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samedi 1 septembre 2012

Président Hollande: revue de presse alarmante aux premiers 100 jours

Hollande, inactif primaire du type Louis XVI

L'apathie du socialiste ciblée par la  presse 



On n'y trouve
ni le Nouvel observateur,
ni Paris Match,
ni Le Figaro...

jeudi 23 août 2012

Hollande, jugé inactif face à la crise, confirme un sondage

Sondage CSA: la cote de confiance de Hollande passe sous la barre des 50 % en août. 

Les Français ne se reconnaissent pas
dans cette caricature
des gens "normaux"

Les cotes de confiance de François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont accusé un recul sensible en août 

Selon l'observatoire politique CSA-Les Échos diffusé jeudi fait apparaître aussi qu'une grande majorité de l'opinion estime que le gouvernement n'agit pas assez face à la crise et au chômage.
 

La cote du chef de l'État a reculé de cinq points pour passer sous la barre symbolique de 50 % (à 49 %). Celle de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault a diminué parallèlement de quatre points, à 49 %. 
Cette baisse de confiance dans le couple exécutif concerne surtout les jeunes de 18 à 24 ans et les personnes âgées de 65 ans et plus, selon l'entrepris e de sondages CSA. 

De plus, sa cote diminue de six points auprès des sympathisants du Parti socialiste (84 % pour François Hollande et 80 % pour Jean-Marc Ayrault). 

Gouvernement inactif 

Pour 72% des sondés le gouvernement n'est pas suffisamment actif face à la crise économique et au chômage. 


Les sports extrêmes de
l'occupant fantôme de l'Elysée:

il ne dirige même pas le vaisseau de l'Etat


Même au sein du Parti socialiste, ce jugement est majoritairement partagé (49 % contre 47 % exprimant un avis opposé). 

L'ex-Premier ministre UMP François Fillon reste la personnalité politique préférée des Français, avec 55 % d'images positives (- 1), devant un autre ancien Premier ministre de droite, Alain Juppé, (53 %, + 1) et l'actuel ministre de l'Intérieur socialiste Manuel Valls (49 %, - 1). 

Parmi les sympathisants de droite, François Fillon recule de 4 points mai à 87 % et devance toujours l'ancien président Nicolas Sarkozy (80 %, - 7), qui est resté en observateur. 

Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, qui s'apprête à annoncer sa candidature à la présidence du parti déjà convoitée par François Fillon, perd d'un mois sur l'autre 18 points à 56 % des militants qui doivent être distingués des sympathisants. 

Ce sondage a été réalisé par téléphone les 21 et 22 août auprès d'un échantillon national représentatif de 998 personnes âgées de 18 ans et plus.

dimanche 19 août 2012

Hollande recourt au Grand emprunt qu'il a combattu

Après l'avoir critiqué, la gauche se sert du Grand emprunt


Manuel Valls, ministre de l'Intérieur de Hollande, fait du Sarkozy: dans la forme, il perpétue l'omniprésence et, dans le fond,  il occupe le terrain sécuritaire en poursuivant la politique de la droite sur les Rom et les émeutes urbaines (Amiens, Aigues-Mortes ou Mulhouse). Alors que Nicolas Sarkozy montait partout au front des fermetures d'usines, François Hollande se démultiplie en signature d'autographes et distributions de bisous sur les plages ensoleillées. Les Français ont aussitôt senti en quoi consiste le changement opéré par le président normal et banal. 


Président ambigu, François Hollande n’a pas remis en cause les objectifs assignés au projet de Grand emprunt, qui sera un des outils au service de la mission assignée à Arnaud Montebourg: plus de 26 milliards d’euros sur 35 ont déjà été attribués !

"Le Grand emprunt, c’est l’affaire de tous; pas une question de droite ou de gauche. Pour que les investissements d’avenir soient efficaces, il faut oublier la politique ": ainsi s’exprimait, en 2010, René Ricol, nommé commissaire général à l’investissement par le Premier ministre, François Fillon, pour gérer les 35 milliards d’euros du Grand emprunt destiné à soutenir l’innovation et les filières innovantes en France. La neutralité politique semblait de mise, d’autant que des personnalités de gauche et de droite comme Michel Rocard  et Alain Juppé  s’étaient prononcées en faveur de cette initiative de l'Elysée.


VOIR et ENTENDRE les critiques de Pierre Moscovici en novembre 2009, alors qu'il n'était pas encore ministre de l'Economie de Hollande:

Ce Grand emprunt est bien plus politique qu’on ne le dit

Lorsqu’il en était encore à l’état de projet, François Hollande en campagne en avait caricaturé jusqu'au principe: "Le grand emprunt, c’est le grand impôt", avait-il lancé, assurant que "les emprunts d’aujourd’hui, ce sont les impôts de demain".


Mais le discours de Hollande a de nouveau varié. 

Pendant la campagne, le président de Conseil général a eu l’occasion de flouter son appréciation réductrice du Grand emprunt. En février à Toulouse, au forum Futurapolis, il ne fermait plus aucune fenêtre: il avait affirmé qu'il irait de l’avant  et il accélérerait le rythme des dotations afin qu’on puisse profiter plus vite de ses retombées. Il fallait lire entre les lignes.

Hollande fera du Sarkozy
La structure mise en place par le président Sarkozy changera peut-être de nom, mais, sur le fond,  sa mission n'est nullement menacée par l’alternance… d’autant moins que l’innovation fait partie des principes moteurs affichés par François Hollande pour relancer la production industrielle en France. Un rôle dévolu à Arnaud Montebourg dans le gouvernement Ayrault, en tant que ministre du Redressement productif. 

La France à la remorque


La gauche au pouvoir saura-t-elle se déterminer ?

Depuis trente ans, les initiatives se succèdent en France sans parvenir à ramener l’effort de recherche et développement au niveau des grands pays industriels. La responsabilité de la gauche dans une opposition stérile est donc largement engagée. Or, la concurrence est aujourd’hui bien plus vive, avec des pays émergents qui ne sont plus de simples ateliers 'low cost' du monde, mais aussi des concepteurs de nouveaux produits à valeur ajoutée.

Face à la Chine, qui voit augmenter de 25% par an les budgets de recherche des entreprises, le retard s’accroît.  Il hypothèque surtout l’avenir dans les secteurs de haute technologie, à cause du non-renouvellement du tissu industriel et d’une focalisation sur des secteurs traditionnels de faible intensité en R&D.

En France, la recherche privée —celle des entreprises— est celle qui a le plus marqué le pas, bien plus que la recherche publique menée par les organismes d’Etat, souligne le Centre d’analyse stratégique.  L’OCDE  avait d’ailleurs lancé une mise en garde sur une hausse trop faible des budgets de R&D des entreprises: sur 35 pays étudiés, la France n’arriverait en fait qu’en… 33e position. "Alors que les dépenses de R&D ont triplé dans les pays de l’OCDE en 20 ans, elles n’ont progressé que de 50% en France", commente un spécialiste.

La France avait commencé à inverser la tendance en embrayant, en 2000, sur la stratégie de Lisbonne par laquelle l’Europe affichait son ambition de devenir dix ans plus tard la première économie de la connaissance dans le monde. L’échec est patent: "Le pari n’a pas été gagné", avait constaté Nathalie Kosciusko-Morizet lorsqu’elle était en charge de l’économie numérique. Quant à elle, Fleur Pellerin reste inexpressive.

Risque de saupoudrage

L'inaction -ajoutée à la crise- risque de précipiter la dégringolade. L’idée d’un Grand emprunt germa donc en 2009 et le coup de rein pour l’innovation fut donné à partir de 2010. Mais la gauche socialo-communiste mit des entraves dont on ressent aujourd'hui les effets: les cycles industriels subissent les échéances politiques. Pourtant, le Commissariat général a travaillé. Entre juin 2010 et fin avril 2012, 91 appels à projets ont été lancés et 87 sont clos, indique le cabinet de Philippe Bouyoux, commissaire adjoint qui assure la transition.

Parmi les dossiers soutenus par la droite, on trouve des projets de recherche d’instituts hospitalo-universitaires, d’autres concernant des laboratoires spécialisés dans les biotechnologies, les nanotechnologies et la bio-informatique

Dans l’industrie, des financements vont à l’aéronautique et à l’espace, mais aussi à la recapitalisation des PME et aux aides à la réindustrialisation, tandis qu'après 100 jours de gouvernement socialiste, on cherche toujours en quoi consiste l'action de Montebourg, pompeux ministre du "redressement positif". Luc Chatel, François Baroin et Christian Estrosi devront être très attentifs à ce que le Nono ne fasse pas du "démontage" de l'industrie.

Le numérique, globalement, est d'ores et déjà bien servi, qu’il s’agisse de nanoélectronique, de réseaux intelligents, d’e-santé ou de e-éducation. Fleur Pellerin saura-t-elle faire s'épanouir le secteur ? 

Et le développement durable, avec son volet énergie, n’est pas oublié, aussi bien pour favoriser des projets de transports en commun que pour pousser des énergies renouvelables marines ou des réacteurs nucléaires de quatrième génération. La petite Batho saura-t-elle valoriser le travail accompli par ses prédécesseurs ?

René Ricol, au départ, voulait éviter le piège du saupoudrage. 
Or, certains des projets se complètent et participent à la création d’écosystèmes dont le fonctionnement a un effet démultiplicateur sur les soutiens apportés. A ce titre, compte tenu de l’interactivité de certains projets, on constatait jusqu'ici moins de saupoudrage que ce que le gouvernement hétéroclite de Jean-Marc Ayrault risque de produire.

Il est encore trop tôt pour mesurer le retard opéré par l'arrivée de la gauche Le Grand emprunt était pourtant prometteur sur la relance de l’innovation. A fin avril, le Commissariat avait affecté 26 milliards d’euros à des projets identifiés, sur les 35 milliards du total de l’emprunt. 

Mais on est toujours dans l'attente que le nouveau gouvernement boucle  l’attribution des aides aux derniers projets, mette en œuvre ceux retenus par le précédent et assure le suivi de l’ensemble. Si on croyait François Hollande, le gouvernement Zayrault aurait dû déjà en accélérer le rythme...

En gros, le plus dur reste à faire, mais la méfiance qu'inspire la gauche est-elle de nature à réchauffer la frilosité des banques, stigmatisée  par François Hollande dans sa campagne électorale.

Admettons, malgré l'apathie du tandem Hollande-Ayrault, que ces banques incriminées ont besoin de travailler et que les PME finiront par obtenir l’effet de levier du Grand emprunt. 
Sans attendre 100 jours de plus ?


dimanche 12 août 2012

Sondage à 100 jours: six Français sur dix mécontents de Hollande

La presse militante lui cherche des excuses

Le Télégramme accuse et s'apitoie


Première panne, après seulement 3 mois de vie commune avec les Français



Condamné par un "sondage mitigé"  et les "critiques acerbes de l'UMP"  qui s'inquiètent de son "attentisme" dans le dossier syrien, l'entourage de François Hollande tente de le sortir de sa léthargie béate et propose des initiatives - envoi d'un hôpital militaire en Jordanie ou visites sur le thème de la sécurité - pour donner l'illusion qu'il tient fermement la barre. 

Le Monde titrait ce samedi : "Après 100 jours, M. Hollande doit encore affirmer son leadership" [sic], si jamais, alors que Le Figaro assurait, sondage à l'appui, que "le doute s'installe" sur sa présidence.

L'apathie de Hollande inquiète


Pendant que la "gauche molle" signe des autographes,
on meurt en Syrie,
un militaire français est tué en Afghanistan,
(alors que Hollande a la présidence du Conseil de Sécurité),
et des usines ferment
laissant des chômeurs sur le carreau




Selon un sondage IFOP pour Le Figaro, une majorité de Français se déclare très sceptique sur sa politique pour lutter contre les déficits, l'immigration clandestine, l'insécurité et la désindustrialisation du pays.

La crise n'est pas moins insupportables aux congés payés au soleil, et la popularité de François Hollande souffre de son insouciance    inconscience Selon l'enquête Ifop que nous publions ce vendredi, 46 % des Français seulement s'accommodent encore de l'inaction de François Hollande, cent jours après son élection, le 6 mai. Le président, qui n'a pas bénéficié d'un état de grâce comparable à celui de ses prédécesseurs, n'a pas non plus convaincu de sa capacité à "redresser" le pays, pour reprendre son principal slogan de campagne et les agences de notation nous préparent un sale coup: de quoi faire dire à Martine Brocgen-Aubry que la "fraise des bois" "salit" la France ?

51 % des personnes interrogées pensent que les choses en France sont en train de changer plutôt en mal

Seulement 17 % parviendraient à les voir évoluer plutôt en bien. "Dans ce climat très pessimiste et au regard des marges de manœuvre limitées qui existent, la confiance accordée à François Hollande et son gouvernement dans différents domaines est systématiquement minoritaire, relève Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion et Stratégies d'entreprise de l'Ifop. Seuls 40 % leur font plutôt confiance pour trouver des solutions avec les autres pays européens à la crise de la zone euro, 33 % pour réduire la dette et le déficit public, 31 % pour lutter efficacement contre la désindustrialisation du pays et seulement 27 % pour faire reculer le chômage, priorité numéro un des Français."

57 % des sondés estiment cependant que François Hollande tient les engagements qu'il a pris pendant la campagne présidentielle: les Rom n'ont pas dû être interrogés ! Cette proportion s'établit à 92 % parmi ses électeurs du premier tour, qui apparemment ne sont pas déçus. C'est le corollaire du peu d'espérance qu'a suscitée la victoire du candidat socialiste. Partant de moins haut, la cote de popularité du président se tasse plus lentement.

Les mesures symboliques plébiscitées

Si dérisoire soit-elle, la démagogie fait recette
Interrogés sur les mesures prises pendant ces cent jours, les Français plébiscitent les plus symboliques, au premier rang desquelles la diminution de la rémunération du chef de l'État et des membres du gouvernement !

L'avancement à fin 2012 du retrait des troupes combattantes d'Afghanistan recueille l'approbation de 75 % des sondés. 71 % de l'échantillon global (et 84 % des ouvriers, les plus concernés) sont satisfaits que le gouvernement soit revenu à la retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt et qui ont cotisé 41 annuités. L'encadrement des loyers est également salué par 68 % des Français. Il fait même un tabac chez les Franciliens avec un taux d'approbation de 75 %.

Le niveau de satisfaction est un peu moins élevé en ce qui concerne l'augmentation de 2 % du SMIC. Il reste tout de même majoritaire avec 59 % dans l'ensemble de la population, et même 68 % parmi les cadres et les diplômés. En revanche, les ouvriers, qui sont proportionnellement les plus nombreux à bénéficier de cette hausse, sont seulement 48 % à s'en contenter.

Regret des heures supplémentaires

Ces mêmes ouvriers sont 75 % à regretter la défiscalisation des heures supplémentaires, qui fait 61 % d'insatisfaits parmi nos sondés, toutes catégories professionnelles confondues. Voilà qui devrait encourager l'opposition à relayer la croisade entreprise par le député UMP des Alpes-Maritimes Christian Estrosi pour obtenir l'abrogation des 35 heures et l'instauration de négociations entre patronat et salariés sur le temps de travail et les rémunérations.

La mise en place d'une fiscalité plus élevée sur les droits de succession et les donations mécontente, elle, 64 % de la population. 
Avec la défiscalisation des heures supplémentaires et la suppression du bouclier fiscal, l'alourdissement de ces droits constituait pourtant l'une des mesures phares du programme du candidat socialiste pour rétablir une «justice» qu'il estimait bafouée par son prédécesseur. Les politiques de rigueur ont beau s'imposer et même se durcir à peu près partout en Europe, les Français semblent toujours aussi peu disposés à faire des efforts, ce qui augure mal de l'accueil réservé à la réforme fiscale que prépare le gouvernement pour l'automne.