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vendredi 22 avril 2016

Le ministre Emmanuel Macron s'affranchit du président François Hollande

Macron veut être calife à la place du calife Hollande

Leurs routes se séparent


Macron multiplie les petites phrases qui déplaisent à Hollande.
Après une critique de l’ISF mercredi, le ministre de l’Economie, s’est exprimé sur sa relation avec François Hollande jeudi.
Le ministre de l’Economie prend de plus en plus ses distances avec le chef de l’Etat et le point de rupture semble atteint.

Pour preuve, cette visite d’usine, jeudi, où François Hollande n’a cessé de surveiller Emmanuel Macron du coin de l'oeil, pendant que son ministre profitait de sa popularité en répondant aux sollicitations en tous genres des salariés.


Macron trace sa route

"Emmanuel Macron ne croit plus en les chances de François Hollande pour 2017."
Le jeune ministre de l'Economie devance Manuel Valls, Martine Aubry et François Hollande et il se voit en candidat providentiel.

Il est en effet la personnalité de gauche préférée des Français pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage Viavoice pour
Libération, publié jeudi 21 avril.A la question, "pour 2017, chacune des personnalités suivantes serait-elle d'après vous un bon président de la République ?", Emmanuel Macron arrive en tête avec 38% devant le Premier ministre Manuel Valls (28%) et Martine Aubry (21%). François Hollande, lui, obtient 11%.
C’est un homme pressé, à l’énergie et à l’ambition débordante", observe Nathalie Saint-Cricq, en direct sur le plateau de France 2.


Emmanuel Macron pourrait préparer sa sortie du gouvernement,
où il irrite de plus en plus ses collègues, Manuel Valls en tête.
Le déplacement présidentiel de ce jeudi 21 avril au côté du chef de l'État visait à montrer un esprit collectif, mais Emmanuel Macron a fait sa petite visite personnelle et a discuté de son côté avec le PDG et les salariés de l'entreprise. L'image est furtive, mais symbolique d'un François Hollande et Emmanuel Macron qui arrivent dans la même voiture devait faire taire la rumeur. L'opération de communication n'a fonctionné que quelques minutes. Très vite, le trublion du gouvernement s'est dissocié du groupe présidentiel, se tenant à l'écart jusqu'à provoquer l'ordre du chef de l'État: "Allez me chercher Emmanuel Macron" !
Sur le qui vive, François Hollande avait du mal à cacher son agacement et botta en touche lorsqu'on l'interrogea sur son ministre. "Le sujet, c'est l'emploi, c'est le seul sujet", assura-t-il.

L'omniprésence, la popularité et la liberté de ton d'Emmanuel Macron irrite de plus en plus au sein du gouvernement.
Certains lui reprochent de ne pas jouer collectif. "On est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement", assure quant à lui Emmanuel Macron face aux caméras. 

Ce comportement autonome du ministre alimente un peu plus chaque jour les suspicions sur ses intentions pour les présidentielles de 2017.

Son indépendance et sa liberté de ton irritent au sein du gouvernement

Emmanuel Macron fait sa petite visite personnelle en assurant face aux caméras qu' "on est là, on a travaillé ensemble collectivement pour cet investissement".

Or, le 8 mai, il sera au côté du maire Les Républicains d'Orléans pour la fête de Jeanne d'Arc. Au programme, un discours et un bain de foule. Emmanuel Macron compte bien jouer sa partition jusqu'au bout.

dimanche 1 juillet 2012

Popularité: l'enchanteur Hollande prend 7 points de mou en un mois

Ayrault en perd 2 au baromètre Viavoice de Libé 

Pas d'état de grâce pour Hollande et Ayrault
Dès le 21 juin et selon le premier baromètre Ipsos pour Le Point, 53% des Français approuvaient les premiers pas de François Hollande comme chef de l'Etat. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était crédité de 50% d'opinions positives.

Le baromètre Viavoice pour Libération à paraître lundi confirme le désenchantement des Français  

Avec 55% d'opinions très (14) ou assez (41) positives, le chef de l'Etat reperd la totalité des sept points de l'après présidentielle à 62%. 
Ils sont plus nombreux de 6 points les Français qui ont un point de vue négatif sur lui  (37%) et 8% (-1) ne se prononcent pas. 

Crédité de 57% d'opinions positives il y a un mois, le Premier ministre, en perdant deux points, fait jeu égal avec le président. 
Cette érosion n'empêche pas que la promesse d'une "présidence normale" faite par F. Hollande ravisse encore 67% des personnes interrogées: 29% d'un avis contraire, soit un Français sur trois. 
53% seulement, à peine plus que son électorat, pensent encore qu'il respectera cet engagement, 42% ne le croient plus.

63% se satisfont des premières annonces de l'exécutif  (4% ne se prononcent pas), 33% se disent insatisfaits.

La réduction symbolique de la rémunération du président et des ministres produit la plus forte illusion (84%).

Les Français sont moins emballés par ce qui les concerne directement
Ainsi, le rétablissement de la retraite à 60 ans pour ceux qui ont travaillé tôt (82%) ! 
L'augmentation du SMIC fait 64% de satisfaits. Le merveilleux de l'affaire, c'est qu'ils ne sont pas autant à en bénéficier, mais seront encore plus nombreux à financer la hausse de 2%, laquelle mécontente à la fois le patronat et les syndicats. Le Front de gauche, par la voix de Jean-Luc Mélenchon, demandait une augmentation du SMIC de 4% minimum. "Quand on est de gauche et qu'on arrive au pouvoir, le smic on l'augmente", avait notamment lancé le candidat en campagne qui le fixait quant à lui à 1700 euros.... Les syndicats, la CGT et FO en tête, réclamaient même un "coup de pouce" encore plus important. Mais, à en croire Libération qui a passé commande à ViaVoice de cet étonnant sondage, les Français continueraient de rêver:  il est vrai que l'équipe de Jean-Marc Ayrault nie toute rigueur !

Plus embarrassant pour le bien-fondé du jugement des sondés et de la fiabilité des sondages, une forte majorité (74%) fait confiance à Hollande et Ayrault pour augmenter le nombre d'enseignants. Or, les 60.000 postes seront en vérité répartis dans plusieurs métiers: médecins scolaires, psychologues, personnels assurant la sécurité et accessoirement les professeurs, et encore, ceux du primaire, seulement. Les désillusions des mamans devraient arriver avec la rentrée de septembre ! 

Autres effets d'une intox efficace du fait de la complicité des media: les annonces de réduction des inégalités sociales (64%), de la conduite de la réforme fiscale non engagée: il aurait donc suffi à 60% qu'elle fût simplement annoncée... Pourquoi, par conséquent, les lancer ?

Le taux serait également positif pour
soutenir la croissance économique (58%), que l'on attend toujours, et améliorer la situation de la zone euro (55) ou augmenter le pouvoir d'achat (50). 

Ce qui en revanche est palpable  au quotidien n'est pas bien vécu

La crédibilité du gouvernement Ayrollande  passe toutefois sous la barre des 50% pour la réduction du chômage (48%) et la réduction du déficit (42%).


Au hit parade des ministres, c'est le titulaire de l'Intérieur Manuel Valls qui arrive nettement premier, avec à 66% de bonnes opinions, devant Michel Sapin (Travail) à 58% et Pierre Moscovici (Economie) à 57%. 

Et Christiane Taubira ?

Sondage Viavoice réalisé les 28 et 29 juin par téléphone auprès de 1.000 personnes représentatives de la population française de 18 ans et plus (méthode des quotas). Les interviewes ont été réalisées pour partie avant l'annonce des résultats du sommet européen et pour partie après.

jeudi 14 juin 2012

Législatives: l'arrogante Ségolène Royal manque de dignité

La parachutée de La Rochelle, cyclothymique et pitoyable


Les larmes de crocodile
de l'éléphante socialiste

Un numéro pathétique de star déchue

L'opinion s'indigne que le PS rétablisse la candidature unique
Sa Cynique Majesté Royal s'est attribuée un statut particulier et la direction du Parti socialiste l'a dispensée de la primaire qui est la règle s'appliquant aux autres.
La presse militante continue de louer son obstination et admire qu'elle ne s'avoue pas vaincue. Mais l'arrogance et les passe-droits irritent le peuple républicain et  les chances d'élection dimanche en Charente-Maritime de la candidate nominée  paraissent de plus en plus ténues face au candidat socialiste local choisi par les militants, Oliver Falorni dans le combat le plus invraisemblable du second tour des législatives. 

Le ton a viré à l'aigre jeudi entre les duellistes
L'usurpatrice venue des Deux-Sèvres a en effet dénoncé une "opération de déshonneur politique" de son adversaire qui l'a accusée en retour de "perdre totalement les pédales".

Rompue aux coups bas, aux manoeuvres et aux revers, l'"icône" qu'une majorité des Français a stoppée dans son élan lors de la présidentielle de 2007, chancelle: les observateurs comparent La Rochelle à la dernière station d'un chemin de croix politique entamé depuis son échec de 2007, suivi de son éviction du congrès de Reims et sa rétrogradation au 4e rang des primaires "citoyennes" de 2011.
"Tout semble indiquer que Ségolène Royal va perdre cette élection. Il y a une vraie mobilisation de la droite sur place. Si la droite locale peut la faire chuter dans la perspective des élections territoriales de 2014, elle ne va pas s'en priver", estime François Miquet-Marty (ViaVoice, le baromètre politique mensuel de ...Libération).

Pour Hollande, le tweet minable de Trierweiler sera son affaire du Fouquet's

Le "tweet" de la concubine jalouse de François Hollande, mardi, en faveur d'Olivier Falorni et contre la parachutée, ajouté à un sondage désastreux, mercredi, ont ému aux larmes Sa Cynique Majesté Royal, tout comme en octobre dernier les humiliants 7% de la primaire d'investiture socialiste à la présidentielle de 2012.

La défaite en pleurnichant


L'enquête, réalisée par IFOP, crédite de 58% Olivier Falorni et sa rivale de 42%. Le candidat légitime refuse de se désister au profit de la protégée du Bureau national parisien, malgré l'intervention du Président Hollande, les appels du Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, et les menaces du panzer Aubry. La gauche n'est  "molle" qu'à l'Elysée.

Olivier Falorni, ex-premier secrétaire de la fédération PS de Charente-Maritime, exclu du parti en février pour avoir refusé de se soumettre au "diktat" de l'état-major socialiste, bénéficierait d'un fort report de voix des électeurs UMP (82%). Le président du Conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, presse de plébisciter "le candidat de terrain".

"C'est un choc, car je ne pensais pas que la droite se reporterait aussi massivement sur mon concurrent, dissident de gauche ayant le soutien de la droite, de l'extrême droite et de certaines vieilles complicités d'appareil. Mais je ne m'avoue jamais vaincue", a glapi Désirdavenir Royal à ...Libération.
"Beaucoup d'électeurs de gauche, je l'espère, ne voudront pas participer à cette opération de déshonneur politique", a-t-osé déclarer la candidate au-dessus des règles communes.

Son complice, Maxime Bono, le maire socialiste de La Rochelle et député sortant qui a vendu son âme à la diablesse, n'a pas craint de lâcher une contre-vérité jeudi sur France Inter, estimant qu'Olivier Falorni est le "cheval de Troie" de la droite. Et avec elle les militants et sympathisants de Charente-Maritime qui l'ont désigné ?

La théorie du complot fait encore de l'usage

Le paradoxe veut que l'iconoclaste Royal, qui s'est aliénée les éléphants du PS dès  2006 en voulant se construire par-delà les partis, risque de payer dimanche une candidature validée par l'appareil au nom du rassemblement de la gauche.

Dans VSD, l'ancienne ministre dit voir la main de Lionel Jospin et de ses soutiens locaux - l'ancien Premier ministre réside souvent sur l'île de Ré toute proche - dans ce psychodrame à la frontière de l'intime et du politique : "Ces revanchards qui n'ont jamais accepté qu'une femme assume un destin politique au plus haut niveau". Un ficelle usée qui en dit long sur son désespoir.
Dans "L'Impasse", publié en septembre 2007, Lionel Jospin stigmatisait l'ex-candidate Royal, "une figure seconde de la vie publique".

Sa Cynique Majesté Royal revisite le rôle de la femme victime du machisme
"Rien ne m'a été épargné alors que j'ai été exemplaire pendant la primaire et la campagne présidentielle", déplore dans Libération celle qui en 2007 a répudié le père de ses quatre enfants, et qui, dans l'inconscient français, constitue toujours une malédiction.

Le tweet de Trierweiler est une conséquence de l'échec du couple politique Ségollande
"L'affaire du tweet peut peut-être corriger un tout petit peu la situation en plaçant Ségolène Royal en situation de victime, mais c'est marginal", espère sans y croire le dévoué Jean-François Doridot (IPSOS).

En revanche,  Emmanuel Rivière, directeur du département stratégies d'opinion de TNS SOFRES, suggère que ce rebondissement "peut faire que des électeurs de droite restent chez eux pour ne pas participer à cette mascarade et que les électeurs de gauche se mobilisent, parce qu'ils craignent que la défaite de Ségolène Royal mette François Hollande en difficulté".

La candidate de la direction parisienne envisage son propre échec

La présidente de Poitou-Charentes s'est de longue date attribuée la présidence de l'Assemblée: le 61e engagement apocryphe de François Hollande !

Elle a prévenu mardi qu'elle n'arrêtera pas la politique en cas de défaite. 
"Si c'était facile, ça se saurait. Avec moi d'ailleurs, ça n'est jamais très facile", a encore grincé Ce gond rouillé du PS.


A-t-elle implicitement annoncé sa candidature à la mairie de Melle ?



mercredi 20 octobre 2010

Retraites - La gauche prise au piège de la rue

Les otages des syndicats se rebiffent

Encore un qui croit avoir tout compris !
La propagande marche à plein régime...

Les bloqueurs privilégiés ne font pas l'unanimité

Contrairement à la propagande des organes de presse frileux qui craignent d'attiser la colère des syndicats et ne veulent pas les mécontenter dans leurs entreprises en difficulté financière, les Français désapprouvent les régimes spéciaux de retraites des bloqueurs (routiers, secteur pétrolier ou dockers) et condamnent leur barrage à la réforme qui assure le financement de leur retraite générale.

Une écrasante majorité de Français (79%) souhaite un arrêt des grèves et manifestations, selon un sondage Viavoice pour Libération du mercredi 20 octobre.

=> Plus des deux tiers des sondés (67%) soutiennent les manifestations et les grèves, mais ils sont majoritairement opposés (53% contre 43%) au retrait du projet de réformes des retraites.

Un désaveu de la radicalisation actuelle des actions syndicales.

lundi 23 août 2010

PS: sondage ViaVoice discret sur les candidatures socialistes rivales

2012: Strauss-Kahn distancerait nettement Aubry, Royal et Sarkozy

Dominique Strauss-Kahn (PS) est plébiscité à 44% pour être le prochain président.
Martine Aubry (31%) et Ségol'haine Royal (25%) sont loin derrière , selon un sondage Viavoice pour Libération à paraître lundi

Les autres personnalités sont successivement le PS François Hollande (21%), le MoDem François Bayrou (18%) et Eva Joly d'Europe Ecologie (16%).

François Miquet-Marty est le directeur associé de l'institut ViaVoice


Or, ViaVoice n'est pas un institut: ce terme usurpé est en effet réservé aux organismes universitaires.

En tant que patron d'entreprise, il commente ses productions en fonction à la satisfaction du payeur: le client est roi ! C'est ainsi qu'il reste discret sur la pléthore de candidats à gauche et la promesse de déchirements et d'incertitude sur un programme de compromis.

Il est moins amène à l'endroit de la candidate Europe Ecologie. Il règle son compte à Eva Joly, assurant qu'elle obtient "un bon score compte tenu du caractère très récent de son implication officielle en vue de la présidentielle".

A la distribution des prix ViaVoice, tout le monde à gauche est primé

"Ces scores de présidentiabilité globalement favorables à la gauche sont étayés par la progression de la plupart des popularités de leaders de l'opposition", selon Viavoice.
Ainsi, la popularité du directeur général du FMI - un rappel à l'engagement qui lie DSK... - gagne 4 points, à 58%, à égalité avec Bertrand Delanoë (+3), probablement pour Paris Plage ! Celle d'Aubry progresse de deux points (51%)seulement, car premier secrétaire vulgaire du PS. Quant à François Hollande, l'ancien numéro un socialiste, il arrive quatrième du classement et atteint 43% (+1), pour sa discrétion... Moscovici est quantité négligeable.

Aussi bien, les Français ne les voient pas aux responsabilités, car ceux qui n'ont pas démontré leur aptitude à rénover leur propre parti, ne sont pas susceptibles de mener à bien les réformes que Jospin n'a pas su entreprendre, bien que déjà nécessaires.

Daniel Cohn-Bendit voit sa popularité augmenter de quatre points (42%), bien que marginalisé par les Verts, tout comme Eva Joly (38%), bien que « vieille ethique », Ségol'haine Royal (37%), qui avait culminé à 46,94 % en 2007 (-10 points) et François Bayrou (37%) qui n'avait pas fait 19% au 1er tour de la dernière présidentielle.
Cécile Duflot (Verts) capitalise également fortement (29%, +7), bien que l'insulte à la misère de ses vacances très 'people' et peu écologiques aux Maldives ait décridibilisé son discours et alors que D. Voynet n'avait récupéré que 01,57 % en 2007. Si la sexagénaire Joly ne fait pas mieux, les Verts resteraient donc largement devancés par la PCF Marie-George Buffet (42%, +2), ce que ses 2% à peine au 1er tour de 2007 ne promettent pas, et le NPA Olivier Besancenot (40%, +2), qu'il faudrait logiquement relativiser sévèrement au vu de ses 04,08 % au 1er tour de 2007 également.
ViaVoice, tout 'institut' qu'il veuille paraître, n'apparaît guère sérieux.

Ce que la presse engagée occulte

A la question concenant les personnalités socialistes: « Vous ne souhaitez pas qu’elle soit le prochain président de la République », les sondés
DSK: 51%
Aubry: 66%
Ségol'haine Royal: 74% (une prochaine "colère saine" gronde...)
François Hollande: 76%
Moscovici: non pris en compte !

Est-ce que tout au PS est donc aussi rose que le prétend le sondage ViaVoice?
François Miquet-Marty, le patron de l'institut la boîte de sondage, s'abstient de toute « défiance » sur le sujet du panier à crabes socialiste...

L'euphorie espérée de l'université d'été du PS à La Rochelle devrait être mitigée.

dimanche 22 août 2010

Sondage: la gauche ne ferait pas mieux que la majorité

Les Français sont déboussolés par la propagande médiatique

Le PS lance la campagne présidentielle pour son université d'été

Une nette majorité de Français – 57% - pensent que si la gauche était au pouvoir aujourd'hui, "elle ne ferait pas mieux que la droite", selon un sondage Viavoice pour Libération paru lundi 23 août 2010.
Plus d'un Français sur deux (55%) souhaiterait néanmoins que "la gauche gagne la prochaine présidentielle" ! Cohérent ?

Sondage sous influence socialiste

C'est en soutien à l'université d'été du PS qui se tiendra en effet à La Rochelle (27-29 août), que le quotidien de gauche Libération assure que la gauche aurait gagné 3 points dans la perspective lointaine de la présidentielle 2012. Le PS est ainsi prêt à subir à nouveau son expérience désastreuse des sondages 2006.
Avec 9% d'avance auprès de sondés, le sondage promet 50% des suffrages à la gauche qui estime ainsi pouvoir remporter la présidentielle si elle avait lieu aujourd'hui, contre 41% pensant l'inverse.
Si élevé soit-il, ce différentiel a déjà été dépassé fin mars, « dans le contexte très particulier de la victoire de la gauche aux élections régionales", rappelle François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice.

Défiance à l'égard du sondage ViaVoice

Les commentaires de ViaVoice associés à ce sondage de commande est particulièrement suspect, du fait de sa terminologie. Le souhait du retour de la gauche au pouvoir "s'explique, [selon le commerçant en sondages] en premier lieu, par la défiance des Français à l'encontre du président de la République", crédité d'une "popularité de 34% seulement", poursuit le sondeur.
Ce dernier lui oppose François Fillon qui est "en revanche, épargné aux yeux de l'opinion, par les polémiques générées par l'affaire Bettencourt-Woerth". Qu'il s'agisse d'une incitation à ne pas épargner l'inoxydable Fillon plus longtemps ou d'une nouvelle tentative d'écartèlement des deux bras forts de l'exécutif, ViaVoice est manifestement partial.

ViaVoice pistonne le PS

Cette entreprise commerciale de sondage trouve au PS "le crédit" nécessaire pour "définir des solutions sur les enjeux d'actualité".

Des a priori
Ainsi, les Français font bien plus confiance "au Parti socialiste et à ses dirigeants" qu'à "Nicolas Sarkozy et à la majorité" pour "trouver des solutions efficaces pour le financement des retraites" (50% contre 29%), pour l'emploi (49% contre 27%) et pour "respecter la morale en politique" (44% contre 23%).

Le sondeur ne laisse à personne le soin de « décrypter » son propre sondage

Pour ViaVoice, "sur le fond, c'est bien l'écheveau de cette triple épreuve qui constitue un talon d'Achille majeur pour Nicolas Sarkozy et sa majorité, et qui plaide en faveur de l'opposition".
Néanmoins, "dans le contexte des interventions estivales", 43% des Français font plutôt confiance au chef de l'Etat pour "trouver des solutions efficaces contre l'insécurité" (contre 34% au PS).

La formulation des questions affirmations adressées aux sondés est très incitative, puisque le point de vue est nettement celui de la gauche:
"Vous souhaitez que la gauche gagne la prochaine élection présidentielle
Vous estimez que la gauche gagnerait une élection présidentielle, si cette élection avait lieu aujourd’hui"
Le sondage a de plus été réalisé du 18 au 20 août par téléphone, dans la semaine plutôt morose des retours de vacances...

ViaVoice et son président de société étaleront-ils la même préférence quand Europe Ecologie lui commandera son propre sondage ?... Il faut bien vivre !

Les sondés ont dû se prononcer à l'aveugle, indépendamment du candidat PS...

Bien que fort prolixe dans la communication de son sentiment et défiant vis à vis du pouvoir
, ViaVoice nous épargne d'ailleurs ses commentaires partisans sur le panier à crabes socialistes: un réel embarras interne dont l'opinion ne doit donc pas être témoin !

François Miquet-Marty ne prétend pas à la neutralité
Ce 'responsable marketing' du PS fait comme si des réponses à ses appels téléphoniques pouvaient avoir une quelconque valeur scientifique et, sur des bases rêvées, développe bravement la thèse assurant que les France de gauche seraient de plus en plus conciliables. Adepte de la méthode Coué, il veut croire que l’union de la gauche en vue de 2012 est possible – la guerre idéologique des gauches n’aura pas lieu, selon lui. Pari tenu !
Et les media "insolents" font leur miel de cette régurgitation.
Lire PaSiDupes

lundi 5 juillet 2010

Les démolisseurs socialistes veulent réparer la France

Désirdavenir Royal se dit débordée en ...Poitou-Charentes

Socialistes, petits mécanos et agents de surface

A tout seigneur tout honneur, rapportons d'abord les propos tenus par le porte-parole d'une partie du PS, Benoît Hamon, puis viendra le tour de la faisant fonction de premier secrétaire du PS.

Hamon professe sincérité et bonne foi...
"Nous [parce que meilleurs que les autres], on n'a aucun plaisir [grossière prétérition] à voir cette situation nauséabonde dans laquelle nous sommes aujourd'hui", a affirmé le délicat Hamon-le-benoît à son arrivée à la Convention du PS sur la rénovation du parti qui s'est tenu au Carrousel du Louvre à Paris.
Hamon s'emballe
Malgré l'absence de preuves et d'accusation, le porte-parole laisse filer sa diarrhée verbale, pour le coup nauséabonde d'hypocrisie.
Hamon dénonce "la responsabilité de ce triste spectacle tient à ses acteurs".

Il a des noms. Facile: tous coupables !
"Les acteurs de cette triste pièce sont Nicolas Sarkozy, François Fillon, François Baroin, Eric Woerth [MAM ne fait donc pas partie de la charrette ?] et l'UMP tout entière qui se solidarise d'une situation qui est absolument intenable. Il n'y a pas un Français, même de droite, pour soutenir cela", a-t-il affirmé, péremptoire. Nous lui conseillons par conséquent de lire PaSiDupes, et quelques autres, qu'il faudrait faire taire.

Un sondage lui donne tort et l'accuse solidairement
"Il y a manifestement un mélange des genres, tout le monde le lui répète" mais "le président de la République ne veut rien entendre, comme d'habitude". "On [Rocard ? demande à Nicolas Sarkozy de tirer aujourd'hui les conséquences de cette situation", a-t-il pris sur lui de demander.
=> Selon un sondage CSA paru jeudi 1er juillet dans Le Parisien-Aujourd'hui en France l'affaire Bettencourt serait "grave" pour 56 % des Français.
=> Un sondage Viavoice paru le lundi 5 juillet estime que 64% des Français jugent leur classe politique corrompue. L'opposition le récupère pour accabler la majorité et n'a donc pas la lucidité de le prendre aussi bien pour elle, qui est pareillement mal jugée malgré toutes les vertus dont elle se pare et du fait de ses méthodes.

L'inventaire à la Hamon

Selon lui, "à la fois le bouclier fiscal, le mélange des genres entre M. Woerth, son épouse et Mme Bettencourt, sa fonction de trésorier de l'UMP, tout ça, objectivement, nécessite de faire un peu le ménage".
"Je laisse Nicolas Sarkozy répondre à cette question. J'attends de voir s'il est capable de trouver la réponse à laquelle sont parvenus tous les Français", a-t-il ironisé. "A l'évidence, ce gouvernement souffre d'un vrai problème d'éthique", a encore jugé le porte-parole nuancé du vertueux PS.

Les méthodes socialistes perturbent le PS

Les accusateurs brassent de l'air
Le 28 juin 2010, les députés socialistes annonçaient qu'ils déposeraient « dans les prochains jours » une proposition de loi visant à interdire le cumul de certaines fonctions. Une semaine plus tard, le 5 janvier, Bruno Le Roux, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée, n'est toujours pas passé à l'acte.

Sur le sujet du non cumul des mandats, les socialistes ont entériné samedi 3 juillet la rénovation du parti avec primaires et non-cumul des mandats. Et comme Titine Aubry ne se paie pas de mots, elle a eu le sentiment que c'était une "révolution démocratique". En fait, sous la pression des sénateurs, ils avaient déjà remis à plus tard de s'appliquer à eux-mêmes la rigueur de cette "révolution démocratique". Esbrouffe ! Lien PaSiDupes

Les tergiversations du PS soulignent la contestation interne qui se développe face à la bande du néfaste Hamon.

=> Le 4 juillet, Marisol Touraine, fille du sociologue Alain Touraine et députée socialiste, admettait sur son blog que « rien d’illégal n’a été à ce jour démontré » contre Eric Woerth. Mais, soumise au bureau national, elle s'interrogeait néanmoins: « Cela suffit-il à régler son cas ? Evidémment non. » Il ne suffirait donc plus à l'opposition que le gouvernement respecte la légalité !
Et de s'étonner que « les Français en viennent à rejeter l’ensemble de la « classe politique »...

=> « Tout le monde » au PS n'a donc pas un « vrai problème d'éthique » avec son aile gauche, mais nombre de socialistes, bien que las de la rumeur, de la malveillance et du harcèlement permanents pratiqués par une direction sous influence ne s'en laissent pas imposer. Certains ne sont d'ailleurs pas des Bleus que quelques « voyous milliardaires » pourraient mener à la baguette et réduire au silence. Si la Rue de Solférino se transforme en tribunal de Pontoise où les témoins anonymes ont trop peur pour leurs vies pour faire éclater la vérité, certains ont néanmoins déposé devant les media: outre le premier président socialiste de la Cour des Comptes, Didier Migaud, qui refuse de croire à de quelconques complaisances de la part d'Eric Woerth (lien PaSiDupes), ou Martin Hirsch, ex-ministre d'ouverture, qui a renouvelé sa confiance à Eric Woerth (lien PaSiDupes), l'ancien Premier ministre de Mitterrand, Michel Rocard (avec Simone Veil) a appelé la gauche a cesser le feu ! (Lien Le Monde)

Enfin, Hamon s'est vidé devant les micros et caméras au cours de la Convention du PS sur la rénovation du parti à Paris, mais cette convention tourne à vide, faute de thème de réflexion. Pas de thème, pas de rénovation et pas de projet: que de la rumeur et de la déstabilisation. Est-ce bien responsable en temps de crise économique et financière sévère ?

La mecano du PS

Samedi 3 juillet, en l'absence de plusieurs éléphants, les socialistes présents ont entériné la rénovation du parti avec primaires et non-cumul des mandats à la quasi-unanimité: une "révolution démocratique" que l'impatiente quinqua s'est efforcée d'opposer à une "démocratie et une République abîmées" par "trois ans de sarkozysme".

Un Carrousel de boniments
En pleine machination PS-Mediapart contre le ministre E. Woerth, les militants et délégués n'étaient pas enclins à la démentir et la faisant fonction de premier secrétaire lança donc: "Avec une démocratie et une République abîmées, on a bien besoin d'une rénovation !" Le maire de Lille tentait ainsi de reprendre le dessus sur son aile gauche.

Une pyramide de calomnies
Poussée à la surenchère par le petit Hamon, la Ch'tite Aubry assura: "On est très, très loin de cette République irréprochable vantée par le candidat Nicolas Sarkozy en 2007 !" L'assistance n'exigea pas de preuves... Elle a ainsi sonné la charge contre le chef de l'Etat, les ministres "qui ont oublié les exigences et les devoirs d'exemplarité qui vont avec leur charge", l'UMP qui "abîme la démocratie".

Aubry, velléitaire
Emportée par ses mauvais sentiments, la faisant fonction du PS a surtout fustigé le "régime des excès et des confusions des rôles", mais, ses comptes réglés, elle s'est assez peu étendue sur la rénovation du PS. La gestation a été longue et difficile et la montagne socialiste a finalement accouché d'une souris. On ne retiendra de cette convention que son bilan global et négatif de "trois ans de sarkozysme" et la promesse du PS de "reconstruire" la démocratie, de "réparer" la France, comme elle a « réparé » le PS «abimé » par les camarades Hollande et Jospin !...

Un vote stalinien
Le texte a été approuvé comme un seul homme par les délégués présents : 146 pour, 4 abstentions et 3 voix contre. Un vote qui dissimule des tensions internes, puisque Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, aile gauche du PS, sont finalement rentrés dans le rang à la suite d'un marchandage. Et puis Nono Montebourg n'a pu minauder à la tribune. Il souffrait d'une infection de la cornée: une poutre dans l'oeil ?

Le PS clôt ainsi la deuxième phase de sa rénovation, après l'adoption de son projet sur le nouveau modèle de développement. Deux autres conventions sont prévues à l'automne concernant l'international et l'égalité réelle. La convention s'est achevée en musique au rythme d'un nouvel "hymne" du PS : "Il est temps de tourner la page", composée par un militant belge et recyclé, comme le reste ! Par comparaison, le lipdub tant raillé des Jeunes Pop paraît digne tout à coup de ...l'Eurovision et, dans des catégories différentes, cet hymne réussit à rivaliser en ringardise avec le site internet relooké de Désirdavenir Royal. Un exploit !

La majorité
L'UMP Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, lui a fait observer que "son anti-sarkozysme aigu et ses violentes attaques infondées envers le président de la République ne feront jamais un programme politique".

Ségol'haine Royal reporte l'ouverture des travaux de son asso

Désirdavenir Royal se déclare en surchauffe !
Annonce faite par Internet
C'est le 1er pour le 4 juillet - en catastrophe - que Sa Cynique Majesté Royal annonça que l'Assemblée générale de son association prévue ce dimanche à Rochefort (Charente-Maritime) était reportée.
Dans son message de dernière minute sur Internet, l'adepte du pouvoir personnel prétendait que si elle négligeait les militants de son association, c'était qu'elle avait de meilleurs priorités et qu'elle était débordée : « Je n'ai pas eu le temps de bien préparer l'assemblée générale et de prendre connaissance des nombreuses contributions que vous m'avez adressées concernant nos projets communs à venir". Les adhérents réalisent tout à trac quel est leur poids réel, combien ils sont importants: le « débat participatif » peut attendre.

L'autocrate picto-charentaise ne peut faire face
Vouloir tout contrôler, décider et diriger suppose qu'on est capable de tout mener de front et la présidente d'association révèle ici encore ses limites. Dépassée par les événements dans sa modeste région: mais deviendrait le pays si elle arrivait à l'Elysée ?
L'action requiert en effet plus de compétence et d'énergie que de simples déclarations. Les Français en ont maintenant fait le tour et le sondage Viavoice ne la crédite plus que de 33% opinions favorables...
Grandeur et décadence: de quoi l'inciter à reporter son apparition ?
"C'est pourquoi nous [ 'nous ' de majesté!] reportons l'assemblée générale au mois de septembre pour avoir le temps de bien la préparer". Selon son entourage, l'AG pourrait se tenir lors de la Fête de la Fraternité prévue les 4 et 5 septembre à la Cartoucherie de Vincennes.

N'aurait-elle pas aussi subi des pressions pour renoncer à une contre manifestation que la paranoïaque de la Rue de Solférino aurait jugée hostile, le même weekend que sa convention ?

L'UMP dénonce un rétropédalage
Parlant de "prétexte peu crédible d'emploi du temps", l'UMP a estimé dans un communiqué que la présidente de Poitou-Charentes avait été "contrainte de faire marche arrière".

Risque de conflit d'intérêts ?
Le parti présidentiel avait déjà dénoncé à propos de Sa Cynique Majesté Royal un "mélange des genres" entre "militantisme" et "des manifestations financées par le conseil régional", a rappelé Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l'UMP.

L'ex-candidate PS à la présidentielle a précisé vendredi qu' elle appelait cependant "toutes celles et ceux qui le peuvent à venir (dimanche dernier) à Rochefort pour participer au pique-nique convivial de solidarité avec le littoral"... Le Conseil régional régalait ?

lundi 1 mars 2010

Régionales: l'abstention favorable à la gauche

Deux sondages placent le PS aux commandes pour encore six ans

Poussée des extrémismes

Avec 31% des voix, les intentions de vote pour le PS arriveraient en tête devant celles en faveur des listes UMP-NC, créditées de 27,5%, si le premier tour des régionales avait eu lieu dimanche dernier, indiquait un sondage IFOP, qui révèle une «poussée de la gauche et du Front national».

Le rapport de force favorable dont bénéficie la gauche pour les régionales se maintient sondage après sondage. Une enquête d'opinion, réalisée par l'IFOP pour La Lettre de l'opinion (1), place le PS devant les listes UMP-NC, si le premier tour des régionales avait lieu dimanche prochain. Le parti de Martine Aubry recueille 31% des intentions de votes, dès le premier tour, soit une progression de deux points, contre 27.5% pour les listes de la majorité présidentielle, qui perdent deux points.
L'écart semble donc se creuser entre les deux principales formations qui étaient au coude à coude dans l'étude IFOP de la semaine dernière pour Paris Match. L'UMP était alors donnée à 29,5% et le PS 29%. L'opposition globalement semble connaître une poussée. Les intentions de vote en faveur de ses listes et celles de l'extrême gauche progressent à 55% (+4,5 points) contre 38% pour les listes de droite et d'extrême droite (-1,5 point).

Le MoDem s'étiole et les intentions de vote se radicalisent

Bayrou: sa rareté fait son prix
Selon François Bayrou, l'éleveur de chevaux, c'est l'année où Sarkozy aurait dû faire l'ouverture du Salon de l'Agriculture. Or, le président du MoDem était hier dimanche à ce Salon et ses listes sont créditées de moins de 5% d'intentions de vote au niveau national. Mais Fanfan Bayrou aime plus que tout évaluer son niveau de popularité personnelle: «Face aux vrais problèmes des gens, les politiques n'ont pas le droit de se plaindre » … Le président Sarkozy fera le bilan de la situation à la fermeture du Salon.
En revanche et sans attendre, le chef de l'Etat ne sera pas ce lundi matin en représentation auprès des victimes de la tempête Xynthia, l'une des plus violentes depuis celle de 1999, qui a déjà fait 47 morts, selon un bilan provisoire publié ce lundi matin, et touché durement la Vendée et la Charente-Maritime. "L'état de catastrophe naturelle doit être pris très rapidement", a demandé Jean-Micheln Lemétayer, le président de la FNSEA, interrogé sur France 2 en direct du salon de l'Agriculture. Le premier ministre François Fillon a promis dimanche que ceci devrait être fait sous 48 heures.

Les sondages
Selon le sondage IFOP, le rassemblement Europe Ecologie gagne deux points à 13%. Le Front de Gauche (Parti communiste et Parti de gauche) se maintient à 6,5%, les trotskistes du NPA d'Olivier Besancenot reculent de 0,5 point à 2%, les autres trotskistes de Lutte ouvrière, cette fois, gagnent 0,5 point à 1,5%. Les listes d'alliance NPA/Front de gauche, ou NPA/parti de gauche, prennent 0,5 point à 1%.

L'enquête de l'IFOP suggère également une légère progression du Front national, qui gagne 0,5% à 9.5%. En revanche, le MoDem accuse une baisse d'un point et se situe toujours au plus bas avec 4 % des intentions de vote.

Un autre sondage suggère également que la gauche est attendue aux régionales par les électeurs. Selon cette enquête de gauche conduite par Vivavoice pour Libération, 57% des personnes interrogées, un chiffre toutefois en baisse de 3 points, souhaitent une victoire de la gauche. 34% des sondés sont en revanche opposés à cette perspective. «Le souhait de victoire de la gauche émane certes des sympathisants de gauche, mais également des sympathisants MoDem (70%) et d'une fraction non négligeable des sympathisants de droite (27%, et 18% des sympathisants UMP)», pointe François Miquet-Marty, directeur associé de Viavoice. 55% des personnes interrogées affirment même désirer la victoire de la gauche à la présidentielle de 2012.

L'opposition se frotte les mains de la crise

Les réformes et la crise militent en faveur de la gauche qui exploite les anxiétés et les mécontentements du moment, tandis que la France et les Français opèrent les mutations nécessaires à leur avenir malgré la crise.

Les réactionnaires se frottent les mains des inquiétudes nées des réformes et de la crise.
Ainsi, le porte-parole du NPA invite les salariés à profiter de la campagne des régionales pour agiter la vie politique et sociale et défendre leurs acquis sociaux contre la modernisation du pays, c'est-à-dire le statu quo, l'immobilisme et la régression.

«Il n'y a que le rapport de force qui permette d'inverser la vapeur ! » Soumis à la question dimanche, lors du «Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI», le révolutionnaire Olivier Besancenot a invité «tous ceux qui sont conscients que leurs acquis sont en cause» à «profiter de la campagne des régionales» pour bloquer la rénovation de la France. Le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) s'est réjoui de la mobilisation, «rarement vue», des salariés de Total à Dunkerque en grève «pour que la production [d'essence !] continue et que les emplois soient maintenus». Pour lui, la solution doit passer par «la réquisition des groupes énergétiques : Total, EDF, GDF ou Areva, dans un seul service public». A Dunkerque, l'opposition se fait une gloire de renouveler la situation humainement et financièrement désastreuse du bassin minier de Provence à Gardanne (PCF) (Bouches-du-Rhône) qui ont été artificiellement maintenues en activité jusqu'en février 2003, , alors qu'elles étaient déficitaires et sans avenir, danseuse entretenue par les contribuables: comparer avec Creutzwald, Lorraine, en 2004).

Cette menace planant sur les Régionales est exprimée alors que La Poste s'adapte à la concurrence européenne en devenant une société anonyme aujourd'hui même. Le facteur de Neuilly avec décharge syndicale a en outre promis que «le combat mené n'est pas perdu». «Nous, salariés, a-t-il prédit, on aura le droit d'être plus révoltés encore.»
Plus soucieux de dénoncer le projet de réforme des retraites à venir - une «vraie provocation» de Nicolas Sarkozy annonçant «une défaite sociale majeure» - que de commenter la vente de hamburger halal ou la soumission « volontaire » des femmes voilées, dont il n'a «rien à faire», le Che-Besancenot a tout de même jugé que «le monde tourne à l'envers lorsqu'on en fait une polémique en pleine période électorale».

L'abstention se paie au prix fort pendant six ans

Seuls 54% des électrices et des électeurs sont tout à fait certains d'aller voter aux prochaines élections régionales des 14 et 21 mars, selon un sondage IFOP paru dans Sud Ouest dimanche qui parle d'"une estimation record de l'abstention à un niveau de 46%".

"On constate par ailleurs un fort clivage politique", selon cette étude : "Le potentiel de mobilisation du Parti socialiste est bien supérieur à celui de l'UMP : 69% de l'électorat de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 déclarent son intention d'aller voter contre 57% seulement de celui de Nicolas Sarkozy".

Le porte-parole de l'UMP, Frérédic Lefebvre, a donc appelé les électeurs de la majorité présidentielle à la mobilisation pour les régionales. "Je leur dis: mesurez l'importance de votre bulletin de vote dans cette élection régionale", a-t-il déclaré à l'adresse "des électeurs de la majorité", au Forum radio J.

"Attention à l'abstention boomerang, cela va vous revenir dans la figure avec des impôts qui vont continuer d'augmenter et après chacun pleurera", a-t-il prévenu. La gauche a réclamé une décentralisation plus significative, mais réalise qu'elle doit consacrer son budget au nécessaire et non pas à la démagogie et à ses campagnes électorales. Elle accuse donc le pouvoir de se décharger et annonce des difficultés accrues de gestion:
l'opposition se prépare à l'austérité et va devoir augmenter les prélèvements.
Frérédic Lefebvre a fait valoir que "si (les) électeurs (de la majorité), les électeurs qui soutiennent la réforme dans ce pays, se mobilisent, plus tous ceux qui sont sensibles à l'ouverture - c'est-à-dire qu'il faut sortir du sectarisme incarné par le parti socialiste -dans les régions et ailleurs- pour pratiquer l'ouverture comme le veut le président de la République -, si tous ces gens vont voter, cela fera mentir les sondages".
La droite doit se mobiliser dès le premier tour. Alors, "tout est possible", a-t-il estimé.

(1) Sondage pour La Lettre de l'opinion réalisé les 25 et 26 février par téléphone auprès d'un échantillon de 826 personnes inscrites sur les listes électorales extrait d'un échantillon de 955 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).
La Lettre de l'Opinion, un partenariat de l’institut de sondage IFOP et de la société COM1+, est spécialisée dans la communication d’opinion et la géo’influence et publiée à l'attention des décideurs qui veulent accéder au décryptage régulier de l’état de l’opinion, jusque-là réservé à une infime minorité. Sondages exclusifs, études confidentielles, humeurs du moment, chiffres-clés,… à destination des journalistes, cadres dirigeants, parlementaires, élus locaux, patrons de PME,…

(2) Sondage Libération réalisé du 25 au 26 février, par téléphone auprès d'un échantillon de 1.019 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus (méthode des quotas).

lundi 9 février 2009

54 % des Français ne jugent pas crédible le contre plan PS

Taire la vérité entretient les illusions et la mobilisation de l’opposition

Que la cote de Sarkozy "plonge" ou "s’effrite", selon les lectures discordantes que font le Nouvel Observateur ou Le Figaro du même sondage Viavoice, la gauche n’a pas de quoi se réjouir du tableau dressé par les Français.

La gauche est chez elle à France 2

Narquoise, la gauche, encore hier soir, paradait pourtant sur le plateau de l’émission Mots Croisés d’un Yves Calvi quelque peu débordé par Benoît Hamon, porte-parole du PS, et Jean-Luc Mélenchon, divorcé du PS par consentement mutuel, à en croire les billets qu'ils s'échangeaient au cours de l'émission.
Les représentants de la gauche, à qui Calvi accordait systématiquement le dernier mot, se sont emparés du plateau comme d'une tribune, où ils se sont répandus en ricanements et mauvaise foi. A la façon de Georges Marchais, ils couvraient la voix de leurs interlocuteurs ou les coupaient, mais hurlaient au scandale à la première interruption ou jouaient la scène du manque de respect pratiquée dans les quartiers. Supérieur et sourire aux lèvres, Benoît Hamon, les reins cambrés et le torse bombé, renversait volontiers la tête, le regard perdu dans ses pensées profondes. Mélenchon, la babine humide et la dent grise, cherchait l’affrontement, par la provocation verbale et l’affectation de l’humiliation. Quant à elle, le regard sombre et l’œil assassin, Maryse Dumas, qui portait, outre la veste rouge, la haine sur son visage, a resservi, sans surprise, un repas froid des vieilles recettes de la CGT des années cinquante. Aux voitures reversées près, le service public, a donc offert un spectacle de rue et de désolation politique, auquel un public choisi de ricaneurs (partisans de l’opposition, comme cela devient souvent la règle), ajoutait une touche nauséeuse à cette émission aussitôt dévoyée par les maîtres des lieux.
En revanche, aussi dignes qu’indignés, les représentants du gouvernement et de l’UMP (l’honnête Eric Woerth, ministre du Budget, et le grave François Copé, pour l'UMP), ont à peine participé à ce navrant épisode du feuilleton d'opposition sur France 2. Ils écarquillaient les yeux à ce déversement indigne de railleries baveuses et de démagogie fétide.

Les illusions de la gauche entretenues par les media

  • Les media de l’opposition font le tri de l’information.

    Quoi que disent les sondages, les agences de presse sélectionnent ce qui les arrange et taisent ce qui déplaît à la gauche. Ce qui flatte la pensée unique est copié-collé à l’infini et répété à satiété, mais ce qui irrite n’est pas même mentionné, ou en passant dans un paragraphe anodin parmi cinq, ou à 1h00 du matin. Tout ce qui est de suite oublié et introuvable dans les archives de la presse ou sur le Net est considéré nul et non avenu. Aussi, sans grand risque, l’opposition peut-elle asséner ses contre vérités, sans grand risque de trouver la contradiction en face d’elle.

    Mieux, la gauche se paie le luxe de vivre de ses illusions.
    Hamon, l’extrémiste du PS, et Mélenchon, cet ex-socialiste proche du PCF, auraient-ils pu se livrer à leur numéro de duettistes, si la presse avait mis autant de zèle à diffuser urbi et orbi la totalité d’un sondage de Libération et non pas seulement les bribes qui la satisfont et l’entretiennent dans ses illusions et son arrogance comme hier soir sur France 2 ?

    Comment la gauche se laisserait-elle sinon aller à une telle veulerie satisfaite ?<
    br> Soit celle-ci lui est naturelle et elle se fait une curieuse idée du débat et du respect qu’elle doit à ses interlocuteurs comme aux téléspectateurs, soit les journalistes militants lui dissimulent la vérité.

    Ce que la presse engagée ne publie guère

    Si la presse dite au service du pouvoir nous a bien dit et répété que le plan de relance laisse les Français tièdes, la même presse a-t-elle pareillement ressassé l’opinion qu’ils se font en revanche du contre-plan socialiste ?

    En effet, interrogés les 6 et 7 février sur le contre-plan de relance concocté par les socialistes le 21 janvier, 54 % des Français ne le jugent pas crédible, 23 % des 1 014 personnes de l’échantillon
    étant d’un avis différent.

    Ce résultat est d’autant plus cinglant pour le PS que, chez les sympathisants de gauche, seuls 37 %
    jugent le contre-plan socialiste crédible (contre 38 % d’un avis opposé) .

    Faites comme la presse libre et indépendante, ne le répétez pas !

    Une telle information pourrait nuire aux mobilisations syndicales en cours et à venir !…