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Les sociétés commerciales de sondages se font la guerre
Marcel Campion avait sollicité de l’homme politique un coup de main pour reprendre un parc de loisirs. Mais l’affaire ne s’est pas faite...
M. C. C’est la seule fois où on m’a parlé d’argent. À une époque, je travaillais beaucoup avec les villes communistes. Bon, en contrepartie, fallait juste qu’on vende des places de la fête de l’Humanité. Dans des meetings de chiraquiens, ça m’est arrivé de prêter des barbes à papa. Mais une histoire comme celle-là, je n’en avais jamais vu. J’ai été choqué, à l’époque. J’avais ma vérité à moi : j’étais content d’avoir sauvé le truc ; on avait géré Mirapolis durant deux ans et on avait redressé la barque. Je pensais que, en m’adressant à un politique de haut niveau, il allait défendre l’emploi. Je n’ai pas donné suite à la proposition de Strauss-Kahn. Je me suis heurté à une volonté délibérée de laisser l’affaire péricliter. Les politiques se sont arrangés pour que la boutique ferme. Moi, j’ai eu immédiatement un contrôle fiscal. J’ai voulu affronter le système mais j’ai fini par abandonner. (En appel, après négociations entre les parties, c’est l’offre de reprise concurrente à celle de Marcel Campion qui sera finalement acceptée puis le parc de Mirapolis fermera définitivement ses portes en 1992, NDLR).
Marc-Philippe Daubresse, le ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, a dénoncé mercredi dans un communiqué "la supercherie des emplois-jeunes proposés par la première secrétaire du PS Martine Aubry. "Après plusieurs mois d'un silence assourdissant du PS sur l'une des plus graves crises traversées par l'Europe ou sur les propositions en matière de réforme des retraites, Mme Aubry ressort de ses cartons les emplois-jeunes qui ont fait preuve de leur inefficacité voilà 10 ans", déclare le ministre.
Le PS fait du neuf avec de l'ancien
Le Premier ministre n'attendait pas du PS des propositions innovantes.
A sa sortie mardi de Matignon, où le projet de loi du gouvernement sur le voile intégral était à l'ordre du jour, le Premier secrétaire du PS avait effectivement exhumé les oripeaux socialistes du grenier de la Rue de Solférino: un "grand programme d'emplois jeunes - nouvelle formule - pour donner une chance à ces jeunes d'avoir un travail, d'avoir un salaire et donc de pouvoir consommer".
Pour le financer, elle n'a rien trouvé de mieux que de se rabattre, «y compris de manière temporaire, sur le bouclier fiscal », qui serait mis à toutes les sauces, « sur les réductions d'impôt des plus riches», pour le populisme ordinaire, et en faisant «payer les banques par les bénéfices qui sont les siens», puisque Total n'est plus à l'ordre du jour.
Or, ce « grand programme, nouvelle formule », remonte au gouvernement de Lionel Jospin et date donc de 1997.
Marc-Philippe Daubresse a donc déploré que les jeunes se sont estimés "bernés" par ce dispositif mis en place par la gauche et regonflé par la peu imaginative patronne du PS.