cristiano Ronaldo était trop "triste": il se sentait mal-aimé. 

Pour consoler leur star portugaise, les dirigeants du Real Madrid seraient donc prêts à lui offrir un contrat à vie et une belle revalorisation salariale. "Le Real Madrid fera un énorme effort économique pour placer Cristiano au niveau de traitement que mérite son statut de star mondiale", celui de Lionel Messi. Un effort chiffré à 15 millions d'euros par an. Soit une augmentation de 50 % par rapport à ses actuels émoluments, 10 millions, net d'impôts. Or, Samuel Eto'o prend 20 millions en Russie... 

S'il ne produit pas de richesse, il crée du rêve, nous dit-on... Les chômeurs espagnols regardent, déprimés mais rêveurs ? 

Hervé Gattegno revient quant à lui sur la polémique suscitée par la fameuse taxe de 75 % sur les revenus supérieurs à un million d'euros et sur la demande de naturalisation de Bernard Arnault en Belgique. Son parti pris : taxer les riches, oui ; les punir, non ! Le rédacteur en chef au "Point" développe. 

Ce qui devrait être simple est hélas devenu compliqué parce qu'en France, tout ce qui touche à l'argent est compliqué. L'évidence, c'est qu'en période de crise, les plus riches devraient contribuer davantage à l'effort collectif - et certains en sont d'accord. Le problème, c'est qu'au lieu d'en appeler à la solidarité nationale, qui est une valeur positive, on habille cette mesure d'un discours vindicatif et dénonciateur de ceux qui gagnent beaucoup d'argent. C'est confondre la justice sociale avec la revanche sociale. Et c'est oublier, surtout, que l'impôt n'a jamais été une sanction morale mais une contribution citoyenne.


Bernard Arnault porte plainte contre Libération
Vous trouvez que les patrons qui veulent échapper à l'impôt - comme peut-être Bernard Arnault - ont des excuses ?


Sûrement pas ! Se soustraire à l'impôt, c'est de l'incivisme. Quand c'est l'homme le plus riche d'Europe qui essaie de le faire, c'est même un outrage. Ce qui frappe, c'est que nos dirigeants préfèrent la stigmatisation à la conviction. Le résultat est logique : les riches sont comme les autres ; ils trouvent que leurs impôts sont trop lourds et ceux des autres pas assez. Qu'on le veuille ou non, ce que leur promet François Hollande a de quoi les faire grimacer - entre l'ISF, la taxation du capital alignée sur celle du travail et les 75 %.. Si en plus, ils se sentent traités comme des monstres, on peut comprendre qu'ils aient envie d'aller voir ailleurs - comprendre, pas approuver...



L'autre aspect de la polémique, c'est la "une" de Libération : "Casse-toi, riche con !" et les réactions très contrastées qu'elle a provoquées. Est-ce que ça vous paraît excessif ?


Il serait exagéré d'accorder à un titre de journal, fût-il très provocateur, autant d'importance qu'au fait lui-même. Dans ce débat, tout est caricature. L'indignation de Libération (qui a aussi un but commercial) exprime une haine des riches qui irradie une large part de l'opinion de gauche - et qu'attisent Jean-Luc Mélenchon ou Olivier Besancenot, mais aussi beaucoup de dirigeants du PS, pour qui un patron est forcément un exploiteur. À l'inverse, beaucoup de patrons somment l'État de baisser les charges sociales pour améliorer la compétitivité des entreprises ; ils pourraient agir dans le même sens en ramenant certaines rémunérations à des niveaux raisonnables ! 



Qu'est-ce qui pourrait permettre de dépassionner ce débat ?


Une grande réforme fiscale - celle que la droite et la gauche ont souvent promise mais jamais faite. Avec la création d'un impôt lié à la nationalité, comme aux USA, qui a fait consensus entre François Hollande et Nicolas Sarkozy pendant la présidentielle - donc, en théorie, il pourrait être voté sans problème ! Et pour que l'impôt soit réellement un élément de la citoyenneté, il faut que tous les Français le payent, même de façon purement symbolique (la moitié aujourd'hui ne le paient pas). Les USA ajoutent une "taxe de sortie" pour ceux qui abandonnent la nationalité américaine pour échapper à l'impôt. Ça ferait passer le goût du voyage même à certains fabricants de bagages...




La haineuse provocation de Libération va coûter 500 000 euros de pub au quotidien socialiste.

De nombreux annonceurs, choqués par la couverture visant Bernard Arnault, se retirent du quotidien. 
Edouard de Rothschild a-t-il des moyens extensibles ?

Ses insultes à la droite n'ont pas coûté si cher à la Ch'tite Brochen-Aubry.

lundi 10 septembre 2012

Bernard Arnault (LVMH) poursuit Libération pour sa Une insultante

Édouard de Rothschild est-il un autre "riche con" ?



Le journal Libération
n'est-il pas un peu con ?



Bernard Arnault annonce qu'il porte plainte contre Libération pour "injures publiques proférées à son égard", après la publication d'une couverture insultante lundi 10 septembre. 

Le patron de LVMH y est affiché en photo sur toute la page, un bagage à la main, derrière le titre "Casse-toi riche con !"

"Bernard Arnault n'a d'autre choix, compte tenu de l'extrême vulgarité et de la violence du titre du quotidien en date du 10 septembre 2012, que d'assigner le journal Libération en justice", souligne un communiqué, ajoutant que "cette Une (...) est inacceptable" en démocratie vertueuse.


Invité au Grand Journal de Canal+, le protecteur de Libération, Édouard de Rothschild, en a profité pour défendre "la belle opération marketing" du quotidien. Visiblement pas échaudé par la plainte de Bernard Arnault, il a également déclaré " tant mieux, ça alimente le buzz !", tout en exprimant sa sympathie au patron de LVMH !

Cette Une de Nicolas Demorand - qui cumule les fonctions de directeur de publication et de directeur de la rédaction - dissimule-t-elle de nouvelles difficultés financières? 
En tout état de cause, si jamais les comptes de Libération sont sains, il est clair que la polémique fait diversion, alors que les sondages de Hollande et Ayrault sont en chute libre. "Elle révèle en outre un état d'esprit anti-entreprise totalement à l'encontre des nécessités du redressement économique du pays et de la lutte contre le chômage, qui ne peuvent réussir qu'avec la motivation des chefs d'entreprises privées", conclut le texte du plaignant.
Le titre, parodiant l'expression de Nicolas Sarkozy au Salon de l'Agriculture 2008, "Casse-toi pauvre con !", suscitée par une agression verbale d'un paysan radical et frustre, a suscité de nombreuses réactions militantes, au cœur de la polémique sur la demande de naturalisation belge du milliardaire.



Le journal socialiste ne manque pas d'air

Il se trouve que le financier qui a renfloué le journal Libération est l'homme d'affaires binational Édouard de Rothschild (1957), fils du baron Guy de Rothschild et le demi-frère de David de Rothschild, fondateur de la banque d'affaires Rothschild & Cie.
En 2006,  Édouard de Rothschild est devenu l'actionnaire de référence du journal Libération alors en perdition...
Ce patron multimillionnaire (315 millions d'euros, en 2007"apolitique" vient d'acquérir la nationalité israélienne, le 3 août 2010, sans pour autant émigrer en Israël...



Le journal socialiste n'en est pas à son coup d'essai

Ses Unes racoleuses sont son fonds de commerce .
La "posture" de la vulgarité bobo est vertueuse, puisque socialiste ! 

Qu'est-ce qui fait la différence avec la presse caniveau ?