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lundi 22 septembre 2014

Le secrétaire d'Etat Jean-Marie Le Guen (PS) serait un ancien du GUD

J.-M. Le Guen attaque Mediapart en diffamation

Le secrétaire d'Etat aux relations au Parlement de Manuel Valls aurait fait ses débuts politiques en militant à l'extrême droite


selon les révélations d'un livre de Laurent Mauduit et d'un article de Mediapart.

Le GUD, Groupe union défense, était une organisation étudiante d'extrême droite très active dans les années 70 qui participa à la création du mouvement Ordre nouveau.
L'article évoque le rôle clé du premier secrétaire du Parti socialiste et du secrétaire d'Etat dans les activités de l'OCI, organisation trotskyste, au début des années 80. Et souligne, au détour d'une parenthèse, qu'on apprend dans le livre que Jean-Marie Le Guen "a fait ses premiers pas en politique GUD" , organisation étudiante d'extrême droite très active à la fin des années 70 et qui a tenté de se relancer récemment. Une nouvelle surprenante pour un responsable politique de gauche.

Le ministre nie et contre-attaque 


Jean-Marie Le Guen a annoncé qu'il va poursuivre le site d'informations Mediapart et son journaliste Laurent Mauduit en justice. Il saisit la justice après un article relatant les "bonnes feuilles" d'un livre à paraître titré A tous ceux qui ne se résignent pas à la débâcle qui vient.
Ce même bouquin est également à l'origine d'une polémique autour des diplômes de Jean-Christophe Cambadélis. (lien PaSiDupes)

L'intéressé a "démenti catégoriquement"  
Son cabinet juge "délirante cette information" et se réserve "la possibilité d'entamer les poursuites judiciaires appropriées." C'est désormais chose faite, selon Metronews. "Il a décidé, après réflexion, de porter plainte en diffamation contre le site Mediapart et contre l'auteur du livre, Laurent Mauduit".

La virulence du porte-flingue de Valls en braque plus d'un

Les députés du PS surnomment Le Guen le "ministre des tensions" avec le Parlement. Il faut dire que ce proche de Valls a le verbe – et parfois la main – lourde. "Il ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît", lâche l’un des frondeurs en chef, Pouria Amirshahi, paraphrasant Audiard. "On est passé des menaces à l’indifférence", fulmine un autre député frondeur, Monsieur Hidalgo, Jean-Marc Germain, proche de Martine Aubry.

Jean-Marie Le Guen, de son propre aveu, n’a pas toujours été "un ami de François Hollande": il était un proche de Dominique Strauss-Kahn. Alors si ce strauss-khanien passé par l’UNEF des lambertistes s’est retrouvé dans la position du chien de garde, c'est que Manuel Valls l'a imposé au secrétariat d’Etat aux relations avec le Parlement. Son passé par l’extrême droite GUD révélé par le trotskiste Laurent Mauduit – lui-même ex-camarade de lutte au PCI – expliquerait pourquoi il a été tenu à l’écart du pouvoir à la fois sous Jospin, puis sous Ayrault, mais aussi pourquoi il est revenu épauler Valls.

Devoir de mémoire


En tant que secrétaire d’État, 
Le Guen a été parmi les premiers socialistes à faire la leçon à Thomas Thévenoud et à demander la tête du fraudeur après que la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) a pris la main dans le sac le secrétaire d’État au Commerce extérieur nouvellement désigné, coupable de ne pas payer ses impôts. 
Or, fin juin 2014, lors de la publication des déclarations de patrimoine des ministres, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique  reprocha à Jean-Marie Le Guen pour avoir sous-évalué des biens immobiliers d'environ 700.000 euros, "depuis des années". (lien PaSiDupes)

En octobre 2010, Valls et Le Guen étaient déjà deux doigts de la même main de fer
Dans une tribune publiée dans le quotidien Le Monde, les députés PS Manuel Valls et Jean-Marie Le Guen prônaient une augmentation de la TVA, qui pourrait être, selon eux, "un levier utile pour réduire la place de la marchandisation dans notre société et favoriser un développement plus durable et plus juste".
"Il nous faut amorcer un véritable big bang fiscal, ne s'interdire aucun tabou et interroger toutes les facettes de notre système fiscal, y compris la TVA", écrivaient-ils à deux mains.


jeudi 27 mars 2014

Taubira est-elle vraiment aussi diplômée qu'elle le prétend ?

Docteur en sciences économiques, licenciée en sociologie? Mon oeil !

Le marché des vrais-faux diplômes explose,

que ce soit dans des universités en Chine ou des pays anglo-saxons, ou sur le Net où l’on peut tout acheter. Avis aux nanti(e)s!
Après Toulon où, en 2009, des étudiants chinois de l’Institut d’administration des entreprises de l’université avaient acheté leur diplôme à Lyon, l’université aurait délivré des licences en communication à des dizaines d’étudiants antillais n’ayant jamais mis les pieds dans la ville. Une enquête interne a été ouverte. Un enseignant aurait conclu un faux partenariat. De fait, hormis une histoire semblable dévoilée à Perpignan en 2009, ce type de fraudes internes apparaît comme rare en France.

Les faux diplômes se trouve surtout sur Internet, sur des sites comme France163.com ,récemment fermé, qui proposent à la vente un certain nombre de diplômes de master et de licence, de différentes universités françaises. Les faux étaient disponibles à la vente, en ligne, grâce à un paiement sécurisé par carte bancaire pour un prix de base tournant officiellement autour de 1000 yuans, soit 122 euros.

Christiane Taubira serait bardée de diplômes

La ministre de la Justice s'est déclarée titulaire d'un doctorat en sciences économiques, d'une licence en sociologie et d'un certificat en ethnologie afro-américaine obtenus à Paris. Elle est également titulaire d'un doctorat d'agro-alimentaire du Centre Français de la Coopération Agricole.

Lien Philippe Bilger
Philippe Bilger a mené l'enquête.
Sans doute saisi par l'aplomb de la dame qui nie devant la presse être informée des écoutes sur Sarkozy, tout en bradissant les documents l'accusant de mensonge, ce malicieux magistrat honoraire est allé à la pêche aux preuves de la reconnaissance universitaire des mérites de Taubira. 
Ph. Bilger rappelle d'abord que la future garde des Sceaux avait sollicité de Marylise Lebranchu qui occupait son poste en 2001 l'annulation d'une condamnation de l'un de ses fils. Cette démarche aurait pu la disqualifier aux yeux du père-la-vertu qui loge à l'Elysée, mais non point! En outre condamnée elle-même  pour "harcèlement moral", elle avait gagné ses galons de ministre de la lutte contre Sarkozy et c'est ainsi qu'elle atterrit Place Vendôme, plutôt qu'à Bercy auquel ses diplômes la prédisposaient, et que son Cabinet se vida rapidement de bon nombre de ses collaborateurs les plus respectables.
Le CV de Taubira valorise-t-il en revanche la notion de méritocratie républicaine? 
Modestement, la garde des Sceaux évoque à son propos "un lot de diplômes..." "Là où il y a un flou, il y a un loup", prévient sa camarade Martine Aubry,  qui n'a pas de leçon à recevoir sur la question. Taubira a laissé dire qu'elle possédait deux docorats, pas moins, soit tout de même une quinzaine d'années d'études universitaires, mais les journalistes d'investigation se sont satisfaits de tant de précisions. Au final, les recherches ne donnent rien: ni preuve, ni le plus petit indice. Quand Pujadas fait état de ses deux doctorat le 5 septembre 2013, elle opine modestement, entretenant le mythe. Sur le site du gouvernement, elle est la seule dont le cursus fait défaut. Enfin, la faculté d'Assas qui aurait délivré l'un de ses supposés doctorats n'a gardé aucune trace d'un si valeureux passage.
Taubira ne ment jamais. 
Dans ce personnage il n'y a bien que cela qui soit clair et net, selon certains.

Il serait temps que les ministres et leurs sous-fifres, présentent les justificatifs des diplômes qu'ils se sont attribués...

Les déclarations de patrimoine, pourquoi pas, mais les attestations de niveau de compétence, ce serait plus éclairant...Etant entendu qu'il sera difficile de démonter que certains DESS (master actuel) ont été décernés par copinage militant, complaisance et favoritisme! 
C'est ainsi que le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire auprès de Pierre Moscovici est probablement détenteur d'une licence d'histoire, mais la question s'était posée de sa qualification universitaire lorsqu'en octobre 2008, il passa de membre du conseil d'administration de l'université Paris-VIII, en tant que personnalité extérieure, à enseignant des organisations internationales et des processus décisionnels dans l'UE, en tant que professeur associé, en septembre 2009. Lien


vendredi 9 avril 2010

Volvo, fleuron suédois, passe de Ford à la Chine

La Chine, pirate industriel ?

Le modèle économique suédois fait-il ses preuves?

Au début des années 1990, le fleuron de l'industrie automobile suédoise avait snobé une ­fusion avec Renault.
Sept ans plus tard, le fleuron de l'industrie automobile suédoise était finalement racheté par le constructeur américain Ford en 1999 et encore une dizaine d'années plus tard, le constructeur américain revend sa filiale suédoise pour 1,3 milliard d'euros. Dimanche, Volvo est tombé dans l'escarcelle de son concurrent chinois Geely.
Une bonne affaire pour le chinois, qui va débourser 1,8 milliard de dollars (1,34 milliard d'euros), soit quatre fois moins que les 6,4 milliards de dollars payés par Ford en 1999. Cette acquisition, la plus grosse réalisée par un groupe chinois à l'étranger dans le secteur et entre de plain-pied dans le secteur en Europe.

Le constructeur automobile Geely
Quasiment inconnu en Europe, Geely a commencé il y a vingt ans comme fournisseur de pièces détachées pour réfrigérateurs, avant de devenir le premier constructeur automobile privé de Chine. Son patron, Li Shufu, un ingénieur qui a fondé le groupe en 1986, est 123e fortune chinoise, avec un milliard de dollars. Employant 12 000 personnes dont 1 600 ingénieurs en Chine, Geely gère six usines d'assemblage, possède 500 concessionnaires et 600 stations-service à travers tout le pays. Avec environ 300 000 voitures vendues l'an passé, Geely est le numéro dix du secteur en Chine.
Fort de son succès, Geely entend bien sortir de ses frontières. Après Volvo, le groupe convoite aussi les taxis noirs de Londres. Il est en négociations pour prendre le contrôle de Manganese Bronze, l'entreprise qui fabrique les célèbres «black cabs» londoniens, dont il détient déjà 20%.
Volvo a-t-il un avenir ?

Alors que Volvo emploie 19650 salariés dans le monde, les emplois sont-ils menacés en Europe?
Li Shufu a déjà notifié sa volonté de construire une usine à Pékin, où seront fabriquées 300000Volvo par an pour le marché chinois. Mais le groupe a aussi dit son intention de maintenir en activité les usines en Europe, les principales étant situées à Torslanda (Suède) et Gand (Belgique).
«Je vois Volvo comme un tigre, a lancé dimanche Li Shufu au siège de ­Volvo en Suède, où le drapeau chinois avait été hissé. Le tigre appartient à la forêt, il ne peut pas être mis dans un zoo, dans un tout petit enclos. Nous devons libérer ce tigre. Le cœur du tigre se trouve en Suède et en Belgique, mais sa puissance doit être projetée partout dans le monde. Je vois la Chine comme un des marchés où Volvo doit montrer sa capacité à lâcher les chevaux

Un temps réticents, les syndicats ont paru rassurés et se sont déclarés favorables au rachat.
«Je ne veux pas entrer dans le détail mais nous avons obtenu une réponse à nos questions», a indiqué Glenn Magnusson, président du syndicat Ledarnas. En réalité, ni Volvo ni son propriétaire, Ford, n'avaient véritablement le choix. Spécialisé dans les berlines et breaks haut de gamme, Volvo, fondé en 1927, a vu ses ventes plonger en raison de la crise économique qui a profité aux petits modèles abordables

Quant à Ford, deuxième constructeur américain et le seul à ne pas avoir eu recours à l'aide de l'État fédéral lors de la récession, l'accord avec Geely va lui permettre d'alléger son bilan et de concentrer ses efforts commerciaux sur la marque Ford.


Le pillage chinois du patrimoine industriel européen

Les puissances économiques émergentes croient en l'industrie automobile
En cédant Volvo, le constructeur américain Ford met toutefois un terme à ses ambitions dans le haut de gamme, après avoir revendu les marques de luxe Aston Martindeux fonds d'investissement koweïtiens), Jaguar et Land Rover (propriétés de l'indien Tata Motors depuis 2008), quelques années après leur acquisition au prix fort. A noter que Fiat Group Automobiles et Tata Motors ont déjà uni leurs forces commerciales sur le marché indien.
Hummer, des 4x4, a déjà été racheté par le chinois Tengzhong à l'américain General Motors.
Quant à SAAB, autre constructeur automobile suédois, il a signé un accord de vente le 26 janvier 2010 avec le Néerlandais Spyker et en février dernier Saab et Spyker se sont déclarées entités indépendantes.

L'industrie suédoise n'est pas ce que croit Sa Cynique Majesté Royal qui reste admirative du « modèle suédois ».
Si à défaut de projet personnel, Désirdavenir Royal veut continuer à vivre de rapine sur les systèmes socio-économiques du monde entier, il va falloir qu'elle révise ses connaissances lointaines et se fasse mettre un peu de cohérence dans son butin.


Or, le conseil d'administration de Renault s'est prononcé mardi 6 avril en faveur d'une alliance entre le groupe français Renault, le constructeur japonais Nissan et l'allemand Daimler, à la fois industrielle et capitalistique.
L'objectif du Libanais Carlos Ghosn, PdG de Renault, est de réduire les coûts de développement et de production des trois groupes, mais aussi de produire la future génération de Twingo et l'un de ses quatre véhicules électriques...
Lire PaSiDupes

La Chine ne veut-elle que du bien aux entreprises françaises ?

Les Chinois chinent sur les marchés et pillent notre patrimoine industriel

Le goupe Longsheng, entreprise chinoise a officiellement pris le contrôle de Plysorol, numéro deux du contreplaqué français, le 1er avril 2009.
Cette dernière avait connu une faillite, en novembre 2008, suite à une gestion défaillante. Selon le repreneur, la société française "ne connaissait plus de déficits et commençait même à faire de légers bénéfices, moins d’un an après sa reprise". Le groupe chinois envisage désormais une cotation en bourse de l’entreprise hexagonale.

Marionnaud, chaîne de parfumerie française d'envergure internationale
Elle est la plus grande chaîne de parfumerie et de cosmétiques en Europe, mais appartient désormais au groupe de vente au détail du conglomérat international Hutchison Whampoa l’une des plus importantes sociétés (Fortune 500) listées à la Bourse de ... Hong Kong. Ce groupe chinois lança une offre publique sur Marionnaud (famille Frydman) et détient 90,69 % du capital depuis 2005.
Le français LVMH , principal concurrent de Marionnaud via sa filiale Sephora, tente d'entrer par la bande au capital du chinois, mais l'APPAC (Association des petits porteurs actifs) se tient prête à saisir un tribunal si le contrôle par les actionnaires n'est pas renforcé en adoptant une structure à conseil de surveillance et directoire. Les petits actionnaires français ont opté pour la Chine...

Un groupe immobilier chinois a d’acheté une propriété viticole bordelaise, Château Latour-Laguens, une acquisition qui pourrait être l’un des premiers pas de la Chine dans le vignoble bordelais, confirmant
avec “Longhai international trading Co Ltd”, son engouement pour le vin français.
Adieu Château Richelieu, à Fronsac dans la Gironde
Déjà qu'il appartenait à des Hollandais sans qu'on le sache, un autre Château s'est vendu à une société chinoise de Hong Kong. Décidément, tout fout le camp. Nous avons appris au moment des régionales que l'identité nationale est une vue de l'esprit et c'est maintenant le patrimoine national qui est une fiction. En effet, en juin 2009, cette société chinoise spécialisée dans le luxe, Hongkong A and A International, a pris le contrôle de notre histoire avec le Château Richelieu, vignoble situé à Fronsac (Gironde), l'une des premières propriétés du cardinal de Richelieu et de sa famille.

Tout est à vendre
Des étudiants chinois auraient acheté des diplômes français; depuis un an, mars 2009, la justice enquête sur un trafic présumé de diplômes à grande échelle à l'université de Toulon (l'Institut d'administration des entreprises (IAE)), au bénéfice de plusieurs centaines d'étudiants chinois qui auraient versé des pots-de-vin (de Bordeaux ?)

Tout doit disparaître ?
Un fabricant chinois de chaussures a démenti qu'il est en discussions avec Pierre Cardin pour un éventuel rachat du groupe français d'habillement très populaire en Chine.

=> Reste Heuliez, le fleuron picto-charentais, dont ni les Indiens ni les Chinois ne veulent. Quand on vous dit que l'épouvantail rebute la planète entière...
Lire PaSiDupes

dimanche 10 mai 2009

Les blocages d’université ne donnent pas droit à "des licences ès-grève"

Diplômes universitaires : pas de braderie de printemps pour le gouvernement

La chienlit des universités

Encore en pointe de la contestation le 5 mai
, Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Paris-IV et Toulouse-II Le Mirail étaient bloquées ou en grève quasi-totale. D'autres sont en grève partielle, les cours y étant perturbés dans certaines facultés, souvent de lettres ou sciences humaines: Amiens, Artois, Besançon, Caen, Dijon, Lille-I, II et III, Lyon-II, Lorient, Orléans, Paris-III, VIII, X et XII, Poitiers, Toulon, Toulouse-III et Tours.

Dans une dizaine d'universités au moins la tenue des examens est incertaine ou encore non programmée : Aix-Marseille-I, Bordeaux-III, Lille-III, Paris-III, IV, VIII et XII, Toulouse-II et III. L'incertitude sur les examens est complète à Toulouse-II Le Mirail où "la plupart des cours n'ont pu se dérouler" depuis le début du blocage le 4 mars, selon son président, Daniel Filâtre.

A Toulouse, bastion de la contestation, l'intersyndicale appelait encore enseignants et autres personnels "à ne pas organiser les examens jusqu'à satisfaction des revendications", à l'instar de l'appel lancé la semaine dernière par la Coordination nationale des universités (CNU)...

Dans un autre bastion, Paris-IV Sorbonne, enseignants lundi 4 mai, étudiants et autres personnels mardi 5 ont reconduit la grève. La direction a affirmé qu'elle ferait malgré tout le "maximum" pour organiser les examens d'ici juillet mais, si ce n'était pas possible, elle "neutraliserait" le deuxième semestre.

Les blocages radicaux

  • A Bordeaux-III (arts, lettres, langues), après un vote lundi 4 reconduisant le blocage, le président Patrice Brun a menacé de fermeture administrative : ce serait, selon lui, "la fin des cours, la fin des examens".
  • A Lille-III (lettres), la présidence n'avait pas encore pris de décision sur les examens mais les enseignants grévistes avaient décidé de ne pas tenir les examens tout en instituant la "note politique" : la même pour tous, entre 15 et 20 ! Ca fait sérieux et responsable ?
  • Quant à Paris-XII Val-de-Marne, où une AG était prévue jeudi 7, une enseignante (représentative ?) a affirmé qu'un "certain nombre" (intox irresponsable!) d'enseignants de lettres et sciences humaines ou de sciences et technologie avaient décidé de ne pas tenir les examens. Du flou artistique...

    A l'inverse, des bastions du mouvement ont choisi de reprendre les cours, comme Rennes-II ou Montpellier-III.
    Et d'autres universités ont décidé de décaler les examens, entre fin mai et début juillet, pour qu'ils puissent se tenir: Amiens, Artois, Besançon, Evry, Grenoble-II et III, Le Mans, Lille-II, Lorient, Montpellier-III, Nantes, Pau, Poitiers, Nice, Paris-I, VII, XI et XIII, Rennes-II et Tours.

    Alors que nombre d'étudiants s'inquiètent pour les examens, la Confédération étudiante appelle à la reprise des cours et à l'organisation des examens avant l'été, estimant que ce sont encore "près de 300.000 étudiants" qui n'ont pas cours et "aucune idée de ce qui va se passer d'ici fin juin".

    La ministre de l’Université garde le cap de la fermeté.

    Elle a réaffirmé mardi 5 mai à l’Assemblée Nationale son refus de diplômes au rabais, même si le temps manque pour rattraper le retard pris du fait de la contestation étudiante.
    "J'ai une responsabilité vis-à-vis de l'image de l'université française et de la qualité des diplômes nationaux. Je le dis solennellement, nous serons intransigeants : pas de diplômes bradés, pas de diplômes sans rattrapage".

    Le ministre de l’Education sur la même longueur d'onde

    A son tour, ce lundi à RTL à propos du blocage de certaines universités, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos a assuré "qu'il n'y aura pas de licence ès-grève".
    "On ne donnera pas de diplôme à ceux qui font en sorte que l'Université de fonctionne pas", a-t-il affirmé, précisant que 28 des 85 universités sont "en partie troublées par quelques dizaines d'individus qui bloquent les cours", des blocages qui "nuisent aux étudiants les plus fragiles".

    Alors que des mouvements minoritaires de protestation font peser des incertitudes sur la tenue des examens et, partant, sur la validation de l'année universitaire, le ministre de l'Education s’est résolument placé du côté de la majorité des étudiants pris en otages. Pour cela, il a prévenu les extrémistes : "Je le dis aux bloqueurs, méfiez-vous, l'opinion se retourne", ajoutant qu'il n'y aura pas de licence es-grève, de master en pétition ou de doctorat en blocage".

    Lire les résultats du sondage CSA dans un précédent article de PaSiDupes.
  • Bloqueurs d’université isolés: les Français ne veulent pas d'examens bradés

    Un sondage CSA désavoue les extrémistes des universités

    Un sondage qui contredit le matraquage médiatique
    D’ailleurs, le saviez-vous ?

  • La moitié des Français (51%) veut maintenir les examens dans les conditions normales, en réaction au mouvement de contestation qui perturbe les universités depuis plus de trois mois, selon un sondage CSA pour Le Parisien publié lundi 4 mai.
  • Une petite majorité d’étudiants (52%) est en revanche pour une simplification des examens de fin d'année.
  • Seulement 4 % des étudiants estiment qu’il faut supprimer les examens et valider automatiquement le semestre pour tous les élèves.
  • Seuls 11% des sondés souhaite la suppression des examens et la validation automatique des semestres perturbés, que la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, ne peut décemment pas approuver.

    Dans un entretien au Journal du Dimanche, V. Pécresse se doit d'être "garante de la qualité des diplômes"."Il est temps pour tout le monde de rattraper les cours", estime-t-elle.
    "Il n'est pas question de valider automatiquement des semestres alors que les enseignements n'auraient pas été délivrés normalement", dit-elle. "Si on s'y met dès maintenant, on pourra passer les examens avant l'été", ajoute la ministre.

    Le fonctionnement d'une vingtaine de facultés est affecté par la fronde universitaire, soit quelque 400.000 étudiants qui ne sont pas assurés de pouvoir passer leurs examens.
    Le sondage a été réalisé par téléphone les 28 et 29 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.015 personnes.
  • lundi 17 septembre 2007

    La ministre Rachida Dati, victime du délit de faciès !

    Une bassesse de l’hebdomadaire moralisateur Marianne
    Ce 17/9, Thierry Guerrier fait une révélation sur RTL. Faisant allusion en passant à Sa Cynique Majesté Royal 'crucifiée' par Jospin dans son livre à paraître chez Flammarion , L'Impasse', il révèle: « Une autre femme politique fait l'objet de critiques, pas toujours élégante, en ce moment : Rachida Dati, la ministre de la Justice, "épinglée", par Marianne. "Faut-il détester Rachida Dati ?" Le titre de
    , cette semaine, est clair. Mais c'est de l'ironie, du second degré. Car le magazine recense, en fait, tout ce qui est reproché actuellement (parfois avec beaucoup de bassesse) à la jeune Garde des Sceaux, engagée dans une réforme de la justice qui bouscule les habitudes des juges.
    Et il faut reconnaître qu'il y a de quoi devenir parano : Rachida Dati cite deux faits récents qui l'ont marquée.
    Fille de parents musulmans (comme chacun sait), elle s'emporte quand on lui demande (comme vient de le faire Le Figaro) si elle va faire le jeûne du Ramadan... Bon, çà encore...
    Mais Madame Dati se met carrément en colère quand elle raconte que le secrétariat de l'université parisienne où elle a fait ses études l'a appelée pour la prévenir que des journalistes exigeaient de voir ses diplômes de droit! Et Rachida de s'interroger, blessée : "Est-ce qu'ils vérifient ceux des autres ministres ?"... »
    Ou au professeur-chercheur Julien Dray? Ou aux ex-Premiers ministres socialistes Bérégovoy ou Pierre Mauroy...
    Qu'en pense Bayrou qui était porté à bouts de bras par Marianne pendant sa campagne présidentielle à un tour?...

    mercredi 4 juillet 2007

    Bac : les Français toujours plus doués !

    Tu es une petite surdouée, ma fille ?
    Parents et enfants vont le croire...
    A ce train là, le taux de réussite va dépasser les 100% ! A Français rien d’impossible, en effet. Laurence Boivin n’a-t-elle pas obtenu 20,27 de moyenne en juillet 2007? (Lire PaSiDupes: libellé 'baccalauréat')…
    Les résultats au bac général du premier coup montre une ‘légère’ hausse de "1,8 point par rapport à 2006", où 73,9 % des candidats avaient obtenu l'examen, a indiqué mardi le ministère de l'Education, se basant sur "12 académies tests".
    Sachant qu’en 2006, la hausse avait déjà été de … 5,1 points sur 2005 selon le ministre de l'Education nationale d'alors, Gilles de Robien, qui avait annoncé que 73,9 % des candidats au bac général avaient été reçus du premier coup.
    Les résultats définitifs du bac 2007 général et technologique seront connus la semaine prochaine, après les sessions d'oraux de rattrapage. Les résultats des bacs professionnels seront publiés vendredi.

    Allez, tous les Français à la fac ! Attendons-nous à une forte poussée d’inscriptions dans l’enseignement supérieur et à une relance de la propagande démagogique visant à accabler le gouvernement qui n’aura pas prévu que probablement 85% des candidats réussiraient, avec des pointes régionales supérieures ! La Bretagne, fortement mobilisée contre le CPE, avait néanmoins culminé : fera-t-elle mieux à nouveau que partout ailleurs ?

    L’envolée des taux de réussite entraîne inéluctablement des difficultés d’adaptation de l’université. Jusqu’à quel niveau les Français accepteront-ils de financer les études de leurs étudiants ? Les étudiants trouveront-ils tous les débouchés correspondant aux diplômes inadaptés au marché pour lesquels on autorise leur inscription : psycho et socio continuent à draîner quantité de doux rêveurs...
    Sachant qu’un bachelier moyen de 18 ans passe à la vie active à bac +3 à au moins 21 ans et qu’il devra totaliser 40 annuités (voire 45 ?), il n’atteindra l’âge de la retraite qu’entre 61 et 66 ans. Or, les bacs +8, et plus, ça existe aussi !...
    Et puis des facteurs bacheliers, est-ce bien nécessaire ? Et la licence d’histoire, n’est-ce pas du luxe, camarade défavorisé Olivier Besancenot? La licence + l’IUFM des professeurs des écoles, ce n’est en revanche pas de trop pour fabriquer des bacheliers au rabais…
    De plus en plus de surdoué(e)s -avec mention, pour qu'on ne s'y trompe pas- et de surdiplômé(e)s, mais des bienheureux qui mériteront leur repos toujours plus tard et mal-en-point…