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mardi 28 juin 2016

Popularité : Hollande creuse le fond, Sarkozy devance désormais Juppé

Du jamais vu: seulement 12% des Français font encore confiance au chef de l'Etat 

Jusqu'où peut-il descendre sans démissionner, par respect pour la fonction ?
Seulement 12% des Français font encore confiance à François Hollande, selon un sondage TNS Sofres-Onepoint pour Le Figaro Magazine publié mercredi 29 juin. Il s'agit du plus bas niveau jamais enregistré par le chef de l'Etat depuis son arrivée à l'Elysée, en baisse d'un point par rapport au mois dernier. 

Manuel Valls connaît pour sa part un sursis après une chute brutale en mai, et regagne 2 points à 22%.

A droite, l'ancien chef de l'Etat reprend l'avantage dans son propre camp, même si Alain Juppé reste devant Nicolas Sarkozy, avec 36% (+1 point) d'avis favorables contre 19% (stable), auprès de l'ensemble des Français.

Sarkozy devance Juppé chez les sympathisants de droite

Il gagne 9 points, à 44% chez les sympathisants de droite, frange de l'électorat la plus susceptible de se déplacer pour la primaire de la droite en novembre, quand Alain Juppé en perd 6 à 41%. 

L'écart est encore plus important auprès des seuls proches des Républicains (LR), avec un bond de 17 points de l'ancien chef de l'Etat qui recueille 65% de réponses positives, alors que le maire de Bordeaux chute de 14 points à 52%.

De son côté, François Fillon est stable à 25% auprès de l'ensemble des Français, mais perd 5 points à droite et 9 auprès des seuls sympathisants LR. 

Enquête réalisée en face-à-face du 23 au 27 juin, auprès de 1 000 personnes de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

Bruno Le Maire perd 3 points à 17%. 
Parmi les autres responsables politiques, Emmanuel Macron perd 3 points à 26%, Jean-Luc Mélenchon en perd 3 à 24% et Marine Le Pen est stable à 21%.

jeudi 14 janvier 2016

Sondages : Hollande et Valls replongent dans l'opinion


La candidature  présidentielle de Hollande aussi désespérée que la courbe du chômage

La popularité de François Hollande semble aussi faible que la croissance. 
La cote de confiance de François Hollande est en nette baisse en janvier (-5), à un an d'une hypothétique déclaration de candidature à la présidentielle. Comme celle de son premier ministre, elle retrouve pratiquement son niveau d'avant les attentats de novembre, selon un sondage YouGov commandé par le pourtant socialiste Huffington Post et i-télé (1) publié ce jeudi.


La confiance qu'inspire le président de la République donne du grain à moudre aux partisans d'une primaire à gauche. 71% (+5) des personnes interrogées portent un jugement "défavorable" sur son action. Avec seulement 22% d'opinions favorables, François Hollande perd cinq points sur les huit artificiellement gagnés en décembre. C'est chez les centristes que la chute est la plus rude (moins 10 points, à 21%).

Désaffection du côté des sympathisants socialistes
Le baromètre TNS Sofres-One Point pour Le Figaro magazine (2) confirmait mercredi les chiffres du sondage YouGov pour janvier, pointant de surcroît une perte de 18 points en un mois: 23%, quand l'indice était en décembre de 35%
La majorité présidentielle n'apprécie vraiment pas le débat sur la déchéance de nationalité que le  président a initié dans son discours devant le Congrès de Versailles. 

Valls reperd les cinq points gagnés en décembre

De même ce jeudi pour Manuel Valls. Le chef du gouvernement perd cinq des six points gagnés en décembre. Seulement 27% des sondés portent un jugement favorable sur son action, selon le sondage YouGov.  La baisse de popularité du Premier ministre est également forte chez les centristes (-12, à 32%). 
TNS Sofres-One Point confirme un recul  plus net encore de Valls, 7 points,  par rapport à décembre, avec 32% d'opinions favorables.

La perte de confiance dans les deux chefs de l'exécutif impacte l'ensemble du gouvernement
Seuls 21% (-5) des sondés portent un jugement favorable sur l'action globale du gouvernement, contre 72% d'un avis contraire. 

Surtout,
trois Français sur quatre (75%, +2) jugent négativement sa gestion de l'économie. Paradoxalement, Emmanuel Macron figure pour la première fois dans le trio de tête des personnalités que les Français jugent positivement (23%, +1). L'ambitieux ministre de l’Économie - qui a rasé sa barbe de trois jours raillée par les media et réseaux sociaux - obtient le même score que Marine Le Pen (23%, -2).

Alain Juppé - le candidat porté par les media hostiles à la droite -   se maintient en tête à 32%
. Confirmant la campagne menée contre l'ancien président, Nicolas Sarkozy est associé à... Christiane Taubira dans le 'flop 5' des cinq personnalités politiques, pour l'heure, les moins appréciées des Français et avant que le chef du parti Les Républicains ait commencé sa campagne.

(1) Enquête réalisée en ligne les 6 et 7 janvier auprès de 1 015 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).
(2) Sondage réalisé du 7 au 11 janvier par entretien aux domiciles de 1 000 personnes de 18 ans et plus (méthode des quotas).

jeudi 28 février 2013

Impopularité: la paire Hollande-Ayrault poursuit sa chute

Les Dupond-t de l'exécutif chutent dans un sondage TNS Sofres

François Hollande perd cinq points de popularité ce mois-ci
Le couple Hollande-Ayrault
douteraient-ils de leurs sondages ?
selon un baromètre TNS Sofres pour Le Figaro Magazine publié jeudi. 

L'intervention miltaire française au Mali nous coûte actuellement un million d'euros et ne fait donc plus reluire le blason du "capitaine de pédalo": les salariés licenciés et les retraités auraient-ils aimé que cet argent soit mieux employé ?

Reuters est visiblement objectif...
La dépêche d'agence est ainsi libellée :"Trente pour cent des personnes interrogées disent faire confiance au chef de l'Etat, contre 66% qui disent le contraire."

Pourquoi n'est-elle pas ainsi formulée :" seulement 30% des personnes interrogées disent faire confiance au chef de l'Etat, contre soixante-six pour cent qui disent le contraire" ? 

Les sympathisants de gauche, et surtout socialistes, sont les seuls à faire encore confiance au président de la République, à 61% et 69%.

Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, est associé à la dégringolade
La Voix de son Maître perd également cinq points, avec 28% des Français qui disent lui faire confiance et 64% ne pas faire lui confiance.

L'agence et Le Point nous épargnent les excuses et renoncent à rechercher de mauvaises raisons, du genre "Ayrault bashing"...Nulle doute que les décrypteurs émérites de Libération sont occupés à en concocter, aussi subtils que malaisés...

Ce sondage a été réalisé en personne du 21 au 25 février auprès d'un échantillon de 1.000 personnes représentatif de la population âgée de 18 ans et plus

mercredi 28 novembre 2012

Confiance: Hollande stagne à un bas niveau; Ayrault dégringole

Exécutif: tous les drapeaux en berne


La cote de confiance de François Hollande s'effrite encore d'un point en moins en un mois.

Fin novembre, seul un Français sur trois (35%) lui faisait confiance, selon le baromètre mensuel de TNS Sofres Sopra Group pour la Figaro Magazine.

Dans ce même sondage, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls subit une baisse notable de sept points de sa cote d'avenir en un mois,
à 39%, même s'il reste en tête des personnalités politiques.

31% des personnes interrogées (stable) font "plutôt confiance" à François Hollande et seulement 4% (-1) lui font "tout à fait confiance": c'est à dire au PS non plus ! Mais 61% (+1) ne lui font pas confiance: 32% (-2) "pas du tout" et 29% (+3) "plutôt pas". 
4% sont sans opinion.

C'est le niveau le plus bas d'un président de la République, au septième mois suivant l'élection présidentielle

En 1995, 39% faisaient confiance à Jacques Chirac, rappelle TNS Sofres. A la même période en 2007, 49% des sondés faisaient confiance à Nicolas Sarkozy.

Jean-Marc Ayrault dégringole encore de 4 points, à 30%

Seulement 27% ont "plutôt confiance" en ce Premier ministre, soit une perte de 3 points, et 3% lui font "tout à fait confiance" (-1).

Et 62% (- du tout 5) ne lui font pas confiance, dont 32% (+4) "pas du tout confiance" et 30% "plutôt pas confiance" (+1). 8% n'ont pas d'avis. 

Le sondage a été réalisé du 23 au 26 novembre auprès d'un échantillon de 1.000 personnes --interrogées en face-à-face à leur domicile-- représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

vendredi 20 avril 2012

Présidentielles: les sondeurs ne seraient-ils pas des électeurs ?

Egalité Sarkozy-Hollande au 1er tour, selon TNS Sofres


Nicolas Sarkozy (+1) et François Hollande (-1) sont à égalité avec 27% des intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, selon un sondage TNS Sofres pour i-Télé publié vendredi.

Au second tour, François Hollande est donné gagnant avec 55% des intentions de vote (-1) contre 45% (+1) pour Nicolas Sarkozy, sachant que la marge d'erreur couramment admise peut atteindre 4 % dans ces estimations sans valeur scientifique. 

Ces évolutions sont calculées par rapport à l'enquête du même "institut" (en vérité une entreprise commerciale, comme les autres), effectuée les 11 et 12 avril.


Les "petits" candidats

Au premier tour, Marine Le Pen arrive en troisième position avec 17% des intentions de vote (+1) devant Jean-Luc Mélenchon qui recule de trois points à 13%.

Le candidat du Front de Gauche reste cependant devant celui du MoDem, François Bayrou s'accrochant à la barre des 10% (+1).


Le sondage note une progression des candidats marginaux

Eva Joly gagnant un demi-point avec 3% des intentions de vote, devant Nicolas Dupont-Aignan (2% +1), Philippe Poutou (1%, +0,5), Nathalie Arthaud et Jacques Cheminade (moins d'un demi-point). 
Au second tour, François Hollande conserve de très bons reports de voix de la part des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, dont 82% voteraient pour le candidat socialiste.
Pour sa part, Nicolas Sarkozy ne recueillerait que 40% des électeurs de Marine Le Pen, tandis que ceux de François Bayrou se répartiraient équitablement : 1/3 pour Hollande, 1/3 pour Sarkozy et 1/3 qui ne s'exprimerait pas.

Restent les abstentionnistes qui risquent de fausser le jeu démocratique.

Sondage réalisé les 18 et 19 avril auprès d'un échantillon représentatif, interrogé par téléphone, de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus et inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas.

samedi 8 mai 2010

Cotes de confiance et de popularité de mai 2010

La crise et les réformes ne ravissent ni ne détournent les Français
La calinothérapie élyséenne semble porter ses fruits, tandis que l'opposition pâtit de ses rumeurs et obstructions en tous genres. L'opinion ne prêterait donc qu'une attention distraite aux spéculations de la gauche qui annonce régulièrement des tensions dans le tandem de l’exécutif Sarkozy-Fillon et mène des opérations de désinformation dans les media et de blocage au Parlement. Dans les banlieues, les terroristes urbains caillassent des bus; la minorité aigrie crache son fiel dans les media réceptifs. Au final, beaucoup d'énergie détournée de la lutte contre la crise et dans l'intérêt des Français.

Baromètre politique : éclaircie pour Sarkozy

Le baromètre Logica- TNS Sofres-Figaro Magazine de ce mai

Il indique une légère remontée du chef de l'Etat (+ 2), alors même que le contexte économique demeure difficile.
Plus d'un mois après le second tour des élections régionales, le calme semble revenu à droite. La «calinothérapie» entreprise par l'Elysée commence à porter ses fruits. Moins en pointe sur certains sujets où le Président laisse son Premier ministre voire certains de ses ministres agir, Nicolas Sarkozy veille à donner une nouvelle image de lui. Le voyage en Chine a été une illustration de ce changement. Pour autant, à l'Elysée, on n'a jamais cru à un désamour durable entre le Président et les Français. La baisse dans les sondages, couplée à l'échec électoral du mois de mars, révélait, selon un conseiller, «une inquiétude, pas un désabusement». Le baromètre Logica- TNS Sofres-Figaro Magazine de ce mois conforte cette thèse qui indique une légère remontée du chef de l'Etat (+ 2), alors même que le contexte économique demeure difficile. «Le Président n'est pas usé. Personne ne nous dit qu'il faut le changer. Il n'y a pas d'alternative», veut croire un conseiller de l'Elysée, en regardant le paysage politique. Et, de fait, ceux qui sont sortis du bois ces dernières semaines n'enregistrent pas de percée spectaculaire. La plupart des opposants au chef de l'Etat voient leur cote baisser. L'Elysée profite de cette éclaircie pour éditer un bilan des «trois ans d'action» dans lequel il insiste sur «les nombreuses réformes déjà accomplies» et rend «justice aux Français des efforts importants qu'ils ont déjà faits». Réforme et justice : deux thèmes de la prochaine présidentielle.

Quelques changements significatifs

La remontée d'Hortefeux

Fortement critiqué par ses adversaires ces dernières semaines, le ministre de l'Intérieur ne sera pas mécontent de voir sa cote progresser (+ 3). Notamment chez les sympathisants de droite, où elle a fait un bond de 10 points en un mois (43 %).

Duflot n'enchante plus
Les lendemains de victoires peuvent être aussi difficiles, voire plus compliqués, à gérer que les lendemains de défaites électorales. La patronne des Verts, qui perd 5 points en un mois et 17 points chez ses propres sympathisants, est en train d'en faire l'expérience, aux prises avec la volonté de Daniel Cohn-Bendit d'englober son parti dans un ensemble plus vaste aux couleurs d'Europe Ecologie.

Les soucis de Royal
+6 points en avril, -4 points en mai : Ségolène Royal a du mal à retrouver les cimes d'antan. Concurrencée par Martine Aubry, Dominique Strauss-Kahn et Bertrand Delanoë, qui monopolisent les trois premières places du classement, la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes ne séduit plus aussi facilement les électeurs. La preuve : les sympathisants de gauche lui préfèrent la première secrétaire (71 % contre 55 %).
(Cliquer sur l'image pour agrandir)

dimanche 25 avril 2010

Les partis et la presse de gauche encouragent la polygamie

L'opposition s'en prend au gouvernement
Une mouvance islamique a provoqué le gouvernement

Après avoir réussi à échapper à la police pendant neuf ans, une automobiliste voilée s'est tout à coup faite prendre et verbaliser (Lire PaSiDupes) , au moment où s'ouvre précisément le débat sur le voile intégral. Lire PaSiDupes
Et devinez: l'opposition soutient Liès Hebbadj, ce père d'une douzaine d'enfants, marié à l'une de ses quatre femmes voilées, tandis que les trois autres bénéficieraient indûment de l'allocation de parent isolé, des délits qui justifieraient le réexamen du bien-fondé de l'attribution de la nationalité que cet algérien a d'ailleurs obtenue par mariage en 1999.


Le gouvernement français envisage de déchoir de sa nationalité le mari soupçonné de polygamie. Aujourd'hui, Eric Besson, le ministre de l'Immigration, à qui Brice Hortefeux a transmis le dossier, laissait encore à ses services le temps de mener leur enquête. "J'imagine que ça veut dire que Brice Hortefeux a sur son bureau un dossier suffisamment conséquent et solide", a dit Eric Besson sur TV5-Monde et RFI.
"Brice Hortefeux me demande d'étudier la possibilité et l'opportunité" mais "la procédure de déchéance éventuelle ne pourrait l'être qu'après une condamnation par la justice", a-t-il fait valoir, considérant qu'il serait "probablement" difficile de prouver le délit de polygamie.


Le monde à l'envers socialiste

Le PS voit dans l'application de la loi une récupération politicienne
Il a critiqué l'instrumentalisation d'un fait divers et les fondements juridiques de cette requête.

Ce que la loi permet aux uns
Avis à tous les amateurs d'API multiples
L'homme peut vivre avec plusieurs femmes, les avoir "épousées" devant un imam et ne s'être marié qu'une seule fois civilement: il ne serait alors pas condamnable par la loi.

Le procureur de la République de Nantes, Xavier Ronsin, a dit au Parisien n'avoir "reçu aucune plainte des services sociaux". Et pas davantage de la communauté urbaine Nantes Métropole présidée par le socialiste J.-M. Ayrault. Celui-ci assure qu'il n'avait pas connaissance de ce cas, ni d'aucun autre cas semblable, dans l'arrondissement de Nantes, dont il est le député-maire.

Liès Hebbadj, qui n'est pas décrit par les pouvoirs locaux comme un extrémiste, est gérant d'une boucherie hallal dans le sud de Nantes. Il préside une association culturelle musulmane à Rezé, en Loire-Atlantique, et souhaite y construire une ...mosquée.

L'opposition instrumentalise les affaires

Alors que l'enquête ne fait que commencer, la gauche déplore déjà un coup médiatique de la part de la droite.
"Ce sont de très bons communicants pour monter des scénarios", a soutenu Julien Dray sur Radio J. "Ils sont capables de vendre des histoires clés en main auxquelles tout le monde adhère", a accusé le député socialiste de l'Essonne, sans preuves.

Pour la gauche, le gouvernement se sert de cette affaire pour promouvoir sa future loi sur l'interdiction du port du voile intégral. Lire PaSiDupes

La réalité des faits est tout autre
En effet Éric Besson a déclaré au Parisien paru dimanche: "Si une condamnation intervient, des sanctions pénales seront prononcées et j'étudierai alors, avec la garde des Sceaux, l'éventuelle déchéance de nationalité de cette personne". La presse et le PS ne rendent pas justice à la pondération du ministre. Bien au contraire, ils dramatisent.

La loi française n'est pas armée contre la polygamie

=> Le droit français n'envisage pas encore la polygamie dans toutes ses variantes. Elle était jusqu'ici assez peu répandue en France.

=> Quant à la procédure de déchéance de nationalité, elle reste peu usitée et très encadrée. La gauche militante assure pourtant déjà qu'aucun de des des deux délits du couple ne pourrait la provoquer, mais, à la différence de l'opposition, le Conseil d'Etat risque d'avoir besoin d'un long temps de réflexion.
L'annulation de sa naturalisation peut être obtenue sur avis conforme du Conseil d'Etat s'il est prouvé que l'homme était déjà marié civilement en Algérie, au moment du mariage de 1999, et a donc obtenu sa naturalisation "par mensonge ou par fraude".

=>
Vivre avec plusieurs femmes n'est pas répréhensible aux yeux de la loi française, mais être marié ou "pacsé" avec plusieurs personnes est un délit passible d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros.

La gauche ne craint pas de couvrir deux éventuelles fraudes

Alors que plusieurs Conseils généraux qui se sont livrés à des « emprunts toxiques » (cf. Cl.Bartolone) se disent au bord de la faillite et réclament l'aide de l'Etat (lire PaSiDupes), la CAF doit faire face à des demandes d'aide sociale de plus en plus lourdes. Or, la gauche qui juge volontiers celles-ci insuffisantes, s'oppose toutefois à l'assainissement de certaines situations d'escroquerie.

=> "Je crois que le ministre de l'Intérieur a voulu faire de la polémique", a indirectement répondu François Hollande sur France 5. "S'il doit y avoir une procédure, elle se fait par la justice, pas par un autre membre du gouvernement", a-t-il souligné l'ancien premier secrétaire du Parti socialiste. Lire PaSiDupes

Stéphane Maugendre, président du Groupe d'information et de soutien des immigrés (GISTI - lire PaSiDupes), se livre à un procès d'intention. Mais c'était déjà le cas au moment de la « jungle » de Calais...
Selon lui, le raisonnement que la droite va tenir "est simple: qui dit voile intégral dit nécessairement polygamie, appartenance à une mouvance islamiste, fraude aux allocations familiales (...) donc personnes dangereuses pour la France." Si ce n'est pas un a priori de nature à envenimer l'affaire...

Mais la presse partisane ne rappelle pas les positions des socialistes Laurent Fabius (Lire PaSiDupes) ou Manuel Valls (Lire PaSiDupes): inutile de souligner le clivage sur la question du voile islamique au sein du PS ?

=> La lettre de Brice Hortefeux à Eric Besson a été transmise à la presse et le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier , l'évoquait dès vendredi soir sur son blog.

"Brice Hortefeux a tout à fait raison de mettre les pieds dans le plat", a en outre déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée, Jean-François Copé sur Radio J. Rappel de l'article de PaSiDupes sur les menaces de mort à son encontre


Deux Français sur trois sont favorables à l'interdiction du voile


Selon un sondage TNS Sofres paru samedi,
Seulement un tiers des personnes interrogées n'aurait pas souhaité d'interdiction du voile intégral.

Or, un tiers est favorable à l'interdiction partielle, et le dernier tiers préfèrerait une interdiction totale.

Aucun sondage ne demande aux Français s'ils approuvent ou non la fraude à la CAF...

jeudi 11 mars 2010

Voter PS, c'est voter altermondialiste, estime Laurence Vichnievsky

PACA: Vauzelle "ne pourra pas présider la région sans nous"

Vauzelle, comme les autres socialistes, prisonnier d'Europe Ecologie

Michel Vauzelle, président socialiste de la région PACA depuis 1998 ne pourrait "pas présider la région sans" les écologistes. Son adversaire du 1er tour, Laurence Vichnievsky, parlait clair mercredi 10 mars, lors du dernier rassemblement de campagne avant le 14 mars.

Etait-ce une menace ?

"Il y a peu de chances que je sois présidente de la région, mais (...) aujourd'hui plus que jamais M. Vauzelle ne pourra pas présider la région sans nous", a insisté la magistrate, nouvelle venue en politique et déjà tête de liste d'Europe Ecologie. Avec 14% des intentions de vote (+1 point), un nouveau sondage TNS-Sofres la place à quasi égalité avec le FN (13%, - 1 point), derrière le PS (27%), qui se tasserait (-3 points).
"C'est pas gagné, nous restons vigilants, mais c'est encourageant, c'est une prime à l'humanisme (...), j'ai une assez grande confiance dans ce qui va se passer le 14 mars", a-t-elle ajouté.


Des électeurs floués de leur vote et un PS impuissant

"Il nous faudra dans le cadre de nos négociations avec nos amis du Parti socialiste, pour trouver le compromis nécessaire et que nous souhaitons, faire preuve de beaucoup d'écoute et de respect mutuels", a prévenu la chef de file écologiste.
"Je saurai défendre les priorités qui sont les nôtres, vous pouvez me faire confiance, courtoisement, doucement ou un peu plus fort s'il le faut, mais sans lâcher", a-t-elle souligné, prévenant que la fusion n'était pas acquise d'avance.
"Après tout, on ne sait pas ce qui se passera entre dimanche et mardi midi, mais on va faire en sorte que ça se passe bien, car il faut être crédible: on ne dit pas qu'on a des exigences et des crédibilités en lâchant tout ensuite".

PACA, ça risque d'être rock'n roll...

Parmi les sujets qui "séparent" les deux camps et qui seront source de passes musclées dans les négociations, Mme Vichnievsky a mis en avant le "programme d'isolation thermique des bâtiments antérieurs à 1975, les TER avant le TGV" et la "gouvernance éthique". Diable !
L'éthique de la gouvernance Vauzelle que la juge Vichnievsky veut décaper serait-elle souillée par la tache Sylvie Andrieux ?
A moins que ce ne soit la tache Jean-Noeël Guérini ?

Laurence Vichnievsky ou la gauche caviar en région

Alliance du PS à l'aristocratie
Laurence Vichnievsky, est née en 1955 à Boulogne-Billancourt (dans les Hauts-de-Seine, comme le président Sarkozy...), d'un physicien, professeur d'université né à Vladivostok. Elle est aussi la petite fille d'un aristocrate russe directeur des chemins de fer reliant la Russie et la Chine. La haute fonction publique est une tradition dans la famille puisqu'elle a pour oncles un conseiller à la Cour de cassation et un préfet.

Une altermondialiste nantie pour Bové et Cohn-Bendit
Mère de trois enfants, épouse d'un architecte, elle partage sa vie entre son domicile en région parisienne et sa maison du Rayol-Canadel-sur-Mer dans le Var, à côté de Saint-Tropez et voisine des Sacha Distel. Elle a siégé comme administratrice du Domaine du Rayol, un jardin botanique de 20 ha, propriété du Conservatoire du Littoral.

Une magistrate politique
Avec Eva Joly (autre magistrate Europe Ecologie, elle instruisit au pôle financier du tribunal de Paris, l'Affaire Elf, l'Affaire Dumas et l'Affaire des frégates de Taïwan. Par ailleurs, en tant que juge d'instruction chargée du dossier de financement occulte du PCF, elle mit en examen Robert Hue.
Nommée Présidente du tribunal de grande instance de Chartres en 2001, elle choisit en 2007 de devenir avocat général près la Cour d'Appel de Paris. Or, cette fonction est opposée à celle de juge d'instruction dont la suppression conduit la profession dans la rue, sous bonne escorte des syndicats conservateurs.
L'accusation de soumission des membres du Parquet au politique est-elle crédible au prétexte qu'ils sont les garants de l'application des directives du gouvernement et de la protection des intérêts des Français.

Peut-on raisonnablement concevoir que Laurence Vichnievsky, aujourd'hui clairement label Rouge d'Europe Ecologie au côté de Dany-le-rouge aurait aliéné son indépendance au parquet et au ministère de la Justice ?
Ce n'est pas moins invraisemblable que d'adhérer à la formule-massue de Laurence Vichnievsky supposée clouer le bec aux détracteurs de la toute-puissance des magistrats. Aux hommes politiques qui observent que, pas plus que les ONG (tellle Greenpeace), les juges n'ont la légitimité de l'élection populaire, elle rétorquait: « Ma légitimité c'est la loi. » La lecture que les juges font de la loi est cependant une autre histoire, tout aussi peu convaincante, lorsqu'elle ne respecte pas plus le texte que l'esprit du texte, ses auteurs et le peuple dont ils sont les représentants. Les juges s'accrochent à cette liberté de lecture parfois fort personnelle, voire extravagante, comme gage, selon eux, de leur indépendance. Or, certains d'entre eux, telle Laurence Vichnievsky, optent au final pour une légitimité devant les électeurs plutôt que derrière la loi contournée.

dimanche 7 février 2010

Pour 76% des Français, l'identité nationale française, ça existe

Résultats du "grand débat sur l'identité nationale"

Une écrasante majorité de Français (76%) pense qu'il existe une "identité nationale française" et 74% se disent "fiers" d'être Français, selon un sondage TNS Sofres pour le ministère de l'Immigration présenté vendredi 5 février.
L'enquête reprend les questions posées par le ministère dans le cadre du "grand débat sur l'identité nationale" lancé le 2 novembre par Eric Besson, le ministre de l'Immigration. Elle a été présentée lors d'une conférence de presse par Brice Teinturier, directeur chez TNS Sofres, et par E. Besson.

-> A la question "existe-t-il à vos yeux une identité française?", 33% répondent "oui, tout à fait" et 43% "oui, plutôt". Ils sont 19% à répondre "non pas vraiment" et 4% "non pas du tout". 1% n'a pas d'opinion.

-> Ils en sont fiers
36% des personnes interrogées sont "très fiers" d'être Français", 38% sont "assez fiers", 24% "pas spécialement fiers" et 2% "pas fiers du tout".

-> Pourtant, ils ne se sentent pas seulement Français
Ils sont aussi 29% à se dire "Français uniquement", 42% "Français et citoyen de l'Union européenne", 18% "citoyen du monde", 5% "à la fois Français et d'un autre pays".

-> Evolution de l'appartenance nationale

- Pour 65%, l'identité française a tendance à "s"affaiblir"
en raison de la perte des valeurs (29%), de l'immigration (25%), pour des raisons politiques (18%), de la diversité culturelle et ethnique (18%) et de la religion (6%).

- S'agissant des acteurs et institutions qui doivent contribuer à valoriser l'identité nationale, l'école arrive largement en tête (78%) -mettant ainsi en évidence une rupture avec l'idée traditionnelle de son rôle, suivie de loin par la famille (57%).

- La culture, la langue et les traditions (30%), la géographie (28%), l'histoire (24%), sont les plus souvent cités par les sondés pour dire qu'il existe bien une identité nationale française.
Ainsi, en commentant cette enquête, M. Besson a souligné que "l'identité nationale française existe" et que "les Français y sont très attachés". Il a estimé que les Français aspiraient à un "renouvellement du pacte républicain" avec "un équilibre entre droits et devoirs".

-> Ce qui rassemble les Français
Pour se définir, les Français mettent en avant leurs "convictions" et leurs valeurs (49%), loin devant les passions et centres d'intérêt (39%), la nationalité (30%), le lieu de vie (30%), le travail (29%), les origines familiales (27%) -autant que la nationalité.

-> Ce qui caractérise l'identité nationale
La liberté d'expression (98%), les droits de l'Homme (97%), le système de protection sociale (97%), l'égalité entre les hommes et les femmes (96%), la langue française (96%) sont considérés comme les éléments les plus importants de représentation de la France.
Le sondage a été réalisé du 20 au 26 janvier auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 personnes.

dimanche 22 novembre 2009

82% des Français restent attachés à la fessée

Les groupies de Françoise Dolto font des bonds

La députée Edwige Antier a annoncé son intention de déposer une proposition de loi pour interdire les châtiments corporels, dont la fessée.

Or, les Français se déclarent hostiles à 82% à une loi interdisant la fessée, tandis que 17% des sondés sont pour, selon un sondage TNS Sofres publié dimanche 22 novembre par Dimanche Ouest France. Cette proposition de loi devrait être déposée prochainement par la députée UMP Edwige Antier.

Dolto a laissé l'empreinte de ses cinq doigts dans les cerveaux Français.

Plus de la moitié de ce panel (52%) est psychologiquement correct et considère que la fessée est un "un geste qu'il faut éviter". Parmi eux se trouvent 60% de sympathisants de gauche et 38% de sympathisants de droite.
Un peu moins de la moitié du panel (45%), composée des mêmes proportions en terme de tendance politique, pense qu'il faut l'utiliser "car
cela apprend à l'enfant le respect de l'autorité".
À la question "donnez-vous ou avez-vous donné la fessée à vos enfants ?", 67% répondent "oui", dont 46% "exceptionnellement" et 2% "souvent". (sondage TNS Sofres réalisé les 19 et 20 novembre derniers)

L'Europe contre la fessée

Edwige Antier s'aligne

La députée UMP et pédiatre défend cette interdiction ainsi : "Plus on lève la main sur un enfant, plus il devient agressif". Scientifique, non ?
Les plus de cinquante ans sont donc tous des tortionnaires qui reproduisent les traumatismes de la fessée qu'ils ont subie ?

Et comment « se fesse » alors que les quinqua et plus sont moins sauvages que les enfants des quartiers de Françoise Dolto ? N'ont-il pas été élevés aux mamelles de la permissivité et de la prévention ?

Françoise Dolto était magnanime et ne jugeait pas un parent qui donne une fessée à son enfant, mais avouait en revanche qu’elle était beaucoup plus sévère si ce même parent ne revenait pas ensuite pour s’excuser de son passage à l’acte. Car gifler ou donner la fessée à un enfant, c’est lui faire subir des humiliations inutiles qui risquent de le marquer à vie du sceau indélébile de la honte.

Grâce au ciel, l'humiliation du géniteur ne traumatise nullement l'enfant-roi.
Aujourd'hui, à treize ans, il tabasse sa mère en toute bonne conscience. Or, Dolto n'a pas donné la marche à suivre pour canaliser ses pulsions naturelles, alors débrouillez-vous avec vos ados violents. L'adolescent révolté trouve une jouissance inconsciente à faire perdre son contrôle à un adulte. Lien Quand des ados maltraitent leurs parents


Antier a-t-elle gardé la fesse chaude brûlante ?

La vilaine a annoncé son intention de déposer une proposition de loi visant à interdire les châtiments corporels, dont la fessée. En 2008, le Conseil de l'Europe a appelé ses Etats membres à interdire la fessée et "18 Etats l'ont déjà fait", a-t-elle souligné. En 1979, la Suède interdisait par une loi tous types de châtiment corporel. En septembre 2000, l'Allemagne votait une loi interdisant la fessée, la tape ou la gifle. Avant elle, les pays scandinaves (Danemark, Norvège, Finlande) avaient légiféré, tout comme l'Autriche en 1989, puis l'Italie en 1996

Et si un sondage proposait la fessée à l'amère Royal ?
Les résultats d'un sondage pourrait amener notre Edwige à se faire violence.
Mais c'est ki ki demanderait pardon à l'amère Royal pour Edwige !


Il ne resterait plus qu'à s'abandonner aux animatrices des Maternelles...
Interdire le fouet administré par la maîtresse Nathalie Le Breton serait une frustration innommable. Et la séduisante alternative de la morsure entrerait-elle dans la catégorie des supplices honteux, selon Nathalie aux dents si blanches et acérées?

jeudi 16 juillet 2009

Mythique, le bac est chaque année historique !

86%: nouvelle hausse pour les cancres français de l'Europe
Plus de 86 % des 622.000 candidats ont obtenu leur baccalauréat lundi 13

Mais la filière professionnelle, qui a bénéficié cette année pour la première fois d'une épreuve de rattrapage, obtient d'excellents résultats; elle est ainsi pour beaucoup dans ce nouveau record battu.

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, avait évoqué un « excellent cru » ; ce sera en réalité un millésime historique. Un score largement supérieur à 2007 et 2008 (83,7 %), déjà qualifiées d'années fastes.
Inflation des mentions au 1er groupe: 59,3 % ont obtenu une mention au bac général, 52,9 % au bac professionnel et 36,5 % au bac technologique. A quand du rab de mentions à l'issue des rattrapages (à partir de 8/20) du 2e groupe ?...

Une mascarade, selon CGT Educ'action

Les excellents résultats de cette cuvée 2009 doivent beaucoup à la montée en flèche des performances des candidats au baccalauréat professionnel (bac pro). Cette année, 87,1 % d'entre eux ont obtenu le précieux sésame, contre à peine 76, 6 % en 2008 et 77, 9 % en 2007. Un record pour la benjamine des filières (elle a été créée en 1985), qui peine encore à s'imposer comme un bac à part entière dans les esprits, d'autant qu'elle n'ouvre pas vraiment les portes de l'enseignement supérieur. Elle est en revanche appréciée dans le mond du travail.
Faut-il voir un effet de cette toute nouvelle « épreuve de rattrapage » ? Cette année, les 127.662 candidats au baccalauréat professionnel ont pu bénéficier d'une deuxième chance : un oral pour les lycéens ayant obtenu entre 8 et 10. Cette nouveauté, destinée, selon l'ancien ministre de l'Education Xavier Darcos, à mettre tous les candidats au bac « à égalité » (le rattrapage existe pour les autres filières), avait été contestée par certains syndicats d'enseignants, comme la CGT Educ'action, qui avait appelé les jurys à « refuser de participer » à cette « mascarade (…) dévalorisant le diplôme ». Là n'est cependant pas la seule explication car, avant même le début du rattrapage, les candidats au bac professionnel s'étaient cette année illustrés par leurs bons résultats.

Travailleurs, travailleuses des lycées, on vous spolie...

Cette délivrance de passeports pour l'enseignement supérieur à 86 % des candidats est significative en comparaison des 63 % de 1995. Ces candidats-là étaient-ils donc peu doués par la nature ou moins bien dotés par l'Education Nationale ? Combien de procès devant les tribunaux en perspective, si ces défavorisés de la nation portent plainte aujourd'hui ? Après tout, ne les aurait-t-on pas privés d'une première chance précieuse dans la vie ?
Bons résultats du bac pro
Pour tenter de prévenir toute insinuation, le tout nouveau ministre de la rue de Grenelle s'était dès la semaine dernière senti obligé de prévenir que le diplôme ne serait pas bradé en cette année de bronca lycéenne. Il avait ainsi assuré n'avoir « donné aucune instruction »d'indulgence aux correcteurs. « Je ne pense pas que mon prédécesseur l'ait fait »,avait-t-il ajouté.
Reste à savoir quel sera l'impact de la réforme qui leur permettra, dès l'an prochain, de tenter d'obtenir leur baccalauréat en trois ans au lieu de quatre.

Une hauteur des résultats inversement proportionnelle du niveau

  • L'opinion est convaincue que la démocratisation et la massification de l'éducation sont incompatibles avec la qualité.
    En septembre 2008, un sondage TNS SOFRES-Logica pour France 2 et la presse quotidienne régionale réalisé montrait que, pour 60 % des personnes sondées, le niveau des élèves est moins bon qu'il y a vingt ans. Ce bilan négatif est par ailleurs partagé aussi bien par les jeunes (61 % chez les moins de 25 ans) que par leurs aînés (65 % chez les plus de 65 ans). Tous des réactionnaires élitistes ?
    Sont stigmatisés: la maîtrise de la langue française, la préparation à la vie professionnelle, la surcharge des classes, et les effectifs des enseignants.
    Sujet de satisfaction: les relations entre les parents et les professeurs, même si une majorité de sondés estiment que les enseignants manquent d'autorité avec leurs élèves.

  • Des signaux négatifs s'accumulent sur les performances de l'école en France. Réalisée dans 57 pays représentant 90 % de l'économie mondiale et publiée le 5 décembre 2007, l'enquête internationale PISA (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) de 2006 montre que les compétences des élèves français de 15 ans se situent un peu en dessous de la moyenne des 30 pays de l'OCDE. C'était déjà le cas en 2003 et en 2000 lors des premières éditions de cette enquête. Les nouveaux résultats marquent un recul de plusieurs rangs dans les classements par domaines de compétences.
    En savoir plus : LIRE le rapport de l'OCDE/PISA (lien)

  • La rengaine du niveau est un sujet tabou

    Postulat
    : la réussite au bac de 86% des candidats et de 66% d'une classe d'âge ne signifieraient pas que le diplôme est bradé.


    Malgré les résultats de l'enquête PISA de l'OCDE, la pensée unique produit des raisonnements 'redoutables' comme celui-ci:<br>
    « En 1850, 1% d’une classe d’âge obtenait le baccalauréat. En 2009, 66,4%. Se réjouit-on d’une telle progression? Point. La session 2009 du premier diplôme universitaire – toutes séries confondues – atteint un niveau record de réussite (86%). Ce chiffre représente pour certains la preuve irréfutable, non, comme on pourrait légitimement le penser, de la qualité de notre enseignement secondaire, mais, bien au contraire, celle de son échec généralisé. Le paradoxe est redoutable. Il y a en France une tradition assez perverse d’(auto)dénigrement de notre système scolaire, où les bons chiffres deviennent suspects. Rien ne va plus: près de neuf élèves sur dix obtiennent leur bac! L’heure est grave. Il faudrait interroger les ressorts, enfouis au plus profond de notre inconscient collectif, qui nous font sans cesse douter de notre propre capacité à transmettre. Ou plutôt, de la valeur même de notre transmission dès lors qu’elle s’adresse au plus grand nombre. Car c’est bien de cela qu’il s’agit ici. » Un détail: au temps de ce 1% de réussite, le bac était-il comme aujourd'hui un diplôme de fin d'études ou un parchemin de valeur ?

    «L'orthographe, science des ânes »

    « Je lis ici ou là les remarques de quelques enseignants correcteurs du baccalauréat cette année. Un grief en particulier revient, lancinant: les lycéens ne maîtrisent plus l’orthographe. [Les profs non plus...] La belle affaire. [sic] Hervé Hamon , qui a beaucoup réfléchi sur la question, [rien de commun avec cet autre penseur illustre nommé Benoît!] notamment dans son livre «Tant qu’il y aura des élèves», cite Victor Bérard, professeur en Sorbonne: «Les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe». C’était en 1899. Que, à 110 ans de distance, le même constat désolé revienne dans la bouche de ceux qui se sentent seuls légitimes du savoir qu’ils détiennent, pour mieux dénigrer celui de la génération qui les suit, laisse songeur. Et que l’orthographe soit restée le point névralgique de ce dénigrement, elle qui n’a jamais cessé d’incarner, semble-t-il, le saint graal qui distingue l’élite de l’ignorante turba – en dit long sur les motivations réelles de ceux qui déplorent le record de réussite au baccalauréat 2009.
    [L'évaluation de la qualité de l'orthographe est fonction de la période précédente: comparée à la période suivante, ell serait supérieure. En outre, aujourd'hui, l'aptitude à développer un raisonnement sain est manifestement autant en cause que l'orthographe.]

    Le coup très tendance du mépris

    "Cette rengaine montre d’abord une peur pathétique, un mépris malsain, d’une génération pour celle qui vient après elle, et qui doit, fatalement, la remplacer. Il y a là une crise profonde de la transmission — souvent interprétée, à tort, comme une crise d’autorité, laquelle n’en est au fond qu’un symptôme. [Des affirmations en guise de raisonnement mais qui ne sont que des sentiments] Comme si nous voyions la jeunesse incapable, par essence [!], de prendre la relève, indigne, même, de nous succéder [attention, délire]. Si le niveau baisse, non pas depuis trente ans, mais depuis plus de cent, depuis toujours en réalité, il est surprenant que l’humanité n’en soit pas revenue à l’âge de pierre. [Que l'âge de l'informatique nous en garde !]

    Cause du mal qui ronge l'école: la pensée unique que voici, que voilà !

  • « Nous voulons bien transmettre, mais à condition que les nouveaux venus n’aient pas l’audace de s’approprier librement ce savoir qui appartient à tous et à personne, et d’en faire ce qu’ils doivent: autre chose. Alors on se rattache à la sacro-sainte orthographe, valeur sûre et inaliénable mais dont la maîtrise n’en dit jamais très long sur la liberté de pensée de l’individu. L’orthographe n’est pas tout. »
  • Le deuxième enseignement de la rengaine a une dimension idéologique
    "Face à cette peur de ce que la jeune génération pourrait faire de notre patrimoine intellectuel, certains [ les nommer serait-il leur faire trop d'honneur? ] sont tentés de n’admettre que quelques élus dans le cercle, qu’ils rêvent fort restreint, des initiés. C’est la raison première qui les fait déplorer, contre toute raison, les résultats exceptionnels du baccalauréat 2009. Un diplôme n’a de valeur que s’il est attribué à quelques-uns, soigneusement sélectionnés pour leur capacité à reproduire les modes de pensée déjà en vigueur. Le nombre grandissant des lauréats est leur seul argument pour décréter la fabuleuse baisse du niveau, que contredisent toutes les études sérieuses sur le sujet. [Cette dernière affirmation sans références est tellement peu 'sérieuse' qu'elle est même inexacte. L'ensemble de ce verbiage ignore d'ailleurs ce que sont ces 'modes de pensée en vigueur' dans l'Education Nationale. Par son idéologie dominante, l'hégémonique FSU -fortement marquée à gauche- participe à l'élaboration des programmes, des directives et des sujets d'examen et pèse sur les consignes de correction et les jurys du bac.]

    Bref, on a compris que l'orthographe est donc une survivance bourgeoise, un instrument de domination, voire d'oppression, elle est inégalitaire et anti-démocratique... L'orthographe nouvelle rend plus libre. L'orthographe approximative n'est ni un handicap, ni une entrave à la compréhension, comme à la communication. A preuve ce qui suit: « Je n'aime pas l'écrit » et « Je n'aime pas les cris ». N'en sommes-nous pas passés de la civilisation de l'oral à celle de l'image ?...

    « Les diplômes, le baccalauréat en tête, ont perdu de leur valeur puisqu’un bachelier d’aujourd’hui n’accède plus au même statut social qu’un bachelier des années soixante. C’est incontestable. Mais l’effet est purement mécanique, dans une société où près de 40% d’une classe d’âge atteint désormais le niveau de la licence. Faut-il pour autant regretter que notre pays connaisse un niveau d’étude généralement plus élevé ? » Rien précisément ne dit ni ne prouve que le niveau soit plus élevé. Les bourgeois assurent justement le contraire.

    Monsieur Jourdain n'est pas mort !

    « Je demande aujourd’hui à mes élèves de troisième de maîtriser des notions de narratologie que je n’avais abordées, en mon jeune temps, au mieux, qu’au lycée. » Les 'didascalies' sont du même tonneau, mais elles ont toujours été étudiées, dès le collège, sans le savoir et sans pédanterie.

    Démocratie, démagogie et malheur pour tous

    « L’autre argument, plus pernicieux, prétend que si un nombre toujours plus grand de candidats obtient un diplôme donné, c’est bien qu’on le donne à n’importe qui. Le retournement est saisissant et en dit long sur l’idée que se font certains de la visée démocratique de notre école. [...La fameuse méritocratie républicaine... ] ne sert plus aujourd’hui qu’à la reproduction d’une aristocratie, intellectuelle et socioéconomique repliée sur elle-même. »
    [Mais le bas blesse]
    « Une fois démonté le mythe de la baisse du niveau, il reste néanmoins deux problèmes [...] D’abord le taux d’échec préoccupant des étudiants à l’université, notamment en première année. Il paraît soutenir, évidemment, l’argumentaire des Cassandre de l’école. Puisqu’un étudiant sur deux échoue en première année de licence, c’est bien qu’il n’était pas digne du diplôme qu’on lui a bradé en fin de secondaire. La solution ? Introduire une sélection à l’entrée de l’université: ainsi on verra bien qui «mérite» vraiment d’y entrer. En réalité, la sélection existe déjà, elle a nom «classes préparatoires» [CPGE] [rien n'a voir pourtant avec l'université !], lesquelles monopolisent la quasi totalité des étudiants dits les meilleurs. [Les doctorants seraient donc des nuls et tous les possesseurs socialistes d'un DEA aussi...] [Et le second problème, où est-il passé ?]

    Deux phénomènes conjoints peuvent expliquer les difficultés de l’université, sans pour autant remettre en cause la validité du baccalauréat.
    [!] Le premier ressort de l’orientation [et des COP (conseillers 'orientation psychologues) des CIO]. Nombre d’étudiants en échec sont ou bien des jeunes qui se sont engagés dans une filière sans en connaître tous les enjeux, ou bien des lauréats du baccalauréat professionnel qui, mal renseignés, viennent tenter leur chance là où ils croient voir les seules études valables, parce que leur bac, ils le savent bien, est toujours considéré de seconde catégorie, et parce que les IUT et DUT, qui devraient leur être réservés, accueillent les bacheliers des sections générales avec un peu trop d’empressement.[Et le second, qu'elle est-il et de quoi 'ressort'-il donc?]
    [Le niveau des bacs étant ce qu'il est, cette réorientation est en effet de la lucidité ou un repli stratégique qui démontre bien dans les faits ce que 'certains' veulent taire quand encore ils ne tentent pas de raisonner à vide.
    A propos,
    qui a appelé les jurys à « refuser de participer » à cette « mascarade [du rattrapage au bac pro] dévalorisant le diplôme »? N'est-ce pas la CGT Educ'action ? ] Comment le bac pro serait-il dévalorisé, quand les autres ne le seraient pas ?