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mercredi 17 août 2011

La CFDT tente de supplanter la représentation nationale


La CFDT veut un sommet social avant le vote du budget 2012

Et le Parlement, il sert à quoi, alors ?


La CFDT a réclamé mercredi la convocation rapide d'un sommet social pour discuter des mesures que le gouvernement envisage dans le projet de budget 2012 pour réduire les déficits publics.

Interrogé sur France Info, le secrétaire général du syndicat, François Chérèque, a estimé qu' il serait "aberrant" que le gouvernement décide seul, sans consultation, de mesures qui vont toucher les salariés. Serait-il également aberrant que ce soit les Chambres du Parlement qui en débattent et le votent ?

"JE propose au gouvernement qu'il y ait dans les jours qui viennent un sommet social qui réunisse les représentants des salariés, les représentants du patronat et le gouvernement pour voir quelles mesures sont utiles à prendre dans notre pays pour soutenir la croissance, pour soutenir l'emploi mais aussi pour permettre de réduire la dette", a-t-il dit.
Et pour faire double emploi avec les élus du peuple. Considérant en effet le taux de syndicalisation,
la CFDT croit-elle être représentative au-delà de la frange des manifestants et bloqueurs professionnels de l'économie nationale ?

Les élus de la nation jugeront

Heureusement que le Chef de l'Etat n'a pas attendu la CFDT sur sa déclaration préliminaire.

Rentré de vacances, le dirigeant de la CFDT a insisté sur la nécessité de diminuer les déficits publics, tout "en maintenant la croissance et en soutenant l'emploi". C'est l'objectif du gouvernement depuis des semaines, alors que la CFDT était en roue libre.

Pour cela, Chérèque a fait de la surenchère en proposant d'avancer à 2012 la suppression du bouclier fiscal, au lieu de 2013, et manifesté bien peu d'inventivité, en demandant la création d'une tranche d'imposition supplémentaire, "pour que les hauts revenus participent à l'effort national", ce qu'ils font, jusqu'à hauteur de 50 % de leurs revenus.
- de 5963 à 11896 € : 5,5%
- de 11896 à 26420 : 14%
- de 26420 à 70830 : 30%
- plus de 70830 € : 41%
=> Rappelons à l'inverse que, jusqu’à 5963 €, le contribuable est exonéré: il paie 0%. Et 51% des contribuables sont exonérés de l'impôt sur le revenu en raison de leurs faibles ressources, et/ou de leur nombre de parts. 49% des Français contribuent à eux seuls pour l'ensemble.

La CFDT parle donc inutilement.
François Chérèque s'est prononcé aussi pour la suppression de la défiscalisation des heures supplémentaires, "une mesure qui ne rapporte rien aux salariés parce que trop dispersée mais qui coûte très cher au budget". Il veut aussi défaire ce qui a été arraché à l'U.-E. en remettant en cause partielle de la baisse de la TVA dans l'hôtellerie et la restauration. Or, les élus socialistes y sont favorables et feront entendre leur préférence au Parlement.

Lui aussi est "le plus fort pour battre Sarkozy" ?
Chérèque fait du Royal qui, le 17 juillet dernier, clamait sur France 2 : "D'abord je rassemblerai les socialistes (...) nous rassemblerons ensuite bien sûr les écologistes, l'extrême gauche, mais aussi les centristes humanistes, mais aussi la ... droite gaulliste." Le patron de la CFDT rivalise avec la picto-charentaise dans la guerre des egos à gauche. "Les "cinq à dix milliards d'euros nécessaires pour boucler le budget sont dans les mesures que JE propose", a-t-il affirmé, à la suite de ses camarades socialistes.

A l'unison du PS, il a encore estimé qu'une "règle d'or" sur les déficits "sans mutualisation des dettes, sans coordination des politiques fiscales et sans un budget européen pour faire une relance européenne (n'aurait) pas de sens". C'est précisément sur ces points que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel tenteront de convaincre les 17 états membres de la zone euro, avaient-ils annoncé ...la veille.

Bien que ce soit le PS qui soit actuellement en campagne des primaires, Chérèque a assuré que " le gouvernement français est aujourd'hui dans une démarche électoraliste et un peu bloqué par cette démarche électoraliste, donc a peur de décevoir les antieuropéens, a peur de décevoir les hauts revenus, a peur de décevoir les plus âgés", a dit le leader de la CFDT, appelant Nicolas Sarkozy à dépasser cette "démarche électoraliste".

Chérèque fait tout bêtement la synthèse des propositions de chacun des candidats, mais il fait aussi écho à leurs polémiques de campagnes, osant le plus énorme des paradoxes, pour en finir avec ses propres banalités.


2 commentaires :

  1. L'avis des syndicats est-il indispensable au point de leur demander leur avis sur le budget 2012 ? J'en doute tant leurs connaissances en économie doivent être bien médiocre. Et encore, je suis indulgent ...

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  2. Je ne savais pas que la CFDT était élue (au fait, par quel pourcentage de la population) pour discuter du budget de la France. On en apprend décidément tous les jours...

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