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jeudi 11 mars 2010

Voter PS, c'est voter altermondialiste, estime Laurence Vichnievsky

PACA: Vauzelle "ne pourra pas présider la région sans nous"

Vauzelle, comme les autres socialistes, prisonnier d'Europe Ecologie

Michel Vauzelle, président socialiste de la région PACA depuis 1998 ne pourrait "pas présider la région sans" les écologistes. Son adversaire du 1er tour, Laurence Vichnievsky, parlait clair mercredi 10 mars, lors du dernier rassemblement de campagne avant le 14 mars.

Etait-ce une menace ?

"Il y a peu de chances que je sois présidente de la région, mais (...) aujourd'hui plus que jamais M. Vauzelle ne pourra pas présider la région sans nous", a insisté la magistrate, nouvelle venue en politique et déjà tête de liste d'Europe Ecologie. Avec 14% des intentions de vote (+1 point), un nouveau sondage TNS-Sofres la place à quasi égalité avec le FN (13%, - 1 point), derrière le PS (27%), qui se tasserait (-3 points).
"C'est pas gagné, nous restons vigilants, mais c'est encourageant, c'est une prime à l'humanisme (...), j'ai une assez grande confiance dans ce qui va se passer le 14 mars", a-t-elle ajouté.


Des électeurs floués de leur vote et un PS impuissant

"Il nous faudra dans le cadre de nos négociations avec nos amis du Parti socialiste, pour trouver le compromis nécessaire et que nous souhaitons, faire preuve de beaucoup d'écoute et de respect mutuels", a prévenu la chef de file écologiste.
"Je saurai défendre les priorités qui sont les nôtres, vous pouvez me faire confiance, courtoisement, doucement ou un peu plus fort s'il le faut, mais sans lâcher", a-t-elle souligné, prévenant que la fusion n'était pas acquise d'avance.
"Après tout, on ne sait pas ce qui se passera entre dimanche et mardi midi, mais on va faire en sorte que ça se passe bien, car il faut être crédible: on ne dit pas qu'on a des exigences et des crédibilités en lâchant tout ensuite".

PACA, ça risque d'être rock'n roll...

Parmi les sujets qui "séparent" les deux camps et qui seront source de passes musclées dans les négociations, Mme Vichnievsky a mis en avant le "programme d'isolation thermique des bâtiments antérieurs à 1975, les TER avant le TGV" et la "gouvernance éthique". Diable !
L'éthique de la gouvernance Vauzelle que la juge Vichnievsky veut décaper serait-elle souillée par la tache Sylvie Andrieux ?
A moins que ce ne soit la tache Jean-Noeël Guérini ?

Laurence Vichnievsky ou la gauche caviar en région

Alliance du PS à l'aristocratie
Laurence Vichnievsky, est née en 1955 à Boulogne-Billancourt (dans les Hauts-de-Seine, comme le président Sarkozy...), d'un physicien, professeur d'université né à Vladivostok. Elle est aussi la petite fille d'un aristocrate russe directeur des chemins de fer reliant la Russie et la Chine. La haute fonction publique est une tradition dans la famille puisqu'elle a pour oncles un conseiller à la Cour de cassation et un préfet.

Une altermondialiste nantie pour Bové et Cohn-Bendit
Mère de trois enfants, épouse d'un architecte, elle partage sa vie entre son domicile en région parisienne et sa maison du Rayol-Canadel-sur-Mer dans le Var, à côté de Saint-Tropez et voisine des Sacha Distel. Elle a siégé comme administratrice du Domaine du Rayol, un jardin botanique de 20 ha, propriété du Conservatoire du Littoral.

Une magistrate politique
Avec Eva Joly (autre magistrate Europe Ecologie, elle instruisit au pôle financier du tribunal de Paris, l'Affaire Elf, l'Affaire Dumas et l'Affaire des frégates de Taïwan. Par ailleurs, en tant que juge d'instruction chargée du dossier de financement occulte du PCF, elle mit en examen Robert Hue.
Nommée Présidente du tribunal de grande instance de Chartres en 2001, elle choisit en 2007 de devenir avocat général près la Cour d'Appel de Paris. Or, cette fonction est opposée à celle de juge d'instruction dont la suppression conduit la profession dans la rue, sous bonne escorte des syndicats conservateurs.
L'accusation de soumission des membres du Parquet au politique est-elle crédible au prétexte qu'ils sont les garants de l'application des directives du gouvernement et de la protection des intérêts des Français.

Peut-on raisonnablement concevoir que Laurence Vichnievsky, aujourd'hui clairement label Rouge d'Europe Ecologie au côté de Dany-le-rouge aurait aliéné son indépendance au parquet et au ministère de la Justice ?
Ce n'est pas moins invraisemblable que d'adhérer à la formule-massue de Laurence Vichnievsky supposée clouer le bec aux détracteurs de la toute-puissance des magistrats. Aux hommes politiques qui observent que, pas plus que les ONG (tellle Greenpeace), les juges n'ont la légitimité de l'élection populaire, elle rétorquait: « Ma légitimité c'est la loi. » La lecture que les juges font de la loi est cependant une autre histoire, tout aussi peu convaincante, lorsqu'elle ne respecte pas plus le texte que l'esprit du texte, ses auteurs et le peuple dont ils sont les représentants. Les juges s'accrochent à cette liberté de lecture parfois fort personnelle, voire extravagante, comme gage, selon eux, de leur indépendance. Or, certains d'entre eux, telle Laurence Vichnievsky, optent au final pour une légitimité devant les électeurs plutôt que derrière la loi contournée.

dimanche 23 septembre 2007

Philippe Bilger:un magistrat professionnellement déformé, s'est échappé

Un avocat général est-il juge de tout?
Philippe Bilger, 61 ans malgré la teinture des cheveux, avocat général près la cour d'appel de Paris après avoir été avocat général à la cour d'assises de Paris, ne répugne pas à faire tomber des têtes.
Au moment de la campagne présidentielle on entendit un soir sur RTL le très médiatique Philippe Bilger déclarer son adhésion au projet de Nicolas Sarkozy. Ce juge s’est médiatisé autant qu’il a pu mais, parvenu au sommet de la hiérarchie professionnelle, l’accession au gouvernement à laquelle il aspirait logiquement, selon lui, lui a été ravie par une jeunette, une femme et une beurette. C’était vraiment trop bête, pour un magistrat de son ancienneté classé plutôt à droite et au temps de l’ouverture à gauche.

Le voici donc de toutes parts saisi de grincements: les articulations, bien sûr à l’âge de la retraite, mais dans les synapses aussi, ajoutée à sa légère coquetterie dans l’élocution. Il grince aussi des dents. Le voilà donc qui couine plus que d’ordinaire et que quiconque, parmi les frustrés. Et son dernier mets de choix à la carte de ses aigreurs sera Rachida Dati, la ravissante ravisseuse du poste tant convoité, pour commencer.

Rachida Dati "n'a pas été choisie par le président pour sa compétence", a affirmé, péremptoire, jeudi dernier 20 septembre 2007, Philippe Bilger, ajoutant sur le forum du Nouvelobs.com avoir "découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature". Tir groupé ! Bilger règle ses comptes personnels avec le maître du jeu et un symbole qu’il ne définit pas: il dézingue sa rivale heureuse et son modèle.
A la question de savoir si Rachida Dati avait assez d'expérience pour gérer le ministère de la Justice, le magistrat répond: "Je dirais que non, mais elle n'a pas été choisie par le président pour sa compétence. C'est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel." En même temps, il admet sur le forum en question : ‘Je ne la connais pas personnellement. J’espère qu’elle est autre chose que l’ombre suiveuse de Nicolas Sarkozy. J’ai d’ailleurs indiqué recemment [avec un accent dit ‘aigu’] sur mon blog que dans son entretien au Parisien, elle s’était débarassée [avec 2 ‘r’, dès l’école élémentaire] à peu près de l’envie de s’abriter en permanence sous l’égide présidentielle. J’ai écrit qu’il était fondamental qu’elle ne soit pas seulement la voix du président mais la représentante naturelle de la magistrature auprès de celui-ci.
L’un empêcherait-t-il l’autre ? Et si, alors que, ces 25 dernières années, le ministre de la Justice était souvent la voix des syndicats, la garde des Sceaux devient aujourd’hui –en conscience– la voix de la nation, et non pas seulement celle de Bilger, on s’en contentera largement, avec ou sans Bilger. Et, mieux encore, si elle nous fait enfin entendre toute la loi et rien que la loi, on s’en satisfera pleinement.


Synthèse des manières socialiste et Bayrouiste, l’avocat général poursuit, en visant son autre cible, dans un même acharnement vengeur, tant la justice est sereine. "J'ai découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature et qu'il a promu une femme dont l'ambition n'est pas de complaire à l'institution dont elle a la charge mais, peut-être, de favoriser les seuls desseins judiciaires du président", ajoute le mal-aimé, auteur de plusieurs livres, se disant "frappé" [sonné ?] que Nicolas Sarkozy n'ait "jamais eu le moindre mot de respect pour notre administration capitale pour la démocratie". L’ambitieux Bilger a compris depuis longtemps en effet qu’il convient de complaire pour arriver où il est : la compétence n’est pas en effet la seule vertu cardinale, puisqu’il la partage avec bien d’autres ambitieux prélats en hermine.


Philippe Bilger se dit en outre convaincu que "la justice politico-médiatique (...) est indépendante" en France. Il n'exclut pas cependant que "le couple Dati/Sarkozy n'a pas parfois des fourmis dans la tête qui pourrait le conduire à rêver d'une justice plus soumise". Un magistrat qui fait froid dans le dos, quand on songe qu’il a déjà pu requérir sur les mêmes critères subjectifs, et c’est tout dire, puisque science juridique sans conscience n’est que ruine de l’âme…
Revenant sur les récentes déclarations de sa ministre, qui a affirmé être "le chef des procureurs", Philippe Bilger qui lui se croit dépouillé de ses rêves d’avenir, a cependant admis que "Rachida Dati exerce, c'est clair, l'autorité politique sur le parquet, mais cela ne veut pas dire que littéralement, dans les pratiques quotidiennes, elle soit le chef des procureurs". Dommage, car indépendance sans conscience n’est que ruine de l’âme…
S'il considère devoir appliquer – à sa façon, ‘en conscience’ les lois votées, il "ne tolérera pas qu'en amont, elle vienne se pencher sur (s)on épaule pour (lui) dire ce qu'(il) doi(t) requérir". Le pouvoir politique qui l’a fait ce qu’il est dusse-t-il s’en mordre les doigts, la chose se révolte contre son créateur. "En aval, je ne verrais aucun inconvénient à expliquer le sens de mes réquisitions si par accident elles n'avaient pas été comprises", précise le magistrat, non sans arrogance et mépris. Ainsi, ce Bilger-là condescendrait-il à s’expliquer si d’aventure l’incompréhensible était incompris !
Non seulement le bavard prétentieux ne sait pas se taire mais il parle beaucoup, puisque la réserve n’a plus court dans les palais de justice vétustes, dont on sait par ailleurs qu’ils fuient de toutes parts, tant sont nombreuses les infiltrations en tous genres. "J'ai d'ailleurs indiqué récemment sur mon blog que dans son entretien au Parisien, elle s'était débarrassée à peu près de l'envie de s'abriter en permanence sous l'égide présidentielle", souligne-t-il. "J'ai écrit qu'il était fondamental qu'elle ne soit pas seulement la voix du président mais la représentante naturelle et politique de la magistrature auprès de celui-ci." Si Bilger ne la reconnaît pas en tant que ministre de la République, il faut qu’il nous le dise, puisqu’il est inutile de lui demander s’il accepte et tolère d’autre autorité que la sienne .
Le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, n'a pas souhaité faire de commentaires sur les propos de Philippe Bilger. A quoi bon !


L'ordre judiciaire est monarchique et Philippe Bilger n'est plus favorable à l'intégration qu'à l'autorité des 'symboles' . La citoyenne Dati se verra-t-elle reconnaître le droit de passer le balai dans cette citadelle, puisque la capacité lui est niée?