POUR

LA &nbsp LIBERTE &nbsp D' EXPRESSION

Free speech offers latitude but not necessarily license

Affichage des articles dont le libellé est patrimoine culturel. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est patrimoine culturel. Afficher tous les articles

vendredi 12 juillet 2019

Schiappa et Riester mutilent une image médiévale pour en effacer le Christ

La France a ses talibans, destructeurs du patrimoine culturel 

Marlène Schiappa, la diablesse stalinienne, efface la figure du Christ sur une image médiévale de la Bibliothèque nationale

Résultat de recherche d'images pour "dynamitage statues talibans"
Comme la démolition des bouddhas de Bamiyan 
par les talibans en Afghanistan en 2001, 
la destruction d’œuvres d’art par Daesh 
à Mossoul a provoqué l’indignation en 2005
En mars 2001, les statues géantes des Bouddhas de la vallée de Bâmiyân étaient entièrement dynamitées par les Talibans. Cette destruction entraîna une condamnation internationale, mais depuis, le patrimoine religieux et archéologique est sans cesse victime des guerres et des groupes terroristes, particulièrement les islamistes de Syrie et d'Irak. Et aussi en France, en temps de paix, du fait de laïcs libres-penseurs.

Les barbares de la société civile macronienne ont également frappé

C'est discret - pas de dynamite, ni de marteaux - mais efficace...
Qu’un chef de l'Etat passe pour cultivé mais nomme n'importe qui secrétaire d’Etat et que la blogueuse en question, peu instruite des choses de la science, se trompe sur Galilée, ça ne porte guère à conséquence dans ce monde matérialiste. Mais qu’une institution comme la Bibliothèque nationale - sous tutelle du ministre de la Culture, un certain garagiste du nom de Franck Riester - bricole une image parce que le Christ y est représenté en est une autre, aussi consternante que révélatrice, explique le philosophe et mathématicien Olivier Rey.

Résultat de recherche d'images pour "L'origine du monde"
Schiappa est restée bloquée sur
'L'origine du monde'
(Courbet, mort en 1977)
En janvier dernier, Marlène Schiappa, cette secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les genres et de la lutte contre les discriminations, a participé sur la chaîne de télévision C8 à l’émission 'Balance ton post !', animée par Cyril Hanouna, symbole de la vulgarité dans le PAF, pour y faire la promotion du "Grand" débat national animé  par le président en riposte au mouvement social incarné par les Gilets jaunes. A celles et ceux qui jugeaient peu digne de la fonction ministérielle de se produire dans une émission aussi merdique (qualificatif peu élégant mais approprié), Schiappa a rétorqué en prenant la pose du génie incompris et persécuté : "Ce n’est pas parce que la majorité des personnes pensent que c’est une mauvaise idée, que ça l’est. Je vous rappelle que Galilée était tout seul face à la majorité pour dire que la Terre était ronde et qu’elle tournait," comme une Marlène autour de son  Emmanuel.

Il est regrettable que Madame Schiappa, surcharge son emploi du temps déjà garni comme une couche culotte en se livrant à une activité compulsive de production de tweets, tour à tour édifiants et vengeurs. Elle gagnerait à se cultiver en se rendant à la très belle exposition "Le monde en sphères" organisée récemment par la Bibliothèque nationale (du 16 avril au 21 juillet).. Or, elle consacre tous les jours que Dieu fait à niveler par le bas les conditions  de vie de la multitude des sexes actifs ou inactifs et indéterminés et à traquer les discriminations, mais n'a pas pu constater, de visu, que Galilée n’était pas dans le cas d’apprendre à une humanité médusée que la terre était ronde, pour la bonne raison que les gens instruits le savaient depuis déjà deux millénaires.

Pour Montaigne, mort en 1592, le système de Copernic était déjà insoutenable.
Parmi les plus belles pièces de cette exposition, figurent de nombreux globes terrestres et célestes, des sphères armillaires et de magnifiques enluminures médiévales. Dans le système de Ptolémée – du nom de l’astronome grec qui, au IIe siècle de notre ère, synthétisa les connaissances de l’Antiquité en la matière –, la terre est tout ce qu’il y a de plus ronde, et occupe le centre du cosmos. Au-dessus d’elle s’étagent les sphères de la lune, du soleil, des différentes planètes et des étoiles. A partir du XIXe siècle, un discours s’est répandu selon lequel les oppositions que suscita le système héliocentrique, proposé au XVIe siècle par Copernic, étaient un effet de la vanité des hommes, horriblement vexés à l’idée de ne plus se trouver au centre du monde. Méprise totale : dans l’ancienne distribution cosmique, le centre n’était pas le lieu le plus glorieux, mais le plus vil. Le philosophe Rémi Brague le rappelle fort bien dans 'Le géocentrisme comme humiliation de l’homme' (Flammarion, coll. 'Champs essais', 2008). Dès lors, le système de Copernic, loin d’être reçu comme une humiliation pour l’homme, apparut à beaucoup, au contraire, comme le produit d’un orgueil insensé : voilà que l’homme se plaçait au-dessus du soleil, se projetait dans les cieux ! Montaigne, qui ne passe pas pour un esprit borné et arriéré, considérait le système de Copernic comme une folie :
"La présomption est notre maladie naturelle et originelle. La plus calamiteuse et frêle de toutes les créatures, c’est l’homme, et quant et quant [i.e. en même temps] la plus orgueilleuse. Elle se sent et se voit logée ici, parmi la bourbe et la fiente du monde, attachée et clouée à la pire, plus morte et croupie partie de l’univers, au dernier étage du logis et le plus éloigné de la voûte céleste, avec les animaux de la pire condition des trois [i.e. terrestre, aquatique et aérienne] ; et se va plantant par imagination au-dessus du cercle de la lune et ramenant le ciel sous ses pieds". [Essais, livre II, chapitre XII, "Apologie de Raimond Sebond"]
Au demeurant, si être au centre du cosmos avait été, pour la terre et les hommes qui la peuplaient, une gloire, cette gloire aurait dû encore augmenter au fur et à mesure qu’on s’approchait du centre de la terre elle-même. Or, sous la terre ne se trouvait pas le paradis, mais l’enfer. A l’extrême centre du monde: Satan. 

Une enluminure du XIIIe siècle, empruntée à un livre de Gossuin (ou Gautier) de Metz intitulé ' L’Image du monde ', en offre une illustration spectaculaire. 
Au centre, la gueule du diable avale les damnés. Autour, viennent les quatre éléments qui constituent le monde terrestre – la terre (beige), l’eau (vert), l’air (bleu), le feu (orange) –, les orbes célestes (lune, soleil, planètes, étoiles), le séjour des anges, le tout coiffé par la figure du Christ.

Cette image a exposé  à un dilemme les responsables de 'Chroniques', le magazine de la Bibliothèque nationale, dont le numéro avril-juillet met l’exposition 'Le monde en sphères' en vedette. 
D’un côté, l’image semblait trop belle pour ne pas être reproduite. D’un autre côté, un monde surmonté par la figure du Christ… il ne fallait pas y songer. Une solution fut trouvée : accorder à l’image une pleine page, en quatrième de couverture, mais la décaler vers le haut, afin de faire disparaître l’élément gênant. Il suffisait d’y penser ! Forclusion du Christ (qui pourtant donnait tout son sens à l’image à l’époque où elle fut réalisée). 
Respects de l'oeuvre et son auteur, de nos contemporains, dont les croyants,  et de la culture et notre patrimoine, foutaises pour les idéologues laïcs et "libre-penseurs" (sic !)

Falsification sournoise, (il n’est nullement signalé, dans la légende, que l’enluminure présentée n’est pas complète), ce sacrilège obscurantiste est lamentable, particulièrement de la part d’une institution républicaine comme la Bibliothèque nationale qui, par essence, devrait respecter les sources au lieu de les bidonner pour complaire à l’esprit des temps, soi-disant tolérant et exemplaire, bref humaniste et vertueux ! 
Cela étant, il faut reconnaître aux éditeurs du magazine un mérite : en dénaturant de la sorte l’image médiévale, ils ont réussi à donner une image assez fidèle du monde contemporain. L’ange déchu et dévorateur est toujours aux aguets.


lundi 28 mars 2016

La réforme 1990 de l'orthographe s'impose à la rentrée 2016

En cohérence avec la 2e Journée de la langue française dans les media audiovisuels ?

"Les négociations sont en passe d'être reprises" !


Entendu ce matin sur BFMTV, qui utilise visiblement les traducteurs électroniques, sans discernement.
La seconde Journée de la langue française dans les media audiovisuels s'est tenue le lundi 14 mars 2016. A noter au passage que 'media' est en soi un pluriel (celui de 'medium') et ne justifie pas un 's'. Mais le latin est élitiste...
Cette campagne invite les chaînes de télévision et les stations de radio à mettre en avant notre langue sur leurs antennes à travers un dispositif éditorial dédié. La pub parle aussi de "dispositifs médicaux", traduction paresseuse de 'medical devices,' en anglais.

'Mettre en avant' ne signifie pas pratiquer. 
Dans la facilité et le flou de l'à peu près, le CSA invite la presse à parler de la langue française et non pas à la... parler correctement, avec respect, comme elle touche à l'image de Hollande. Ainsi le Conseil supérieur de l'audiovisuel ne prend-il pas le risque de se ridiculiser en exigeant la correction de l'usage de notre langue.

Une campagne menée par le ministère de la Culture 

Le ministère de l''Education n'est pas partenaire. C'est pourtant à l'école que l'apprentissage doit être rigoureux et le mal pris à la racine. Face au risque culturel  et civilisationnel d'effacement de notre langue, l'école élémentaire n'a pas renforcé l'horaire d'enseignement de la langue maternelle. Il est même entamé par le développement des langues régionales. Notamment celles des indépendantistes corses ou bretons ! Pour enterrer plus sûrement la langue française, on a étendu l'enseignement des langues étrangères (mis en place à partir de 1960 mais) développé de 1989 à 1998, et, parmi elles, l'anglais a imposé sa domination à l'école élémentaire, avec un cartable institutionnel et par le jeu ou le théâtre, sans qu'on puisse enregistrer la moindre progression de sa maîtrise par les Français arrivés à l'âge adulte, malgré le recul de plus de plusieurs générations d'élèves. Ils négligent leur propre langue et se déclarent réfractaires à l'anglais, en dehors du karaoké...
Cette seconde édition s'est située au cœur de la 21e Semaine de la langue française et de la Francophonie (du 12 au 20 mars) organisée tous les ans par le ministère de la Culture et de la Communication et qu'a conclu la Journée internationale de la Francophonie, dimanche 20 mars. Elle convia les media internationaux francophones publics, en plus de TV5 Monde impliquée dès 2015, à s’y associer. Notamment Radio-Télévision belge francophone (RTBF), Radio-Télévision suisse, Radio Canada. 

Ce clip video pointe les Français, mais épargne la presse

Ne conviendrait-il pas pourtant d'approfondir la connaissance de la langue maternelle des journalistes qui occupent les antennes en continu? 
S'ils prenaient conscience que certaines de leurs tournures maltraitantes de leur langue maternelle est un emprunt à l'anglo-saxon et qu'elles sont plus lourdes que celles offertes par le  français. Leur production orale gagnerait en intelligibilité et en cohérence. Le coexistence de "hein" à chaque prise de respiration avec des constructions de phrases alambiqués avec "...en train d'être", censées branchées, leur éviterait le ridicule. Quand l'heure d'antenne coûte un bras au contribuable, q'ils sachent que la tournure impersonnelle en "on" est économique et claire. Au  delà des "au sein de" pour dire "dans" et des "afin de" pour dire "pour", les ignares prétentieux de la presse à fiches et de l'information précuite des dépêches d'agences doivent assumer les inconvénients de leur responsabilité de faiseurs d'opinion dont ils se targuent,afin que  pour que leurs prises de parole (jusque et y compris dans leurs textes) respectent la langue qui nous unit, tant qu'elle reste véhiculaire, et la culture qui est notre socle commun, tant que les media ne mutent pas en islamistes de Palmyre, en sapant négligemment leur héritage linguistique.  Comment peut-on en effet à la fois gronder face à l'ogre Google et miauler devant son service gratuit de traduction en ligne -instantanée, mais approximative- qui produit en français des monstres clonés ad nauseam par les journalistes incultes en langue étrangère comme en dans leur propre langue.
Le CSA est encore passé à côté d'une occasion de forcer le respect de l'opinion en sensibilisant les personnels du service public de presse à leur devoir culturel, mais aussi les chaînes privées, par la vertu de l'exemplarité. La réforme de l'orthographe, soutenue par la ministre  de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a ouvert une nouvelle brèche en affaiblissant la cohérence de notre langue. Ecrire "hopital", c'est porter atteinte à "hôpital" en  délégitimisant l'orthographe d' 'hospitalier': dès lors que tombe l'accent circonflexe du nom, vestige du 's', son ADN familial est maintenant porteur d'un virus mortel, transmissible à l'ensemble du corps linguistique. 


Evidemment, Le Monde assure péremptoirement: "Non, l’accent circonflexe ne va pas disparaître".
Le journal officieux du PS expliqua le 6 février qu'il s'agit de supprimer "certains particularismes" pour simplifier l'apprentissage de la langue aux allochtones... Et de mentionner les noms composés ("portemonnaie" plutôt que "porte-monnaie"), sans grand dommage en effet pour la compréhension des mots, mais de citer  aussi "charriot" avec deux 'r' pour le rapprocher de "charrette", sans cohérence avec l'objectif de simplification. 


L' "ortografe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard "commença d'être appliquée" en 2008. En clair, on commença à appliquer en 2008 l' "orthographe" révisée en 1990 à la demande de Michel Rocard. Comment, dès lors, écrire "orthogonal" ? Le mot "orthographe", familier de tous, rend accessible à tous -  démocratise - le préfixe "ortho", indiquant l'idée de rectitude, dans des mots moins répandus comme "orthodoxe" ou "orthodontiste". 
Cohérence? D'une part, "l’Académie n’a jamais imposé cette nouvelle orthographe, qui reste facultative," assurent les maisons d'édition scolaire. Alors quelle est la nouveauté de 2016 qui fait polémique ? "Cette fois, les éditeurs de manuels scolaires ont décidé de tous appliquer la réforme à la rentrée", explique-t-on au ministère. Jusqu’ici, en effet, ils respectaient ou non les réformes orthographiques de manière disparate," ajoutent les commerçants du livre.
Or, les mêmes soulignent dans le même temps qu' "en réalité, ce dernier [l'accent circonflexe] serait facultatif sur les 'i' et les 'u', mais demeurerait sur les 'a' et 'o' ! Une discrimination qui simplifie tout, en effet... Mieux, il s'impose toujours dans d’autres cas. A la bonne nouvelle, vous aimâmes ausitôt (ou 'aussitot'?) le passé simple (nous suivîmes et vous suivîtes, nous voulûmes et vous voulûtes) et l’imparfait du subjonctif inviolé à la troisième personne du singulier afin que nous "acquissions" du style...

Dans son document de 1990, l'Académie précisait déjà que "les personnes qui ont déjà la maîtrise de l’orthographe ancienne pourront, naturellement, ne pas suivre cette nouvelle norme. Et jeudi matin, Najat Vallaud-Belkacem retiré la menthe de son thé, confirmant que "ces règles sont une référence mais ne sauraient être imposées, les deux orthographes sont donc justes."
Les maisons d'édition scolaire imposeront donc leur loi du commerce.
Une réforme ne vaut en effet que si elle vient du peuple, de l'usage qu'il fait des mots.
Mais sans entrer dans la querelle du "rap" ou du texto qui menacent notre langue (mais l'enrichit, selon d'autres !), on pense à l'orthographe du mot "événement" modifiée en "évènement" pour tenir compte de la prononciation en vigueur dans la rue. 
Et à partir de là, la prononciation va non seulement véroler l'orthographe mais aussi gangrener la syntaxe. La confusion est grande en effet dans les petits cerveaux de nos bacs +5 de la presse rééduquée en Ecole nationale de Journalisme (ou en petite faculté régionale) à la manipulation de l'opinion plutôt qu'à la formation d'esprits bien faits. Qui nous fera croire donc que le journaliste qui prononce l'adjectif "votre" comme le pronom "vôtre" a les idées claires ? 
Et il est préférable enfin de faire l'impasse sur les liaisons. Mais rappelons rapidement qu'elles sont encore obligatoires (nous avons, vingt euros ou premier avril), facultatives (c'est impossible, nous sommes arrivés) ou interdites ("parlement X européen" ou "toujours X est-il"). C'est la fin des X haricots avec les liaisons mal à propos (tu peux-t-avoir vingt-z-euros et moi-z-aussi !)...


dimanche 6 septembre 2015

Versailles: Anish Kapoor, souilleur soullié

Versailles: "le vagin de la reine" recouvert d'inscriptions antisémites 

"Dirty Corner", la grande sculpture controversée de l'artiste britannique Anish Kapoor, a été une nouvelle fois vandalisée

Les vandales appelaient déjà à un sursaut juif  
Oeuvre controversée de l'artiste britannique Anish Kapoor, "Dirty Corner",  fut vandalisée une première fois par des jets de peinture jaune. "Une dégradation de l’oeuvre "Dirty Corner" (littéralement : coin sale) a été constatée mercredi matin. Il s’agit de jets de peinture superficiels. Elle est en train d’être nettoyée", avait précisé la direction du domaine du château de Versailles.
"Le vagin de la reine" a été à nouveau vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche , a annoncé la présidente de l'établissement Catherine Pégard qui se dit "scandalisée". Cette oeuvre, une trompe d'acier à la connotation sexuelle évidente,  a de nouveau été recouverte d'inscriptions à la peinture blanche avec certaines lettres inscrites en majuscules, a précisé l'établissement: "La reine sacrifiée, deux fois outragée", "SS Sacrifice Sanglant", "le deuxième VIOL de la Nation par l'activisme JUIF DEVIANT"

"Un acte d'une grande gravité"
"Cet acte d'une violence intolérable contre l'oeuvre d'un artiste international me choque et m'attriste", a déclaré Catherine Pégard, venue constater les dégradations. "Je suis scandalisée qu'on s'en prenne avec les plus abominables références à l'oeuvre d'un grand artiste international et, au delà, au Château de Versailles et à la culture", a-t-elle dit. "C'est pour l'établissement public du Château de Versailles un acte d'une grande gravité que le public condamne à ses côtés avec indignation", a-t-elle assuré. 

Exhibé sur le gazon  "Tapis vert", dans l'axe principal du parc, Dirty Corner, est une trompe béante, qualifiée de "très sexuelle" par Kapoor soi-même, en acier rouillé de 60 m de long, orientée face au château. 
A la différence du 'plug anal ' vert en guise de (Michel) Sapin de Noël dressé Place Vendôme, et les railleurs d'hier (lien PaSiDupes) ne peuvent nier aujourd'hui une connotation sexuelle revendiquée.
Ce chef d'oeuvre de mauvais goût est entouré d'excavations et d'énormes blocs de pierre, certains peints en rouge sang. 

Anish Kapoor a dénoncé cet acte de vandalisme

Le Britannique l'a-t-il présenté dans Green Park, sous les fenêtres de sa propre souveraine ? En effet, la presse qualifie souvent ce tas de rouille incongru de "vagin de la reine", une formule que Kapoor affirme n’avoir jamais employée. 

Sur son compte Instagram, l'artiste publie cinq photos de l'oeuvre vandalisée, assorties de commentaires indignés. "Je suis sans voix dans mon désespoir. Rejoignez-moi pour condamner cet acte de violence et d'intolérance" écrit-il.

De quel patrimoine Hollande parle-t-il? Culturel ou historique ? 
Les services de l'Elysée ont fait parler le président François Hollande qui a condamné "fermement" la dégradation de l'oeuvre, exprimant "toute sa solidarité" à l'artiste. Dans un communiqué, le chef de l'Etat réaffirme son "attachement indéfectible à la liberté de création qui a sa place dans les lieux les plus prestigieux de notre patrimoine". 
Sur leur compte Twitter, le Premier ministre Manuel Valls et la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, ont exprime la même indignation.

Anish Kapoor doit rembourser la somme que le domaine de Versailles lui a versée.
Cette somme peut être utilement employée à l'entretien des canaux fétides des jeux d'eau du parc royal.

dimanche 21 décembre 2014

Crèche de Noël à Melun : tribune du maire de La Garenne Colombes

Le tribunal de Melun a été saisi par la fédération départementale de la Libre Pensée

Les libres penseurs dénoncent la présence d'une crèche de Noël dans l'hôtel de ville.

"Un débat curieux vient d'agiter la commune dont je suis maire (La Garenne-Colombes dans les Hauts-de-Seine)", écrit Philippe Juvin, député européen, qui connaît un débat similaire.

"Je me suis en effet rendu coupable d'un acte d'une gravité exceptionnelle, véritable forfaiture dans la gestion de la commune: j'ai autorisé l'installation d'une crèche grandeur nature sur le domaine public, devant l'Eglise de la ville…

Heureusement, les courriers de protestation vigilante n'ont pas tardé.
Cette crèche, m'a-t-on écrit, est un acte de "prosélytisme" [à la différence du voile islamique qui appartiendrait à notre patrimoine culturel ?]. Elle porte gravement "atteinte à la laïcité" (ben voyons). Le même courrier moralisateur, peu avare en lieux communs, me rappelait que la laïcité est (merci, je suis au courant) un "fondement de la République".

Ce courrier me demandait le déménagement immédiat de cette dangereuse crèche au nom de mon "engagement citoyen (quel rapport?), de ma lucidité (merci de m'en créditer) et de ma responsabilité" (bigre!). Fermez le ban.

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahissent l'espace public. Bêtise de réduire la laïcité à des interdits primaires [et sélectifs]. Ignorance que la France a une vieille et structurante culture chrétienne. Rappeler cette évidence historique n'est pas mettre en danger la République.

Bref, vous l'avez compris, ils sont devenus fous.

Dois-je désormais, au nom d'une laïcité mal comprise, prendre un arrêté municipal pour interdire la vente des galettes des rois chez les boulangers? Débaptiser la Rue Jeanne d'Arc (une sainte, quelle horreur [débaptiser une autre place de saint, Georges Marchais, à Villejuif, reçoit le soutien muet des libres penseurs]? Ou mettre fin à la chasse aux œufs de Pâques dans le square de la mairie [sauf à l'autoriser aux enfants du Secours populaire qui n'en mangent pas tous les jours] ?

Quelle tristesse de constater combien la bêtise et l'ignorance d'une minorité envahit l'espace public [cette bêtise s'appelle étroitesse d'esprit et intolérance vertueuse]Ceux qui agitent ainsi le drapeau laïc ne servent pas la laïcité. Noël est présent dans tous les esprits comme un moment d'amour [la haine est meilleure fédératrice...]. Noël est pour certains un moment de foi et pour d'autres un simple, mais important, moment de tradition [et de respect laïc des croyants]. Quelle famille ne célèbre pas Noël comme un moment de joie? [Eh bien, c'est fini et c'est une "avancée" de la libre-pensée]

Ceux qui mènent ce combat dérisoire contre les crèches feraient mieux de s'interroger sur l'absolue nécessité pour la France de s'appuyer sur des traditions , le 25 décembre comme le 11 novembre, qui cimentent le corps social [sauf que la France n'est pour eux qu'une notion périmée]. Ils feraient mieux de se demander si la communion de Noël, qu'elle soit religieuse ou non, n'est pas le moment où tous ceux qui sont si seuls peuvent espérer n'être plus tout à fait seuls. Ils feraient mieux de comprendre [sic: voeu de Noël] que, le jour de Noël, c'est bien la Fraternité de la République qu'incarne l'enfant de la crèche." [dans les petits souliers de la pensée libre sous le sapin]

Philippe Juvin

mardi 16 octobre 2012

Patrimoine culturel: les voies de la gauche sont impénétrables

Les Taliban aussi s'en prennent au patrimoine culturel... 

De jeunes fanatiques religieux ont détruit les bouddhas géants de Bamiyân  - classés au patrimoine mondial de l'UNESCO - avec des tirs de barrage aux chars, roquettes et armes automatiques et "avec toutes les armes qu'ils avaient sous la main". 
Suite à l'envoi de Mutawas saoudiens en Afghanistan, et parce que toute représentation humaine est interdite par la doctrine wahhabite, des taliban ont accumulé des explosifs dans les niches dans lesquelles les trois bouddhas géants sont sculptés et les ont dynamités en 2001, le jour de la prière des musulmans.


Lettre adressée par Soeur M. à la C.G.T.

Madame, Monsieur,

Religieuse cloîtrée au monastère de la Visitation de Nantes, je suis sortie, cependant, le 19 juin, pour un examen médical. Vous organisiez une manifestation. Je tiens à vous féliciter pour l'esprit bon enfant qui y régnait. D'autant qu'un jeune membre de votre syndicat m'y a fait participer ! 

En effet, à mon insu, il a collé par derrière, sur mon voile, l'autocollant CGT après m'avoir fait signe par une légère tape dans le dos pour m'indiquer le chemin. C'est donc en faisant de la publicité pour votre manifestation que j'ai effectué mon trajet.

La plaisanterie ne me fut révélée qu'à mon retour au monastère. En communauté, le soir, nous avons ri de bon coeur pour cette anecdote inédite dans les annales de la Visitation de Nantes.

Je me suis permis de retraduire les initiales de votre syndicat (CGT = Christ, Gloire à Toi).

Que voulez-vous, on ne se refait pas. Merci encore pour la joie partagée. Je prie pour vous.

Au revoir, peut-être, à l'occasion d'une autre manifestation..

Soeur M.

Réponse du secrétaire général de la C.G.T.

Ma soeur,

Je suis persuadé que notre jeune camarade, celui qui vous a indiqué le chemin, avait lu dans vos yeux l'humanité pure et joyeuse que nous avons retrouvée dans chacune des lignes de votre lettre.

Sans nul doute il s'est agi d'un geste inspiré, avec la conviction que cette pointe d'humour " bon enfant " serait vécue comme l'expression d'une complicité éphémère et pourtant profonde.

Je vous pardonne volontiers votre interprétation originale du sigle de notre confédération, car nous ne pouvons avoir que de la considération pour un charpentier qui a révolutionné le monde.

Avec tous mes sentiments fraternels et chaleureux.

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT



L'arbre remarquable au centre,
le " Désespoir du singe ", 
est classé au PLU nantais



L'ordre de la Visitation Sainte-Marie est fondé à Annecy en 1610 par François de Sales et Jeanne de Chantal. 

Le couvent de la Visitation, - inscrit aux Monuments Historiques - comprend plusieurs parties classées, comme les chérubins qui ornent tous les piliers du cloître et le portail d'entrée, situé rue Dugast-Matifeux. Sans oublier l'arbre remarquable appelé le " Désespoir du singe ", originaire du Chili, qui est classé au PLU nantais. 
France Domaine  a cédé l'établissement en 2010 au promoteur nantais CISF Invest, société par actions, dont le siège social est situé 6, place Sarradin. 

Immeuble exceptionnel situé en plein centre historique, près du musée des Beaux-Arts, de la cathédrale et du jardin des plantes, il devrait être transformé en résidence pour personnes âgées en 2013, avec 88 logements. Ou future résidences de services.  
L'essentiel est de vendre et de repousser les bonnes soeurs hors de la ville dont le député-maire fut Jean-Marc Z'ayrault.

L’État a l’intention de vendre 1 700 immeubles et terrains appartenant aux Français, en priorité aux collectivités locales. Tous les Français peuvent consulter la liste des annonces immobilières sur le site Internet www.budget.gouv.fr/cessions/index.htm 

La Visitation a disparu du patrimoine public nantais.
C'est maintenant le tour de l'hôtel du 11e Corps d'armée, situé place Foch ¯ dans lequel Napoléon a dormi dans la nuit du 8 au 9 août 1808, d'être vendu  par l'État.
Ensuite, France Domaine, le centre des finances publiques de Loire-Atlantique, prépare d'autres livraisons du patrimoine historique aux promoteurs.  Ainsi, le commissariat de quartier de Bellevue, situé bd Winston-Churchill, à Nantes, sera, lui aussi, mis en vente. Tout comme des logements, précédemment occupés par les militaires, situés de part et d'autre de la rue de la Mitrie, à proximité de la place du 265e Régiment d'infanterie.

L'appel d'offres interviendra fin octobre ou début novembre pour le bâtiment Broussais, déserté par le service de la Jeunesse et des sports, à Doulon, d'une superficie locative de 1 029 m2.

Vous pouviez bénéficier des avantages de la défiscalisation lors de l’acquisition de certains monuments historiques, à restaurer ou non. Mais François Hollande - malgré ses promesses de candidat - et Triple Z'ayrault veulent inscrire les oeuvres d'art au calcul de l'Impôt sur la fortune (ISF), alors, méfiance; vous êtes piégé...

mercredi 27 avril 2011

Les chrétiens de France doivent garder leur sang froid

En Vendée, les profanations continuent !



Sainte Marie des Angles,
église médiévale
classée aux monuments historiques


Les gendarmes se déplacent à la deuxième profanation


En pleine semaine sainte, des graffitis et des inscriptions sataniques ont profané l’église par deux fois en deux jours, dans la petite commune d’Angles, entre Longeville-sur-Mer et La Tranche-sur-Mer, en Vendée.

Lundi matin, une première série de profanations avait été découverte: « Satan », pentacles sataniques ou autres croix celtiques.

Le lendemain, des dégradations étaient commises aux abords de l’autel et sur certains bancs en bois.

L'église d'Angles est l'une des plus remarquables de Vendée, selon les spécialistes. Elle a été onstruite en deux phases, d'abord le chevet de l'église, à la fin du XIe siècle, puis le corps de l'église, au début du XIIIe siècle.
Il subsiste de la partie la plus ancienne uniquement le bras droit du transept, la coupole du clocher et la façade qui correspondent à la partie romane. La superbe nef à deux travées sans bas-côtés couverte de deux coupoles nervurées constitue un remarquable exemple du style gothique dit angevin ou Plantagenêt. La largeur de la nef (11,40 m) est exceptionnelle, obligeant à faire supporter les coupoles par d'énormes massifs de colonnes groupées.

Près de mille ans d'histoire chrétienne ont ainsi été profanés avec l'intention de provoquer et de blesser.

La commune a porté plainte
La sous-préfète des Sables, Béatrice Lagarde « condamne fermement » ces actes. " Quels que soient les cultes et les lieux de cultes, c’est une atteinte au principe de laïcité. "

jeudi 21 avril 2011

Attali souffrerait-il de christianophobie chronique ?

Le complot laïc anti-chrétienté

Notre siècle peut-il se féliciter de son héritage?


"La France n'a pas d'héritage particulièrement chrétien", affirme le conseiller du président François Mitterrand, le 11 mars 2011 à l'annonce du débat sur la laïcité.
Tout commentaire est-il nécessaire ?

VOIR et ENTENDRE
le socialiste Jacques Attali se dévoiler face à Ruth Elkrief sur BFM-TV:

D'ailleurs, selon le même, citant le Talmud les non-juifs ne sont pas des êtres humains...
ECOUTER l'ancien conseiller de François Mitterrand, si on a peine à y croire: lien.

Est-ce assez pour mobiliser le MRAP et la LICRA et la ligue des droits de l'homme, le ban et l'arrière ban ?

dimanche 10 avril 2011

Les réseaux islamistes, du Royaume Uni à la France

D'abord le Londonistan et bientôt le Paristan

Le Londonistan est le nom donné aux réseaux islamistes djihadistes, souvent proche d'Al Qaida, qui avaient alors pignon sur rue à Londres.
Ce terme, depuis tombé dans le langage médiatique, est utilisé par les services secrets français dès la fin des années 1990. Plus généralement, le terme est utilisé par certains politiques d'extrême-droite pour désigner la capitale britannique, en raison du nombre élevé de musulmans qui y vivent. Le noeud le plus symbolique de ces réseaux est la mosquée de Finsbury Park à Londres.
Citation de l'image: "Quand ils voient un cheval fort et un cheval faible, les gens sont naturellement portés vers le fort" (Ben Laden)

Le nom est composé d'une fusion de "London" et "Pakistan" ou "Afghanistan" et a provoqué des protestations de la part de ceux qui trouvaient injuste d'identifier ces pays entiers au seul phénomène toujours qualifié d'ultraminoritaire du terrorisme moderne, quand il n'est pas également présenté comme courtois et souriant.

Le Londonistan est aux mains de prêcheurs radicaux qui ont fait l'apologie des attentats du 11 septembre 2001, ainsi que d'anciens combattants d'Afghanistan. Longtemps toléré par les autorités britanniques, il serait tombé dans la clandestinité dans les années 2003-2005, peu avant les attentats du 7 juillet 2005 à Londres.
Lien Wikipedia vers l'islam au Royaume UniLes chiffres sont là encore sous évalués: s'ils sont de 6 millions en France, il n'est pas vraisemblable qu'ils soient moins au Royaume Uni.

Bien que leur influence soit de plus en plus visible, ces réseaux, comme l'analyse des différents courants de l'islam politique en Angleterre, sont très controversés par la gauche britannique.
Lien PaSiDupes: défendre sa culture, est-ce nécessairement basculer à l'extrême droite ?

VOIR et ENTENDRE cet extrait de reportage consacré à l' Islam de " Londres, capitale des extrêmes " et au Londonistan:

En 2012 le Jihad? et l'Europe soumise à l'Islam? par Yahn25

Et que dit l'imam sur les radios et TV musulmanes diffusant au Royaume Uni ?
"La démocratie est l'ennemie d'Allah", "il ne faut pas voter", sauf si le candidat est un bon musulman.

Dans ce reportage, nous retrouvons l'imam qui s'intéresse toujours à la France, où notre gauche alignée lui balise le terrain, de Lille à Toulouse et de Nantes à Strasbourg.
Lien PaSiDupes: pacifisme et collaborationnisme de la gauche

Stigmatisé par l'opposition française, Claude Guéant ne fait que mettre les Français en garde, lorsqu'il exprime sa préoccupation du nombre croissant des musulmans sur notre territoire: le PS et les media inconscients ne sont pas seulement aveugles et sourds, ils s'opposent à toute mesure de sauvegarde.
Lien PaSiDupes: le pacifisme obsessionnel

Pendant l'entre-deux guerres, des pacifistes faisaient déjà profession d'un humanisme béat qui produisit ce que nous savons et que, à sa façon, notre gauche vertueuse d'apprentis-sorciers s'emploie aujourd'hui à reproduire, face à un risque nouveau, qu'elle instrumentalise pour parvenir au pouvoir, mais en agravant son cas sur des aînés de bonne foi.
Lien PaSiDupes: les brèves de comptoir du PS

La maîtresse-nageuse de Lille peut-elle se targuer de sa bonne foi ?
La maire de Lille vide les piscines des Européen(ne)s pour les remplir de musulmanes: lien régional Nord Eclair

Lien PaSiDupes vers l'épouse Brochen

vendredi 4 mars 2011

Discours de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay

Texte et video du 3 mars 2011
Nicolas Sarkozy a appelé à "assumer sans complexe" l'héritage chrétien de la France, tout en défendant la diversité, jeudi 3 mars, au Puy-en-Velay (Haute-Loire), alors que s'ouvre à l'UMP un débat sur la laïcité, critiqué comme il se doit à gauche, mais aussi par une partie de la majorité qui y voit un risque de détournement polémique en débat sur l'islam.

Voir la vidéo du discours
VOIR et ENTENDRE (30 mn)


Et voilà le texte du discours:

Messieurs les Ministres,
Messieurs et Mesdames les députés,
Monsieur le Président du Conseil Général,
Mesdames et Messieurs,


En gravissant tout à l'heure les marches qui conduisent jusqu'au chœur de la Cathédrale du Puy-en-Velay, comme l'ont fait avant moi et cela depuis bientôt dix siècles des millions de personnes, j'ai été très ému et j'ai été, comme eux, saisi par la Majesté souriante de cet immense reliquaire de pierre venant à ma rencontre.

Il y a près de mille ans, des architectes inspirés qui ne disposaient pas d'autres moyens techniques que leur talent et que leur foi eurent l'idée folle de jeter dans le vide la nef de leur église pour l'affranchir des contraintes naturelles qui la bridaient et faire ainsi de ce chaos volcanique originel du mont Anis, le point d'appui d'un formidable viaduc spirituel lancé vers le Ciel. Je suis heureux d'être venu ici, j'en garderai, je vous prie de me croire, un souvenir très personnel.

J'ai visité la France dans tous ses territoires, et je dois dire que rien ne ressemble à celui que je viens de parcourir.

Il y avait bien là ici certainement et comme cela me l'a été si bien raconté, des traces plus anciennes de cultes oubliés mais ce geste architectural -- vous ne m'en voudrez pas de dire démesuré, démesuré en ce sens qu'il va au-delà de la mesure humaine, qu'il est inspiré - a achevé et transfiguré l'œuvre de la nature.

Ces paysages qui nous entourent font partie intégrante de l'identité de la France, cette idée exprimée avec tant d'intelligence par Fernand BRAUDEL, cet historien qui consacra une vie de réflexion, et ce n'est pas un hasard de l'esprit, à la France et à la Méditerranée.

Ces paysages du Velay incarnent la France au même titre que le Mont Saint-Michel, le Pont du Gard, la Cité de Carcassonne ou le Château de Versailles.

Personne ne peut parcourir notre pays sans rencontrer son Histoire. Une Histoire dense, riche, multiple, tragique parfois, sublime souvent.

Chartres, Amiens, Reims, Strasbourg, Paris, aucune de ces villes ne serait aujourd'hui ce qu'elle est aux yeux des Français et aux yeux du reste du monde sans ces cathédrales vers lesquelles convergent toujours fidèles et touristes.

Aucune de nos villes, même celles qui furent martyrisées par les deux guerres mondiales, ne seraient ce qu'elles sont sans les trésors qu'elles recèlent. Là c'est un hôtel particulier dessiné par BOFFRAND ou GABRIEL, ici un palais où l'on rend la justice depuis des siècles, ailleurs des musées qui abritent un patrimoine artistique d'une richesse foisonnante.

Aucune de nos campagnes ne serait-ce qu'elle est sans les châteaux que les rois et les princes ont semé sur leur route comme autant de témoignages de notre grandeur nationale.

Cet héritage, mes chers compatriotes, nous oblige. Cet héritage est une chance, mais c'est d'abord un devoir. Nous sommes obligés par cet héritage. Il nous oblige car non seulement nous devons le transmettre aux générations qui nous succèderont mais nous devons l'assumer, cet héritage, sans complexe et sans fausse pudeur.

Le premier devoir que cet héritage nous impose, c'est de le conserver et de le restaurer. C'est là une mission à laquelle l'État ne peut ni ne doit se dérober. La protection de notre patrimoine est un devoir politique car c'est lui, notre patrimoine architectural, artistique, qui inscrit notre pays dans le « temps long » d'une histoire multi séculaire.

Ne pas s'occuper du patrimoine, c'est trahir l'histoire d'un pays. Protéger notre patrimoine c'est protéger l'héritage de la France, c'est défendre les signes les plus tangibles de notre identité. Je rappelle souvent LEVI-STRAUSS : « l'identité n'est pas une pathologie », comme il y aurait à dire sur cette idée, et à tous ceux qui défendent, à juste titre, la diversité, je voudrais dire que sans identité, il n'y a pas de diversité, qu'à l'origine de la diversité, il y a les identités et que ce n'est pas faire preuve de fermeture que de croire en son identité pour mieux la faire partager avec les identités des autres. Mais si on ne croit pas à sa propre identité, comment peut-on partager avec celle des autres et comment même peut-on recevoir les identités des autres ? Il ne faut pas opposer identité et diversité. Il faut comprendre que pour qu'il y ait de la diversité, il faut qu'il y ait le respect de l'identité.

Donc protéger notre patrimoine, c'est protéger l'héritage de la France et c'est résister, mes chers compatriotes, à la dictature du présent, à la dictature de l'immédiat et oserais-je dire, à la dictature de l'interchangeable où tout se vaut, où rien ne se mérite plus, où tout à la même valeur. Je regrette sincèrement que cette profondeur de notre histoire et de notre culture ait été trop souvent abandonnée sur l'autel de l'immédiateté, de la facilité et de la pensée unique.

Ainsi je tiens à rappeler ici devant vous que conformément à mes engagements et alors que la crise économique la plus grave depuis la guerre nous frappait de plein fouet, le budget de restauration des monuments historiques a atteint en 2008 le montant historique de 380 millions d'Euros, et de 400 millions l'année dernière. Je ne ramène pas tout à des considérations financières, mais enfin s'il n'y avait qu'un discours sans finances, je craindrais qu'il ne suscitât parmi vous quelque ironie.

Conscient du rôle culturel mais aussi économique d'un patrimoine unique au monde, le Plan de Relance qu'a adopté le gouvernement a permis la réouverture de chantiers de restauration qui avaient été abandonnés, laissant les plus beau fleurons de notre patrimoine architectural se détériorer inexorablement. Mais quand on laisse se détériorer notre patrimoine, c'est notre identité que nous détériorons en profondeur.

C'est ainsi qu'entre 2009 et 2010, 47 des 86 cathédrales appartenant à l'État ont bénéficié d'une opération de restauration. Dès cette année d'autres chantiers majeurs seront ouverts, comme celui de l'abbaye de Clairvaux, autre lieu exceptionnel et témoignage vivant de l'apport de la Chrétienté à notre civilisation. En disant cela je ne fais simplement que rappeler une évidence : l'apport de la chrétienté à notre civilisation. Dans un tout autre genre le familistère de Guise, rare exemple de ces utopies sociales qui ont passionné le XIXe siècle va faire l'objet d'importants travaux.

Le Puy-en-Velay a bien sûr profité de ces nouveaux crédits même si l'essentiel de la Cathédrale avait déjà fait l'objet d'une importante campagne de travaux entreprise dès 1992. Cette restauration magistrale a mobilisé les talents multiples de nos architectes et de nos artisans d'art et nécessité près de 8 millions d'euros.

La restauration intérieure de la salle basse ainsi que la salle des États sera achevée dans quelques mois. L'une pourra accueillir des manifestations culturelles en lien avec le Sanctuaire, l'autre abritera dès le printemps la plus belle collection d'habits sacerdotaux et liturgiques de France. La collection FRUMAN patiemment et passionnément constituée par un couple de collectionneurs avisés, sera enfin présentée au public grâce à une généreuse opération de mécénat mais c'est l'État qui a pris en charge la restauration des lieux pendant que le Centre des Monuments Nationaux en assurait, cher Frédéric Mitterrand, la muséographie.

Cette opération est exemplaire à beaucoup d'égards, et je tiens à dire la gratitude de la Nation à tous ses partenaires : collectionneurs, mécènes, conservateurs, collectivités territoriales, Monsieur le président et Mesdames et Messieurs les maires, responsables de nos grandes institutions culturelles... La conjugaison de leurs efforts permet d'enrichir sans cesse ce maillage culturel, qui contribue de façon décisive au rayonnement de notre pays.

Avoir soin de notre patrimoine c'est au fond l'une des clefs de voûte du « vivre-ensemble » des Français. Les pères de notre République, notamment Renan, n'ont jamais perdu de vue, eux, ce principe : parmi les éléments essentiels qui composent l'âme d'une Nation figurent, non seulement le désir de vivre ensemble, dont on parle à juste titre si souvent, mais aussi « la volonté de continuer à faire valoir l'héritage que l'on a reçu indivis » : les deux, on ne part pas de rien. Aussi brillante soit une génération, elle va quelque part et elle vient de quelque part.

Si cet « héritage indivis » - je reprends les mots de Renan - nous assigne pour mission de conserver et de transmettre notre patrimoine, il nous demande aussi de l'assumer, ce patrimoine, de l'assumer intellectuellement, de l'assumer moralement et de l'assumer politiquement. Il n'y a aucune raison pour que nous soyons les seuls dans le monde à ne pas assumer notre patrimoine moral, politique, artistique, culturel.

Assumer notre héritage c'est tout simplement reconnaître ce que l'on est, savoir d'où l'on vient. Assumer cet héritage n'oblige personne à partager la foi des bâtisseurs de Notre Dame du Puy, n'oblige personne à partager la foi des milliers de pèlerins qui viennent chaque année jusqu'ici.

Personne n'est prisonnier de la vie et des choix de ses parents ou de ses aïeux ni même prisonnier de l'Histoire de son pays, mais je veux dire qu'il est toujours dangereux d'amputer sa mémoire. Pour un individu comme pour un peuple, une société, mes chers compatriotes l'ignorance de soi conduit rarement à l'estime de soi. Et cela vaut pour nous et cela vaut bien sûr pour ce que nous transmettons aux plus jeunes. Si on renonce à transmettre, si la seule ambition serait de ne rien transmettre, ne soyons pas étonnés du résultat. Si on a l'ambition de transmettre beaucoup, on aura que des bonnes surprises au résultat.

Et c'est bien dans cet esprit que j'ai voulu avec le ministre de la Culture la création d'une Maison de l'Histoire de France. L'appropriation intime de leur passé et de leur Histoire par les Français est l'objet même de notre projet dont j'ai confié l'élaboration à Jean-François HEBERT qui sera assisté, pour cela, d'un conseil scientifique pluraliste et indépendant présidé par un historien éminent -- le professeur Jean-Pierre RIOUX. J'ai vu les polémiques, j'aurais du mal à ne pas voir les polémiques. D'ailleurs, pourrions-nous vivre sans polémique ? Parfois, on voit la polémique, on ne voit pas la raison de la polémique.

Donc, ce projet de Maison de l'Histoire de France auquel je crois beaucoup se traduira concrètement, dès cette année, par l'ouverture au public des vastes jardins des hôtels de Rohan et Soubise, au cœur de Paris, et par une série d'événements de préfiguration, notamment autour du thème des origines de la France.

Je suis sûr que la révélation de ces jardins, aujourd'hui cachés, et la possibilité ainsi donnée aux Français de se replacer dans une chronologie, dans une continuité, dans le « temps long », rencontreront une curiosité et un succès qui auront vite raison des polémiques.

Mais souvenez-vous des manœuvres qui ont entravé pendant plusieurs années la construction du musée du Quai Branly ! Elles paraissent bien dérisoires aujourd'hui, au regard de son immense succès populaire. Pour que les Français, avant même l'ouverture de cette Maison, prennent conscience de ce qu'elle pourra leur apporter, nous avons décidé de faire exposer dans un lieu aussi emblématique que le Grand Palais une sélection des plus beaux plans-reliefs de Vauban qui dorment aujourd'hui dans des caisses aux Invalides. Cette exposition s'ouvrira en février de l'année prochaine. Je veux ainsi inviter les Français à venir découvrir le visage de leur pays et de leurs villes au XVIIème siècle. C'est à de telles découvertes que la Maison de l'Histoire de France devra contribuer.

C'est encore dans le même esprit que j'ai veillé à la réalisation du nouveau centre des Archives nationales de Pierrefitte-sur-Seine. Ce projet de plus de 120 M€ ouvrira fin 2012, comme prévu dès l'origine. Il s'agira d'un moment historique pour la restitution de la mémoire de l'État et de la Nation aux chercheurs mais également à tous les citoyens qu'ils soient généalogistes, historiens amateurs ou simples curieux. Car les Archives nationales, ce sont bien sûr les « papiers de l'État » mais ce sont les papiers de tous les Français : depuis leur état-civil, figurez-vous, le plus ancien du monde, jusqu'à leurs papiers de famille précieusement conservés, depuis le XVe siècle, dans les minutes des notaires.

Les peuples sont comme les Hommes : qu'ils occultent leur passé, qu'ils nient tout ou partie de leur identité et ils courent le risque de voir un jour ressurgir ce qu'ils ont refoulé mais sous une forme inquiétante.

La chrétienté nous a laissé un magnifique héritage de civilisation et de culture : les présidents d'une République laïque. Je peux dire cela, parce que c'est la vérité. Je ne fais pas de prosélytisme, je regarde simplement l'Histoire de notre pays. Une fois dit cela, je veux dire que la France a puisé à d'autres sources : il y a quelques semaines, j'ai reconnu et salué les racines juives de la France. Grégoire de Tours, le plus ancien de nos historiens, qui dans les mêmes pages de son Histoire des Francs, parle pour la première fois non seulement du sanctuaire du Puy-en-Velay mais de la synagogue de Clermont ! C'était en Auvergne déjà et Grégoire de Tours écrivait il y a près de 15 siècles ! C'est la France. La France que nous aimons, la France dont nous sommes fiers, la France qui a des racines.

La France a toujours été à la confluence de plusieurs influences culturelles dont les traces sont clairement visibles, ici même au Puy-en-Velay.

Il est difficile de passer devant les antiques portes de cèdre de la Cathédrale et leurs inscriptions en langue soufique sans être impressionné et ému de cette rencontre entre la langue de l'Islam et l'architecture romane !

Il est difficile de rendre visite à la statue de la vierge qui, au cœur même de votre cathédrale, Monseigneur, est l'objet depuis des siècles de la plus grande dévotion, sans s'interroger comme je me suis permis de le faire, sur le symbole que représente justement une Vierge Noire. Je ne suis pas archéologue, je ne suis pas théologien, je n'ai pas l'intention de trancher - j'ai suffisamment de problèmes à gérer comme cela - un débat particulièrement savant mais, en voyant cette vierge noire, je me disais : « quelle force que cette vierge en majesté, dont la peau n'avait pas la même couleur que celle des fidèles qui venaient la vénérer au Moyen-âge ».

Il est difficile, encore, de lire les inscriptions romaines intégrées à la paroi médiévale de la Cathédrale sans penser, comme le disait si justement l'historien Claude NICOLET, « nous sommes tous des citoyens romains ». Je ne crois pas à cela depuis que je suis marié avec Carla...C'est une remarque plus générale.

Il n'est évidemment pas question non plus de passer sous silence l'héritage politique et philosophique des Lumières qui sert de socle à notre édifice républicain. Même ici, au Puy-en-Velay où les statues, cher Laurent, de la Vierge et de Saint-Joseph dominent la ville, celle de Lafayette, enfant du pays, nous rappelle ce que nous devons, aussi, aux enfants du siècle des Lumières. Mais n'opposons pas les uns aux autres. Il y a un continuum. Il y a une addition qui fait l'identité si particulière de la France.

La France tire donc son génie de toutes les influences qui l'ont traversé et qui lui ont laissé, chacune, un peu de ce que l'on pourrait appeler leurs sédiments culturels. Et l'émotion, je dois dire c'est vrai, l'émotion, on a le droit d'être ému devant le beau. Même si le beau est relatif, il convient qu'il ne disparaisse pas du débat. On ne peut pas débattre que du petit, que du laid. On ne peut pas débattre que de ce qui abaisse. Peut-être peut-on aussi débattre de ce qui est laid ? Je veux dire que cette émotion que j'ai ressentie tout à l'heure quand j'ai franchi les portes du Baptistère Saint-Jean ressemblait à celle que j'ai ressentie à Lascaux au mois de septembre dernier. C'était, ici et là-bas, l'émotion que l'on ressent lorsque l'Histoire s'incarne dans un lieu et que tout d'un coup on sent qu'on est dans une tradition, qui a connu ses ruptures mais qui nous a faits, avec sa continuité et avec sa rupture.

Bien au-delà de la beauté architecturale de ce monument, j'ai été frappé par ce qui m'a été révélé des résultats de la dernière campagne de fouille archéologique. Il apparaît donc que les fondations de l'édifice et la cuve baptismale dateraient de la fin du Vème siècle. Ce baptistère serait donc l'exact contemporain du sacre de Clovis et donc de la naissance de la France. Ce n'est pas rien !

C'est donc bien un « Lieu de Mémoire » que votre lieu, au sens où Pierre NORA l'a défini, et je peux vous assurer que je veillerai personnellement, cher Laurent, je te le dois bien, à ce que le budget nécessaire à la restauration de ce monument insigne soit rapidement trouvé. En quelques mots, s'il manque... pour faire le total... je me sens obligé, avec le soutien vibrant du ministre de la Culture. On ne peut pas dire que c'est un lieu de mémoire ici et considérer qu'il ne mérite pas l'attention y compris financière, de l'Etat.

La République, mes chers compatriotes, est laïque.

Elle appartient donc à tous les citoyens sans distinction aucune comme leur appartiennent aussi l'histoire, l'héritage, le trésor patrimonial que les siècles lui ont légué.

Cet héritage, la République doit savoir la faire partager et apprécier. Nous devons donner à nos enfants les moyens de le comprendre et de le décrypter.

Le privilège de comprendre Georges de La Tour, d'admirer Picasso ou Matisse ne doit pas être un privilège réservé à quelques-uns. Nous ne pouvons pas accepter une forme de ségrégation culturelle, qui, si elle se produisait, tuerait la signification profonde des mots Nation et République. C'est la raison pour laquelle j'ai salué l'initiative inédite et imaginative du Centre Pompidou mobile. Un musée démontable, un musée nomade qui permettra de placer sur le parking d'une grande surface, à la sortie d'un lycée de banlieue, au cœur d'une zone d'activité des œuvres majeures de l'Art contemporain. L'initiative fera date car elle ouvre un dialogue entre le patrimoine de demain et le quotidien des Français.

La France ne doit pas oublier ce qu'elle fut et ce qu'elle est au prétexte que le monde change et qu'il se mondialise. C'est tout le contraire parce que le monde change, parce qu'il se mondialise. La France doit approfondir ses valeurs, qui sont d'ailleurs des valeurs universelles, et qui nous permettront d'affronter les changements du XXIe siècle.

Construire l'Europe de demain, c'est au fond continuer à suivre le chemin tracé il y a plus de mille ans par les premiers pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle. N'étaient-ils pas les premiers Européens, ces pèlerins-là ?

Oui c'est ici, au Puy-en-Velay que pour la première fois dans notre Histoire, des femmes et des hommes sont venus de toute l'Europe. Ils ne parlaient pas la même langue mais ils partageaient la même foi ou, en tout cas, la même espérance pour faire référence à des idées qui me sont chères, car je crois qu'il est des pèlerins qui font le pèlerinage sans avoir la foi mais qui ont l'espérance. Ce serait un tout autre débat, mais c'est la première fois qu'ils ont marché ensemble, ces femmes et ces hommes qui ne parlaient pas la même langue, et dans la même direction, côte à côte. Ils ont suivi ensuite, ce chemin qui conduit à cet autre Finistère européen qu'est la Galice.

Que dire de cette rue des Tables que nous avons gravie ensemble tout à l'heure et qui porte ce nom car au Moyen-âge c'est là que les changeurs dressaient leurs tables pour convertir les différentes monnaies arrivant de toute l'Europe dans les bourses des pèlerins qui, pour faire route ensemble, devaient changer de monnaie et se mettre d'accord sur une valeur commune ? Il n'y avait pas l'euro, cher Jacques Barrot !

Ce n'est pas pour rien que le chemin de Saint-Jacques a été le premier itinéraire culturel classé par l'Europe. Mais au fond l'Europe savait bien ce qu'elle lui devait, à cet itinéraire de Saint-Jacques.

Ce matin on m'a offert un bâton de pèlerin, peut-être pour que je sois à mon tour le pèlerin de cette Europe qui puise si profondément ses racines dans l'histoire.

C'est en gardant vivant ce que nous avons hérité de savoir, de sagesse et de tradition que le tracé de nos chemins, les pierres de nos monuments, les formes de notre Art garderont pour nous une signification profonde.

Voyez, la tradition d'accueil et de protection du Velay à l'égard des plus faibles et des plus vulnérables. Cette tradition vient des antiques pèlerinages qui jetaient sur les routes des femmes et des hommes à bout de force démunis souvent, dépouillés de tout.

Ce fut la raison d'être de l'Hôtel Dieu que j'ai traversé et qui a été fondé dès le Haut Moyen Age pour l'accueil des premiers pèlerins. Ce fut la raison d'être de cet ancien Hôpital Général dans lequel nous sommes aujourd'hui, monsieur le Président. C'est ici, en Velay, qu'au XVIIe siècle, fut mis en place l'un des tous premiers réseaux de solidarité « l'œuvre du Bouillon » - les restos du cœur, l'œuvre du bouillon.

Bien des siècles plus tard, c'est à quelques kilomètres du Puy, au Chambon-sur-Lignon, que l'humanisme protestant s'est levé pour protéger des enfants juifs condamnés à l'holocauste par une idéologie démente.

Cette tradition d'aide et de réconfort fait partie de notre identité, ne s'est jamais démentie dans notre pays.

A tous ceux qui dans cette salle aujourd'hui mais partout en France, forgent au quotidien cette immense chaîne de solidarité, je veux dire aujourd'hui mon admiration, ma reconnaissance. Ils contribuent par leur engagement à l'image mais aussi à l'identité de la France.

J'étais venu ici devant vous pour dire que la France a un patrimoine qu'elle entend préserver.
J'étais venu vous dire que la France a un héritage qu'elle doit partager.
J'étais venu vous dire que la France a une identité dont elle doit être fière, mais ici, au Puy-en-Velay, peut-être un peu plus qu'ailleurs, il est évident que la France a aussi une âme.

Je vous remercie.