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lundi 25 septembre 2017

Budget 2018 : Michel Sapin, ex-maquilleur des chiffres du chômage, fustige Macron

Le bouclier fiscal de Macron est quatre fois plus épais que celui de Sarkozy

Macron pire que Thatcher, Reagan ou Sarkozy 
Résultat de recherche d'images pour "macron sapin"
L'ancien et le nouveau monde, et inversement...
Les mesures fiscales du gouvernement, comme la baisse de l'impôt sur la fortune, sont dans l'esprit de celles de Ronald Reagan et Margaret Thatcher et dans la lignée des réformes de Nicolas Sarkozy, considère l'ancien ministre de l'Économie et des Finances de Hollande.

"Là on est vraiment dans un monde ancien", a-t-il dénoncé sur Europe 1.
Le premier budget du quinquennat Macron sera dévoilé mercredi 27 septembre, mais le premier ministre Édouard Philippe a déjà prévenu : il n'est "pas là pour faire plaisir". Il évoque les contraintes pesant sur les finances publiques, l'exécutif s'étant engagé à ramener l'an prochain le déficit à 2,6% du produit intérieur brut, malgré les baisses d'impôts liées à ses réformes fiscales (taxe d'habitation, ISF...) et les hausses de dépenses dans les secteurs jugés prioritaires. 

Michou Sapin n'a pas la pudeur du menteur pendant cinq  ans ministre en échec
et démonte la politique économique de son ex-pair à Bercy. Invité d'Europe 1 lundi matin 25 septembre, l'ancien naufrageur de l'Économie et des Finances a brandi des chiffres, ce qui est son point fort, pour les maquiller. 
"Combien a pesé, en termes d'allègements d'impôts, le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy? 1,2 milliard. Aujourd'hui, le nouveau bouclier fiscal, c'est 3,5 milliards d'euros d'impôt sur la fortune de moins plus 1,5 milliard d'impôt sur le revenu de moins. C'est 5 milliards d'euros. Il est 4 fois plus épais que le bouclier fiscal de Nicolas Sarkozy", a-t-il calculé, avant de déplorer "une stratégie de baisser l'impôt des plus aisés des Français."


Alors que le chef de l'État et ses partisans assurent faire entrer le pays dans "un monde nouveau", ce proche de Hollande juge au contraire que la politique économique du locataire de l'Élysée n'a rien de moderne. "C'est le grand raisonnement que l'on connait depuis longtemps, du ruissellement : en donnant aux plus riches, ça va finir par retomber, quelques gouttes, sur les plus pauvres. C'est la théorie Reagan-Thatcher, et là, on est vraiment dans le monde ancien, a-t-il estimé. C'est un raisonnement de base dont on n'a pas vu les effets du point de vue économique, mais dont on a vu les effets du point de vue des inégalités. Les mesures qui sont comprises dans ce budget vont creuser les inégalités en France."
Néanmoins, en 2015, Les Echos estimait que le bouclier fiscal de François Hollande était annuellement plus coûteux que celui de Nicolas Sarkozy. En cause : le plafonnement de l'ISF à 75% des revenus.

Pour mémoire, lorsqu'il était ministre des Finances, Michel Sapin, le manipulateur des chiffres du chômage, avait trouvé un série de surnoms confraternels pour désigner son homologue à l'Economie, preuve accablante de la vieille inimitié entre les deux collègues du gouvernement. Pour Sapin, Macron est "le taré du troisième étage" de Bercy.


mercredi 2 septembre 2015

Hollande admet qu'il n'aurait pas dû supprimer la TVA Sarkozy

Politique de Hollande: détricoter et mettre la France à poil !

Demain, il enlève le bas ?


C'est dur, l'exercice du pouvoir !...
François Hollande admet être allé "trop loin" en supprimant la hausse de TVA dans les premiers mois de son quinquennat, au seul motif qu'elle était projetée par Nicolas Sarkozy. 
"Je ne serais pas allé aussi loin; j'aurais gardé l'augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy pour boucler le budget qu'il nous avait laissé", a concédé le chef de l'État dans un entretien polémique avec Françoise Fressoz, auteur d'un ouvrage à paraître mercredi et journaliste au Monde, journal officieux du PS.  

Sa référence reste Nicolas Sarkozy
"On paie souvent la première loi de finances rectificative", relève-t-il encore, se justifiant en référence à son prédécesseur. "Pour Sarkozy, c'était la loi travail, emploi, pouvoir d'achat (loi TEPA et son "bouclier fiscal") interprétée comme un cadeau fiscal" et qu'il "a payée tout son quinquennat", selon le capitaine de pédalo. "Nous, on a payé les 11 milliards d'impôts nouveaux levés à notre arrivée", admet-il encore. Sauf que la facture est encore une fois payée par la minorité de contribuables français et non pas par l'Etat... 

Et "j'aurais fait le crédit d'impôt compétitivité emploi (CICE) pour les entreprises et j'aurais évité les hausses dans les budgets suivants", a-t-il poursuivi, tout en jugeant que "le plus grand échec" de son prédécesseur aurait été précisément "la compétitivité". Or, nul ne peut l'affirmer sans l'avoir vécu.

Mais il assume avec légèreté son "choix le plus lourd"
, à savoir "l'acceptation du traité européen" qu'il assurait vouloir renégocier pendant la campagne de 2012. Le monde agricole ne lui pardonne pas ce manquement dont il souffre au quotidien et sur les routes aujourd'hui. Et "la rupture avec la majorité intervient là, pas plus tard", estime-t-il.
"J'ai accepté le traité pour situer la France au cœur de l'Europe et non en marge", se défend-il, rejetant les appels de ceux, à gauche, qui prônaient un "affrontement avec Merkel".
"Qu'est-ce que ça aurait changé ? Je n'aurais obtenu aucun gain sur le plan budgétaire; j'aurais créé une déstabilisation dans la zone euro, j'aurais suscité une marginalisation de la France", analyse-t-il rétrospectivement. Le président admet ainsi l'erreur de jugement du candidat par défaut qui était dans la contradiction systématique.

François Hollande fait un aveu: "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche."

A moins de deux ans de la présidentielle, Hollande a le sentiment que ses réformes, parce qu'elles ne sont pas toutes de gauche, servent l'intérêt général... "J'ai engagé des réformes qui ne sont pas toutes de gauche mais servent l'intérêt général," avoue-t-il.

Il "met aussi à [son] crédit" l'absence de mouvement social majeur, avec le soutien inconditionnel de la CFDT -qui laissera pour longtemps le souvenir d'un syndicat de godillots socialistes. 

Dans son autocritique en forme de justification de ses méfaits et échecs,  le président tente d'expliquer ses revers électoraux: "le mécontentement est passé par les urnes" (municipales, européennes et départementales). Anticipe-t-il sa déroute aux Régionales en conférant aux scrutins électoraux une fonction de fusibles ? Les réformes promises ont-elles déjà avorté ? 

Un terrible constat après trois années de pouvoir sans partage
Où est la sortie ?
"On est le pays où on parle le plus de réformes et on en fait le moins", semble-t-il aussi regretter même si, selon lui, "le sang, la sueur et les larmes, ça ne marche pas".  N'est pas Churchill qui veut...
"Depuis Raymond Barre en 1976 (...) les gens disent 'on a déjà donné, on n'a plus de sang, on n'a plus de sueur, on n'a plus de larmes', donc ça n'opère plus (...), prétend-il amèrement, confessant la défiance du peuple à son encontre. Aucun président de la République n'aura été -avec la même constance- aussi impopulaire que lui. 
"Ce n'est pas parce qu'on ne dramatise pas qu'on ne réforme pas", continue, sur le même registre pitoyable, le chef de l'Etat, qui revendique pourtant - à la louche - "beaucoup plus de réformes de structure" que ses prédécesseurs.

Il "mobilise très bien son camp, mais il est le candidat le moins rassembleur du pays."
Hollande ne parle pas de lui, non, non. Le président en campagne réserve cette banderille à Nicolas Sarkozy: son adversaire désigné n'est donc pas Alain Juppé, celui que les media partisans câlinent.  

dimanche 12 août 2012

Sondage à 100 jours: six Français sur dix mécontents de Hollande

La presse militante lui cherche des excuses

Le Télégramme accuse et s'apitoie


Première panne, après seulement 3 mois de vie commune avec les Français



Condamné par un "sondage mitigé"  et les "critiques acerbes de l'UMP"  qui s'inquiètent de son "attentisme" dans le dossier syrien, l'entourage de François Hollande tente de le sortir de sa léthargie béate et propose des initiatives - envoi d'un hôpital militaire en Jordanie ou visites sur le thème de la sécurité - pour donner l'illusion qu'il tient fermement la barre. 

Le Monde titrait ce samedi : "Après 100 jours, M. Hollande doit encore affirmer son leadership" [sic], si jamais, alors que Le Figaro assurait, sondage à l'appui, que "le doute s'installe" sur sa présidence.

L'apathie de Hollande inquiète


Pendant que la "gauche molle" signe des autographes,
on meurt en Syrie,
un militaire français est tué en Afghanistan,
(alors que Hollande a la présidence du Conseil de Sécurité),
et des usines ferment
laissant des chômeurs sur le carreau




Selon un sondage IFOP pour Le Figaro, une majorité de Français se déclare très sceptique sur sa politique pour lutter contre les déficits, l'immigration clandestine, l'insécurité et la désindustrialisation du pays.

La crise n'est pas moins insupportables aux congés payés au soleil, et la popularité de François Hollande souffre de son insouciance    inconscience Selon l'enquête Ifop que nous publions ce vendredi, 46 % des Français seulement s'accommodent encore de l'inaction de François Hollande, cent jours après son élection, le 6 mai. Le président, qui n'a pas bénéficié d'un état de grâce comparable à celui de ses prédécesseurs, n'a pas non plus convaincu de sa capacité à "redresser" le pays, pour reprendre son principal slogan de campagne et les agences de notation nous préparent un sale coup: de quoi faire dire à Martine Brocgen-Aubry que la "fraise des bois" "salit" la France ?

51 % des personnes interrogées pensent que les choses en France sont en train de changer plutôt en mal

Seulement 17 % parviendraient à les voir évoluer plutôt en bien. "Dans ce climat très pessimiste et au regard des marges de manœuvre limitées qui existent, la confiance accordée à François Hollande et son gouvernement dans différents domaines est systématiquement minoritaire, relève Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. Seuls 40 % leur font plutôt confiance pour trouver des solutions avec les autres pays européens à la crise de la zone euro, 33 % pour réduire la dette et le déficit public, 31 % pour lutter efficacement contre la désindustrialisation du pays et seulement 27 % pour faire reculer le chômage, priorité numéro un des Français."

57 % des sondés estiment cependant que François Hollande tient les engagements qu'il a pris pendant la campagne présidentielle: les Rom n'ont pas dû être interrogés ! Cette proportion s'établit à 92 % parmi ses électeurs du premier tour, qui apparemment ne sont pas déçus. C'est le corollaire du peu d'espérance qu'a suscitée la victoire du candidat socialiste. Partant de moins haut, la cote de popularité du président se tasse plus lentement.

Les mesures symboliques plébiscitées

Si dérisoire soit-elle, la démagogie fait recette
Interrogés sur les mesures prises pendant ces cent jours, les Français plébiscitent les plus symboliques, au premier rang desquelles la diminution de la rémunération du chef de l'État et des membres du gouvernement !

L'avancement à fin 2012 du retrait des troupes combattantes d'Afghanistan recueille l'approbation de 75 % des sondés. 71 % de l'échantillon global (et 84 % des ouvriers, les plus concernés) sont satisfaits que le gouvernement soit revenu à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont cotisé 41 annuités. L'encadrement des loyers est également salué par 68 % des Français. Il fait même un tabac chez les Franciliens avec un taux d'approbation de 75 %.

Le niveau de satisfaction est un peu moins élevé en ce qui concerne l'augmentation de 2 % du SMIC. Il reste tout de même majoritaire avec 59 % dans l'ensemble de la population, et même 68 % parmi les cadres et les diplômés. En revanche, les ouvriers, qui sont proportionnellement les plus nombreux à bénéficier de cette hausse, sont seulement 48 % à s'en contenter.

Regret des heures supplémentaires

Ces mêmes ouvriers sont 75 % à regretter la défiscalisation des heures supplémentaires, qui fait 61 % d'insatisfaits parmi nos sondés, toutes catégories professionnelles confondues. Voilà qui devrait encourager l'opposition à relayer la croisade entreprise par le député UMP des Alpes-Maritimes Christian Estrosi pour obtenir l'abrogation des 35 heures et l'instauration de négociations entre patronat et salariés sur le temps de travail et les rémunérations.

La mise en place d'une fiscalité plus élevée sur les droits de succession et les donations mécontente, elle, 64 % de la population. 
Avec la défiscalisation des heures supplémentaires et la suppression du bouclier fiscal, l'alourdissement de ces droits constituait pourtant l'une des mesures phares du programme du candidat socialiste pour rétablir une «justice» qu'il estimait bafouée par son prédécesseur. Les politiques de rigueur ont beau s'imposer et même se durcir à peu près partout en Europe, les Français semblent toujours aussi peu disposés à faire des efforts, ce qui augure mal de l'accueil réservé à la réforme fiscale que prépare le gouvernement pour l'automne.


mardi 13 mars 2012

Sondages contradictoires, mais Hollande perd du terrain et ses nerfs

Le match Hollande-Sarkozy relancé

Les sociétés commerciales de sondages se font la guerre

A 40 jours du scrutin, la course à l'Elysée s'est enflammée mardi autour d'un sondage IFOP plaçant pour la première fois Nicolas Sarkozy devant François Hollande au premier tour.
Publié au lendemain de l'apparition télévisée du président sortant sur TF1 lundi soir, le sondage IFOP Fiducial réalisé pour Europe 1, Paris-Match et Public Sénat a crédité Nicolas Sarkozy de 28,5% d'intentions de vote (+1,5 point) au premier tour contre 27% à François Hollande (-1,5).
Même nuancé par la forte avance qu'il continuait à accorder au candidat socialiste au second tour (54,5-45,5), ce croisement des courbes a agité les entourages.

Nicolas Sarkozy l' a accueilli avec flegme.

En déplacement à Fougères (Ille-et-Vilaine), le président-candidat n'a pas accordé plus d'intérêt à ce sondage qu'aux autres. " La seule chose qui compte, c'est les Français: les convaincre, leur présenter un projet pour les cinq années qui viennent, le reste n'a pas d'importance", a-t-il indiqué sereinement.

Dans le camp d'en face, François Hollande a été pris de panique
Depuis Valence (Drôme), d'une voix cassée, il a exhorté ses partisans "à ne se laisser impressionner en rien", "ni par le déferlement des moyens de l'argent, ni par le cortège des images ou l'accumulation des sondages". "Ce qui compte pour moi, ce n'est pas des sondages (...) c'est le vote des Français", a-t-il dit.

"C'est un tournant", a commenté Frédéric Dabi (IFOP) à propos de l'étude de sa boîte, "mais un tournant nuancé puisqu'il marque la fin de ce qui était une exception sous la Ve République, à savoir un président sortant devancé au premier tour". Un "tournant" qui marque aussi "la réussite, pour l'instant, de la stratégie de droitisation suivie par Nicolas Sarkozy", selon le commentateur.
Mais l'A*P accorde davantage de crédit au sondage suivant qui réinstalle le socialiste en tête.
Pour l'agence de presse, qui sympathise avec TNS Sofres-Sopra Group pour i-Télé (filiale du groupe Canal+) le dernier qui a parlé a raison, surtout s'il est ... socialiste !


Depuis son entrée en lice mi-février, le chef de l'Etat s'est efforcé de détourner du FN de Marine Le Pen les mécontents de la gauche de Mélenchon. Au-delà, de "la France du non" à la constitution européenne en 2005, il a proposé un renforcement des accords de Schengen contre l'immigration clandestine aux frontières de l'Union européenne ou un impôt pour les exilés fiscaux.

Annoncé depuis des semaines, le "croisement des courbes" récompense la majorité de ses efforts.
"La tendance en faveur de Nicolas Sarkozy est (...) incontestablement haussière", s'est réjoui son éminence grise Patrick Buisson, qui a même pronostiqué que ce sondage allait contraindre François Hollande à "prendre des risques".
Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a tempéré ces ardeurs en demandant à ses troupes de "ne pas lire ces sondages".


Ces sondages interviennent à un moment de grandes manoeuvres

François
Bayrou a raillé les résultats contradictoires IFOP vs Sofres
Le centriste a moqué une guerre des sondeurs" qu'il a qualifiée de "ridicule".

A droite, le centriste de l'UMP, Pierre Méhaignerie, a pris acte des faibles réserves de voix de son champion au second tour pour suggérer un "contrat commun" à François Bayrou. "Il a plus de chance de gouverner avec la majorité présidentielle qu'avec le PS tel qu'il est", a-t-il relevé.

Le socialiste Manuel Vallss'est inquiété de la "dispersion" des voix de gauche, avec les deux candidatures trotskistes qui s'ajoutent à celle des communistes, tandis que l'écologiste -et ex-socialiste- Noël Mamère s'est interrogé sur la pertinence de la candidature d'Eva Joly, créditée de 2,5% des voix, qui pourrait "affaiblir le candidat du PS". Cf. un précédent post de PaSiDupes
Chevènement appelle en revanche à voter Hollande...

mercredi 25 janvier 2012

Marcel Campion révèle de Strauss-Kahn ce que Mediapart ou Libération et Le Monde dissimulent

DSK m'a réclamé 5 millions de francs

Marcel Campion avait sollicité de l’homme politique un coup de main pour reprendre un parc de loisirs. Mais l’affaire ne s’est pas faite...
[Marcel Campion (1940) est un homme d'affaires qui fait fortune dans le milieu de la fête foraine.
Et Arrêt sur images (France 5) le démonte, tandis qu'il a ménagé Dominique Strauss-Kahn: "Il a notamment été placé en garde à vue lorsque des policiers ont trouvé un pistolet 357 Magnum dans sa voiture en 2009. [Il eût mieux valu qu'il eût une kalachnikov...] Il a été jugé en correctionnelle en 2010 pour avoir menacé des inspecteurs du travail et un policier qui constataient la présence de salariés non déclarés dans ses châlets de Noël au bas des Champs Elysées. Pour cette affaire il a été condamné à plusieurs amendes d'un montant total de 10 000 euros "
Le "sulfureux" forain, selon Daniel Schneidermann, est aussi un des gérants de la Foire du Trône et proche de Bertrand Delanoë. Il a installé la grande roue de Paris aux Tuileries et - ce que ne dit pas Schneidermann - soutient le Sidaction et la lutte contre le cancer. Son frère André Campion a été victime de home-jacking, attaque à domicile.]

Marcel Campion aime la ­castagne. Attablé dans sa guinguette éphémère érigée sur les Champs-Élysées derrière ses stands du marché ­de Noël, l’entrepreneur ­forain a ­décidé de balancer. Lui qui a été soupçonné si souvent de brasser de l’argent occulte ­accuse aujourd’hui DSK d’avoir voulu lui soutirer du cash. En dépit de quarante ans d’une carrière marquée par de nombreux coups d’éclat – une fête foraine dans le jardin des Tuileries, une grande roue place de la Concorde –, le ­patron des foires parisiennes est toujours considéré comme « infréquentable » par la classe politique. L’homme en souffre. De quoi aiguiser son envie d’en ­découdre avec, pourquoi pas, DSK.

VSD. Que s’est-il exactement passé entre Dominique Strauss-Kahn et vous ?

Marcel Campion. En 1990 (le 26 avril, NDLR), le tribunal de commerce de Paris avait ­accepté notre offre de reprise de Mirapolis, un parc ouvert trois ans plus tôt et qui se trouvait en faillite, le principal investisseur ne voulant plus continuer. Mes associés et moi étions très ­satisfaits de cette décision mais, peu de temps après, l’État a fait ­appel. Me Gérard Schulman, l’un des mes avocats, m’a fait part de son ­inquiétude. « Là, ça devient politique. Je vais appeler un ami avocat, proche du PS, qui les connaît bien », m’a-t-il dit. C’est comme ça que j’ai été mis en contact avec Me Francis Terquem. Celui-ci a organisé deux rendez-vous : le ­premier avec Alain Richard [autre élu PS du Val-d’Oise, NDLR], dans son bureau de l’Assemblée nationale, qui nous a opposé une fin de non-recevoir ; le second au Fouquet’s avec ­Dominique Strauss-Kahn. Je lui ai expliqué que, durant deux ans, mes associés et moi avions déjà relancé le parc de Mirapolis en y installant nos ­manèges et que nous, petits artisans, voulions continuer à défendre les emplois. Strauss-Kahn m’a coupé tout de suite. Le bla-bla, ça ne l’intéressait pas. Il m’a répondu : « J’interviens, mais pas pour rien. » Et il a levé la main en me montrant ses cinq doigts. J’ai dit : « Quoi ? Vous voulez 50 000 francs ? » « Non, 5  millions. » ­Voilà ce qu’il m’a répondu. J’étais estomaqué. Je lui ai dit : « Monsieur, vous allez un peu loin. » C’était une somme énorme. Pour 50 000 francs, peut-être qu’on aurait accepté. Mais là, c’était beaucoup trop d’oseille. Ce n’est pas moi qui ai proposé de l’argent et Me Terquem ne m’a pas amené à lui en me disant que DSK allait m’en ­demander !

VSD. Était-ce la première fois que vous vous ­retrouviez dans cette situation ?

M. C. C’est la seule fois où on m’a parlé d’argent. À une époque, je travaillais beaucoup avec les villes communistes. Bon, en contrepartie, fallait juste qu’on vende des places de la fête de l’Humanité. Dans des meetings de chiraquiens, ça m’est arrivé de prêter des barbes à papa. Mais une histoire comme celle-là, je n’en avais jamais vu. J’ai été ­choqué, à l’époque. J’avais ma vérité à moi : j’étais content d’avoir sauvé le truc ; on avait géré Mirapolis durant deux ans et on avait redressé la barque. Je pensais que, en m’adressant à un politique de haut niveau, il allait défendre l’emploi. Je n’ai pas donné suite à la proposition de Strauss-Kahn. Je me suis heurté à une volonté délibérée de laisser l’affaire péricliter. Les politiques se sont arrangés pour que la boutique ferme. Moi, j’ai eu immédiatement un contrôle fiscal. J’ai voulu affronter le système mais j’ai fini par abandonner. (En appel, après négociations entre les parties, c’est l’offre de reprise concurrente à celle de Marcel Campion qui sera ­finalement acceptée puis le parc de Mirapolis fermera définitivement ses portes en 1992, NDLR).

VSD. Pourquoi n'avez-vous pas raconté cette histoire avant ?

M.C. Mais je l'ai racontée une multitude de fois: à des amis, des politiques -de droite et de gauche-, des journalistes. Je n'ai jamais été pris au sérieux. [Marianne aime le sérieux: dernière nouvelle!] C'est comme si je crachaiS en l'air et que ça me retombait dessus. De 1996 à 2002 [gouvernement Lionel Jospin du 4 juin 1997 au 6 mai 2002], j'ai été la cible d'une entreprise de destruction menée par des journaux de gauche [ça n'existe pas: les media sont par définition soumis au pouvoir] qui me présentaient comme le porteur de valises de Jacques Chirac [le respectueux PS est-il capable de rumeur diffamatoire?] Il se disait aussi que je donnais des malLettes à Tibéri. Je n'ai jamais donné d'argent à Tibéri, Chirac ou à qui que ce soit. A chaque fois, j'ai porté plainte en diffamation ou envoyé des droits de réponse. J'argumentais en disant: vous feriez mieux d'aller voirce qui se passe chez vos amis de gauche et je citais cet épisode avec Strauss-Kahn. Ils m'attaquaient sur mes rapports avec la droite; moi, je leur expliquais comment la gauche avait voulu me prendre une valise. En réalité, j'arrive de rien, je ne suis pas un héritier [référence à Fabius ou Anne Sinclair ?], je suis un infréquentable. Après trente-cinq ans d'acharnement, j'en suis à mon vingt-neuvième contrôle fiscal. [De quoi faire ricaner Yannick Noah ?]

VSD. Le fisc vous réclame encore aujourd'hui encore 1 million d'euros...

M.C. Cette fois, ils ont regardé la météo§ J'ai droit à une rectification de recettes sur quatre années, basée sur l'ensoleillement. Ils appellent ça "un contrôle logarrythmique". Pour eux, il y a forcément plus de monde avec un rayon de soleil. Et l'hiver, ça donne quoi ?

VSD. Concernant DSK, la plupart des gens qui s'expriment requièrent l'anonymat. Pourquoi parlez-vous à visage découvert ?
M.C. Faut comprendre l'attitude de ceux qui n'osent pas parler. Cela occasionne beaucoupe d'ennuis. J'ai défié l'Etat pour défendre mon métier.J'ai fait des manifs dans toute la France, j'ai investi le Champs-de-Mars en 1983 [gouvernement Mauroy, le ministre de l'Économie et des Finances était le papa de la fille de... Martine Brochen-Aubry, Jacques Delors, et son ministre délégué chargé du Budget n'était autre que Laurent Fabius], les Tuileries en 1985 [quand le premier ministre était Fabius, Bérégovoy, son ministre de l’Economie, des finances et du budget et Henri Emmanuelli, le Secrétaire d’État chargé du Budget]. Si je n'avais pas affronté les politiques, ils ne m'aurais jamais réçu. Vis-à-vis de moi, ils n'ont aucun respect.

Document VSD (n°1795, du 19 au 25 janvier 2012)
Marcel Campion contre-attaque (atlantico.fr)
Dans un communiqué, le forain affirme que l'avocat de DSK [Me Richard Malka] était "certainement au courant des faits" relatés dans VSD cette semaine.

mercredi 17 août 2011

La CFDT tente de supplanter la représentation nationale


La CFDT veut un sommet social avant le vote du budget 2012

Et le Parlement, il sert à quoi, alors ?


La CFDT a réclamé mercredi la convocation rapide d'un sommet social pour discuter des mesures que le gouvernement envisage dans le projet de budget 2012 pour réduire les déficits publics.

Interrogé sur France Info, le secrétaire général du syndicat, François Chérèque, a estimé qu' il serait "aberrant" que le gouvernement décide seul, sans consultation, de mesures qui vont toucher les salariés. Serait-il également aberrant que ce soit les Chambres du Parlement qui en débattent et le votent ?

"JE propose au gouvernement qu'il y ait dans les jours qui viennent un sommet social qui réunisse les représentants des salariés, les représentants du patronat et le gouvernement pour voir quelles mesures sont utiles à prendre dans notre pays pour soutenir la croissance, pour soutenir l'emploi mais aussi pour permettre de réduire la dette", a-t-il dit.
Et pour faire double emploi avec les élus du peuple. Considérant en effet le taux de syndicalisation,
la CFDT croit-elle être représentative au-delà de la frange des manifestants et bloqueurs professionnels de l'économie nationale ?

Les élus de la nation jugeront

Heureusement que le Chef de l'Etat n'a pas attendu la CFDT sur sa déclaration préliminaire.

Rentré de vacances, le dirigeant de la CFDT a insisté sur la nécessité de diminuer les déficits publics, tout "en maintenant la croissance et en soutenant l'emploi". C'est l'objectif du gouvernement depuis des semaines, alors que la CFDT était en roue libre.

Pour cela, Chérèque a fait de la surenchère en proposant d'avancer à 2012 la suppression du bouclier fiscal, au lieu de 2013, et manifesté bien peu d'inventivité, en demandant la création d'une tranche d'imposition supplémentaire, "pour que les hauts revenus participent à l'effort national", ce qu'ils font, jusqu'à hauteur de 50 % de leurs revenus.
- de 5963 à 11896 € : 5,5%
- de 11896 à 26420 : 14%
- de 26420 à 70830 : 30%
- plus de 70830 € : 41%
=> Rappelons à l'inverse que, jusqu’à 5963 €, le contribuable est exonéré: il paie 0%. Et 51% des contribuables sont exonérés de l'impôt sur le revenu en raison de leurs faibles ressources, et/ou de leur nombre de parts. 49% des Français contribuent à eux seuls pour l'ensemble.

La CFDT parle donc inutilement.
François Chérèque s'est prononcé aussi pour la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, "une mesure qui ne rapporte rien aux salariés parce que trop dispersée mais qui coûte très cher au budget". Il veut aussi défaire ce qui a été arraché à l'U.-E. en remettant en cause partielle de la baisse de la TVA dans l'hôtellerie et la restauration. Or, les élus socialistes y sont favorables et feront entendre leur préférence au Parlement.

Lui aussi est "le plus fort pour battre Sarkozy" ?
Chérèque fait du Royal qui, le 17 juillet dernier, clamait sur France 2 : "D'abord je rassemblerai les socialistes (...) nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l'extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la ... droite gaulliste." Le patron de la CFDT rivalise avec la picto-charentaise dans la guerre des egos à gauche. "Les "cinq à dix milliards d'euros nécessaires pour boucler le budget sont dans les mesures que JE propose", a-t-il affirmé, à la suite de ses camarades socialistes.

A l'unison du PS, il a encore estimé qu'une "règle d'or" sur les déficits "sans mutualisation des dettes, sans coordination des politiques fiscales et sans un budget européen pour faire une relance européenne (n'aurait) pas de sens". C'est précisément sur ces points que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel tenteront de convaincre les 17 états membres de la zone euro, avaient-ils annoncé ...la veille.

Bien que ce soit le PS qui soit actuellement en campagne des primaires, Chérèque a assuré que " le gouvernement français est aujourd'hui dans une démarche électoraliste et un peu bloqué par cette démarche électoraliste, donc a peur de décevoir les antieuropéens, a peur de décevoir les hauts revenus, a peur de décevoir les plus âgés", a dit le leader de la CFDT, appelant Nicolas Sarkozy à dépasser cette "démarche électoraliste".

Chérèque fait tout bêtement la synthèse des propositions de chacun des candidats, mais il fait aussi écho à leurs polémiques de campagnes, osant le plus énorme des paradoxes, pour en finir avec ses propres banalités.


samedi 11 juin 2011

Relance: les députés allègent l'ISF mais suppriment le bouclier fiscal


Le "bouclier fiscal", un boulet jusqu'en 2014, après la présidentielle

Deux articles allégeant l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et supprimant le "bouclier fiscal" ont été adoptés par les députés français ont adopté vendredi soir.
Les groupes UMP et du Nouveau centre (NC) ont voté pour l'article du projet de loi de finances rectificative qui allège l'ISF et permet de "sortir" quelque 300.000 contribuables du champ de cet impôt créé sous sa forme actuelle en 1989.
Les groupes socialiste et de la gauche démocrate et républicaine (GDR, PC et Verts) ont voté contre.

L'impôt sur la fortune

L'article prévoit que l'ISF s'applique désormais aux patrimoines supérieurs ou égaux à 1,3 million d'euros, contre 800.000 euros jusqu'à présent.

Au-dessus du nouveau seuil, il fixe un taux d'imposition de 0,25% pour les patrimoines compris entre 1,3 million et trois millions d'euros et de 0,5% au delà.
Lien PaSiDupes: les premiers les socialistes ont plafonné l'impôt

Le "bouclier fiscal"
En contrepartie, les députés ont également adopté - à l'unanimité - l'article 13 du texte qui abroge le "droit à restitution des impositions directes en fonction du revenu", c'est-à-dire le "bouclier fiscal", un dispositif créé en 2006 qui limite l'imposition à 50% des revenus et réduit la pression fiscale. Une mesure qualifiée de « justice sociale » par le ministre du Budget, François Baroin, mais qui ne prendra effet qu'« à compter des impôts directs payés en 2011 et 2012, au titre des revenus réalisés en 2011 », mais qui représentera un coût pour les caisses de l'Etat de 550 millions d'euros en 2012 et de 200 millions d'euros en 2013, selon le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, Jérôme Cahuzac.
Les groupes UMP et NC ont voté pour. L'opposition de gauche, qui réclamait la suppression de ce dispositif depuis sa création, a également voté l'article.

Le Sénat examinera à son tour à partir du 21 juin sur l'ensemble du texte, sur lequel l'Assemblée devrait se prononcer mardi prochain par un vote solennel. L'objectif du gouvernement est de faire adopter définitivement cette réforme avant la mi-juillet.

Assurance-vie: taxation inchangée
Les députés ont rejeté à la demande du gouvernement un amendement UMP qui proposait de porter de 20 à 25% le taux de taxation des sommes figurant sur un contrat d'assurance-vie en cas de décès.

Encouragement au maintien des oeuvres d'art en France
L'Assemblée, également à la demande du gouvernement, avait auparavant repoussé un amendement de la commission des Finances qui proposait d'élargir l'assiette de l'ISF aux oeuvres d'art.
Anne Sinclair, épouse Strauss-Kahn (PS), aura toute latitude pour ramener sa collection d'oeuvres d'art des Etats-Unis en France: un geste républicain !

Frégates de Taïwan: 460 millions d'indemnisation

L'Assemblée nationale a en revanche adopté un amendement du gouvernement inscrivant au budget l'indemnité que la France doit verser à Taïwan dans l'affaire des frégates, après la confirmation en appel, le 9 juin, de la condamnation de Thalès.
En mai 1991, Taïwan approcha la France pour l'achat de seize, puis six frégates militaires de classe La Fayette, pour une somme fabuleuse, qui aurait en effet été utile aux électeurs PS de base : 2,8 milliards de dollars.
L'affaire remonte au temps de la présidence de François Mitterrand (PS) et de son Premier ministre, Michel Rocard: le feu vert avait été donné par R. Dumas, ministre des Affaires Etrangères.
Roland Dumas sera cité à partir de 1997 dans les affaires Elf et des frégates de Taïwan, pour ce qui devient l'affaire Elf, autour du rôle d'intermédiaire joué par sa maitresse Christine Deviers-Joncour.
Le montant global à verser à Taïwan s'élève à 630 millions d'euros, dont 170 millions pour Thales et 460 millions pour l'Etat.

Autre indemnisation
Les députés ont entériné l'article du projet de loi qui crée un fonds d'indemnisation des victimes du benfluorex, la molécule du Mediator, médicament accusé d'avoir provoqué la mort de 500 à 2.000 personnes.

Successions et donations

Le projet de loi prévoit également un relèvement des taux des deux tranches supérieures d'imposition des successions et donations.

Il crée enfin une taxe sur les résidences secondaires des non-résidents et une taxe pour les contribuables ayant transféré leur domicile fiscal à l'étranger ("exit tax").

vendredi 15 octobre 2010

La commission Attali comble le vide des démagogues socialistes

Traitement de cheval ou remède de bonnes femmes socialistes ?

Régime minceur du docteur Attali

La commission a rendu ce vendredi soir à Nicolas Sarkozy son second rapport, après celui de janvier 2008. Elle a planché sur les conditions d'une relance de la croissance et, selon le document, la priorité va au désendettement et aux emplois.
A la différence des 316 mesures qu'elle préconisait dans son premier rapport, la commission Attali s'est cette fois-ci concentrée sur l'essentiel et les axes prioritaires qui doivent permettre d'augmenter le potentiel de croissance de la France.

Deux urgences et deux priorités de long terme.
La stratégie préconisée par le rapport intitulé "Une ambition pour dix ans" a pour objectif de retrouver une croissance du PIB d'au moins 2,5% par an.

Désendettement de la France

L'ancien conseiller du président socialiste François Mitterrand juge impératif de
- réduire de 50 milliards d'euros en trois ans les dépenses publiques

-et d'augmenter de 25 milliards les recettes en élargissant l'assiette des prélèvements fiscaux et sociaux.
"L'urgence est de ramener au plus vite, c'est-à-dire en 2013, le déficit public sous le seuil de 3% du PIB", comme le gouvernement s'est engagé à le faire, peut-on lire.
Si la croissance atteint 2% sur la période, cela correspond à un ajustement de 75 milliards d'euros sur trois ans donc, via des économies de dépenses pour 50 milliards et par un élargissement des assiettes fiscales et sociales, «c'est-à-dire une hausse des impôts» pour 25 milliards.

=> Côté dépenses
Quelques «mesures exceptionnelles» sur trois ans sont drastiques:
- le gel du point d'indice des salaires des fonctionnaires - ce qui a immédiatement fait bondir les syndicats-,
- le gel de certaines prestations sociales comme les aides au logement.
- la mise sous condition de ressources des allocations familiales.
«Pas question!», à déjà répondu la secrétaire d'État à la Famille. «Les allocations familiales sont universelles et ne sont pas octroyées en fonction des revenus», a dit ce vendredi Nadine Morano.

Pour sauver la Sécurité sociale
Le rapport préconise
- le déremboursement de médicaments
- et la mise en place d'une participation financière des malades en affection de longue durée, aujourd'hui pris en charge à 100% par la Sécurité sociale.

=> Côté recettes
La commission se prononce pour un réexamen de la fiscalité sur les plus-values et les successions.
Le rapport préconise de supprimer des niches ayant des «effets anti-redistributifs ou favorisant les plus privilégiés» , par exemple sur l'épargne et les plus-values du capital bénéficiant d'un régime fiscal dérogatoire.
Il précise que «ces augmentations d'impôts seront hors bouclier fiscal».

Elle propose aussi la taxation des "rentes injustifiée", notamment celles dont bénéficient les propriétaires fonciers.

Le rapport n'hésite pas non plus à parler d'«effet d'aubaine» pour la TVA à 5,5% dans la restauration.

Améliorer l'emploi

La commission conseille de se concentrer sur l'emploi des jeunes et sur la compétitivité du coût du travail. Elle fait à ce propos une préconisation qui ne cadre guère avec le mythe socialiste: «Transférer une partie des charges sociales sur la TVA.» En d'autres termes, instaurer une «TVA sociale».

Deux «chantiers de long terme»

Ils concernent l'éducation et la gestion des ressources rares.

  • L'éducation ?
  • Les membres de la commission recommandent de
    - rémunérer, sous la forme d'un contrat d'activité à durée indéterminée - un "contrat d'évolution" - la phase de recherche d'emploi et de formation
    - et suggèrent de renforcer les formations initiales en alternance.

  • Pour garantir un bon niveau du système éducatif, ils proposent "une évaluation rigoureuse de l'engagement des enseignants", susceptible d'influer sur leur carrière, et l'augmentation des obligations de service.

    La gestion des ressources rares ?
  • La mise en place de la taxe carbone, provisoirement enterrée par le gouvernement, est remise à l'ordre du jour.

    Rappelons-le, à la condition de mettre en œuvre cette «stratégie à dix ans», la France sera alors capable d'atteindre une croissance moyenne d'au moins 2,5% par an, conclut le rapport.

    samedi 4 septembre 2010

    Yannick Noah est un “branleur”…, témoigne Christophe Hondelatte

    La gauche, son univers pitoyable: encore une réputation usurpée ?
    Elle les attire !

    Les Français se fient-ils donc à l'apparence ?

    Yannick Noah reste, bon an mal an, la personnalité préférée des Français.

    D'ailleurs, à l'instar du Prince Charles, Yannick Noah fait son beurre avec le bio , le Ségogolien ne peut être mauvais, n'est-ce pas?
    Lien PaSiDupes

    Mais entre l'image véhiculée par les media, l'image perçue et l'image réelle du personnage, il y a plus qu'un couloir de terre battue et ça en interpelle quelques-uns.

    Mais nombre de ceux qui ont croisé le chemin du tennisman reconverti en chanteur ont eu droit à un revers brossé

    Et parmi ceux que le joueur déçoit, il faut compter le présentateur télé, Christophe Hondelatte. Quand on passe aux coups droits et que les langues se délient, elles établissent immanquablement le comportement des enfants gâtés du foot. Le champion de tennis a cassé les Bleus (lire PaSiDupes ci-dessous) pour effacer ses traces de balles dehors, mais pour soigner son image de séducteur, l'artiste a cru bon de chanter les 'passing-shots' extra-conjugaux de Franck Ribery et des autres joueurs de doubles. A y bien regarder, la spectateur des tribunes pouvait alors distinguer le schizophrène sous le maillot.

    Au fil du temps, PaSiDupes a rassemblé les éléments successifs qui auraient dû déciller les yeux des arbitres médiatiques.

    Mais l'arrivée d'un métis à la Maison Blanche a retardé le processus et le 'politiquement correct' a opéré.
    Ses nombreuses fautes de jeu n'ont pourtant pas manqué qui devaient alerter les juges de lignes. Voici quelques balles 'out' qui permettent d'accorder du crédit à Christophe Hondelatte face à l'hypocrisie de ceux qui ont gardé le silence sur son anti-jeu contre les règles de la vie.

    1- Mai 2007: Noah est-il intelligent ?

    2- Décembre 2007: Noah devait se casser à l'étranger

    3- Janvier 2008: réveillon people bling bling à Maurice
    Pour Duflot, c'est aux Maldives, tous vrais payés

    4- Mai 2008: Noah, ses gestes obscènes et ses insultes

    5- Mars 2009: Noah intègre l'équipe de Jojo Frêche

    6- Novembre 2009: Noah est trop reluisant: "Le cirage de pompes ne m'attire pas ! »

    7- Mai 2010: Noah siffle Domenech et les Bleus hors jeu

    8- Mai 2010: Noah Sr. soutient les exploits hors-terrain de Ribéry

    Bonus
    : les exploits de Joakim, Noah Jr.
    etc

    "Something is rotten in the kingdom of Denmark" comme il y a quelque chose de pourri au royaume des media
    La presse dénonce les fautes de mains lorsqu'elles sont évidentes (quand bien même elles peuvent être involontaires), elle vante aussi les coups de boule (toutes scandaleuses qu'elles soient), mais elle dissimule les bassesses et les incivilités de ses 'bons clients'.

    Christophe Hondelatte sort Noah

    Invité de l’émission Telle est ma télé (qui sera diffusée dimanche 5 septembre à 13h30 sur TPS Star), le journaliste-présentateur de On Refait Le Monde sur RTL et figure emblématique de Faites Entrer L'Accusé sur France 2 a brisé la loi du silence.

    Le préféré des Français est irrespectueux
    « Il est entendu que Yannick Noah est un type bien. Et moi, ce que je vous dis cette semaine, c’est que Yannick Noah nous a plantés, alors qu’on est partenaire de sa tournée. Il a refusé de venir, ils nous a annulés la veille, il fait ça quasiment en permanence avec les gens », a-t-il expliqué, plutôt vexé.

    Le préféré des Français est une feignasse
    « Il est pas venu parce que ça le fait suer. Il a une image de saint et en fait c’est un type qui nous plante. La dernière fois que j’ai fait une émission avec lui, il s’est pointé en retard. C’est aussi un branleur. Y a un moment où il faut casser l’image », a-t-il tranché.

    VOIR et ENTENDRE s'écrouler un tabou sur TPS Star:

    "Yannick Noah est un branleur" (Hondelatte)
    envoyé par TELEOBS. - Plus de vidéos fun.

    Inébranlable branleur
    Ses confrères de la gauche vertueuse et les annonceurs appâté par l'argent qu'il génère vont accabler Hondelatte qui a fustigé l'un des leurs. Le présentateur n'a pourtant pas mentionné ce qui devrait faire figurer Noah sur les listes noires de la gauche, ce qui devrait déchaîner le Canard et susciter les « révélations » de Mediapart. Hollande aime ces riches-là, comme la gauche aime les branleurs qui se lèvent à l'heure de la manif. En revanche, la gauche caviar qui soutient les Rom en situation irrégulière, mais les chasse de ses communes ou fustige le bouclier fiscal mais approuve que Noah ait plusieurs comptes en Suisse et menace de partir y vivre.
    Challenges: la liste des évadés fiscaux

    Bref, branleur gauchiste, sors de ce corps !
    Las, les Français n'aiment pas qu'on leur démontre qu'ils ont tort. Il n'est donc pas sûr que l'aura de Yannick Noah soit ébranlée...

    Devoir de mémoire: Noah est vraiment grave !

    VOIR et ENTENDRE cet entretien de Yannick Noah réalisée au stade Charlety lors du meeting-concert de Segolène Royal le 1er mai 2007 par John Paul Lepers, Henry Marquis, Matthieu Daude et Julie Lalande. Un Yannick Noah angoissé à quelques jours du second tour.


    342 Entretien avec Y. Noah à Charletyenvoyé par latelelibre

    Schizophrène et parano, de surcroît ?
    C'est au fond son problème. Mais, le fait que la personnalité préférée des Français soit un 'branleur' est plus embarrassant: ça augure mal de notre sortie de crise...

    lundi 17 mai 2010

    Xavier Bertrand met le PS au clair et l'opinion en garde

    Justice et équité au coeur de la réforme, confirme l'UMP

    L'UMP réagit à la désinformation de l'opposition

    Pour le secrétaire général de l’UMP, le document d’orientation sur la réforme des retraites, transmis aux syndicats par le ministre du Travail, est la preuve que le gouvernement a "vraiment écouté" les partenaires sociaux.

    Ce document aux syndicats vise pourtant à "rassurer et donner des garanties" aux Français, souligne Xavier Bertrand .

    S’agissant de l’une des principales pistes de ce document d’orientation, celle qui prévoit une plus grande contribution de la part des hauts revenus et des revenus du capital, Xavier Bertrand estime qu’il est "normal que les plus hauts revenus participent, et que la fiscalité sur le capital soit revue".

    Autres sujets abordés :
    le retour en France de Clotilde Reiss, "formidable nouvelle". Les interrogations sur les conditions de cette libération : "la polémique ne sert à rien. Il n’y a pas eu de contrepartie".
    les inquiétudes sur les marchés financiers et la faiblesse de l’euro.
    le projet de loi sur le voile intégral : "ce serait risqué de ne rien faire".

    VOIR et ENTENDRE

    vendredi 14 mai 2010

    Retraites: pour Montebourg (PS), de nouveaux prélèvements sont "un élément de progrès"

    La prise de mesures impopulaires par la droite réjouit la gauche

    C'est autant de mécontentement que le PS n'aura pas à assumer

    Le député socialiste Arnaud Montebourg a vu mercredi "un élément de progrès" dans le projet du gouvernement d'instaurer de nouveaux prélèvements sur les hauts revenus et les revenus du capital, afin de participer au financement des retraites.
    C'est "un élément de progrès (...) au moins ce travail politique qui est en train d'être fait autour du diagnostic du COR (Conseil d'orientation des retraites) est positif parce qu'il a permis à certaines positions de bouger", a déclaré Nono Montebourg, lors de l'émission "Questions d'Info LCP/France Info/A*P".

    Une concession à la crise
    Un commentaire moins inutile qu'il n'y paraît
    "La concession qui a été faite par le président de la République est heureuse, mais nous aimerions en savoir davantage et surtout la portée de ces choix", a ajouté le député et président du Conseil Général de Saône-et-Loire. Un aveu d'inconséquence socialiste, puisque le PS réclame toujours plus de pression sur les grosses fortunes, mais avoue être incapable d'apprécier la portée de tels prélèvements... Si vraiment Hollande avait été le "seul défaut" de Désirdavenir Royal, Montebourg n'est pas le seul du PS.

    Progression de la réflexion

    Quid de nouveaux prélèvements ?
    Lundi, devant les partenaires sociaux, le président Nicolas Sarkozy avait écarté toute hausse des prélèvements obligatoires sur l'ensemble des contribuables, pour financer la réforme des retraites, mais confirmé qu'il y aurait "un effort financier supplémentaire des hauts revenus et des revenus du capital".
    Mercredi, une source UMP a confirmé que le gouvernement étudie la possibilité d'instaurer des prélèvements sur les revenus du capital et les hauts revenus qui n'entreraient pas dans le bouclier fiscal, afin de participer au financement des retraites. "On ne touchera pas à l'économie générale du bouclier. Pas question d'en sortir la CSG ou la CRDS", a-t-on insisté.
    Rappels
    - La CSG (contribution sociale généralisée) est un impôt français institué le 16 novembre 1990 (Michel Rocard), qui participe au financement de la sécurité sociale.
    - La CRDS (contribution pour le remboursement de la dette sociale, janvier 1996) est un impôt français créé en 1996 dans le but de résorber l'endettement de la Sécurité sociale.

    Le COR pousse aussi à plus d'exigence
    Structure pluraliste et permanente, associant parlementaires, représentants des partenaires sociaux, experts et représentants de l'État, le Conseil d'orientation des retraites est actuellement présidé par Raphaël Hadas-Lebel. Il a pour mission essentielle depuis 2000 d'assurer le suivi et l'expertise concertée permanente du système d'assurance vieillesse et de faire des propositions. Il a contribué à l'élaboration de la loi Fillon.
    Le COR a de nouveau alimenté le débat sur les retraites en indiquant mardi, parmi de nombreuses pistes, qu'un recul de l'âge légal à 63 ans combiné à un allongement la durée de cotisation à 45 années ne permettrait de couvrir que la moitié du déficit du régime général (salariés du privé) envisagé en 2050.
    La cote du PS - et de Montebourg - qui soutiennent les prélèvements ne va pas s'améliorer dans les rangs de la gauche caviar.

    mercredi 12 mai 2010

    "La supercherie" des emplois-jeunes de Martine Aubry

    Le ministre de la Jeunesse dénonce leur inefficacité avérée

    Marc-Philippe Daubresse, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, a dénoncé mercredi dans un communiqué "la supercherie des emplois-jeunes proposés par la première secrétaire du PS Martine Aubry. "Après plusieurs mois d'un silence assourdissant du PS sur l'une des plus graves crises traversées par l'Europe ou sur les propositions en matière de réforme des retraites, Mme Aubry ressort de ses cartons les emplois-jeunes qui ont fait preuve de leur inefficacité voilà 10 ans", déclare le ministre.

    Le PS fait du neuf avec de l'ancien

    Le Premier ministre n'attendait pas du PS des propositions innovantes.
    A sa sortie mardi de Matignon, où le projet de loi du gouvernement sur le voile intégral était à l'ordre du jour, le Premier secrétaire du PS avait effectivement exhumé les oripeaux socialistes du grenier de la Rue de Solférino: un "grand programme d'emplois jeunes - nouvelle formule - pour donner une chance à ces jeunes d'avoir un travail, d'avoir un salaire et donc de pouvoir consommer".

    Pour le financer, elle n'a rien trouvé de mieux que de se rabattre, «y compris de manière temporaire, sur le bouclier fiscal », qui serait mis à toutes les sauces, « sur les réductions d'impôt des plus riches», pour le populisme ordinaire, et en faisant «payer les banques par les bénéfices qui sont les siens», puisque Total n'est plus à l'ordre du jour.
    Or, ce « grand programme, nouvelle formule », remonte au gouvernement de Lionel Jospin et date donc de 1997.

    Marc-Philippe Daubresse a donc déploré que les jeunes se sont estimés "bernés" par ce dispositif mis en place par la gauche et regonflé par la peu imaginative patronne du PS.

    Conséquences des emplois jeunes du gouvernement Jospin (1997-2002)

    Le ministre a donc fustigé a donc bien dû déplorer que notamment "les emplois jeunes légués par le gouvernement Jospin dans l'Education nationale, pour lesquels n'étaient prévus ni dispositifs relais, ni titularisation, ni indemnités de chômage, ni même principe d'indemnisation !" La première version du bouclier fiscal à tout faire remonte pourtant à 1988 sous le gouvernement socialiste de Michel Rocard.
    "Mme Aubry revient avec les vieilles recettes du passé et fait la démonstration de son archaïsme en proposant une mesure très coûteuse qui ne débouche sur rien si ce n'est de la précarité pour la jeunesse", a ajouté M.-Ph. Daubresse.

    => Le ministre lui oppose le choix du président de la République d'une "action dans la durée pour accompagner les jeunes, à travers notamment la sécurisation des parcours professionnels "et surtout le renforcement des mesures en faveur de l'alternance et de l'apprentisssage la deuxième chance" annoncé lors du sommet récent social.
    Le Premier ministre juge le PS incurable

    François Fillon répliqua lui-même à l'Assemblée, en réponse à une question au président du groupe PS Jean-Marc Ayrault.
    «Vous êtes sur ce sujet dans la caricature permanente. Il y a quelques jours vous annonciez que vous souteniez le plan d'austérité mis en œuvre par le premier ministre grec» mais « dès qu'il s'agit de la France c'est la facilité et la démagogie », a dénoncé le chef du gouvernement, avant dénoncer la volonté socialiste de creuser les déficits : «Le PS est absolument inguérissable