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lundi 25 septembre 2017

Budget 2018 : Michel Sapin, ex-maquilleur des chiffres du chômage, fustige Macron

Le bouclier fiscal de Macron est quatre fois plus épais que celui de Sarkozy

Macron pire que Thatcher, Reagan ou Sarkozy 
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L'ancien et le nouveau monde, et inversement...
Les mesures fiscales du gouvernement, comme la baisse de l'impôt sur la fortune, sont dans l'esprit de celles de Ronald Reagan et Margaret Thatcher et dans la lignée des réformes de Nicolas Sarkozy, considère l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de Hollande.

"Là on est vraiment dans un monde ancien", a-t-il dénoncé sur Europe 1.
Le premier budget du quinquennat Macron sera dévoilé mercredi 27 septembre, mais le premier ministre Édouard Philippe a déjà prévenu : il n'est "pas là pour faire plaisir". Il évoque les contraintes pesant sur les finances publiques, l'exécutif s'étant engagé à ramener l'an prochain le déficit à 2,6% du produit intérieur brut, malgré les baisses d'impôts liées à ses réformes fiscales (taxe d'habitation, ISF...) et les hausses de dépenses dans les secteurs jugés prioritaires. 

Michou Sapin n'a pas la pudeur du menteur pendant cinq  ans ministre en échec
et démonte la politique économique de son ex-pair à Bercy. Invité d'Europe 1 lundi matin 25 septembre, l'ancien naufrageur de l'Économie et des Finances a brandi des chiffres, ce qui est son point fort, pour les maquiller. 
"Combien a pesé, en termes d'allègements d'impôts, le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy? 1,2 milliard. Aujourd'hui, le nouveau bouclier fiscal, c'est 3,5 milliards d'euros d'impôt sur la fortune de moins plus 1,5 milliard d'impôt sur le revenu de moins. C'est 5 milliards d'euros. Il est 4 fois plus épais que le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy", a-t-il calculé, avant de déplorer "une stratégie de baisser l'impôt des plus aisés des Français."


Alors que le chef de l'État et ses partisans assurent faire entrer le pays dans "un monde nouveau", ce proche de Hollande juge au contraire que la politique économique du locataire de l'Élysée n'a rien de moderne. "C'est le grand raisonnement que l'on connait depuis longtemps, du ruissellement : en donnant aux plus riches, ça va finir par retomber, quelques gouttes, sur les plus pauvres. C'est la théorie Reagan-Thatcher, et là, on est vraiment dans le monde ancien, a-t-il estimé. C'est un raisonnement de base dont on n'a pas vu les effets du point de vue économique, mais dont on a vu les effets du point de vue des inégalités. Les mesures qui sont comprises dans ce budget vont creuser les inégalités en France."
Néanmoins, en 2015, Les Echos estimait que le bouclier fiscal de François Hollande était annuellement plus coûteux que celui de Nicolas Sarkozy. En cause : le plafonnement de l'ISF à 75% des revenus.

Pour mémoire, lorsqu'il était ministre des Finances, Michel Sapin, le manipulateur des chiffres du chômage, avait trouvé un série de surnoms confraternels pour désigner son homologue à l'Economie, preuve accablante de la vieille inimitié entre les deux collègues du gouvernement. Pour Sapin, Macron est "le taré du troisième étage" de Bercy.


mercredi 22 mars 2017

Vuitton offre ses "costards" à Brigitte ...Macron: conflit d'intérêts ?

Macron fait habiller sa femme Brigitte par Vuitton

Trogneux ne coûte pas cher en vêtements au jeune banquier

Alors que la presse taille un costume au candidat de la droite et du centre, Challenges révèle ce mercredi que la femme d'Emmanuel Macron est habillée gratuitement par Louis Vuitton. Interrogé par le magazine sur ces vêtements prêtés gracieusement à Brigitte Macron, le service VIP de la marque affirme que l'épouse du candidat du mouvement "En Marche !" a toujours retourné les habits. "Les prêts sont notés dans un registre et systématiquement rendus", assure la marque de luxe.

Vuitton est la marque phare de ...LVMH, au chiffre d'affaires estimé à 7 milliards d'euros en 2012 et propriété depuis 1989 du milliardaire Bernard Arnault, toujours proche du pouvoir, alternance après alternance.

Louis Vuitton utilise habituellement des actrices comme ambassadrices 

La marque semble toutefois vouloir profiter de la visibilité médiatique actuelle de Brigitte Macron, qui n'est pas exactement une starlette. 
Le magazine révèle d'ailleurs que cette "collaboration" est née à l'été 2015, alors qu'Emmanuel Macron était ministre de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique.

Delphine Arnault avait eu un entretien avec l'épouse de l'ancien conseiller élyséen de Hollande et la fille de l'homme d'affaire, directrice adjointe de Vuitton, avait tenté de prodiguer quelques conseils vestimentaires à la retraitée de l'enseignement, pour ses apparitions publiques.

Si la sexagénaire ne coûte pas cher au trentenaire, l'épouse du candidat pourrait, logiquement, attirer sur le candidat à la Présidentielle,  les soupçons de conflit d'intérêts. Il est en outre étonnant que, en pointe dans les révélations politiques visant les droites depuis les débuts de la campagne présidentielle, les anarcho-révolutionnaires du Canard enchaîné, de Mediapart et de Cash Investigation, sur France 2, ainsi que du journal Le Monde, n'aient eu vent de rien.

vendredi 2 septembre 2016

Présidentielle 2017 : Valérie Trierweiler n'a pas choisi Hollande

Valoche prend le parti de Macron

Feu de paille, cet engouement médiatique pour Emmanuel Macron?
Un soutien dont Macron
se serait visiblement passé
Les soutiens au démissionnaire se multiplient: un désaveu évident à Hollande et Valls. Le trentenaire avait travaillé à l'Elysée comme secrétaire général-adjoint dès 2012 - bien que banquier et que Hollande ait assuré ne pas aimer les riches. 
A la fin août 2014, il avait ensuite accepté une tentative de cohabitation avec Valls au gouvernement, jusqu'à la... fin août 2016. Macron ne peut-il rester en place plus de deux années ? Un mandat présidentiel, c'est cinq ans... 

A peine a-t-il démissionné, que la maîtresse répudiée, Valérie Trierweiler, 51 ans, manifeste déjà auprès de Brigitte Macron, 63 ans, son envie de voir l'ancien ministre de l'Économie, 38 ans, se présenter en 2017.
Comme tout un chacun - à commencer par l'intéressé lui-même qui n'a pas encore toutes les données en mains -  l'ex-première concubine ignore pourtant toujours si le tout récent déserteur du gouvernement se présentera à l'élection présidentielle de 2017. 

Manu Macron affirme vouloir se consacrer pleinement à son mouvement politique En marche !.
Mais d'autres, comme Gérard Collomb, maire de Lyon,  voient en lui le candidat idéal. Ce serait notamment le cas de Valérie Trierweiler, à en croire un bouquin qui va sortir à point nommé, "Le Premier secrétaire de la République." Son auteur, le journaliste Cyril Graziani, rapporte une rencontre entre l'ancienne première dame et Brigitte Macron. Les deux femmes se seraient croisées dans un restaurant chic de Saint-Germain-des-Prés. "En ce début du mois de mai 2016, une table devise. Brigitte Macron déjeune avec un ami. En plein milieu de leur tête-à-tête surgit, telle la foudre, celle qui a fait trembler la République. Valérie Trierweiler", raconte le  grand reporter au service politique de France Inter, dans son bouquin. 


L'ex-compagne du président aurait manifesté son soutien enthousiaste à une éventuelle candidature de Macron

"Il faut absolument qu'Emmanuel y aille," rapporte le narrateur de cette histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours. Et  les deux femmes, à l'évidence, partagent le même avis ! "Oui, il faut absolument qu'il y aille, c'est maintenant", lui aurait répondu Brigitte Macron. D'après l'auteur du livre, la scène ne serait pas passée inaperçue. "Les deux femmes concluent leur échange en faisant un selfie devant des clients éberlués," raconte Cyril Graziani pour conclure l'anecdote. 

Nombreux seraient ceux dans l'opposition à lui tendre la main.
C'est ce que Matignon tente de donner à penser par la presse. 

Si l'opposition lui tend la main, ce n'est pas Sarkozy
"Si j'ai bien compris, ça fait quatre ans qu'on n'a pas de politique économique et dans quatre minutes on n'aura plus de ministre de l'économie : c'est logique", a ironisé Nicolas Sarkozy lors d'une visite à Châlons-en-Champagne.
Et Guillaume Larrivé, porte-parole du parti Les Républicains, souligne quant à lui sur Twitter que "le macronisme" n'a été que du "fiscalisme, comme conseiller à l'Elysée" et "de l'illusionnisme, comme ministre".

Côté Juppé, Raffarin a dit sa déception. 
"Quand on est jeune et qu'on a eu la chance de se voir confier des responsabilités majeures en matière économique, se dire 'je ne peux pas agir, je rentre à la maison', c'est quelque part désespérant". "C'est désespérant et si c'est une manœuvre politique, elle est extrêmement risquée", a-t-il ajouté.
Selon Jean-Pierre Raffarin encore, l'ex-ministre de l'Economie "affaiblit la base politique du président de la République et un président de la République sortant ne peut pas se retrouver dans les sondages préélectoraux à des niveaux ridicules".
"Je pense qu'il faut un certain seuil pour être candidat", a-t-il jugé. "En-deçà de 15% on frôle le ridicule, et le président, qui a de la culture politique, ne s'engagera pas dans un combat à l'évidence perdu", a-t-il pronostiqué. La cote de popularité de François Hollande est repartie à la baisse, à 14% d'opinions favorables, selon un sondage YouGov publié mercredi 31 août.

Si des ralliements au "fils spirituel" de Hollande doivent se faire, ce serait au centre-droit, selon Gérard Collomb. Le maire PS de Lyon a confirmé que le leader d'En Marche! serait bien candidat si François Hollande était empêché. Et d'assurer qu'il y aurait des ralliements. S'il a été incapable de lâcher le premier nom, il a prédit au "centre-droit, qui font partie de l'équipe restreinte de campagne". On pense à des membres de l'UDI, notamment Jean-Christophe Lagarde.

Valls et bien d'autres considèrent son départ du gouvernement comme une "désertion", y compris à droite.
Que dit le premier ministre Manuel Valls, refouloir de la gauche ?
"Moi, j’ai un principe, c’est la loyauté à l’égard du président de la République, bien sûr, mais aussi la loyauté vis-à-vis des Français (…) Dans ces moments-là, on ne peut pas partir, on ne peut pas déserter", quand bien même ça irait mieux..., a lâché le premier ministre pour sa première réaction après la démission du petit Manu.

VOIR et ENTENDRE l'accueil - chaleureux et rétrospectivement savoureux- que les membres du gouvernement avaient réservé au banquier d'affaires de Rothschild:

L'intéressé laisse planer le doute sur sa candidature à l'élection présidentielle, considérant pour le moment qu'il est "plus utile à (son) pays en construisant le projet dont il a besoin". "C'est cela le véritable engagement, la véritable loyauté à l'égard des Français" et non du président, a déclaré l'ancien ministre dans les colonnes de Ouest-France ce jeudi. 
Quant à l'ex-squatteuse de l'Elysée, elle apparaît plus que jamais guidée par la rancœur et l'idée de vengeance envers le Président de la République. La faiblesse et la solitude de Flanby, président d'opérette sud-américaine en fin de mandat, ne l'engage pas à enterrer la hache de guerre, bien au contraire.

Si Macron n'attire que les cougars, son image va souffrir: il n'y a qu'un pas de 'bogoss' à 'boloss'...
L'appétence de l'opposition pour Macron se limite à Raffarin, ancien premier ministre, qui juge son départ "désespérant". Il avait pourtant cité Emmanuel Macron comme possible premier ministre d'Alain Juppé en 2017, si ce dernier était élu. Un attrait passager de septuagénaires pour la jeunesse: l'image de Macron y survivra-t-elle ?