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lundi 18 mai 2009

Prime au blocage des facs: un mois de bourse en rab

Sept mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages

Le gouvernement annonce une série de mesures sur les campus bloqués

Inflexible sur l'autonomie des universités, la ministre de l'Enseignement supérieur annonce une série de mesures en faveur des étudiants pénalisés par les blocages sur les campus, notamment un mois de bourse supplémentaire pour les boursiers contraints à des examens en juillet ou septembre. Ces mesures ont été saluées comme un premier pas par certaines organisations.
Valérie Pécresse a reçu aujourd’hui les représentants des organisations étudiantes (UNEF, FAGE, UNI, PDE, Confédération étudiante) pour discuter des plans de rattrapage et de l'organisation des examens dans les universités affectées par la contestation des réformes gouvernementales.


A l'issue de deux heures et demie de discussions, Valérie Pécresse a détaillé sept mesures d'accompagnement qui visent à aider les étudiants les plus défavorisés.
1- un mois de bourse supplémentaire, qui pourrait concerner selon la ministre 10.000 à 15.000 étudiants ;
2- prolongation de bail en juillet pour le prix d'un demi-loyer si les étudiants logeant en résidence universitaire sont amenés à passer des examens en retard ;
3- pour les étudiants logés dans le parc privé, une autorisation à occuper une place aux CROUS (les centres régionaux des oeuvres universitaires et scolaires) au mois de juillet ;
4- un restaurant universitaire restera ouvert à la demande de la ministre, en juillet ou en septembre, au moins sur les campus où les examens auront lieu;
5- les présidents d'université sont invités à veiller à ce que les examens portent sur les enseignements effectivement réalisés ou rattrapés
6- et à prévoir une session d'examens de rattrapage une fois la première session achevée.
7- Valérie Pécresse va également saisir le ministère de l'Immigration pour que les étudiants étrangers qui sollicitent un renouvellement de titre de séjour ne soient pas pénalisés à cause des blocages.

-> Réaction du président de la Confédération étudiante ?
Baki Youssoufou a souhaité que les quelque 150.000 étudiants confrontés à des difficultés en raison des blocages ne soient pas "sacrifiés" par "une logique jusqu'auboutiste des deux côtés". Il a dû sécher la rencontre ou dormir au fond près du radiateur…

La chienlit universitaire n’a pas de prix
Pour l'UNEF, le compte n’y est pas… ; mais qui finance ?

  • L’UNEF n'a pas assez-> La ministre a garanti "une égalité de traitement entre tous les étudiants" lors des examens - en clair, que les étudiants non manifestants, ou manifestants, puissent obtenir leurs diplômes dans les mêmes conditions.
    ->De plus, aucun étudiant ne sera privé de bourse en 2010 pour "des raisons liées à son assiduité aux enseignements ou aux examens du second semestre de cette année". La même chose en 2011, en cas de blocage pendant 15 semaines en 2010 ?

    -> Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF, syndicat dominant qui ne domine pas puisqu’il est débordé sur sa gauche, a salué ces nouvelles garanties, tout en soulignant qu'elles ne "levaient pas les inquiétudes qui s'expriment sur le fond" du conflit. Il a demandé des "gestes d'apaisement supplémentaires" de la part du gouvernement.
  • Les Français paieront
    L'UNEF, syndicat de gauche, à la différence du PS et du PCF, ne se pose pas ici la question du financement.
    -> Valérie Pécresse n'a pas précisé le montant de l'enveloppe prévue pour ces mesures, mais elle a assuré qu'"une somme importante avait été provisionnée pour faire face".
    S'agissant des campus où les blocages persistent - six selon le ministère -, Valérie Pécresse a précisé qu'elle ferait du "sur-mesure" en fonction des besoins et des problèmes de chaque faculté. "L'idée, c'est de mettre les bouchées doubles (...), de faire en sorte que la sérénité revienne sur les campus."
    -> La ministre réunira de nouveau les représentants des étudiants début juillet pour préparer au mieux la prochaine rentrée. Elle recevra mardi les recteurs d'académie où les difficultés perdurent.

    L'UNI
    , mouvement de la droite universitaire, a souhaité des "sanctions pénales" pour les bloqueurs, mais n'a pas été entendue sur ce point par la ministre, qui a seulement insisté sur "la continuité du service public".
    Claire Guichet, présidente de la FAGE (Fédération des associations générales étudiantes), s'est félicitée ...d'"un très bon premier pas".
  • dimanche 10 mai 2009

    Les blocages d’université ne donnent pas droit à "des licences ès-grève"

    Diplômes universitaires : pas de braderie de printemps pour le gouvernement

    La chienlit des universités

    Encore en pointe de la contestation le 5 mai
    , Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail étaient bloquées ou en grève quasi-totale. D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.

    Dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III. L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre.

    A Toulouse, bastion de la contestation, l'intersyndicale appelait encore enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités (CNU)...

    Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi 4 mai, étudiants et autres personnels mardi 5 ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait malgré tout le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.

    Les blocages radicaux

  • A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi 4 reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative : ce serait, selon lui, "la fin des cours, la fin des examens".
  • A Lille-III (lettres), la présidence n'avait pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes avaient décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique" : la même pour tous, entre 15 et 20 ! Ca fait sérieux et responsable ?
  • Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG était prévue jeudi 7, une enseignante (représentative ?) a affirmé qu'un "certain nombre" (intox irresponsable!) d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie avaient décidé de ne pas tenir les examens. Du flou artistique...

    A l'inverse, des bastions du mouvement ont choisi de reprendre les cours, comme Rennes-II ou Montpellier-III.
    Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.

    Alors que nombre d'étudiants s'inquiètent pour les examens, la Confédération étudiante appelle à la reprise des cours et à l'organisation des examens avant l'été, estimant que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d'ici fin juin".

    La ministre de l’Université garde le cap de la fermeté.

    Elle a réaffirmé mardi 5 mai à l’Assemblée Nationale son refus de diplômes au rabais, même si le temps manque pour rattraper le retard pris du fait de la contestation étudiante.
    "J'ai une responsabilité vis-à-vis de l'image de l'université française et de la qualité des diplômes nationaux. Je le dis solennellement, nous serons intransigeants : pas de diplômes bradés, pas de diplômes sans rattrapage".

    Le ministre de l’Education sur la même longueur d'onde

    A son tour, ce lundi à RTL à propos du blocage de certaines universités, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos a assuré "qu'il n'y aura pas de licence ès-grève".
    "On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l'Université de fonctionne pas", a-t-il affirmé, précisant que 28 des 85 universités sont "en partie troublées par quelques dizaines d'individus qui bloquent les cours", des blocages qui "nuisent aux étudiants les plus fragiles".

    Alors que des mouvements minoritaires de protestation font peser des incertitudes sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l'année universitaire, le ministre de l'Education s’est résolument placé du côté de la majorité des étudiants pris en otages. Pour cela, il a prévenu les extrémistes : "Je le dis aux bloqueurs, méfiez-vous, l'opinion se retourne", ajoutant qu'il n'y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage".

    Lire les résultats du sondage CSA dans un précédent article de PaSiDupes.
  • lundi 8 septembre 2008

    Casernes réhabilitées en 6.000 logements étudiants

    L’UNEF fait la fine bouche…
    Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur et Hervé Morin, son homologue de la Défense, ont signé vendredi un protocole d'accord qui prévoit de réhabiliter et de construire des logements étudiants sur une partie des terrains libérés par la réforme des armées engagée par le ministère de la Défense.
    Le gouvernement propose 6000 nouveaux logements étudiants d'ici 2012 provenant de la transformation de terrains et bâtiments militaires touchés par les restructurations, une annonce accueillie favorablement, mais avec des réserves, par les organisations étudiantes.

    Les organisations étudiantes cachent leur joie
    Ils reçoivent 6.000 logements comme un dû
    La signature du protocole "va dans le bon sens et va permettre à l'Etat de respecter les engagements" du plan Anciaux, a affirmé Jean-Baptiste Prévost, président de l'UNEF (gauche).
    "Tout est bon à prendre", car "on manque de logements étudiants", a commenté Thiébaut Weber, à la Fage, tandis que la Confédération étudiante a jugé que l'annonce allait "dans le bon sens".

    L'Unef et la Fage veulent la haute main sur la gestion de ses logements

    Toutefois l'UNEF et la FAGE demandent que les Crous soient les seules structures à gérer ces logements. Le protocole prévoit certes qu'ils "prendront part au projet de construction ou de réhabilitation" mais n'affirme pas qu'ils seront nécessairement les gestionnaires (ils "pourront être sollicités pour assurer la gestion et l'attribution des chambres construites").
    L'UNEF prétend que les CROUS "sont les seuls garants d'une attribution sur critère social et de l'instauration de loyers modérés", mais ne précise pas que cette exigence est motivée par la gestion paritaire des CROUS, où l’UNEF peut faire pression. Sur les 27 membres du Conseil d’administration, les 8 représentants étudiants (en 2008, 4 UNEF, 2 élus FAGE, 1 UNI et 1 PDE) sont à égalité avec les 8 représentants de l'État, mais peuvent recevoir du soutien parmi les autres membres (3 représentants du personnel, 4 personnalités extérieures et 3 présidents d'universités).
    Selon l'Observatoire national de la vie étudiante (OVE), créé en 1989 par le ministre de l'Education nationale , Lionel Jospin, 42% des 2,2 millions d'étudiants vivent dans un logement familial (37% chez leurs parents), 14% en résidence collective (Cité U, foyer), 31% seuls ou en couple et 7% en colocation.
    Il s'agit pourtant de "mieux répondre à la demande sociale de logement étudiant", précise le protocole. Un tiers des étudiants peine à trouver un logement, selon une enquête de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). "Un effort particulier sera porté à la région Ile-de-France", où l'urgence est la plus forte selon l'accord ministériel.

    Une première liste de 15 villes, où de tels terrains seront libérés et qui manquent particulièrement de logements étudiants, a été dressée par les deux ministres.
    Il s'agit d'Arras, Bordeaux, Caen, La Rochelle, Limoges, Marseille, Metz, Montpellier, Nancy, Nantes, Paris, Reims, Toulouse, Valenciennes et Versailles.
    Ce texte prévoit aussi que "ces logements devront être localisés prioritairement à proximité des lieux d'enseignement supérieur, des gares ou facilement accessibles par les transports en commun".

    Ces 6.000 logements entrent dans le cadre de la réalisation des objectifs du plan du député Jean-Paul Anciaux (1946): ce député UMP de Saône-et-Loire (3e) prévoyait 5.000 constructions et 7.000 réhabilitations de chambres universitaires par an pendant dix ans à partir de 2004, mais il a pris du retard.
    En février, à l'issue d'un nouvel état des lieux réalisé par M. Anciaux soi-même, Valérie Pécresse avait promis 620 millions d'euros sur quatre ans pour tenter de tenir ces objectifs.
    A la rentrée 2008, ils ne seront pas atteints, quatre ans plus tard sur les dix prévus: néanmoins, 3.300 chambres nouvelles et 5.500 réhabilitées seront pourtant livrées, portant le nombre de places dans le parc de logements universitaires, géré par les Crous (oeuvres universitaires) à 157.000 places, contre 154.000 en 2007.

    mercredi 21 novembre 2007

    Le PS, point de chute des meneurs étudiants

    Le PS, retraite dorée des activistes réformés
    Combien d'annuités dans le mouvement étudiant?
    Blocages anti-LRU, pâle répétition de la grève contre la loi Devaquet
    L'abrogation de la loi Pécresse n'est qu'un prétexte, une occasion à saisir, un tremplin. Ce que veulent les meneurs étudiants, c'est faire leur trou: décrocher un parrainage politique, dégoter une niche -ce qu'on appelait une 'planque', en gagnant des galons sur le front de l'opposition au sarkozysme.
    D'ex-étudiants trotskistes s'embourgeoisent au PS
    Julien Dray
    Il est l'archétype du politicien qui doit sa carrière aux manifs.
    Ses débuts remontent à 1973 lorsqu'il se bat, à 22 ans, contre l'abrogation des sursis militaires pour études prolongées. Devenu prof de fac (il est même devenu professeur-chercheur, mais comment et où donc? Ca paie bien?), il en profite pour orchestrer tous les mouvements étudiants jusqu'en 1988, dont celui contre la réforme Devaquet, D'abord militant de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), puis rallié par opportunisme à François Mitterrand, Julien Dray a créé SOS-Racisme, en 1984, et le syndicat lycéen FIDL, en 1986. Il est aujourd'hui député de l'Essonne et porte-parole du PS (tendance Royal). Retraite assurée.

    Jean-Christophe Cambadélis

    De gauche à droite : Philippe PLANTAGENEST, Michel ASSOUN, Jean-Christophe CAMBADELIS, Marc ROSENBLAT et Philippe DARRIULAT (sortie d'un rendez-vous au Ministère des Universités, début 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°5, janvier 1981)

    Formé à l'OCI (Organisation communiste internationaliste), un groupuscule révolutionnaire dissous en 1965, « Kostas » s'est occupé du noyautage des mouvements étudiants jusqu'à son ralliement au PS en 1986. Ca a toujours existé! Entre-temps, il avait fondé l'Unef-ID, ce qui lui avait permis d'être rémunéré -en plus de son mandat de député- par la Mutuelle nationale des étudiants (MNEF) pour un emploi fictif.
    On sait qu'il est né à Neuilly et qu'il a fait des études de sociologie à Nanterre, mais on ne lui a jamais connu d'autre métier que la politique. D'ou sa parfaite connaissance du monde du travail...

    David Assouline
    Même parcours que les autres, même récompense: d'abord une coordination lycéenne, puis la célébrité grâce aux manifestations contre la loi Devaquet de 1986, suivie d'un passage à la tête de l'Unef-ID, avant l'avènement sous l'égide du PS.
    David Assouline est également un ancien trotskiste, mais il est resté plus longtemps à la LCR; son ralliement au PS ne date en effet que de 1995.
    Du coup, sa carrière est plus enviable: adjoint au maire de Paris depuis 2001, cet ancien prof d'histoire a été élu sénateur en 2004, à l'âge de 45 ans.

    De gauche à droite : Jean-Marie LE GUEN, PascalBEAU, Bernard RAYARD, Philippe PLANTAGENEST, Marc ROSENBLAT, Jean-Christophe CAMBADELIS. Au micro : Robi MORDER (Collectif National de l'UNEF-ID, septembre 1981, photo parue dans "L'étudiant de France", journal de l'UNEF-ID, n°11, octobre 1981)

    Philippe Darriulat
    Ancien de l'OCI et de l'UNEF-ID, et prof d'histoire lui aussi, il était à la tête de l'Unef-ID quand il négocia la loi Devaquet en 1986, sans croire à une possible mobilisation contre elle, Son erreur fut alors de sous-estimer le noyautage que Julien Dray organisait au même moment dans les facultés de sociologie.
    On connaît la suite : l'extrême gauche remporta et l'autonomie des universités prit vingt ans de retard. Darriulat n'y a gagné qu'un emploi à vie au PS, et une carrière moins flamboyante que celle des autres.

    Delphine Batho
    Une élève et une fidèle de Julien Dray, qui la coopta à la tête de la FIDL en 1990, à l'âge de 17 ans. Ancienne du collège Henri IV, elle était déjà dans la rue à 13 ans pour protester contre la loi Devaquet. Elle lâchera ependant ses études après son élection comme présidente de la FIDL, pour ne plus faire que de la politique.
    Elue au bureau national du PS en 2000, puis à son secrétariat en 2004, elle a défendu «l'ordre juste» de Marie-sEGOlène Royal avant de se voir offrir en prêt son siège de député dans les Deux-Sèvres. Et une retraite...

    Nasser Ramdane
    En 1990, il y avait cru. Suite à des émeutes, les lycéens manifestaient chaque semaine contre la violence, et Nasser Ramdane était à leur tête. Il s'était alors débrouillé pour obtenir de nouveaux droits et pas mal de crédits. Mais l'ennui est que le ministre conspué était Lionel Jospin. Une insolence que le jeune homme aggrava en adhérant quatre ans plus tard au PCF. Nasser Ramdane ambitionnait d'être député ; il est aujourd'hui conseiller municipal de Noisy-le-Sec et président de SOS-Racisme Ile-de-France.

    Bruno Julliard
    Maman est maire socialiste du Puy-en-Velay, ce qui ne lui a pas nui… Après de longues années de militantisme et d'études à Lyon II, l'actuel président de l'UNEF-ID est confiant: il ne manquera pas de profs sympathisants, il obtiendra bientôt son doctorat en droit, pour services rendus, et il exercera ensuite « un vrai métier », sans « se laisser nourrir par la politique » (sic). Déjà âge de 27 ans, bac +8, il a milité autrefois au PS.
    Mais on peut porter à son crédit le fait d'avoir été le premier dirigeant de l'UNEF, sans pour autant l'émanciper du PS, à libérer ce syndicat étudiant de l'emprise de Julien Dray, qui justement souhaitait passer à autre chose.

    Julie Coudry
    28 ans et déjà douze ans de militantisme derrière elle. Elle en espère davantage devant. Car c'est le syndicalisme qui l'intéresse, pas la politique. Sa première manif date de 1994, et son départ de l'UNEF, de 2003; elle ne concevait pas qu'on puisse s'opposer par principe à une réforme «aussi favorable aux étudiants» que celle du LMD.
    Depuis, elle a fondé le Confédération étudiante (CE), proche de la CFDT. Plutôt favorable à la loi Pécresse et hostile au blocage des facs, Julie Coudry demande cependant « davantage de moyens et certaines garanties » avant son entrée en application. Un réflexe socialiste.
    Des constantes révélatrices ?

    lundi 12 novembre 2007

    La Confédération étudiante condamne les méthodes musclées de la Coordination

    Julie Coudry dénonce les procédés de la Coordination nationale étudiante
    La coodination nationale étudiante ne coordonne pas tous les étudiants. La presse entretient la confusion sur les termes.
    Cette Coordination est extrêmement minoritaire et n'est pas représentative.
    La presse trompe l'opinion en disant LES étudiants, quand il faut dire DES étudiants.
    Certes,la Coordination mène le conflit politique, sous le prétexte de la Loi LRU pourtant déjà votée par l'UNEF. Ce sont des révolutionnaires, qu'ils soient trotskistes, anarchistes ou communistes: ce sont des radicaux aux méthodes radicales qui en plus de quinze jours n'avaient guère encore été contestées. Ces totalitaires recherchent la jonction des étudiants et des cheminots en décidant unilatéralement d'entraîner des étudiants à occuper des gares SNCF. L'UNEF s'en accommode: elle leur a d'ailleurs accordé un peu de place dans ses instances, préférant les avoir sous l'oeil plutôt qu'hors de vue...
    Mais la Confédération étudiante qui les trouve constamment sur son chemin ne ferme pas les yeux! Julie Coudry a clairement exprimé son hostilité en dénonçant leur tyrannie. Plus concrètement, elle témoigne sur la tenue des AG. Elle cite des cas d'intimidation à l'adresse de ceux et celles qui expriment une opinion en faveur de la loi LRU. Les excités de la Confédération les fait taire et les menace, jusqu'à ce qu'ils aient évacué l'assemblée générale. Ainsi ils ne peuvent participer au vote. Sous surveillance. A main levée!

    Le comptage des voix se passe dans la confusion générale, comme par exemple à Nanterre aujourd'hui : la dénommée Navarro (UNEF) n'a pas remarqué que des étudiants lèvent les deux mains et que d'autres situés au fond de l'amphi sont comptés deux (seulement?) fois... La même s'en défend donc, mais crie dans le même temps à la provocation 'policière' et, du coup, met en garde les naïfs contre... la radicalisation du mouvement!
    Tout en dégageant sa responsabilité en cas d'incident!...
    Ecoeurement!

    mercredi 27 juin 2007

    Le conservatisme de la gauche universitaire

    La culture de la défiance des syndicats de l'Education
    Confronté à l’archaïsme des syndicats étudiants et à la frilosité des universités, le président Nicolas Sarkozy s'est appliqué à faciliter la réforme de l'université en recevant tour à tour à l'Elysée l'ensemble des acteurs de ce dossier sensible: le dialogue est ouvert.

    Les syndicats étudiants, les plus virulents au départ, ont manifesté leur satisfaction à la suite de leur rencontre avec Nicolas Sarkozy, qu'ils ont trouvé "ouvert". Tous ont dit espérer des aménagements sur trois aspects du projet de loi : le statut d'autonomie, la sélection au deuxième cycle et la composition des conseils d'administration.

    Mais la défiance est de règle. "Nous sommes satisfaits mais vigilants. Depuis un mois, ce sont surtout les étudiants qui font des compromis, nous sommes plutôt heureux de constater que le gouvernement est prêt à en faire", a déclaré Bruno Julliard, président de l'Unef, à vie ? Quels sont les compromis consentis par l’UNEF : est-il permis de les connaître, au-delà de l’effet d’annonce ?
    A ses yeux, Nicolas Sarkozy et le gouvernement "ont compris qu'il serait dommage que la réforme soit mise en échec pour quelques points que l'on n'aurait pas voulu négocier". La notion d’échec est déjà brandie : c’est la culture du chantage dès l’ouverture du débat. Ainsi, faut-il toujours que les syndicats marquent leur territoire comme une chasse gardée et placent les discussions sur le terrain des rapports de force. Il faut dire que les syndicats enseignants -les grands frères- ont toujours eu leurs entrées au Ministèere de l’Education Nationale où ils y ont toujours fait ce qu’ils ont voulu. Bayrou ne prenait guère de décision, et si jamais, ce n’était jamais sans consulter Madame Vuilliat du SNES-FSU.

    "Cet accord est plus que jamais à portée de main", a souligné Julie Coudry, de la Confédération étudiante.

    "Sur la question de la sélection à l'entrée en master (bac+4), le débat ne sera pas tranché dans la loi", a noté Thiébaud Weber, président de la FAGE. Pour ce qui est du caractère optionnel de la prise d'autonomie, "on a entendu dans son discours qu'il en parlait presque au passé", a-t-il ajouté.

    Après deux jours de discussion au plus haut niveau, la ministre de l'Enseignement supérieur a annoncé mardi qu'un "texte enrichi par la dialogue" serait finalement présenté. "Les inquiétudes des uns ont été entendues, la volonté de changement des autres l'a été aussi", a déclaré Valérie Pécresse, qui recevra mercredi après-midi "l'ensemble des partenaires de la concertation".

    Selon Patrick Gonthier, de l'Unsa-Education, un nouveau texte pourrait être présenté en fin de semaine. Aucune date n'a été confirmée quant à sa présentation en conseil des ministres, qui a été reportée une première fois.