La parachutée de La Rochelle, cyclothymique et pitoyable
Les larmes de crocodile
de l'éléphante socialiste
Un numéro pathétique de star déchue
L'opinion s'indigne que le PS rétablisse la candidature unique
Sa Cynique Majesté Royal s'est attribuée un statut particulier et la direction du Parti socialiste l'a dispensée de la primaire qui est la règle s'appliquant aux autres.
La presse militante continue de louer son obstination et admire qu'elle ne s'avoue pas vaincue. Mais l'arrogance et les passe-droits irritent le peuple républicain et les chances d'élection dimanche en Charente-Maritime de la candidate nominée paraissent de plus en plus ténues face au candidat socialiste local choisi par les militants, Oliver Falorni dans le combat le plus invraisemblable du second tour des législatives.
Le ton a viré à l'aigre jeudi entre les duellistes
L'usurpatrice venue des Deux-Sèvres a en effet dénoncé une "opération de déshonneur politique" de son adversaire qui l'a accusée en retour de "perdre totalement les pédales".
Rompue aux coups bas, aux manoeuvres et aux revers, l'"icône" qu'une majorité des Français a stoppée dans son élan lors de la présidentielle de 2007, chancelle: les observateurs comparent La Rochelle à la dernière station d'un chemin de croix politique entamé depuis son échec de 2007, suivi de son éviction du congrès de Reims et sa rétrogradation au 4e rang des primaires "citoyennes" de 2011.
"Tout semble indiquer que Ségolène Royal va perdre cette élection. Il y a une vraie mobilisation de la droite sur place. Si la droite locale peut la faire chuter dans la perspective des élections territoriales de 2014, elle ne va pas s'en priver", estime François Miquet-Marty (ViaVoice, le baromètre politique mensuel de ...Libération).
Pour Hollande, le tweet minable de Trierweiler sera son affaire du Fouquet's
Le "tweet" de la concubine jalouse de François Hollande, mardi, en faveur d'Olivier Falorni et contre la parachutée, ajouté à un sondage désastreux, mercredi, ont ému aux larmes Sa Cynique Majesté Royal, tout comme en octobre dernier les humiliants 7% de la primaire d'investiture socialiste à la présidentielle de 2012.
La défaite en pleurnichant
L'enquête, réalisée par IFOP, crédite de 58% Olivier Falorni et sa rivale de 42%. Le candidat légitime refuse de se désister au profit de la protégée du Bureau national parisien, malgré l'intervention du Président Hollande, les appels du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et les menaces du panzer Aubry. La gauche n'est "molle" qu'à l'Elysée.
Olivier Falorni, ex-premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime, exclu du parti en février pour avoir refusé de se soumettre au "diktat" de l'état-major socialiste, bénéficierait d'un fort report de voix des électeurs UMP (82%). Le président du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, presse de plébisciter "le candidat de terrain".
"C'est un choc, car je ne pensais pas que la droite se reporterait aussi massivement sur mon concurrent, dissident de gauche ayant le soutien de la droite, de l'extrême droite et de certaines vieilles complicités d'appareil. Mais je ne m'avoue jamais vaincue", a glapi Désirdavenir Royal à ...Libération.
"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", a-t-osé déclarer la candidate au-dessus des règles communes.
Son complice, Maxime Bono, le maire socialiste de La Rochelle et député sortant qui a vendu son âme à la diablesse, n'a pas craint de lâcher une contre-vérité jeudi sur France Inter, estimant qu'Olivier Falorni est le "cheval de Troie" de la droite. Et avec elle les militants et sympathisants de Charente-Maritime qui l'ont désigné ?
La théorie du complot fait encore de l'usage
Le paradoxe veut que l'iconoclaste Royal, qui s'est aliénée les éléphants du PS dès 2006 en voulant se construire par-delà les partis, risque de payer dimanche une candidature validée par l'appareil au nom du rassemblement de la gauche.
Dans VSD, l'ancienne ministre dit voir la main de Lionel Jospin et de ses soutiens locaux - l'ancien Premier ministre réside souvent sur l'île de Ré toute proche - dans ce psychodrame à la frontière de l'intime et du politique : "Ces revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau". Un ficelle usée qui en dit long sur son désespoir.
Dans "L'Impasse", publié en septembre 2007, Lionel Jospin stigmatisait l'ex-candidate Royal, "une figure seconde de la vie publique".
Sa Cynique Majesté Royal revisite le rôle de la femme victime du machisme
"Rien ne m'a été épargné alors que j'ai été exemplaire pendant la primaire et la campagne présidentielle", déplore dans Libération celle qui en 2007 a répudié le père de ses quatre enfants, et qui, dans l'inconscient français, constitue toujours une malédiction.
Le tweet de Trierweiler est une conséquence de l'échec du couple politique Ségollande
"L'affaire du tweet peut peut-être corriger un tout petit peu la situation en plaçant Ségolène Royal en situation de victime, mais c'est marginal", espère sans y croire le dévoué Jean-François Doridot (IPSOS).
En revanche, Emmanuel Rivière, directeur du département stratégies d'opinion de TNS SOFRES, suggère que ce rebondissement "peut faire que des électeurs de droite restent chez eux pour ne pas participer à cette mascarade et que les électeurs de gauche se mobilisent, parce qu'ils craignent que la défaite de Ségolène Royal mette François Hollande en difficulté".
La candidate de la direction parisienne envisage son propre échec
La présidente de Poitou-Charentes s'est de longue date attribuée la présidence de l'Assemblée: le 61e engagement apocryphe de François Hollande !
Elle a prévenu mardi qu'elle n'arrêtera pas la politique en cas de défaite.
"Si c'était facile, ça se saurait. Avec moi d'ailleurs, ça n'est jamais très facile", a encore grincé Ce gond rouillé du PS.
A-t-elle implicitement annoncé sa candidature à la mairie de Melle ?